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L’astronomie en Afrique

Comme la plupart du corpus scientifique des peuples d’Afrique, l’histoire de l’astronomie et de la cosmologie africaine a été soit détruite, reléguant les Africains dans l’imaginaire raciste à des gens sans connaissance du monde qui les entoure ou alors copiée puis falsifiée pour être intégrée dans le corpus occidental, ni vu ni connu! Connaissez vous les noms que les Africains donnaient aux astres? Saviez-vous que les scientifiques de la  NASA s’abreuvent régulièrement des informations issues des savoirs traditionnels de l’arrière pays du continent ? Elimu vous dévoile plusieurs millénaires de savoirs ancestrales cachés!

 

I. Qu’est-ce que l’astronomie ?

L’astronomie est la science de l’observation des astres. Elle est associée depuis son origine à la cosmologie et la cosmogonie. Par définition, la cosmologie est la connaissance de l’Univers, de son origine (cosmogonie), de sa structure et de son devenir. Chez tous les peuples, le mythe, la spéculation philosophique et la science ont permis d’élaborer, au cours des temps, des savoirs relatifs à cette connaissance de l’Univers.

Pour le peuple San (un des plus vieux du monde), le ciel est la demeure de tous les êtres et esprits divins des morts. Les «choses du ciel» n’influencent et ne reflètent généralement pas les affaires de l’homme, ni n’affectent le temps, la croissance de la végétation ou d’autres conditions de la terre; ils sont dans un domaine qui leur est propre. Pour les Tswana d’Afrique australe, l’idée traditionnelle est que les étoiles sont des trous dans la voûte rocheuse qu’est le ciel. Les Ibibio du Nigéria parlait de façon pittoresque des étoiles comme du «sable de la lune». Les Dogon sont réputés pour leur connaissance du ciel, bien avant l’usage du télescope. Beaucoup de peuples parlent également de leurs Ancêtres comme étant des gens venus du ciel pour habiter la Terre (Anciens Egyptiens, Dogons, Peuls, Banyarwanda …etc) … Quoiqu’il en soit, les Africains se sont toujours interrogés sur la nature des phénomènes astronomique et cosmiques, ces sciences étant aussi vieilles que l’Humanité et que celle-ci a pris naissance en Afrique.

Nous ne pourrons pas donner ici une liste exhaustive des noms des astres dans toutes les langues du continent, mais nous essayerons de mettre en lumière la longue tradition astronomique des peuples d’Afrique.

II. L’observation du Soleil et de la Lune à l’origine du calendrier

Vous êtes peut-être sans ignorer que les calendriers que nous utilisons encore aujourd’hui prennent leur origine dans l’observations des cycles lunaires et/ou solaires. Ce n’est pas pour rien que dans la plupart des langues africaines, pour désigner « un mois » on utilise le mot de la lune!

Officiellement, l’astronomie tire son origine des Chaldéens, les ancêtres des Sumériens. Il semblerait pourtant que cela soit une autre tentative de déplacer l’origine de la civilisation en Mésopotamie, supposée être « blanches ». Pourtant, malgré cette tentative, cela n’empêche pas les Chaldéens comme les Sumériens (qui sont d’origine africaine), d’être peuple mélanoderme…

L’année solaire, qui est à la base du calendrier contemporain, vient d’Egypte Antique qui, outre ses indénombrables inventions, offrit au monde son premier calendrier. C’est donc en Afrique que l’humain commença à se repérer dans le temps en observant les deux plus gros astres visibles dans le ciel. N’en déplaise aux révisionnistes de l’Histoire!

L’humain utilisa également les astres pour se repérer dans l’espace et notamment dans les endroits sans indicateurs terrestres visibles comme le désert ou l’océan. C’est de cette manière que les Africains sont sortis de l’Afrique pour peupler tous les autres continents et notamment les îles reculées comme celles de l’océan Indien, celles de Mélanésie ou encore l’île de Pâcques.

 

III. Planètes, étoiles et constellations dans l’imaginaire africain

Les peuples d’Afrique ont par de nombreux aspects démontré leur faculté à observer et à tirer le meilleur de la Nature. Processus qui a débuté aux confins de l’histoire humaine, l’observation des astres demande une méthodologie pointue et surtout s’étend sur la longue durée (rotation des astres, symétrie et relation entre les constellations …etc).

Le « Centaure »

La constellation dîte « du Centaure » dans l’astronomie occidentale et les deux pointeurs lumineux Alpha et Bêta Centuari sont probablement les plus reconnaissables des étoiles du sud, et elles occupent une place de choix dans la tradition des étoiles africaines. C’est la constellation la plus proche de la nôtre.

Dans les traditions Sotho, Tswana et Venda, ces deux étoiles (Alpha et Bêta Centuari) sont Dithutlwa (« Les Girafes »). Les étoiles brillantes sont des girafes mâles et les deux pointeurs sont des femelles. Les Venda appelent les étoiles plus faibles de la Croix du Sud, Thudana, « La Petite Girafe ». Ils disent également que le mois Khubvhumedzi commence lorsque le croissant de lune peut être vu pour la première fois et, en même temps, les deux étoiles de girafe inférieures sont juste en dessous de l’horizon et les deux supérieures sont juste visibles. La tradition de Sotho raconte que lorsque les étoiles de girafe sont vues près de l’horizon sud-ouest juste après le coucher du soleil, elles indiquent le début de la saison de culture.

Les San considéraient les deux pointeurs comme des lions mâles; ils étaient autrefois des hommes, mais une fille magique les a transformés en étoiles. Les trois étoiles les plus brillantes de la Croix du Sud, elles, sont vu comme des lions femelles. Pour les Khoikhoi, les pointeurs étaient connus sous le nom de Mura, «Les yeux», d’une grande bête céleste.

Le long axe de la Croix du Sud pointe vers une étoile brillante appelée Achernar. Cette étoile s’appelle Senakane (Sotho, Tswana) et Tshinanga (Venda), ce qui signifie «La petite corne».

 

Le « Scorpion »

La constellation dîte du Scorpion avec sa mince rangée d’étoiles incurvées est célèbre pour l’étoile rougeâtre brillante Antares. Cette étoile a été appelée par les San, Xu! «L’étoile de finition du feu» car non seulement elle a une couleur rougeâtre, mais (à certaines périodes de l’année) elle se couche très tard dans la nuit, lorsque les incendies de camp sont éteints.

Le long du corps incurvé du scorpion, juste avant la section de la queue, se trouve une paire d’étoiles proches, que les Khoikhoi ont appelé Xami Di Mura, «Les yeux du lion».

 

Le « Grand Chien »

La constellation dite « du Grand Chien » est connue notamment grâce à l’étoile la plus brillante du ciel (après le Soleil évidemment), Sirius. Les Egyptiens de l’Antiquité la nommaient Sopdet, en Ouganda on l’appelle Kyabihembezi et les Banyarwanda l’appellent, Rusiza. Ce sont les Dogon, peuple d’Afrique de l’Ouest qui informèrent les Occidentaux de la particularité du système de Sirius. En effet, elle est composée de

  • Sirius A, nommée Sigi Tolo (l’étoile du « sigi »).
  • Sirius B est nommée Po Tolo. Elle tourne autour de Sirius A et sa durée de révolution est d’environ 50 ans. Elle serait la plus importante de toutes les étoiles, avant même Sirius A, puisqu’ils la considèrent comme le centre du monde stellaire. Po Tolo signifie l’Étoile du commencement. C’est l’œuf du monde pour les Dogons. Ils la considèrent comme le réservoir, la source de toutes choses.
  • Sirius C est nommée Emme ya tolo, (l’étoile du sorgho femelle). Toutefois, si Sirius A et Sirius B sont attestées par l’astronomie moderne, l’existence de Sirius C reste hypothétique.

Voici quelques noms d’astres en runyankore :

  • Turumwabashatu (constellation d’Orion)
  • Kakaaga (constellation des Pleiades)
  • Rumaranku (étoile Aldebaran de la constellation du Taureau)

Voici quelques noms d’astres en kinyarwanda :

  • Mboneranyi (la planète Vénus)
  • Nyamuheshera (la planète Mars)

 

Il est évident que nous n’avons pu faire une liste exhaustive des appellations des astres dans les langues africaines, n’hésitez pas à complétez dans les commentaires!

Sarah Maldoror, une panafricaniste engagée devenue icône du Cinema Panafricain

Un petit hommage à une très grande cinéaste Africaine.

Africaine des Antilles (Guadeloupe), la cinéaste et militante anticolonialiste Panafricaine Sarah « Maldoror » née Sarah Ducados le 19 juillet 1929 à Condom en France d’une mère Française et d’un père Guadeloupéen a rejoint les ancêtres le 13 avril 2020 à Saint-Denis en France des suites du covid 19. Elle a choisi son pseudonyme après avoir lu « Les Chants de Maldoror » de l’écrivain français Isidore Ducasse. Elle est venue au cinéma par le théâtre. Formée au cinéma à Moscou avec Sembène, elle a réalisé en 1976 le premier documentaire sur Aimé Césaire « Un homme, une terre, portrait du poète et homme politique Aimé Césaire » ainsi qu’un documentaire sur Léon-Gontran Damas. Elle a réalisé des films pour la télévision française dont « Un déssert pour Constance » en 1979-1980 avec l’immense acteur, réalisateur Ivoirien, légende vivante et icône du cinéma Africain Sidiki Bakaba ainsi que le très grand acteur et réalisateur Cheik Doukouré avec qui il avait déjà joué dans « Bako » en 1978.

Ce film comique dépeint le quotidien de balayeurs Africains de Paris avec leurs problèmes, leur mal du pays et met aussi le doigt sur le racisme « bon enfant » de cette époque. Sarah Maldoror était l’épouse du militant anticolonialiste, camarade et ami intime de Cabral, l’intellectuel révolutionnaire et un des leaders du MPLA Mario de Andrade. Elle était l’une des toutes premières femmes cinéastes du continent.

Je vais parler ici de « Sambizanga », son premier long-métrage co-écrit avec son mari Mario de Andrade qui est aussi son film le plus connu et qui est sorti en 1972. Il a été distingué du Tanit d’Or au Festival de Carthage de la même année. « Sambizanga » parle de la lutte quotidienne des Angolais pour libérer leur pays du joug du colonialisme Portugais. Sarah Maldoror disait elle même qu’elle avait voulu montrer l’Afrique en lutte dans ce film. Le titre du film est le nom d’un quartier populaire de l’agglomération de Luanda dans lequel est sensé se dérouler l’essentiel du film même si en réalité le film a été tourné au Congo Mfoa dit « Brazzaville ». Le MPLA, le gouvernement Congolais et l’Agence de coopération culturelle et technique (organisation française) ont produit le film. Sambizanga est un lieu hautement emblématique de la lutte de libération en Angola car des militants du MPLA sont partis de là pour prendre d’assaut les prisons de Luanda afin de libérer les détenus politiques le 4 février 1961 déclenchant ainsi le combat contre les colonialistes Portugais.

Ce film révolutionaire est adapté de la nouvelle « La vraie vie de Domingos Xavier » (inspirée d’une histoire réelle) écrite par le Portugais (dont la famille s’est installée en Angola lorsqu’il avait 1 an) et militant du MPLA, Luandino Vieira (né José Vieira Mateus da Graça) suite aux événements de février. Il terminera la rédaction de cette nouvelle en novembre 1961 quelques jours avant son arrestation (voir quatrième de couverture). Cette nouvelle a été traduite en français par Mario de Andrade (encore lui!) et Chantal Tiberghien et publiée avec une autre nouvelle de Luandino (« Le complet de Mateus ») aux éditions Présence Africaine en 1971 (voir photos).

« Le complet de Mateus », l’autre nouvelle de ce livre a été aussi adaptée par Sarah Maldoror dans sa première oeuvre cinématographique, le court – métrage « Monangambée » réalisé en 1969/1970 qui parle aussi de la lutte anticolonialiste en Angola. Ce livre publié pendant la guerre de libération avait pour but de mobiliser l’opinion publique sur la situation en Angola. L’exemplaire en ma possession est dédicacé par Mario de Andrade (himself!) à Roger Bastide, sociologue et anthropologue français ayant mené plusieurs recherches et études sur les peuples et cultures du Brésil.

Ce film qui reste assez fidèle à la nouvelle décrit la résistance anticolonialiste à Luanda, l’univers carcéral colonial et les débuts de la lutte de libération armée dans les 60s à travers l’histoire de Domingos Xavier, un conducteur de tracteur sur un chantier dans le village de Dondo et qui est aussi un militant de la lutte de libération de son pays. Domingos (de) Oliveira qui joue le rôle de Domingos Xavier est un exilé Angolais recruté comme tractoriste au Congo que Maldoror a rencontré presque par hasard et qu’elle a retenu pour son film.

Un matin, il est arrêté par des hommes du PIDE (police secrète politique portugaise) pour ses activités politiques qu’il menait clandestinement avec certains de ses collègues; arraché à sa femme qui ignorait les activités politiques de son époux et à son enfant. Il est brutalisé et emporté dans un 4×4 vers une destination inconnue.

Dès lors, sa femme Maria va partir à la recherche de son mari dont elle n’a plus de nouvelles, allant de prison en prison, d’un bureau administratif à l’autre d’abord à Dondo puis à Luanda après un long chemin en bus. Ni ses cris, ni ses larmes ainsi que celles de son enfant ne suffiront pour retrouver Domingos encore moins le libérer. Des camarades militants du MPLA mènent aussi leur enquête pour déterminer l’endroit où Domingos a été enfermé. Elle finit par apprendre la mort de son homme à la prison de Luanda sous la torture d’agents colonialistes portugais du PIDE qui voulaient qu’il trahisse ses camarades de lutte en donnant des noms ou en reconnaissant des noms à propos desquels ces agents l’interrogeaient.

 

Sarah Maldoror et Mario de Andrade forment un couple iconique de la résistance Africaine

À travers une longue marche et grâce à ses contacts avec les militants du MPLA qui recherchent aussi activement Domingos, Maria découvre un aspect nouveau de la vie qui lui redonne espoir : la lutte pour la liberté. Les camarades militants de Domingos lui rendent hommage à la fin du film après avoir appris sa mort. Pour eux, le combat continue et Domingos vivra éternellement dans la mémoire du peuple Angolais.

Un fait marquant et surprenant dans ce film est le mélange de plusieurs langues Africaines dans certains dialogues : le kikongo, le lingala et le kimbundu.
Un des aspects les plus intéressants de ce film et que Sarah Maldoror aimait souligner est la conscientisation politique progressive au cours du film de Maria, et sa participation active à la lutte de libération du pays à travers sa marche courageuse qu’elle effectue avec son enfant sur le dos depuis Dondo jusqu’à Luanda pour retrouver son mari sans jamais se décourager.

Une image qui rompt avec l’idée très en vogue à cette époque de la femme Africaine qui passe le temps à attendre son mari et à lui faire des enfants. Beaucoup de collectifs féministes se sont intéressés à ce film pour cela et ont même collé l’étiquette « féministe » à Sarah Maldoror. Le film par rapport à la nouvelle a donné une place beaucoup plus importante à Maria interprétée par l’économiste Cap Verdienne Elisa Andrade: économiste et militante du PAIGC (qui avait déjà joué dans « Monangambée « ). Il ne s’agit plus de l’histoire de la résistance de Domingos tout seul comme dans le livre mais de celle du couple formé par Domingos et Maria.

Un autre aspect que j’ai trouvé époustouflant dans le film et le livre est la très bonne organisation des militants en des réseaux stratifiés qui communiquent très prudemment et intelligemment les uns avec les autres créant ainsi une véritable chaîne de solidarité et de générosité. C’est Zito un très jeune garçon a priori banal (mais à qui les militants du parti ont assigné le rôle de guetteur), qui tout en jouant avec les enfants de son âge, surveille l’entrée de la prison de Luanda va repérer Domingos.

Dès qu’il voit Domingos y arriver, il court informer son grand-père Petelo qui est en lien avec d’autres structures clandestines et ainsi de suite jusqu’à ce que Domingos soit identifié et que les militants mettent en place une stratégie pour le soutenir ainsi que ses proches.

Je ferai peut-être plus tard une analyse plus détaillée du film et du livre.
Les gens qui sont proches des gérants de Présence Africaine devraient leur demander de rééditer ce livre parce qu’il est ESSENTIEL…

Le film « Sambizanga » est sur youtube pour ceux que ça intéresse. »

Elimu

 
 
 
Kwabena Ndie

Manga et jeunesse afrodescendante: l’amour fou?

le manga chez les jeunes Afro a le vent en poupe

Si vous n’avez jamais essayé, lorsque vous étiez enfant, de faire un Kamehameha, de vous transformer en Super Saiyen, d’activer votre Sharingan ou de faire un multi-clonage, c’est que vous n’avez probablement pas eu la même enfance que la majorité des jeunes des années 1990-2000… Rassurez-vous, ce n’est pas irréversible, voici un article pour les mordus de manga, pour ceux qui s’intéressent à la culture japonaise et africaine ou tout simplement pour ceux qui souhaitent intégrer la grande communauté des Afro-geek !

Le manga, phénomène mondial et promoteur culturel du Japon

Vous êtes sans l’ignorer, que vous soyez parent, jeune adulte ou adolescent, les mangas occupent une place de choix dans les divertissements favoris de la jeunesse et en particulier de la jeunesse afro.

Depuis la fin des années 1980, différents animés (promut notamment par la télévision française) ont inondé l’espace audio-visuel jusqu’à devenir de véritables phénomènes : Les Chevaliers du Zodiaques, Dragon Ball, Ken le Survivant, Sailor Moon, Berserk …etc puis c’est au début des années 2000 qu’une nouvelle vague de manga est venu marquer une autre génération : Naruto, Pokemon, One Piece, Bleach, Full Metal Alchemist, Death Note…etc et encore aujourd’hui les Japonais réussissent à susciter l’intérêt de nos petites têtes crépues avec des œuvres comme L’attaque des Titans, Hunter X Hunter, One Punch Man, Fairy Tales …etc

 

Ce sont des millions de bandes-dessinées, de cassettes ou DVDs vendus de par le monde, et peut être encore plus de millions d’heures de visionnage sur les plates-formes de streaming ! Après le Japon, les premiers consommateurs sont la France et les Etats-Unis, loin devant la Corée du Sud, l’Allemagne et la Chine. Peut-être que la présence d’une importante communauté afro dans ces deux pays n’y est pas pour rien … sachant que le Brésil est aussi un pays où la consommation de manga augmente très rapidement !

Tout cela constitue un pouvoir indéniable pour le Japon : des millions de jeunes à travers le monde s’abreuvent de folklore japonais et en langue originale ! Le manga est une véritable source de revenus pour le pays de l’empereur Naruhito car il promeut sa langue et sa culture à travers la planète et garantit ainsi sa place parmi les premières puissances mondiales en termes de soft-power: l’influence culturel sur des populations étrangères.

 

Pays du Soleil Levant et Terre du Soleil

Mais alors pourquoi autant de succès, en particulier chez les Afrodescendants ? Peut-être ne le saviez vous pas mais la culture japonaise et les cultures africaines ont énormément de points communs, et sûrement est-ce une des raisons pour l’attrait des jeunes Africains pour la culture japonaise et les mangas en particulier.

 

Tout d’abord, rappelons ici que les premiers habitants du Japon sont les Aïnous (« les humains » en aïnou). D’après certains scientifiques, le groupe ethnique dont descendraient les Aïnous est issu de la Grande Migration Côtière, qui, venue d’Afrique, a longé les côtés de l’Océan Indien pour donner naissance à une grande partie des populations australoïdes et mongoloïdes. Ce sont donc des gens qui venaient « directement » d’Afrique qui ont peuplé le Japon, comme les Andamans, premiers habitants d’Inde et d’Asie du Sud ainsi que les Aborigènes d’Australie. La majorité des habitants actuels du Japon sont venus bien plus tard, de Corée et de Chine. La culture traditionnelle japonaise, comme celle d’Inde et des autres peuples d’Asie du Sud transpire encore de ses origines africaines. Vous pouvez constater comment les esthétiques japonaises et africaines se marient parfaitement notamment dans la mode

Un homme Aïnou photographié en 1881

Dans le folklore japonais par exemple, et cela se voit notamment à travers les mangas, l’importance des symboles est frappant. L’utilisation de symboles permet une multiple lecture de l’histoire, avec souvent différents degrés de profondeur dans la compréhension du message, et les Africains le savent bien ! Demandez à vos parents qui connaissent sûrement les contes racontés dans l’Afrique traditionnelle (dont il reste des traces même après des siècles dans la diaspora), ils vous diront comment ceux-ci sont une source d’enseignement pour l’enfant comme pour le vieillard. Dans les mangas également, l’enseignement philosophique n’est pas toujours explicite, mais toujours présent sous forme de symboles.

 

Dans des mangas comme Naruto, Dragon Ball ou One Piece la présence de différents clans avec totems, de différents cercles d’initiés  et autres corporations rappelle les constructions claniques des sociétés africaines. En effet, l’Akatsuki dans l’univers Naruto peut faire penser à une société secrète comme on peut en trouver en Afrique, les Anioto du Congo par exemple.

Les Anioto, la société secrète qui assassine déguisé en léopard tout collaborateur au système colonialiste au Congo (début 20ème siècle)
Akatsuki, la société secrète qui veut changer le monde shinobi (Naruto)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Japonais ont réussi aussi à retranscrire leur paradigme et leur cosmogonie à travers leurs histoires, quelles soient sous forme de bandes dessinées ou en animés. Il n’est pas rare d’entendre des histoires d’êtres venus de l’espace sur Terre pour la peupler et donner naissance aux humains, ce qui laissent penser aux histoires similaires connues en Afrique, chez les Dogon ou chez les peuples de la région des Grands Lacs (Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie, RDC).

 

L’intervention de divinités de la tradition japonaise (Amaterasu, Izanagi, Izanami, Ashura, Indra …etc) dans les affaires humaines est également quelque chose de récurrent  dans les mangas. Tout comme les mythes africains de l’Antiquité jusqu’à nos jours (Yoruba, Akan, Egypte Ancienne, Peul ..etc). On peut dire que le surnaturel n’est pas quelque chose d’étranger à la culture africaine, mais aussi japonaise. Tous ces faits corroborent le fait que les histoires du pays du Soleil Levant ont de quoi plaire aux enfants de la Terre du Soleil, l’Afrique ( Kitara ou TaRa « terre du Soleil », nom du continent chez les Egyptiens Anciens, Ibuzuba ou Abzu « terre du Soleil », nom du continent chez les Sumériens).

 

      Amadiora, jeunesse africaine et 21ème siècle

 

Nous connaissons maintenant les ingrédients qui ont fait le succès des mangas auprès de nos petites têtes crépues, mais la question que nous pouvons nous poser est : « A quand des histoires similaires afro ? » L’Afrique et sa diaspora regorge de mythes, de légendes, de contes les plus extraordinaires les unes que les autres.

 

Verrons-nous un jour en bandes dessinées ou sur nos écrans l’histoire de la princesse Pokou, qui sauva son peuple en sacrifiant son fils et en faisant léviter son peuple par-dessus les fleuves ? Ou de Boni, l’Africain qui se révolta contre l’esclavage en Guyane et mena son peuple vers la liberté en fondant une nation dans l’Amazonie ? Ou encore de Gihanga, le héros fondateur des royaumes de la région des Grands-Lacs ? De Sunjata Keita ? L’histoire d’Osiris et Seth ? De Kimpa Vitaa ? Ou bien d’autres histoires imaginaires ou non d’auteurs africains ou issus de la diaspora ?

 

Afro-Samurai

A l’heure où le 21ème siècle prend de plus en plus les couleurs du Continent-Mère, l’importance de développer un imaginaire fait par ou pour les Afrodescendants est une nécessité. Certains ont lancé le mouvement, grâce notamment à une plate-forme de promotion et publication d’histoire d’auteurs africains : amadiora.net Il existe également des œuvres cinématographiques afro-américaines comme The Boondocks ou Afro-Samurai qui sont d’ors et déjà à votre disposition pour libérer votre imaginaire et celui de vos enfants !

Team Elimu

Le rappeur Pop Smoke est tué lors d’un cambriolage chez lui à 20 ans

Le très jeune rappeur Pop Smoke n’est plus. Tragique nouvelle: il a perdu la vie lors d’un improblable cambriolage. Fils d’une mère Jamaïcaine et d’un père Panaméen, il exercait son art sur son lieu de naissance: Brooklyn, New York. Il fût éliminé sur les collines d’Hollywood où il avait une propriété lors d’un « banal cambriolage ». Un talent de vingt ans perdu, pour quelques centaines de milliers d’euros. Le comble d’histoire étant qu’il rapport à propose de ce genre de contexte.

« Know some niggas that shoot you for nothin » Pop Smoke, MPR

Cela s’est avéré être le cas pour lui malheureusement. Le jeune artiste faisait une musique intéressante, le mieux que nous puissions faire pour sa mémoire est encore de la partager avec vous:

 

L’univers gangsta est bien présent dans son oeuvre. Malgré le fait que l’adage dise « qui vit par les armes périra par les armes » on peut considérer que 20 ans ne sont pas suffisants pour déterminer la trajectoire d’une personne, qu’elle revendique le gangsterisme ou non.

 

Ce dernier titre vantait la vie des braqueurs et autres cambrioleurs…

Partageons nos pensées à sa famille et ses proches. Que les coupables puissent connaître un sort proportionné à leur crime. Un espoir nous a quitté prématurément.

 

Elimu

Ludacris remet 75 000 $ aux nouveaux élèves du secondaire en Floride pour de nouveaux instruments de musique

Ludacris a donné à certains élèves du secondaire en Floride un tout nouvel équipement musical.

« Je comprends l’importance de l’éducation musicale », a déclaré Ludacris aux journalistes à propos du don. « C’est très important pour moi. »

Le rappeur devenu acteur a également rejoint une séance de questions-réponses qui a eu lieu lors d’une assemblée, où il a offert aux étudiants des mots d’encouragement.

« Si ce n’était pas pour les individus qui reviennent et me donnent cette confiance, je ne serais pas ici aujourd’hui », a déclaré Ludacris. « Si vous êtes renversé neuf fois, vous vous levez 10. Continuez. »

 

Kevin Segura, le directeur du groupe de l’école, a également parlé des nouveaux instruments et a déclaré qu’ils feraient deux choses: premièrement, ils amélioreraient le rendement musical des membres actuels du groupe et, deuxièmement, les instruments inspireraient, espérons-le, d’autres étudiants à rejoindre le groupe de musique.

Elimu

Diddy: les Grammy’s n’ont jamais respecté la Black Music

Diddy est remonté ces dernières années contre les institutions de la musique, que ce soit les médias ou le fait que les artistes Afrodescendants du Hip-Hop ne détiennent pas leur industrie.

Voir Aussi: développez vos connaissances en histoire de l’Art Africain avec Elimu

Il est revenu à la charge lors d’une soirée de gala pre-grammys où il a été récompensé. Profitant de cette tribune, le propriétaire de Bad Boys entertainement a mis les pieds dans le plat en déclarant que les Grammy’s et spécifiquement la Recording Academy de n’avoir jamais respecté la musique Afro. Il a développé un long discours de 40mn dans lequel il a commencé à s’exprimer sur la question:

« Nous avons besoin que les artistes reprennent le contrôle, nous avons besoin de transparence, nous avons besoin de diversité. C’est la salle qui a le pouvoir de forcer le changement qui doit être fait. Ils doivent faire les changements pour nous : c’est une organisation à but non-lucratif qui est censée protéger le bien-être de la communauté musicale. » a-t-il déclaré. On ne saurait être plus clair.

Il a également dédié son prix aux classiques du rap américains qui n’ont jamais obtenu ce qu’ils méritaient celon lui dont Illmatic de Nas, Doggystyle de Snooop Dogg, Lemonade de Beyonce…Le public, dont des personalité du milieu comme Jay-Z ont démontré beaucoup d’enthousiasme. Reste à savoir s’il mettra la main à la poche pour monter cette organisation et ce qu’elle fera pour la Musique Noire, espérons également qu’il ne s’agit pas seulement de musique Américaine…wait and see!

Elimu

Focus sur l’artiste Caroline Guèye: sur les pas de son grand père Paul Ahyi?

Lorsque la passion, le courage, la détermination et l’abnégation se rallient, on ne peut que s’attendre à cette brillante aventure. Caroline Guèye, héritière de la culture de son grand-père Paul Ahyi, concepteur de beaucoup d’œuvres dont le drapeau togolais, est une femme au talent éblouissant.

Petite fille de l’artiste plasticien togolais, Paul Ahyi, Caroline Guèye est connue pour son talent, démontré sur beaucoup de projets à travers le monde. Après un BAC scientifique qu’elle a obtenu à Dakar, la capitale sénégalaise, la jeune métisse consacre son temps pour les arts, alors qu’elle est ingénieur en physique atmosphérique option radioprotection et sûreté nucléaire. Mais vue l’amour qu’elle développe pour l’art, elle l’a finalement embrassé. De succès en succès, elle expose sa passion pour la seconde fois à Nouakchott, à la galerie Sinaa.

 


Le pinceau s’hériterait ? Cette question a visiblement une réponse affirmative lorsqu’on voit  la carrière de Caroline et celle de son grand-père. Elle a entièrement hérité du talent et marche sur les traces de son grand-père. Cette passion se concrétise à travers des expositions. En mars de l’année dernière devant un public curieux et passionné, Caroline a exposé ses œuvres lors d’une exposition dénommée « Musicalité spatiale ». Il s’agit de vingt-cinq œuvres, dont la majorité est réalisée au pastel et quelques-unes à l’encre, et une grande tapisserie produite par les liciers de la manufacture de Thiès.


Découvrir: Introduction à l’histoire et au mysticisme dans les Arts Africains


A la manière de Paul Ahyi, les tableaux sont inspirés du parcours d’un artiste rempli de talents.L’utilisation soignée de compositions, d’un langage de couleurs caractéristique de son travail, produisent des œuvres faisant écho aux ondes de l’espace. Il s’agit des résonances acoustiques des étoiles. Chaque étoile offre une signature sonore propre, transposée à des fréquences perceptibles par l’oreille humaine, donnant ainsi la musique de ces sphères gazeuses.

Ayant l’actualité comme inspiration, Caroline ne manque pas d’enrichir ses œuvres de l’expression physique. Dans ses œuvres, elle dénonce par ailleurs le kidnapping des jeunes filles par Boko Haram, Fukushima, la succession de Mandela avec Zumandela…Elle s’en est prise aussi, lors son exposition de février dernier à Dakar, au pillage des côtes africaines avec Sos Podpa. Ce qui confirme son panafricanisme.

Amoureuse du voyage, Caroline Guèye a résidé et exposé en Chine, près de Pékin, ce qui contribua à élargir son horizon d’art, dont les œuvres ont servi à orner l’aéroport international de Dakar, la BCEAO, à l’Apix, et chez de nombreux collectionneurs d’art.

En tenant compte des œuvres de l’héritière Caroline, on comprend bien les bienfaits de la génétique dans certaines familles. Elle suit véritablement les marches de son ‘vieux’, Paul Ahyi.

Elimu

Découverte : le Musée des civilisations Noires du Sénégal

Les cultures, les civilisations et les mœurs sont à l’image d’un peuple ou une nation et chaque peuple travaille dans une perspective de sauvegarder cette valeur, qui fait son identité authentique. C’est le cas des peuples d’Afrique. Ils œuvrent depuis des siècles à conserver ces objets et ces documents précieux pouvant servir aux générations futures.

Depuis 1966, une telle réflexion a animé le président Léopold Sédar Senghor, homme de culture, qui avait demandé la construction d’un musée de toute l’Afrique basé à Dakar, la capitale sénégalaise. Cette idée a été émise en marge du 1er Festival mondial des arts nègres à Dakar. 52 ans plus tard et 7 ans après le début de ses travaux, le Musée des civilisations noires (MCN) a pu accueillir ses premiers visiteurs lors de son inauguration.

Le musée des civilisations noires de Dakar fut inauguré le 6 décembre 2018 par le Chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall. Il rassemble des œuvres venues de toute l’Afrique et d’ailleurs. Construit pour véhiculer les cultures de toute l’Afrique, son architecture représente la forme des cases à impluvium que l’on retrouve en Casamance. Il s’étend sur une surface de 14 000 mշ. Bâti sur 5 étages, il abrite les salles d’exposition, un auditorium pour des séminaires et des bureaux.

Ce grand musée de Dakar, qui expose l’histoire de toute l’Afrique est disposé sur 3 niveaux notamment le rez-de-chaussée sur 1er et 2ème étage. On retrouve dans les salles d’exposition environ 500 pièces prêtées ou offertes par différents musées du Sénégal, de l’Afrique voire d’autres pays ou continents. Il pourrait accueillir 18 000 œuvres et objets valorisant l’Afrique et ses mœurs.

Le musée des civilisations noires du Dakar est très riche en expositions.  On y trouve des œuvres datant de l’ère préhistorique notamment des vestiges des premiers hominidés apparus en Afrique il y a plusieurs millions d’années au Tchad et en Éthiopie. C’est également un lieu où sont exposés des masques rituels en provenance de l’Afrique et d’ailleurs. Dans les expositions on note aussi les notions de mathématiques, de médecine et d’architecture qui rappellent bien évidemment la contribution de l’Afrique au patrimoine culturel et scientifique mondial.

Ce musée se veut un lieu de rencontre pour toutes les civilisations noires et les mœurs qui s’y réclament. Voilà pourquoi un « don » d’objets d’art du Rwanda composé d’une lance appelée Icumu et de boucliers (Ingaba), de tableaux décoratifs et de paniers traditionnels (Agaseke) y figurent.

Elimu

La rappeuse américaine Cardi B veut obtenir la nationalité Nigériane

Pas de répit pour cette star de haut rang. La rappeuse américaine Cardi B veut obtenir la nationalité nigériane. Cette star de nos petits écrans est follement tombée amoureuse de l’Afrique après avoir visité les plages du Nigéria et d’autres lieux du Ghana, tous deux des pays anglophones.

Elle a fait ce choix de devenir une Nigériane après avoir passé un bon moment avec son collègue du Nigéria Davido, la star nigériane de l’afrobeat lors d’un concert. Elle a à cet effet visité des structures comme les orphelinats. Un moment qui lui a donné le goût de ce pays de l’Afrique de l’ouest. Peut-être pourrait elle crée des écoles à l’instar d’une Serena Williams, qui sait?  La rappeuse a ainsi fait son premier voyage sur le continent africain pour se produire au 1er festival annuel de musique LiveSpot X. L’essor de l’Afrobeat a participé à « rebrand » le continent qui souffre moins d’une mauvaise image.

Se considérant comme déjà intégrée, Cardi B a été baptisée Chioma, nom attribué aux jeunes filles dans les régions Igbo au sud-est du Nigeria.

« Je demande ma citoyenneté nigériane », a-t-elle écrit dans un tweet.

En outre, les USA sont entrés en guerre avec les iraniens, cette situation pourrait expliquer le retour des afro-Américains sur le continent noir. Cardi B s’est également sentie interpelée par ce comportement du président américain, qu’elle qualifie de « danger ».

De son vrai nom, Belcalis Marlenis Almánzar, est une femme très courageuse, la musicienne n’a pas hésité à critiquer le président américain Donald Trump sur son rôle dans l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran. L’escalade de la violence s’est d’ailleurs soldée par l’assassinat du général Iranien, Qassem Soleimani.

« C’est triste que cet homme mette les Américains en danger », a ajouté Cardi B.

Belcalis Marlenis Almánzar, dite Cardi B, est une rappeuse américaine, née le 11 octobre 1992 dans le Bronx, à New York. Elle est née et élevée dans le Bronx, New York. Elle trouve sa première passion en tant que strip-teaseuse en publiant des vidéos humoristiques sur les réseaux sociaux avant de se lancer en Showbiz.

Au vu de son passé et même de son comportement présent, il ne s’agit donc pas ici d’en faire une icône de la conscience Noire, simplement de remarquer que même une personne a l’éducation la plus sommaire peut voir que l’Afrique est un havre de paix pour les Afrodescendants des US par rapport à ce qu’ils vivent (pas les stars mais la population en général) dans « leur pays ». Ce message est d’une importance capitale.

Meek Mill serait aussi sur le départ? Affaire à suivre

Après Cardi B, le rappeur américain Meek Mill a révélé son intention de déménager en Afrique à cause de la guerre immédiate entre l’Iran et les États-Unis. Cette année pourrait favoriser le retour des afro-américains qui sentent plus que jamais l’appel de la terre ancestrale, l’Afrique mère et nourricière.

Elimu

Côte d’ivoire : Abidjan accueille la journée mondiale de la culture africaine et des Afrodescendants 

La Côte d’Ivoire abritera le 24 janvier 2020 l’un des grands événements culturels de l’année. Il s’agit de la célébration officielle de la journée mondiale de la Culture africaine et afrodescendante (JMCA).

Pour annoncer cet événement de taille, les premiers responsables ont animés une conférence de presse en décembre dernier à Abidjan au siège de Totem communication.

 

Pour le Prof N’golo Soro, secrétaire général de la commission d’Unesco de Côte d’Ivoire, l’institution (Unesco) s’engage en faveur de la JMCA. « Si l’UNESCO a accepté la journée, c’est parce qu’elle est pour la diversité culturelle. Cela veut dire que l’UNESCO pense que la culture africaine est certainement menacée, et qu’il faut la revigorer, lui donner de la place, permettre qu’elle s’exprime. Donc nous donnons une lucarne à cette culture pour qu’elle ne se mesure pas. C’est pour qu’elle prenne sa place, et qu’on ne se sente pas étrangers chez nous-mêmes. Il faut également valoriser la culture caribéenne pour ne pas qu’elle soit méprisée. Si l’UNESCO s’associe à la journée, c’est parce qu’elle est pour la diversité », a-t-il souligné.

La date de l’événement n’est pas choisie par hasard, elle a des liens avec la charte de la renaissance culturelle africaine. Ainsi, elle reste capitale, « La date du 24 janvier est capitale. Le 24 janvier 2006, les chefs d’État et de gouvernement africains ont adopté une charte qui s’intitule ‘la charte de la renaissance culturelle africaine’ ».

« Nous étions à la recherche d’une date symbolique pour la Journée mondiale de la culture africaine. Dans notre recherche, nous sommes tombés sur cette charte. Tout y est pour donner espoir au peuple africain. Ce qui veut dire que la #Jmca devient un instrument pour la promotion de la charte pour la renaissance culturelle africaine adoptée en 2006 », a expliqué John Dossavi sur les raisons du choix de la date du 24 janvier de chaque année pour célébrer les JMCA.

Il faut rappeler la journée mondiale de la culture africaine et afrodescendente a été désignée le 20 novembre 2019 à l’Unesco par les 193 États membres de l’organisation à l’initiative du Togo avec le Co-parrainage de plus de 22 pays de tous les continents.   A cette conférence de presse, on note la présence de certaines célébrités de la culture notamment Werewere Liking et Monique Séka, qui apportent leur soutien à cette manifestation mondiale. Ce grand festival célèbre le 24 janvier de chaque année le cinéma, la littérature, l’humour, la musique, la danse et la mode.

Elimu