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Lonnie Johnson, ce génie méconnu

Lonnie George Johnson (né le 6 octobre 1949) est un inventeur, ingénieur aérospatial et entrepreneur américain, qui a notamment servi dans l’armée de l’air américaine et travaillé pendant douze ans à la NASA, notamment au Jet Propulsion Laboratory. Il a inventé le pistolet à eau Super Soaker en 1990, qui figure depuis parmi les jouets les plus vendus au monde.

C’est par ces mots que commence sa fichie wikipedia. En réalité, dans la lignée d’un Mark Dean cet homme est un génie méconnu. Du genre à avoir travaillé à la NASA, du genre à inventer des choses – il détient pas moins de 133 brevets – qui sont au coeur de notre système économique global (notamment la conversion de l’énergie en électricité) mais aussi de l’un des jouets les plus vendus au siècle dernier: le pistolet à eau Super Soaker.

Quand on a autant de casquettes impressionnantes, il s’agit de comprendre comment cela s’est produit. Nous l’avons fait pour vous.

 

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Le produit des écoles et université Afro

Alors qu’il n’est qu’un enfant, Lonnie aime les robots qu’il voit à la télévision. Il veut le sien. Déterminé, il décide d’en créer un par lui-même. Cela lui prend un an, et avec ce robot, il gagne un concours de jeunes inventeurs. C’est le début d’une très longue aventure.

Lonnie Johson a été formé, de l’école primaire à l’Université Tuskegee, dans des institutions éducatives Afro-américaines. Cela veut dire moins de moyens (Tuskegee a été fondé avec 2000$!), la ségrégation raciale que l’on connaît et par conséquent des professeurs eux-mêmes en proie à la violence raciste au quotidien. Mais cela veut surtout dire qu’il y a des institutions Noires capables de décerner un savoir actionnable à des gamins totalement démunis. Ce qui leur permet d’être aptes à modifier les conditions de vie de leurs parents, de familles entières potentiellement. Game changer.

Entrepreneur et scientifique, le combo gagnant!

Lonnie Johnson est au coeur des enjeux économiques de demain. Notamment avec la notion d’énergie verte. Ceci a commencé avec une invention qui semble anodine. En effet, alors qu’il travaillait à la création d’une pompe à chaleur dans sa salle de bain, il a par accident déclenché une importante projection d’eau par un tuyau. Cela lui a donné deux idées.

La première est de faire de ce système un jeu pour enfant : le pistolet à eau. La seconde, c’est le projet de vendre ce concept à des industriels. Avec l’argent, il pourrait être libre de travailler à ses propres travaux selon ses envies. Créer des choses cela coûte de l’argent.

Eh bien, ces deux idées se sont matérialisées : en allant à un salon professionnel, il fera la connaissance d’une entreprise qui justement commercialise ce genre de jouets. Ils font affaire. Le jouet est rapidement devenu un best-seller mondial avec plus d’un milliard de dollars de recettes. Il devient rapidement connu pour cette invention. L’histoire pourrait s’arrêter là et ne faire de lui qu’un entrepreneur à succès. Pourtant, il lui en reste plein sous le pied, et ce n’est rien de le dire.

En fait, Lonnie Johnson s’est tout simplement donné comme mission de participer activement (et on peut dire qu’il a un fort impact) à la résolution du problème climatique par ses inventions. Il a commencé par un système novateur de captation de l’énergie solaire. Ceci étant fait, monsieur a décidé de créer également un système de batterie révolutionnaire afin de stocker l’énergie ainsi crée. Son système de batterie est plus sûre (pas de risque d’explosion) plus durable, plus performante et moins chère que la concurrence. Époustoufflant.

 

La transmission au coeur de la réussite

Le père de Lonnie Johnsson était un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale. C’était également un homme manuel qui réparait sans cesse ce qui n’allait pas chez lui. En devenant curieux de ce que son père faisait à la maison, le jeune lonnie a développé des compétences dans le bricolage et la conception d’objets en tous genre.

À son tour père, il transmet cette culture de la résolution de problèmes. Transmettre son goût pour la recherche, le développement de solutions aux problèmes qu’il rencontrait au quotidien. Aujourd’hui ses deux enfants sont ingénieurs. Désormais vous connaissez la recette !!

Soldat, entrepreneur, écologiste et bienfaiteur des enfants du monde entier. Que demander de plus? On souhaite bon courage a ses enfants pour essayer de faire ne serait-ce qu’aussi bien que papa!

Dr. Green, la femme afro-américaine qui guérit le cancer grâce aux nanoparticules!

Le Dr Hadiyah-Nicole Green est devenue la première personne à guérir avec succès le cancer chez la souris à l’aide de nanoparticules activées par laser, selon Black Culture News. Elle est également est la deuxième femme afro-américaine à obtenir un doctorat en physique de l’Université de l’Alabama à Birmingham.

Contrairement aux traitements anticancéreux traditionnels, la technologie révolutionnaire et unique des nanoparticules du Dr. Green, qui s’est avérée efficace pour guérir le cancer après avoir été testée sur des souris dans les 15 jours, ne nécessite pas de chimiothérapie, de radiothérapie ou de chirurgie. Le Dr. Green a reçu une subvention de 1,1 million de dollars du Département américain des anciens combattants pour étendre sa recherche sur le traitement du cancer par nanoparticules.

Le Dr. Green est devenue orpheline à un très jeune âge et a été élevée par sa tante et son oncle à St. Louis, Missouri. Elle a été la première de sa famille à fréquenter l’université. L’intérêt du docteur pour le traitement du cancer découle du fait d’avoir été témoin de la mort de sa tante, Ora Lee, qui souffrait d’un cancer, et de son oncle, le général Lee Smith, qui a également reçu un diagnostic de cancer et a subi les effets secondaires négatifs d’un traitement de chimiothérapie.

Hadiyah-Nicole Green est, sans surprise, très instruite. Dans sa quête pour lutter contre le cancer, elle a obtenu son baccalauréat en physique et optique de l’Université Alabama A&M et plus tard, elle a obtenu sa maîtrise en physique de l’Université de l’Alabama à Birmingham, pour laquelle elle a reçu des bourses complètes. Après avoir obtenu ses diplômes, elle est passée au Comprehensive Cancer Center pendant cinq ans et au département de pathologie pendant un an, selon afrotech.com.

 

Actuellement, la Ora Lee Smith Cancer Research Foundation de Green, l’organisation à but non lucratif qu’elle a fondée à la mémoire de sa tante, continue de lutter contre le cancer à l’aide de nanoparticules activées par laser et se concentre sur sa mission de rendre le traitement du cancer accessible, abordable et efficace. Elle consacre également du temps à aider les jeunes étudiants noirs.

Les progrès dans les traitements/remèdes contre le cancer sont très importants. Selon l’American Cancer Society, aux États-Unis seulement, environ 606 520 personnes mourront d’un cancer en 2020, ce qui équivaut à 1 660 personnes mourant chaque jour d’un cancer en 2020. Environ 69% des personnes diagnostiquées avec un cancer entre 2009 et 2015 étaient en vie cinq ans après leur diagnostic. C’est plus que les personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer entre 1975 et 1977. Entre ces années, 49 personnes sur 100, soit 49%, étaient en vie cinq ans plus tard.

Le Dr. Green est une fierté pour sa communauté et s’inscrit dans la lignée des brillantes femmes afrodescendantes qui agissent, comme Sandra Musujusu, Kofo Akinkugbe, Epsy Cambell Barr et tant d’autres !! Merci à elles!

 

Source : blackentreprise.com

Bank of America donne 1 million de dollars à 21 lycées différents pour l’équité raciale

Bank of America fait un don de 1 million de dollars chacun à 21 universités d’État aux États-Unis comptant un grand nombre d’étudiants noirs et latinos.

Ce don de 21 millions de dollars s’inscrit dans le cadre de l’engagement récent d’un milliard de dollars sur quatre ans de Bank of America pour faire progresser l’égalité raciale et les opportunités économiques. Les fonds iront aux écoles, y compris les collèges et universités historiquement noirs (HBCU), les institutions au service des hispaniques.

«Les opportunités de carrière sont un pilier essentiel pour combler l’écart de richesse raciale dans notre pays», a déclaré Anne Finucane, vice-présidente de Bank of America, dans un communiqué. «Une opportunité d’emploi significative va au-delà du chèque de paie – c’est une voie pour réduire la dette étudiante, obtenir des soins de santé et des prestations de retraite et, en fin de compte, bâtir une valeur nette. L’approche de formation collaborative que nous adoptons avec cette initiative n’aura pas seulement un impact sur la vie des étudiants noirs et hispaniques-latinos, mais leur permettra d’avoir un impact réel et significatif dans leurs communautés maintenant et dans les années à venir.

Un don intéressé?

Nous avions auparavant traduit et relayé un article sur la discrimination au sein même de l’institution bancaire. En effet, elle avait été condamnée à payer plus de deux millions de dollars à des employés afrodescendants discriminés. Est-ce après ce malheureux précédent qu’ils ont décidé de mener une politique d’intégration?

Quoi qu’il en soit établissements utiliseront l’argent pour développer ou élargir des programmes qui aideront les étudiants à terminer leurs études et leur formation professionnelle dans leurs communautés. Bank of America travaillera également avec les employeurs locaux pour faire correspondre la formation aux emplois potentiels.

 

Bank of America travaille également en partenariat avec l’Aspen Institute, qui travaillera avec le National Center for Inquiry and Improvement pour apporter aux collèges partenaires une assistance technique et programmatique.

«Nous sommes ravis de travailler avec Bank of America sur cette initiative visant à élargir les voies d’emploi pour les étudiants noirs et latinos», a déclaré Dan Porterfield, président et chef de la direction de l’Aspen Institute, dans le communiqué. «La création d’un centre d’apprentissage pour ces lycées créera des opportunités précieuses pour améliorer l’orientation professionnelle, les relations avec les employeurs, la stabilité financière et l’apprentissage par les pairs pour les étudiants, le tout dans le but d’aider les jeunes à accéder à des emplois bien rémunérés et de réduire les écarts de revenu et de richesse raciaux. . »

Les étudiants des lycées communautaires de couleur n’ont pas toujours la chance de terminer leurs études pour diverses raisons. Selon le communiqué de la Bank of America, seuls 28,8% des étudiants noirs et 37,1% des étudiants hispaniques finissent d’obtenir un certificat ou un diplôme dans les six ans suivant leur inscription.

Les universités et collèges financés par la banque sont:

  • Arizona State University, Downtown Phoenix Campus
  • Atlanta Technical College
  • Baruch College, The City University of New York–New York City.
  • Central Piedmont Community College–Charlotte
  • Dallas College, El Centro CampusDallas
  • Delaware State University–Dover, DE.
  • Florida A&M University–Tallahassee, FL.
  • Florida International University–Miami.
  • Florida State College at Jacksonville (FL)
  • Harold Washington College, City Colleges of Chicago
  • Los Angeles Trade Technical College
  • Miami (FL) Dade College
  • Morgan State University–Baltimore
  • North Carolina A&T State University–Greensboro, NC
  • Northern Virginia Community College–Greater Washington, D.C.
  • Pima Community College–Tucson, AZ
  • Prairie View A&M University–Greater Houston, TX
  • Riverside (CA) City College
  • St. Louis Community College–Greater St. Louis
  • Tennessee State University–Nashville.
  • University of Puerto Rico, Río Piedras Campus–San Juan, Puerto Rico

 

Un article original de Blackentreprise.com

 

Traduit pour vous par la team Elimu

Kongossa : Jaguar Wright détruit l’industrie musicale

La chanteuse Jaguar Wright a mis les pieds dans le plat de l’industrie musicale Afro après 25 ans en son sein. Concernant certains artistes de cette industrie, elle tire dans le tas. C’est rien de le dire. Certaines icônes y passent sans la moindre sommation : on peut parler de Common qui est accusé d’agression sexuelle. On peut parler également d’ Alicia Keys décrite comme une traînée sans talent. On va évoquer également le cas de Aaliyah qui, selon la chanteuse, aurait été victime d’un complot visant à l’évincer. Les accusations sont gravissimes vous l’aurez compris.

Common a déjà répondu en disant qu’il regrettait cette sortie, n’en voulait pas à l’intéressée, disant qu’elle devait traverser une période difficile, tout en niant les faits. A noter que Tiffany Haddish, la personne qui partage la vie de Common en ce moment, l’a défendu dans des termes on ne peut plus clairs : « je me fous de ce qu’il a fait, je l’aime ».

Cependant, l’artiste de Philadelphie ne s’arrête pas en si bon chemin. Elle accuse également Ava Duverney d’avoir littéralement vendu R.Kelly pour sa carrière et de l’argent. Lui reprochant de ne pas avoir aidé les femmes victimes de R.Kelly, mais plutôt d’avoir encaissé le chèque sans regarder derrière elle.

Parmi ses diatribes, on peut entendre ce genre de propos qui nous interpellent « je me fais vieille, tu sais pourquoi je le dis? Je me rappelle de l’époque où être un drogué n’était pas cool. Je me rappelle de l’époque où être une traînée n’était pas valorisé » ou encore « il est plus intéressant d’être stupide pour de l’argent que d’être brillant pour la prospérité ». L’époque a changé depuis les années 90 et Jaguar Wright veut marquer le coup.

Jaguar Wright et Common

Jaguar Wright est-elle une balance ou une lanceuse d'alerte?

Parmi ses révélations, ont apprend que Malik B du groupe The Roots était accroc à la drogue… Elle dit, et on a du mal à la contredire, que tout le monde était au courant des penchants de R.Kelly pour les jeunes mineures, mais que cela faisait partie du mode de vie de l’époque. En d’autres termes, les hommes se seraient les coudes, les femmes regardaient ailleurs. C’est plutôt glaçant comme témoignagne, et il y a en a quelques heures en vidéo tellement elle fait des interviews et des lives.

L’artiste évoque également sa dépression nerveuse et son passage en prison. Sa dépression l’a conduit probablement a la remise en cause de son entourage professionnel. On ne comprend pas trop pourquoi elle a tenu à parler de la vie privée de certaines personnes comme Diddy, Mary J blige ou Alicia Keys en les exposants comme des personnes homosexuelles/bi-sexuelles. Quel rapport avec leur métier ou leur rôle dans la communauté ?

D’autant plus que Jaguar Wright défend les femmes en disant qu’elles ne sont pas mieux traitées dans l’industrie que de vulgaires prostituées. Par exemple le fait de mentionner que « The Miseducation » de Lauryn Hill a été composé à plusieurs sans créditer les personnes concernées.

Alors qu’en pensez-vous ? Balance ou lanceuse d’alerte ? 

 

Talib Kweli et Jaguar Wright se déchirent

Jaguar Wright s’est reconvertie/formée dans la cuisine (elle envisage même de faire sa retraire en France) tout en continuant son métier de chanteuse. Elle commercialiste également des produits médicaux (elle fabrique des crèmes pour la peau). Elle semble régler ses comptes avec ses anciens collègues de boulot. On pourrait s’attendre à ce qu’elle défende la communauté « woke » mais non : après Common, la chanteuse attaque Erykah Badu avec la plus grand fermeté, lui reprochant de garder toute la lumière pour elle et ne rien laisser à la nouvelle génération, tout en attaquant sa prétendue polygamie. Pour finir, Talib Kweli l’accuse elle aussi d’avoir eu un comportement déplacé, bien qu’il admette qu’il a couché avec elle à de nombreuses reprises (lorsqu’elle était mariée). Il déclare qu’elle avait un comportement vorace envers lui, que l’on pourrait qualifier d’agression sexuelle?

Une chose est sûre il y a des conséquences à toute ces révélations. Espérons que régler ses comptes vieux de 25 ans sur Youtube ne fasse pas tâche d’huile… Wait and see!

Elimu

 

L’astronomie en Afrique

Comme la plupart du corpus scientifique des peuples d’Afrique, l’histoire de l’astronomie et de la cosmologie africaine a été soit détruite, reléguant les Africains dans l’imaginaire raciste à des gens sans connaissance du monde qui les entoure ou alors copiée puis falsifiée pour être intégrée dans le corpus occidental, ni vu ni connu! Connaissez vous les noms que les Africains donnaient aux astres? Saviez-vous que les scientifiques de la  NASA s’abreuvent régulièrement des informations issues des savoirs traditionnels de l’arrière pays du continent ? Elimu vous dévoile plusieurs millénaires de savoirs ancestrales cachés!

 

I. Qu’est-ce que l’astronomie ?

L’astronomie est la science de l’observation des astres. Elle est associée depuis son origine à la cosmologie et la cosmogonie. Par définition, la cosmologie est la connaissance de l’Univers, de son origine (cosmogonie), de sa structure et de son devenir. Chez tous les peuples, le mythe, la spéculation philosophique et la science ont permis d’élaborer, au cours des temps, des savoirs relatifs à cette connaissance de l’Univers.

Pour le peuple San (un des plus vieux du monde), le ciel est la demeure de tous les êtres et esprits divins des morts. Les «choses du ciel» n’influencent et ne reflètent généralement pas les affaires de l’homme, ni n’affectent le temps, la croissance de la végétation ou d’autres conditions de la terre; ils sont dans un domaine qui leur est propre. Pour les Tswana d’Afrique australe, l’idée traditionnelle est que les étoiles sont des trous dans la voûte rocheuse qu’est le ciel. Les Ibibio du Nigéria parlait de façon pittoresque des étoiles comme du «sable de la lune». Les Dogon sont réputés pour leur connaissance du ciel, bien avant l’usage du télescope. Beaucoup de peuples parlent également de leurs Ancêtres comme étant des gens venus du ciel pour habiter la Terre (Anciens Egyptiens, Dogons, Peuls, Banyarwanda …etc) … Quoiqu’il en soit, les Africains se sont toujours interrogés sur la nature des phénomènes astronomique et cosmiques, ces sciences étant aussi vieilles que l’Humanité et que celle-ci a pris naissance en Afrique.

Nous ne pourrons pas donner ici une liste exhaustive des noms des astres dans toutes les langues du continent, mais nous essayerons de mettre en lumière la longue tradition astronomique des peuples d’Afrique.

II. L’observation du Soleil et de la Lune à l’origine du calendrier

Vous êtes peut-être sans ignorer que les calendriers que nous utilisons encore aujourd’hui prennent leur origine dans l’observations des cycles lunaires et/ou solaires. Ce n’est pas pour rien que dans la plupart des langues africaines, pour désigner « un mois » on utilise le mot de la lune!

Officiellement, l’astronomie tire son origine des Chaldéens, les ancêtres des Sumériens. Il semblerait pourtant que cela soit une autre tentative de déplacer l’origine de la civilisation en Mésopotamie, supposée être « blanches ». Pourtant, malgré cette tentative, cela n’empêche pas les Chaldéens comme les Sumériens (qui sont d’origine africaine), d’être peuple mélanoderme…

L’année solaire, qui est à la base du calendrier contemporain, vient d’Egypte Antique qui, outre ses indénombrables inventions, offrit au monde son premier calendrier. C’est donc en Afrique que l’humain commença à se repérer dans le temps en observant les deux plus gros astres visibles dans le ciel. N’en déplaise aux révisionnistes de l’Histoire!

L’humain utilisa également les astres pour se repérer dans l’espace et notamment dans les endroits sans indicateurs terrestres visibles comme le désert ou l’océan. C’est de cette manière que les Africains sont sortis de l’Afrique pour peupler tous les autres continents et notamment les îles reculées comme celles de l’océan Indien, celles de Mélanésie ou encore l’île de Pâcques.

 

III. Planètes, étoiles et constellations dans l’imaginaire africain

Les peuples d’Afrique ont par de nombreux aspects démontré leur faculté à observer et à tirer le meilleur de la Nature. Processus qui a débuté aux confins de l’histoire humaine, l’observation des astres demande une méthodologie pointue et surtout s’étend sur la longue durée (rotation des astres, symétrie et relation entre les constellations …etc).

Le « Centaure »

La constellation dîte « du Centaure » dans l’astronomie occidentale et les deux pointeurs lumineux Alpha et Bêta Centuari sont probablement les plus reconnaissables des étoiles du sud, et elles occupent une place de choix dans la tradition des étoiles africaines. C’est la constellation la plus proche de la nôtre.

Dans les traditions Sotho, Tswana et Venda, ces deux étoiles (Alpha et Bêta Centuari) sont Dithutlwa (« Les Girafes »). Les étoiles brillantes sont des girafes mâles et les deux pointeurs sont des femelles. Les Venda appelent les étoiles plus faibles de la Croix du Sud, Thudana, « La Petite Girafe ». Ils disent également que le mois Khubvhumedzi commence lorsque le croissant de lune peut être vu pour la première fois et, en même temps, les deux étoiles de girafe inférieures sont juste en dessous de l’horizon et les deux supérieures sont juste visibles. La tradition de Sotho raconte que lorsque les étoiles de girafe sont vues près de l’horizon sud-ouest juste après le coucher du soleil, elles indiquent le début de la saison de culture.

Les San considéraient les deux pointeurs comme des lions mâles; ils étaient autrefois des hommes, mais une fille magique les a transformés en étoiles. Les trois étoiles les plus brillantes de la Croix du Sud, elles, sont vu comme des lions femelles. Pour les Khoikhoi, les pointeurs étaient connus sous le nom de Mura, «Les yeux», d’une grande bête céleste.

Le long axe de la Croix du Sud pointe vers une étoile brillante appelée Achernar. Cette étoile s’appelle Senakane (Sotho, Tswana) et Tshinanga (Venda), ce qui signifie «La petite corne».

 

Le « Scorpion »

La constellation dîte du Scorpion avec sa mince rangée d’étoiles incurvées est célèbre pour l’étoile rougeâtre brillante Antares. Cette étoile a été appelée par les San, Xu! «L’étoile de finition du feu» car non seulement elle a une couleur rougeâtre, mais (à certaines périodes de l’année) elle se couche très tard dans la nuit, lorsque les incendies de camp sont éteints.

Le long du corps incurvé du scorpion, juste avant la section de la queue, se trouve une paire d’étoiles proches, que les Khoikhoi ont appelé Xami Di Mura, «Les yeux du lion».

 

Le « Grand Chien »

La constellation dite « du Grand Chien » est connue notamment grâce à l’étoile la plus brillante du ciel (après le Soleil évidemment), Sirius. Les Egyptiens de l’Antiquité la nommaient Sopdet, en Ouganda on l’appelle Kyabihembezi et les Banyarwanda l’appellent, Rusiza. Ce sont les Dogon, peuple d’Afrique de l’Ouest qui informèrent les Occidentaux de la particularité du système de Sirius. En effet, elle est composée de

  • Sirius A, nommée Sigi Tolo (l’étoile du « sigi »).
  • Sirius B est nommée Po Tolo. Elle tourne autour de Sirius A et sa durée de révolution est d’environ 50 ans. Elle serait la plus importante de toutes les étoiles, avant même Sirius A, puisqu’ils la considèrent comme le centre du monde stellaire. Po Tolo signifie l’Étoile du commencement. C’est l’œuf du monde pour les Dogons. Ils la considèrent comme le réservoir, la source de toutes choses.
  • Sirius C est nommée Emme ya tolo, (l’étoile du sorgho femelle). Toutefois, si Sirius A et Sirius B sont attestées par l’astronomie moderne, l’existence de Sirius C reste hypothétique.

Voici quelques noms d’astres en runyankore :

  • Turumwabashatu (constellation d’Orion)
  • Kakaaga (constellation des Pleiades)
  • Rumaranku (étoile Aldebaran de la constellation du Taureau)

Voici quelques noms d’astres en kinyarwanda :

  • Mboneranyi (la planète Vénus)
  • Nyamuheshera (la planète Mars)

 

Il est évident que nous n’avons pu faire une liste exhaustive des appellations des astres dans les langues africaines, n’hésitez pas à complétez dans les commentaires!

Marre de la victimisation ambiante!

J’observe un phénomène très gênant depuis des années. Presque partout où apparaît une personne « noire » (j’utilise ce mot incorrect à dessein) en Occident, elle parle de son expérience de VICTIME du racisme. Nous ne sommes pertinents dans les médias qu’en tant que victimes du racisme. Le seul moyen pour un « noir » de faire la une est d’être une victime du racisme du monde blanc, arabe, etc jamais pour notre mérite ou notre intelligence. Savez-vous qu’être africain n’est pas synonyme d’être une VICTIME?
 
Vraiment je m’interroge sérieusement. Non mais sérieux, J’ai l’impression que la plupart des « noirs » vivant en Occident ont oublié que les Africains sont plus que des victimes d’un système raciste qui a pour socle la suprématie blanche et le white privilege,que nous sommes plus que des gangsters, bitches et tous les rôles stéréotypés que nous endossons au sein de l’industrie cinématographique ou musicale mainstream Euro-Américaine. C’est quand même dingue, presque chaque article de journal où figure un noir fustige la manière dont la police et les Blancs en général nous maltraitent.
 

 

 
 
Que vont faire les « noirs »? Continuer à pleurnicher jusqu’à ce qu’ils arrêtent? Black Lives Matter et tout le tapage médiatique autour de cette mascarade a-il changé quelque chose? J’ai une question sincère à ces spécialistes de la victimisation : Est ce que les soi-disant « noirs » vivant en Occident ont une réalité en dehors de celle de Victimes du colonialisme, de la suprématie blanche, des stéréotypes des médias mainstream et de l’entertainment (sport, musique)?
 
Retenez bien ceci : une personne qui ne sait que se définir en tant que victime ne pourra jamais être considérée comme un être humain à part entière. JAMAIS !
Je ne suis pas en train de dire qu’il faut arrêter de parler du racisme mais il n’y a pas que ce phénomène qui définit notre existence. Où est l’histoire de notre lien avec l’Afrique? Où sont nos récits sur nos icônes panafricaines (Nefertiti, El Hadj Omar Tall, Askia, Ezana, Sarraounia, Sonny Ali Ber, Menelik)? Ces gens ne sont pas des victimes, ce sont des rois / reines dont nous parlons. Akhenaton et Imhotep ne sont pas Nat Turner et Louverture.
Où est l’esprit de love of self et de do for self que Malcolm et Garvey nous ont enseigné ? Nous sommes bien plus que des personnes à peau noire dans le monde des « blancs ». Des gens profonds et complexes avec une très longue histoire (la plus longue de l’histoire humaine) qui existent en tant qu’êtres humains à part entière. Pas des orphelins culturels qui n’existent qu’en tant que victimes du tout puissant blanc, arabe, asiatique, indien etc. Les Africains ne sont pas des petits enfant naïfs et sans défense victimes de tout ce qui souffle ! Notre histoire n’est pas réduite à celle de personnes asservies, trompées ou abusées. Nous sommes capables d’avoir une conversation sur nous-mêmes sans évoquer l’esclavage ou la colonisation.
 
Mais cette conversation est très difficile à envisager quand tout ce que vous savez, c’est que l’histoire des « noirs » a commencé dans l’esclavage. Difficile de comprendre que les Africains dans des endroits comme l’Éthiopie ou l’empire Songhaï faisaient partie du monde biblique et islamique de leur propre CHEF et selon leurs propres termes sans verser dans la singerie (arabisation) lorsque vous êtes anti religieux aveuglés par la haine de l’islam et du christianisme au point de ne voir la bible et le coran comme des outils d’oppression.
En observant l’enchaînement de l’exploitation et de l’oppressions que nous subissons depuis 500 ans de la part des Européens, Arabes, Asiatiques, il serait peut-être grand temps de se dire que peut-être que le problème vient de NOUS et de se dire que cette histoire récente (nous avons plus de 170 000 ans d’histoire) ne nous DEFINIT pas. Si la plupart des Européens, Indiens, Asiatiques disparaissaient de la Terre et que la Terre subissait une invasion par des aliens, il est quasi certain que ces derniers (les aliens) finiraient aussi par nous asservir, bien plus plus que les survivants issus des autres races.
Dans nos esprits comme dans dans ceux de la plupart des habitants de cette planète, les « noirs » sont les plus grandes victimes sur Terre.
 
Comment remédier à cela ?
 
En se dotant d’outils pour protéger ce qui nous est précieux et de ne plus être être EXPLOITABLE. Nous sommes exploités parce que nous sommes exploitables. Nous avons été réduits en esclavage parce que nous étions ESCLAVAGISABLES (pas sûr que le mot existe). Il est complètement inutile de dire : « regardez ce que font les blancs, les arabes, les asiatiques etc ». Ils font ce qu’ils ont à faire ! Une parade est clairement l’auto-détermination surtout économique (Garvey & Malcolm), c’est-à-dire créer de la richesse (matérielle, culturelle, spirituelle) et soutenir financièrement ce que nous avons.
 
Enfin, se plaindre du racisme ou lutter contre le racisme,sont des actes complètement TRIVIAUX par rapport au travail que nous devons faire sur nous mêmes à savoir élever des enfants responsables qui traînent plus souvent à la bibliothèque et devant leurs cahiers qu’en bas du bloc à faire des activités douteuses avec des gens douteux. Vous voulez être respectés juste parce que vous avez la peau noire alors que vous n’arrivez pas à éduquer vos enfants correctement?
Kwabena
Enseignant et militant

Phénomène ADOS vs PANAFRICANISME

Les propos qui vont suivre n’engagent que l’auteur.

1. Un aperçu rapide

Antonio Moore et Yvette Carnell, deux Afro-Américains qui se disent activistes (les activistes Afro-Américains les plus connus n’avaient jamais entendu parler de ces deux individus) ont créé un groupuscule (que je considère comme des identitaires « noirs ») appelé ADOS (American Descendants of Slaves c’est-à-dire Américains descendants d’esclaves ). ADOS a d’abord été un hashtag sur Twitter avant de devenir un groupe « organisé » qui a émergé (si on se base sur le nombre de followers de leurs réseaux sociaux) entre 2017 et 2019.

Le but de cette note que est juste de démontrer l’inutilité du phénomène ADOS qui n’est présenté ici qu’à titre d’information et de sensibilisation pour comprendre à quel point la confusion d’individus sur leur identité et la haine de soi peuvent entraîner la naissance de groupes xénophobes et sans aucune substance idéologique comme les ADOS. Je ne vais même pas m’attarder sur le fait que ce mouvement soit soutenu par les républicains et autres groupuscules extrémistes, xénophobes, islamophobes et racistes Américains ou encore sur la photo d’Yvette Carnell qui porte fièrement une casquette MAGA (Make America Great Again : slogan de campagne de Trump à peine codé qui en vérité signifie Make America white again). Le mouvement ADOS est un poison, c’est un groupe xénophobe d’extrême droite, isolationniste et anti-africain de personnes qui souffrent de self-hate. Leur accorder du crédit ou vouloir atténuer leur propos selon moi reviendrait à accorder du crédit ou nuancer des propos de membres du KKK. Il n’y a rien qui va avec ce mouvement.

On peut lire sur le site internet que le but des ADOS est « …to reclaim/restore the critical national character of the African American identity and experience, one grounded in our group’s unique lineage, and which is central to our continuing struggle for social and economic justice in the United States. » (de récupérer / restaurer le caractère national et important de l’identité et de l’expérience afro-américaine, ancré dans la lignée unique (?!) de notre groupe, et qui est au cœur de notre lutte continue pour la justice sociale et économique aux États-Unis. »

Les chevaux de bataille des ADOS sont les réparations (qu’ils utilisent plus comme un cheval de troie pour diviser la communauté Afro-Américaine, y semer la confusion et combattre le panafricanisme) et surtout leur volonté d’être reconnu à part comme « descendants d’esclaves » afin de les dissocier des Afro-Caribéens et des Africains venus du continent qui vivent aux états-Unis. Le mouvement ADOS est majoritairement contesté et vivement critiqué par une grande majorité des Afro-Américains heureusement (des panafricanistes Afro-Américains de renom comme Molefi Asante ou Runoko Rashidi ont dénoncé ce mouvement). Ce superbe article du rappeur et activiste Afro-Américain Talib Kweli résume bien le phénomène ADOS,  voir aussi cet article du Final Call sur la question

J’ai remarqué que certains membres du mouvement ADOS pensent que ce qui arrive aux Africains ailleurs qu’aux états-Unis n’est pas important pour les Afro-américains et je voudrais faire un commentaire (avec tout l’amour et le respect que j’ai pour mes frères et soeurs Afro-Américains) sur cette position dangereuse. C’est en partie à cause du même type de considération que je me suis toujours posé la question si le mouvement Black Lives Matter (BLM) ne devrait pas se renommer Black American Lives Matter ? Eh oui, figurez-vous chers amis de BLM qu’il existe des Africains en dehors des États-Unis. Figurez-vous que les Afro-Américains et leurs expériences de ne représentent pas GLOBALEMENT les Africains de cette planète. L’histoire de l’esclavage en Amérique est très différente de l’histoire de l’Ethiopie par exemple. Malcolm X nous avait bien mis en garde à ce sujet (résumé à ma sauce de son discours sur l’esclave de maison »: « L’esclave qui vit dans la maison du propriétaire d’esclaves pense qu’il est une version « esclave » du maître. Il a le même état d’esprit de supériorité que le propriétaire d’esclaves. Les privilèges et les miettes qu’il reçoit du propriétaire d’esclaves lui font croire qu’il est au-dessus du reste des esclaves. Il a droit comme le maître des esclaves». Ainsi puisque l’Amérique est une superpuissance, l’Africain d’Amérique (pas tous heureusement, seulement les ignorants) croit qu’il est aussi une superpuissance au sein de la société occidentale par rapport aux autres Africains.

Et beaucoup de « kneegrows » comme Candace Owens, les ADOS, Colin Powell, Condoleezza Rice sont des agents du maintien de ce sentiment de supériorité d’un grand nombre Afro-Américains sur les autres Africains. La vie des Noirs en Amérique est donc si importante que les Africains d’ailleurs doivent tout abandonner à leur profit. Cet état d’esprit de supériorité est si profondément ancré que certains Afro-Américains vont combattre les sales guerres Américaines pour le pétrole et opprimer d’autres peuples opprimés sous la bannière du drapeau Américain. Le silence de BLM sur les violences racistes auxquelles font face les Africains en dehors des états-Unis (ce n’est même pas si surprenant puisqu’ils sont tout aussi silencieux sur les problèmes de violence entre les Afro-Américains eux-même) démontre que leur désir est juste de prouver à leur oppresseur que seules les vies « noires » prises par des non Afro-Américains sur le territoire Américain comptent. Ils sont incapables d’étendre ce désir de reconnaissance d’humanité au reste du monde Africain (et c’est peut-être tant mieux car la victimisation n’a jamais résolu aucun problème). Amos Wilson nous avait bien prévenu de toujours garder une lecture globale et internationale de nos expériences d’oppression, de ne pas les circonscrire à un territoire donné.

Les ADOS ont étalé leur xénophobie notamment envers les Africains venus du continent (qu’ils avaient déjà bien affichée sur Twitter) et ignorance au grand jour l’année dernière en critiquant vivement l’actrice Nigériane Cynthia Erivo qui a joué le rôle d’Harriet Tubman (une figure féminine Afro-Américaine majeure de la résistance à la mise en esclavage des Africains par les Européens qui s’est évadée, a aidé d’autres Africains mis en esclavage à s’évader aussi et a organisé un réseau de lutte pour l’abolition de l’esclavage) dans le film « Harriet » sorti l’an dernier et en appelant au boycott du film. Le principal reproche que les ADOS faisaient à Erivo est qu’elle est Nigériane donc moins légitime pour jouer ce rôle qu’une actrice Afro-Américaine. Les ADOS se sont aussi servis du fait qu’Erivo avait écrit il y a plusieurs années des tweets dans lesquelles elle se moquait des Afro-Américains. Je voudrais faire une mise au point à ce sujet.

Le même type de comportement avait déjà surgi chez des Africains lorsque Denzel Washington a joué Steve Biko ou quand l’afro-américaine Jennifer Hudson a joué Winnie Mandela.

Je suis toujours étonné et confus de voir des Africains monter au créneau et dénoncer énergiquement ces phénomènes alors que les film en question sont tous détenus par des Européens. Cela visiblement les dérange beaucoup moins. Ces gens se plaindront que l’actrice qui a joué Harriet n’est pas une ADOS, mais vous ne les entendrez jamais se plaindre que toute la production (financeurs) du film est BLANCHE (puisqu’ils ont apprécié Black Panther, Birth of a nation etc). Seule la main-d’œuvre (réalisateurs, équipes techniques et acteurs) est généralement Africaine. Le pire c’est que si vous montrez à ces ADOS des cinéastes Africains ou Afro-Américains indépendants, jamais ils ne les mettront en avant ni ne soutiendront leur travail. C’est toujours plus facile de critiquer les représentations que les Européens font de nous ou de vouloir faire partie à tout prix de leur monde quitte à s’humilier (suivez mon regard) que de choisir l’auto-détermination. De vrais comportements de « nègres ».

Si les ADOS n’aiment pas Harriet (le film), pourquoi ne cherchent-ils pas l’argent pour produire et réaliser leur propre film ? De quel droit osent-ils vouloir (alors qu’ils ne soutiennent même pas financièrement leurs cinéastes indépendants) dicter aux Européens quelle est l’actrice la mieux adaptée pour un film que les Européens financent? Ont-ils investi de l’argent pour produire ce film ? Ont-ils fait passer une loi qui interdise la falsification historique des Afro-Américains ? Les Chinois n’en ont rien à faire d’Hollywood et de ses falsifications car ils se sont donnés les moyens de produire et de réaliser leurs propres films historiques. Les Indiens n’attendent rien et ne calculent pas Hollywood lorsqu’ils produisent et réalisent leurs propres films car ils savent qu’ils ont un public qui les soutient financièrement (pas avec des likes sur les réseaux sociaux) de l’Inde en Afrique du Sud, du Kenya au Royaume-Uni. Lorsqu’on leur demande de soutenir financièrement des cinéastes Africains indépendants pour produire et réaliser des films qui nous représentent positivement, ils ne le font pas ; mais ils ont le toupet de critiquer, de se précipiter dans tous leurs magazines et télévisions « black » pour dénoncer un film financé par les Européens et qu’ils ont fait pour eux alors que ces médias « noirs » n’ont jamais eu le même engouement pour le travail d’un cinéaste Africain indépendant. Quel culot ! C’est quand même incroyable ! Depuis quand la proie pense qu’il est du devoir du prédateur de raconter honnêtement l’histoire de la chasse ? Il serait vraiment temps d’apprendre comment le monde fonctionne. Nous n’avons que ce que nous méritons. Non ce n’est pas de l’auto-flagellation, juste des faits.

Je voudrais terminer cette petite digression sur le film « Harriet » par une petite observation sur le débat (un peu puéril) « qui des Africains de la diaspora ou du continent déteste plus l’autre ? ». La première chose c’est que les Africains du continent se détestent bien plus entrez eux qu’ils ne détestent ceux de la diaspora (Afro-Américains ou autre). Donc, les Afro-Américains qui ont utilisé les commentaires stupides de l’actrice Cynthia Erivo pour dire que les Africains détestent les Afro-Américains sont dans l’erreur. C’est vraiment malhonnête de prétendre cela. C’est toujours le risque de prendre ses expériences personnelles pour des généralités (« les hommes «noirs» , les femmes « noires» sont ça etc).

Deuxièmement, les Afro-Américains et les Africains de la diaspora en général sont considérés comme des héros en Afrique. Tout Africain vivant en Occident ne peut nier ce fait. La plupart des gens veut être comme eux. Même en Afrique du Sud, pendant les violences xénophobes contre les autres Africains, les vandales ne touchent pas aux Afro-Américains. Certes certains Africains n’aiment pas les Afro-Américains mais « certains » ce n’est pas « tous ». Enfin, la vraie haine vient de la diaspora (ignorante et confuse) à l’égard des Africains du continent et le phénomène ADOS en est l’illustration parfaite. Les ADOS vont jusqu’à dire (en parlant des Africains) : « ils ont des caractéristiques physiques différentes de nous (pourtant je suis sûr qu’il y a des Africains qui leur ressemblent comme deux gouttes d’eau sur le continent), ils sont différents, ils étaient des marchands d’esclaves » bref de l’ignorance totale. Il est donc clair que les ADOS sont des ennemis de notre peuple, des ennemis du panafricanisme, peut-être l’un des pires actuellement. Espérons que ce phénomène ADOS disparaisse rapidement.

Revenons maintenant au concept même d’ADOS et déconstruisons le.

Voilà donc des gens a déclaré qui se définissent comme descendants d’esclaves. Certains d’entre eux vont même jusqu’à dire qu’ils sont encore des esclaves. Voilà des propos ignorants, extrêmement graves et qui représentent du mépris pour nos ancêtres qui ont été mis en esclavage ainsi que nos frères et sœurs qui sont vraiment mis en esclavage jusqu’aujourd’hui en Mauritanie, au Maghreb etc. Il faut vraiment faire attention aux mots qu’on emploie. Nous ne vivons pas du tout les mêmes conditions que nos ancêtres. Pensez-vous sérieusement que s’ils nous regardaient d’où ils sont faire du gossip sur Will et Jada sur les réseaux sociaux, faire le CHOIX dépenser votre argent librement dans les magasins tenus par les Européens (H&M, Guerlain etc), ils nous qualifieraient d’esclaves ? Ça n’a aucun sens. Nous sommes en grande majorité aujourd’hui des esclaves mentaux, mais ça c’est un esclavage que nous avons CHOISI. Et puis ne venez pas me raconter que vous êtes des esclaves parce que nous sommes victimes de discrimination à cause de la couleur de notre peau. Je suis désolé mais ce phénomène s’appelle le racisme et pas la mise en esclavage. D’ailleurs, la discrimination touche aussi les Européens de l’Est, les Arabes, les Mexicains, etc et je ne pense pas que cela fasse d’eux des esclaves.

Autre problème dans le nom ADOS, c’est une définition de victimisation. C’est comme si nous les Africains qui sommes nés après la décennie 1960, nous nous appelions les Africains post-coloniaux. C’est complètement stupide. Il suffit d’ouvrir un livre écrit avec un minimum de sérieux sur le sujet de l’esclavage pour pour s’en rendre compte. Nos ancêtres ont été mis en esclavageils n’ont jamais été esclaves. Il peut arriver qu’on le dise par mégarde, par habitude, pour être plus bref ou facilement compris mais cela est fondamentalement FAUX et c’est une erreur grave pour une association de se présenter officiellement en identifiant nos ancêtres capturés comme des esclaves. Cela semble anodin mais voir l’esclavage comme une condition qui nous a été imposée change complètement notre paradigme et notre vision du monde. Esclave n’est pas une identité. Personne ne naît esclave. L’esclavage est une condition imposée à un être humain par un groupe de personnes mais ce n’est jamais la nature d’un être humain. Malgré toutes les tentatives de déshumanisation et de terrorisme sur nos vies que les Européens ont mis en place pour faire de nous (Africains) des bêtes de somme, nous ne l’avons pas été, nous ne le sommes pas et nous ne le serons jamais .

Pour ce qui est de l’aspect « Américain » des ADOS, Cette courte vidéo de Malcolm X extraite d’un discours qu’il avait tenu lors d’un événement de l’OUAA (Organisation de l’Unité Afro-Américaine), qui redémontre (c’est important en ces temps d’extrême confusion) qu’il a été le premier à clarifier l’identité de Afro-Américains et montre que les mots « nègre » ou « negro » ne sont pas pertinents pour nous désigner, devrait suffire pour comprendre que la base identitaire sur laquelle s’appuient les ADOS relève de l’ignorance pure de leur identité. D’ailleurs ce n’est pas une hasard si les ADOS n’évoquent jamais des figures majeures comme Malcolm X ou Marcus Garvey (peut-être parce qu’ils ont des origines Caribéennes et donc ne sont pas des Américains descendants d’esclaves) qu’ils qualifient sans gêne de trop anciennes et dépassées, donc il se pourrait qu’ils n’aient pas connaissance de ce discours de Malcolm X.

 
 

Kwabena NDIE pour Elimu

Kanye West veut se présenter à la présidence Américaine!

Le sulfureux Kanye West, que l’on ne présente plus, a tweeté ce samedi dernier. Jusque-là rien de grave mais voici la simple phrase de ce qui va sûrement être un raz-de-marée médiatique.

 

Nous devons maintenant réaliser la promesse de l’Amérique en faisant confiance à Dieu, en unifiant notre vision et en construisant notre avenir. Je me présente comme président des États-Unis 🇺🇸! # 2020VISION
– ye (@kanyewest) 5 juillet 2020

L’une des choses les plus folle jusqu’à maintenant, et c’est loin d’être fini à notre humble avis, est que l’un des hommes les plus influents de la planète, Elon Musk, n’a pas hésité à lui donner son total soutien pour cette campagne…Un soutien de poids. Un sud africain blanc aux côté d’un afrodescendant américain pour la présidence… Qui l’eût cru?

La question est de savoir si cela est une réelle volonté politique ou bien un coup de bluff pour diviser les soutiens Afrodescendants à Joe Biden…après avoir supporté publiquement Donald Trump. Rappelons tout de même que Kanye West avait auparavant annoncé que « L’esclavage ressemble à un choix »…rien que ça. On attend la suite avec impatience.

 

Kanye West et Elon Musk

 

Quoi qu’il en soit, l’une de ses déclarations ne fait aucun doute à nos yeux:

« Les médias mettent les musiciens, les artistes, les célébrités, les acteurs en position d’être le visage de la course, qui n’ont vraiment aucun pouvoir et qui travaillent vraiment pour les blancs », a ajouté West. « Quand c’est dit comme ça, c’est assez évident, non? Nous nous connectons émotionnellement à quelqu’un de notre couleur à la télévision et sentons que cette personne parle pour nous. Alors laissez-moi dire ceci: je suis le fondateur d’une organisation de 4 milliards de dollars, l’une des marques les plus recherchées par Google sur la planète, et on ne me dira pas sur qui je vais voter à cause de ma couleur. « 

Disons-le, cela ne peut pas être pire que Donald Trump! Comme le disait justement l’acteur et humoriste Chris Rock, si Georges Bush a été assez mauvais pour que les gens votent pour Barack Obama, le successeur de Trump ne peut-être que Jesus! Le créateur des Yeezy n’est pas très loin de se prendre pour ce dernier : rien de moins qu’un messie !

 

Source

Elimu

Black Wall Street : le National Park Service fait un don de 500 000 $ pour la rénovation de bâtiments historiques

Les restes du légendaire Black Wall Street subiront un lifting.

La Chambre de commerce de Greenwood a annoncé qu’une subvention de 500 000 $ du National Park Service sera utilisée pour la rénovation  d’un bloc de bâtiments historiques faisant partie de ce que l’on surnommait le Black Wall Street dans le district de Tulsa, Oklahoma. La subvention fait partie de quelque 14 millions de dollars en récompenses que l’agence fédérale verse à des projets et des sites historiques noirs par le biais de son Fonds de préservation historique des droits civils afro-américains. Les bâtiments Greenwood recevront de nouveaux toits et d’autres réparations à l’extérieur. Ces rénovations seraient les premières depuis le début des années 1980.

«Nous espérons qu’il est évident que nous devons nous engager à préserver l’histoire que nos ancêtres nous ont laissée», a déclaré le président de la Chambre, Freeman Culver, au Tulsa World.

Les dix bâtiments comprennent Greenwood Centre et ont été construits au début du 20e siècle. Ils sont situés dans ce qui était connu sous le nom de Black Wall Street, un quartier commercial et résidentiel à prédominance noire de Tulsa. La zone s’étendait sur 40 blocs et abritait plus de 10 000 Noirs. Il y avait des dizaines d’entreprises appartenant à des Noirs, notamment des banques, des restaurants et des théâtres.

 

La prospérité a été interrompue le 31 mai 1921, quand un groupe d’hommes blancs a arraché un jeune Noir de prison avec l’intention de le lyncher. Lorsque d’autres hommes noirs sont intervenus, un conflit a éclaté et un coup de feu a retenti. Ce qui a suivi a été 48 heures de terreur alors que des foules blanches ont tué des Noirs et brûlé plus de 1 200 bâtiments au sol. Lorsque la violence a finalement pris fin, quelque 300 Noirs sont morts et des milliers sont sans abri. Ces deux jours sont connus comme les émeutes raciales de Tulsa.

«Avant la mort de ma grand-mère, je lui ai demandé ce qui s’était passé», a rappelé Vanessa Hall-Harper, conseillère municipale de Tulsa au Washington Post en 2018. «Elle a commencé à chuchoter. Elle a dit: «Ils tuaient des Noirs et les chassaient de la ville.» Je ne savais même pas à propos du massacre jusqu’à ce que je sois adulte. Et j’ai été élevée ici. Ce n’était pas enseigné dans les écoles. C’était tabou d’en parler. »

Au cours des décennies qui ont suivi, il y a eu des tentatives pour ressusciter Black Wall Street, mais le quartier n’a jamais retrouvé sa gloire d’origine.

Aucun échéancier pour les rénovations n’a pour le moment été annoncé.

 

Une traduction de la team Elimu

source

Marcus Rashford fait plier le gouvernement britannique à lui seul!

Marcus Rashford c’est ce jeune prodige de 22 ans qui évolue au poste d’attaquant pour le légendaire club de Manchester United ainsi qu’en sélection nationale. Détenteur d’un record qui datait de 50 ans comme le plus jeune buteur de Manchester United en Coupe d’Europe (George Best détenait ce record, rien que cela). Rashford ce n’est pas que cela. Le jeune homme originaire de Saint Christophe (petites antilles) a mis sa notoriété au service des plus démunis.

En effet le joueur a mis une terrible pression au gouvernement britannique qui souhaitait mettre fin au coupons-repas déstinés au enfants des familles les plus modestes pendant le confinement (et donc pendant que les cantines étaient fermées). L’afrodescendant Rashford a été révolté d’entendre cette nouvelle:

« Ce que traversent ces familles actuellement, je l’ai vécu aussi. Maintenant que je suis dans cette position, c’est très important pour moi d’aider ceux qui sont en difficulté. Cette crise se déroule alors que ces enfants devraient pouvoir se concentrer sur leurs études et c’est juste fou que ces problèmes soient encore d’actualité en 2020. Je pense que ces situations ne devraient plus exister… »

Dans les premiers jours du confinement, Marcus Rashford avait lancé sur les réseaux sociaux une campagne de levée de fonds. Une première vague de dons avait permis de collecter 134 000 livres (149 000 euros) et il avait lui-même versé de l’argent pour porter cette somme à 400 000 livres (445 000 euros) en avril. Il s’est ensuite engagé à recolter 20 millions de livres (22,3 millions d’euros) en dons alimentaires. Promesses tenue. Puis a interpellé le gouvernement dans une lettre ouverte qui a ému les britannique. Il faut savoir qu’il a vécu au sein d’une famille de 5 enfants élevés par une mère célibataire (qui doit être franchement fière du travail accompli); c’est donc en connaissance de cause qu’il a mené celle-ci. Boris Johnson a donc consenti a débloque un fonds alimentaire d’un montant d’environ 120 millions de livre sterling (133 millions d’euros). Bravo l’artiste!!

Elimu