L’émancipation,
une construction consciente.

Lonnie Johnson, ce génie méconnu

Lonnie George Johnson (né le 6 octobre 1949) est un inventeur, ingénieur aérospatial et entrepreneur américain, qui a notamment servi dans l’armée de l’air américaine et travaillé pendant douze ans à la NASA, notamment au Jet Propulsion Laboratory. Il a inventé le pistolet à eau Super Soaker en 1990, qui figure depuis parmi les jouets les plus vendus au monde.

C’est par ces mots que commence sa fichie wikipedia. En réalité, dans la lignée d’un Mark Dean cet homme est un génie méconnu. Du genre à avoir travaillé à la NASA, du genre à inventer des choses – il détient pas moins de 133 brevets – qui sont au coeur de notre système économique global (notamment la conversion de l’énergie en électricité) mais aussi de l’un des jouets les plus vendus au siècle dernier: le pistolet à eau Super Soaker.

Quand on a autant de casquettes impressionnantes, il s’agit de comprendre comment cela s’est produit. Nous l’avons fait pour vous.

 

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Le produit des écoles et université Afro

Alors qu’il n’est qu’un enfant, Lonnie aime les robots qu’il voit à la télévision. Il veut le sien. Déterminé, il décide d’en créer un par lui-même. Cela lui prend un an, et avec ce robot, il gagne un concours de jeunes inventeurs. C’est le début d’une très longue aventure.

Lonnie Johson a été formé, de l’école primaire à l’Université Tuskegee, dans des institutions éducatives Afro-américaines. Cela veut dire moins de moyens (Tuskegee a été fondé avec 2000$!), la ségrégation raciale que l’on connaît et par conséquent des professeurs eux-mêmes en proie à la violence raciste au quotidien. Mais cela veut surtout dire qu’il y a des institutions Noires capables de décerner un savoir actionnable à des gamins totalement démunis. Ce qui leur permet d’être aptes à modifier les conditions de vie de leurs parents, de familles entières potentiellement. Game changer.

Entrepreneur et scientifique, le combo gagnant!

Lonnie Johnson est au coeur des enjeux économiques de demain. Notamment avec la notion d’énergie verte. Ceci a commencé avec une invention qui semble anodine. En effet, alors qu’il travaillait à la création d’une pompe à chaleur dans sa salle de bain, il a par accident déclenché une importante projection d’eau par un tuyau. Cela lui a donné deux idées.

La première est de faire de ce système un jeu pour enfant : le pistolet à eau. La seconde, c’est le projet de vendre ce concept à des industriels. Avec l’argent, il pourrait être libre de travailler à ses propres travaux selon ses envies. Créer des choses cela coûte de l’argent.

Eh bien, ces deux idées se sont matérialisées : en allant à un salon professionnel, il fera la connaissance d’une entreprise qui justement commercialise ce genre de jouets. Ils font affaire. Le jouet est rapidement devenu un best-seller mondial avec plus d’un milliard de dollars de recettes. Il devient rapidement connu pour cette invention. L’histoire pourrait s’arrêter là et ne faire de lui qu’un entrepreneur à succès. Pourtant, il lui en reste plein sous le pied, et ce n’est rien de le dire.

En fait, Lonnie Johnson s’est tout simplement donné comme mission de participer activement (et on peut dire qu’il a un fort impact) à la résolution du problème climatique par ses inventions. Il a commencé par un système novateur de captation de l’énergie solaire. Ceci étant fait, monsieur a décidé de créer également un système de batterie révolutionnaire afin de stocker l’énergie ainsi crée. Son système de batterie est plus sûre (pas de risque d’explosion) plus durable, plus performante et moins chère que la concurrence. Époustoufflant.

 

La transmission au coeur de la réussite

Le père de Lonnie Johnsson était un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale. C’était également un homme manuel qui réparait sans cesse ce qui n’allait pas chez lui. En devenant curieux de ce que son père faisait à la maison, le jeune lonnie a développé des compétences dans le bricolage et la conception d’objets en tous genre.

À son tour père, il transmet cette culture de la résolution de problèmes. Transmettre son goût pour la recherche, le développement de solutions aux problèmes qu’il rencontrait au quotidien. Aujourd’hui ses deux enfants sont ingénieurs. Désormais vous connaissez la recette !!

Soldat, entrepreneur, écologiste et bienfaiteur des enfants du monde entier. Que demander de plus? On souhaite bon courage a ses enfants pour essayer de faire ne serait-ce qu’aussi bien que papa!

Marre de la victimisation ambiante!

J’observe un phénomène très gênant depuis des années. Presque partout où apparaît une personne « noire » (j’utilise ce mot incorrect à dessein) en Occident, elle parle de son expérience de VICTIME du racisme. Nous ne sommes pertinents dans les médias qu’en tant que victimes du racisme. Le seul moyen pour un « noir » de faire la une est d’être une victime du racisme du monde blanc, arabe, etc jamais pour notre mérite ou notre intelligence. Savez-vous qu’être africain n’est pas synonyme d’être une VICTIME?
 
Vraiment je m’interroge sérieusement. Non mais sérieux, J’ai l’impression que la plupart des « noirs » vivant en Occident ont oublié que les Africains sont plus que des victimes d’un système raciste qui a pour socle la suprématie blanche et le white privilege,que nous sommes plus que des gangsters, bitches et tous les rôles stéréotypés que nous endossons au sein de l’industrie cinématographique ou musicale mainstream Euro-Américaine. C’est quand même dingue, presque chaque article de journal où figure un noir fustige la manière dont la police et les Blancs en général nous maltraitent.
 

 

 
 
Que vont faire les « noirs »? Continuer à pleurnicher jusqu’à ce qu’ils arrêtent? Black Lives Matter et tout le tapage médiatique autour de cette mascarade a-il changé quelque chose? J’ai une question sincère à ces spécialistes de la victimisation : Est ce que les soi-disant « noirs » vivant en Occident ont une réalité en dehors de celle de Victimes du colonialisme, de la suprématie blanche, des stéréotypes des médias mainstream et de l’entertainment (sport, musique)?
 
Retenez bien ceci : une personne qui ne sait que se définir en tant que victime ne pourra jamais être considérée comme un être humain à part entière. JAMAIS !
Je ne suis pas en train de dire qu’il faut arrêter de parler du racisme mais il n’y a pas que ce phénomène qui définit notre existence. Où est l’histoire de notre lien avec l’Afrique? Où sont nos récits sur nos icônes panafricaines (Nefertiti, El Hadj Omar Tall, Askia, Ezana, Sarraounia, Sonny Ali Ber, Menelik)? Ces gens ne sont pas des victimes, ce sont des rois / reines dont nous parlons. Akhenaton et Imhotep ne sont pas Nat Turner et Louverture.
Où est l’esprit de love of self et de do for self que Malcolm et Garvey nous ont enseigné ? Nous sommes bien plus que des personnes à peau noire dans le monde des « blancs ». Des gens profonds et complexes avec une très longue histoire (la plus longue de l’histoire humaine) qui existent en tant qu’êtres humains à part entière. Pas des orphelins culturels qui n’existent qu’en tant que victimes du tout puissant blanc, arabe, asiatique, indien etc. Les Africains ne sont pas des petits enfant naïfs et sans défense victimes de tout ce qui souffle ! Notre histoire n’est pas réduite à celle de personnes asservies, trompées ou abusées. Nous sommes capables d’avoir une conversation sur nous-mêmes sans évoquer l’esclavage ou la colonisation.
 
Mais cette conversation est très difficile à envisager quand tout ce que vous savez, c’est que l’histoire des « noirs » a commencé dans l’esclavage. Difficile de comprendre que les Africains dans des endroits comme l’Éthiopie ou l’empire Songhaï faisaient partie du monde biblique et islamique de leur propre CHEF et selon leurs propres termes sans verser dans la singerie (arabisation) lorsque vous êtes anti religieux aveuglés par la haine de l’islam et du christianisme au point de ne voir la bible et le coran comme des outils d’oppression.
En observant l’enchaînement de l’exploitation et de l’oppressions que nous subissons depuis 500 ans de la part des Européens, Arabes, Asiatiques, il serait peut-être grand temps de se dire que peut-être que le problème vient de NOUS et de se dire que cette histoire récente (nous avons plus de 170 000 ans d’histoire) ne nous DEFINIT pas. Si la plupart des Européens, Indiens, Asiatiques disparaissaient de la Terre et que la Terre subissait une invasion par des aliens, il est quasi certain que ces derniers (les aliens) finiraient aussi par nous asservir, bien plus plus que les survivants issus des autres races.
Dans nos esprits comme dans dans ceux de la plupart des habitants de cette planète, les « noirs » sont les plus grandes victimes sur Terre.
 
Comment remédier à cela ?
 
En se dotant d’outils pour protéger ce qui nous est précieux et de ne plus être être EXPLOITABLE. Nous sommes exploités parce que nous sommes exploitables. Nous avons été réduits en esclavage parce que nous étions ESCLAVAGISABLES (pas sûr que le mot existe). Il est complètement inutile de dire : « regardez ce que font les blancs, les arabes, les asiatiques etc ». Ils font ce qu’ils ont à faire ! Une parade est clairement l’auto-détermination surtout économique (Garvey & Malcolm), c’est-à-dire créer de la richesse (matérielle, culturelle, spirituelle) et soutenir financièrement ce que nous avons.
 
Enfin, se plaindre du racisme ou lutter contre le racisme,sont des actes complètement TRIVIAUX par rapport au travail que nous devons faire sur nous mêmes à savoir élever des enfants responsables qui traînent plus souvent à la bibliothèque et devant leurs cahiers qu’en bas du bloc à faire des activités douteuses avec des gens douteux. Vous voulez être respectés juste parce que vous avez la peau noire alors que vous n’arrivez pas à éduquer vos enfants correctement?
Kwabena
Enseignant et militant

Phénomène ADOS vs PANAFRICANISME

Les propos qui vont suivre n’engagent que l’auteur.

1. Un aperçu rapide

Antonio Moore et Yvette Carnell, deux Afro-Américains qui se disent activistes (les activistes Afro-Américains les plus connus n’avaient jamais entendu parler de ces deux individus) ont créé un groupuscule (que je considère comme des identitaires « noirs ») appelé ADOS (American Descendants of Slaves c’est-à-dire Américains descendants d’esclaves ). ADOS a d’abord été un hashtag sur Twitter avant de devenir un groupe « organisé » qui a émergé (si on se base sur le nombre de followers de leurs réseaux sociaux) entre 2017 et 2019.

Le but de cette note que est juste de démontrer l’inutilité du phénomène ADOS qui n’est présenté ici qu’à titre d’information et de sensibilisation pour comprendre à quel point la confusion d’individus sur leur identité et la haine de soi peuvent entraîner la naissance de groupes xénophobes et sans aucune substance idéologique comme les ADOS. Je ne vais même pas m’attarder sur le fait que ce mouvement soit soutenu par les républicains et autres groupuscules extrémistes, xénophobes, islamophobes et racistes Américains ou encore sur la photo d’Yvette Carnell qui porte fièrement une casquette MAGA (Make America Great Again : slogan de campagne de Trump à peine codé qui en vérité signifie Make America white again). Le mouvement ADOS est un poison, c’est un groupe xénophobe d’extrême droite, isolationniste et anti-africain de personnes qui souffrent de self-hate. Leur accorder du crédit ou vouloir atténuer leur propos selon moi reviendrait à accorder du crédit ou nuancer des propos de membres du KKK. Il n’y a rien qui va avec ce mouvement.

On peut lire sur le site internet que le but des ADOS est « …to reclaim/restore the critical national character of the African American identity and experience, one grounded in our group’s unique lineage, and which is central to our continuing struggle for social and economic justice in the United States. » (de récupérer / restaurer le caractère national et important de l’identité et de l’expérience afro-américaine, ancré dans la lignée unique (?!) de notre groupe, et qui est au cœur de notre lutte continue pour la justice sociale et économique aux États-Unis. »

Les chevaux de bataille des ADOS sont les réparations (qu’ils utilisent plus comme un cheval de troie pour diviser la communauté Afro-Américaine, y semer la confusion et combattre le panafricanisme) et surtout leur volonté d’être reconnu à part comme « descendants d’esclaves » afin de les dissocier des Afro-Caribéens et des Africains venus du continent qui vivent aux états-Unis. Le mouvement ADOS est majoritairement contesté et vivement critiqué par une grande majorité des Afro-Américains heureusement (des panafricanistes Afro-Américains de renom comme Molefi Asante ou Runoko Rashidi ont dénoncé ce mouvement). Ce superbe article du rappeur et activiste Afro-Américain Talib Kweli résume bien le phénomène ADOS,  voir aussi cet article du Final Call sur la question

J’ai remarqué que certains membres du mouvement ADOS pensent que ce qui arrive aux Africains ailleurs qu’aux états-Unis n’est pas important pour les Afro-américains et je voudrais faire un commentaire (avec tout l’amour et le respect que j’ai pour mes frères et soeurs Afro-Américains) sur cette position dangereuse. C’est en partie à cause du même type de considération que je me suis toujours posé la question si le mouvement Black Lives Matter (BLM) ne devrait pas se renommer Black American Lives Matter ? Eh oui, figurez-vous chers amis de BLM qu’il existe des Africains en dehors des États-Unis. Figurez-vous que les Afro-Américains et leurs expériences de ne représentent pas GLOBALEMENT les Africains de cette planète. L’histoire de l’esclavage en Amérique est très différente de l’histoire de l’Ethiopie par exemple. Malcolm X nous avait bien mis en garde à ce sujet (résumé à ma sauce de son discours sur l’esclave de maison »: « L’esclave qui vit dans la maison du propriétaire d’esclaves pense qu’il est une version « esclave » du maître. Il a le même état d’esprit de supériorité que le propriétaire d’esclaves. Les privilèges et les miettes qu’il reçoit du propriétaire d’esclaves lui font croire qu’il est au-dessus du reste des esclaves. Il a droit comme le maître des esclaves». Ainsi puisque l’Amérique est une superpuissance, l’Africain d’Amérique (pas tous heureusement, seulement les ignorants) croit qu’il est aussi une superpuissance au sein de la société occidentale par rapport aux autres Africains.

Et beaucoup de « kneegrows » comme Candace Owens, les ADOS, Colin Powell, Condoleezza Rice sont des agents du maintien de ce sentiment de supériorité d’un grand nombre Afro-Américains sur les autres Africains. La vie des Noirs en Amérique est donc si importante que les Africains d’ailleurs doivent tout abandonner à leur profit. Cet état d’esprit de supériorité est si profondément ancré que certains Afro-Américains vont combattre les sales guerres Américaines pour le pétrole et opprimer d’autres peuples opprimés sous la bannière du drapeau Américain. Le silence de BLM sur les violences racistes auxquelles font face les Africains en dehors des états-Unis (ce n’est même pas si surprenant puisqu’ils sont tout aussi silencieux sur les problèmes de violence entre les Afro-Américains eux-même) démontre que leur désir est juste de prouver à leur oppresseur que seules les vies « noires » prises par des non Afro-Américains sur le territoire Américain comptent. Ils sont incapables d’étendre ce désir de reconnaissance d’humanité au reste du monde Africain (et c’est peut-être tant mieux car la victimisation n’a jamais résolu aucun problème). Amos Wilson nous avait bien prévenu de toujours garder une lecture globale et internationale de nos expériences d’oppression, de ne pas les circonscrire à un territoire donné.

Les ADOS ont étalé leur xénophobie notamment envers les Africains venus du continent (qu’ils avaient déjà bien affichée sur Twitter) et ignorance au grand jour l’année dernière en critiquant vivement l’actrice Nigériane Cynthia Erivo qui a joué le rôle d’Harriet Tubman (une figure féminine Afro-Américaine majeure de la résistance à la mise en esclavage des Africains par les Européens qui s’est évadée, a aidé d’autres Africains mis en esclavage à s’évader aussi et a organisé un réseau de lutte pour l’abolition de l’esclavage) dans le film « Harriet » sorti l’an dernier et en appelant au boycott du film. Le principal reproche que les ADOS faisaient à Erivo est qu’elle est Nigériane donc moins légitime pour jouer ce rôle qu’une actrice Afro-Américaine. Les ADOS se sont aussi servis du fait qu’Erivo avait écrit il y a plusieurs années des tweets dans lesquelles elle se moquait des Afro-Américains. Je voudrais faire une mise au point à ce sujet.

Le même type de comportement avait déjà surgi chez des Africains lorsque Denzel Washington a joué Steve Biko ou quand l’afro-américaine Jennifer Hudson a joué Winnie Mandela.

Je suis toujours étonné et confus de voir des Africains monter au créneau et dénoncer énergiquement ces phénomènes alors que les film en question sont tous détenus par des Européens. Cela visiblement les dérange beaucoup moins. Ces gens se plaindront que l’actrice qui a joué Harriet n’est pas une ADOS, mais vous ne les entendrez jamais se plaindre que toute la production (financeurs) du film est BLANCHE (puisqu’ils ont apprécié Black Panther, Birth of a nation etc). Seule la main-d’œuvre (réalisateurs, équipes techniques et acteurs) est généralement Africaine. Le pire c’est que si vous montrez à ces ADOS des cinéastes Africains ou Afro-Américains indépendants, jamais ils ne les mettront en avant ni ne soutiendront leur travail. C’est toujours plus facile de critiquer les représentations que les Européens font de nous ou de vouloir faire partie à tout prix de leur monde quitte à s’humilier (suivez mon regard) que de choisir l’auto-détermination. De vrais comportements de « nègres ».

Si les ADOS n’aiment pas Harriet (le film), pourquoi ne cherchent-ils pas l’argent pour produire et réaliser leur propre film ? De quel droit osent-ils vouloir (alors qu’ils ne soutiennent même pas financièrement leurs cinéastes indépendants) dicter aux Européens quelle est l’actrice la mieux adaptée pour un film que les Européens financent? Ont-ils investi de l’argent pour produire ce film ? Ont-ils fait passer une loi qui interdise la falsification historique des Afro-Américains ? Les Chinois n’en ont rien à faire d’Hollywood et de ses falsifications car ils se sont donnés les moyens de produire et de réaliser leurs propres films historiques. Les Indiens n’attendent rien et ne calculent pas Hollywood lorsqu’ils produisent et réalisent leurs propres films car ils savent qu’ils ont un public qui les soutient financièrement (pas avec des likes sur les réseaux sociaux) de l’Inde en Afrique du Sud, du Kenya au Royaume-Uni. Lorsqu’on leur demande de soutenir financièrement des cinéastes Africains indépendants pour produire et réaliser des films qui nous représentent positivement, ils ne le font pas ; mais ils ont le toupet de critiquer, de se précipiter dans tous leurs magazines et télévisions « black » pour dénoncer un film financé par les Européens et qu’ils ont fait pour eux alors que ces médias « noirs » n’ont jamais eu le même engouement pour le travail d’un cinéaste Africain indépendant. Quel culot ! C’est quand même incroyable ! Depuis quand la proie pense qu’il est du devoir du prédateur de raconter honnêtement l’histoire de la chasse ? Il serait vraiment temps d’apprendre comment le monde fonctionne. Nous n’avons que ce que nous méritons. Non ce n’est pas de l’auto-flagellation, juste des faits.

Je voudrais terminer cette petite digression sur le film « Harriet » par une petite observation sur le débat (un peu puéril) « qui des Africains de la diaspora ou du continent déteste plus l’autre ? ». La première chose c’est que les Africains du continent se détestent bien plus entrez eux qu’ils ne détestent ceux de la diaspora (Afro-Américains ou autre). Donc, les Afro-Américains qui ont utilisé les commentaires stupides de l’actrice Cynthia Erivo pour dire que les Africains détestent les Afro-Américains sont dans l’erreur. C’est vraiment malhonnête de prétendre cela. C’est toujours le risque de prendre ses expériences personnelles pour des généralités (« les hommes «noirs» , les femmes « noires» sont ça etc).

Deuxièmement, les Afro-Américains et les Africains de la diaspora en général sont considérés comme des héros en Afrique. Tout Africain vivant en Occident ne peut nier ce fait. La plupart des gens veut être comme eux. Même en Afrique du Sud, pendant les violences xénophobes contre les autres Africains, les vandales ne touchent pas aux Afro-Américains. Certes certains Africains n’aiment pas les Afro-Américains mais « certains » ce n’est pas « tous ». Enfin, la vraie haine vient de la diaspora (ignorante et confuse) à l’égard des Africains du continent et le phénomène ADOS en est l’illustration parfaite. Les ADOS vont jusqu’à dire (en parlant des Africains) : « ils ont des caractéristiques physiques différentes de nous (pourtant je suis sûr qu’il y a des Africains qui leur ressemblent comme deux gouttes d’eau sur le continent), ils sont différents, ils étaient des marchands d’esclaves » bref de l’ignorance totale. Il est donc clair que les ADOS sont des ennemis de notre peuple, des ennemis du panafricanisme, peut-être l’un des pires actuellement. Espérons que ce phénomène ADOS disparaisse rapidement.

Revenons maintenant au concept même d’ADOS et déconstruisons le.

Voilà donc des gens a déclaré qui se définissent comme descendants d’esclaves. Certains d’entre eux vont même jusqu’à dire qu’ils sont encore des esclaves. Voilà des propos ignorants, extrêmement graves et qui représentent du mépris pour nos ancêtres qui ont été mis en esclavage ainsi que nos frères et sœurs qui sont vraiment mis en esclavage jusqu’aujourd’hui en Mauritanie, au Maghreb etc. Il faut vraiment faire attention aux mots qu’on emploie. Nous ne vivons pas du tout les mêmes conditions que nos ancêtres. Pensez-vous sérieusement que s’ils nous regardaient d’où ils sont faire du gossip sur Will et Jada sur les réseaux sociaux, faire le CHOIX dépenser votre argent librement dans les magasins tenus par les Européens (H&M, Guerlain etc), ils nous qualifieraient d’esclaves ? Ça n’a aucun sens. Nous sommes en grande majorité aujourd’hui des esclaves mentaux, mais ça c’est un esclavage que nous avons CHOISI. Et puis ne venez pas me raconter que vous êtes des esclaves parce que nous sommes victimes de discrimination à cause de la couleur de notre peau. Je suis désolé mais ce phénomène s’appelle le racisme et pas la mise en esclavage. D’ailleurs, la discrimination touche aussi les Européens de l’Est, les Arabes, les Mexicains, etc et je ne pense pas que cela fasse d’eux des esclaves.

Autre problème dans le nom ADOS, c’est une définition de victimisation. C’est comme si nous les Africains qui sommes nés après la décennie 1960, nous nous appelions les Africains post-coloniaux. C’est complètement stupide. Il suffit d’ouvrir un livre écrit avec un minimum de sérieux sur le sujet de l’esclavage pour pour s’en rendre compte. Nos ancêtres ont été mis en esclavageils n’ont jamais été esclaves. Il peut arriver qu’on le dise par mégarde, par habitude, pour être plus bref ou facilement compris mais cela est fondamentalement FAUX et c’est une erreur grave pour une association de se présenter officiellement en identifiant nos ancêtres capturés comme des esclaves. Cela semble anodin mais voir l’esclavage comme une condition qui nous a été imposée change complètement notre paradigme et notre vision du monde. Esclave n’est pas une identité. Personne ne naît esclave. L’esclavage est une condition imposée à un être humain par un groupe de personnes mais ce n’est jamais la nature d’un être humain. Malgré toutes les tentatives de déshumanisation et de terrorisme sur nos vies que les Européens ont mis en place pour faire de nous (Africains) des bêtes de somme, nous ne l’avons pas été, nous ne le sommes pas et nous ne le serons jamais .

Pour ce qui est de l’aspect « Américain » des ADOS, Cette courte vidéo de Malcolm X extraite d’un discours qu’il avait tenu lors d’un événement de l’OUAA (Organisation de l’Unité Afro-Américaine), qui redémontre (c’est important en ces temps d’extrême confusion) qu’il a été le premier à clarifier l’identité de Afro-Américains et montre que les mots « nègre » ou « negro » ne sont pas pertinents pour nous désigner, devrait suffire pour comprendre que la base identitaire sur laquelle s’appuient les ADOS relève de l’ignorance pure de leur identité. D’ailleurs ce n’est pas une hasard si les ADOS n’évoquent jamais des figures majeures comme Malcolm X ou Marcus Garvey (peut-être parce qu’ils ont des origines Caribéennes et donc ne sont pas des Américains descendants d’esclaves) qu’ils qualifient sans gêne de trop anciennes et dépassées, donc il se pourrait qu’ils n’aient pas connaissance de ce discours de Malcolm X.

 
 

Kwabena NDIE pour Elimu

Sarah Maldoror, une panafricaniste engagée devenue icône du Cinema Panafricain

Un petit hommage à une très grande cinéaste Africaine.

Africaine des Antilles (Guadeloupe), la cinéaste et militante anticolonialiste Panafricaine Sarah « Maldoror » née Sarah Ducados le 19 juillet 1929 à Condom en France d’une mère Française et d’un père Guadeloupéen a rejoint les ancêtres le 13 avril 2020 à Saint-Denis en France des suites du covid 19. Elle a choisi son pseudonyme après avoir lu « Les Chants de Maldoror » de l’écrivain français Isidore Ducasse. Elle est venue au cinéma par le théâtre. Formée au cinéma à Moscou avec Sembène, elle a réalisé en 1976 le premier documentaire sur Aimé Césaire « Un homme, une terre, portrait du poète et homme politique Aimé Césaire » ainsi qu’un documentaire sur Léon-Gontran Damas. Elle a réalisé des films pour la télévision française dont « Un déssert pour Constance » en 1979-1980 avec l’immense acteur, réalisateur Ivoirien, légende vivante et icône du cinéma Africain Sidiki Bakaba ainsi que le très grand acteur et réalisateur Cheik Doukouré avec qui il avait déjà joué dans « Bako » en 1978.

Ce film comique dépeint le quotidien de balayeurs Africains de Paris avec leurs problèmes, leur mal du pays et met aussi le doigt sur le racisme « bon enfant » de cette époque. Sarah Maldoror était l’épouse du militant anticolonialiste, camarade et ami intime de Cabral, l’intellectuel révolutionnaire et un des leaders du MPLA Mario de Andrade. Elle était l’une des toutes premières femmes cinéastes du continent.

Je vais parler ici de « Sambizanga », son premier long-métrage co-écrit avec son mari Mario de Andrade qui est aussi son film le plus connu et qui est sorti en 1972. Il a été distingué du Tanit d’Or au Festival de Carthage de la même année. « Sambizanga » parle de la lutte quotidienne des Angolais pour libérer leur pays du joug du colonialisme Portugais. Sarah Maldoror disait elle même qu’elle avait voulu montrer l’Afrique en lutte dans ce film. Le titre du film est le nom d’un quartier populaire de l’agglomération de Luanda dans lequel est sensé se dérouler l’essentiel du film même si en réalité le film a été tourné au Congo Mfoa dit « Brazzaville ». Le MPLA, le gouvernement Congolais et l’Agence de coopération culturelle et technique (organisation française) ont produit le film. Sambizanga est un lieu hautement emblématique de la lutte de libération en Angola car des militants du MPLA sont partis de là pour prendre d’assaut les prisons de Luanda afin de libérer les détenus politiques le 4 février 1961 déclenchant ainsi le combat contre les colonialistes Portugais.

Ce film révolutionaire est adapté de la nouvelle « La vraie vie de Domingos Xavier » (inspirée d’une histoire réelle) écrite par le Portugais (dont la famille s’est installée en Angola lorsqu’il avait 1 an) et militant du MPLA, Luandino Vieira (né José Vieira Mateus da Graça) suite aux événements de février. Il terminera la rédaction de cette nouvelle en novembre 1961 quelques jours avant son arrestation (voir quatrième de couverture). Cette nouvelle a été traduite en français par Mario de Andrade (encore lui!) et Chantal Tiberghien et publiée avec une autre nouvelle de Luandino (« Le complet de Mateus ») aux éditions Présence Africaine en 1971 (voir photos).

« Le complet de Mateus », l’autre nouvelle de ce livre a été aussi adaptée par Sarah Maldoror dans sa première oeuvre cinématographique, le court – métrage « Monangambée » réalisé en 1969/1970 qui parle aussi de la lutte anticolonialiste en Angola. Ce livre publié pendant la guerre de libération avait pour but de mobiliser l’opinion publique sur la situation en Angola. L’exemplaire en ma possession est dédicacé par Mario de Andrade (himself!) à Roger Bastide, sociologue et anthropologue français ayant mené plusieurs recherches et études sur les peuples et cultures du Brésil.

Ce film qui reste assez fidèle à la nouvelle décrit la résistance anticolonialiste à Luanda, l’univers carcéral colonial et les débuts de la lutte de libération armée dans les 60s à travers l’histoire de Domingos Xavier, un conducteur de tracteur sur un chantier dans le village de Dondo et qui est aussi un militant de la lutte de libération de son pays. Domingos (de) Oliveira qui joue le rôle de Domingos Xavier est un exilé Angolais recruté comme tractoriste au Congo que Maldoror a rencontré presque par hasard et qu’elle a retenu pour son film.

Un matin, il est arrêté par des hommes du PIDE (police secrète politique portugaise) pour ses activités politiques qu’il menait clandestinement avec certains de ses collègues; arraché à sa femme qui ignorait les activités politiques de son époux et à son enfant. Il est brutalisé et emporté dans un 4×4 vers une destination inconnue.

Dès lors, sa femme Maria va partir à la recherche de son mari dont elle n’a plus de nouvelles, allant de prison en prison, d’un bureau administratif à l’autre d’abord à Dondo puis à Luanda après un long chemin en bus. Ni ses cris, ni ses larmes ainsi que celles de son enfant ne suffiront pour retrouver Domingos encore moins le libérer. Des camarades militants du MPLA mènent aussi leur enquête pour déterminer l’endroit où Domingos a été enfermé. Elle finit par apprendre la mort de son homme à la prison de Luanda sous la torture d’agents colonialistes portugais du PIDE qui voulaient qu’il trahisse ses camarades de lutte en donnant des noms ou en reconnaissant des noms à propos desquels ces agents l’interrogeaient.

 

Sarah Maldoror et Mario de Andrade forment un couple iconique de la résistance Africaine

À travers une longue marche et grâce à ses contacts avec les militants du MPLA qui recherchent aussi activement Domingos, Maria découvre un aspect nouveau de la vie qui lui redonne espoir : la lutte pour la liberté. Les camarades militants de Domingos lui rendent hommage à la fin du film après avoir appris sa mort. Pour eux, le combat continue et Domingos vivra éternellement dans la mémoire du peuple Angolais.

Un fait marquant et surprenant dans ce film est le mélange de plusieurs langues Africaines dans certains dialogues : le kikongo, le lingala et le kimbundu.
Un des aspects les plus intéressants de ce film et que Sarah Maldoror aimait souligner est la conscientisation politique progressive au cours du film de Maria, et sa participation active à la lutte de libération du pays à travers sa marche courageuse qu’elle effectue avec son enfant sur le dos depuis Dondo jusqu’à Luanda pour retrouver son mari sans jamais se décourager.

Une image qui rompt avec l’idée très en vogue à cette époque de la femme Africaine qui passe le temps à attendre son mari et à lui faire des enfants. Beaucoup de collectifs féministes se sont intéressés à ce film pour cela et ont même collé l’étiquette « féministe » à Sarah Maldoror. Le film par rapport à la nouvelle a donné une place beaucoup plus importante à Maria interprétée par l’économiste Cap Verdienne Elisa Andrade: économiste et militante du PAIGC (qui avait déjà joué dans « Monangambée « ). Il ne s’agit plus de l’histoire de la résistance de Domingos tout seul comme dans le livre mais de celle du couple formé par Domingos et Maria.

Un autre aspect que j’ai trouvé époustouflant dans le film et le livre est la très bonne organisation des militants en des réseaux stratifiés qui communiquent très prudemment et intelligemment les uns avec les autres créant ainsi une véritable chaîne de solidarité et de générosité. C’est Zito un très jeune garçon a priori banal (mais à qui les militants du parti ont assigné le rôle de guetteur), qui tout en jouant avec les enfants de son âge, surveille l’entrée de la prison de Luanda va repérer Domingos.

Dès qu’il voit Domingos y arriver, il court informer son grand-père Petelo qui est en lien avec d’autres structures clandestines et ainsi de suite jusqu’à ce que Domingos soit identifié et que les militants mettent en place une stratégie pour le soutenir ainsi que ses proches.

Je ferai peut-être plus tard une analyse plus détaillée du film et du livre.
Les gens qui sont proches des gérants de Présence Africaine devraient leur demander de rééditer ce livre parce qu’il est ESSENTIEL…

Le film « Sambizanga » est sur youtube pour ceux que ça intéresse. »

Elimu

 
 
 
Kwabena Ndie

Il achete un distributeur de friandises a sa fille pour lui apprendre à gérer l’argent

Cette histoire est devenue virale aux Etats-Unis. Un jeune homme de 28ans a décidé d’investir dans l’éducation financière de son enfant par un moyen très futé: il lui a donné en guise de cadeau non pas une paire de chaussure, pas même une voiture ou un spectable mais bel et bien une machine à cash: le distributeur de friandises que nous connaissons tous.

«J’ai regardé autour de ma communauté et j’ai vu où nous en sommes en tant que Noirs en ce qui concerne la richesse. Je l’ai vu et j’essayais de trouver un moyen de toucher personnellement ma communauté. J’ai donc décidé d’enseigner la littérature financière aux enfants, et je viens d’étudier des idées sur la façon de créer de la richesse. »

L’éducation financière dès le plus jeune âge. Sa fille n’a que 10ans, mais ce jeune père nommé Oxendine veut absolument qu’elle « devienne patronne » selon ses termes.

«Lorsque nous vendions des bonbons dans les salons et les salons de coiffure locaux, j’ai établi un climat de confiance avec les gens qui y travaillaient», a-t-il dit. « Donc, quand est venu le moment de les vendre sur notre distributeur automatique, la conversation a été facile. »

Ils ont donc acheté un distributeur, qui peut se trouver entre 1500 et 3000$ aux US. Fort de cet investissement ils ont commencé à exploiter cette machine, ce qui permet d’apprendre à gérer l’argent. Oxendine ne veut pas en rester là et compte proposer à d’autres enfants des cours d’éducation financière. Comme nous le savons tous, ces informations ne se trouvent à l’école que si vous faites des études supérieures orientées business et finance. Si vous avez dix ans, vous devez faire avec le père riche ou bien le père pauvre. En plus d’élargir l’offre à d’autres enfants de la communauté, Oxendine veut également multiplier les Distributeurs dans sa ville et apprendre à sa fille à gérer une croissance.

 

Avant d’avoir les distributeurs ils faisaient de la vente en direct aux commerçants et citoyens de la ville

«Je veux qu’elle comprenne la valeur d’être propriétaire d’une entreprise à un jeune âge. Donc, quand il s’agit de grandir… et qu’elle doit prendre des décisions sur la façon dont elle peut gagner de l’argent, elle sait qu’un emploi n’est pas le seul moyen. »

Combler les lacunes du système scolaire est impératif, c’est ce que nous essayons de faire à travers ce blog en particulier. Voir des personnes de notre génération avoir ce genre d’inspiration ne peut que nous motiver à aller plus loin dans notre offre de formation où vous pourrez bientôt vous former à l’éducation financière, vous…ou bien vos enfants. Cette jeune fille est très bien partie dans la vie grâce, en partie, à son père…on espère que la maman est dentiste!

Elimu

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NYC verse plus d’un million de dollars en règlement de litige aux éducateurs noirs qui ont été pris pour cible par une directrice raciste

La ville de New York doit payer plus d’un million de dollars en réparations aux éducateurs qui ont souffert sous le mandat d’un directeur raciste.

Le paiement est le résultat d’un procès intenté par le ministère américain de la Justice contre le ministère de l’Éducation de New York en 2016, comme l’a rapporté le New York Daily News. Trois enseignants et un directeur adjoint ont affirmé que la directrice Minerva Zanca avait eu une vendetta contre les enseignants noirs du Pan American High School pendant l’année scolaire 2012-2013.

La ville de New York est poursuivie en justice après qu’un directeur d’école ait comploté contre ses employés noirs. (Photo: capture d’écran / YouTube)

L’ancien directeur adjoint Anthony Riccardo a accusé Zanca de lui avoir fait pression pour qu’il donne aux employés noirs des évaluations de faible performance afin de lui permettre de s’en débarrasser plus facilement. John Flanagan et Heather Hightower, deux professeurs noirs non titulaires, étaient les cibles principales du mépris de Zanca. Riccardo a déclaré que Zanca avait donné au couple des critiques négatives avant de faire une observation de leur travail, selon un communiqué de presse du bureau du procureur américain à Manhattan.

Zanca a également fait des commentaires racistes en présence de Riccardo. Elle lui a dit que Hightower «ressemblait à un gorille dans un pull» et a déclaré qu’elle ne pouvait «jamais» porter de «f-g couche-culotte» comme Hightower. Les commentaires de Zanca sur Flanagan se sont concentrés sur ses lèvres. Elle a demandé à Riccardo s’il avait vu les «grosses lèvres de Flanagan trembler» lors d’une réunion et l’a comparé à un homme noir dans une publicité Tropicana «avec ces mêmes lèvres».

Voir aussi: se former au plus près des meilleurs pédagogues et formateurs afro

Tous deux sont partis à la fin de l’année scolaire après des critiques négatives de Zanca. Hightower et Flanagan ont reçu respectivement 500 000 $ et 362 500 $ de la poursuite.

Lisa-Erika James, qui était titulaire, a également souffert sous l’administration de Zanca. James a dirigé un programme de théâtre très réussi à Pan American jusqu’à ce que le principal arrache le financement, entraînant des annulations. Zanca dirait à James qu’il n’y avait pas d’argent disponible pour ses productions, alors qu’en réalité, elle avait simplement redirigé les fonds ailleurs. Elle a également fait pression sur Riccardo pour donner à James une évaluation de performance négative.

Riccardo a refusé de punir l’un des professeurs, alors Zanca a dirigé sa colère contre lui. Elle l’a accusé de «saboter son plan», lui a donné une évaluation négative des performances et l’a fait escorter hors du bâtiment par la sécurité. Riccardo a reçu 175 000 $ du règlement.

James porte son affaire devant les tribunaux, le procès commence ce mois-ci. L’affaire fédérale contre la ville reste également ouverte.

« Il est presque impensable que, de nos jours, que l’un des districts scolaires les plus grands et les plus diversifiés des États-Unis permette à la discrimination raciale et aux représailles de prospérer », a déclaré le procureur américain du district sud de New York, Preet Bharara, en juin 2016 alors que le ministère de la Justice a lancé son propre procès contre la ville de New York.

«C’est pourtant ce qui, selon nous, s’est produit au Pan American International High School. Les lois fédérales sur les droits civils interdisent cette inconduite. Cette poursuite vise à remédier aux violations survenues à Pan American et à garantir que le Département de l’éducation de New York protège les droits civils de ses employés à l’avenir. »

Traduction Team Elimu

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Responsabilité Communautaire: KOBE BRYANT était un généreux donateur pour le Musée des cultures Afro-américaines

Nous sommes, comme de très nombreuses personnes, très attristés par la perte de Kobe BRYANT et de sa fille Gianna qui ont péri avec d’autres personnes dans un accident d’hélicoptère vraisemblablement dû à une mauvaise météo. Toutefois nous souhaitons mettre en lumière ce qu’il a accompli de grand, non pas sur le terrain car nous avons tous les images, mais en dehors. Ce sont des choses que nous ne connaissons pas toujours mais qui comptent.

A l’instar de beaucoup de personnes fortunées, les BRYANT ont voulu se montrer généreux en montant une fondation. Cette fondation aide principalement les sans-abris. Mais pas seulement, car ils sont également impliqué dans la promotion de la connaissance de l’histoire et des cultures Afrodescendantes.

On sait que la Fondation de la famille Kobe et Vanessa Bryant est répertoriée sur le site Web du musée comme l’un des donateurs fondateurs du Musée national d’histoire et de culture afro-américaine aux Etats-Unis. Ils sont donateurs fondateurs.

Les donateurs fondateurs sont des «donateurs qui se sont engager à hauteur de 1 million de dollars ou plus avant son ouverture en 2016».

« Je vais vous dire ce qui m’a le plus ému, c’est ma mémoire de Kobe à tous les événements d’ouverture autour du musée et le fait qu’il était si généreux », a déclaré Lonnie Bunch, secrétaire de la Smithsonian Instutition.  » Il s’arrêtait et parlait aux gens, il laissait tout le monde prendre des photos avec lui. Il ne leur a jamais fait oublier qu’ils étaient là pour célébrer le musée. »

Après l’ouverture du musée en 2016, Bryant a déclaré: «Allez voir ce musée. Il n’y a pas de plus grand témoignage dans ce pays que les histoires racontées dans ce bâtiment. Honoré d’en faire partie. »

Certains souvenirs de Bryant sont exposés au musée, y compris un uniforme et une photo de 2002 de lui. L’uniforme a été donné par Bryant lui-même.

« J’étais juste à côté de la zone sportive du musée [quand je l’ai découvert], et nous venions de regarder un clip du président Obama disant » Obama out « , en fait il imitait Kobe Bryant, donc c’était triste et émouvant ». a déclaré Jackie Laughlin, un autre visiteur du musée.

Kobe BRYANT n’était pas simplement un sportif d’exception, c’était également un homme d’exception dans ses engagements citoyens. Un exemple de responsabilité communautaire pour nous tous. Que lui et sa fille reposent en paix.

Traduction Elimu

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J’ai rompu avec elle parce qu’elle est blanche

Quand il s’agit de rencards, je préfère ne pas réfléchir à la notion de race, mais c’est quelque chose de difficile à ignorer.

 

O.K., permettez-moi de vous le dire franchement. Je pense que j’ai rompu avec ma dernière petite amie parce qu’elle est blanche. En fait, non, j’ai clairement rompu avec elle parce qu’elle est blanche.

Tout d’abord, un peu d’histoire: quand j’étais enfant, regarder mon père se préparer à sortir était quelque chose à voir. Il passait des heures à préparer son masque chaque matin pour je ne sais qui dehors, la personne ou la communauté à laquelle il faisait face. Un rasage frais suivi d’une tonne d’eau de Cologne (il est dominicain, et il est important pour lui que les gens sachent qu’il vient et qu’il est là), puis se sèche les cheveux pour obtenir cette coiffe parfaite.

Même des années plus tard, mon vieux mettaient encore plus de temps à se préparer que ma mère et ma soeur réunies, colorant délicatement  tous les poils gris errants qui pourraient apparaître dans sa barbiche.

Je lui demanderais: pourquoi? À quoi ça sert?

Il expliquerait qu’en tant que jeune homme en République dominicaine, vous deviez travailler si dur pour vous perfectionner, préparer votre masque, de sorte que lorsqu’une jeune femme européenne ou américaine passait, elle pouvait vous choisir, comme il le disait, pourrait vous ramener chez elle. Comme si c’était votre seule issue.

Plus tard, il s’est rendu à New York, où il a rencontré ma mère, qui est colombienne. Il était marié maintenant et n’avait plus à être «choisi». Mais les habitudes ancrées à l’adolescence peuvent être difficiles à briser.

J’ai donc appris très tôt à quel point il était important d’être «choisi», sélectionné. Sélectionné par qui est devenu et reste mon dilemme.

Cela fait un an que j’ai rompu avec ma petite amie, et je ne lui ai pas dit la vraie raison. J’en ai parlé, en marmonnant un truc dans le genre que j’essayais de savoir qui j’étais. Elle ne comprenait pas. Je ne suis pas sûr de me comprendre non plus. Il n’y avait rien de mal avec elle.

Je ne sais pas vraiment quel était mon point de basculement. C’est juste arrivé comme ça. À 30 ans, je me suis réveillé un jour, j’ai pris une profonde inspiration, je l’ai regardée et je me suis dit: «Je ne pense plus pouvoir sortir avec des femmes blanches.

Peut-être que je n’aurais pas rompu avec elle s’il n’y avait pas eu tout ce jugement. Au fil des ans, j’ai fréquenté des femmes brunes et noires, mais surtout des femmes blanches. Je n’avais pas pensé à pourquoi, mais quand des bruns et des noirs de ma communauté ont commencé à me donner du mal à sortir avec des femmes blanches, j’ai senti qu’elles seraient plus heureuses si j’arrêtais.

J’ai également eu des vibrations étranges de la part de certains blancs, à savoir les parents des femmes avec qui je sortais. Comme ceux qui – même après avoir fréquenté leur fille pendant six mois – pensaient toujours que j’étais de Porto Rico. Je ne suis même jamais allé à Porto Rico.

Ou ceux qui ont dit en me rencontrant: « Oh, j’adore‘ Buena Vista Social Club. ’»

Oui, c’est sûr, c’est un grand film, mais il en est de même pour « Gladiator ».

Et ceux qui m’ont demandé si je parlais mexicain. Oui, tout cela a éxisté. Il en va de même pour le père qui a ouvert la porte et a dit: «Désolé, ce n’est pas la nuit des tacos», puis l’a refermé sur mon visage, seulement pour l’ouvrir à nouveau parce qu’il «plaisantait».

J’ai été avec des gens dans les épiceries qui pointent leur doigt vers le dulce de leche (confiture de lait ndlr) et disent: « Regarde, Chris, c’est toi. » En fait, je suis intolérant au lactose.

Mais la vraie raison pour laquelle je pense que je ne peux plus sortir avec des femmes blanches n’est pas tout ça. C’est parce que dans la société actuelle qui se réveille avec des hashtags, il y a une pression folle pour se réveiller avec des hashtags. Être conscient des implications de qui vous attire et pourquoi. Ce qui signifie qu’aux yeux des autres, la couleur des femmes avec qui je sors est très importante. Comme si j’étais le problème. Comme si je trahissais mon peuple si je sortais avec des femmes blanches.

Mais on m’a appris que nous étions tous un seul peuple!

Je vois des gens qui me regardent d’un œil puant, le nez retroussé, comme s’ils pensaient que les gens noirs et bruns seraient mieux en quelque sorte si je jetais ma petite amie blanche. C’est beaucoup de pression. Avec chaque œil vigilant, les chuchotements de «Choisissez un côté, Chris, choisissez un côté», remplissent mon esprit déjà bruyant.

J’ai commencé à lire James Baldwin, Ta-Nehisi Coates et d’autres auteurs noirs et bruns à la recherche de conseils, d’une feuille de route, d’une aide sur ce que signifie être un homme brun dans le monde. Comme: Oui, nos corps ont été colonisés. Oui, je suis un enfant noir. Oui, le corps noir a fait plus pour la société qu’il n’en a obtenu en retour. Oui, la société semble vouloir embrasser beaucoup de choses associées à la noirceur sans être réellement noire.

Comment on est venu ici? Si tout le monde est si réveillé, pourquoi les choses sont-elles si terribles? Peut-être que tout le monde n’est pas si réveillé. Quoi qu’il en soit, que dois-je faire? Comment puis-je aimer en tant que corps brun dans le monde d’une manière qui rend tout le monde heureux? Je suis tombé amoureux d’une femme blanche et elle est tombée amoureuse de moi – aussi simple que cela – pourtant j’ai l’impression de faire la mauvaise chose en sortant avec elle.

Suis-je le problème ou tout le monde? Les femmes blanches me trouvent-elles attirantes ou me voient-elles comme une idée exotique qu’elles devraient trouver attirante? Est-ce que je trouve les femmes blanches attirantes ou les vois-je comme une idée exotique que je devrais trouver attirante? Est-ce que je sais même à qui je suis attiré ou pourquoi?

Je dois penser que mes préférences ont été au moins quelque peu façonnées par l’image omniprésente des hommes latins comme «L’amant», une image qui m’a me noue la gorge. Pas à cause de ce que nous aimons ou de qui nous aimons, mais comme une sortie, une façon d’être vu et d’être sauvé. Comme mon père l’a dit: « Peut-être qu’ils te choisiront. »

C’est un message amplifié par les films et la télévision, de «Save the Last Dance» à «Master of None» et des dizaines d’autres récits qui présentent tous, d’une manière ou d’une autre, un homme noir ou brun amélioré par le fait d’être avec un blanc femme.

Depuis que je suis enfant, j’ai intériorisé l’idée que la main que je tiens détermine ma valeur plus que mes propres mains. Que mon pouvoir n’a autant de valeur que la personne à mes côtés. Tout un système est codé en moi. Pourquoi la valeur de soi n’était-elle pas codée en moi?

Avant ma naissance, ma mère a dit à mon père qu’elle était enceinte à 3 heures du matin sur une plate-forme de métro de New York. Elle et mes parents se sont engagés à donner aux enfants tout ce qu’ils n’ont jamais eu, à s’efforcer et à réaliser et à subvenir à nos besoins, et en réponse à leur aspiration, certains dans leur monde ont pensé qu’ils abandonnaient leurs racines et essayaient de devenir autre chose. Ces gens leur ont dit: « Vous essayez d’être blanc maintenant? »

Qu’est-ce que cela signifie – essayer d’être blanc? Nous l’avons tous entendu (peut-être pas nous tous). Je l’ai dit. Si on y réfléchit, c’est vraiment juste un commentaire sur le pouvoir: « Chico, tu essayes d’avoir le pouvoir maintenant? »

Oui oui.

En vérité, le colorisme a toujours été une chose. L’aspiration à «améliorer la course» a toujours été une chose. Ma grand-mère et d’autres grands-mères et mères nous avertissaient: « Ne sortez pas avec quelqu’un de plus sombre que vous. Ne sortez pas avec des cheveux rêches, de grosses lèvres et de gros nez. « 

J’ai ramené à la maison une fille noire au lycée et ma tante a marmonné avec colère: « Oh, tu le vois et cette Negrita? »

J’aurais dû parler. «Eh, vas-y, arrête! Je me fiche de vos putains d’opinions sur la façon dont les gens sont sombres et à quel point leurs cheveux sont crépus. Vous avez déjà regardé de vieux albums de famille? Tu me regardes jamais? Vous êtes-vous déjà regardé? Nous ne sommes pas blancs. Pas même près. « 

Mais je n’ai rien dit. (« Choisissez un côté, Chris, choisissez un côté. »)

Alors je me tiens là, essayant de me réveiller, de ne pas sortir avec des femmes blanches et de me sentir un peu mal à ce sujet. Parce que je sort vraiment avec, et je pense que la décision de ne plus sortir avec des femmes blanches pourrait ne pas être la mienne, que toute décision de choisir un camp n’aide pas tout le monde, car comment pouvons-nous résoudre quoi que ce soit dans ce monde plein de hashtags machin sans nous séparer et nous isoler? Et aussi, je veux dire, beaucoup de femmes blanches sont vraiment cool.

De toute évidence, les femmes blanches sont cool. Toutes les femmes sont cool. Cool est un mot si simple, pas le mot que je veux utiliser en ce moment. Je ne veux pas juste dire cool. (Je ne devrais probablement même pas parler de sortir ou de ne pas sortir avec des femmes blanches. Ah, mec, ça ne va pas là où je le voulais -)

Quoi qu’il en soit, c’est moi qui désire ardemment, qui prie, tiens un journal, écrire, dialogue, organise un one-man show, souhaite beaucoup de chose, essaye de choisir un camp, me demander comment me choisir moi-même et essayer d’envelopper ma tête autour de cela, en espérant que je suis bien en train de faire un truc conscient, parce que quelque chose ne va pas bien.

Christopher Rivas est un conteur, acteur et créateur de « The Real James Bond Was Dominican! »

Traduit par Elimu

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Focus sur l’artiste Caroline Guèye: sur les pas de son grand père Paul Ahyi?

Lorsque la passion, le courage, la détermination et l’abnégation se rallient, on ne peut que s’attendre à cette brillante aventure. Caroline Guèye, héritière de la culture de son grand-père Paul Ahyi, concepteur de beaucoup d’œuvres dont le drapeau togolais, est une femme au talent éblouissant.

Petite fille de l’artiste plasticien togolais, Paul Ahyi, Caroline Guèye est connue pour son talent, démontré sur beaucoup de projets à travers le monde. Après un BAC scientifique qu’elle a obtenu à Dakar, la capitale sénégalaise, la jeune métisse consacre son temps pour les arts, alors qu’elle est ingénieur en physique atmosphérique option radioprotection et sûreté nucléaire. Mais vue l’amour qu’elle développe pour l’art, elle l’a finalement embrassé. De succès en succès, elle expose sa passion pour la seconde fois à Nouakchott, à la galerie Sinaa.

 


Le pinceau s’hériterait ? Cette question a visiblement une réponse affirmative lorsqu’on voit  la carrière de Caroline et celle de son grand-père. Elle a entièrement hérité du talent et marche sur les traces de son grand-père. Cette passion se concrétise à travers des expositions. En mars de l’année dernière devant un public curieux et passionné, Caroline a exposé ses œuvres lors d’une exposition dénommée « Musicalité spatiale ». Il s’agit de vingt-cinq œuvres, dont la majorité est réalisée au pastel et quelques-unes à l’encre, et une grande tapisserie produite par les liciers de la manufacture de Thiès.


Découvrir: Introduction à l’histoire et au mysticisme dans les Arts Africains


A la manière de Paul Ahyi, les tableaux sont inspirés du parcours d’un artiste rempli de talents.L’utilisation soignée de compositions, d’un langage de couleurs caractéristique de son travail, produisent des œuvres faisant écho aux ondes de l’espace. Il s’agit des résonances acoustiques des étoiles. Chaque étoile offre une signature sonore propre, transposée à des fréquences perceptibles par l’oreille humaine, donnant ainsi la musique de ces sphères gazeuses.

Ayant l’actualité comme inspiration, Caroline ne manque pas d’enrichir ses œuvres de l’expression physique. Dans ses œuvres, elle dénonce par ailleurs le kidnapping des jeunes filles par Boko Haram, Fukushima, la succession de Mandela avec Zumandela…Elle s’en est prise aussi, lors son exposition de février dernier à Dakar, au pillage des côtes africaines avec Sos Podpa. Ce qui confirme son panafricanisme.

Amoureuse du voyage, Caroline Guèye a résidé et exposé en Chine, près de Pékin, ce qui contribua à élargir son horizon d’art, dont les œuvres ont servi à orner l’aéroport international de Dakar, la BCEAO, à l’Apix, et chez de nombreux collectionneurs d’art.

En tenant compte des œuvres de l’héritière Caroline, on comprend bien les bienfaits de la génétique dans certaines familles. Elle suit véritablement les marches de son ‘vieux’, Paul Ahyi.

Elimu

Qui est Kofo Akinkugbe, la Nigériane qui produit des SIM ?

Le talent, l’innovation et la détermination résument le parcours de cette jeune dame nigériane qui s’est imposée dans un domaine d’avenir. Il s’agit de Kofo Akinkugbe l’un des leaders d’opinion africains en matière d’entrepreneuriat et d’innovation dans le secteur de la technologie. Aujourd’hui, elle a une compétence inédite lui permettant d’être propriétaire de la première entreprise de fabrication de carte SIM et de carte à puce en Afrique de l’Ouest.

Fondatrice et PDG de SecureID Nigeria Ltd, leader du marché de la technologie des cartes SIM et de la sécurité numérique, Kofo Akinkugbe est reconnue partout dans le monde entier pour sa réussite entrepreneuriale et ses solides compétences en commerce, le second aspect qui la rend performante. Il n’était pas évident de se lancer, et encore moins d’obtenir la souscription du plus grand nombre lorsqu’on est une jeune femme d’Afrique qui souhaite se lancer dans un domaine comme la technologie de pointe. Kofo brise les clichés et redonne l’espoir à la jeunesse africaine, notamment aux femmes entrepreneures.

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Pilotée par Kofo, l’entreprise numérique nigériane, SecureID est une firme à standard mondial. Elle est spécialisée dans la production des cartes à puce en Afrique de l’Ouest et l’une des six du continent. L’entreprise exporte dans 21 pays africains. Par sa qualité de production, elle est complètement certifiée par VISA, Verve et MasterCard. Son travail de qualité a été salué en 2012: elle a remporté le prix Africa Awards for Entrepreneurship Mature Business Award.

Kofo Akinkugbe vient de loin

Diplômée en mathématiques de l’Université de Lagos, celle qui rêvait de révolutionner le monde numérique a débuté sa carrière dans le secteur bancaire. Avec 12 années d’expérience en commençant par International Merchant Bank (filiale locale de la First National Bank de Chicago) avant de rejoindre l’équipe de la banque en tant que membre du personnel pionnier.

Très ambitieuse, elle a créé Interface Technologies, une entreprise de gestion de la sécurité et de technologies biométriques. Titulaire d’un Master de l’Université de Strathclyde, elle a eu le privilège de diriger avec succès Interface Technologies Ltd. (ITL) durant neuf ans, avant de créer SecureID Nigeria Ltd, la première usine certifiée VISA en Afrique subsaharienne, qui fait aujourd’hui la fierté de l’Afrique en générale et la sous-région ouest africaine en particulier.

Elimu