L’émancipation,
une construction consciente.

5 citations de dirigeants français qui révèlent combien la France dépend de l’Afrique pour sa survie

 
François Mitterrand 
 « Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au 21ème siècle. » 
L’ancien Premier ministre en 1957 

 

Jacques René Chirac

 
« Sans l’Afrique, la France descendra du rang des puissances [mondiales] » 
L’ancien président français en 2008 

 

 
 
Jacques Godfrain 
 

 

« … Un petit pays [la France], avec un peu de force, nous pouvons déplacer une planète à cause de [nos] relations avec 15 ou 20 pays africains … » 

 

L’ancien ministre français en 2011 
 
 

 

Pierre Moscovici 

 

 
« Nous devons parler le langage de la vérité: la croissance africaine nous entraîne. Son dynamisme nous soutient et sa vitalité est stimulante pour nous … Nous avons besoin de l’Afrique. « 
Discours de l’ancien ministre des Finances français en décembre 2013 
 
François Hollande
 
« … La France, avec l’Europevoudrait s’impliquer encore plus dans le destin de votre continent … l’économie de demain dépendra fortement de la force et du dynamisme des entreprises africaines … L’objectif que je me suis fixé est de doubler le commerce entre la France et l’Afrique en cinq ans. « 

 

Discours de l’ancien président lors du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afriquedécembre 2013 

Georges Faisans, le Guadeloupéen qui fit trembler la France

Parmi nous, combien connaissent cet homme remarquable, qui grâce à un geste de révolte, réussit à mobiliser la Guadeloupe ?
Avant de devenir ce héros de  » l’Île aux Belles-Eaux », Georges Faisans est d’abord un intellectuel, , un homme de lettre, un professeur. Il est né à Pointe-à-Pitre en 1936, et comme beaucoup de Guadeloupéens de l’époque grandit assez modestement, mais entouré par un environnement familial et baigné d’une culture forte. Très vite, il se destine pour l’enseignement et en 1960, il est professeur en Algérie. Il revient en 1984 et s’engage dans le Mouvement Populaire pour une Guadeloupe Indépendante, une organisation indépendantiste guadeloupéenne. 
 
Drapeau du Mouvement Populaire pour une Guadeloupe Indépendante

L’histoire commence lorsque la même année, un Blanc, collègue professeur de Georges, agresse un élève noir du lycée de Baimbridge. Monsieur Faisans bouillonne et frappe son collègue avec le plat d’un coutelas. Suite à son acte contre un comportement racial, il a été condamné à une durée de trois ans d’emprisonnement et incarcéré ensuite en Guadeloupe. Refusant cette sentence qu’il juge injuste, il entame une grève de la faim le 3 juin 1985 en guise de protestation à l’exclusion raciale des écoliers de couleur noire ainsi qu’à la subjectivité juridique face au racisme. 

 

 

 

Le 25 juin, la décision de son transfère à la prison de Fresnes en France est décidée. Il est alors placé dans le quartier réservé aux grévistes de la faim, où il poursuit son mouvement de protestation. Sa sœur affirma dans les médias qu’il était en train de mourir, cela déclencha de violentes manifestations et blocages dans toute la Guadeloupe aux cris de « Lagé Fézan ! »

 

Le 10 juillet, après plusieurs pressions populaires, le procureur Valère accepte en Guadeloupe la libération de Georges Faisans, décision qui a été refusée par les juges français. Le père Chérubin Céleste, choqué par la décision des juges français, lancé un appel à la masse populaire pour soutenir Georges Faisans. Il participe au blocage de la rue Frébault avec plusieurs militants du Mouvement Populaire pour la Guadeloupe Indépendante tels que Djota, Gaston, Awadou Woz wojé et Marigwadlouop. Le 20 juillet 1985, le MPGI organise plusieurs rencontres et protestations, qui mènent à un déclenchement d’une grève de faim collective devant le Centre des Arts, comme action de soutien de la cause de Georges Faisans et cela avec la participation de plusieurs personnes populaires comme Aline Bolle, Francine Lande Claude de Vipart, Marigwadlouo.

 

Des affrontements sévères entre les manifestants et les forces de l’ordre vont avoir lieu un peu partout : des blocages de circulation sont érigés aux sorties de Pointe-à-Pite et sur d’autres routes. Le 24 juillet, la situation n’est plus contrôlable : Du 25 au 29 juillet 1985, se déclenche  » les Cinq Jours » : cinq jour de manifestations et de grèves totales et devant le risque d’instabilité voir de guerre civile, le gouvernement français décide de libérer Georges Faisans le 29 juillet 1985, après une période de 56 jours de grève de la faim.

 
Après ces événements, Georges décide de s’éloigner de la France et part au Burkina où il est reçu par le président Sankara. Cela peut rappeller l’histoire d’un Geronimo Pratt qui lui après son incarcération est parti vivre en Tanzanie. Georges Faisans est alors considéré comme le père nationaliste par ses soutiens, encore aujourd’hui considéré comme étant le père des « mouvements pauvres » et initiateur actif de la « Théologie de la libération ».
 
 
Il reviendra en France en 1995 où il décédera la même année. 
 
Que la mémoire de Georges Faisans et des autres combattants de la liberté de la Guadeloupe reste vive parmi la jeunesse guadeloupéenne! 
 
Team OJAL 
 
 

Comment le Nigeria a depensé 61$ Milliards pour soutenir les Noirs d’Afrique du Sud dans la lutte contre l’Apartheid

Dans une rare démonstration d’amour fraternel en Afrique du Sud, les Nigérians ont fait d’énormes sacrifices contribuant à la destruction de l’apartheid en Afrique du Sud.

 

Les étudiants du Nigeria ont jeûné les midis pour faire des dons, et juste en six mois, en juin 1977, la Southern African Relief Fund (SARF) a atteint 10,5 millions de dollars. Les dons au SARF étaient largement connus au Nigeria sous le nom de «taxe Mandela».

 

 


Grâce à la levée de fonds, un premier groupe de 86 étudiants sud-africains est arrivé au Nigéria en 1976, suite à la perturbation du système éducatif en Afrique du Sud. Cela s’est produit après le massacre de 700 étudiants par la police blanche alors que les premiers protestaient contre la décision du régime d’apartheid de changer leur langue d’éducation en afrikaans (dialecte néerlandais des colons). Des centaines d’étudiants sud-africains ont profité de l’activité du fonds pour étudier au Nigeria gratuitement.

 

Au-delà de l’accueil des étudiants et des exilés, le Nigeria a également accueilli de nombreux Sud-Africains de renom tels que Thabo Mbeki (ancien président sud-africain de 1999 à 2008). Il a passé 7 ans au Nigeria, de 1977 à 1984, avant de déménager pour le siège de l’ANC à Lusaka, en Zambie.

Le Nigeria, en compagnie d‘autres nations africaines, a exercé des pressions pour la création du United Nations Special Committee against Apartheid (Comité spécial des Nations Unies contre l’apartheid) et l’a présidé pendant 30 ans, plus longtemps que tout autre pays.

Entre 1973 et 1978, le Nigéria a versé une somme financière énorme au United Nations Educational and Training Programme for Southern Africa, un fonds d’affectation spéciale volontaire qui promeut l’éducation de l’élite noire sud-africaine.

Quant au commerce, le Nigeria avait refusé de vendre du pétrole à l’Afrique du Sud pendant des décennies pour protester contre la règle de la minorité blanche. Le Nigeria a perdu environ 41 milliards de dollars au cours de cette période.

Surtout, le Nigéria était la seule nation à avoir créé le Comité national contre l’apartheid (NACAP, National Committee Against Apartheid) dès 1960. La mission du comité était d’informer tous les Nigérians des maux du régime d’apartheid, des écoles primaires aux universités, aux médias publics et aux marchés, à travers des affiches et des messages publicitaires. Le NACAP était également chargé de coordonner les actions conjointes du gouvernement du Nigéria et de la société civile contre l’apartheid et de conseiller les décideurs sur les décisions anti-apartheid. Pendant plus de trois décennies, le NACAP a réussi à établir des alliances avec des mouvements syndicaux, des groupes d’étudiants, des éléments progressistes et d’autres organisations internationales de base au Nigeria pour des activités anti-apartheid efficaces.

Nacap contre l'apartheid

En fait, jusqu’en 1960, la lutte de l’ANC contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud donnait de très petits résultats. Le monde entier était tout à fait indifférent quant à la souffrance des Noirs Sud-Africains. En outre, les pays occidentaux ont fortement appuyé le régime d’apartheid qui lui a fourni des technologies, des renseignements et des accords commerciaux favorables. Les choses ont commencé à changer radicalement seulement après que les pays africains soient devenus indépendants dans les années 1960. Le Nigeria a pris sans équivoque le leadership du mouvement anti-apartheid dans le monde entier.

Malgré la nature volatile de la politique nigériane et le passage de nombreux chefs militaires et civils, le Nigéria n’a jamais abandonné son engagement inébranlable envers la liberté de nos frères et sœurs en Afrique du Sud. De 1960 à 1995, le Nigeria a dépensé plus de 61 milliards de dollars pour appuyer la fin de l’apartheid, plus que tout autre pays dans le monde, selon l’Institut sud-africain des affaires internationales. Le pays n’a jamais laissé tomber aucune occasion de dénoncer l’apartheid, du boycott des Jeux Olympiques et des Jeux du Commonwealth à la nationalisation des actifs de British Petroleum en 1979.

Discours a l'ONU contre l'apartheid

Malheureusement, nos frères et sœurs en Afrique du Sud n’ont pas été reconnaissants du Nigéria. Lorsque Mandela est décédé en 2013, le président nigérian n’a même pas eu l’occasion de s’exprimer. Dans le même temps, les représentants des États-Unis. (U S) et le Royaume-Uni (U K), deux pays soutenant le régime de l’apartheid, étaient à l’honneur…

 
 

Traduit par la team OJAL

 

8 pays africains dont l’indépendance découle directement des enseignements de Marcus Garvey

Le Zimbabwe



Le Zimbabwe, autrefois connu sous le nom de Rhodésie, est l’un des plus grands exemples de pays ayant été touché par le garveyisme. Selon un article intitulé « The Seeds are Sown: The Impact of Garveyism in Zimbabwe in the Interwar Years« , les enseignements de Marcus Garvey ont eu un « effet électrisant sur les travailleurs migrants zimbabwéens en Afrique du Sud, en les incitant à former diverses associations. » L’accent mis par Garvey sur le nationalisme noir ainsi que d’autres principes considérés comme radicaux à l’époque contribuèrent à déclencher la « le mouvement africain le plus radical de colonie durant les deux guerres« . Les enseignements contribuèrent au final à façonner le paysage politique, religieux et social pour les associations qui finirent par se réunir pour former Zimbabwe.


Le Ghana



Les enseignements de Garvey inspirèrent de nombreux leaders dont Kwame Nkrumah. En raison de cette influence, Nkrumah commença par la suite à travailler pour libérer l’Afrique de la domination coloniale en commençant par le Ghana, selon Black Business Network. De 1952 à 1966, Nkrumah agit comme le chef de ce qui était alors connu sous le nom de Gold Coast avant qu’il conduise le pays à gagner son indépendance vis-à-vis de la domination coloniale britannique. Cela fit du Ghana le «premier pays d’Afrique noire à devenir indépendant», selon la BBC. Cela a également conduit beaucoup de gens dans le pays à attribuer à Nkrumah « la stabilisation d’une scène politique turbulente et en laissant de la démocratie un héritage« .


L’Afrique du Sud


Garvey était un partisan influent du rapatriement, ce qui permit de mobiliser de puissants  mouvements à travers l’Afrique du Sud et de jeter les bases de la vie politique dans la région. «Prêchant l’unité de tous les Noirs, il a affirmé que la liberté ne viendrait que par le retour de tous les Afro-Américains à leur foyer ancestral et à cette fin il avait fondé l’Universal Negro Improvement Association en 1914», selon sahistory.org . «En 1925 les adversaires du racisme blanc, dans les villes et les districts ruraux, mais surtout dans le Cap oriental avaient adapté les enseignements de Garvey à l’expérience sud-africaine noire. Ainsi, le retour des terres à ses propriétaires ancestraux est devenu l’un des thèmes centraux autour desquels l’opposition à la domination des colons blancs  fut mobilisée».


La Tanzanie



Après la Seconde Guerre mondiale, la région maintenant connue comme la Tanzanie fut placé sous tutelle des Nations Unies, et le développement de la région était sous contrôle britannique. Au cours d’une série de mouvements indépendantistes crées à la suite de la campagne de Garvey pour le nationalisme africain, Tanganyika Africa National Union (TANU) émergea comme l’un des groupes les plus puissants. Selon un article publié dans le Journal of Black Studies, la TANU fut dirigée par nul autre que Julius Nyerere, un leader influent du peuple qui attribuait beaucoup de ses propres connaissances aux enseignements de Garvey. La TANU grandissant, les élections eurent lieu en 1960 et la la Tanzanie devint indépendante en 1961.


Le Kenya



Jomo Kenyatta est non seulement le premier président du Kenya, mais il est aussi le puissant leader qui contribua à faire de ce pays une nation indépendante. Selon l’ouvrage « Figures from the African Nationalist and Independence Movement« , Kenyatta aida à mener l’Union nationale africaine du Kenya dans les négociations au cours de la première et la deuxième Conférence de Lancaster à Londres.


La Guinée



Ahmed Sékou Touré, un autre dirigeant influencé par les œuvres de Garvey, a conduit la Guinée à l’indépendance en 1958. Guinée faisait partie d’un groupe de pays qui formaient la IVe République française avant son effondrement. C’est lorsque les Français fondèrent la Ve République et offrirent l’autonomie des pays dans le nouvel empire colonial français ou d’avoir l’indépendance immédiate. Touré conduisit le peuple Guinéen dans une poussée indépendantiste tandis que les autres pays choisirent l’autonomie. Les Français se retirèrent de la région avant que la nation ne déclare son indépendance et a ne fasse de Sekou Toure son premier président.


La République Démocratique du Congo (RDC)



La RDC a obtenu son indépendance notamment grâce à la présence mouvements nationalistes qui fut inspirés en grande partie en partie par Garvey. Dans les années 1960, la RDC fut occupée par une série de parties indépendantistes comme le Mouvement National Congolais, qui fut dirigé par Patrice Lumumba. Le MNC à revendiquer la victoire aux élections parlementaires et Lumumba à sa tête devint le premier Premier ministre de la République Démocratique du Congo à partir de Juillet 1960.


L’Angola



Le slogan de Garvey, « L’Afrique aux Africains »  fut au centre de nombreux mouvements historiques d’indépendance et de libération. Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola doit a Garvey sa capacité à mobiliser et de faire partie de la liste croissante des groupes soutenant le mouvement nationaliste. Selon un article du New York Times, une « rébellion d’inspiration Garveyniste  » éclata en Angola en 1922, ce fut une autre grande étape vers l’indépendance du pays.


Source : 8 African Countries Whose Independence Is a Direct Result of the Teachings of Marcus Garvey

Traduction #TeamOjal





5 façons dont l’Europe sous-développa l’Afrique

1° La démographie basse de l’Afrique:


Selon la Banque mondiale, l’Afrique subsaharienne compte actuellement environ 910 millions de personnes. Ce nombre serait beaucoup plus élevé sans les Européens et la traite négrière transatlantique.
Pendant l’esclavage, le continent africain eut une stagnation démographique anormale par rapport au reste du monde et il n’y a pas de facteur causal autre que le fait que des millions de personnes qui étaient en âge de porter des enfants furent expédiés vers les Amériques.
Un chercheur européen donna les estimations suivantes de la population mondiale (en millions) selon les continents:


La population d’Afrique n’a pas bougé du tout pendant l’esclavage. Dans d’autres parties du monde, comme au Japon et dans certaines parties d’Europe la croissance de la population a permis une grand développement socio-économique alors que l’absence de croissance a fait stagner l’Afrique.

2° La traite négrière européenne a eu des effets majeurs sur la population active africaine:

Selon certaines estimations, entre 1445 et 1870 pas moins de 100 millions esclaves africains hommes, femmes et enfants quittèrent l’Afrique durant la traite négrière transatlantique. Cette perte de travailleurs créa une brèche majeure dans la main-d’œuvre africaine.
Selon Walter Rodney, auteur de « How Europe Underdeveloped Africa » l’énorme succès de la main-d’œuvre africaine fut plus critique, car elle était composé de jeunes hommes et de jeunes femmes valides. Les acheteurs d’esclaves préféraient que leurs victimes soient âgées de 15 à 35 ans, et de préférence dans la vingtaine; le rapport entre les sexes étant d’environ deux hommes pour une femme. Les européens acceptèrent souvent des enfants africains, mais rarement des personnes âgées.
Durant quatre siècles, le manque de travailleurs ralentit encore le développement du continent africain.

3° La distorsion de l’économie des tissus africains et autres industries:

Selon W.Rodney, l’Europe du 15ème n’était pas supérieure technologiquement parlant aux autres parties du monde. Certaines caractéristiques spécifiques furent très avantageuses pour l’Europe, tels que le transport maritime et (dans une moindre mesure) les armes à feu. Les européens commerçant en Afrique durent faire usage de biens de consommation provenant d’Asie et d’Afrique, montrant que leur système de production n’était absolument pas supérieure.
Également selon W.Rodney, lorsque que l’Afrique entra dans l’ère coloniale, elle se concentra presque exclusivement sur l’exportation de coton brut et l’importation de tissu de coton. Ce renversement remarquable est liée aux progrès technologiques en Europe et à la stagnation de la technologie en Afrique en raison des nombreux échanges avec l’Europe.
À la fin des années 1800, après avoir accumulé une énorme quantité de richesse de la traite négrière, les Européens firent des progrès technologiques et des découvertes essentielles pour produire des vêtements plus rapidement et moins chers. Grâce à cette initiative, les pays européens réussirent à mettre les industries africaines de fabrication de tissu en faillite.

4° Les conséquences sociale, politique et économique du colonialisme:

Le colonialisme est la politique ou la pratique de la prise de contrôle politique totale ou partielle d’un autre pays, son occupation par des colons, et son exploitation économique.
La colonisation de l’Afrique dura un peu plus de 70 ans dans la plupart des régions du continent. Les conséquences négatives du colonialisme en Afrique surgirent principalement du fait que l’Afrique perdit son pouvoir social, politique et économique.
La perte de pouvoir de l’Afrique permit l’appropriation directe par les européens des institutions sociales en Afrique. Les africains cessèrent de fixer des objectifs et des normes culturelles autochtones, et perdirent la pleine maîtrise de la formation des jeunes membres de la société. Ainsi, les européens réussirent à mettre en place des institutions dans l’ensemble des pays africains pour leur propres intérêts.
Toujours selon W.Rodney, l’impact négatif du colonialisme en termes politiques fut tout à fait dramatique. Du jour au lendemain, les États africains perdirent leur pouvoir, leur indépendance et leurs moyens (indépendamment du fait qu’ils étaient de grands empires ou de petites entités politiques). Le pouvoir politique passa entre les mains de seigneurs étrangers.
Avec le nouveau pouvoir politique et social, les Européens réussirent à extraire les ressources du continent pour leur propre bénéfice et aucun état africain ne put s’épanouir sous le colonialisme.

5° Le sous-développement éducatif de l’Afrique:

L’éducation en Afrique pré-coloniale était adaptée aux réalités de la société africaine pré-coloniale et produisait des personnalités adaptée à la société. Des fonctions spécialisées telles que la chasse, l’organisation religieuse rituelle, et la pratique de la médecine impliquées certainement une éducation formelle au sein de la famille ou du clan. Ces pratiques éducatives datées toutes de l’époque communales, mais elles persistèrent dans les sociétés pré-féodales et féodales d’Afrique plus développées, à la veille du colonialisme.
Selon Rodney, alors que le mode de production se déplaça, en Afrique, vers la féodalité, de nouvelles caractéristiques émergèrent également dans le modèle éducatif. Il y avait, par exemple, une plus grande spécialisation, parce que la proportion d’éducation formelle devenue informelle augmenta avec les progrès technologiques. En dehors de la chasse et de la religion, la division du travail, la rendit nécessaire afin de créer des guildes pour transmettre les techniques de travail du fer, de fabrication du cuir, de fabrication de tissu, du moulage de la poterie , du négoce professionnel, et ainsi de suite.
Lorsque les colons européens vinrent en Afrique, ils introduisirent un nouvel ensemble d’institutions d’éducation formelle complétant partiellement et remplaçant ce qui était là avant. Le but principal de l’école coloniale était de former les Africains pour aider l’administration locale et pour pourvoir les entreprises capitalistes privées appartenant à des Européens. En réalité, cela signifiait que la sélection d’un peu d’Africains de participer à la domination et à l’exploitation du continent dans son ensemble. Ce n’était pas un système éducatif né de l’environnement africain ou conçu pour promouvoir l’utilisation plus rationnelle des ressources matérielles et sociales. Ce n’était pas un système éducatif conçu pour donner aux jeunes la confiance et la fierté en tant que membres de sociétés africaines, mais une éducation qui cherchait à instiller un sentiment de déférence envers tout ce qui était européen et capitaliste.

Sources :

Walter Rodney’s “How Europe Underdeveloped Africa

http://www.blackherbals.com


Traduction #TeamOjal

6 raisons pour lesquelles il est erroné de qualifier un Noir de raciste

1° La classification raciale fut crée en l’Europe:



Les Européens ont inventé le concept de race

Jusqu’au 17ème siècle, la classification raciale était impensable. En fait, les Africains étaient perçus de manière positive comme étant d’excellents agriculteurs et de robustes ouvriers. Il n’y avait pas ce sentiment esclavagiste qui commença à balayer le monde occidental alors que les profiteurs d’esclaves et la classe dirigeante prenaient des mesures drastiques pour prouver que les Africains étaient inférieurs.

Pour justifier la déshumanisation des Africains, pour maintenir la rentable entreprise de l’esclavage, une approche à deux volets fut mise en œuvre avec la validation de l’église et la science.

Avec la bénédiction de l’église, les populations africaines, largement non-chrétiennes, furent étiquetés comme païennes ayant besoin de Salut. La communauté scientifique créa, dans une hiérarchie sociale, les classifications raciales telles que Caucasiens, Asiatiques et Africains, respectivement.

Carolus Linnaeus, inventeur de la taxonomie zoologique, fut le premier «expert» à attribuer des phénotypes à chaque race. Les caractéristiques de la personnalité blanches furent décrite comme vives, aventureuses et actives. A l’inverse, les traits de la personnalité noirs furent dépeint comme « rusé, paresseux et négligents. »

Donc, à moins que quelqu’un n’arrive avec la preuve que la classification raciale utilisée pour opprimer une grande partie de la population mondiale était une création noire, traiter les Noirs racistes ne signifie absolument rien.




2° Dans de nombreuses sociétés occidentales, Le peuple noir est au dernier rang:



Les hiérarchies sociales sont déterminées par la race dans la constructions de la suprématie blanche

Pour maintenir l’ordre dans une société, un consensus massif sur le statu quo est impératif. En fournissant une norme de ce qui est acceptable par rapport à ce qui est inacceptable, on nous apprend ce qui rend un citoyen apprécié et une autre marginalisés.

La meilleure façon de fixer de telles normes est d’utiliser une référence visuelle: la race. Grâce à la marginalisation et l’exploitation des Noirs, tout en offrant des privilèges sociaux aux blancs, la société nous pousse à croire que le noir est mauvais et de classe inférieure, tandis que le blanc est bon et de classe supérieure.

Beaucoup posent souvent l’argument que la classe sociale est une question d’économie et qu’elle n’a rien à voir avec la race. Si cela est vrai, pourquoi autant de Noirs s’assimilent résolument à un comportement socialement acceptable défini par leurs homologues blancs?

Un noire avec une éducation occidentale, les cheveux défrisés et un modes d’expression modifié représente clairement une personne acceptant l’idée de ce qui est acceptable (blanc) dans la culture dominante et se conformant à la norme pour obtenir un rang social plus souhaitable.

Donc, tant que les blancs ne porteront pas de tissages crépus pour obtenir un emploi dans une société appartenant à des Noirs et tant les blancs ne sont pas soumis au côté négatif des discriminations, traiter les Noirs de racistes est vide de sens.




3° La majorité des gens riches ne sont pas noirs:



Des disparités croissantes existent entre la race et la classe

Malgré ce que votre télévision peut vous dire, la plupart de Afro-Américains ne se prélassent pas dans demeures opulentes, en feuilletant fièrement des de dollars tout en conduisant une Bugatti en route vers un avion privé.

La disparité de richesse entre les Blancs et les Noirs, en particulier aux États-Unis, a augmenté au cours des 50 dernières années. Actuellement, nous vivons la plus grande fracture raciale et économique de l’histoire américaine, avec des Blancs ayant en moyenne 20 fois plus d’actif net que les Noirs.

L’économie est l’un des fondements essentiels d’une communauté ou d’un groupe culturel. Sans une base financière solide, une communauté a peu d’influence sociale et politique. Les Noirs doivent amasser suffisamment de richesses à travers la pratique de l’économie groupe pour rivaliser avec d’autres groupes. Actuellement, nous n’avons pas largement acceptée la mise en place de cette pratique dans la communauté. Certes, il y a des Noirs riches, mais qui bénéficie de leur richesse? La réponse se trouve dans l’état de notre condition collective.

Donc, tant que les Noirs ne créeront pas de richesse en possédant les entreprises de leur communauté et en impactant l’économie à l’échelle mondiale en tant que vendeurs (et non acheteurs), qualifier les Noirs de racistes ne veut pas dire grand chose.




4° Où est le Jésus noir?:



Le visage d’une des plus grandes religions du monde est un blanc âgé de 538 ans 

Actuellement, la majorité des croyants Noirs souscrivent au dogme chrétien. Puisque l’image du Christ est encore largement acceptée comme celui d’un homme blanc, on peut en déduire que les Noirs du monde entier s’inclinent devant cette image. Malgré les dégâts psychologiques de l’adoration une idole qui ressemble à «l’oppresseur», de nombreux Noirs trouvent du réconfort et de la sécurité en le faisant. C’est également un exemple de la façon dont le syndrome de Stockholm se manifeste. 

Donc, tant que les Noirs ne créeront pas un Dieu à leur image pour que le monde entier ne l’adore, traiter les Noirs de racistes est absolument ridicule.




5° Les manuels scolaires certifiés sont rarement (jamais) publiés par des entreprises noires:



Les maisons d’édition non-noires maintiennent le monopole du matériel éducatif et fixent les normes académiques

De la maternelle à l’université, l’écrasante majorité des manuels sont produits par des sociétés d’édition qui ne sont pas détenues par des Noirs. En fait, trois maisons d’édition dominent l’essentiel du marché de la publication de manuels scolaires: Bordas, Nathan, Hatier [NDLR]. Par conséquent, tous les enfants reçoivent l’information à partir d’un point de vue limité, souvent euro-centrique dès leur plus jeune âge. Alors que Nicolas Dupont [NDLR] apprend les accomplissements des pères fondateurs ses grandes nations, l’estime de soi et la compréhension de l’identité de Mamadou Coulibaly [NDLR] en prennent un coup. Mamadou ne sait pas que les siens existait avant que l’homme blanc bienveillant ne les réduise en esclavage et ne les colonise, les esclaves, et que, dans sa grande miséricorde, accorde aux Noirs une libération feinte. Très jeunes, nos enfants apprennent où se situe la valeur dans l’humanité et où elle ne se situe pas. Ce conditionnement continue non seulement au lycée, mais probablement dans la vie adulte.

Donc, tant que les Noirs n’auront pas de contrôle sur le fait que les programmes scolaire soient adaptés à tous les enfants, indépendamment de leur croyance, de leur race ou de leur couleur, je me moque que vous pensiez que ce sont des revendications racistes du peuple noir. Même si il est prouvé que certains d’entre nous le sont, les effets du racisme noir n’ont guère le même impact que le racisme issue des constructions sociales de la suprématie blanche.





6° Le racisme noir par rapport aux réactions humaines:



Le nationalisme noir constitue une réponse à l’oppression systémique blanche

Nous avons tous vu la colère récente bouillonnant partout sur les réseaux sociaux. Cette flambée de colère des « chercheurs de vérité Noirs » est un appel à la justice chaque fois qu’une personne noire est assassiné par la main d’un blanc. Au lieu de recevoir la justice, nous recevons l’incarcération de masse, les systèmes juridiques aux préjugés raciaux, la montée du chômage et de la précarité, la discrimination raciale à l’embauche à travers le pays, l’imagerie négative et constante du Noir, dépeint par les médias, l’éducation de nos enfants entaché des préjugés raciaux, la pression sociale conduisant aux maux tels que l’anxiété et l’hypertension, et la liste s’allonge encore et toujours.

Quand les Noirs de revendiquent la puissance, l’obstination et la solidarité raciale, beaucoup de gens voient cela comme du racisme. Même les témoignages de « Black Love » évoque pour certains la « haine ». Ce comportement prétendument « raciste » du Noir est une réponse humaine à des centaines d’années marginalisation et d’exploitation à travers le monde. Parfois, la réponse est la colère. Parfois, c’est l’espoir. Parfois, il y a une volonté d’exclure les autres races. Ces réponses ne sont pas un appel à renverser le racisme et l’oppression, mais un appel à résister et à être libre comme n’importe quel être humain ayant des désirs sains.

Donc, jusqu’à ce que les Noirs n’incarcéreront pas un grand nombre de blancs et ne fortifieront pas le racisme institutionnel pendant au moins 15 générations, traiter les Noirs de racistes est un non sens.


Source:

http://atlantablackstar.com/

http://www.assatashakur.org

http://en.wikipedia.org

http://www.pbs.org

http://www.dollarsandsense.org

http://www.allgov.com

http://cyberplayground.wordpress.com

Traduction #TeamOjal

12 figures historiques dont beaucoup de gens ignorent qu’elles sont afrodescendantes

1° Général Thomas-Alexandre Dumas (1762-1806) 


Le Général français Thomas-Alexandre Dumas repoussant l’armée autrichienne, au pont de Clausen dans le Tyrol, le 17 janvier 1797.
Thomas-Alexandre Davy de la Pailleterie, également connu sous le nom d’Alexandre Dumas, était un général de l’armée française et est devenu l’un des hommes afrodescendants de plus haut rang de tous les temps dans une armée européenne continentale. Né à Saint-Domingue (Haïti), Alexandre Dumas était métisse, fils d’un noble français blanc et d’une mère esclave d’origine africaine.




2° Alexandre Dumas (1802-1870)


Alexandre Dumas, était le fils d’Alexandre Davy de La Pailleterie, et l’auteur du Comte de Monte-Cristo et Les Trois Mousquetaires. Il est considéré comme l’un des auteurs français les plus lus de tous les temps. Personne ne vous dit à l’école qu’il était afrodescendant, pourquoi selon vous?




3° Alexandre Pouchkine (1799-1837) 



Alexandre Sergueïevitch Pouchkine est considéré par beaucoup comme le plus grand poète russe et le fondateur de la littérature russe moderne. Pouchkine est né dans la noblesse russe à Moscou après que son arrière-grand-père du côté de sa mère, Abram Petrovitch Ganibal, ne fut réduit en esclavage et ramenés d’Afrique en Russie où il s’éleva à la dignité d’aristocrate. Un Afrodescendant aristocrate à cette époque en Russie, c’est totalement éblouissant.




4° Joseph Boulogne (1745-1799) 


Joseph Boulogne, aussi connu comme Le Chevalier de Saint-George ou le « Mozart Noir », était un afrodescendant qui s’est hissée au sommet de la société française en raison de sa maîtrise de la musique européenne et du combat à l’épée. Il était le fils d’une esclave afrodescendante, Nanon, largement considéré comme la plus belle femme de la Guadeloupe, et d’un père membre d’une famille riche de la colonie des Antilles françaises de la Guadeloupe.






5° La Reine Charlotte d’Angleterre (1744-1818)


La Reine Charlotte, épouse du roi d’Angleterre George III (1738-1820), descendait directement de Margarita de Castro y Sousa, une branche afrodescendante de la Maison Royale portugaise. Ses contemporains l’ont décrite comme ayant « un vrai visage de mulâtre. » La ville de Charlotte, en Caroline du Nord, est nommé d’après elle.




6° Alexandre de Médicis (1510 – 1537) 


Alessandro de Médicis. Duc de Florence. Peinture dans la Galerie des Offices, Florence

Alexandre de Médicis était le duc de Florence au début du 16ème siècle. Il est considéré comme le premier chef d’Etat afrodescendant de l’histoire occidentale moderne. Les historiens pensent qu’il est né d’un fonctionnaire d’origine africaine qui travaillait dans la maison des Médicis.




7°Juan de Pareja (1606-1670) 


Juan de Pareja par Diego Velázquez (Metropolitan Museum of Art de Nueva York, 1649-1650)

Juan de Pareja était un peintre espagnol dont l’oeuvre, La Vocation de saint Matthieu est actuellement exposée au Museo del Prado à Madrid, en Espagne. Il était esclave et fut par la suite affranchi. On le décrivit comme un «Morisco», ce qui signifie « issu de couples mixtes et d’une couleur étrange.« Une couleur portée par beaucoup d’afrodescendants comme lui en tout cas!




8° Juan Latino (1518 – 1596)


Juan Latino, né Juan de Sessa, était un savant africain distingué à la prestigieuse Université de Grenade en Espagne du 16ème siècle.




9° George Polgreen Bridgetower (1780-1860)

George Augustus Polgreen Bridgetower était un violoniste virtuose afro-polonais qui a vécu en Angleterre pendant la majeure partie de sa vie. Il était le fils de Frederich Bridgetower, un prince africain, et une Polonaise d’origine allemande du nom de Mary Ann. La musique était déjà un moteur de réussite sociale pour les afrodescendants à l’époque, bien avant les musiques contemporaines!




10° Anton Wilhelm Amo (1703 – 1759) 


Anton Wilhelm Amo ou Anthony William Amo était un Afrodescendant originaire de ce qui est aujourd’hui le Ghana, qui est devenu un philosophe respecté et professeur à l’université de Halle et Jena en Allemagne après avoir étudié là-bas. Amo a été soi-disant traité comme un membre de la famille royale; il est devenu le premier afrodescendant connu pour avoir étudié dans une université européenne.




11° Anatole Broyard (1920 – 1990) 


Anatole Broyard Paul était un écrivain américain, critique littéraire et éditeur pour The New York Times. C’est un créole louisianais métis, il a été critiqué par certains afrodescendants pour « se faire passer » comme blanc et refuser de reconnaître son ascendance afro-américaine.




12° Carol Channing (née le 31 janvier 1921) 


Carol Channing est une légendaire interprète de Broadway qui a toujours été célébré comme une étoile blanche, glamour jusqu’à ce qu’elle ne choque tout le monde avec son autobiographie 2002, dans laquelle elle révéla que son père était en fait un afrodescendant. 




source : AtlantaBlackStar

traduction #TeamOjal


8 faits fascinants sur comment et pourquoi l’Amérique a créé le Libéria

La création de la Société américaine de colonisation

 
En 1816, l’American Colonization Society (ACS) fut créé par le révérend Robert Finley (un ancien président de l’Université de Géorgie) pour apaiser deux groupes opposés à propos de la question de l’esclavage des Noirs. Au début des années 1800, les Britanniques étaient dans les premiers stades de l’abolition de l’esclavage et de la sortie de la traite négrière transatlantique. Finley et beaucoup de Blancs de l’élite aux Etats-Unis craignaient que la nation américaine ne suive les Britanniques avec une action politique similaire. Un groupe de personnes (qui inclus quelques abolitionnistes) a voulu donner à la population noire nouvellement libérées une occasion de retourner en Afrique. Un autre groupe, qui comprenait des esclavagistes, ne prévoyait pas une société intégrée et a rejoint l’ACS sur la base d’une idéologie raciste.
 
 
 
 

Les membres controversés de la Société américaine de colonisation

 
L’American Colonization Society est composée de personnages historiques américains de premier plan, y compris les présidents James Monroe et James Madison. Un neveu de George Washington, Bushrod Washington, y était également impliqué. le président Andrew Jackson était sur la liste en tant qu’organisateur et le politicien Daniel Webster y a participé aussi. L’ironie ici c’est que la plupart de ces hommes prenaient part à l’asservissement du peuple noir. Jackson faisait partie de la classe des planteurs esclavagistes, Webster était un exécuteur et l’architecte du Fugitive Slave Act de 1850, et Washington vendait activement des esclaves Noirs. L’abolitionniste James Forten vIt cela et a mit en garde les Noirs libres de ne pas faire confiance à ces hommes.
 
 
 
 

La colonie africaine est établi

 
En 1819, l’ACS a vendu des adhésions coûtant jusqu’à 50 000 $ afin d’acheter des terres dans ce que l’on appelait la pepper coast en Afrique, une région colonisé par les Portugais. La même année, les États-Unis donnèrent 100 000 $ à l’organisation pour financer la première entreprise d’Afrique de l’Ouest. En Janvier 1820, le premier navire, l’Elizabeth, navigua depuis New York avec trois agents blancs ACS et 88 émigrants à son bord.
 
 
 
 

Les débuts de « The African Intelligencer »

 
 
En 1820, l’abolitionniste Jehudi Ashmun, l’un des fondateurs du Libéria, créa The African Intelligencer, vendu sous forme de brochure et de journal à informer les Noirs libres sur l’histoire, la géographie et d’autres détails relatif à la traite des esclaves.
Selon la Bibliothèque du Congrès, « Ashmun est allé en Afrique en 1822, où il est devenu le leader de la jeune colonie libérienne avant de mourir d’une fièvre en 1828. »
 
 

La douteuse prise de contrôle de Jehudi Ashmun 

 
Ashmun fut une figure complexe des premiers jours de l’histoire politique du Liberia. L’Histoire le dépeint comme un bon gars qui faisait attention aux intérêts des Noirs libres, mais il était le bras de l’impérialisme américain. Ashmun intimidait les dirigeants africains locaux d’Afrique de l’Ouest en échangeant des terres contre des articles de moindre valeur. Il voulait désespérément créer un empire américain sur le continent africain. L’ACS a probablement utilisé les Afrodescendants libres comme prétexte pour la construction d’un empire.
 
 
 
 

Le Libéria revendique l’indépendance

 
Dans les années 1830 et 40, l’ACS commença à trouver que toute l’expérience était un désastre financier. La raison de cela tourne essentiellement autour de l’absence de fonds fédéraux octroyés à l’ACS. En outre, la nouvelle colonie subissait les attaques constantes des britanniques, ce qui rendait le Liberia dangereux pour les colonisateurs. Parce que la colonie ne fut pas reconnue par les États-Unis et que les autres pays refusaient de reconnaître le Liberia comme état souverain, la colonie proclame son indépendance en 1846.
 
 
 
 

La souveraineté et la création d’un état 

 
Le 26 Juillet 1847, un grand nombre des colons développèrent une déclaration d’indépendance et une constitution, marquant la rupture des liens avec l’ACS. Durant près de cent ans, un groupe de Noirs libres appelé Américano-Libériens contrôla la nation. Un grand nombres de ces personnes étaient affiliés au parti libéral et devaient encore faire face à des menaces extérieures comme les français et les anglais, qui ont saisi la terre libérienne nouvellement souverain.
 
 
 

Joseph Jenkins Roberts

 
Le premier président du Libéria
 
Roberts fut le premier président de la République du Liberia. Dans un effort pour obtenir que les puissances européennes soient de son côté, Roberts visita les nations européennes comme la Grande-Bretagne pour proclamer que le Liberia était, effectivement, une nation libre. Dans les premiers jours de la nation, il signa des traités avec des chefs locaux pour réparer les dégâts causés par Ashmun. Il fût si efficace lors de son premier mandat, qu’il devint à nouveau président en 1872.
 
 
 
 

Source : http://atlantablackstar.com/

Traducton #Elimu

 
 

10 courageuses guerrières noires à travers l’histoire.

 

1° La Reine-Mère Yaa Asantewaa:

 

 
Yaa Asantewaa fut la reine mère de la tribu Edweso des Ashanti dans ce qui est le Ghana moderne. Elle fut une combattante d’un courage exceptionnel qui, en Mars 1900, souleva et a mena une armée de milliers d’hommes contre les forces coloniales britanniques et leurs efforts pour asservir les Ashanti et s’emparer du tabouret d’or, symbole spirituel, d’unité et de souveraineté de la nation Ashanti .

 

Yaa Asantewaa mobilisa les troupes Ashanti et assiégea durant trois mois le fort britannique de Kumasi. Les colonisateurs britanniques durent mobiliser plusieurs milliers de soldats et de pièces d’artillerie pour briser le siège et exiler la reine Yaa Asantewaa et 15 de ses plus proches conseillers aux Seychelles. Elle vécut en exil jusqu’à sa mort en Octobre 1921. la guerre de Yaa Asantewaa, tel qu’elle est actuellement connu au Ghana, fut l’une des dernières grandes guerres sur le continent africain à être dirigé par une femme.

2° Ahosi ou Mino (Les Amazones du Dahomey):

Les Amazones du Dahomey ou Mino était un régiment militaire entièrement féminin du peuple Fon du royaume du Dahomey en actuelle République du Bénin. Elles existèrent du XVII° siècle à la fin du XIX° siècle. Alors que les récits européens se réfèrent aux femmes soldats comme «Amazones», en raison de leur similitude avec les Amazones semi-mythiques de l’ancienne Anatolie, elles se sont appelés Ahosi (les épouses du roi Les) ou Mino(nos mères) en langue Fon.
Les Ahosi furent très bien formées et avaient une attitude très agressive. Elles étaient de féroces combattantes et avaient la réputation de décapiter les soldats au milieu de la bataille, ainsi que ceux qui avaient le malheur de devenir leurs captifs.
Seh-Dong-Hong-Beh fut l’une des grandes chefs des Mino. En 1851, elle dirigea une armée de 6 000 femmes contre la forteresse Egba d’Abeokuta. Parce que les Mino étaient armés de lances, d’arcs et d’épées alors que les Egbas avaient des canons européens, seulement 1200 survécurent à cette bataille.
L’empiétement européen en Afrique de l’Ouest s’accéléra au cours de la seconde moitié du XIX° siècle. En 1890, le roi Béhanzin utilisa ses combattants Mino aux côtés de soldats masculin pour combattre les forces françaises pendant la Première Guerre franco-dahoméenne. L’armée française perdit plusieurs batailles contre eux en raison de l’habileté des femmes guerrières au combat.

3° La Reine Nanny des Marrons:

La Reine Nanny, héroïne nationale jamaïcaine, fut un leader bien connu des marrons jamaïcains au XVIII° siècle. Nanny fut enlevée au Ghana, en Afrique de l’Ouest, étant enfant, et fut réduite en esclavage en Jamaïque. En grandissant, elle fut influencée par les « Neg Mawons » et d’autres leaders africains réduits en esclavage. Les Marrons étaient des Noirs asservis qui fuirent l’oppression des plantations et formèrent leurs propres communautés à l’intérieur de la Jamaïque.
Nanny et ses frères s’enfuirent de la plantation et se cachèrent dans la région Blue Mountains. De là, ils menèrent plusieurs révoltes à travers la Jamaïque. La Reine Nanny fut un chef spirituel intelligent très respectée, qui joua un rôle dans l’organisation des plans pour libérer les africains réduits en esclavage.
Pendant plus de 30 ans, elle libéra plus de 800 esclaves et les aida à s’installer dans les communautés Marrons. Elle vaincu les britanniques dans de nombreuses batailles et malgré les attaques répétées des soldats britanniques, le village de Nanny, appelé Nanny Town, resta sous contrôle Marron pendant plusieurs années.

4° Harriet Tubman:

Harriet Tubman fut une abolitionniste afro-américaine, humanitaire, et un espion de l’Union pendant la Guerre civile américaine. Née esclave, Harriet Tubman s’est échappée à Philadelphie en 1849, puis retourna immédiatement au Maryland pour sauver sa famille.
Elle fit ensuite plus de 19 missions pour sauver plus de 300 esclaves à l’aide du réseau de militants anti-esclavagistes et de refuges connus comme le « Underground Railroad« . Plus tard, elle aida à recruter des hommes pour le raid de John Brown sur Harpers Ferry les 16 et 18 Octobre 1859, pour libérer des esclaves.

En Juin 1863, Harriet Tubman devint la première femme à diriger une expédition armée durant la guerre civile. Elle guida le Raid de Combahee River, qui libéra plus de 700 esclaves en Caroline du Sud: la plus grande libération d’esclaves dans l’histoire américaine.

French Days

5°Assata Olugbala Shakur:

Assata Shakur est une militante afro-américaine qui fut membre du Black Panther Party et de la Black Liberation Army entre 1971 et 1973. Assata travailla à travers le BPP et la BLA à lutter contre l’oppression raciale, sociale, et économique, mais il devint la cible du programme contre-révolutionnaire COINTELPRO du gouvernement américain. Ce programme utilisait un large éventail de tactiques, y compris l’encadrement, le faux emprisonnement et l’assassinat de dirigeants, pour perturber le mouvement radical.
Entre 1973 et 1977, à New York et dans le New Jersey, Assata Shakur fut inculpé dix fois dans sept procès criminels distincts. Les accusations d’Assata Shakur allaient du vol de banque, tentative de meurtre de deux officiers de police et huit autres délits liés à la fusillade sur le New Jersey Turnpike. Parmi ces procès, trois donnèrent lieu à des acquittements; un à un désaccord du jury; un dans à un changement de juridiction; un donna lieu à un procès nul en raison de sa grossesse; et un à une condamnation. Trois actes d’accusation furent rejetés sans procès. Assata Shakur s’échappa de prison et a fui pour Cuba après sa condamnation pour la mort de l’agent de la sûreté du New Jersey, Werner Foerster.
Le 2 mai 2013, le FBI annonça qu’ils avaient augmenté la prime sur la tête d’Assata Shakur à 2 millions de dollars et la plaça sur sa liste des «terroristes les plus recherchés», faisant d’elle la première femme à être ainsi désignées et criminalisant efficacement la lutte de l’époque pour la liberté des noirs.
D’autres témoignages ont prouvé qu’aucun résidu d’arme ne fut retrouvée sur ses mains, ni qu’aucune de ses empreintes digitales ne fut trouvées sur les armes qui se trouvaient sur ​​les lieux. Néanmoins, Assata Shakur fut reconnu coupable par un jury entièrement blanc et condamné à la prison à vie.

6° Kandakes Amanirenas:

Amanirenas (également orthographié Amanirena) fut l’une des plus grandes kandakes ou reines-mères, qui régnèrent sur le royaume méroïtique de Kush. Elle régna entre 40 et 10 avant JC. Quand l’empereur romain Auguste imposa une taxe aux Koushites en 24, Amanirenas et son fils, Akinidad, conduisirent une armée de 30 000 hommes pour saccager le fort romain de la ville égyptienne d’Aswan. Ils détruisirent également les statues de César à Eléphantine.
Sous les ordres d’Auguste, le général romain Petronius riposta, mais rencontra une forte résistance de la part d’Amanirenas et ses troupes. Après plus de trois années de combats difficiles, les deux parties négocièrent un traité de paix. Les Romains acceptèrent de renvoyer leur armée en Egypte, de retirer leur fort, de rendre la terre aux Koushites et d’annuler la taxe.
La courageuse reine guerrière , Amanirenas est connu pour son combat à la loyal, côte à côte, avec ses propres soldats. Elle fut aveugle d’un œil après avoir été blessé par un Romain. Toutefois, l’ampleur de l’humiliation romaine n’a pas encore été divulguée puisque le compte Kushite de la guerre, écrit dans le script méroïtique, n’a pas été entièrement décodé.

7° Carlota Lukumí:

Carlota fut enlevée de sa tribu Yoruba, amené à Cuba enfant et contrainte à l’esclavage dans la ville de Matanzas, pour travailler à la récolte de la canne à sucre, dans les plus brutales des conditions.
Elle était lumineuse, musicale, déterminée et intelligente. En 1843, elle et une autre femme esclave nommée Fermina menèrent une rébellion organisée à la plantation de sucre Triumvarato. Fermina fut enfermé après que ses plans pour la rébellion furent découverts. Utilisant des tambours parlants pour communiquer secrètement, Carlota et ses compagnons d’armes libérèrent Fermina et des dizaines d’autres, et continuèrent à mener une insurrection armée bien organisée contre au moins cinq brutales plantations d’esclaves dans la région. Le courageux combat de Carlota dura un an avant qu’elle ne fut capturée, torturé et exécuté par les propriétaires terriens espagnols.

8° La reine Nzinga Mbande:

La Reine Nzinga Mbande fut une dirigeante très intelligente et puissante du XVII° siècle des Royaumes de Ndongo et de Matamba (Angola moderne). Vers la fin du XVII° siècle, Nzinga combattu courageusement et intelligemment pour la liberté de ses royaumes, les Portugais qui colonisèrent l’Afrique centrale pour contrôler le commerce des êtres humains en Afrique.
Pour augmenter la puissance militaire de son royaume, Nzinga offrit l’asile aux esclaves fugitifs et aux soldats africains formés par les portugais. Elle souleva la rébellion parmi le peuple encore à Ndongo, alors gouverné par les Portugais. Nzinga forma également une alliance avec les Hollandais contre les Portugais. Cependant, leurs forces combinées ne sont pas suffisantes pour chasser les Portugais. Après un nouveau repli stratégique à Matamba, Nzinga commença à se concentrer sur le développement du royaume comme puissance commerciale et passerelle vers l’intérieur de l’Afrique centrale. A la mort de Nzinga en 1661 à l’âge de 81 ans, Matamba était devenu un royaume puissant qui réussi à résister aux tentatives de colonisation portugaise pour une période prolongée. Son royaume ne fut intégré à l’Angola qu’à la fin du XIX° siècle.

9° Les prêtresses Nyabingi Muhumusa et Kaigirwa:

Muhumusa et Kaigirwa étaient dirigeantes redoutées du groupe de prêtresses Nyabingi d’Afrique de l’Est, influentes au Rwanda et en Ouganda de 1850 à 1950. En 1911 Muhumusa proclama qu’elle « allait chasser les Européens » et que « les balles des Wazungu se transformeraient en eau contre elle. « 
Elle organisa la résistance contre les colonialistes allemands et fut finalement emprisonnée par les Britanniques à Kampala, en Ouganda, de 1913 à sa mort en 1945. Elle devint la première d’une lignée de prêtresses rebelles luttant contre la domination coloniale au nom de Nyabingi, et même après avoir été emprisonnée, elle inspira un vaste engouement populaire. Les britanniques adoptèrent une loi sur la sorcellerie en 1912, en réponse directe à l’efficacité politique de ce mouvement de résistance fondé sur la spiritualité.
En Août 1917, la « Nyabinga » Kaigirwa suivit les traces de Muhumusa, et mena la révolte de Nyakishenyi, avec l’appui du peuple unanime. Les responsables britanniques mirent sa tête à prix, mais personne ne voulait le réclamer. Après que les britanniques attaquèrent le camp Congo de Kaigirwa en Janvier 1919, tuant la plupart des hommes, Kaigirwa et le corps principal de combattants réussirent à échapper à l’armée et à s’échapper.
Cependant, les Britanniques s’emparent du mouton blanc sacré et la brûlèrent avant une convocation des principaux chefs. Après cet acte, une série de catastrophes affligea le commissaire du district qui avait tué le mouton. Ses troupeaux furent anéantis, son toit céda et un mystérieux incendie éclata dans sa maison. Kaigirwa tenta un autre soulèvement, puis s’en alla dans les collines, où elle ne fut jamais capturée.

10° Tarenorerer:

Tarenorerer d’Emu Bay dans le nord de la Tasmanie est fut leader australien indigène du peuple Tommeginne. Dans son adolescence, elle fut enlevée par les Aborigènes de la région de Port Sorell et vendu aux chasseurs blancs sur les îles du détroit de Bass, où ils appelaient Walyer.
Elle est devint une anglophone compétente et prit connaissance du maniement et du fonctionnement des armes à feu. En 1828, Tarenorerer retourna dans son pays dans le nord de la Tasmanie, où elle réunit un groupe d’hommes et de femmes de nombreux groupes pour engager la guerre contre les envahisseurs européens. Formant ses guerriers à l’utilisation des armes à feu, elle leur ordonna de frapper les Tawin luta (hommes blancs) lorsqu’ils étaient les plus vulnérables, entre le moment où leurs armes étaient déchargées et avant qu’ils ne soient en mesure de recharger.
Elle leur demanda également de tuer les moutons et les bœufs des Européens. G.A Robinson, qui fut chargé de rassembler les Aborigènes, fut informé par les chasseurs que Tarenorerer qui se tenait sur ​​une colline pour organiser l’attaque, abusa les colons et les défia de venir à eux et être transpercés.

Source : http://atlantablackstar.com/

Traduction #TeamOjal

 

7 grands chefs militaires africains qui repoussèrent l’oppression européenne ou arabe

L’histoire militaire africaine est la plus ancienne au monde. Ces armées africaines furent menées par certains des plus grands chefs militaires de tout les temps. Voici un coup d’œil sur sept des commandants les plus extraordinaires de l’histoire:

1° Hannibal Barca :

Né en 247 avant JC, alors qu’il n’y a pas d’image d’Hannibal existante, la médaille sur la photo ci-dessus est souvent utilisée pour représenter Hannibal et ses légendaires éléphants apprivoisés. Hannibal est considéré comme l’un des plus grands stratèges militaires de tous les temps, ses batailles aidèrent à construire l’histoire africaine. Hannibal commença à servir dans l’armée à l’âge de 17 ans, quand son père fut tué dans la bataille. En 218 avant JC, Hannibal et ses troupes combattirent durant la deuxième guerre punique dans les Alpes. Bien qu’Hannibal perde beaucoup d’hommes dans les Alpes, il continua à diriger des troupes pendant 15 ans, remportant plusieurs batailles, notamment la bataille de Cannae.



2° Toussaint Louverture :



La Révolution haïtienne fut menée par Toussaint Louverture, né en 1743, dans le but de rendre égaux maîtres et esclaves. Toussaint Louverture initia en 1791 à Saint-Domingue un soulèvement d’esclaves africains, qui, par la suite, créa l’Etat indépendant d’Haïti, portant ainsi la vile institution de l’esclavage à l’attention du monde. Louverture travailla également à l’amélioration de l’économie de Saint-Domingue, instaura le travail rémunéré dans les plantations, négocia le commerce et mit en place une armée formidable. Plutôt que la guerre, beaucoup de succès de Louverture furent le résultat de tactiques politiques et de stratégies militaires soigneusement élaborées pour défaire ses ennemis.



3° Shaka Zulu:



Né en 1787, en Afrique du Sud, Shaka Zulu fut incorporé dans les forces armées à 23 ans. Il gravit les échelons à un rythme rapide, s’avéra être particulièrement doué dans la stratégie et tactiques de combat. Il est devint le chef des Zulu en 1816 lorsque son père mourut. Shaka Zulu élabora plusieurs méthodes de combat, y compris l’utilisation de lances à manche court pour créer une meilleure couverture et plus de précision dans la bataille ; des formations militaires qui révélèrent optimal pour la victoire. Shaka Zulu instaura également une discipline de fer dans son armée qui fut légendaire dans toute la région. Ces changements et les progrès de l’armée conduisirent à de grands succès de la Zulu Nation, et a eu un effet durable sur l’histoire sud-africaine.



4° Taharqa:



Pharaon de la 25ème dynastie et souverain du Royaume de Kush, dans le nord du Soudan, Taharqa succéda à son père Piye, qui fut considéré comme étant le premier d’une série de rois nubiens qui régnèrent à travers l’Egypte pendant près d’un siècle. Taharqa dirigea l’une des armées les plus puissantes et la principale force internationale de l’époque, et des bustes et des monuments de lui étaient visible dans toute l’Egypte. Le succès de Taharqa au combat déboucha sur une période de paix dans lequel le pays prospéra.



5° Son Impériale Majesté Yohannes IV, Negusse Negest d’Éthiopie:



Ras Mengesha Yohannes est le fondateur de l’une des deux branches cadettes les plus élevés de la dynastie impériale éthiopienne Salomonienne. Défaisant les Égyptiens à la bataille de Gundet et Gura en 1876, Yohannes combattit pour la souveraineté éthiopienne. Ses efforts aboutirent à la restauration du droit de l’Ethiopie à importer des armes et des biens. Même si Yohannes mourut dans la bataille, ses efforts et son leadership militaire en façonnèrent l’histoire éthiopienne et restaurèrent leur pouvoir économique.



6° Tariq ibn Ziyad:



Tariq ibn Ziyad fut un général Maure qui dirigea la conquête de l’Espagne. Cette guerre est considérée comme l’une des guerres les plus influentes de l’histoire musulmane. À partir de 711, jusqu’en 720 avec la majorité de la péninsule ibérique sous domination Maure. Cette initiative permit de mettre fin à l’oppression des habitants et d’établir une forme de justice.


7° Hendrik Witboii:



Né dans une famille de chefs de Namibie en 1830, Hendrik Witboii fut le chef de Nama. Il a conduisit son peuple dans le Sud-Ouest africain en 1885, pour lutter contre la colonisation allemande. Apparaissant sur la plupart des billets de banque de la Namibie, il fut nommé le Heroe’s Acre en 2002, le président fondateur déclara à son sujet: « Le Kaptein Hendrik Witbooi fut le premier dirigeant africain a prendre les armes contre les impérialistes allemands et les occupants étrangers pour la défense de notre terre et l’intégrité territoriale. Nous, la nouvelle génération de la terre des braves, sommes inspirés par l’action révolutionnaire du Kaptein Hendrik Witbooi dans le combat contre les impérialistes allemands qui ont colonisé et opprimé nos peuples. Pour son esprit révolutionnaire et sa mémoire visionnaire nous offrons humblement notre honneur et le respect « .


Source : AtlantaBlackStar.com

Traduit par la Team OJAL