L’émancipation,
une construction consciente.

Lonnie Johnson, ce génie méconnu

Lonnie George Johnson (né le 6 octobre 1949) est un inventeur, ingénieur aérospatial et entrepreneur américain, qui a notamment servi dans l’armée de l’air américaine et travaillé pendant douze ans à la NASA, notamment au Jet Propulsion Laboratory. Il a inventé le pistolet à eau Super Soaker en 1990, qui figure depuis parmi les jouets les plus vendus au monde.

C’est par ces mots que commence sa fichie wikipedia. En réalité, dans la lignée d’un Mark Dean cet homme est un génie méconnu. Du genre à avoir travaillé à la NASA, du genre à inventer des choses – il détient pas moins de 133 brevets – qui sont au coeur de notre système économique global (notamment la conversion de l’énergie en électricité) mais aussi de l’un des jouets les plus vendus au siècle dernier: le pistolet à eau Super Soaker.

Quand on a autant de casquettes impressionnantes, il s’agit de comprendre comment cela s’est produit. Nous l’avons fait pour vous.

 

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Le produit des écoles et université Afro

Alors qu’il n’est qu’un enfant, Lonnie aime les robots qu’il voit à la télévision. Il veut le sien. Déterminé, il décide d’en créer un par lui-même. Cela lui prend un an, et avec ce robot, il gagne un concours de jeunes inventeurs. C’est le début d’une très longue aventure.

Lonnie Johson a été formé, de l’école primaire à l’Université Tuskegee, dans des institutions éducatives Afro-américaines. Cela veut dire moins de moyens (Tuskegee a été fondé avec 2000$!), la ségrégation raciale que l’on connaît et par conséquent des professeurs eux-mêmes en proie à la violence raciste au quotidien. Mais cela veut surtout dire qu’il y a des institutions Noires capables de décerner un savoir actionnable à des gamins totalement démunis. Ce qui leur permet d’être aptes à modifier les conditions de vie de leurs parents, de familles entières potentiellement. Game changer.

Entrepreneur et scientifique, le combo gagnant!

Lonnie Johnson est au coeur des enjeux économiques de demain. Notamment avec la notion d’énergie verte. Ceci a commencé avec une invention qui semble anodine. En effet, alors qu’il travaillait à la création d’une pompe à chaleur dans sa salle de bain, il a par accident déclenché une importante projection d’eau par un tuyau. Cela lui a donné deux idées.

La première est de faire de ce système un jeu pour enfant : le pistolet à eau. La seconde, c’est le projet de vendre ce concept à des industriels. Avec l’argent, il pourrait être libre de travailler à ses propres travaux selon ses envies. Créer des choses cela coûte de l’argent.

Eh bien, ces deux idées se sont matérialisées : en allant à un salon professionnel, il fera la connaissance d’une entreprise qui justement commercialise ce genre de jouets. Ils font affaire. Le jouet est rapidement devenu un best-seller mondial avec plus d’un milliard de dollars de recettes. Il devient rapidement connu pour cette invention. L’histoire pourrait s’arrêter là et ne faire de lui qu’un entrepreneur à succès. Pourtant, il lui en reste plein sous le pied, et ce n’est rien de le dire.

En fait, Lonnie Johnson s’est tout simplement donné comme mission de participer activement (et on peut dire qu’il a un fort impact) à la résolution du problème climatique par ses inventions. Il a commencé par un système novateur de captation de l’énergie solaire. Ceci étant fait, monsieur a décidé de créer également un système de batterie révolutionnaire afin de stocker l’énergie ainsi crée. Son système de batterie est plus sûre (pas de risque d’explosion) plus durable, plus performante et moins chère que la concurrence. Époustoufflant.

 

La transmission au coeur de la réussite

Le père de Lonnie Johnsson était un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale. C’était également un homme manuel qui réparait sans cesse ce qui n’allait pas chez lui. En devenant curieux de ce que son père faisait à la maison, le jeune lonnie a développé des compétences dans le bricolage et la conception d’objets en tous genre.

À son tour père, il transmet cette culture de la résolution de problèmes. Transmettre son goût pour la recherche, le développement de solutions aux problèmes qu’il rencontrait au quotidien. Aujourd’hui ses deux enfants sont ingénieurs. Désormais vous connaissez la recette !!

Soldat, entrepreneur, écologiste et bienfaiteur des enfants du monde entier. Que demander de plus? On souhaite bon courage a ses enfants pour essayer de faire ne serait-ce qu’aussi bien que papa!

Marre de la victimisation ambiante!

J’observe un phénomène très gênant depuis des années. Presque partout où apparaît une personne « noire » (j’utilise ce mot incorrect à dessein) en Occident, elle parle de son expérience de VICTIME du racisme. Nous ne sommes pertinents dans les médias qu’en tant que victimes du racisme. Le seul moyen pour un « noir » de faire la une est d’être une victime du racisme du monde blanc, arabe, etc jamais pour notre mérite ou notre intelligence. Savez-vous qu’être africain n’est pas synonyme d’être une VICTIME?
 
Vraiment je m’interroge sérieusement. Non mais sérieux, J’ai l’impression que la plupart des « noirs » vivant en Occident ont oublié que les Africains sont plus que des victimes d’un système raciste qui a pour socle la suprématie blanche et le white privilege,que nous sommes plus que des gangsters, bitches et tous les rôles stéréotypés que nous endossons au sein de l’industrie cinématographique ou musicale mainstream Euro-Américaine. C’est quand même dingue, presque chaque article de journal où figure un noir fustige la manière dont la police et les Blancs en général nous maltraitent.
 

 

 
 
Que vont faire les « noirs »? Continuer à pleurnicher jusqu’à ce qu’ils arrêtent? Black Lives Matter et tout le tapage médiatique autour de cette mascarade a-il changé quelque chose? J’ai une question sincère à ces spécialistes de la victimisation : Est ce que les soi-disant « noirs » vivant en Occident ont une réalité en dehors de celle de Victimes du colonialisme, de la suprématie blanche, des stéréotypes des médias mainstream et de l’entertainment (sport, musique)?
 
Retenez bien ceci : une personne qui ne sait que se définir en tant que victime ne pourra jamais être considérée comme un être humain à part entière. JAMAIS !
Je ne suis pas en train de dire qu’il faut arrêter de parler du racisme mais il n’y a pas que ce phénomène qui définit notre existence. Où est l’histoire de notre lien avec l’Afrique? Où sont nos récits sur nos icônes panafricaines (Nefertiti, El Hadj Omar Tall, Askia, Ezana, Sarraounia, Sonny Ali Ber, Menelik)? Ces gens ne sont pas des victimes, ce sont des rois / reines dont nous parlons. Akhenaton et Imhotep ne sont pas Nat Turner et Louverture.
Où est l’esprit de love of self et de do for self que Malcolm et Garvey nous ont enseigné ? Nous sommes bien plus que des personnes à peau noire dans le monde des « blancs ». Des gens profonds et complexes avec une très longue histoire (la plus longue de l’histoire humaine) qui existent en tant qu’êtres humains à part entière. Pas des orphelins culturels qui n’existent qu’en tant que victimes du tout puissant blanc, arabe, asiatique, indien etc. Les Africains ne sont pas des petits enfant naïfs et sans défense victimes de tout ce qui souffle ! Notre histoire n’est pas réduite à celle de personnes asservies, trompées ou abusées. Nous sommes capables d’avoir une conversation sur nous-mêmes sans évoquer l’esclavage ou la colonisation.
 
Mais cette conversation est très difficile à envisager quand tout ce que vous savez, c’est que l’histoire des « noirs » a commencé dans l’esclavage. Difficile de comprendre que les Africains dans des endroits comme l’Éthiopie ou l’empire Songhaï faisaient partie du monde biblique et islamique de leur propre CHEF et selon leurs propres termes sans verser dans la singerie (arabisation) lorsque vous êtes anti religieux aveuglés par la haine de l’islam et du christianisme au point de ne voir la bible et le coran comme des outils d’oppression.
En observant l’enchaînement de l’exploitation et de l’oppressions que nous subissons depuis 500 ans de la part des Européens, Arabes, Asiatiques, il serait peut-être grand temps de se dire que peut-être que le problème vient de NOUS et de se dire que cette histoire récente (nous avons plus de 170 000 ans d’histoire) ne nous DEFINIT pas. Si la plupart des Européens, Indiens, Asiatiques disparaissaient de la Terre et que la Terre subissait une invasion par des aliens, il est quasi certain que ces derniers (les aliens) finiraient aussi par nous asservir, bien plus plus que les survivants issus des autres races.
Dans nos esprits comme dans dans ceux de la plupart des habitants de cette planète, les « noirs » sont les plus grandes victimes sur Terre.
 
Comment remédier à cela ?
 
En se dotant d’outils pour protéger ce qui nous est précieux et de ne plus être être EXPLOITABLE. Nous sommes exploités parce que nous sommes exploitables. Nous avons été réduits en esclavage parce que nous étions ESCLAVAGISABLES (pas sûr que le mot existe). Il est complètement inutile de dire : « regardez ce que font les blancs, les arabes, les asiatiques etc ». Ils font ce qu’ils ont à faire ! Une parade est clairement l’auto-détermination surtout économique (Garvey & Malcolm), c’est-à-dire créer de la richesse (matérielle, culturelle, spirituelle) et soutenir financièrement ce que nous avons.
 
Enfin, se plaindre du racisme ou lutter contre le racisme,sont des actes complètement TRIVIAUX par rapport au travail que nous devons faire sur nous mêmes à savoir élever des enfants responsables qui traînent plus souvent à la bibliothèque et devant leurs cahiers qu’en bas du bloc à faire des activités douteuses avec des gens douteux. Vous voulez être respectés juste parce que vous avez la peau noire alors que vous n’arrivez pas à éduquer vos enfants correctement?
Kwabena
Enseignant et militant

Prise de parole de l’OJAL lors des commémorations 2018 des abolitions de l’esclavage à Lyon


Comme chaque année, les membres de l’OJAL se sont rendu à la commémoration du 10 mai à Lyon.Un grand remerciement à la Maison des Outre-Mer de Lyon et l’Association des Etudiants de Cultures Africaines et toutes les associations africaines et ultra-marines pour l’organisation de cet événement qui fut un succès.  Nous avons exhorter les membres de notre communauté, les associations, les entrepreneur(e)s, les étudiants, les familles à se prendre en main la question de notre bien-être : 

 » Nous voici une nouvelle fois réunis pour commémorer l’abolition de l’esclavage…

Ces siècles de razzias négrières, de traite et d’esclavage nous ont marqué dans nos chairs et dans nos esprits. L’histoire officielle souhaite effacer ou du moins falsifier cette mémoire et pourtant…

Pourtant, il y a, dans cette période de notre histoire, des choses capitales à retenir : 
·         Ce fut les débuts de la domination occidentale sur le monde et l’essor du capitalisme et tout cela perdure jusqu’aujourd’hui. Nous pouvons rappeler quelques éléments explicites à ce sujet : C’est dans l’esclavage des hommes et femmes noires que prend racine Wall Street et le monde financier actuelle, le bois d’ébène étant l’une des premières valeurs côté en bourse… (http://ojal69.blogspot.fr/2016/04/7-faits-sur-la-facon-dont-wall-street.html)



La police aussi trouve son origine dans la chasse aux esclaves en fuite. (http://ojal69.blogspot.fr/2016/07/les-patrouilles-desclaves-lorigine-de.html)



 A la lecture de ces éléments on comprend mieux pourquoi on retrouve les mêmes mécanismes (qui ont évolués certes) dans le système.
·         Contrairement à ce que beaucoup pensent ce fut très dur et long pour l’Europe de faire plier l’Afrique et les Africains, d’ailleurs certains ne se sont jamais pliés. Les résistances ne cessèrent de compromettre les ambitions esclavagistes partout et depuis le début, et ce sont ces mêmes résistances qui poussèrent les colons à arrêter la traite et l’esclavage et les poussèrent donc à imaginer un autre moyen pour soumettre les populations afro. On pense notamment à la révolution haïtienne, les Marrons de Jamaïque, de la Réunion ou encore les Boni de Guyane. 



On peut illustrer cela par la citation d’un auteur cubain, qui dit : « Si on avait une carte sur laquelle une lampe rouge s’allumait à chaque endroit ou les soulèvements d’esclaves noirs se produisirent sur le continent, on constaterait que, depuis le 16ème siècle jusqu’à présent, il y aurait toujours une lampe allumée à chaque endroit ». ~ Alejo Carpentier
La résistance est quelque chose que l’on peut également observer aujourd’hui : les différents mouvements panafricanistes et anti-impérialistes en sont des manifestations.
·         Les traitements subits par l’homme et la femme afrodescendants durant cette période ont créés des traumatismes et ont détruit l’image que l’on avait de soi et de l’autre. Ce sont encore des séquelles qui vivent en nous aujourd’hui. Je pense notamment au rapport que  nous entretenons avec nos cheveux ou avec notre peau, ou encore la discrimination horizontale que nous entretenons entre communautés afro (antillais-africains par exemple).


Ces commémorations devraient être des moments pour faire le bilan et de prendre des décisions : Nous, à l’Organisation de la Jeunesse Afrodescendante de Lyon avons choisi l’initiative Communautaire comme ligne de conduite. Nous avons choisi de prendre acte des failles qui ont conduit à notre chute, nous avons choisi de prendre acte du comportement que le maître esclavagiste attendait de ces esclaves, de prendre acte des méthodes que nos Ancêtres ont utilisé pour s’affranchir du système des plantations. Car oui nous sommes encore aujourd’hui sur une vaste plantation, et les différents comportements qui existaient au sein des esclaves de la plantation existent encore.


 Soyons des Marrons, fuyons symboliquement la plantation et émancipons nous REELLEMENT ! Nous en tant qu’afro-descendant nous sommes issus d’une communauté qui a connu l’esclavage, la colonisation, les Bumidom, la dette, la Francafrique, les discriminations à l’embauche, au logement etc… Développons des capacités intellectuelles particulières, développons ces capacités intellectuelles dans le sens de l’élévation de notre communauté, de son progrès et de son bien-être. en consacrant notre énergie à voir notre communauté unie, politiquement indépendante, solidaire et responsable ainsi qu’économiquement puissante. 
Rejoignez le mouvement, Ojalez vous !  » 

Une famille jamaicaine de 7 trouve ses racines en Tanzanie

Dar-es-Salaam

Il y avait des rires et des soupirs profonds parmi sept membres de la famille Brown hier, alors qu’ils étaient assis sous la chaleur du soleil au bord de la piscine à Kunduchi, en réfléchissant sur leur voyage en Tanzanie.

C’était il y a deux semaines quand Iciline (80 ans) a commencé de Londres son voyage en Afrique de l’Est. Iciline, qui est Britannique d’origine jamaicaine, a fait le voyage en Afrique pour la première fois.En compagnie d’Iciline, Adassa Smith (85 ans), ses fils Frederick (58 ans), Noel (55 ans) et Phillip (50 ans), sa fille Monica (57 ans) et son petit-fils Johann (23 ans). Ce fut un voyage de découverte de leur identité.

Ce voyage semble incroyable. Est-ce un rêve? Non, ce n’est pas le cas. C’est la réalité. En tant que jeune, je lisais des choses qui ont sont faites à l’humanité et je me demandais s’il n’y avait personne pour dire que c’était mauvais. Je n’avais jamais pensé que je viendrais un jour sur la terre dont j’avais l’habitude d’entendre parler.

« C’est génial d’être ici. Les bénédictions que j’ai reçues ne sont pas financières. Je suis ici avec mes enfants et mes petits-enfants. C’est la plus grande bénédiction, » dit-elle. Elle a célébré son 80e anniversaire lors de son voyage en décembre. Le voyage a commencé avec Monica en 2007 quand elle a entendu une annonce de radio sur la BBC. Ils étaient à la recherche de six personnes avec un patrimoine caribéen qui voulaient connaître leurs racines. « Ils me décrivaient », dit Monica en riant. Ce qu’ils ont découvert lors de l’examen de son ADN était choquant.

Freddie, son frère explique: «Beaucoup de gens ont pensé que nous étions Ghanéens. Mais les résultats de l’ADN ont révélé que le patrimoine le plus proche était en Afrique de l’Est dans la région de la Tanzanie. Maintenant, certaines personnes disent que nous avons les mêmes caractéristiques que les Bahaya.» Il explique en outre comment il a toujours été curieux de savoir d’où il vient.

«Lorsque nous grandissions au Royaume-Uni, notre père était comme le chef du village et nous souhaitons la bienvenue aux gens de partout. Nous avons compris que nous étions britanniques et jamaïcains. Mais j’ai toujours eu cette pensée en moi – où est la maison?» Son frère, Phillip rappelle son premier voyage en 2011. Il est venu seul et est arrivé le jour de son anniversaire. « Ce n’était pas seulement les vacances, dit-il. C’était plus profond que cela. » 


«Je suis venu dans le pays d’un de mes ancêtres. Pour manger la nourriture qu’il aurait mangé, sentir l’air qu’il aurait pu respirer, marcher sur le sol qu’il aurait pu marcher. Je me souviens qu’une des choses que j’ai dit quand je suis arrivé, c’est que cela semblait si familier, dit-il. C’était une semaine de tant de découvertes.»

« C’était intensément profond d’entendre quelqu’un dire «Karibu Nyumbani» (Bienvenu à la maison), dit Noel. Pour quelqu’un qui a vécu toute sa vie sans connaître leur origine, cela signifie beaucoup. »

Sa tante, Adassa fait écho à ces mots: «Je ne pensais pas que je verrais ce jour ou que je viendrais aussi loin. J’ai entendu parler de l’océan Indien, mais je n’ai jamais pensé que je pouvais m’approcher de lui, a déclaré Adassa. D’autant que vous vieillissez, vous vous demandez d’où venons-nous vraiment?»

Représentant trois générations, la famille semble avoir trouvé un nouveau sens à travers leur expérience. Maintenant Freddie dit, ils pensent à la façon de contribuer par leurs diverses compétences.

«Ce n’est pas seulement un appel romantique de venir ici et d’être embrassé par les gens. Nous sommes à la recherche d’une occasion de contribuer », a déclaré Monica. «Nous ne sommes pas des touristes. Ce n’est pas la raison pour laquelle nous sommes ici », a ajouté Freddie.

Johann Johnson, qui est le plus jeune dans le groupe, dit qu’il a vu beaucoup de changements depuis qu’il est venu avec sa mère en 2010. Il croit que la Tanzanie est un endroit avec un avenir brillant.

Source: The Citizen

Traduction par la Team OJAL



L’Initiative Communautaire, le programme en 5 points de l’OJAL

L’OJAL regroupe des Afrodescendant(e)s de tous horizons mû(e)s par la revalorisation des populations d’ascendance africaine, tant sur le plan politique, économique, social, culturel etc.
Les 5 principes fondamentaux :
UNITÉ : 
Nous pensons que l’unité des populations afrodescendantes, où qu’elles se trouvent, ainsi que l’émergence d’une conscience communautaire sont des conditions sine qua non à l’élévation politique, économique, sociale et culturelle du continent et de la diaspora.
AUTODÉTERMINATION :
L’OJAL se positionne de manière ferme contre l’impérialisme et le paternalisme de toutes sortes. Nous promouvons de manière inconditionnelle l’indépendance réelle de notre peuple. Nous estimons que notre communauté a assez mendié, et qu’il est grand temps que nous comprenions qu’il est inadmissible que nous attendions que d’autres fassent pour nous ce que nous sommes amplement capable de faire pour nous-même et par nous-même.
SOLIDARITÉ ET RESPONSABILITÉ COMMUNAUTAIRE :
Il est impératif que notre communauté s’organise afin de créer de vrais réseaux de solidarité. Indéniablement les destins des populations afrodescendantes sont liés, il est donc dans notre intérêt de nous entraider et de collectiviser ressources et connaissances.
COOPÉRATION ÉCONOMIQUE :
L’OJAL est consciente que l’amélioration de nos destinés, ne passera que par la maîtrise de notre économie (promotion de l’auto-entrepreneuriat, soutien aux entreprises et institutions afro-descendantes) et la coopération productive. Notre communauté doit comprendre qu’elle s’appauvrit à chaque fois qu’elle dépense chez les autres.
RAPATRIEMENT:
L’OJAL appel au rapatriement des forces vives de la diaspora vers notre continent (ou des territoires majoritairement noir). L’histoire des Afrodescendants prouve que l’offre d’intégration est hypocrite et mensongère, et affaiblit notre communauté au profit des autres.