Jay-Z aurait déposé la marque du protagoniste animé dans son clip « Story of O.J. ».S. Carter
Enterprises, la société du rappeur, a déposé des documents pour détenir les droits du personnage, Jaybo, selon ce que le magazine TMZ a rapporté lundi, le 15 janvier. Le personnage sera placé sur une variété d’articles allant des t-shirts aux couvertures et aux tasses à café.
Un acte de responsabilité communautaire
L’action devrait mettre un terme à la possibilité pour les utilisateurs d’Etsy de fabriquer et de vendre leurs propres marchandises avec le personnage dans leurs magasin. Jaybo est présenté dans un clip de style Tex Avery déplorant le racisme vécu par les Noirs, quel que soit leur statut social. Et c’est ce que dont parle en définitive « 4:44 » .
Le nom du personnage est un mash-up de Jay et « Sambo », le terme offensant pour une personne Afrodescendante. Il est montré dans le clip aux côtés d’autres caricatures racistes comme les mammifères et les pickaninnies.
Après que Sean Diddy Combs ai proposé un million de dollars à une mère indigne, on préfère ce genre de « business moove » de la part de Jay-Z. Esperons qu’il sera inspiré pour ses produits.
traduit en partie de Atlantablackstar.com par la Team OJAL
« Je me suis réveillé ce matin choqué et embarrassé par cette photo » a déclaré le chanteur. Il a donc mis fin à son contrat avec la multinationale.
Voilà qui est courageux et qui fait sens. Le sens de sa responsabilité communautaire, The Weeknd l’a. Et ça fait plaisir à voir.
La période des soldes démarre dans le tumulte et la colère. De grandes enseignes font mine de ne rien comprendre au racisme structurel, aux mots qui blessent une catégorie de leur clientèle. Elles s’appellent H&M, Dove, Nivea, etc. Vous les connaissez. A partir de ce moment, le constat est soit de réclamer le respect du client minoritaire que nous constituons, ou bien de ne plus être client/partenaire dans le cas des artistes. Aucune de ces marques n’a inventé quoi que ce soit de révolutionnaire dans leurs domaines. Elles font des produits qui sont substituables à d’autres, sans causer le moindre tord au client final.
On ne rate pas un rencard à cause de sa marque de cosmétiques ou bien de son t-shirt. Elles n’ont qu’un impact mineur dans nos vies, mais nous pouvons avoir un impact majeur dans leurs recettes. N’achetons plus chez eux, communiquons sur ce fait précis, que nous voulons des produits qui ont un respect de nos spécificités et de notre histoire. Précisons tout de même que les crèmes nivea ou dove ne sont même pas appropriées pour nos peaux, nous étions donc des clients par imitation et non parce qu’elles répondent réellement à nos besoins. Tournons-nous vers nos entrepreneurs, qui ont à coeur de nous proposer des produits qui nous correspondent et nous valorisent. Sans baisser les bras dans la vigilance qui est la nôtre concernant les attaques visuelles qui nous tombent dessus au métro et dans l’espace public en général, causant du tort à l’imaginaire des plus jeunes d’entre nous. Ces attaques doivent cesser, et les simples excuses ne doivent plus suffire. Et ne nous tournons plus vers eux, même lorsqu’ils tentent des produits dits « ethniques »!
Ils organisent leur ignorance car nous ne comptons par pour eux. Ils n’embauchent vraisemblablement personne dans leur département marketing apte à comprendre nos réalités. A nous de faire en sorte que leur département commercial comprenne ce que cela veut dire d’insulter les nôtres. Si ce n’est leur département juridique.
Entre-temps valorisons et soutenons nos créateurs, commerçants, distributeurs, entrepreneurs de toutes sortes qui se battent pour créer des biens et services de qualité à notre endroit. Nous le valons bien et L’Oreal n’est pas au courant. Donc les soldes arrivent, faisons preuve de créativité dans nos achats et de responsabilité envers le tissu économique que certains parmi nous essaient de créer. La consommation éthique n’est pas l’apanage des écologistes. Déshumaniser les Afrodescendants c’est faire preuve de cruauté, cela impact nos rapports au monde, au monde dominant blanc, à nos rapports sociaux et devrait avoir un impact commercial. Nous ne voyons de solidarité nulle part: ni de la part des « amis de l’Afrique » ou des Antilles, ni des gouvernements et institutions Africaines ou de l’Outre Mer pour résorber le problème de fond. C’est donc la société civile, une fois de plus, qui devra faire le sale boulot. Ojalezvous!
Afin de construire des institutions africaines réussies basées sur un modèle économique coopératif, nous devrions commencer par développer de petites unités de partenariats africains non seulement en Afrique mais dans le monde entier. Ces petits groupes peuvent être initiés dans l’enfance et poursuivis tout au long de la vie afin que, lorsque les enfants atteignent la maturité, ils aient été socialisés dans le but d’une économie centrée sur l’Afrique et la nécessité de garder la richesse dans notre propre communauté. À titre d’exemple, le pouvoir d’achat des Noirs d’un trillion de dollars aux États-Unis pourrait être réorienté afin de jeter les bases d’une infrastructure économique mondiale et d’institutions africaines permettant à nos peuples de devenir producteurs et non seulement consommateurs.
Memphis historique signale que c’est peut-être la seule photo du Peoples Grocery, qui se trouvait à l’intersection de Mississippi Boulevard et Walker Avenue connu comme « la courbe. » (Memphis historique)
L’économie est basée sur les relations sociales qu’un groupe ou un peuple a développé les uns avec les autres au fil du temps. Par conséquent, l’éducation de la petite enfance est nécessaire pour développer la sensibilisation au développement coopératif afin que les jeunes Africains puissent être socialisés pour coopérer les uns avec les autres, maintenir des relations de confiance et, par conséquent, ils pourront acheter / vendre les uns aux autres. des coentreprises et des entreprises communes.
L’économie coopérative est le meilleur modèle pour répondre aux besoins des populations africaines. Un exemple de modèle économique coopératif est «Us Lifting Us» (ULU), qui, en utilisant la participation collective de ses membres, développe de petites entreprises appartenant à ses membres qui serviront de base à la construction d’une infrastructure économique pour les Africains. descente en Amérique et dans le monde. De plus, ULU encourage le soutien d’autres entreprises noires fondées sur une philosophie économique coopérative / collective.
Les Africains ne sont pas pauvres, cependant, nous nous percevons pauvres parce que nous avons été mal instruits. Nos talents et notre productivité économique n’ont pas été utilisés pour favoriser notre propre développement. Une socialisation et une éducation appropriées des jeunes Africaines et Africains à travers le monde est essentielle pour le développement de la confiance, qui est la base pour établir une base économique coopérative pour nous en tant que peuple africain. Il est important de noter que, en effet, l’éducation africaine est à l’origine coopérative et collective.
C’est la culture européenne dans laquelle nous sommes élevés comme des enfants qui tend à nous rendre individualistes, égocentrés et capitalistes. Nous voyons habituellement des banques et des compagnies d’assurance envoyer des lettres aux nouveau-nés dans le but de les remercier d’être nés et, en même temps, d’inviter leurs parents à ouvrir des comptes d’épargne qui profiteront à ces institutions.
En ce qui concerne l’économie, en tant que peuple africain, nous devons renouer avec notre façon de penser originale et nous devons commencer à le faire dès l’enfance. Tous les bébés noirs devraient être connectés avec d’autres bébés africains dans le monde entier afin de construire une coopération précoce et une sensibilisation permanente. Les Africains peuvent avoir les meilleures intentions du monde, cependant, si nous ne mettons pas ces intentions à exécution, nous ne remédirons jamais à notre situation et la façon de la résoudre est d’être liés les uns aux autres dès l’enfance. De cette façon, nous jetterons les bases de l’avenir d’une structure économique panafricaine mondiale. C’est ce que ULU est en train de développer, ULU est une structure économique coopérative visant à établir des entreprises détenues et exploitées par des Noirs dans le monde entier.
Les écoles devraient être notre cible principale, car c’est là que la conscience est construite. Les écoles européennes ne sont là que pour construire des mentalités européennes dans le but ultime d’amener de nouveaux consommateurs sur le marché. L’éducation est donc le médicament de l’inconscience africaine.
Notre histoire avec la domination européenne a toujours été de nous éduquer à rester divisés entre nous afin de mieux servir leurs intérêts: L’esclavage du XVe au XIXe siècle (division et mauvaise éducation des Africains) Colonisation du XIXe siècle aux années 1950 (Frontières des nouveaux pays créées par les Européens en Afrique) Immigration de la fin des années 1950 à nos jours (Méséducation et guerres civiles en cours parmi les Africains). En accumulant des richesses et des capitaux pour construire de grands projets, la domination européenne est le résultat d’unions géographiques et culturelles – EU-UK-USA, etc. – qui ont toutes copié les modèles coopératifs africains, que les Africains devront réintégrer afin de renforcer leur autonomie. communautés. En d’autres termes, nous n’avons pas d’autre choix que de travailler les uns avec les autres, car c’est une question de vie ou de mort. Pour nous, les Africains noirs, notre avenir est la coopération ou l’extermination.
Madicke Mboup est un citoyen sénégalais vivant actuellement en Irlande, il est titulaire d’un diplôme en droit de l’Université de Montréal au Canada et parle plusieurs langues. Madicke est engagé dans des partenariats centrés sur l’Afrique, il a rejoint le réseau ULU en 2016. Son site web est blackdiaspovoice.com et il peut être joignable à son adresse e-mail bo365online@gmail.com. Les points de vue et opinions exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne reflètent pas nécessairement les points de vue, les politiques ou la position d’Atlanta Black Star ou de ses employés .
Patrice Quarteron, boxeur hors-pair et grand champion d’une part, et, d’autre part, grand représentant de ce que la France a compté de bounty de toute son histoire. On vous explique: Monsieur Quarteron a décidé de soutenir Grizzou à son tour, avec bien du retard mais il a voulu que cela se sache. Il a donc publié une belle photo de Grizzou faisant sa célébration favorite après but en équipe de France. Nous Grizzou on s’en fou un peu.
Mais Quarteron, quel est exactement la finalité de ce geste? Si on comprends bien, Grizzou insulte, probablement contre son gré, des millions de Noirs de part le monde avec un blackface, ceux-ci s’en émeuvent et lui font savoir, il s’excuse. Cela devrait être la fin de l’histoire. Mais non, après Rohff, Cissé, voilà Quarteron qui veulent à tout prix montrer leur soutient au Toubab contre les stupides Noirs de France qui s’acharnent contre ce gentil Grizzou qui pensait bien faire.
A quoi bon soutenir une connerie raciste..? Si ce n’est, que de bien se faire voir des toubabs et du star système? A quoi bon venir, lorsque la polémique est retombée, manifester un soutien inutile, à quelqu’un qui ne vous connaît vraisemblablement même pas..?
Quarteron c’est à la fois la défaite de l’éducation Nationale et celle de l’éducation qu’un Afrodescendant devrait avoir. C’est une catastrophe complète. Dieu merci c’est un athlète talentueux et perséverant, sinon il n’aurait été bon qu’a être guetteur à Sevran. Quarteron veut littéralement dire: « Métis ayant un quart d’ascendance noire et trois quarts d’ascendance blanche » alors monsieur veut tirer la couverture un peu plus et dégager ce quart d’ascendance de trop? … Malheureusement il n’est métisse que de nom tellement sa peau est sombre. Il est même surnomé le « le Rônin sombre », rien que ça… Le samouraï suit un code de l’honneur très clanique, les samouraï étant eux-même une classe de guerrier. Ils opèrent en tant que tel et nul ne peut se prétendre Samouraï s’il n’est pas. Quarteron ne s’est jamais présenté comme Noir, toujours enrobé de son drapeau tricolore, il est une honte absolu pour tout indépendantiste des territoires d’Outre Mer comme on les appelle. Un rejeton oublié. Une anomalie. Jamais la moindre allusion à son statut de descendant d’esclave, pour lui la France s’est construite dans la communion des peuples et la joie de vivre … :
« Quand vous portez un drapeau d’un pays où vous ne vivez pas, on vous dit «bravo, j’adore, c’est courageux, c’est un signe d’ouverture. Quand on porte le drapeau du pays dans lequel vous vivez, où vous payez vos impôts, avec lequel vous souffrez, aimez, combattez, on vous dit: «t’es un chien, un putain de facho». Je porte mon drapeau fièrement. Et j’emmerde les fils de putes qui préfèrent se sentir américains, marocains, russes etc tout ça parce qu’ils vont en vacances une semaine dans un autre pays et reviennent en se sentant étrangers à leur propre pays. Soyez patriotes et reconnaissant. Vous devez tout à la France. »(Entretien avec le Figaro par Fatiha Boudjahlat)
Rectification cher Patrice: la France doit tout a ses anciennes colonies. Et ses actuelles colonies que sont les territoires d’Outre Mer et certains pays d’Afrique. Vous trouverez de quoi faire sur ce blog sur ce sujet. Par ailleurs on ne se « sent pas » étrangers comme ça d’une manière unilatérale. La France nous renvoie sans cesse, par des décision de justice notamment (Affaire Adama Traoré par exemple, Affaire Zyed et Bouna, multiples laxismes face à la violence policère etc.) qu’il y a des citoyens de seconde zone dans ce pays, et ses territoires d’Outre Mer, dont votre famille provient vraisemblablement sont encore aujourd’hui la preuve vivante d’une politique a deux vitesse. Mais non. Jamais on ne vous a entendu mettre en avant ces territoires, comme un Teddy Rinner par exemple ou bien votre ministre Mme Flessel. Aucune forme de loyauté envers les peuples qui ont vu, un quart peut-être, mais quand même, naître vos ancêtres. Vous pourriez vous appeller Malick Traoré ce serait pareil aux yeux de tous, ne vous méprennez pas. L’assimilation a ses limites, demandez aux gens qui vivent à Grigny tous les jours s’ils ne connaissent pas de problèmes directement liés à leur couleur de peau . Vous avez fait de l’anticommunautarisme votre cheval de bataille. Voici ce que cela induit pour nous. Le déni, la volonté de faire corps avec l’oppresseur, on appelle cela le syndrome de stockholm. Quand des milliers de gens se sentent offensés, blessés, touchés, vous préférez soutenir un seul homme qui a fait une connerie dont il s’est déjà excusé. Touchant de bonne volonté. Certains disent que sucer n’est pas tromper, mais pour nous le divorce est déjà consommé depuis longtemps. Patrice Quarteron vous êtes dans la droite lignée des Senghor, des blaise Diagne, des Kelman etc. sans toutefois avoir pu achever un quart de ce que les deux premiers ont accompli pour leur maître. Vous êtes comme Kelman au final, juste un larbin qui ne l’intéresse même pas. Vous êtes à l’image de l’imamHassen Chalghoumipour nombre de musulmans. Un inculte utile, croyant bien faire, juste un chiffon que les journaleux brimbalent à des occasion opportunes.
Ignorant comme deux pots d’une terre à peine cuite, il se permet de faire un parallèle entre Dave Chapelle et Griezman, les mettant dans le même sac. Si l’un peut aborder un déguisement de blanc lors d’un show parodique, l’autre peut se faire un blackface pour aller rigoler avec ses potes.
Rappellons que Dave Chapelle est un artiste, humoriste qui aborde des sujets politique et de société comme les relations de race aux USA. C’est donc dans cette posture d’artiste qu’il interroge les rapports de domination, le blackface en l’occurence, en tentant lui aussi un whiteface pour mettre à l’indexe ces pratiques – qui auraient dû rester d’un autre temps – que l’on retrouve encore ça et là sur les réseaux sociaux. Ces pratiques s’inscrivent dans le cadre d’une histoire américaine de répression massive et continue des Africains Américains, durant les lois dites Jim Crow, dans des spectacles rabaissant l’homme et la femme Noire, parodiant leurs attitudes, leurs arts, leur culture donc leur identité.
En europe, tantôt c’est une fête de la police qui se passe sous le thème « banania » ou bien une kermesse, ou bien une fête populaire où il est coutume de se grimer en Noir pour diverses raisons. Le fondement de tout cela est bel et bien un racisme crasse, de bas étage, goguenard et idiot. Dans la forme ça ne vole pas plus haut que ça. Bêtise crasse et méchanceté gratuite.
Grizzou, ignorant comme une oie sans aile a voulu rigoler avec ses potes sur les années 80 (où l’Afro n’était plus à la mode par ailleurs) en se grimant de la tête aux pieds, afro et maillot des Harlem Globe Trotters dont il est fan. Equipe qui provient de Chicago, composé exclusivement de Noirs, exclus à cette époque des ligues majeures. Grizzou s’en fout, il sont marrants et jouent comme des grands enfants au basket. Pas de quoi casser trois pates à une oie. Sauf que tout le net n’est pas aussi ignorant que lui des enjeux de ce type de déguisement. Un footballeur ça ne va pas très loin à l’école en général, il a fait ses excuses, l’affaire est close.
On constate quand même que l’un est artiste, mais que lorsqu’il quitte ce job il reste un Negro, un usual suspect au yeux des forces de l’ordre et de l’establishment, et l’autre fait partie du groupe dominant, il garde ses privilèges une fois dégrimé. Ce n’est pas comme si la suprématie blanche n’éxistait pas.
Donc un rappeur Africain qui va à la rescousse du joueur blanc en position de domination en mode « repeints toi autant que tu veux en Noir, ça ne me vexe pas » c’est trop. Pourquoi sont-ils toujours là pour humilier la communauté ceux-là? Pourquoi? On excuse vos sons bidons avec des chanteuses low cost, vos railleries permanentes comme dans une cours de récré, votre suivisme sans égal des américains, la bêtise et la violence gratuite. Faites ça entre vous.
Ne venez pas prendre la parole pour exprimer votre point de vue de Nègre de maison au service du star système blanc. Ce n’est pas à vous de dire si untel ou unetelle à le droit de faire un acte raciste, parce que ça ne vous blesse pas personnellement. Des gens un peu moins rustres que vous n’ont pas l’intention de laisser leurs enfants vivre dans un monde où il est toléré de prendre pour déguisement une couleur de peau qui n’est pas la sienne. En plus pour mettre à l’honneur une équipe qui ne doit son existance qu’a la ségrégation raciale!! Le bracelet electronique c’était pas suffisant il faudrait aussi une restriction des réseaux sociaux pour ces gens. La honte de la communauté Noire Francophone.
Droit de réponse de l’intéressé, aux détracteurs dont nous faisons parti pour le coup. Toujours aussi pathétique:
Cela mérite quelques éclaircissements: de un il fait encore une comparaison douteuse. Mettre un déguisement de mickey pourrait être du racisme anti-souris. Mickey est une invention de l’homme, c’est une fiction. Et cette fiction n’est même pas en lien avec les activités quotidiennes des autres « vraies souris », mickey est une représentation des activités humaines sous la forme d’une souris.Elle est anthropomorphique (puisque nous devons faire preuve « d’entrain, d’intériorité et d’intellectualité »). Elle est bipède Rohff, ce n’est pas une souris comme les autres! Mais vous allez vous arracher le peu de cheveux qu’il saurait vous rester: Mickey est raciste!! Oui vous avez bien lu: cette mignonne créature a vu le jour un peu avant les années 1930, donc bel et bien dans cette époque où le blackface était très répandu, autant que la trapmusic aujourd’hui et l’autotune on va dire. Nous ne le disons pas gratuitement, prenez cet éxtrait et dites moi si vous allez montrer cela a vos enfants, et comment leur expliquerez vous la séquence où il se met une dynamite en pleine bouge pour qu’elle lui explose au visage afin de devenir noir.
Bonne chance:
Fail. Mauvais exemple. Si un Noir se déguise en Mickey Mouse, c’est une bêtise aussi grosse que votre rescousse du blondinet fan de NBA. Rohff il faut laisser les Noirs défendre leur histoire en paix. Revenir sur ses propos, en disant que « la terre entière comdamne le blackface aujourd’hui c’est évident et logique pour moi »; c’est bien. C’est un peu gros pour un revirement en 24h, mais ça passe. Cela prouve que la mobilisation n’a pas été vaine et que certains ont appris quelque chose. C’est tout l’interêt de nos publication sur le sujet. On s’en fout de la bêtise de griezman. Mais ça nous rend fous de voir des freres défendre un acte raciste. Un blackface c’est pas comme repeindre un bolide TDSI, il y a des sensibilités humaines derrière. Des siècles de traitements inhumain, des millions de gens impliqués. Personne résume son identité Noire à l’esclavage, mais revendiquer le respect de ses ancêtres (pour ceux que cela concerne) ce n’est pas être « faible d’esprit, susceptible et complexé ».
Il s’agit de créer un monde où les enfants Noirs ne seront pas mis en présence de ce genre de faits, paroles, gestes, et surtout, lorsqu’ils reviendront (car l’Humain est ce qu’il est), de TOUS être sur la même longueur d’onde et faire preuve de solidarité. Ca fait partie de notre code de l’honneur!
Ca fait longtemps qu’on n’a pas vu de salut Nazi, n’est-ce pas? Cela fait encore plus longtemps qu’on a pas vu un Juif relativiser la portée de ce geste.
Les chercheurs constatent que les bébés sont plus à l’aise autour des gens de leur même communauté
Selon des études, les nourrissons de moins de 6 mois peuvent faire preuve de partialité en faveur de la « race » dans laquelle ils sont nés. (Photo par JGI / Jamie Grill / Images de mélange / Getty Images)
Les bébés dont les parents ne parviennent pas à les présenter à une variété de personnes de différentes origines raciales et ethniques au début de la vie risquent de développer des préjugés envers ceux qui ne leur ressemblent pas, de nouvelles études le suggèrent.
Des chercheurs de l’Université de Toronto et de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario ont découvert que les nourrissons de 6 mois et moins peuvent manifester des préjugés en faveur de la « race » dans laquelle ils sont nés. En raison de l’exposition accablante aux personnes de leur propre « race » (communauté?) pendant leurs premiers mois dans le monde, les jeunes bébés développent naturellement le favoritisme envers les personnes qui leur ressemblent tout en développant un inconfort profond pour ceux qui sont différents.
Une des deux études a révélé que les bébés plus âgés (6-9 mois) associent des visages de personnes de leur propre communauté avec de la musique joyeuse et des personnes de différentes communauté avec de la musique triste. Dans la deuxième étude, les chercheurs ont appris que les nourrissons ont tendance à se fier davantage aux signaux de leur communauté d’apprentissage qu’à ceux d’une communauté différente. « Les résultats de ces études sont significatifs pour plusieurs raisons« , a déclaré le professeur Kang Lee, titulaire d’une chaire de recherche du Canada de niveau 1 et auteur principal des études. « Les résultats montrent que le l’imaginaire fondé sur la race existe déjà autour de la deuxième moitié de la première année d’un enfant. Cela remet en question l’opinion populaire selon laquelle les préjugés fondés sur la race n’apparaissent que durant les années préscolaires. «
Le Professeur Kang Lee
Lee déclare que les résultats étaient également importants car ils offraient un aperçu plus approfondi sur comment et pourquoi les préjugés raciaux se développent, et comment empêcher qu’un préjugé ne se développe avant qu’il ne devienne un véritable problème. En outre, les chercheurs ont soutenu que les résultats sont en grande partie indicatifs de la façon dont nos environnements sociaux peuvent nous conditionner pour démontrer le biais racial.
« Si nous pouvons identifier le point de départ du préjugé racial, ce que nous avons pu faire ici, nous pouvons commencer à trouver des moyens de prévenir les préjugés raciaux », a déclaré Lee.
Naiqi (Gabriel) Xiao, co-auteur des deux études, a fait écho à l’argument de Lee, ajoutant que le biais racial n’est pas toujours causé par des expériences négatives.
« Quand nous considérons les raison pour lesquelles quelqu’un a un préjugé racial, nous pensons souvent aux expériences négatives qu’il ou elle peut avoir eu avec des individus d’une autre race », a déclaré Xiao. « Mais, ces résultats suggèrent qu’un biais basé sur la race émerge sans expérience avec les individus d’autres races. »
Alors, comment les parents empêchent-ils leurs enfants de développer de tels préjugés? Pour les chercheurs, la solution est simple: les exposer à des personnes de races différentes. Bien que cela ne soit pas une solution immédiate, c’est un début pour réduire l’impact de biais implicite sur nos vies quotidiennes.
« Les préjugés raciaux implicites ont tendance à être subconscients, pernicieux et insidieux, imprégnant presque toutes nos interactions sociales, de l’amitié à la santé, aux rencontres, à l’emploi et à la politique, aux interactions entre un client et un vendeur ». « Pour cette raison, il est très important d’étudier d’où viennent ces types de biais et d’utiliser cette information pour essayer d’empêcher les préjugés raciaux de se développer. »
Source : AtlantaBlackStar.com Traduit par la Team OJAL
Je l’ai dit plusieurs fois: lire des livres est une clé majeure du succès. Les méga-riches et réussis comme Bill Gates et Elon Musk consacrent des quantités extraordinaires de leur temps à la lecture. Musk attribue même ses connaissances sur la façon de construire des fusées à son répertoire de lecture, et des études ont prouvé que la lecture peut réduire le stress, augmenter la concentration et améliorer la mémoire à long et à court terme.
Les avantages de la flexion de vos muscles de lecture sont claires. Mais la lecture prend du temps et, en tant que professionnel chevronné, il est presque impossible de trouver le temps de lire et de rester suffisamment concentré pour tirer parti des avantages lorsque les délais commencent à s’accumuler. Heureusement, les experts de Harvard Business Review (ainsi que quelques autres) ont découvert quelques trucs et astuces pour vous assurer non seulement de faire de la lecture une habitude quotidienne, mais aussi d’augmenter radicalement la quantité de lecture et les bénéfices .
Lisez la suite pour sept façons pratiques de continuer à améliorer vos habitudes de lecture au fil du temps:
1. Acceptez que vous pouvez quitter
Parfois, je commence un livre, seulement pour constater que je ne l’apprécie pas vraiment ou que je n’y trouve pas beaucoup de sens – mais je vais de toute façon «pouvoir», parce que je ne veux pas être un lâcheur. Gretchen Rubin, auteur du best-seller The Happiness Project et experte des habitudes chez Harvard Business Review, a trouvé que cette mentalité style «les gagnants ne quittent pas» ne fonctionnera probablement pas pour votre habitude de lecture. Comme Rubin l’a dit, quitter une lecture tôt vous donne plus de temps pour lire de bons livres! Moins de temps à lire des livres par obligation. « Pensez-y de cette façon – environ 50 000 livres sont publiés chaque année. Pourquoi passer du temps avec des livres que vous n’aimez pas vraiment? Si finalement vous n’appréciez pas un roman, libérez-vous de la culpabilité et mettez-le de côté. »
2. Il y a des minutes cachées partout
Stephen King, qui attribue la lecture à une grande partie de son incroyable succès en tant qu’auteur, aurait dit aux gens de lire environ cinq heures par jour s’ils veulent suivre ses traces. En tant qu’entrepreneur à court de temps, j’ai d’abord ri de cette notion. C’est jusqu’à ce que HBR a souligné combien de fois King lit réellement sur le pouce, ou à l’extérieur de sa maison. Prenez toutes les fois qu’il a été repéré lire aux jeux Red Sox, par exemple. Pour le passant moyen, il peut sembler fou de sortir un livre au Fenway Park. Mais s’ils savaient que la même habitude aidait King à vendre plus de 350 millions de livres, ils pourraient être enclins à apporter un livre de poche la prochaine fois. Comme l’a dit Parisha, « il y a des minutes cachées dans tous les coins de la journée, et ils ajoutent beaucoup de minutes. » Je ne dis pas que vous devriez sortir un roman à la cérémonie de mariage de votre soeur, mais il y a des opportunités de lire presque partout.
3. Gardez le calme
La science montre que le fait de partager vos intentions avec d’autres lorsque vous travaillez sur une tâche ou un objectif peut se retourner contre vous et vous rendre moins susceptible de réussir. Une étude de 2009 a révélé que lorsque les étudiants qui voulaient devenir psychologues rédigeaient des activités qui les aideraient à atteindre cet objectif et les partageaient avec l’expérimentateur, ils étaient moins susceptibles de réaliser ces activités. Le groupe de contrôle qui n’a pas partagé la liste des activités prévues avec l’expérimentateur a passé beaucoup plus de temps à poursuivre ces activités. Lorsque les gens partagent leur objectif, ils se sentent moins motivés à travailler dur. Donc, si vous vous engagez à lire plus de livres, exprimez votre but et vos démarches pour y arriver – même écrivez-le – mais gardez-le pour vous.
4. Limiter les distractions
Neil Pasricha a fait cela dans sa maison en bannissant la télé au sous-sol et en plaçant l’étagère devant et au centre. Selon HBR, Pasricha s’est inspiré de la fameuse expérience «cookie aux pépites de chocolat et radis» du psychologue Roy Baumeister. Les sujets testés affamés ont été invités à compléter un long casse-tête, et certains n’ont reçu aucune nourriture, tandis que d’autres ont reçu des biscuits (et on leur a dit de ne pas les manger). Sans surprise, le groupe des cookies a cédé le plus tôt – ils étaient le groupe qui avait passé toute sa volonté à rester loin des biscuits.
5. Lire des livres physiques
Le même conseil sur la limitation des distractions peut être appliqué de manière importante pour favoriser les livres physiques par rapport aux e-lecteurs. Avoir une pièce de lecture tangible dans votre main – au lieu d’un appareil connecté à Internet où vous pouvez également consulter votre courriel ou consulter des recettes sur Pinterest – peut limiter la distraction et la volonté nécessaire. Mais limiter les distractions n’est qu’une des raisons de favoriser les livres physiques plutôt que les romans électroniques. À une époque où tous nos canaux de divertissement et professionnels passent à l’écran, il est bon de rafraîchir le cerveau pour tenir un livre physique dans votre main
6. Changez votre état d’esprit
Le stratège des médias et auteur, Ryan Holiday, souligne que changer la façon dont vous pensez de la lecture est la clé pour lire davantage. « Vous devez cesser de penser à cela comme ‘une activité que vous faites’ … [elle] doit devenir aussi naturel que de manger et de respirer pour vous. Ce n’est pas quelque chose que vous faites parce que vous en ressentez le besoin, mais parce que c’est un réflexe, un défaut », dit-il. Pour le succès, un rêve n’est pas atteint en délibérant comment l’atteindre, mais plutôt c’est un désir spécifique, bien conçu qui arrive toujours. Vous pouvez le faire aujourd’hui en transformant vos habitudes de lecture en objectifs précis et urgents, et en les plaçant tous les jours au sommet de votre liste de priorités.
7. Trouver des listes organisées
La fatigue de la décision est une chose très réelle, et elle peut ronger votre volonté en essayant d’adopter de nouvelles habitudes comme la lecture. L’effort écrasant de passer au crible des milliers de nouveaux livres chaque année peut ronger votre pouvoir mental avant de lire une page – et c’est pourquoi HBR vous recommande de trouver des listes de livres organisées. Heureusement, les méga-bosses comme Bill Gates et Mark Zuckerberg n’hésitent pas à partager leurs listes de lecture. Avec quelques minutes de recherche Google, vous pouvez suivre les habitudes de lecture des grands. Peut-être que nous ne pouvons pas tous lire 500 pages par jour comme Warren Buffett, ou finir 50 livres par an comme Bill Gates. Mais vous pouvez vous engager à utiliser ces conseils pour lire plus de livres cette année, améliorer votre capacité à absorber l’information et bénéficier des avantages scientifiques que la lecture peut apporter. Cette pièce est apparue à l’origine à La Mission.
Pourquoi aucun pays africain n’est vraiment libre ou indépendant?
Aucun pays africain n’est vraiment libre ou indépendant; tous sont encore déstabilisés et manipulés pour que leurs anciens colonisateurs européens puissent encore faire des profits, estime Kalidou Diouf. L’éducation est le seul moyen pour l’Afrique de se libérer de l’oppression du premier monde, pose-t-il.
L’auteur germano-sénégalais né à Heidelberg, Kalidou Diouf, est étudiant en journalisme et nouveaux médias en Californie, aux États-Unis.
L’Afrique est le continent le plus riche du monde. La surface du berceau de l’humanité a été béni avec une beauté infinie et l’abondance de la flore et la faune. L’Afrique produit la récolte la plus exquise de cacao, de café et de légumes. Il abrite une faune incroyablement diversifiée et de vastes ressources marines. La terre qui est littéralement dorée est couverte de montagnes à couper le souffle, des rivières qui coulent dans les océans en face de magnifiques plages s’étendant sur quatre zones climatiques différentes. Outre les trésors évidents du sol africain tels que l’or et les diamants, l’Afrique compte environ 20 minéraux uniques et précieux. C’est un paradis, habité par les plus belles âmes. Néanmoins, la richesse du plus grand continent du monde n’a pas été une bénédiction pour l’Afrique mais une malédiction qui l’a transformé en le continent le plus sous-développé de la planète.
Depuis le 19ème siècle, l’Afrique a fait face à l’agression impérialiste européenne, aux pressions diplomatiques, aux invasions militaires et à la conquête et à la colonisation. Dans les années 1870 (environ 200 ans après l’apogée de la traite négrière transatlantique), des empires établis, notamment la Grande-Bretagne, le Portugal et la France, tentent de prendre le contrôle des royaumes, des tribus et des sociétés africaines en revendiquant de vastes étendues africaines. Naturellement, les Africains ont résisté et ont insisté sur le maintien d’un système d’interaction commerciale avec les étrangers qui exprimaient leur souveraineté en tant qu’entités politiques et économiques autonomes, mais après une vingtaine d’années leur résistance a été vaincue avec succès par les technologies militaires supérieures du colonisateur. Les Européens ont pris les produits minéraux et agricoles de ces colonies aux prix les plus bas possibles. Les colonies fournissaient également des marchés pour les biens manufacturés européens. La fabrication par les Africains dans les colonies africaines (et dans les Caraïbes) était interdite et l’entreprise africaine était diminuée ou éliminée de toutes les manières possibles. À l’époque de la colonisation, l’Afrique s’était terriblement appauvrie. Beaucoup de gens des anciens royaumes et des sociétés qui avaient fonctionné parfaitement sans aucune forme de monnaie étaient maintenant forcés de s’adapter aux nouveaux systèmes et ont donc été forcés de travailler dans des emplois dégradants pour un salaire qui était, dans la plupart des cas, à peine suffisant pour survivre.
Cependant, malgré l’oppression constante et la propagande éducative auxquelles les Africains ont dû faire face durant le «siècle» de la colonisation, leur esprit et leur fierté n’ont jamais été brisés. Finalement, les émeutes dans les colonies et la population généralement agitée étaient trop difficiles à gérer pour les administrateurs coloniaux, de sorte que les puissances coloniales ont dû les retirer. Surtout durant les années 60 et 70, une multitude de pays africains s’étaient « libérés » de la colonisation. Mais les empires européens sont intelligents, donc ils ne sont pas partis sans garder le contrôle de l’ensemble de l’économie et des ressources naturelles du continent.
La France était particulièrement angoissée de perdre sa source de revenus la plus profitable pour son pays, donc quand le peuple de Guinée a décidé en 1958 de se «libérer» et de sortir de l’empire colonial français, l’élite coloniale française à Paris était si furieuse que dans un acte de furie historique, l’administration française en Guinée détruisit tout ce qui représentait ce qu’ils appelaient les avantages de la colonisation française: écoles, crèches, bâtiments de l’administration publique, voitures, livres, médecine, instruments de l’institut de recherche, tracteurs. En outre, des chevaux, des vaches et des chèvres ont été tués dans les fermes et la nourriture dans les entrepôts a été empoisonnée ou brûlée. Il était évident que la raison de cet immense acte de violence et de destruction avait été commise pour avertir les colonies françaises restantes que si elles décidaient de rejeter la France, cela aurait des conséquences. Mais les autres pays colonisés français n’ont pas été intimidés par cela trop longtemps, et ainsi en 1960 la République du Togo a décidé qu’elle ne ferait plus partie de l’empire français.
Dans ce cas, cependant, le premier président du Togo, Sylvanus Olympio, a joué intelligemment. Conscient de la violence et de la destruction que son pays devrait subir pour vouloir être indépendant, il convient que la République togolaise paiera une dette annuelle à la France pour les prétendus avantages que la colonisation française a apportés au Togo. C’était le seul moyen d’empêcher les Français de détruire le pays avant de partir; le seul problème était que le montant estimé par la France était si énorme que le remboursement annuel de la soi-disant «dette coloniale» était proche de 40% du budget du pays en 1961.
En conséquence, le Togo était économiquement trop instable pour survivre en tant que pays indépendant. Le président Olympio a donc décidé qu’il devait sortir de l’argent colonial français, le CFA, pour sauver son économie. Le 13 janvier 1963, trois jours après que le Togo a commencé à imprimer sa propre monnaie, une escouade de soldats analphabètes soutenue par la France a tué le président Olympio, le premier président élu de l’Afrique nouvellement indépendante.
Ce fut le premier des nombreux meurtres et coups d’État lancés par le gouvernement français afin de garder leurs anciennes colonies déstabilisées. David Dacko, Thomas Sankara, Maurice Yaméogo et Hubert Maga sont quelques-uns des présidents les plus notables qui ont été tués ou jetés en prison à la suite de la lutte pour l’indépendance de leur pays. En effet, depuis 1960, 68 coups d’État ont été effectués dans 27 pays de l’Afrique, dont 17 sont d’anciennes colonies françaises.
Ces chiffres montrent clairement que la France est désespérément désespérée de conserver ses anciennes colonies. C’est pourquoi la France n’a jamais donné à ses colonies l’opportunité d’être indépendante. Ce n’est qu’une illusion supposée faire croire aux gens qu’ils sont libres et indépendants et responsables de leur propre sort, alors que la France contrôle encore presque tous les aspects significatifs de leurs «anciennes» colonies. En 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré: «Sans l’Afrique, la France descendra au rang de pays du tiers monde». La France industrielle n’a rien à offrir qui expliquerait pourquoi elle reste l’un des pays les plus riches du monde. La seule raison pour laquelle le pays est encore aussi riche qu’il y a 50 ans, c’est que le système colonial consacre chaque année environ 500 milliards de dollars américains de l’Afrique à son trésor.
Aujourd’hui encore, 14 pays africains sont encore économiquement opprimés par la France à travers un pacte colonial qui les oblige à placer 85% de leurs réserves de change dans la banque centrale française sous le contrôle du ministre des Finances français. Le Togo, le Sénégal et environ 12 autres pays africains doivent encore payer une dette coloniale à la France. Les dirigeants africains qui refusent de payer sont tués ou deviennent des victimes du coup d’État. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France avec un style de vie somptueux alors que leur peuple doit supporter l’extrême pauvreté et le désespoir. Mais la France n’est pas le seul coupable sur ce continent: ils sont juste les plus évidents. D’autres pays européens comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Belgique et le Portugal utilisent des stratégies identiques ou similaires pour conserver le contrôle de leurs «anciennes» colonies. La réalité est qu’aucun pays africain n’est vraiment libre ou indépendant; tous sont encore déstabilisés et manipulés pour que leurs anciens colonisateurs européens puissent encore faire des profits. Ce type de colonisation est appelé « néo-colonialisme ».
Les stratégies des néo-colonisateurs pour maintenir le contrôle comprennent la dette coloniale, la confiscation automatique des réserves nationales, le droit de premier refus sur toute ressource brute ou naturelle, le droit exclusif de fournir du matériel militaire et de former les officiers militaires du pays, le droit de pré déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts, l’obligation d’utiliser l’argent colonial, l’obligation de faire de la langue coloniale la langue officielle du pays et la langue pour l’éducation et l’argent; et beaucoup plus. Comme je l’ai mentionné plus tôt, l’Afrique est le continent le plus riche du monde. Le premier monde a désespérément besoin de l’Afrique et de ses ressources naturelles, car les ressources alternatives sont presque inexistantes en dehors de l’Afrique. Ils ont besoin de l’Afrique pour leurs téléphones mobiles, leurs avions, leurs voitures, leurs bijoux, leurs technologies de construction, etc. Et l’Afrique n’en a vraiment pas besoin du tout. L’Afrique a de loin les plus grandes réserves d’or du monde, alors comment est-il possible que 5000 unités de chaque monnaie africaine valent moins d’une unité de n’importe quelle première monnaie mondiale donnée? Si les Africains sont ceux qui possèdent tous les diamants et l’or du monde, pourquoi ne revendiquent-ils pas leurs biens?
La réponse est l’éducation. L’Afrique est le continent le plus sous-éduqué de la planète. Selon UNECO, seulement environ 50% de tous les Africains ont déjà visité une école. Environ la moitié de tous les Africains ne savent même pas écrire ou lire et la plupart des Africains qui sont allés à l’école n’ont appris que des compétences élémentaires. Alors que le reste du monde présente une image de l’Afrique qui est pauvre et mourante et qui survit simplement à la merci de l’Occident, soutenue par d’énormes sociétés de relations publiques (UNICEF, Croix-Rouge, Life Aid, etc.) des campagnes pour soutenir cette image de l’Afrique à l’échelle mondiale, financée par des millions d’innocents qui pensent pouvoir aider avec leurs dons.
La plupart des Africains n’ont même pas l’éducation nécessaire pour comprendre ce qui se passe dans leur pays et pourquoi ils doivent vivre dans ces conditions dégradantes. L’éducation est le seul moyen pour l’Afrique de se libérer de l’oppression du premier monde. Si les peuples africains comprennent leur situation et la raison pour laquelle rien ne change pour le mieux, ils pourront se battre pour une véritable indépendance.
Au cours des deux derniers millions d’années, il est apparu que chaque fois qu’un prédateur devenait si avare qu’il surchauffait et surexploitait les ressources, la sélection naturelle faisait disparaître le prédateur; et l’homme noir souffre depuis trop longtemps maintenant …
Walter RodneyWalter Anthony Rodney était un intellectuel, un enseignant et un activiste pendant les années 1960 et 1970. Sa vie et son travail ont une importance majeure pour ceux d’entre nous qui se soucient de la justice sociale et de la libération des Noirs aujourd’hui. Rodney incarnait les dimensions transnationales de la lutte noire et brandissait une critique acerbe de la suprématie blanche. Ses recherches sur les liens entre le colonialisme, l’esclavage et le capitalisme ont éclairé des générations de personnes qui se sont engagées à comprendre l’inégalité et à la combattre. Son analyse de classe tranchante de la société l’a contraint à appeler les leaders noirs qui ont participé à l’exploitation et à mobiliser les mouvements racistes des travailleurs. Enfin, son engagement dans des interventions dans les idées et les actions signifiait qu’il mettait sa vie en danger au service d’une population habilitée, avant son assassinat en 1980 en Guyane (son lieu de naissance). A cause de qui il était et de ses contributions, il n’a pas été oublié. Des événements et des symposiums ont eu lieu partout dans le monde, notamment à Atlanta, en Géorgie, aux États-Unis; Dar es Salaam, Tanzanie; Georgetown, Guyana; et Montréal, Canada. Cette année, nous honorons ce qui aurait été son 75e anniversaire.
L’influence de Rodney a traversé le globe. Cet article présente brièvement certains de ses travaux en Jamaïque, en Tanzanie, aux États-Unis et au Guyana. En Jamaïque, il a enseigné à l’Université des Indes occidentales et dans certaines des régions les plus pauvres du pays, notamment les Rastafaris et l’adoption d’une version caribéenne de Black Power. En Tanzanie, il a enseigné au Collège universitaire de Dar es-Salaam en 1967-1968 et de nouveau de 1970 à 1974. La Tanzanie était un foyer de mouvements de libération africains, et Rodney travaillait assidûment avec ceux qui luttaient pour libérer le continent de l’impérialisme.
Aux États-Unis, il a participé à l’Institut du Monde Noir, fondé à Atlanta en 1969 sous la direction de l’historien et théologien Vincent Harding. Les participants à l’IBW se sont décrits comme une «communauté d’érudits noirs, d’artistes, d’enseignants et d’organisateurs» vouée à «une nouvelle compréhension du passé, du présent et de la condition future des peuples d’ascendance africaine.» Au milieu et à la fin des années 1970 Rodney a vécu au Guyana, travaillant sans relâche pour réunir les deux principaux groupes ethniques (personnes d’ascendance africaine et indienne), mobilisant les travailleurs dans un mouvement pour le «pain et la justice». Il a aidé à développer une coalition multiraciale qui, en 1979, s’est transformée en un parti politique, l’Alliance des travailleurs. Rodney serait tué pour ces efforts pour démocratiser le pays et se battre pour la justice économique.
Le biographe politique Rupert Lewis décrit la trajectoire intellectuelle de Rodney comme «antillais, panafricaniste et marxiste». Avec des préoccupations tels que la traite négrière atlantique et la révolution russe, la gamme intellectuelle de Rodney est remarquable. Durant ses premières années, Rodney fut encadré par plusieurs penseurs caribéens importants, dont l’historienne guyanaise Elsa Goveia à l’Université des Indes occidentales à Mona et, plus tard, par Selma James et C. L. R. James dans un groupe d’étude marxiste à Londres.
À l’âge de 24 ans, Rodney a obtenu son doctorat en histoire de l’École des études orientales et africaines de l’Université de Londres sous la direction de Richard Gray, en parlant de l’histoire de la côte de la Haute Guinée. Guinée et Guinée-Bissau) de 1545 à 1800. Son séjour en Tanzanie a finalement consolidé son rôle de panafricaniste. Il a enseigné l’histoire africaine au Collège universitaire de Dar es-Salaam pendant un peu moins d’un an avant de retourner en Jamaïque, mais la Tanzanie n’en avait pas fini avec lui.
Walter Rodney en Jamaïque
Rodney est retourné en Jamaïque en 1968 pour prendre position en tant que conférencier à l’UWI, enseignant l’histoire africaine. Là, il a été attiré par les plus marginalisés de la société et a fait une série de discours qui sont devenus la brochure politique « Groundings with My Brothers ». La fin des années 1960 a été un moment fertile pour le Black Power dans les Caraïbes. En octobre 1968, le premier ministre Hugh Shearer du Parti travailliste jamaïcain a refusé à Rodney l’entrée en Jamaïque à son retour d’une conférence d’écrivains noirs au Canada. Shearer croyait que Rodney devait être banni parce qu’il représentait une menace pour la sécurité de l’État jamaïcain. L’État avait déjà interdit les écrits des défenseurs de Black Power, tels que Malcolm X et Stokely Carmichael, mais l’expulsion de Rodney avait provoqué des soulèvements de la part des étudiants et des citadins pauvres, près desquels Rodney s’était engagé politiquement. Les «émeutes de Rodney», comme on les appelait, représentaient une explosion de colère contre les conditions économiques désastreuses, le colorisme et l’expression des sentiments nationalistes noirs qui poussaient en Jamaïque. La vision de Rodney de Black Power en Jamaïque prônait une rupture avec l’impérialisme, le pouvoir pour les masses de Noirs (par opposition à une petite élite), et une refonte culturelle de la société. Rodney a suggéré que la Jamaïque n’avait pas de gouvernement noir. Il a souligné que les structures du pouvoir étaient blanches et que les personnes non blanches étaient «noires» – «les centaines de millions de personnes dont les terres sont en Asie et en Afrique, avec quelques autres millions dans les Amériques.» Il est important de noter que sa définition de «noir» incluait les Sud-Asiatiques des Caraïbes dont les ancêtres étaient venus en Amérique comme travail sous contrat. Cette définition flexible de la négritude fondée sur les classes lui a permis de construire avec les peuples indo-caribéens; à bien des égards, cette vision éclairerait la Révolution Black Power qui a eu lieu à Trinidad en 1970.
Révolution africaine en Tanzanie.
Rodney est retourné en Tanzanie en 1968, prêt à s’engager dans la nouvelle vision pour l’Afrique. En 1960, année de l’Afrique, 16 pays ont accédé à l’indépendance. En 1961, Tanganyika a rejoint l’Afrique indépendante avec Julius Nyere à la barre. La Tanzanie a été formée en 1964, fusionnant Tanganyika et Zanzibar, avec Nyere comme président. La vision de Nyere pour la Tanzanie a été exprimée dans la Déclaration d’Arusha, une vision socialiste africaine pour l’autosuffisance. Rodney a choisi la Tanzanie en raison de son potentiel révolutionnaire à l’époque, la considérant comme un lieu où il pourrait apporter sa contribution et où les mouvements de libération en Afrique, dans les Caraïbes et aux États-Unis se sont rencontrés.
À Dar es-Salaam, Rodney a influencé une génération d’étudiants qui se sont engagés à réfléchir aux défis rencontrés localement et sur le continent en général. Il s’est engagé à décoloniser l’éducation et à écrire l’histoire tanzanienne d’un point de vue tanzanien d’une manière qui tienne compte des conditions locales et des distinctions de classe. Il a travaillé à la création de programmes d’études supérieures en histoire africaine, au développement d’une association d’enseignants en histoire et à l’émergence d’un esprit de débat politique sur le campus et au-delà. Il était un enseignant populaire et a participé à des débats sur le rôle de l’université dans la révolution africaine, le besoin de gouvernance démocratique, et comment recréer une société basée sur les besoins des masses. À l’âge de 30 ans, en 1972, Rodney publie l’un de ses ouvrages les plus connus, «How Europe Underdeveloped Africa». Ce livre examine l’impact destructeur de l’esclavage et du colonialisme sur le continent et la manière dont ces forces contribuent paradoxalement au développement de l’Europe. En juin 1974, le sixième congrès panafricain s’est tenu en Tanzanie. Rodney n’a pas pu y assister, mais il a fait circuler un document controversé, «Vers le sixième congrès panafricain: Aspects de la lutte internationale de classe en Afrique, dans les Caraïbes et en Amérique», qui a été largement discuté. L’essai a mis en évidence les contradictions entre le nationalisme qui renforçait les frontières coloniales et le panafricanisme. Il a plaidé pour l’importance de représenter les mouvements de libération, pas simplement les chefs d’État. En outre, il a émis une critique cinglante de ceux qui ont conduit les États nouvellement indépendants d’une manière qui reproduisait les divisions et l’exploitation économique du colonialisme et du capitalisme moderne. Il a souligné les contradictions de classe qui affecteraient le congrès – le premier à se tenir en Afrique – si les organisateurs n’étaient pas vigilants dans la lutte contre la sur-représentation des gouvernements des États et si la libération et les mouvements populaires n’étaient pas là pour se représenter.
Rodney et l’Institut du Monde Noir (IBW): Race et Classe
Plus tard en 1974, Rodney s’est rendu à Atlanta pour soutenir le travail de l’Institut du Monde Noir en tant que conférencier et co-coordinateur de leur symposium de recherche d’été. Le symposium de 1974 comprenait des conférences publiques, un volet de recherche de six semaines sur «La structure sociale et la lutte noire» et une conférence de trois jours pour tracer les orientations futures du Mouvement pour la liberté noire. L’historien Derrick White, auteur du livre « Le défi de la noirceur: l’Institut du monde noir et l’activisme politique dans les années 1970 », a soutenu que l’IBW était un groupe de réflexion activiste qui cherchait à établir un consensus entre les différentes luttes y compris le nationalisme noir, le marxisme et l’intégrationnisme. La Convention nationale des Noirs de 1972 (largement organisée par le Congrès des peuples africains) a attiré plus de 10 000 personnes de tout le pays. Les participants à la convention ont élaboré un «agenda noir» complet. Les militants du mouvement en viendraient à croire que certains politiciens qui ont participé ont trahi ce programme, enflammant un débat idéologique qui a intensifié les fractures dans la lutte noire américaine.
Walter Rodney avecCheddi Jagan
Comme le démontre White, au cours des années 1970, les débats idéologiques dans le Black Freedom Movement ont souvent porté sur la race versus la classe et le socialisme contre le nationalisme noir. Ces débats idéologiques étaient également internationaux, car ils ont tourmenté le Sixième Congrès panafricain. Pour Rodney, la classe et la race étaient des catégories critiques d’analyse. Pour l’IBW dans ses tentatives d’unité à la lutte aux États-Unis et de soutien à la lutte des Noirs à l’étranger, l’économie politique était un ingrédient nécessaire à leurs analyses. Rodney – qui avait critiqué le leadership néo-colonial noir et compris profondément l’impact de la suprématie blanche et du capitalisme sur les communautés du monde entier – les a soutenus dans leur vision de tracer une nouvelle analyse à travers leur symposium de 1974. White soutient que les discussions et les conférences de Rodney ont aidé l’IBW à «élargir sa compréhension d’une économie politique racialisée».
Walter Rodney rentre à la maison en Guyane
1974 serait aussi l’année où Rodney est rentré en Guyane. Il s’est vu refuser un emploi à l’Université du Guyana pour des raisons politiques. Il a finalement rejoint la Working Peoples Alliance, une organisation socialiste multiraciale collective. En 1979, le WPA est passé d’une alliance de plusieurs organisations à un parti politique, s’efforçant de fournir une alternative aux deux principaux partis politiques tout en se concentrant sur le travail anti-polarisation et l’éducation politique soutenue. Les organisateurs, y compris des personnalités comme Eusi Kwayana, Rupert Roopnarine et Andaiye, ont contesté les pratiques corrompues du gouvernement du Congrès national du peuple et sa politique d’intimidation tout en essayant de modeler leur vision pour la société guyanaise. Rodney a aidé à mobiliser un mouvement populaire multiracial qui a défié le gouvernement de Forbes Burnham et s’est battu pour «le pain et la justice». Ce mouvement était particulièrement important parce que les élections frauduleuses avaient permis à la PNC de maintenir le pouvoir pendant des décennies.
Les militants de l’opposition ont souvent été arrêtés et certains ont même été enlevés ou assassinés. Ils se sont battus pour le « pain » en raison de la pénurie de produits alimentaires de base et des circonstances économiques difficiles qui ont frappé les Guyanais. Peut-être le plus important, la WPA et ses alliés ont lancé un défi à la politique ethnique polarisée qui a tourmenté le pays et a abouti à des émeutes raciales entre les populations d’ascendance africaine et sud-asiatique pendant les années 1960. Rodney a joué un rôle crucial dans la lutte politique au Guyana, attirant un large public des deux groupes ethniques et s’adressant à un large éventail de personnes, notamment les travailleurs de la bauxite, les travailleurs du sucre, les étudiants, les fonctionnaires et les pauvres. Il a su inspirer ceux qui se sentaient désenchantés. Pendant ces moments, souvent sous la contrainte, Rodney a mené la recherche et a écrit son travail qui serait publié à titre posthume, « Une Histoire des Travailleurs Guyanais, 1885-1905 ». Une histoire sociale de la Guyane britannique, le livre explore l’économie politique du pays, le rôle et les luttes des travailleurs dans le développement national, les contraintes auxquelles ils sont confrontés, et comment ils ont contesté les systèmes conçus pour les contrôler.
Pas seulement un leader
Bien que charismatique, Rodney a rejeté le concept du leader charismatique unique. Il était profondément et résolument engagé dans un leadership démocratique et centré sur le groupe. Dans un de ses discours sur le travail de la Working Peoples Alliance, il a déclaré: «Nous avons évité de nous concentrer sur une seule direction. C’est-à-dire qu’une personnalité, considérée comme le chef de file, devient le centre d’attention et, à n’en pas douter, devient le chef de file dans le style bien connu dans certains pays du tiers monde. Nous rejetons cela. Et nous pensons que, par principe, cela ne représente pas vraiment le plein développement des personnes dans n’importe quelle société. » Dans un autre commentaire, il a maintenu ses idéaux: «Nous ne voyons vraiment pas la nécessité de suggérer au peuple guyanais qu’un seul individu, ou même une poignée de personnes, tiennent le destin du pays entre leurs mains.» Il a vécu dans le «nous « plutôt que le » je « et croyait que tout le monde pouvait contribuer à construire des sociétés plus justes.
Pouvoir populaire
Dans un discours intitulé «Nous allons de l’avant», Rodney a noté que «la révolution est faite par des gens ordinaires, et non par des anges, mais elle est faite par des gens de tous les niveaux de la vie. -la rue. Il a écouté attentivement et a appris des communautés qu’il a engagées, souvent les personnes que l’État considérait comme des personnes qui se livraient au vol ou qui étaient importantes seulement à cause de leur travail. Leurs luttes et leurs compréhensions du monde ont joué un rôle dans son développement intellectuel et politique. Ils ont également fait de lui un croyant convaincu que les gens ordinaires pourraient fondamentalement changer leurs sociétés.
Affronter la peur
Finalement, Rodney nous a rappelé à tous de constamment affronter la peur. Dans « The Struggle Goes On », Rodney a soutenu « il faut être prêt à prendre position contre le mal et l’injustice dans la société. … Pendant trop longtemps notre nature a été vaincue par la peur; une peur justifiée. C’est vrai qu’il y a une peur de perdre des emplois. … La peur que vos enfants pourraient être victimisés et ainsi de suite. Mais il doit y avoir un point où les gens se rendent compte que même cette peur doit être surmontée. Il doit être surmonté par une nouvelle résolution parce qu’à long terme, ce n’est pas simplement que vous et moi nous battons dans des batailles individuelles. Le sens dans lequel nous pouvons nous battre dans une bataille collective est beaucoup plus important. »Il est clair qu’il est capable de parler de la peur des gens de contester le gouvernement et de s’attaquer aux problèmes omniprésents de la société. Il affronterait ses craintes à plusieurs reprises, surtout plus tard dans la vie, parce que la Working Peoples Alliance était une cible gouvernementale, et Burnham à l’époque avait ouvertement menacé la vie de Rodney. Le travail de Rodney avec le WPA mènerait finalement à son assassinat.
Sur la mort de Rodney
Dans la soirée du 13 juin 1980, Walter Rodney était assis dans une voiture en stationnement avec son frère, Donald Rodney. Un talkie-walkie a explosé sur ses genoux et tragiquement mis fin à sa vie. Son frère a survécu, subissant des blessures mineures. L’appareil avait été construit et remis à Rodney par Gregory Smith, un expert en électronique et sergent de marine dans la Force de défense du Guyana que Rodney croyait être un allié. Peu de temps après la mort de Rodney, Smith, sa petite amie et leurs enfants, ont été sortis du pays dans un avion de l’armée.
En 2014, le gouvernement du Guyana a lancé une commission d’enquête sur la mort de Walter Rodney, 34 ans plus tard. Alors que la commission devint assez controversée, en 2016, elle compléta son rapport, concluant ce que beaucoup savaient déjà: l’assassinat de Rodney fut exécuté avec «le plein soutien, la participation et l’encouragement» de l’État, de la police et de l’armée guyanaises. Le rapport conclut: « Il n’aurait pu être tué que dans ce que nous considérons être un assassinat organisé par l’État, avec la connaissance du Premier ministre Burnham au Guyana de cette période ».
Son meurtre a laissé Patricia Rodney – sa femme depuis 15 ans qui avait lutté aux côtés de lui à travers le monde – une mère célibataire de trois enfants – Shaka, Kanini et Asha. Dans son témoignage devant la commission, elle a expliqué que sa famille avait subi tant de surveillance et de harcèlement qu’elle a dû rester avec sa famille, ses amis et dans des maisons sûres pour se protéger. Elle a témoigné que son mari s’était engagé à renforcer la solidarité entre les habitants du Guyana et a estimé qu’ils ne devraient pas céder à la peur et à l’intimidation. Cet engagement profond lui avait coûté la vie.
Walter Rodney: un intellectuel révolutionnaire
« Je pensais que le fait d’être un intellectuel révolutionnaire pourrait être un objectif auquel on pourrait aspirer, car il n’y avait sûrement pas de raison de rester dans le monde académique … et en même temps de ne pas être révolutionnaire. » Walter Rodney
Rodney passa sa vie à examiner le système capitaliste international et la formation des classes; en soulignant les façons dont la suprématie blanche a fonctionné; reconnaissant les défis auxquels les sociétés nouvellement indépendantes ont été confrontées et les luttes pour la souveraineté; la confrontation à la subordination collective dans laquelle les Noirs se sont retrouvés à l’échelle mondiale et la réalité des visages noirs et bruns qui menaient des régimes qui militaient directement contre les intérêts de leur peuple; et affirmer l’importance de la race et de la classe comme catégories d’analyse et, surtout, comme bases de l’organisation.
À l’heure actuelle, aux États-Unis, les médias dominants mettent souvent les problèmes de classe en opposition avec les questions de race en matière de politique. Des gens comme Walter Rodney nous rappellent que la race et la classe sont fondamentalement interconnectées. Sa vie et son travail nous rappellent que nous devons prêter attention à une Afrique continentale vivante et changeante, reconnaître les interconnexions à travers la diaspora, que nous devons affronter nos peurs et participer collectivement aux luttes pour la justice.
Vous voulez en savoir plus? Si vous voulez en savoir plus, lisez quelques-uns de ses travaux, notamment «How Europe Underdeveloped Africa» ou «History of Guyanese Working People, 1881-1905». La Walter Rodney Foundation, fondée par sa famille en 2006 et basée à Atlanta, Géorgie, organise des événements en son honneur et organise une série de projets d’héritage. Sa famille a également fait don de ses papiers aux Archives et à la collection spéciale de la bibliothèque Robert W. Woodruff du Centre universitaire d’Atlanta. Cette vaste collection de ses écrits comprend également quelques bandes sonores de ses discours. Une biographie classique est la «Pensée intellectuelle et politique de Walter Rodney» de Rupert Lewis, et il y a quelques années, Clairmont Chung a édité un volume d’interviews intitulé «Walter A. Rodney: une promesse de révolution.
Nicole Burrowes est professeure adjointe au Département d’études sur la diaspora africaine et africaine de l’Université du Texas à Austin.
L’origine africaine récente de l’homme moderne, souvent appelée la théorie «En dehors de l’Afrique», est le modèle le plus largement accepté décrivant l’origine géographique et la migration précoce de l’humanité. La théorie affirme que les humains ont d’abord évolué en Afrique, et que la majeure partie du temps de l’homme sur terre a été sur ce continent.
Voici six raisons pour lesquelles les scientifiques croient que les humains sont originaires d’Afrique et pourquoi ils ont abandonné la notion selon laquelle les humaines ont évolué séparément et indépendamment dans différentes parties du monde.
1. La nature ne frappe pas deuxfois
Il existe deux théories de l’origine humaine: le monogénisme et le polygénisme. La vision monogénique, que l’on appelle aujourd’hui la «théorie de l’Afrique», affirme qu’il existe une seule source pour l’humanité; L’homme est né à un endroit mais a évolué différemment en raison des conditions climatiques auxquelles il a été exposé. La théorie polygénique, ou origine multirégionale des humains modernes, prétend que l’homme a plusieurs lieux d’origine, ce qui expliquerait les différences physiologiques entre les races. Les adeptes de cette théorie croient que l’homme est né en Afrique, en Europe et en Asie, et qu’il n’y a pas eu de développement évolutionnaire ou climatique. Un historien, anthropologue et physicien de renommée mondiale, le Dr Cheikh Anta Diop, affirme qu’une raison importante pour laquelle la théorie polygénique est erronée est que Dame Nature ne frappe jamais deux fois; elle ne crée pas le même être deux fois.
2. Les plus anciensfossileshumains se trouvent en Afrique
Selon Diop, les fossiles des premiers humains qui ont vécu entre 6 millions et 2 millions d’années viennent entièrement d’Afrique, et aucun de ces fossiles n’a été trouvé ailleurs dans le monde. De plus, les fossiles trouvés hors d’Afrique sont beaucoup plus récents. Le numéro de février 2008 de National Geographic News indique que des études génétiques et des preuves fossiles montrent que les humains modernes sont nés en Afrique il y a environ 250 000 ans.
Les reliques d’Homo sapiens idaltu trouvées sur le site de Middle Awash en Ethiopie, ont vécu il y a 160 000 ans. C’est le plus vieux humain moderne connu et classé comme une sous-espèce disparue.
3. Les Africainsontle plus vieil ADN
Les deux plus anciens fragments du génome humain se sont révélés utiles pour déchiffrer l’histoire humaine: l’ADN mitochondrial et le chromosome Y. Ce sont les deux seules parties du génome qui ne sont pas mélangées par les mécanismes évolutifs qui génèrent la diversité à chaque génération. Au lieu de cela, ces éléments sont transmis intacts. Selon l’hypothèse «Out of Africa», toutes les personnes vivant aujourd’hui ont hérité de la même mitochondrie d’une femme qui vivait en Afrique il y a environ 160 000 ans. Elle a été nommée Eve mitochondriale. Tous les hommes vivant aujourd’hui ont hérité de leurs chromosomes Y d’un homme qui vivait il y a 140 000 à 500 000 ans, probablement en Afrique. Cet homme est connu comme l’Adam Y-chromosomique.
4. Les Africainsontla plus grande diversité d’ADN
Une étude réalisée en mai 2002 par des chercheurs du département d’écologie et d’évolution de l’Université de Chicago a examiné trois groupes de personnes, les Africains, les Européens et les Asiatiques. Les chercheurs ont trouvé une plus grande diversité génétique parmi les Africains que parmi les Eurasiens, et que la diversité génétique parmi les Eurasiens est en grande partie un sous-ensemble de celle des Africains. Parce qu’il n’y a pas d’autre centre similaire de diversité génétique en dehors de l’Afrique, les preuves d’ADN soutiennent le modèle « Out of Africa ». Une autre étude réalisée en juillet 200 par l’Université de Cambridge (Angleterre) a montré que la variation génétique la plus faible était observée dans les populations antiques d’Amérique du Sud et d’Australie, les deux principales régions habitées les plus éloignées de l’Afrique. Andrea Manica, responsable de l’équipe, a conclu: «Plus vous vous éloignez de ce centre de diversité où vous êtes partis, moins vous avez de diversité». L’étude place les racines originelles de l’homme moderne en Afrique subsaharienne. Au milieu de cette région se trouve la Grande Vallée du Rift – souvent appelée le «berceau de l’humanité».
5. Les schémas de migration
Le projet génographique affiché sur le site Web de National Geographic rapporte que lorsque les humains ont quitté l’Afrique pour la première fois il y a quelque 60 000 ans, ils ont laissé des empreintes génétiques encore visibles aujourd’hui.
En cartographiant l’apparence et la fréquence des marqueurs génétiques chez les personnes modernes, les chercheurs peuvent créer une image de quand et où les humains anciens ont bougé à travers le monde. Ces grandes migrations ont finalement conduit les descendants d’un petit groupe d’Africains à occuper les confins les plus éloignés de la Terre.
Les premiers peuples à coloniser la masse continentale eurasienne l’ont probablement fait à travers le détroit de Bab-al-Mandab séparant le Yémen actuel de Djibouti. Ces premiers vagues de migration se sont développés rapidement le long de la côte en Inde, et ont atteint l’Asie du Sud-Est et l’Australie il y a 50 000 ans.
Le premier grand voyage de l’humanité au-delà de l’Afrique a conduit les Africains tout autour du globe.
6. Un scientifique chinois prouve que les Chinois d’origine étaient des Africains
En 2005, un spécialiste chinois de l’ADN, Jin Li, dirigeant une équipe de scientifiques chinois et autres de l’Université du Texas à Houston, a prouvé par des tests d’ADN que les premiers habitants de la Chine étaient des Africains noirs qui ont migré vers le sud-est avant de se diriger vers le nord dans ce qui est maintenant la Chine.
Cela remet en question la vision de longue date des paléontologues chinois, fondée sur des preuves fossiles, selon laquelle une branche d’Homo erectus d’Asie de l’Est aurait évolué de manière indépendante en Homo sapiens.
« Il est maintenant probablement sûr de conclure que les humains modernes originaires d’Afrique constituent la majorité du pool génétique actuel en Asie de l’Est », a déclaré Jin.
Source : OntheBlackList.net
Traduit par la Team OJAL
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