L’émancipation,
une construction consciente.

Lonnie Johnson, ce génie méconnu

Lonnie George Johnson (né le 6 octobre 1949) est un inventeur, ingénieur aérospatial et entrepreneur américain, qui a notamment servi dans l’armée de l’air américaine et travaillé pendant douze ans à la NASA, notamment au Jet Propulsion Laboratory. Il a inventé le pistolet à eau Super Soaker en 1990, qui figure depuis parmi les jouets les plus vendus au monde.

C’est par ces mots que commence sa fichie wikipedia. En réalité, dans la lignée d’un Mark Dean cet homme est un génie méconnu. Du genre à avoir travaillé à la NASA, du genre à inventer des choses – il détient pas moins de 133 brevets – qui sont au coeur de notre système économique global (notamment la conversion de l’énergie en électricité) mais aussi de l’un des jouets les plus vendus au siècle dernier: le pistolet à eau Super Soaker.

Quand on a autant de casquettes impressionnantes, il s’agit de comprendre comment cela s’est produit. Nous l’avons fait pour vous.

 

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Le produit des écoles et université Afro

Alors qu’il n’est qu’un enfant, Lonnie aime les robots qu’il voit à la télévision. Il veut le sien. Déterminé, il décide d’en créer un par lui-même. Cela lui prend un an, et avec ce robot, il gagne un concours de jeunes inventeurs. C’est le début d’une très longue aventure.

Lonnie Johson a été formé, de l’école primaire à l’Université Tuskegee, dans des institutions éducatives Afro-américaines. Cela veut dire moins de moyens (Tuskegee a été fondé avec 2000$!), la ségrégation raciale que l’on connaît et par conséquent des professeurs eux-mêmes en proie à la violence raciste au quotidien. Mais cela veut surtout dire qu’il y a des institutions Noires capables de décerner un savoir actionnable à des gamins totalement démunis. Ce qui leur permet d’être aptes à modifier les conditions de vie de leurs parents, de familles entières potentiellement. Game changer.

Entrepreneur et scientifique, le combo gagnant!

Lonnie Johnson est au coeur des enjeux économiques de demain. Notamment avec la notion d’énergie verte. Ceci a commencé avec une invention qui semble anodine. En effet, alors qu’il travaillait à la création d’une pompe à chaleur dans sa salle de bain, il a par accident déclenché une importante projection d’eau par un tuyau. Cela lui a donné deux idées.

La première est de faire de ce système un jeu pour enfant : le pistolet à eau. La seconde, c’est le projet de vendre ce concept à des industriels. Avec l’argent, il pourrait être libre de travailler à ses propres travaux selon ses envies. Créer des choses cela coûte de l’argent.

Eh bien, ces deux idées se sont matérialisées : en allant à un salon professionnel, il fera la connaissance d’une entreprise qui justement commercialise ce genre de jouets. Ils font affaire. Le jouet est rapidement devenu un best-seller mondial avec plus d’un milliard de dollars de recettes. Il devient rapidement connu pour cette invention. L’histoire pourrait s’arrêter là et ne faire de lui qu’un entrepreneur à succès. Pourtant, il lui en reste plein sous le pied, et ce n’est rien de le dire.

En fait, Lonnie Johnson s’est tout simplement donné comme mission de participer activement (et on peut dire qu’il a un fort impact) à la résolution du problème climatique par ses inventions. Il a commencé par un système novateur de captation de l’énergie solaire. Ceci étant fait, monsieur a décidé de créer également un système de batterie révolutionnaire afin de stocker l’énergie ainsi crée. Son système de batterie est plus sûre (pas de risque d’explosion) plus durable, plus performante et moins chère que la concurrence. Époustoufflant.

 

La transmission au coeur de la réussite

Le père de Lonnie Johnsson était un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale. C’était également un homme manuel qui réparait sans cesse ce qui n’allait pas chez lui. En devenant curieux de ce que son père faisait à la maison, le jeune lonnie a développé des compétences dans le bricolage et la conception d’objets en tous genre.

À son tour père, il transmet cette culture de la résolution de problèmes. Transmettre son goût pour la recherche, le développement de solutions aux problèmes qu’il rencontrait au quotidien. Aujourd’hui ses deux enfants sont ingénieurs. Désormais vous connaissez la recette !!

Soldat, entrepreneur, écologiste et bienfaiteur des enfants du monde entier. Que demander de plus? On souhaite bon courage a ses enfants pour essayer de faire ne serait-ce qu’aussi bien que papa!

Il achete un distributeur de friandises a sa fille pour lui apprendre à gérer l’argent

Cette histoire est devenue virale aux Etats-Unis. Un jeune homme de 28ans a décidé d’investir dans l’éducation financière de son enfant par un moyen très futé: il lui a donné en guise de cadeau non pas une paire de chaussure, pas même une voiture ou un spectable mais bel et bien une machine à cash: le distributeur de friandises que nous connaissons tous.

«J’ai regardé autour de ma communauté et j’ai vu où nous en sommes en tant que Noirs en ce qui concerne la richesse. Je l’ai vu et j’essayais de trouver un moyen de toucher personnellement ma communauté. J’ai donc décidé d’enseigner la littérature financière aux enfants, et je viens d’étudier des idées sur la façon de créer de la richesse. »

L’éducation financière dès le plus jeune âge. Sa fille n’a que 10ans, mais ce jeune père nommé Oxendine veut absolument qu’elle « devienne patronne » selon ses termes.

«Lorsque nous vendions des bonbons dans les salons et les salons de coiffure locaux, j’ai établi un climat de confiance avec les gens qui y travaillaient», a-t-il dit. « Donc, quand est venu le moment de les vendre sur notre distributeur automatique, la conversation a été facile. »

Ils ont donc acheté un distributeur, qui peut se trouver entre 1500 et 3000$ aux US. Fort de cet investissement ils ont commencé à exploiter cette machine, ce qui permet d’apprendre à gérer l’argent. Oxendine ne veut pas en rester là et compte proposer à d’autres enfants des cours d’éducation financière. Comme nous le savons tous, ces informations ne se trouvent à l’école que si vous faites des études supérieures orientées business et finance. Si vous avez dix ans, vous devez faire avec le père riche ou bien le père pauvre. En plus d’élargir l’offre à d’autres enfants de la communauté, Oxendine veut également multiplier les Distributeurs dans sa ville et apprendre à sa fille à gérer une croissance.

 

Avant d’avoir les distributeurs ils faisaient de la vente en direct aux commerçants et citoyens de la ville

«Je veux qu’elle comprenne la valeur d’être propriétaire d’une entreprise à un jeune âge. Donc, quand il s’agit de grandir… et qu’elle doit prendre des décisions sur la façon dont elle peut gagner de l’argent, elle sait qu’un emploi n’est pas le seul moyen. »

Combler les lacunes du système scolaire est impératif, c’est ce que nous essayons de faire à travers ce blog en particulier. Voir des personnes de notre génération avoir ce genre d’inspiration ne peut que nous motiver à aller plus loin dans notre offre de formation où vous pourrez bientôt vous former à l’éducation financière, vous…ou bien vos enfants. Cette jeune fille est très bien partie dans la vie grâce, en partie, à son père…on espère que la maman est dentiste!

Elimu

Source

Qui est Kofo Akinkugbe, la Nigériane qui produit des SIM ?

Le talent, l’innovation et la détermination résument le parcours de cette jeune dame nigériane qui s’est imposée dans un domaine d’avenir. Il s’agit de Kofo Akinkugbe l’un des leaders d’opinion africains en matière d’entrepreneuriat et d’innovation dans le secteur de la technologie. Aujourd’hui, elle a une compétence inédite lui permettant d’être propriétaire de la première entreprise de fabrication de carte SIM et de carte à puce en Afrique de l’Ouest.

Fondatrice et PDG de SecureID Nigeria Ltd, leader du marché de la technologie des cartes SIM et de la sécurité numérique, Kofo Akinkugbe est reconnue partout dans le monde entier pour sa réussite entrepreneuriale et ses solides compétences en commerce, le second aspect qui la rend performante. Il n’était pas évident de se lancer, et encore moins d’obtenir la souscription du plus grand nombre lorsqu’on est une jeune femme d’Afrique qui souhaite se lancer dans un domaine comme la technologie de pointe. Kofo brise les clichés et redonne l’espoir à la jeunesse africaine, notamment aux femmes entrepreneures.

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Pilotée par Kofo, l’entreprise numérique nigériane, SecureID est une firme à standard mondial. Elle est spécialisée dans la production des cartes à puce en Afrique de l’Ouest et l’une des six du continent. L’entreprise exporte dans 21 pays africains. Par sa qualité de production, elle est complètement certifiée par VISA, Verve et MasterCard. Son travail de qualité a été salué en 2012: elle a remporté le prix Africa Awards for Entrepreneurship Mature Business Award.

Kofo Akinkugbe vient de loin

Diplômée en mathématiques de l’Université de Lagos, celle qui rêvait de révolutionner le monde numérique a débuté sa carrière dans le secteur bancaire. Avec 12 années d’expérience en commençant par International Merchant Bank (filiale locale de la First National Bank de Chicago) avant de rejoindre l’équipe de la banque en tant que membre du personnel pionnier.

Très ambitieuse, elle a créé Interface Technologies, une entreprise de gestion de la sécurité et de technologies biométriques. Titulaire d’un Master de l’Université de Strathclyde, elle a eu le privilège de diriger avec succès Interface Technologies Ltd. (ITL) durant neuf ans, avant de créer SecureID Nigeria Ltd, la première usine certifiée VISA en Afrique subsaharienne, qui fait aujourd’hui la fierté de l’Afrique en générale et la sous-région ouest africaine en particulier.

Elimu

5 amis ont économisé 50 dollars par semaine pendant 2 ans et ont acheté le premier bien d’investissement

Les cinq heureux associés

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici nous faisons souvent la promotion de personens qui ont décidé de faire partie de la solution pour leur communauté. L’investissement le plus précieux et le temps que vous prenez à vous élever vous-même et les autres. Voici un exemple criant de simplicité, de solidarite, de loyauté. Pas besoin d’être Queen Latifah ou bien T.I pour investir dans l’immobilier de sa ville ! On peut commencer petit, voici comment.

Qu’est-ce qui vous a fait entrer dans l’immobilier?

«Nous avons perdu tellement d’amis et d’être aimés dans la violence, que nous savions que nous avions besoin d’un changement. Nous ne savions pas encore ce que c’était mais je savais que cela avait avoir avec la propriété, l’investisement. Je venais juste d’ouvrir mon école et je commençais donc à avoir l’esprit d’entreprise, même s’ils  n’ont pas pu le voir au début, ils ont quand même cru en moi. » A déclaré Najee Hannigan.

Tu es d’où et qui sont tes amis sur la photo?

Nous vivons à Philadelphie.
Alors les deux sont assis à côté de moi, nous sommes amis depuis plus de 10 ans. Les deux derrière moi sont mes deux plus jeunes cousins.

Viens Hannigan 26
Tyree Harvey 26
Darius Jacobs 26
Meqai Berger 23
Ahmid Hill 23

Dans quelle ville avez-vous acheté votre immeuble de placement et quels sont vos projets avec cet immeuble?

Nous avons donc démarré une société de gestion immobilière avec un plan de «réhabilitation» de cette propriété et de sa location. Nous prévoyons de posséder plus de 1000 unités.

Quels ont été les obstacles les plus difficiles de votre parcours immobilier?

La partie la plus difficile a été de faire comprendre à mon équipe que le temps passait de toute façon, nous pouvons effectuer un investissement en nous-mêmes ou continuer à le laisser passer.

Quel conseil donneriez-vous à des investisseurs immobiliers inspirants?

Trouvez des personnes de confiance et n’abandonnez jamais. Ne pas se disputer à propos de bêtises et penser toujours à la situation dans son ensemble. Abandonner quelque chose comme l’abonnement au câble ou des vêtements pendant un an ou deux peut vous mettre dans une position de vie prolongée.

source

Traduit par la Team Elimu

Responsabilite Communautaire: le lien de Nispey Hussle avec l’Afrique et la communauté

Nipsey Hussle et sa famille avec le président érythréen Isaias Afwerki lors de leur visite l’année dernière

Comme vous le savez déjà sûrement dimanche dernier, le rappeur américano-érythréen Nipsey Hussle (ou Hu$$le), nominé aux Grammy Awards, a été abattu de six balles dimanche après-midi devant son magasin Marathon Clothing au sud de Los Angeles, dans le quartier de Hyde Park (Crenshaw). Son meurtre a ému le monde du hip-hop, tant par sa violence que son côté symbolique.

En plus de sa ligne de vêtements The Marathon Clothing, il se distinguait par son côté entrepreneur dans les domaines de la technologie, de l’immobilier et du commerce de détail, tout en naviguant dans le monde complexe du divertissement.

Né  Ermias Davidson Asghedom, ce jeune homme de 33 ans laisse dans le deuil une fille issue d’une relation antérieure et un fils qu’il a eu de sa relation avec sa petite amie, l’actrice Lauren London.

Tirant profit du buzz de son premier album studio, Victory Lap, acclamé par la critique et nominé aux Grammy, paru l’année dernière, le rappeur de Slauson a été prédit pour avoir une année 2019 sous les feux des projecteurs, après avoir été « underground » et indépendant pendant si longtemps.

Son album vient après une longue série de mixtapes reconnus dans tout le milieu rap pour sa qualité et son originalité (2005 : Slauson Boy, 2008 : Bullets Ain’t Got No Name Vol. 1&2, 2009 : Bullets Ain’t Got No Name Vol. 3, 2010 : The Marathon, 2011 : The Marathon Continues, 2012 : TMC: X-Tra Laps, 2013 : Crenshaw, 2014 :Mailbox Money, 2016: Slauson Boy 2 et Famous Lies And Unpopular Truths, 2017: No Pressure).

Fils d’un immigré érythréen et d’une mère afro-américaine, Nipsey Hussle, qui a grandi à Crenshaw, à Los Angeles, a toujours parlé avec passion de son héritage érythréen chaque fois que le sujet revenait. L’année dernière, après avoir publié Victory Lap, il s’est rendu en Érythrée avec son frère et son père, pour sa première visite dans le pays de la Corne de l’Afrique en 14 ans.

                    

Depuis sa rencontre avec le président Isaias Afwerki, sa tournée dans la capitale Asmara et ses interviews, Nipsey a confirmé qu’il avait eu une expérience très enrichissante.
Il avait notamment eu une interview avec une chaîne locale (en anglais) :

En entrepreneur qu’il était, Nipsey en avait profité pour étudier les opportunités de business entre lui et son pays d’origine.

Ce que beaucoup ignorent, c’est que le Slauson Boy était aussi un acteur de sa communauté, à laquelle il avait dédié beaucoup de projet. Ce que beaucoup de fans ignorent peut-être, c’est qu’il avait également acheté l’intégralité du centre commercial dans lequel son magasin se situait et envisageait de le transformer en un espace commercial et résidentiel polyvalent. Son partenaire Dave Gross et lui-même avaient mentionné le projet d’inclure un restaurant créole dans le centre et de vendre d’autres articles de luxe destinés aux consommateurs.

Il a indiqué qu’il envisageait de s’étendre à d’autres grands marchés américains au cours des prochaines années.

Hussle s’intéressait également sérieusement à la technologie et fournissait aux entreprises de haute technologie les outils dont elles avaient besoin pour développer leurs activités. Le Vector 90, l’un de ses projets novateurs dans le domaine des technologies, était un espace de coworking qui servait de «centre culturel et intellectuel pour les entrepreneurs et les créatifs», tout en «renforçant le tissu économique et social des quartiers» dans lequel ils se trouvaient.

Le Vector 90, qui devrait rester opérationnel après le décès de l’artiste, propose également des séminaires et des événements de réseautage gratuits, ainsi que des programmes de mentorat pour adultes et un programme STEM gratuit pour les jeunes et les adolescents.

L’un des objectifs de Hussle avec le centre était de donner aux jeunes les moyens de s’initier à la technologie en tant que choix de carrière viable plutôt que de participer à des activités de gangs.

Hussle a également pris conscience de la valeur de l’immobilier. Peu avant sa mort, il était apparemment en pourparlers pour acquérir le bail du Viceroy Santa Monica, un hôtel de bord de plage luxueux de 162 chambres, en partenariat avec d’autres, dont DJ Khaled.

Son esprit d’entreprise n’existait pas seulement en dehors de la musique, mais aussi en son sein. Même s’il avait signé avec Atlantic, il s’était assuré que son contrat incluait la souplesse nécessaire pour conserver le contrôle créatif de son travail et des artistes qu’il avait mis en avant.

Encore une fois, la Team OJAL voulait rendre hommage à Nipsey Hussle, ce grand artiste qu’il fut, mais aussi à l’homme, Ermias Davidson Asghedom qui était un phare pour sa communauté car il représentait l’autodétermination, l’entrepreuneuriat, la fierté africaine, tout ce que nous promouvons ici! Le plus dur est déjà fait, tu as inspirés une generation, reste en paix Nipsey!

La Team OJAL

sources : face2faceafrica.com
              thesource.com

Un Kenyan de 25 ans invente des gants intelligents qui convertissent les mouvements de la langue des signes en discours audio

Roy Allela tries out his smart gloves
Roy Allela essaye ses gants intelligents

Plus de 30 millions de personnes dans le monde souffrent de troubles de la parole et doivent utiliser le langage des signes. Elle constitue donc un obstacle linguistique lorsque l’on cherche à communiquer avec des personnes n’utilisants pas la langue des signes. C’est une chose que Roy Allela ne sait trop bien.
    
En effet, la nièce de Roy Allela, âgée de six ans, est née sourde et a eu beaucoup de mal à communiquer avec sa famille, aucun d’entre eux ne connaissant la langue des signes. Ils disent que la nécessité est la mère de l’invention et que le besoin de communiquer et de se connecter avec sa nièce a poussé Roy, âgé de 25 ans, à inventer les gants intelligents.

Le gant de traduction langue des signes-parole de Sign-io reconnaît différentes lettres signées par les utilisateurs de la langue des signes et les transmet à une application Android où elles sont vocalisées.

Roy Allela

Cet exploit a vu Roy gagner l’admiration et la reconnaissance de la prestigieuse société américaine ASME (American Society of Mechanical Engineers), la plus grande organisation d’ingénieurs en mécanique du monde, lors de son prestigieux concours ASME Innovation Showcase (ISHOW) 2017.

Roy et deux autres inventeurs africains – l’un originaire d’Ouganda et l’autre du Ghana – ont remporté le grand prix lors de la deuxième des trois manifestations régionales.

Brian Gitta, d’Ouganda, qui a mis au point Matibabu, un appareil non invasif utilisé pour tester le paludisme, et Charles Antipem, du Ghana, qui a créé Science Set, un laboratoire scientifique abordable, portable, pratique et hautement évolutif pouvant être placé dans le sac ou sur le bureau des étudiants. Roy Allela a partagé 500 000 dollars en espèces et en prix, ainsi que trois autres lauréats à Bangalore, en Inde, et trois autres à Washington, DC.
 

Les lauréats faisaient partie des dix entrepreneurs en matériel informatique (hardware) à visé sociale sélectionnés parmi les 150 candidats retenus comme finalistes de l’événement. Ils se sont déroulés à l’hôtel Golden Tulip Westlands Nairobi afin de présenter une gamme de dispositifs conçus pour avoir un impact économique, environnemental et social transformationnel.

Le fondateur de Sign-io, Roy Allela (au centre) reçoit son trophée de LR Kamau Gachigi (à gauche).

Pendant la compétition, les finalistes ont comparu devant un panel de juges, comprenant des entrepreneurs prospères, des universitaires et des fondateurs de startups financées par du capital-risque, afin de présenter les attributs de conception technique de leurs prototypes et de définir leurs plans de fabrication, de mise en œuvre, de commercialisation et de financement.

Source: Pulse Live Kenya
Traduit par la Team OJAL

Jemeker Thompson, la baronne de la drogue au parcours étonnant

Si vous n’êtes pas un narcotrafiquant notoire et que vous n’avez jamais été à Los Angeles dans les années 80 il se peut que vous ne connaissiez pas son nom: Jemeker Thompson. Surnommée la « Queen Pin », jeu de mot qui déroge au traditionnel « King Pin », qui veut dire baron de la drogue. Cette baronne a fait des millions de dollars dans le business de la drogue. La cocaïne d’abord, puis le crack lorsqu’il est apparu. Avec une facilité déconcertante cette jeune femme a réussi à se hisser au plus haut niveau du game de la drogue aux USA avec son copain de l’époque et père de son fils. Une ambition dévorante l’a fait passer de la beuh à la cocaïne, puis de la cette dernière au crack. Le crack est un dérivé de la cocaïne beaucoup plus addictif, mais aussi beaucoup moins chère à produire. Donc madame a trouvé corde à son arc. Elle en a vendu des tonnes!

 

Les crackheads sont abandonnés de leur famille à leur folie et leur addictions

Jemeker Thompson: le commerce illicite comme mode de vie

Imaginez les répercussions sur la communauté aux alentours. Vous avez forcément vu un jour une vidéo de crackhead sur un site comme world star hip-hop complètement défoncé(e) et qui faisait forcément n’importe quoi. Si vous avez déjà rencontré un « crackhead » comme il en existe encore beaucoup, et de plus en plus en France d’ailleurs, vous savez que c’est une drogue qui peut mener à absolument tout pour voir sa dose. La dépendance est telle que n’importe qui peut accepter n’importe quoi pour pouvoir se défoncer en paix. Vraiment n’importe quoi. A ce propos nous vous conseillons la formidable série podcast d’Arte sur le sujet intitulée « Crackopolis ». Vous aurez un autre regard lorsque vous écouterez vos rappeurs préférés chanter le drug game…

Revenons-en a  cette sulfureuse Jemeker. À combien de personnes, afrodescendantes pour l’écrasante majorité, en a-t-elle vendu? L’atout du crack c’est qu’on peut le vendre à son voisinage, surtout s’il est pauvre et en manque d’évasion comme beaucoup de gens à L.A dans son quartier. Contrairement à la cocaïne qui est une drogue chère et par conséquent pour les classes les plus aisées. Elle implique plus de déplacements pour satisfaire cette clientèle. Donc plus de risques. Des centaines voire des milliers de personnes, et autant de drames familiaux et de talents gâchés, le tout dans son propre quartier. Cette histoire est commune à tous les grands dealers, nous ne sommes pas là pour refaire l’histoire de la drogue aujourd’hui.

 

Jemeker Thompson

Une couverture astucieuse

Vous ne devinerez jamais le métier que notre légendaire dealeuse a choisi comme vitrine officielle. C’est surprenant mais pas bête du tout. Elle s’est mise a vendre…des mèches de cheveux pour afrodescendants!! Rien que ça. Elle profite du fait d’avoir une activité d’import-export, d’avoir un solide réseau pour côtoyer de grands noms…à qui Jemeker Thompson vend les fameuses mèches et perruques à prix d’or !! L’activité est très lucrative, comme vous le savez les femmes Afrodescendantes sont des plus coquettes et mettent le budget pour ce genre de choses. Mais pas que les femmes, nous sommes dans les années 80 et beaucoup d’hommes aiment également mettre des perruques et autres faux cheveux gominés pour le style. Jemeker Thompson en vend a des célébrités de premier plan.

Créant par-là l’engouement dans la société: ce sont les influenceurs de l’époque. L’industrie, alors embryonnaire, s’étend aux proportions que vous connaissez maintenant. L’impact est certes incomparable à la vente de stupéfiants car c’est une activité légale, et elle crée des emplois pérennes. Mais l’autre aspect c’est la normalisation de ces faux cheveux et leur impact sur l’estime de soi des afrodescendants. Ce n’est pas quantifiable, mais c’est une catastrophe dont nous ne sommes toujours pas sortis.

Une reconversion inatendue

Vous devinez encore moins l’activité que notre chère Jemeker Thompson fait de nos jours après treize années de prison…..vraiment vous ne pouvez pas imaginer. Figurez-vous qu’elle n’est rien d’autre que…Pasteur!! Vous avez bien lu, Jemeker Thompson est pasteur évangélique aux Etats-Unis. Rangée, elle chante la parole de Dieu. Que l’on soit croyant ou non, chrétien ou non, on ne peut pas minimiser l’impact de cette église dans le monde des afrodescendants. Ces églises sont celles qui ont fait élire Bolsonaro par exemple au Bresil, mais aussi Trump; ce sont elles qui rançonnent nos familles au pays; qui sont sommés de leur donner une part de leur salaire. Comme si le pasteur était leur agent pour atteindre le paradis. Cela n’a rien à avoir avec la spiritualité c’est un business très très lucratif.

Voyez que même les chinois ouvrent des églises maintenant en Afrique!! Ce n’est pas anodin. Combien de pasteurs millionnaires chez les pasteurs évangéliques? Ils vendent un autre type de drogue basé sur la foi et leur interprétation d’un livre dont ils s’accommodent à dire qu’il est Divin. C’est beaucoup plus pernicieux. La majorité des gens restent dans la religion de leurs parents. Soit de la naissance à la mort, contrairement à la drogue. Des générations entières sont en train d’être préparés à vivre cette vie. L’impérialisme spirituel est un poison dont nous mesurons mal les dégâts car ils ne se comptent pas en taux de chômage ou en incarcérations. Pourtant c’est nous qu’ils emprisonnent dans cette idéologie, tout en nous rançonnant à vie !

Le mode de vie des pasteurs évangélique est du même standard que celui des dealers

Des conséquences désastreuses pour une seule personne

 

Vous avez là un parcours des plus criminogènes pour les Afrodescendants. Un black-on-black-crime de haute volée. Qui n’aura coûté que 13 ans a cette personne alors qu’elle a sûrement indirectement tué des milliers de gens. Nous considérons ce genre de profil comme ceux d’un Joseph Kony en Uganda qui emploi des enfants soldats tout en enrôlant dans sa secte des centaines de gens. Jemeker Thompson en a vendu dans les années 80, leurs effets sont toujours perceptibles aujourd’hui. En terme d’incarcérations, en terme d’overdoses, en terme d’aliénations spirituelles et esthétiques. Pas de doute le démon de l’aliénation globale a un nom : Jemeker Thompson.

La patronne qui dirige la marque à 80 millions de dollards d’Akon est…sa soeur!

Le chanteur R & B multi-platine Akon a été célèbre pour sa carrière musicale et ses projets d’entreprise uniques. Selon CelebrityNetworth.com, sa marque vaut 80 millions de dollars. Mais peu de gens connaissent sa soeur, Khady Thiam Gueye, qui était en réalité la femme à l’origine de la reconnaissance et du succès de la marque à succès d’Akon dans le monde. En outre, elle est la fondatrice de sa propre société de conseil, TMI Worldwide, et elle aspire à créer davantage d’entreprises à l’avenir!

 

Khady Thiam Gueye

Débuts modestes

Entrepreneure naturel depuis son enfance, Khady a commencé sa carrière très tôt. Après avoir obtenu sa licence en relations publiques, elle a travaillé comme assistante de direction pour son frère Akon. En fin de compte, elle s’est vu confier davantage de responsabilités en tant que responsable de projet chez Akon Lighting Africa, où elle a dirigé la stratégie de relations publiques afin de faire connaître les efforts de l’initiative dans le monde entier.

En outre, elle a été directrice de l’exploitation de KonLive et directrice de la marque pour Bu Vision Entertainment, propriété de son autre frère, Abou « Bu » Thiam. Elle a également travaillé avec plusieurs marques géantes où elle fournit des solutions stratégiques sur la façon de maximiser leur exposition et leurs profits au niveau mondial.

Au milieu de tout cela, Khady a décidé de retourner aux études pour terminer une maîtrise en entrepreneuriat. Dotée de plus de connaissances et de compétences, elle a ouvert sa propre société de conseil appelée True Media Independence, ou TMI Worldwide.

Rester inspiré

En tant que femme, Khady admet que presider des rôles administratifs dans un monde des affaires dominé par les hommes constituait un défi. Mais elle s’inspire de nombreuses femmes à travers le monde qui dirigent des pays ou des entreprises tout en gérant assez bien leur famille.

« Ces grandes responsabilités fournissent une preuve incontestable non seulement des talents et de la capacité des femmes à diriger, mais aussi du fait que ma contribution est maintenant largement reconnue et saluée dans les arènes et les réseaux de divertissement », a-t-elle déclaré à Black Enterprise.

Travailler avec la famille

Ses frères Akon et Bu, tous deux entrepreneurs, comptent parmi ses clients les plus fréquents et elle l’apprécie beaucoup. Leur proximité a été un facteur de succès, car le succès d’un seul signifie le succès de tous. Elle a ajouté qu’elle recevait également les conseils de ses frères respectueux et très impliqués dans les affaires de chacun.

Khady est une mère de famille qui a réussi à équilibrer sa carrière et sa famille grâce à son mari et à sa mère. Ils discutent de leurs opinions ainsi que des objections concernant son travail pour s’assurer que ses responsabilités restent à la hauteur.

Futurs investissements

Toujours imparable, Khady prévoit de lancer, dans les trois prochaines années, une école en ligne qui aiderait les futurs entrepreneurs et créateurs tout au long de leur carrière et de leur patrimoine familial. Au cours des cinq prochaines années, elle aimerait également voir sa propre marque de maquillage qui célèbre les tons mélaniques tout en réparant les problèmes de peau. Elle rêve également d’organiser sa propre émission, où elle pourrait interroger d’autres entrepreneurs et créateurs sur la vie et le succès.

Traduit par le Team Elimu

Une tempête dans le monde de la mode Afro par une entrepreneure de 10 ans

Originaire de Johannesburg, en Afrique du Sud, Enhle Gebashe, âgée de 10 ans, poursuit déjà son rêve de devenir une créatrice de mode et une entrepreneuse réputée. Elle a récemment fondé Enhle Babes Couture, une marque de vêtements pour enfants spécialisée dans les imprimés africains glamour. Outre le nombre impressionnant de commandes, plusieurs portes se sont ouvertes pour elle, notamment des possibilités de formation et des interviews avec les médias grand public!


Jeune mais avec une vision

 Enhle est un élève de cinquième année à l’école primaire Rosebank à Johannesburg. Elle dit que ses vêtements sont tous fabriqués sur mesure pour répondre aux besoins de son marché cible – les filles de 4 à 12 ans. Elle envisage de concevoir des imprimés, des robes africaines et tout ce que les « princesses » peuvent porter. Jusqu’à présent, le soutien qu’elle a reçu a dépassé ses attentes.« Tant de gens me connaissaient », a-t-elle dit à IOL. « Je n’arrive pas à croire que cela m’arrive. À l’école, je reçois tellement d’attention, les gens qui m’intimidaient me respectent maintenant. La réaction est étonnamment surprenante pour nous. »Pas le temps de jouerEn tant que jeune entrepreneur avec un horaire chargé, Enhle n’a pas beaucoup de temps pour jouer comme les autres enfants. Après l’école et tous les week-ends, elle va faire des emplettes de tissus et prend des photos pour ses créations.Ce qui était à l’origine une idée de gagner de l’argent supplémentaire pour les voyages scolaires est en train de devenir une réalité. Enhle a été invité à étudier à temps partiel par une école de design locale. La scientifique primée Thulile Khanyile, l’amie de sa mère, souhaitait également la guider sur les bases de la gestion de l’argent, de l’épargne et des affaires. Elle a également été demandée dans les magazines et les émissions de télévision. Quoi qu’il en soit, elle est toujours impressionnée par tous les commentaires et les solicitations qu’elle reçoit suite à ses publications sur les médias sociaux.


Rester équilibrée 

Sa mère, Désirée, est très heureuse des exploits de sa fille. Mais elle reste prudente à ce sujet. « Notre objectif n’a jamais été de la rendre célèbre », a déclaré Désirée. « Je voulais juste qu’elle fasse ce qui la rend heureuse, c’est-à-dire la conception. Je crains qu’elle ne soit très jeune pour avoir autant de succès, nous devons donc faire très attention à la façon dont ce succès est géré. »Parfois, Desiree n’arrive toujours pas à croire ce que sa fille a accompli à un si jeune âge. Elle a dit: « J’ai toujours su qu’Enhle allait devenir quelque chose de grand un jour. Je l’avais en quelque sorte derrière la tête, mais je ne savais pas que ce serait quelque chose d’aussi sérieux. »Enhle aspire à ouvrir un jour sa propre boutique et à toucher d’autres pays africains. Elle présente ses réalisations sur les réseaux sociaux pour aider les gens à prendre conscience de ses créations. Elle a déclaré: « Personne n’aurait pu connaitre réellement Enhle s’il ne s’agissait pas de médias sociaux. Les médias sociaux ont été la principale stratégie de marketing pour nous. »

ici son : Instagram
   
Traduit par la Team OJAL

source blackbusiness.org

T.I rachète des quartiers d’Afrodescendants à Atlanta

La conscience d’une responsabilite communautaire

Connaissez-vous Yacouba Sawadogo? Vous devriez: il s’agit de l’homme génial qui a arrêtré la progression du desert dans son village natal de gourga au Burkina Faso. Quel rapport avec un rappeur multimillionaire T.I? A priori à part leur couleur de peau pas grand chose.

 

Viacom Summer TCA
CREDIT: Phillip Faraone/Getty Images pour Viacom

T.I n’arrête pas le desert mais il s’est attaqué à un phénomène économique et social qui touche de très nombreux quartiers afro-américains: la gentrification. C’est ce phénomène qui veut que des bobos fils à papa blancs viennent dans ton quartier car il leur évoque la dure vie du ghetto qu’ils ont vu dans les clips des années 90 et qu’ils s’y installent en masse, faisant ainsi grimper le prix du loyer. Qui dit hausse du prix du loyer dit disparition des classes laborieuses qui ont justement donné l’âme au quartier. S’en suit une paupérisation, un nouvel exode des plus démunis vers des zones encore moins bien pourvus d’infrastructures, écoles hopitaux etc. Un grand remplacement à l’envers en somme.Tout comme le sable avait repris ses droit sur la forêt.

Un partenariat entre de grands acteurs, tous Afrodescendants

Ce phénomène n’est pas nouveau mais la plupart des gens le voient comme une conséquence logique et innarrêtable de l’urbanisation des grandes villes. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Comme vous le savez aux states les renois sont organisés à des degrés qu’on n’imagine même pas dans nos villes européennes. Tenez vous bien, c’est le genre de collaboration qui envoie du lourd. Donc le gars T.I s’associe avec une société immobilière nigeriane (Dynasty Real Estate) et une organisation dont l’objectif est toute une inspiration pour l’OJAL: « Revitaliser et reconstruire des communautés, un quartier à la fois. »Il s’agit de la Urban Planning Management, qui s’attèle à ce gros problème depuis plus de trente ans.

 

Redonner vie a des quartiers entiers


Ce trio panafricainement éclatant a donc eu pour objectif de racheter des quartiers entiers où vivent des Afrodescendants pour revitaliser et « dégentrifier » ces quartier d’Atlanta, ville d’origine du rappeur. Ce mouvement est connu sous le sloggan « buy back the block ». En clair il vont redonner vie à des quartier en rachetant des immeubles pour en faire des logements accessibles pour la communauté qui avait historiquement donné vie à ces quartiers. C’est tout bonnement revolutionnaire et foutrement inspirant. Ca change des business du genre « je vais créer ma marque de Whisky » ou bien « je vais ouvrir une chaîne de fastfood ». Il s’agit d’une initiative ultra positive, communautaire, qui donne du sens à ce mot et crée de l’unité en même temps qu’un avenir moins sombre pour des milliers de gens. Car ils l’achètent ensemble leur quartier, ce qui est gage d’une preservation de l’habitat. Que demande le peuple? 

Big Up au talentueux T.I pour ce geste qui on l’espère inspirera d’autres personnes de sa stature. SALUTE!

pour en savoir un peu plus sur ce mouvement dont nous devrions nous inspirer asap: 

https://www.buytheblock.com/

source: vibe.com

Ojalezvous!