Le top 6 des pays qui sont devenues extrêmement riches en asservissant les Noirs

1° Les États-Unis d’Amérique :

 
 
L’esclavage transforma l’Amérique en une puissance économique. L’exploitation des noirs comme main d’œuvre gratuite fit du Sud, la région la plus riche et la plus puissante sur le plan politique dans le pays. La demande britannique de coton américain fit du tronçon sud de la rivière Mississippi la « Silicon Valley » de son époque, offrant la concentration la plus importante de millionnaires de la nation.
 
Mais l’esclavage fut une entreprise nationale. De nombreuses entreprises de Wall Street tels que JPMorgan Chase, New York Life et la désormais défunte Lehman Brothers firent fortune en investissant dans le commerce des esclaves, activité économique la plus rentable des 350 ans d’histoire de New York. L’esclavage fut si important pour la ville que New York fut l’une des municipalités urbaines les plus pro-esclavage du Nord.
 
Selon le magazine Harper’s (Novembre 2000), les États-Unis ont volé un montant estimé à 100 000 000 000 000 de dollars pour 222.505.049 heures de travail forcé entre 1619 et 1865, avec un intérêt composé de 6%.
 
 

2° l’Angleterre :

 
 
Entre 1761 et 1808, les commerçants britanniques transportèrent 1.428.000 captifs africains à travers l’Atlantique et empochèrent 96,5 millions de dollars (environ 13 milliards de dollars en valeur d’aujourd’hui) pour les vendre comme esclaves.
 
De 1500 à 1860, selon des estimations très modestes, environ 12 millions d’Africains furent vendus comme esclaves aux Amériques. Dans les seuls navires britanniques, 3,25 millions d’Africains furent expédiés. Ces voyages sont souvent très rentables. Par exemple, au XVII° siècle, la Royal Africa Company pouvait acheter une esclave africaine avec des marchandises commerciales à une valeur de 5 $ et la revendre aux Amériques 32 $, faisant un bénéfice net moyen de 38% par voyage.
 
Planteurs et marchands esclavagistes qui vendirent des esclaves et des produits issus de l’esclavage furent parmi les personnes les plus riches du XVIII° siècle en Grande Bretagne, mais de nombreux autres citoyens britanniques bénéficièrent de l’industrie de la traite des êtres humains.
 
Les bénéfices provenant de l’esclavage furent utilisés pour doter Oxford, d’une splendide bibliothèque; pour construire une vingtaine de banques, dont la Banque de Londres et Barclays; et pour financer les expériences de James Watt, l’inventeur de la première machine à vapeur efficace.
 
En tant que principal catalyseur de la révolution industrielle, la traite négrière transatlantique fournit aux propriétaires d’usines faisant affaire dans les textiles, le fer, le verre et les armes à feu un méga-marché en Afrique de l’Ouest, où les marchandises furent négociées pour les esclaves. Birmingham avait plus de 4000 fabricants d’armes, avec 100.000 d’armes par an pour les marchands d’esclaves. Le boom dans le secteur manufacturier fournit de nombreux emplois pour les gens ordinaires en Grande-Bretagne qui, en plus de travailler dans les usines, pouvaient être utilisées pour construire des routes et des ponts, ainsi que dans la chasse, l’exploitation minière, etc.
 
 

3° La France :

 
Avec plus de 1,6 millions d’esclaves africains transportés vers les Antilles, la France est clairement un acteur majeur dans le commerce d’esclave. Ses ports négriers contribuèrent grandement aux progrès économiques du pays au XVII° siècle. Beaucoup de ses villes de la côte ouest, comme Nantes, Lorient, La Rochelle et Bordeaux, construisirent leur richesse grâce aux principaux bénéfices du commerce triangulaire.
 
Entre 1738 et 1745, de Nantes, leader des ports négriers de France, 55 000 esclaves furent embarqué, dans 180 navires, pour le Nouveau Monde. De 1713 à 1775, près de 800 navires négriers partirent de Nantes.
 
À la fin des années 1780, Saint-Domingue, qui est aujourd’hui Haïti, est devenue la colonie la plus riche et la plus prospère des Antilles, en cimentant son statut de port vital dans les Amériques pour les marchandises et les produits à destination et à partir de la France et de l’Europe.
 
Le revenu et les taxes de la production de sucre esclavagiste sont devenus une source importante du budget national français. Chaque année, plus de 600 bateaux visitèrent les ports d’Haïti pour transporter son sucre, café, coton, indigo, cacao et consommateurs européens.
 
 
 

4° Pays-Bas :

 
 
La Compagnie des Indes Occidentales hollandaise (CIO), une société agréée de marchands hollandais, fut créé en 1621 comme un monopole sur le commerce des esclaves africains vers le Brésil, les Caraïbes et l’Amérique du Nord.
 
La CIO avait des bureaux à Amsterdam, Rotterdam, Hoorn, Middelburg et de Groningue, mais un quart des Africains transportés à travers l’Atlantique par la société furent transférés dans les navires négriers depuis Amsterdam. Presque tout l’argent qui finança les plantations esclavagistes du Surinam et des Antilles venait de banquiers à Amsterdam, tout comme un grand nombre de navires utilisés pour transporter les esclaves y furent construits. 
 
Beaucoup de matières premières qui furent transformées en produits finis à Amsterdam, comme le sucre et le café, furent cultivées dans les colonies à l’aide de la main-d’œuvre esclave puis affiné dans des usines dans le quartier de Jordaan.
 
Les revenus des biens produits par le travail les esclaves financèrent une grande partie de l’âge d’or des Pays-Bas au XVII° siècle, une période réputée pour ses réalisations artistiques, littéraires, scientifiques, et philosophiques.
 
Le travail des esclaves créa de vastes sources de richesse pour les Hollandais sous la forme de métaux précieux, sucre, tabac, cacao, café et coton et d’autres biens, et aida à financer la création à Amsterdam de beaux et célèbres canaux et du centre-ville.
 
 
 

5° Le Portugal :

 
 
Le Portugal fut le premier de tous les pays européens à s’impliquer dans la traite négrière transatlantique. Du XV au XIX° siècle, les Portugais exportèrent 4,5 millions d’Africains comme esclaves vers les Amériques, ce qui en fait le plus grand trafiquant d’êtres humains en Europe.
 
Le travail esclave était la force motrice de la croissance de l’économie sucrière dans la colonie portugaise du Brésil, et le sucre est le principal produit d’exportation de 1600 à 1650. Des gisements d’or et de diamants furent découverts au Brésil en 1690, ce qui suscita une augmentation de l’importation d’esclaves d’Afrique pour alimenter ce nouveau marché rentable.
 
La grande partie de l’intérieur du Brésil où l’or fut extrait était connu sous le nom de Minas Gerais (Mines générales). Les mines d’or dans cette région sont devenues la principale activité économique du Brésil colonial au cours du XVIII° siècle. Au Portugal, l’or fut principalement utilisé pour payer des biens industrialisés tels que les textiles et les armes, et construire de magnifiques monuments baroques comme le couvent de Mafra.
 
 
 

6° L’Espagne:

 
 
À partir de 1492, l’Espagne était le premier pays européen à coloniser le Nouveau Monde, où ils établirent un monopole économique dans les territoires de la Floride et d’autres parties de l’Amérique du Nord, du Mexique, de Trinidad, de Cuba et d’autres îles des Caraïbes. Les populations autochtones de ces colonies mouraient pour la plupart de maladies ou d’asservissement, de sorte que les espagnols furent forcés de compter de plus en plus sur le travail des esclaves africains pour gérer leurs colonies.
 
L’argent provenant de ces colonies créa une grande richesse pour les dynasties des Habsbourg et Bourbon tout au long de l’emprise de l’Espagne sur la zone. Mais il a également attiré les rivaux européens de l’Espagne, ce qui incita les dirigeants espagnols à dépenser les richesses des Amériques pour alimenter les guerres européennes successives.
 
Les flottes de trésor espagnoles furent utilisées pour protéger la cargaison transportée à travers l’océan Atlantique. La cargaison des navires incluait le bois, les produits manufacturés, les différentes ressources de métaux et de produits de luxe coûteux dont l’argent, l’or, les pierres précieuses, les perles, les épices, le sucre, les feuilles de tabac et de la soie.
 
Les villes portuaires espagnoles prospérèrent. Séville, qui avait le monopole royal sur le commerce du Nouveau Monde, fut transformé d’un port provincial en une grande ville et un important centre politique. Puisque les colons espagnols ne pas produisaient encore leurs propres aliments de base tels que le vin, l’huile, la farine, les armes et le cuir, et avaient de grandes réserves financières pour les payer, les prix dans la Castille et l’Andalousie augmentèrent fortement alors que les commerçants achetaient des marchandises à expédier.
 
Les prix de l’huile, du vin et du blé triplèrent entre 1511 et 1539. Les grands vignobles de Jerez, les oliveraies de Jaén, et l’industrie du cuir de Tolède bras et ont été établis sur leur échelle présente au cours de ces années.

Traduction #TeamElimu

 
 

9 faits que vous ignorez peut-être à propos de Haile Selassie I

1° Ras Tafari Makonnen vécut du 23 Juillet 1892 au 27 août 1975. 

 
 
Le mouvement Rastafari est né lorsque le leader politique Marcus Garvey a proclamé: « Tournez-vous vers l’Afrique pour le couronnement d’un roi noir« . Quelques années plus tard, en 1930, Makonnen fut couronné Empereur d’Ethiopie et prit le nom de Haile Selassie I. A l’étranger, il fut vénéré comme une figure divine. En Jamaïque, il est toujours considéré par les rastafariens comme étant le chef spirituel des Noirs dans le monde entier.
 
 
 

2° Son nom, Haile Selassie, se traduit par « puissance de la trinité. » 

 

 

Sa légitimité en tant que souverain passe par une ligne de la royauté éthiopienne enregistré dans le Kebra Nagast (livre des rois) qui inclut le roi Salomon et la reine de Saba.
 
 
 

3° Les paroles de « War Song » de Bob Marley sont la traduction en anglais d’un discours prononcé par Sélassié aux Nations Unies à New York en Octobre 1963.



 
 

4° Selassie s’avéra être un élève modèle. 

 
Il était intelligent, travailleur, avait une excellente mémoire et faisait attention au moindre détail. Reconnaissant ses capacités, son père le proclama Dejazmach (commandant) d’une milice locale en 1905 à l’âge de 13 ans. A 14 ans, il fut gouverneur de Gara Maleta, une province de Harar, et à 20 ans , il fut Dejazmach de la province de Sidamo .
 
 
 

5° Il fut élu homme de l’année par le Time magazine en 1936.



 
 

6° Il était très fier de la suppression de l’esclavage. Lorsque l’Italie envahit l’Éthiopie en 1935, il dirigé personnellement les troupes sur le terrain.


 
 

7° En 1923, il mena l’Éthiopie à la Société des Nations. 

 
L’année suivante, il voyagea en Europe, devenant ainsi le premier dirigeant éthiopien à aller à l’étranger.
 
 
 

8° Deux timbres commémoratifs furent émis pour l’empereur. 

 
Il s’agit notamment d’un timbre pour son régime avant l’occupation italienne dans la période de 1930 à 1936, et une autre après l’occupation de 1942 à 1974.
 
 
 

9° Haile Selassie travailla sur diverses réformes économiques et sociales pour le progrès de son peuple. 

 
Cependant, son travail le plus important fut la création d’une constitution en 1931 et aider à parvenir à une réafricanisation de l’Éthiopie.
 

 

Source: atlantablackstar.com

Traduit par #TeamOjal

 
 

10 choses hallucinantes à savoir sur l’éducation en Afrique avant l’arrivée des Européens

 1: La connaissance africaine ne fut pas seulement transmise oralement

 
L’idée que l’éducation en Afrique antique fut uniquement orale et non écrite est un mythe. Dans son livre, Reversing Sail: A History of the African Diaspora, le Dr Michael Gomez, auteur et professeur d’histoire du Moyen-Orient et d’études islamiques à l’Université de New York, déclare qu’à partir de 300 avant JC, la civilisation de Méroé développa un système d’écriture propre.
 
 

2: Les Africains furent alphabétisés bien avant les Européens.

 
 
Gomez déclare qu’alors que du point de vue occidental l’intellect et l’éducation dates de l’époque de Socrate et de Platon, les populations d’Egypte et de Nubie développèrent « une civilisation alphabétisé, urbaine et technologiquement avancée » des siècles avant la création de Rome ou d’Athènes. En fait, dans son livre «Echoes of Ancient African Values», le Dr Joseph Bailey, un chirurgien orthopédiste à la retraite, devenu expert en histoire africaine antique et en expériences afro-américaines, affirme que « les modifications de l’écriture égyptienne servirent de base pour les «nouvelles» écritures développées pour de nombreuses langues sémitiques comme le phénicien, l’hébreu, l’araméen, etc…»
 
 
 

3: L’Afrique a accueilli l’une des plus anciennes universités du monde.

 
 
Fondée en l’an 989 par l’érudit et juge en chef de Tombouctou, Al-Qadi Aqib ibn Mahmoud ibn Umar, La mosquée de Sankoré, ou l’Université de Sankoré, est l’une des plus anciennes écoles d’enseignement supérieur au monde. Une riche femme Mandika financa Sankoré, ce qui en fit un centre d’éducation de premier plan, selon Muslimheritage.com. K.C MacDonald, professeur d’archéologie africaine à University College of London’s Institute of Archaeology, écrit que l’Université de Tombouctou «n’avait pas d’administration centrale, de registres d’étudiants, ou de cours prescrits; mais qu’elle était plutôt, composé de plusieurs écoles ou collèges entièrement indépendants, chacun dirigé par un seul maître ou imam.» Cette université aurait produit plus de 700.000 manuscrits.
 
 
 

4: Les gens venaient de partout pour être enseignés par les Africains

 
 
Selon Gomez, dans les années 1100, les Africains d’al-Andalus, un Etat musulman médiéval, contribuèrent de manière significative à la « période intense de production intellectuelle et culturelle » qui dura 800 ans. L’intelligence africaine d’Ibérie servit de base à la Renaissance européenne qui débuta dans les années 1500 et qui dura jusqu’en 1800. En outre, on venait de partout dans le monde pour étudier dans les universités de Tombouctou à l’époque des empires du Mali et du Songhaï. En fait, les savants européens les plus illustres, comme Hérodote, partaient à l’Afrique afin d’obtenir des connaissances et des informations.
 
 Le n°1 du puzzle
 
 

5: Traditionnellement, tout le monde participait au processus éducatif

 
 
Il faut un village pour élever un enfant. En ce qui concerne l’éducation en Afrique avant l’arrivée des Européens, chaque génération était impliqué. Dans son livre, «Histoire et développement de l’éducation en Tanzanie», le professeur AK Philémon Mushi, le premier directeur et fondateur de la Mkwawa University College of Education, confirme que l’éducation des autochtones en Afrique se caractérisée par le « processus de passage entre les membres de la tribu et d’une génération à l’autre de la connaissance , des compétences, des traditions culturelles, des normes et des valeurs de la tribu était héritée».
 
 
 

6: L’éducation en Afrique était sans fin

 
 
L’éducation africaine était un processus qui durait toute une vie. Dans son article, «L’histoire de l’éducation en Afrique de l’Est» , Sam Witerson, un enseignant de Dar es Salaam, en Tanzanie, affirme que «l’éducation des peuples autochtones africains était un processus continu d’apprentissage par lequel une personne passait par des étapes prédéterminées de la vie d’étudiant, du berceau à la tombe.» L’éducation est un voyage, non pas un tremplin vers un succès monétaire.
 
 
 

7: Kemet développa un système scolaire très complexe et très impressionnant

 
 
Le regretté George Granville Monah James était un auteur et historien Sud-américain. Dans son livre, «Stolen Legacy» , il traite du système de l’école égyptienne des mystères . Dans les universités d’Égypte, la grammaire, la rhétorique et la logique supprimaient l’irrationalité. La géométrie et l’arithmétique abritaient les théories et les techniques dans lesquelles les individus supprimaient les problèmes, à la fois intérieurement et physiquement. Et, l’astronomie donnait aux individus la possibilité d’acquérir des connaissances et d’examiner le destin. Enfin, la musique servait de « pratique vivante de la philosophie ».
 
 
 

8: Les Écoles des Mystères égyptiennes ont inspiré la philosophie grecque.

 
 
Dans «Stolen Legacy» , James découvre les cinq principaux éléments qui relient la philosophie grecque aux aux Écoles des Mystères égyptiens. Premièrement, de nombreux philosophes grecs ont trouvé qu’étudié les sciences était essentiel; c’était la condition pour adhérer aux système des Mystères égyptiens. Deuxièmement, les quatre vertus cardinales de Platon ressemblent fortement aux 10 vertus du système des Mystère égyptiens. Troisièmement, les institutions religieuses de la Grèce portent une ressemblance frappante avec les temples d’Égypte; tout comme les palais religieux et temples d’Egypte, les institutions religieuses d’Occident sont souvent construites en pierre et caractérisées par des entrées bordées de statues, de grandes cours et des plafonds qui rappellent le ciel avec des peintures de nuages ​​ou d’étoiles. Quatrièmement, le temple de Delphes, qui est souvent mentionné tout au long des légendes de la mythologie grecque, était entièrement égyptien. Et, Cinquièmement, tandis que les anciens dirigeants de la Grèce se sont opposés à l’influences égyptiennes, de nombreux philosophes de la Grèce antique ont imité le culte égyptien.
 
 
 

9: Dans l’Égypte antique le scribe était l’incarnation de l’intelligence.

 
Dans l’Egypte antique, l’éducation était réservée à la famille royale, aux riches et aux «gardiens» de la société; les scribes étaient ces gardiens. Dans son livre, «L’éloquence des scribes: un Mémoire sur les Sources et ressources de la littérature africaine» , Ayi Kwei Armah, une experte du Ghana, auteure et traductrice, explique que ces personnes avaient un «timbre de génie», ainsi que « des compétences organisationnelles si élevées que leur civilisation a duré des milliers d’années, plus que tout autres« , alors que la plupart des scribes étaient de la classe supérieure, les scribes pouvaient être membres d’une classe sociale plus basse, et, tandis que la plupart des scribes étaient des hommes, la preuve fut démontré que des scribes femmes ont existé. Les scribes étaient responsables de multiples tâches, qui comprenait la préservation de l’histoire, la collecte des impôts et composer des souvenirs écrits de la vie quotidienne en Égypte. Avant de devenir un scribe, il fallait suivre une formation intense caractérisée par l’apprentissage.

10: L’éducation en Afrique a été enracinée dans le collectivisme par opposition à l’individualisme.

 
«(E)ducation or (e)ducation in Traditional African Societies? A Philosophical Insight» , un article écrit par Philip Amasa Ndofirepi et Elizabeth Spiwe Ndofirepi, véhicule l’idée qu’en ce qui concerne l’éducation, le communautarisme est « la responsabilité de la communauté de veiller à ce que les enfants soient élevés de manière appropriée et que, lorsqu’ils arrivent à l’âge adulte, ils subviennent aux besoin des membres les plus âgés de la communauté« . c’est l’objectif majeur de l’enseignement traditionnel en Afrique afin de produire un individu complet; celui qui est cultivé, respectueux, intégré, sensible et attentif aux besoins de la famille et des voisins.
 
 
 

Source : http://atlantablackstar.com

Traduit par la team Ojal

 
 

10 courageuses guerrières noires à travers l’histoire.

 

1° La Reine-Mère Yaa Asantewaa:

 

 
Yaa Asantewaa fut la reine mère de la tribu Edweso des Ashanti dans ce qui est le Ghana moderne. Elle fut une combattante d’un courage exceptionnel qui, en Mars 1900, souleva et a mena une armée de milliers d’hommes contre les forces coloniales britanniques et leurs efforts pour asservir les Ashanti et s’emparer du tabouret d’or, symbole spirituel, d’unité et de souveraineté de la nation Ashanti .

 

Yaa Asantewaa mobilisa les troupes Ashanti et assiégea durant trois mois le fort britannique de Kumasi. Les colonisateurs britanniques durent mobiliser plusieurs milliers de soldats et de pièces d’artillerie pour briser le siège et exiler la reine Yaa Asantewaa et 15 de ses plus proches conseillers aux Seychelles. Elle vécut en exil jusqu’à sa mort en Octobre 1921. la guerre de Yaa Asantewaa, tel qu’elle est actuellement connu au Ghana, fut l’une des dernières grandes guerres sur le continent africain à être dirigé par une femme.

2° Ahosi ou Mino (Les Amazones du Dahomey):

Les Amazones du Dahomey ou Mino était un régiment militaire entièrement féminin du peuple Fon du royaume du Dahomey en actuelle République du Bénin. Elles existèrent du XVII° siècle à la fin du XIX° siècle. Alors que les récits européens se réfèrent aux femmes soldats comme «Amazones», en raison de leur similitude avec les Amazones semi-mythiques de l’ancienne Anatolie, elles se sont appelés Ahosi (les épouses du roi Les) ou Mino(nos mères) en langue Fon.
Les Ahosi furent très bien formées et avaient une attitude très agressive. Elles étaient de féroces combattantes et avaient la réputation de décapiter les soldats au milieu de la bataille, ainsi que ceux qui avaient le malheur de devenir leurs captifs.
Seh-Dong-Hong-Beh fut l’une des grandes chefs des Mino. En 1851, elle dirigea une armée de 6 000 femmes contre la forteresse Egba d’Abeokuta. Parce que les Mino étaient armés de lances, d’arcs et d’épées alors que les Egbas avaient des canons européens, seulement 1200 survécurent à cette bataille.
L’empiétement européen en Afrique de l’Ouest s’accéléra au cours de la seconde moitié du XIX° siècle. En 1890, le roi Béhanzin utilisa ses combattants Mino aux côtés de soldats masculin pour combattre les forces françaises pendant la Première Guerre franco-dahoméenne. L’armée française perdit plusieurs batailles contre eux en raison de l’habileté des femmes guerrières au combat.

3° La Reine Nanny des Marrons:

La Reine Nanny, héroïne nationale jamaïcaine, fut un leader bien connu des marrons jamaïcains au XVIII° siècle. Nanny fut enlevée au Ghana, en Afrique de l’Ouest, étant enfant, et fut réduite en esclavage en Jamaïque. En grandissant, elle fut influencée par les « Neg Mawons » et d’autres leaders africains réduits en esclavage. Les Marrons étaient des Noirs asservis qui fuirent l’oppression des plantations et formèrent leurs propres communautés à l’intérieur de la Jamaïque.
Nanny et ses frères s’enfuirent de la plantation et se cachèrent dans la région Blue Mountains. De là, ils menèrent plusieurs révoltes à travers la Jamaïque. La Reine Nanny fut un chef spirituel intelligent très respectée, qui joua un rôle dans l’organisation des plans pour libérer les africains réduits en esclavage.
Pendant plus de 30 ans, elle libéra plus de 800 esclaves et les aida à s’installer dans les communautés Marrons. Elle vaincu les britanniques dans de nombreuses batailles et malgré les attaques répétées des soldats britanniques, le village de Nanny, appelé Nanny Town, resta sous contrôle Marron pendant plusieurs années.

4° Harriet Tubman:

Harriet Tubman fut une abolitionniste afro-américaine, humanitaire, et un espion de l’Union pendant la Guerre civile américaine. Née esclave, Harriet Tubman s’est échappée à Philadelphie en 1849, puis retourna immédiatement au Maryland pour sauver sa famille.
Elle fit ensuite plus de 19 missions pour sauver plus de 300 esclaves à l’aide du réseau de militants anti-esclavagistes et de refuges connus comme le « Underground Railroad« . Plus tard, elle aida à recruter des hommes pour le raid de John Brown sur Harpers Ferry les 16 et 18 Octobre 1859, pour libérer des esclaves.

En Juin 1863, Harriet Tubman devint la première femme à diriger une expédition armée durant la guerre civile. Elle guida le Raid de Combahee River, qui libéra plus de 700 esclaves en Caroline du Sud: la plus grande libération d’esclaves dans l’histoire américaine.

French Days

5°Assata Olugbala Shakur:

Assata Shakur est une militante afro-américaine qui fut membre du Black Panther Party et de la Black Liberation Army entre 1971 et 1973. Assata travailla à travers le BPP et la BLA à lutter contre l’oppression raciale, sociale, et économique, mais il devint la cible du programme contre-révolutionnaire COINTELPRO du gouvernement américain. Ce programme utilisait un large éventail de tactiques, y compris l’encadrement, le faux emprisonnement et l’assassinat de dirigeants, pour perturber le mouvement radical.
Entre 1973 et 1977, à New York et dans le New Jersey, Assata Shakur fut inculpé dix fois dans sept procès criminels distincts. Les accusations d’Assata Shakur allaient du vol de banque, tentative de meurtre de deux officiers de police et huit autres délits liés à la fusillade sur le New Jersey Turnpike. Parmi ces procès, trois donnèrent lieu à des acquittements; un à un désaccord du jury; un dans à un changement de juridiction; un donna lieu à un procès nul en raison de sa grossesse; et un à une condamnation. Trois actes d’accusation furent rejetés sans procès. Assata Shakur s’échappa de prison et a fui pour Cuba après sa condamnation pour la mort de l’agent de la sûreté du New Jersey, Werner Foerster.
Le 2 mai 2013, le FBI annonça qu’ils avaient augmenté la prime sur la tête d’Assata Shakur à 2 millions de dollars et la plaça sur sa liste des «terroristes les plus recherchés», faisant d’elle la première femme à être ainsi désignées et criminalisant efficacement la lutte de l’époque pour la liberté des noirs.
D’autres témoignages ont prouvé qu’aucun résidu d’arme ne fut retrouvée sur ses mains, ni qu’aucune de ses empreintes digitales ne fut trouvées sur les armes qui se trouvaient sur ​​les lieux. Néanmoins, Assata Shakur fut reconnu coupable par un jury entièrement blanc et condamné à la prison à vie.

6° Kandakes Amanirenas:

Amanirenas (également orthographié Amanirena) fut l’une des plus grandes kandakes ou reines-mères, qui régnèrent sur le royaume méroïtique de Kush. Elle régna entre 40 et 10 avant JC. Quand l’empereur romain Auguste imposa une taxe aux Koushites en 24, Amanirenas et son fils, Akinidad, conduisirent une armée de 30 000 hommes pour saccager le fort romain de la ville égyptienne d’Aswan. Ils détruisirent également les statues de César à Eléphantine.
Sous les ordres d’Auguste, le général romain Petronius riposta, mais rencontra une forte résistance de la part d’Amanirenas et ses troupes. Après plus de trois années de combats difficiles, les deux parties négocièrent un traité de paix. Les Romains acceptèrent de renvoyer leur armée en Egypte, de retirer leur fort, de rendre la terre aux Koushites et d’annuler la taxe.
La courageuse reine guerrière , Amanirenas est connu pour son combat à la loyal, côte à côte, avec ses propres soldats. Elle fut aveugle d’un œil après avoir été blessé par un Romain. Toutefois, l’ampleur de l’humiliation romaine n’a pas encore été divulguée puisque le compte Kushite de la guerre, écrit dans le script méroïtique, n’a pas été entièrement décodé.

7° Carlota Lukumí:

Carlota fut enlevée de sa tribu Yoruba, amené à Cuba enfant et contrainte à l’esclavage dans la ville de Matanzas, pour travailler à la récolte de la canne à sucre, dans les plus brutales des conditions.
Elle était lumineuse, musicale, déterminée et intelligente. En 1843, elle et une autre femme esclave nommée Fermina menèrent une rébellion organisée à la plantation de sucre Triumvarato. Fermina fut enfermé après que ses plans pour la rébellion furent découverts. Utilisant des tambours parlants pour communiquer secrètement, Carlota et ses compagnons d’armes libérèrent Fermina et des dizaines d’autres, et continuèrent à mener une insurrection armée bien organisée contre au moins cinq brutales plantations d’esclaves dans la région. Le courageux combat de Carlota dura un an avant qu’elle ne fut capturée, torturé et exécuté par les propriétaires terriens espagnols.

8° La reine Nzinga Mbande:

La Reine Nzinga Mbande fut une dirigeante très intelligente et puissante du XVII° siècle des Royaumes de Ndongo et de Matamba (Angola moderne). Vers la fin du XVII° siècle, Nzinga combattu courageusement et intelligemment pour la liberté de ses royaumes, les Portugais qui colonisèrent l’Afrique centrale pour contrôler le commerce des êtres humains en Afrique.
Pour augmenter la puissance militaire de son royaume, Nzinga offrit l’asile aux esclaves fugitifs et aux soldats africains formés par les portugais. Elle souleva la rébellion parmi le peuple encore à Ndongo, alors gouverné par les Portugais. Nzinga forma également une alliance avec les Hollandais contre les Portugais. Cependant, leurs forces combinées ne sont pas suffisantes pour chasser les Portugais. Après un nouveau repli stratégique à Matamba, Nzinga commença à se concentrer sur le développement du royaume comme puissance commerciale et passerelle vers l’intérieur de l’Afrique centrale. A la mort de Nzinga en 1661 à l’âge de 81 ans, Matamba était devenu un royaume puissant qui réussi à résister aux tentatives de colonisation portugaise pour une période prolongée. Son royaume ne fut intégré à l’Angola qu’à la fin du XIX° siècle.

9° Les prêtresses Nyabingi Muhumusa et Kaigirwa:

Muhumusa et Kaigirwa étaient dirigeantes redoutées du groupe de prêtresses Nyabingi d’Afrique de l’Est, influentes au Rwanda et en Ouganda de 1850 à 1950. En 1911 Muhumusa proclama qu’elle « allait chasser les Européens » et que « les balles des Wazungu se transformeraient en eau contre elle. « 
Elle organisa la résistance contre les colonialistes allemands et fut finalement emprisonnée par les Britanniques à Kampala, en Ouganda, de 1913 à sa mort en 1945. Elle devint la première d’une lignée de prêtresses rebelles luttant contre la domination coloniale au nom de Nyabingi, et même après avoir été emprisonnée, elle inspira un vaste engouement populaire. Les britanniques adoptèrent une loi sur la sorcellerie en 1912, en réponse directe à l’efficacité politique de ce mouvement de résistance fondé sur la spiritualité.
En Août 1917, la « Nyabinga » Kaigirwa suivit les traces de Muhumusa, et mena la révolte de Nyakishenyi, avec l’appui du peuple unanime. Les responsables britanniques mirent sa tête à prix, mais personne ne voulait le réclamer. Après que les britanniques attaquèrent le camp Congo de Kaigirwa en Janvier 1919, tuant la plupart des hommes, Kaigirwa et le corps principal de combattants réussirent à échapper à l’armée et à s’échapper.
Cependant, les Britanniques s’emparent du mouton blanc sacré et la brûlèrent avant une convocation des principaux chefs. Après cet acte, une série de catastrophes affligea le commissaire du district qui avait tué le mouton. Ses troupeaux furent anéantis, son toit céda et un mystérieux incendie éclata dans sa maison. Kaigirwa tenta un autre soulèvement, puis s’en alla dans les collines, où elle ne fut jamais capturée.

10° Tarenorerer:

Tarenorerer d’Emu Bay dans le nord de la Tasmanie est fut leader australien indigène du peuple Tommeginne. Dans son adolescence, elle fut enlevée par les Aborigènes de la région de Port Sorell et vendu aux chasseurs blancs sur les îles du détroit de Bass, où ils appelaient Walyer.
Elle est devint une anglophone compétente et prit connaissance du maniement et du fonctionnement des armes à feu. En 1828, Tarenorerer retourna dans son pays dans le nord de la Tasmanie, où elle réunit un groupe d’hommes et de femmes de nombreux groupes pour engager la guerre contre les envahisseurs européens. Formant ses guerriers à l’utilisation des armes à feu, elle leur ordonna de frapper les Tawin luta (hommes blancs) lorsqu’ils étaient les plus vulnérables, entre le moment où leurs armes étaient déchargées et avant qu’ils ne soient en mesure de recharger.
Elle leur demanda également de tuer les moutons et les bœufs des Européens. G.A Robinson, qui fut chargé de rassembler les Aborigènes, fut informé par les chasseurs que Tarenorerer qui se tenait sur ​​une colline pour organiser l’attaque, abusa les colons et les défia de venir à eux et être transpercés.

Source : http://atlantablackstar.com/

Traduction #TeamOjal

 

7 grands chefs militaires africains qui repoussèrent l’oppression européenne ou arabe

L’histoire militaire africaine est la plus ancienne au monde. Ces armées africaines furent menées par certains des plus grands chefs militaires de tout les temps. Voici un coup d’œil sur sept des commandants les plus extraordinaires de l’histoire:

1° Hannibal Barca :

Né en 247 avant JC, alors qu’il n’y a pas d’image d’Hannibal existante, la médaille sur la photo ci-dessus est souvent utilisée pour représenter Hannibal et ses légendaires éléphants apprivoisés. Hannibal est considéré comme l’un des plus grands stratèges militaires de tous les temps, ses batailles aidèrent à construire l’histoire africaine. Hannibal commença à servir dans l’armée à l’âge de 17 ans, quand son père fut tué dans la bataille. En 218 avant JC, Hannibal et ses troupes combattirent durant la deuxième guerre punique dans les Alpes. Bien qu’Hannibal perde beaucoup d’hommes dans les Alpes, il continua à diriger des troupes pendant 15 ans, remportant plusieurs batailles, notamment la bataille de Cannae.



2° Toussaint Louverture :



La Révolution haïtienne fut menée par Toussaint Louverture, né en 1743, dans le but de rendre égaux maîtres et esclaves. Toussaint Louverture initia en 1791 à Saint-Domingue un soulèvement d’esclaves africains, qui, par la suite, créa l’Etat indépendant d’Haïti, portant ainsi la vile institution de l’esclavage à l’attention du monde. Louverture travailla également à l’amélioration de l’économie de Saint-Domingue, instaura le travail rémunéré dans les plantations, négocia le commerce et mit en place une armée formidable. Plutôt que la guerre, beaucoup de succès de Louverture furent le résultat de tactiques politiques et de stratégies militaires soigneusement élaborées pour défaire ses ennemis.



3° Shaka Zulu:



Né en 1787, en Afrique du Sud, Shaka Zulu fut incorporé dans les forces armées à 23 ans. Il gravit les échelons à un rythme rapide, s’avéra être particulièrement doué dans la stratégie et tactiques de combat. Il est devint le chef des Zulu en 1816 lorsque son père mourut. Shaka Zulu élabora plusieurs méthodes de combat, y compris l’utilisation de lances à manche court pour créer une meilleure couverture et plus de précision dans la bataille ; des formations militaires qui révélèrent optimal pour la victoire. Shaka Zulu instaura également une discipline de fer dans son armée qui fut légendaire dans toute la région. Ces changements et les progrès de l’armée conduisirent à de grands succès de la Zulu Nation, et a eu un effet durable sur l’histoire sud-africaine.



4° Taharqa:



Pharaon de la 25ème dynastie et souverain du Royaume de Kush, dans le nord du Soudan, Taharqa succéda à son père Piye, qui fut considéré comme étant le premier d’une série de rois nubiens qui régnèrent à travers l’Egypte pendant près d’un siècle. Taharqa dirigea l’une des armées les plus puissantes et la principale force internationale de l’époque, et des bustes et des monuments de lui étaient visible dans toute l’Egypte. Le succès de Taharqa au combat déboucha sur une période de paix dans lequel le pays prospéra.



5° Son Impériale Majesté Yohannes IV, Negusse Negest d’Éthiopie:



Ras Mengesha Yohannes est le fondateur de l’une des deux branches cadettes les plus élevés de la dynastie impériale éthiopienne Salomonienne. Défaisant les Égyptiens à la bataille de Gundet et Gura en 1876, Yohannes combattit pour la souveraineté éthiopienne. Ses efforts aboutirent à la restauration du droit de l’Ethiopie à importer des armes et des biens. Même si Yohannes mourut dans la bataille, ses efforts et son leadership militaire en façonnèrent l’histoire éthiopienne et restaurèrent leur pouvoir économique.



6° Tariq ibn Ziyad:



Tariq ibn Ziyad fut un général Maure qui dirigea la conquête de l’Espagne. Cette guerre est considérée comme l’une des guerres les plus influentes de l’histoire musulmane. À partir de 711, jusqu’en 720 avec la majorité de la péninsule ibérique sous domination Maure. Cette initiative permit de mettre fin à l’oppression des habitants et d’établir une forme de justice.


7° Hendrik Witboii:



Né dans une famille de chefs de Namibie en 1830, Hendrik Witboii fut le chef de Nama. Il a conduisit son peuple dans le Sud-Ouest africain en 1885, pour lutter contre la colonisation allemande. Apparaissant sur la plupart des billets de banque de la Namibie, il fut nommé le Heroe’s Acre en 2002, le président fondateur déclara à son sujet: « Le Kaptein Hendrik Witbooi fut le premier dirigeant africain a prendre les armes contre les impérialistes allemands et les occupants étrangers pour la défense de notre terre et l’intégrité territoriale. Nous, la nouvelle génération de la terre des braves, sommes inspirés par l’action révolutionnaire du Kaptein Hendrik Witbooi dans le combat contre les impérialistes allemands qui ont colonisé et opprimé nos peuples. Pour son esprit révolutionnaire et sa mémoire visionnaire nous offrons humblement notre honneur et le respect « .


Source : AtlantaBlackStar.com

Traduit par la Team OJAL



Le Blancs d’Afrique du Sud «craignant pour leur vie» demandent à l’UE le droit de «rentrer»

Les Blancs Sud-Africains demandent à l’Union européenne de leur donner le «droit de rentrer chez eux» après les revendications auxquelles ils sont confrontés de « nettoyage ethnique ».





L’appel à l’action en ligne exige auprès de la Commission européenne (CE) de permettre à tous les Sud-Africains blancs d’obtenir la citoyenneté européenne automatiquement.

La pétition a déjà gagné plus de 1000 supporters en seulement une demi-journée.

Rodrigo de Campos, qui a commencé la campagne, gagne du soutien dans sa conviction que la « population sud-africaine blanche fait face actuellement à un nettoyage et des persécutions ethniques » aux mains du gouvernement au pouvoir de l’ANC, du Economic Freedom Fighters (EFF) parti et « divers particuliers agresseurs anti-blancs « .

Il dit aussi: « Plus de 4000 fermiers blancs ont été brutalement assassinés, y compris souvent  par la torture, le viol et la mutilation. »

Un nombre croissant de partisans croient que la solution est que les populations blanches d’Afrique du Sud, du Zimbabwe et de Namibie soient autorisées à un «retour» dans les pays d’origine de leur ancêtres, qui, dans la plupart des cas, sont les Pays-Bas et le Royaume-Uni .

La pétition compare la situation des Blancs aux Juifs ayant obtenus la citoyenneté en Israël.

« Sur la base de la politique de permettre à tous les Juifs le droit de retourner en Israël du gouvernement israélien, nous croyons qu’il est non seulement souhaitable, mais moralement obligatoire que l’Europe permette à tous les Sud-Africains blancs le droit de revenir. »





Actuellement les Sud-Africains, quelque soit la couleur, doivent pour obtenir un visa du Royaume-Uni, faire une demande comme tout citoyen hors-Union Européenne.

Cela implique d’avoir vécu au Royaume-Uni pendant au moins cinq ans avant d’appliquer – habituellement sur un visa de travail.


Susan Mulder, qui a signé la pétition de Cape Town, a déclaré: « Ma vie et la vie de mes enfants sont en danger tous les jours. Nous aimons l’Afrique du Sud mais ne sommes plus bien accueillir ici dans le pays que nos ancêtres ont construit. On n’a pas d’autre choix que de demander votre aide. »

Un autre partisan de la pétition est Marischka Davies, vivant à Liverpool. Elle a dit: «Je suis un citoyen britannique naturalisé mais ma mère est coincé en Afrique du Sud. Elle devrait être avec sa fille et sa petite-fille. Elle a été attaquée avec un AK47 que l’on a braqué sur sa tête et elle vit seul et  est traumatisée. Elle mérite d’être libre de vivre sans peur. »

Alors que Matty de Bruyn, à Cape Town, a simplement dit: « Il n’y a pas d’espoir pour l’homme blanc en Afrique du Sud. »





Il y a un peu plus d’un demi-million de Sud-Africains vivant en Grande-Bretagne.

Selon la date du recensement, plus de 800.000 Sud-Africains blancs déplacés à l’étranger – principalement en Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – entre 1991 et 2001.

Source : http://www.express.co.uk/ 
Traduit par la team OJAL 


LETTRE OUVERTE AU LEADERSHIP AFRODESCENDANT

 
 

 

le 30 mars, à Lyon,

Aux leaders, politiques, éducatifs et économiques et à nos géants du sport et du divertissement.

Puissiez-vous lire cette lettre ouverte dans un esprit constructif, étant donné que nous cherchons une solution aux nombreux problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant que communauté.

 

Vous vous êtes élevés politiquement, économiquement et/ou socialement par votre talent, votre travail et vos sacrifices. Cependant, avez-vous déjà remarqué que peu importe à quel point vous êtes devenus riches, puissants ou célèbre, contrairement à autrui, nous ne travaillons que peu en réseau avec les membres influents de notre communauté. La mise en commun de nos ressources (économiques, intellectuelles, etc.) nous permettrait de produire bien plus de biens et de services pour les nôtres, et nous faire passer d’une position de quasi « mendicité » à celui de maîtres de notre propre destin ?

La condition économique « générale » de la communauté afrodescendante en France est paradoxale : Nous ne consommons que très peu les biens et services proposés par les nôtres. En revanche, nous consommons beaucoup les produits des autres. Nous ne maîtrisons que rarement les marchés qui nous sont destinés, et nous préférons offrir notre force de travail à d’autres.

L’image colportée par les média dominants à notre encontre pousse au complexe et bien souvent à une certaine dévalorisation de soi. Nous l’avons vu à plusieurs reprises, il est facile et sans conséquence de manquer de respect à l’Afrique et sa diaspora. Ce qui conduit évidemment, à des situations quasi généralisées de discriminations à notre encontre (emploi, logement …etc).

Comment pouvons espérer du respect alors que nous ne nous respectons pas nous-mêmes ? Combien de temps encore allons-nous compter sur le bon vouloir d’autrui pour nous assurer une situation socio-économique digne ? Est-ce là l’héritage que nous voulons léguer à nos descendants ? Quand allons-nous reprendre en main notre destin ?

 

 

Nombre d’entre vous ont le désir d’agir de la sorte, mais il semblerait que nous ne sachions pas comment mettre cela en œuvre. Notre méfiance et la désunion présente dans notre communauté nous interdit de faire ce que d’autres font.

En observant le potentiel humain dont regorge la communauté afrodescendante, nous pouvons aisément remarquer que notre situation socio-économique pourrait être meilleure.

C’est pour cette raison que l’OJAL fait la promotion de l’Initiative Communautaire, c’est-à-dire selon la définition du dictionnaire: de proposer, d’organiser le premier quelque chose, de faire quelque chose de soi-même, sans recourir à l’avis, au conseil de quelqu’un d’autre, et ce dans l’intérêt des membres de sa communauté.

Suivant le quatrième point du programme: la Coopération Economique par exemple, faire la promotion de l’entrepreneuriat afro en consommant en priorité chez un membre de la communauté est une forme d’initiative communautaire. Quand on dépense en masse chez les autres, comme nous le faisons à l’heure actuelle, sans qu’autant de dépenses ne soient faites dans notre propre communauté, celle-ci s’appauvrit.

Nous aimons nous plaindre de la mauvaise image et/ou représentation que les afrodescendants ont dans les média occidentaux, mais à l’OJAL nous promouvons l’Autodétermination : La création de média qui correspondent à nos attentes et à nos réalités, est le genre d’initiative dont la communauté a besoin.

L’éducation aussi est un élément majeur dans l’amélioration des conditions de vie de la communauté afrodescendante. Par exemple, l’enseignement de l’histoire glorieuse de l’Afrique et de la résistance aux différentes formes d’oppression, aux plus jeunes est une initiative que chaque parent devrait opérer. La connaissance historique, scientifique et culturelle de soi va également de paire avec la revalorisation de l’esthétique afro au naturel.

Un des écueils majeurs à notre élévation, est le manque d’unité entre les différentes composantes de la «mosaïque afro». Sur des critères issus de la colonisation et des traites négrières, nous sommes les plus enclins aux conflits, et bien souvent à cause d’un manque de connaissance du passé commun et du lien intrinsèque que nous avons entre nous. Des rencontres interculturelles pourraient être initiées pour permettre aux populations d’ascendance africaine de se connaître, de se rappeler le lien qui les unit, et donc la nécessité de l’unité des populations afro dans un projet commun.

C’est une liste d’exemples qui n’est évidemment pas exhaustive.

Comme nous, de nombreuses structures militantes œuvrent à la réalisation de cet objectif de revalorisation. Cependant, leurs actions se voient ralenties par le manque de solidarité, de ressources matérielles et la bien-pensante républicaine qui veut nous faire confondre Initiative Communautaire et racisme anti-blanc.

Parce que l’exemple vient d’en-haut, le but de cette lettre ouverte est de vous solliciter, en votre qualité de leaders, de membres éminents, et donc de facto, de représentants de la communauté afrodescendante. Vous êtes les voix et avez l’audience de milliers Afrodescendants : Nous vous exhortons à accepter la responsabilité qui est la vôtre, à agir pour l’amélioration de notre image, à rentrer dans une dynamique de synergie entre les personnalités afro et à promouvoir le modèle du « pour nous même, par nous même ».

 

 

C’est unie, et grâce à ses forces vives, que la communauté afrodescendante s’élèvera.

 

 

 
Organisation de la Jeunesse Afrodescendante de Lyon

 

Les Coromantee, les esclaves Ashanti des Caraibes

Soldat du Royaume Ashanti

 

Coromantee (dérivé du nom du fort ghanéen pour les esclaves, le Fort Kormantine à Koromanti, Ghana.), également appelés Coromantins, Coromanti ou Kormantine était le nom anglais donné à l’origine aux esclaves Ashanti en Jamaïque, mais il devint synonyme de tous les groupes Akan de la Gold Coast ou du Ghana moderne. Le terme Coromantee est maintenant considéré comme un terme archaïque puisqu’il se réfère simplement au peuple Akan, et qu’il fut utilisé principalement dans les Caraïbes.
Les Coromantee venaient en fait de plusieurs groupes ethniques Akan et furent déportés de manière séparée dans les colonies européennes des Caraïbes, sur la base de leurs alliances ou non avec les Européens lorsqu’ils étaient encore à la Gold Coast (les Ashanti étant opposés aux Fanti et aux Britanniques furent expédiés à la Jamaïque et à la Barbade; Les Fanti, étant opposés aux Asante et aux Néerlandais furent envoyés vers les Guyanes, etc). En raison de leur tradition militariste et de leur langue Akan commune, les Coromantee organisèrent des dizaines de révoltes d’esclaves en Jamaïque et ailleurs dans les Caraïbes. Leur caractère farouche et leur nature rebelle devint si célèbre parmi les propriétaires de plantations blancs aux 18ème siècle qu’une loi fut proposée pour interdire l’importation d’africains de la Gold Coast en dépit de leur réputation de travailleurs solides.
Les Ashanti eurent une énorme influence culturelle (plus que tout autres peuple africains) à la Jamaïque, y compris chez les Neg Marrons jamaïcains dont la culture et la langue fut considérée comme une dérivation de l’Asante et du Twi. Les noms de certains leaders Coromantee célèbres comme Cudjoe, Quamin, Cuffy et Quamina correspondent respectivement aux prénoms Akan selon le jour de naissance Kodjo, Kwame, Koffi et Kwamina. Une grande partie de la population captive avait aussi des noms Akan selon les jours, comme le nom « Quashee » (une déformation de « Kwasi« ) ce qui fut pour les planteurs britanniques un moyen d’impliquer la majorité des Ashanti. Le mot Coromantee devînt le terme jamaïcain britanniques pour signifier « Noir ou esclave« , de même, que les blancs étaient appelé « Obroni » (Blanc en langue Twi) par les africains captifs. Ce terme est encore utilisé et est considéré comme une insulte.

 

 
 

Histoire:

 

Origine:

 
Carte de l’Empire Ashanti et de la Gold Coast

 

Aux 17e et 18e siècles, les Africains captifs de la région de la Gold Coast, au Ghana actuel, furent déportés dans les colonies des Caraïbes. La Jamaïque reçut un pourcentage élevé d’Ashanti en vertu de l’alliance de l’Angleterre avec leur rivaux les Fanti. Les captifs Ashanti furent soit kidnappés ou pris en embuscade lors de conflits mineurs et déportés vers des forts en territoire Fanti (aujourd’hui la région centrale du Ghana) protégés par les britanniques, des forts comme Fort Kormantse et Fort William.

 

Fort William en 1890

 

À leur tour, les Fanti capturés lors de bataille avec les Ashanti alliée des Hollandais, furent déportés vers des forts néerlandais qui expédièrent leurs captifs dans les colonies néerlandaises (par exemple, les Guyanes d’Amérique du Sud). Les propriétaires d’esclaves blancs commencèrent à distinguer les Africains par lieu d’origine et associèrent des comportements et des caractéristiques sur la base de leur appartenance ethnique. Le terme « Coromantee » (en Twi: Kormantse), comme le mot déformée « Obeah », viennent de la Jamaïque, qui fut considérée comme la capitale britannique de l’hémisphère occidental et là où de nombreuses lois pour les colonies britanniques furent écrites. Le mot Coromantee tire son origine de Fort Kormantse (aujourd’hui Fort Amsterdam, il fut vendu aux Pays-Bas les années suivantes), basé sur les terres Fanti protégées par les britanniques.
Les Coromantee partagent un langage commune aujourd’hui connu comme le twi (prononcé : «tchi»), et cette langue forma la base de l’appartenance à une organisation librement structurée de personnes qui socialisèrent et s’entraidèrent. Edward Long, un colon blanc jamaïcain du 18ème siècle qui préconisa fortement l’interdiction de la vente de Coromantee, nota que cette unité entre les groupes Akan joua un rôle important dans l’organisation des complots et des rébellions, malgré la dispersion géographique des Coromantee travers différentes plantations. L’unité organisationnelle de Coromantee, en raison de leur histoire commune, contribua également à une à créer une société de secours mutuel, groupe enterrement, et endroits pour profiter de divertissement social.

 

 

Culture historique:

 

La cérémonie du Yam observée par les groupes Akan

 

 
Avant d’être asservis les Coromantee faisaient généralement partie de groupes Akan très organisés et stratifiés tels que l’Empire Ashanti. Les états Akan n’étaient pas tous les mêmes, il existait quarante groupes différents au milieu du 17e siècle, mais ils partageaient un langage politique commun. Ces groupes partageaient également une mythologie un Dieu puissant, Nyame et des histoires d’Anansi en commun. Ces histoires Anansi seraient répartis dans le Nouveau Monde et sont respectivement devenus Anancy, Anansi Drew, ou frère Lapin en Jamaïque, aux Bahamas et dans le sud des États-Unis. Les Akan partageaient également le concept des noms selon le jour. La preuve de cela est visible dans les noms de plusieurs organisateurs de rébellion tels que Cuffy (Koffi), Cudjoe (Kodjo), ou Nanny (Nana).

 

 

Rébellions menées par des Coromantee:

 

 

La rébellion de 1690:

 

 

Traité reconnaissant les Marrons de Cudjoe comme une nation indépendante

 

Il y eut plusieurs rébellions dans les années 1700 attribuées aux Coromantee. Selon Edward Long, la première rébellion eut lieu en 1690. Entre les trois ou quatre cents esclaves de la paroisse de Clarendon, après avoir tué un propriétaire blanc, se saisirent d’armes à feu et de munitions et tuèrent un contremaître sur la plantation voisine. Une milice fut formé et écrasa finalement la rébellion, et le leader pendu. Plusieurs des rebelles fuirent et rejoignirent les Neg Marrons. Long décrit également l’incident au cours duquel un propriétaire d’esclaves fut maîtrisé par un groupe de Coromantee qui après l’avoir tué, lui coupa la tête, et transformèrent son crâne en bol. En 1739, le chef des Marrons Coromantee nommé Cudjoe (Kodjo) signa un traité avec les Britanniques assurant que les Marrons allaient être laissé tranquille à la condition qu’ils ne pas aider d’autres rébellions d’esclaves.

 

 
 

 

La rébellion d’Antigua de 1736:

 

En 1736, à Antigua, un esclave africain appelé « Prince Klaas » (dont le vrai nom était Court) fomenta un soulèvement dans lequel les Blancs seraient massacrés. Court fut couronné « Roi des Coromantee » dans un pâturage en dehors de la capitale de St. John’s. Ce que les observateurs blancs prirent pour un spectacle haut en couleurs, fut en réalité pour les esclaves une déclaration de guerre rituelle à l’encontre des esclavagistes. En raison de renseignements obtenus grâce à d’autres esclaves, les colons découvrirent le complot et l’endiguèrent. Prince Klaas et quatre de ses complices furent capturés et exécutés. Six esclaves furent pendus à des chaînes et moururent de faim, et cinquante-huit autres furent brûlés sur le bûcher. Le site de ces exécutions est l’actuel l’Antiguan Recreation Ground.

 

Le soulèvement des esclave de Berbice:

 

En 1763, une révolte d’esclaves eut lieu a Berbice dans l’actuel Guyana et fut dirigé par un Coromantee du nom de Cuffy ou Koffi et son adjoint Akra ou Akara. La révolte commença en Février 1763 jusqu’en 1764.Cuffy, comme Tacky naquit en Afrique de l’Ouest avant d’être réduits en esclavage. Il mena une révolte de plus de 2500 esclaves contre le régime de la colonie. Après l’acquisition d’armes à feu, les rebelles attaquèrent les plantations. Ils prirent l’avantage après la prise de maison de Peerboom. Ils dirent aux blancs à l’intérieur qu’ils pourraient quitter la maison, mais dès qu’ils la quittèrent, les rebelles en tuèrent un grand nombre et a firent plusieurs prisonniers, dont la femme d’un propriétaire de plantation que Cuffy garda comme épouse.

 

 

Après plusieurs mois, un litige entre Cuffy et Akra conduisit à une guerre entre les deux. Le 2 Avril 1763 Cuffyécrivît à Van Hoogenheim disant qu’il ne voulait pas d’une guerre contre les Blancs et proposa une partition de Berbice avec les Blancs occupant les zones côtières et les noirs à l’Intérieur des terres. La faction d’Akaragagna et Cuffy se suicida. L’anniversaire de la révolte de Cuffy, le 23 Février est le Republic Day du Guyana, et Cuffy y est un héros national et il est commémoré par un grand monument dans la capitale Georgetown.

 

La conspiration de 1765: 

 

Les Coromantee furent aussi derrière une conspiration en 1765 en vue d’une révolte. Les chefs de la rébellion scellèrent un pacte avec un serment. Les leaders Coromantee Blackwell et Quamin (Kwame) et tuèrent des soldats dans une embuscade dans un fort près de Port Maria ainsi que autres Blancs dans la région. Ils visaient à s’allier avec les Marrons et à se partager la Jamaïque. Les Coromantee auraient donné aux Marrons les forêts Jamaïque, tandis que les Coromantee auraient contrôlé les terres cultivées. Les Marrons refusèrent à cause de leur traité et de leur l’accord existant avec les britanniques.

 

La Rébellion de 1766:

 

Trente-trois Coromantee nouvellement débarqués tuèrent au moins 19 blancs dans la paroisse de Westmoreland. Il furent découvert lorsqu’un un jeune esclave les dénonça. Tous les conspirateurs furent exécutés ou vendus.

 

La rébellion de « Bussa » à la Barbade en 1816:

 

La Barbade fut également une étape point commerciale majeure où les esclaves de la Gold Coast (Ghana actuel) furent déporté avant d’être dispersés vers d’autres colonies britanniques comme la Jamaïque et la Guyane britannique. Le 14 Avril 1816 une révolte d’esclave, également connu sous le nom de « rébellion de Bussa » fut menée par un esclave du nom de Bussa. On connait peu de chose de la vie de Bussa avant la révolte; les historiens sont en conflit quant à ses origines possibles.
Il est très probable que Bussa fut un Coromantee, mais il y a aussi des doutes raisonnables qui font penser qu’il aurait pu être un descendant du peuple Igbo. Il est également possible que Bussa ait eu deux ascendances, puisque les captifs importés avant la rébellion provenaient principalement de la Gold Coast et avaient subi la créolisation ultérieure aux populations esclaves de l’île. L’incident de Bussa, ainsi que d’autres rébellions répété à travers les Caraïbes, avaient poussé le gouvernement colonial britannique à adopter le Slavery Abolition Act en 1833, c’est à dire la fin officielle de l’esclavage en tant qu’institution dans l’ensemble de ses territoires dans les Caraïbes.

 

La conspiration de Denmark Vesey en 1822:

 

Denmark Vesey

 

En 1822, un complot fomenté par des esclaves aux États-Unis venus de la Caraïbe fut organisé par un esclave nommé Denmark Vesey ou Télémaque. L’historien Douglas Egerton suggéra que Vesey pourrait être un Coromantee (une personne parlant Akan) l’origine, d’après les dire d’un charpentier noir libre qui connu Vesey vers la fin de sa vie. Inspiré par l’esprit et les actions des esclaves révolutionnaire durant la Révolution haïtienne de 1791, et furieux à la fermeture de l’Eglise africaine, Vesey commença à planifier une révolte.
Son insurrection, qui devait avoir lieu le jour de la fête nationale, le 14 Juillet 1822, devint notoire pour des milliers de Noirs à travers Charleston et le long de la côte de la Caroline. Selon le complot Vesey et son groupe d’esclaves et de Noirs libres devaient exécuter leurs esclavagistes et libérer temporairement la ville de Charleston. Vesey et ses partisans avaient l’intention de naviguer pour Haïti afin d’échapper aux représailles. Deux esclaves opposés au plan de Vesey révélèrent l’intrigue. Les autorités de Charleston accusèrent 131 hommes de conspiration. Au total, 67 hommes furent condamnés et 35 pendus, y compris Denmark Vesey.

 

La rébellion de Demerara en 1823:

 

Les Coromantee obligent les soldays européens, dirigés par le Lt Brady, à battre en retraite au Guyana

 

Quamina (Kwamina) Gladstone, un esclave Coromantee de Guyane britannique (le Guyana actuel), et son fils Jack Gladstone menèrent la rébellion de Demerara en 1823, l’une des plus grandes révoltes d’esclaves dans les colonies britanniques avant que l’esclavage ne fut aboli. Il était un charpentier de métier, et travaillait sur une propriété détenue par Sir John Gladstone. Il fut impliqué dans la révolte par les autorités coloniales, arrêté et exécuté le 16 Septembre 1823. Il est considéré comme un héros national en au Guyana, et il y a des rues de Georgetown et des village de Beterverwagting sur la côte Est de Demerara, à son nom.
Le lundi 18 Août 1823, Jack Gladstone et son père, Quamina, deux esclaves d’une riche plantation (qui avaient adopté le nom de famille de leur maître par convention) menèrent leurs pairs à la révolte contre les conditions difficiles et les mauvais traitements. Ceux qui furent sur la plantation sur Le Resouvenir, où se située la Smith’s Chapel, se révoltèrent. Quamina Gladstone fut membre de cette église. La population de la ville se décomposait ainsi suit: 2500 Blancs, 2500 Noirs affranchis, et 77.000 esclaves; Quamina fut l’un des cinq diacres de la Congrégation peu de temps après son arrivée à la Smith’ Chapel. À la suite aux mesures adoptées, visant à améliorer le traitement des esclaves dans les colonies, Jack entendit une rumeur selon laquelle leurs maîtres avaient reçu des instructions pour les libérer, mais refusaient de le faire.
Dans les semaines précédant la révolte, il demandé confirmation de ces rumeurs par d’autres esclaves, en particulier ceux qui travaillaient pour ceux qui étaient en mesure de le savoir: il obtînt ainsi des informations de Susanna, femme de ménage et maîtresse de John Hamilton maitre de la plantation Le Resouvenir; de Daniel, le serviteur du gouverneur; de Joe Simpson de la plantation Le Reduit, et d’autres. Plus précisément, Joe Simpson écrivit une lettre qui disait que leur émancipation était imminente, mais qui fallait être patient. Jack écrivit une lettre (signant au nom de son père) aux membres de la chapelle pour les informer de cette « nouvelle loi« .

 

Gravure de William Blake illustrant « un nègre pendu par ses côtes à une potence

 

Étant très proche de Jack, il soutînt les aspirations de son fils à être libre, en soutenant la lutte pour les droits des esclaves. Mais en restant rationnel, et en respectant les conseils du pasteur Smith, il lui demanda de dire aux autres esclaves, en particulier aux chrétiens, de ne pas se rebeller. Il envoya Manuel et Seaton pour cette mission. Quand il sut que la rébellion était imminente, il exhorta à la retenue, et fit promettent aux autres esclaves de se contenter d’une grève pacifique. Jack poussa des dizaines de milliers d’esclaves à se soulever contre leurs maîtres. Après la défaite des esclaves lors d’une grande bataille à Bachelor’s Adventure, Jack fuit dans les bois. Une « forte récompense » de mille florins fut offerte pour la capture de Jack, Quamina et d’une vingtaine d’autres «fugitifs». Jack et son épouse furent capturés par le capitaine. McTurk au Château Margo le 6 Septembre après une confrontation de trois heures. Quamina toujours en fuite fut capturé le 16 Septembre dans les domaines de Château Margo. Il fut exécuté, et son corps fut suspendue dans les chaînes par les côte au bord d’un chemin public.

 

Le projet de loi pour interdire l’importation de Coromantee en Jamaïque:

 

Edward Long, administrateur colonial, historien et auteur britannique

 

En 1765, un projet de loi fut proposé pour empêcher l’importation de Coromantee mais ne fut pas accepté.Edward Long, un écrivain anti-Coromantee déclara:

Un tel projet de loi, s’il est adopté frapperait à la racine même du mal. Plus aucun Coromantee n’infesterait ce pays, mais plutôt que leur race sauvage, l’île serait ravitaillée avec des Noirs d’une disposition plus docile et plus encline à la paix et à l’agriculture. 

Les Colons trouvèrent par la suite des moyens pour séparer les Coromantee les uns des autres, en les logeant séparément, en les plaçant avec d’autres esclaves, et avec une surveillance plus stricte des activités. Puisque les groupes comme les Igbo n’étaient pas connu pour être enclin à devenir des marrons, les femmes Igbo furent accouplées avec les hommes Coromantee afin de soumettre ces derniers à l’idée que les femmes Igbo étaient liés au lieu de naissance de leurs premiers-nés.

 

Assimilation:

 

D’autres révoltes Coromantee suivirent, mais celles-ci furent toutes rapidement matées. Les Coromantee (les esclaves et les marrons en fuite) et les Akan déportés depuis le Ghana, influencèrent, en fin de compte, le gros de la culture noire jamaïcaine: la langue, l’architecture et la nourriture. Après l’abolition de l’esclavage par les britanniques en 1833, leur influence et leur réputation commença à décliner en tant que Coromantee furent pleinement intégrés à la société jamaïcaine largement d’inspiration britannique.
Cependant, les mots Twi constituent une grande partie de l’influence africaine dans le patois jamaïcain. La langue twi influença également la population Marron jamaïcaine (le Maroon Spirit language).

 

Remarques:

 

  • Behn, A., Gallagher, C., & Stern, S. (2000). Oroonoko, or, The royal slave. Bedford Cultural Editions. Boston: Bedford/St. Martin’s.
  • Williams, Brackette (1990), « Dutchman Ghosts and the History Mystery: Ritual, Colonizer, and Colonized Interpretations of the 1763 Berbice Slave Rebellion« , Journal of Historical Sociology: 133–165, doi:10.1111/j.1467-6443.1990.tb00094.x.
  • Egerton, Douglas R. He Shall Go Out Free: The Lives of Denmark Vesey, 2nd ed. Lanham: Rowman and Littlefield, 2004.
  • Bryant, Joshua (1824). Account of an insurrection of the negro slaves in the colony of Demerara, which broke out on the 18th of August, 1823. Georgetown, Demerara: A. Stevenson at the Guiana Chronicle Office.
  • Hutner, Heidi (1993). Rereading Aphra Behn: History, Theory, and Criticism. University of Virginia Press. ISBN 0-8139-1443-4
  • Thornton, John K. (2000). War, the State, and Religious Norms in « Coromantee » Thought: The Ideology of an African American Nation– Possible pasts: becoming colonial in early America. ISBN 0-8014-8392-1.
  • Viotti da Costa, Emília (18 May 1994). Crowns of Glory, Tears of Blood: the Demerara Slave Rebellion of 1823. ISBN 0-19-510656-3.

 

 

 

References:

 

 

  • Crooks, John Joseph (1973), Records Relating to the Gold Coast Settlements from 1750 to 1874 (London: Taylor & Francis), p. 62. ISBN 978-0-7146-1647-6
  • « Search the Voyages Database« . slavevoyages.org. Retrieved 14 February 2015.
  • « Patois prophets leading us astray« . jamaica-gleaner.com. Retrieved 14 February 2015.
  • « Quashee« . Dictionary.com. Retrieved 14 February 2015.
  • « Philosophy of Survival: Anancyism in Jamaican Pantomime » (pdf). The Society for Caribbean Studies Annual Conference Papers 2: 1471–2024.
  • Egglestone (2001), pdf.
  • Long, Edward (1774). « The History of Jamaica Or, A General Survey of the Antient and Modern State of that Island: With Reflexions on Its Situation, Settlements, Inhabitants, Climate, Products, Commerce, Laws, and Government« 
  • Brian Dyde, A History of Antigua, London and Oxford: Macmillan Education, 2000.
  • Smith, Simon David (2006). Slavery, Family, and Gentry Capitalism in the British Atlantic: The world of the Lascelles, 1648–1834. Cambridge University Press. p. 116. ISBN 0-521-86338-4.
  • Ishmael, Odeen (2005). The Guyana Story: From Earliest Times to Independence (1st ed.). Retrieved 6 July 2008.
  • David Granger (1992). « Guyana coins ». El Dorado, 2nd Issue: pp. 20–22. Retrieved 6 July 2008.
  • « Denmark Vesey« , Knob Knowledge, Daniel Library, The Citadel, The Military College of South Carolina.
  • « About The Citadel« , Office of Public Affairs, The Citadel, The Military College of South Carolina, May 2001.
  • Sheridan, Richard B. (2002). « The Condition of slaves on the sugar plantations of Sir John Gladstone in the colony of Demerara 1812 to 1849 » (pdf). New West Indian Guide 76 (3/4): 243–269.
  • Révauger, Cécile (October 2008). The Abolition of Slavery – The British Debate 1787–1840. Presse Universitaire de France. pp. 105–106. ISBN 978-2-13-057110-0.
  • « PART II Blood, sweat, tears and the struggle for basic human rights« . Guyana Caribbean Network. Retrieved 21 November 2009.
  • « The Demerara Slave Uprising« . Guyana News and Information. Retrieved 20 November 2009.
  • Behn, Gallagher and Stern (2000).
  • Mullin, Michael (1995). Africa in America: slave acculturation and resistance in the American South and the British Caribbean, 1736–1831. University of Illinois Press. p. 26. ISBN 0-252-06446-1.
  • « BMC Evolutionary Biology – Full text – Interdisciplinary approach to the demography of Jamaica« . biomedcentral.com. Retrieved 14 February 2015.

 

 

Traduction #Team Elimu

Henry « Box » Brown, l’esclave qui s’est posté vers la liberté

La Résurection d’Henry « Box » Brown à Philadelphie est une lithographie de Samuel Rowse publiée en 1850

Henry Brown est né esclave en 1815 dans le comté de Louisa, en Virginie. En 1830, il est envoyé à Richmond, la capitale de l’État, pour travailler dans une usine de tabac. Il se marie alors avec une autre esclave, Nancy, avec laquelle il a au moins trois enfants. Brown utilise son salaire pour payer le maître de Nancy pour le temps qu’elle passe auprès de ses enfants. Mais en 1848, sa femme et ses enfants sont vendus à un marchand d’esclaves et envoyés en Caroline du Nord, sans qu’Henry Brown ne puisse s’y opposer. 

 

 

Dès lors, Henry Brown est décidé à gagner sa liberté. Avec l’aide d’un ami, l’affranchi James C. A. Smith et un sympathisant blanc qui exerçait le métier de cordonnier, nommé Samuel Smith, Brown met au point un plan pour se faire lui-même envoyer dans une boîte par voie postale, faisant passer le colis pour envoi de denrées habituelles. Brown paie alors Samuel Smith avec l’argent accumulé par un travail acharné, lequel avait pris contact avec l’abolitionniste de Philadelphie James Miller McKim. McKim accepta de recevoir la boîte. Brown est enfermé dans une boîte de bois et envoyé de Richmond à destination de Philadelphie, ce qui représente un voyage de 442 kilomètres. La boîte mesure 1,50 mètre de profondeur, 1,20 mètre de large et moins d’un mètre de long; Brown mesure 1,73 mètre et pèse 91 kg. Pendant le voyage, qui commence le 23 mars 1849, la boîte de Brown transite de plusieurs façons: chariot, puis voie ferrée, puis bateau à vapeur, puis chariot, puis voie ferrée, sur un ferry, puis voie ferrée et enfin par chariot de livraison. À plusieurs reprises les manutentionnaires placent la boîte à l’envers ou la manipulent violemment, mais Brown reste impassible et jamais ne trahit sa présence. Grâce à la chance et à sa force de caractère, Brown endure le voyage de 26 longues heures.
 
À l’arrivée, la boîte contenant Brown est reçue par Miller McKim, William Still et d’autres membres du « Comité de vigilance de Philadelphie« . Quand Brown est libéré, il prononce cette phrase célèbre qu’une des personnes présentes rapporte: « Comment allez-vous, messieurs ? » Il chante alors un psaume tiré de la Bible choisi pour l’occasion.
 
Henry Brown devient un porte-parole célèbre de la Société contre l’esclavage (Anti-Slavery Society). On lui donne le surnom de « Box » (boîte ou caisse) lors de la convention contre l’esclavage de Boston, en mai 1849, à la suite de quoi il utilisa désormais le nom d’Henry Box Brown. Il publie deux versions de son autobiographie, la première à Boston en 1849 et la seconde en Angleterre en 1851, Récit de la vie d’Henry Box Brown (Narrative of the Life of Henry Box Brown). Brown organise l’exhibition d’un panorama émouvant intitulé Miroir de l’esclavage dans le Nord-Est des États-Unis avant d’être obligé d’émigrer en Angleterre, à la suite de l’adoption en 1850 de la loi sur les esclaves fugitifs (la Fugitive Slave Act). Brown fait le tour de l’Angleterre avec son panorama anti-esclavage durant les dix années qui suivent, qui se tient plusieurs centaines de fois par an et visitant presque toutes les villes pendant cette période.
 
Brown se produit dans les spectacles anglais pendant 25 ans, jusqu’en 1875. Dans les années 1860, il commence en jouant le rôle d’un mesmériste, puis peu de temps après comme conjurateur, sous les noms de scène Prof. H. Box Brown et le Prince Africain. Il se marie une seconde fois et fonde une nouvelle famille. En 1875, il retourne aux États-Unis avec une pièce familiale sur la magie.
 
La Résurrection d’Henry Box Brown à Philadelphia, une lithographie de Samuel Rowse, décrivant Henry Brown sortant de la caisse de transport à Philadelphie fut publiée pour aider à lever des fonds pour produire des fonds pour le panorama anti-esclavagiste de Brown. Il ne subsiste qu’une seule des trois lithographies originales connues, conservée dans la collection de la Virginia Historical Society de Richmond.
 
Un monument est dédié à Henry « Box » Brown le long du Canal Walk dans le centre de Richmond, une sculpture en acier reproduisant la caisse avec laquelle il s’était échappé.
 
En 1997, Brown fut le sujet d’une pièce de Tony Kushner intitulée Henry Box Brown or the Mirror of Slavery.
 
 
 

Bibliographie

 
  • Brown, Henry, Narrative of the Life of Henry Box Brown, Manchester, England, Lee and Glynn,‎ 1851
  • Brown, Henry, Narrative of the Life of Henry Box Brown, Oxford University Press,‎ 2003 (version révisée avec une introduction de Richard Newman, auparavant d’Henry Louis Gates, Jr.
  • Ruggles, Jeffrey, The Unboxing of Henry Brown, Richmond, Virginia, Library of Virginia,‎ 2003
  • Levine, Ellen, Henry’s Freedom Box: A True Story from the Underground Railroad, New York, Scholastic Press,‎ 2007
 
 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «Henry Box Brown»

traduction #TeamElimu

8 choses que vous devez connaitre au sujet de Martin R. Delany, le père du nationalisme noir

Ses jeunes années

 
Journaliste, abolitionniste, médecin et rédacteur en chef, Martin Robison Delany (6 mai 1812- 24 janvier 1885) est né libre à Charles Town en Virginie. La mère de Martin Delany croyait que la lecture et l’écriture était essentielle à la réussite de ses enfants, mais la Virginie interdisait l’éducation des Noirs. Elle a déménagea avec ses enfants en Pennsylvanie, un «état libre». A 19 ans, Delany parcourut 160 miles de Pittsburgh  pour la Bethel Church School, une école pour les Noirs et le Jefferson College afin  d’apprendre le latin, le grec, et les lesttres classiques. Il étudia également la médecine.
 
 

Son passage à Pittsburgh

 
 
Jeune adulte, Delany était actif dans plusieurs mouvements allant de l’abolition de l’esclavage, au mouvement de tempérance ainsi que le mouvement « Back to Africa« . En tant qu’abolitionniste, il a contribua à la création du Young Men’s Literary and Moral Reform et du Comité de vigilance pour aider à reloger les Noirs auparavant esclaves et pour leur apprendre à lire. Il fit cela après la rébellion de Nat Turner qui avait rendu la lecture illégale pour les esclaves. En 1833, Delany ouvrit son propre cabinet médical spécialisé dans les sangsues et les ventouses. Une décennie plus tard, il débuta également son propre journal appelé, The Mystery. Ce journal se focalisait sur des sujets liés à la liberté des Noirs et des idées relatives à L’Israel Noir en Afrique.
 
 
 
 

Delany et Douglass

 
 
Avant que Booker T. Washington et W.E.B Dubois ne débattent au sujet du progrès des Noirs, il y avait Delany et Frederick Douglass. Les deux hommes étaient des partenaires et contemporains, travaillant pour le North Star de Douglass, entre 1847 et 1852. Douglass fut tellement impressionné par l’écriture de Delany dans The Mystery, qu’il fut embauché comme écrivain. Les deux homme cependant n’étaient pas d’accord sur la façon dont les Noirs devraient prospérer dans le pays. Delany croyait fermement en l’émigration vers l’Afrique alors que Douglass croyait que les Noirs devaient rester aux États-Unis parce qu’ils y avaient des intérêts égaux aux aux Blancs. Selon l’University of North Carolina Press: 

« bien que chacun se voyait comme le seul meilleur représentant de sa race, ce rôle fut accordé par l’histoire à Douglass, alors que Delany a subi le sort typique du séparatiste noir: la marginalisation. »

La Harvard Medical School

 
 
En 1850, Delany était toujours intéressé par la médecine, donc il entra à la Harvard Medical School. Après avoir servi comme apprenti pour de nombreux médecins abolitionnistes blancs, il voulu avoir une éducation plus formelle qu’ils ne pouvaient pas lui donner. Delany était l’un des trois étudiants en médecine noir qui brisa les barrières raciales, mais il ne suivit qu’un seul semestre après avoir enduré des tensions raciales extrême. 
 
 

La recherche d’un Israël Noir

 
 
Après son expérience à Harvard, Delany était convaincu que les Noirs devaient retourner en Afrique. Au milieu des années 1850, il parti au Nigeria pour acheter des terres en vue d’une possible instalation. A l’époque l’American Colonization Society faisait exactement la même chose. L’expédition de Delany fut différente parce que les propriétaires d’esclaves et les abolitionnistes blancs n’étaient pas impliqués. Il croyait vraiment que l’Amérique ne serait pas une option viable pour les Noirs, alors il examina également des options pour obtenir des terres en Amérique centrale et au Canada. Pendant ce temps, il écrivit à propos de ses voyages dans le livre, Blake or the Huts of America en 1859.
 
 
 

Les Régiments Noirs

 
En 1863, la Proclamation d’émancipation de 1862 a fait adoucir sa position à Delany au sujet de l’émigration. Lorsque l’idée de soldats noirs rejoignant le combat en tant que soldats de l’Union fit son apparition, Douglass et Delany furent tous deux pour et plaidèrent pour la possibilité de se battre pour la liberté. Masshist.org explique que : 
 

« Le 54th Massachusetts Volunteer Infantry Regiment était la première unité militaire composée de soldats noirs à être levé dans le Nord pendant la guerre civile (…) Avant 1863, aucun effort concerté ne fut fait pour recruter des troupes noires en tant que soldats de l’Union ».

 Delany était si attaché au régiment que son propre fils Toussaint Louverture Delany, s’y enrôla.
 
 

Le soldat Noir le plus haut gradé

 
 
Lors d’une rencontre avec le président Abraham Lincoln, Delany voulu que les soldats noirs aient l’occasion de devenir des leaders au sein de l’armée. Lincoln suivit les conseils de Delany et fit de lui le plus haut gradé noir de l’armée à cette époque. En tant que major au sein du 104e régiment, il entra dans l’histoire une fois de plus.
 
 

L’héritage de fierté et d’excellence noire

 
 
Une citation célèbre de Frederick Douglass à propos de Delany résume leur relation et les convictions de Delany. Dans sa vie, Delany réalisa tout ce qu’un homme noir pouvait réaliser dans l’Amérique du 19e siècle. Il fut abolitionniste, juge, homme politique, officier, médecin, le premier explorateur afro-américain en Afrique, journaliste et romancier. Cependant, il voulait que tous les Noirs soient libre. Il voyait que cette nation ne fournirait pas l’environnement nécessaire pour obtenir le type de liberté que les Noirs méritaient. L’Afrique fut son plus grand objectif et il en fut ainsi jusqu’à sa mort.
 
Source : http://atlantablackstar.com/
Traduction de la Team Elimu