Nous sommes, comme de très nombreuses personnes, très attristés par la perte de Kobe BRYANT et de sa fille Gianna qui ont péri avec d’autres personnes dans un accident d’hélicoptère vraisemblablement dû à une mauvaise météo. Toutefois nous souhaitons mettre en lumière ce qu’il a accompli de grand, non pas sur le terrain car nous avons tous les images, mais en dehors. Ce sont des choses que nous ne connaissons pas toujours mais qui comptent.
A l’instar de beaucoup de personnes fortunées, les BRYANT ont voulu se montrer généreux en montant une fondation. Cette fondation aide principalement les sans-abris. Mais pas seulement, car ils sont également impliqué dans la promotion de la connaissance de l’histoire et des cultures Afrodescendantes.
On sait que la Fondation de la famille Kobe et Vanessa Bryant est répertoriée sur le site Web du musée comme l’un des donateurs fondateurs du Musée national d’histoire et de culture afro-américaine aux Etats-Unis. Ils sont donateurs fondateurs.
Les donateurs fondateurs sont des «donateurs qui se sont engager à hauteur de 1 million de dollars ou plus avant son ouverture en 2016».
« Je vais vous dire ce qui m’a le plus ému, c’est ma mémoire de Kobe à tous les événements d’ouverture autour du musée et le fait qu’il était si généreux », a déclaré Lonnie Bunch, secrétaire de la Smithsonian Instutition. » Il s’arrêtait et parlait aux gens, il laissait tout le monde prendre des photos avec lui. Il ne leur a jamais fait oublier qu’ils étaient là pour célébrer le musée. »
Après l’ouverture du musée en 2016, Bryant a déclaré: «Allez voir ce musée. Il n’y a pas de plus grand témoignage dans ce pays que les histoires racontées dans ce bâtiment. Honoré d’en faire partie. »
Certains souvenirs de Bryant sont exposés au musée, y compris un uniforme et une photo de 2002 de lui. L’uniforme a été donné par Bryant lui-même.
« J’étais juste à côté de la zone sportive du musée [quand je l’ai découvert], et nous venions de regarder un clip du président Obama disant » Obama out « , en fait il imitait Kobe Bryant, donc c’était triste et émouvant ». a déclaré Jackie Laughlin, un autre visiteur du musée.
Kobe BRYANT n’était pas simplement un sportif d’exception, c’était également un homme d’exception dans ses engagements citoyens. Un exemple de responsabilité communautaire pour nous tous. Que lui et sa fille reposent en paix.
Pour beaucoup, si vous lisez ces lignes c’est parce que de près ou de loin vous connaissez l’OJAL. Que vous nous ayez connus depuis nos débuts en 2014 ou que vous venez de nous découvrir, que vous nous connaissiez à travers nos événements associatifs à Lyon ou à travers nos activités sur internet, vous êtes témoins d’une mutation : en effet comme la chenille devient papillon, nous tournons une page de vies de militants panafricanistes pour embrasser une nouvelle époque pleine d’aventures, l’Organisation de la Jeunesse de Lyon devient Elimu. Nous revenons dans cet article sur notre historique ainsi que les raisons de notre évolution.
Elimu est une plate-forme éducative numérique qui propose un nouveau regard sur l’éducation des personnes afrodescendantes. En effet, « elimu » est un mot swahili qui veut dire « éducation ». Le but est de promouvoir une éducation spécialisée pour personne d’ascendance africaine.
Cette plate-forme lancée en 2019 est le résultat de plusieurs années d’activités militantes et de réflexions personnelles et collectives.
Nous sommes deux frères, d’origine africaine qui depuis l’adolescence se posent des questions quant à leur place dans ce monde dominé par la suprématie blanche et l’hyper-capitalisme mondialisé. Très vite, la question de l’identité s’est fait ressentir car, comme la plupart des jeunes noirs évoluant dans un pays de Blancs, on nous renvoyait continuellement à nos origines et notre apparence. Vous connaissez sûrement tous les questions gênantes que les non-racisés peuvent poser au sujet de nos cheveux, notre peau, notre pays d’origine ou notre culture…
Le choix a été rapidement celui d’approfondir nos connaissances sur qui nous sommes en tant que garçons noirs et africains. Cette décision nous a conduites à la création d’une organisation panafricaniste dès 2014 qui se fit connaître dans la sphère afro-francophone sous le nom d’Organisation de la Jeunesse Afrodescendante de Lyon (OJAL).
L’organisation fonctionnait autour de trois pôles : Education, Black Business et Media et avec pour ligne directrice un programme politique que nous avons appelé « Initiative Communautaire » :
Les 5 principes fondamentaux :
UNITÉ :
Nous pensons que l’unité des populations afrodescendantes, où qu’elles se trouvent, ainsi que l’émergence d’une conscience communautaire sont des conditions sine qua non à l’élévation politique, économique, sociale et culturelle du continent et de la diaspora.
AUTODÉTERMINATION :
L’OJAL se positionne de manière ferme contre l’impérialisme et le paternalisme de toutes sortes. Nous promouvons de manière inconditionnelle l’indépendance réelle de notre peuple. Nous estimons que notre communauté a assez mendié, et qu’il est grand temps que nous comprenions qu’il est inadmissible que nous attendions que d’autres fassent pour nous ce que nous sommes amplement capable de faire pour nous-même et par nous-même.
SOLIDARITÉ ET RESPONSABILITÉ COMMUNAUTAIRE :
Il est impératif que notre communauté s’organise afin de créer de vrais réseaux de solidarité. Indéniablement les destins des populations afrodescendantes sont liés, il est donc dans notre intérêt de nous entraider et de collectiviser ressources et connaissances.
COOPÉRATION ÉCONOMIQUE :
L’OJAL est consciente que l’amélioration de nos destinés, ne passera que par la maîtrise de notre économie (promotion de l’auto-entrepreneuriat, soutien aux entreprises et institutions afro-descendantes) et la coopération productive. Notre communauté doit comprendre qu’elle s’appauvrit à chaque fois qu’elle dépense chez les autres.
RAPATRIEMENT:
L’OJAL appel au rapatriement des forces vives de la diaspora vers notre continent (ou des territoires majoritairement noir). L’histoire des Afrodescendants prouve que l’offre d’intégration est hypocrite et mensongère, et affaiblit notre communauté au profit des autres.
Le but de l’OJAL était de créer une conscience communautaire dans la ville de Lyon, à travers un certains nombres d’activités de sensibilisation et de conscientisation à l’éducation politique afro diasporique (conférences, projection-débat, promotion du black business, micro-trottoir, programme de soutien scolaire …etc).
La team OJAL lors d’un événement de la promotion du Black Business en 2015
Cette organisation nous a permis de mettre en pratique nos idéaux et de les confronter à la réalité du terrain. Assez rapidement, nous étions connu dans la ville et les acteurs de la communauté (entrepreneurs, élus, présidents d’associations, étudiants …etc) nous sollicitaient régulièrement sur le thème du panafricanisme et de la revalorisation de soi. Nous étions la référence du « radicalisme noir » à Lyon, mais en France plus largement aussi.
L’OJAL faisant la promotion de l’Initative Communautaire à Lyon auprès des étudiants
C’est cependant sur internet que nous avons connu une plus grande exposition grâce à notre page Facebook qui regroupe 30 000 abonnés et notre site internet sur lequel nous publions régulièrement des articles sur l’histoire et l’actualité des Afrodescendants. Nous étions devenu une des organisations panafricanistes les plus influentes en France des 5 dernières années.
Notre réseau de partenaires et notre impact sur les membres actifs dans la communauté afro francophone venait consolider l’idée que nous étions sur la bonne voie.
Les cadres de l’OJAL avec le Dr. Umar Johnson
5 ans plus tard, forts de nos succès (le but de créer un eco-sytème afro communautaire à Lyon ayant été globalement atteint) mais fatigués de cette vie ingrate de militants (sans salaire, reconnaissance pas à la hauteur des efforts …etc), l’un de nos co-créateur étant partis poursuivre ses activités de journaliste à Paris au sein de la rédaction du média NOFI, ce fût une opportunité pour nous de changer de format.
Nous visons maintenant bien plus large qu’une seule ville, nous visons les communautés afro de toute la planète, et nous nous concentrons sur la base du problème des Afrodescendants: l’éducation. C’est ainsi qu’est né Elimu qui se veut être l’ed-tech afro de référence, l’accélérateur de consciences noires dont le 21ème siècle à tant besoin.
Un an après sa création, Elimu devient internationale puisqu’elle est maintenant présente sur le continent africain, dans la ville de Kigali, au Rwanda précisement. Elle est une Organisation Non-Gouvernementale spécialisée dans l’éducation et la formation des personnes d’ascendance africaine où qu’elles soient. A Kigali par exemple, nous avons ouvert un ciné-club qui propose du contenu audio-visuel sur le thème de l’histoire et la culture des peuples d’Afrique dans un cadre de réflexion et de discussions.
Le logo du ciné club d’Elimu à Kigali
En attendant de nouveaux formats que nous mettrons en place pour diffuser les connaissances présentes dans le monde panafricain (Web TV, radio, maison d’édition …etc), restez connecté sur notre site, et nos réseaux sociaux !!
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L’idée qu’un parent puisse quitter (parfois en oubliant) son enfant seul dans une voiture est inimaginable, mais la réalité est que cela se produit! En moyenne, 40 à 50 enfants meurent chaque année aux États-Unis après avoir été laissés ou oubliés dans un véhicule. En France c’est un peu moins, mais déjà beaucoup trop! La cause de la mort?
La température à l’intérieur d’une voiture les jours d’été, même avec les vitres rabaissées d’un pouce, peut rapidement dépasser 49 à 60 °C. Même par temps relativement doux, la température à l’intérieur d’une voiture peut dépasser les 38 °C. , les enfants courent un risque élevé de coup de chaleur, ce qui peut entraîner une forte fièvre, une déshydratation, des convulsions, un accident vasculaire cérébral et, éventuellement, la mort.
Le dispositif oasis
Il y a deux ans, Bishop Curry, résident de McKinney au Texas, a eu l’idée d’inventer un dispositif appelé Oasis. Vous pouvez le fixer à un repose-tête ou à un siège d’auto. Son objectif est de détecter si un enfant est laissé seul tout en surveillant simultanément la température à l’intérieur du véhicule. Une fois que la température a atteint un certain niveau, l’appareil souffle de l’air froid tout en alertant les parents et les autorités.
Il a eu l’idée après que la petite fille de son voisin, âgée de 6 mois, soit décédée après avoir été laissée dans une voiture surchauffée. Au départ, il avait fabriqué un modèle en argile à trois dimensions du dispositif Oasis dans l’espoir d’avoir assez d’argent pour fabriquer le véritable produit un jour.
Depuis lors, son père et lui ont réussi à amasser 50 292 $ de leur objectif de 20 000 $ sur gofundme.com. Cet argent est actuellement utilisé pour la fabrication du produit final et la protection du brevet. Selon nbcnews.com, l’idée de Bishop a tellement impressionnée Toyota, qu’ils l’ont envoyé avec son père dans le Michigan pour une conférence sur la sécurité.
Son père dit fièrement à la NBC qu’il travaille pour Bishop, remplissant ses courriels, répondant à ses appels téléphoniques et conduisant Bishop à ses entretiens avec l’avocat. «Les gens font un don fondé sur une croyance, une conviction que le monde peut changer grâce à un seul enfant», a déclaré le père de Bishop.
Alors, alors que les parents attendent le jour où ils pourront enfin posséder cet appareil de sauvetage, que peut-on faire dans l’intervalle pour éviter qu’une tragédie aussi inutile se produise?
•Regardez avant de verrouiller: Prenez l’habitude de vérifier la banquette arrière chaque fois que vous sortez de la voiture avant de verrouiller la porte, même si vous ne transportez pas votre enfant. Faire cela à chaque fois vous donnera une bonne habitude.
• Faites sortir vos enfants de la voiture en premier,
• Lorsque vous faites des courses, ne laissez pas votre enfant dans une voiture. Même si cela ne prend que quelques minutes, une voiture peut chauffer rapidement, surtout par une journée chaude et ensoleillée.
• Gardez votre voiture verrouillée et vos clés hors de portée afin que les enfants ne puissent pas monter seuls dans la voiture.
• Si un enfant est porté disparu, en plus de vérifier le jardin et toutes les autres zones, assurez-vous de vérifier l’intérieur du véhicule et le coffre de toutes les voitures à proximité.
Laisser la voiture en marche et la climatisation ne rend pas votre enfant plus sûr. L’enfant pourrait être enlevé ou mettre la voiture en marche. Tout peut arriver!
Qu’est-ce qu’un être humain? Qu’est-ce qu’être humain? Voici les deux questions qui façonnent depuis la nuit des temps les civilisations du monde. Des réponses à ces questions découlent le rapport que l’on entretient avec la société et le monde. L’éducation est à la base de tout ça. Après avoir lu cet article, la conviction que la philosophie africaine Ubuntu est un socle civilisationnel incomparable ne vous quittera plus!
Ubuntu, la philosophie humaniste
Ubuntu dans la plupart des langues d’Afrique subsaharienne traduit l’essence même de l’existence en tant qu’humain. C’est la faculté d’être et ainsi, en tant que umuntu (le singulier de abantu = les humains), d’être humain. Généralement, on le traduit par : « Je suis parce que les autres existent. » C’est donc la capacité de reconnaître en l’autre la même nature que la sienne propre. « Tu es un être humain comme moi. Ensemble, nous formons l’humanité. »
Découvrez comment Nelson Mandela l’a utilisée pour son combat de libération dans son livre: Un long chemin vers la liberté
Le refus de l’humanité, la base du système d’oppression
Or, justement c’est exactement cela, le refus de reconnaître en l’autre la même humanité que la sienne qui est à l’origine de toutes les formes de discriminations et d’inégalités. Lorsque l’on discrimine quelqu’un, c’est qu’on lui a nié des droits fondamentaux comme ceux définis par la plus ancienne déclaration universelle du droit à l’humanité qui est africaine. Il a fallu que les Occidentaux nient l’humanité des peuples sombres du monde pour les réduire en esclavage et/ou les exterminer. D’ailleurs il y a eut des débats sur la question de l’humanité des Amérindiens ( à Valladolid en 1550/1551 par exemple) et des Noirs d’Afrique pendant la période des razzias et traites négrières, par ceux-là même qui prétendaient représenter les « Lumières » et le progrès.
Exemple plus proche du quotidien : le cas des handicapés. Il est généralement convenu qu’un humain a deux jambes, deux bras, deux oreilles, deux yeux, un nez de deux narines, une bouche de deux lèvres …etc Si quelqu’un venait à ne pas correspondre à ces critères, on le considérerait comme « handicapé » ou « anormal ». De même pour les capacités intellectuelles. Ainsi, certaines sociétés et certaines personnes peuvent ne pas les considérer comme pleinement humains et donc se permettre de leur priver de leur droits élémentaires (santé, éducation, intégrité physique et morales …etc).
La communauté, facteur d’Ubuntu
En déclarant, « je suis parce nous sommes », la philosophie d’Ubuntu reconnaît non seulement la diversité mais surtout la complémentarité de l’humanité. C’est une base solide pour construire une société d’équité, de solidarité, de fraternité et de promotion de l’excellence collective.
En Afrique, on a l’habitude de dire qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant. L’individu n’appartient pas seulement à ses parents, mais à la communauté. Ce qui permet de désindividualiser son identité. L’enfant existe littéralement parce qu’il appartient à un groupe plus large. Les décisions se font en collectif, les responsabilités sont collectives et la destiné commune. Cela permet à l’individualité de s’épanouir dans la collectivité, et la collectivité d’investir dans les individualités. C’est un cercle vertueux.
La vie communautaire est l’expression sociale du concept Ubuntu
Si nous éduquons nos enfants dans ce paradigme, comme l’ont été des générations des nos Aïeuls, nous pourrions retrouver notre essence d’humain, et quitter le paradigme qui nie notre humanité.
Team ELIMU
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