Africains en Asie durant l’âge de l’esclavage: révoltes et résistances

Une chose que nous n’avons pas fait et que nous ne ferons pas, c’est de faire commencer notre enquête sur la présence millénaire des africains en Asie liée à l’esclavage. En effet, nous pensons que le plus grand crime que nous pouvons commettre, c’est d’enseigner à nos enfants que leur histoire commence avec l’invasion, l’esclavage et la colonisation. Notre travail ici se distingue donc des travaux d’autres chercheurs de la diaspora. De nombreux chercheurs insistent sur l’examen de la diaspora africaine seulement du point de vue de l’esclavage, et utilisent cette fondation comme base pour toutes choses.
L’histoire de la présence africaine dans l’antiquité asiatique serait incomplète sans un exposé sur le rôle des africains en tant que serviteur et esclave. Le sujet de l’esclavage africain où que ce soit est clairement la plus sensible et délicate des questions historiques, et trop souvent d’aucuns affirment que les grands migrations internationales africaines ne produisirent que sous le couvert de l’esclavage.
De toute évidence, comme nous l’avons déjà vu, cela ne fut pas le cas. Afin de développer une compréhension globale de l’histoire millénaire des africains en Asie, l’aspect de la servitude doit être objectivement examiné, mais cela peut être pénible. Ce qu’il est important de souligner dans ce contexte, c’est que la période de l’esclavage africain dans les pays d’Asie ne représente qu’une partie d’une histoire beaucoup plus large.
La période de servitude est, en fait, éclipsée par les siècles de gloire noire et la splendeur dans le passé de l’Asie, et que, même des esclaves et des affranchis du peuple noir en Asie se sont distingués à maintes reprises dans une variété de rôles et d’apparences et formes.

La question de la servitude africaine en Asie est intimement liée à la rapide propagation de l’Islam dans les régions ouest et sud du continent où, avec le succès des conquêtes arabes, un grand nombre des «mécréants» vaincus de toutes races sont tombées aux mains des musulmans et furent dispersés à travers les terres qu’ils dominaient. Bien que l’esclavage ne fût pas exclusivement limité aux Noirs, le nombre croissant d’esclaves africains dans les pays musulmans devint si disproportionnée que dans le temps le mot arabe « abd », ce qui signifie esclave, est devenu applicable aux seuls Noirs. Et les communautés de descendants de ces esclaves sont dispersées dans toute l’Asie du Sud. 
On estime que jusqu’à 11 millions d’Africains furent emmenés d’Afrique et déportés vers la Turquie, la Syrie, la Jordanie, la péninsule arabique, le golfe Persique, l’Irak, l’Iran, le Pakistan et l’Inde. De tous les territoires d’Asie occidentale, ce fut sans doute en Mésopotamie, ou en Irak, que la présence africaine se manifestait le plus.
Il convient également de souligner que les esclaves noirs d’Asie ne sont pas tous originaire d’Afrique. Au cours des 14ème et 15ème siècles, par exemple, le sultanat musulman indonésien de Tidore faisait de nombreux raids pour se fournir en esclaves, le long des côtes de la Nouvelle-Guinée, le transport de leurs captifs noirs aux marchés d’esclaves de Chine, de Turquie et d’Irak. Ce fut apparemment au cours de cette période que le terme Papou « Malay » (littéralement « crépus cheveux ») est devenu synonyme d’esclave.


LA RÉVOLTE DES NOIRS


La période de servitude africaine est éclipsée par les magnifiques civilisations africaines pluriséculaires, la gloire et la splendeur, pas uniquement en Afrique même, mais dans l’ensemble de la communauté africaine mondiale, y compris en Irak antique.
Ce fut en Irak où les plus grandes révoltes d’esclaves africains se produisirent. Là-bas, il y a plus d’un millénaire, furent rassemblés des dizaines de milliers de travailleurs captifs venus d’Afrique orientale appelés Zanj. Ces Africains, du Kenya, de Tanzanie, d’Ethiopie, du Malawi et de Zanzibar (une île au large des côtes tanzanienne qui contient la racine Zanj dans son nom) et d’autres parties d’Afrique de l’Est, travaillaient dans les marais salants humides du sud de l’Irak dans des conditions d’extrême misère. Mal nourris avec de petites rations de farine, de semoule et de dates, ils étaient régulièrement en conflit avec le système esclavagiste irakien.
Conscients de leur grand nombre et des conditions de travail oppressives, les Zanj se rebellèrent à au moins trois occasions entre les VII° et IX° siècles. La plus grande de ces rébellions dura quinze ans, entre 868 à 883, durant celle-ci les Africains infligèrent défaites après défaites aux armées arabes envoyées pour réprimer leur révolte. Cette rébellion est connue historiquement dans l’histoire arabe et persane comme la Révolte des Zanj (ou la révolte des Noirs). En l’an 871, les Zanj pillèrent Bassorah, en Irak.
Il est important de souligner que les forces Zanj furent rapidement rejointes par des défections à grande échelle de soldats noirs au service du Califat Abbasside à Bagdad. Les rebelles eux-mêmes, endurcis par de nombreuses années de traitement brutal, rendirent à leurs anciens maîtres la monnaie de leur pièce en nature, et on les dit responsables de grands massacres dans les territoires sous leur domination.
A son apogée, la révolte Zanj se répandit jusqu’en Iran et avança à soixante-dix miles de Bagdad elle-même. Les Zanj construisirent même leur propre capital, appelée Moktara (la Ville élue), qui couvrait une grande surface et a prospéra pendant plusieurs années. Ils frappaient leur propre monnaie et dominaient de manière effective l’Irak du Sud. La rébellion des Zanj fut finalement réprimée uniquement grâce à l’intervention de grandes armées arabes et l’offre lucrative d’amnistie et de récompenses à tous les rebelles qui choisiraient de se rendre.
Les peuples africains ont toujours défié l’oppression, et la « Révolte des Noirs » est une page glorieuse de l’histoire africaine et des mouvements de résistance noirs. Grâce à cette révolte, un épisode relativement peu connu dans une partie du monde que certains d’entre nous, jusqu’à très récemment considéraient comme étrangère et étrange, nous voyons des africains agissant comme ils l’ont toujours fait, c’est-à-dire affirmer leur dignité fondamentale et essentielle et se lever pour revendiquer leurs droits humains inaliénables.

~ Runoko Rashidi

Traduction #TeamOjal

13 citations racistes de Gandhi à propos des Noirs.

Toutes les citations sont des citations directes du livre The Collected Works of Mahatma Gandhi. Elles sont prises à partir de ses écrits et ses déclarations au cours des années qu’il a passées à travailler comme avocat en Afrique du Sud, avant de retourner en Inde en 1915 pour lutter pour l’indépendance.

Ghandi à l’age de 19 ans


Remarque: « kaffir »[ou caffre] est un terme offensant en Afrique du Sud considérés à égalité avec « nigger » aux États-Unis, mais à l’époque de Gandhi certains historiens affirment qu’il était considéré comme plus neutre.

1 Les Indiens tirés vers le bas par les Kaffirs.


Ghandi en Afrique du Sud


Avant le 19 décembre 1894: 

« Une croyance générale semble prévaloir dans la colonie que les Indiens sont un peu mieux, voire beaucoup mieux, que des sauvages ou les indigènes d’Afrique. Même les enfants ont appris à croire de cette mode, avec le résultat que l’Indien est rabaissé vis-à-vis de la position d’un Kaffir à l’état brut ».



2 Les kaffirs passent leur vie dans ‘indolence et la nudité’.


26 septembre 1896: 

« Le notre est un combat continuel contre une dégradation recherchée à être infligée sur nous par les Européens, qui désirent nous dégrader au niveau du Kaffir dont la premières occupation est la chasse, et dont la seule ambition est de recueillir un certain nombre de bétail pour acheter une femme avec et puis, passer sa vie dans la paresse et dans la nudité. »


3 Les Kaffirs ne veulent pas travailler.



26 octobre 1896: 

« Il y a eu un texte d’application à Durban qui exige l’enregistrement des serviteurs de couleur. Cette règle peut être, et est nécessaire pour les Kaffirs qui ne veulent pas travailler, mais absolument inutile à l’égard des Indiens. La politique général est d’assimiler l’Indien avec le Kaffirs chaque fois que c’est possible. »

4 Les Indiens ‘infiniment supérieurs Aux Kaffirs’.



Avant le 27 mai 1899: 

« Votre pétitionnaire a vu l’emplacement destiné à être utilisé par les Indiens. Il les placerait, sans aucun doute infiniment supérieur aux kaffirs, à proximité de ces derniers.»


5 Les Indiens ne devraient pas être imposés de la même manière que les Kaffirs.


Corps des ambulanciers indiens durant la guerre des Boers (Ghandi est au milieu, le cinquième en partant de la gauche.


24 mai 1903: 

«La taxe de 3 £ est simplement une pénalité d’avoir à porter la peau brune et il semblerait que, alors les kaffirs sont imposés parce qu’ils ne travaillent pas du tout ou suffisamment pas, nous sommes taxés évidemment parce que nous travaillons trop , la seule chose en commun entre les deux étant l’absence avoir la peau blanche ».


6 Les Indiens sont forcés de vivre avec trop de Kaffirs.



11 février 1904: 

« Je me permets de vous écrire au sujet de l’état choquant du Lieu de vie indien. Les chambres semblent être surpeuplées au-delà de toute description. Le service sanitaire est très irrégulier, et la plupart des résidents de l’endroit ont été à mon bureau pour se plaindre que l’état sanitaire est bien pire qu’avant. Il y a, aussi, une très grosse population Kaffirs dans le lieu pour lequel il n’y a vraiment pas de mandat. »



7 Les calamités à venir pour Johannesburg.


Ghandi avec des amis


15 février 1904: 

«Je suis convaincu que chaque minute perdue en la matière accélère simplement une calamité pour Johannesburg et que, grâce à absolument aucune faute des Indiens britanniques. Pourquoi, de tous les lieux à Johannesburg, l’emplacement indien devrait être choisi pour être vers le bas où tout les kaffirs de la ville passent? Cela dérange ma compréhension ».



8 Pas de métissage entre Kaffirs et Indiens.


Ghandi au Royaume-Uni
15 février 1904: 

« Bien sûr, dans ma proposition, le conseil municipal doit retirer les Kaffirs de l’emplacement. À propos du mélange des Kaffirs avec les Indiens, je dois avouer que je leressens très fortement. Je pense qu’il est très injuste pour la population indienne et il y a même une taxe indue sur la patience proverbiale de mes compatriotes. »


9- Les Kaffirs sont moins avancées.



9 septembre 1906: 

« Même la demi-castes et kaffirs, qui sont moins avancés que nous, ont résisté au gouvernement. La loi de passage s’applique à eux aussi, mais ils ne prennent pas des laissez-passer. »


10 Les policier Kaffirs peuvent-ils interpeller des Indiens?


Ghandi et son frère


4 juin 1907: 

« Sommes-nous censés être des voleurs ou des Flibustiers que même un policier kaffir peut nous interpeller et nous détenir partout où nous voulons aller? »







11- Les Kaffirs peuvent être satisfaits avec des jouets et des épingles.








2 février 1908: 

« Les dirigeants britanniques nous emmènent à être si humble et ignorant qu’ils supposent que, comme les kaffirs qui peuvent être satisfaits avec des jouets et des épingles, nous pouvons aussi être leurrés par des bibelots. »







12 Les kaffirs sont des animaux non civilisés.


3 juillet 1907: 

« Les kaffir sont en règle générale non civilisés – ils sont condamnés plus encore. Ils sont gênants, très sales et vivent presque comme des animaux. Chaque salle communecontient près de 50 à 60 d’entre eux. Ils commencent souvent les disputes et se battent entre eux. Le lecteur peut facilement imaginer le sort du pauvre Indien jeté en cette compagnie là ! »


13 Les Indiens doivent se tenir loin des femmes Kaffirs.



2 décembre 1910: 

« Certains Indiens ont des relations avec les femmes kaffirs. Je pense que de tels relations sont un grand danger. Les Indiens feraient bien de les éviter « .




Traduit par #Team Ojal

Source: Atlantablackstar

5 suggestions de Google qui prouvent que les stéréotypes négrophobes sont encore répandus

Le moteur de recherche de Google dispose d’une fonction de saisie semi-automatique qui suggère des termes de recherche pour aider les utilisateurs à trouver ce qu’ils cherchent plus rapidement. Il est basé sur l’activité de recherche de tous les utilisateurs du Web et le contenu des pages web indexées par Google.

Cette fonction à à plusieurs reprises défrayé la chronique pour avoir faits suggestions racistes. L’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Japon ont tous forcé le géant du web à modifier ou à restreindre les résultats de saisie semi-automatique offensants.

Voici 5 exemples de phrases de recherche qui génèrent des suggestions racistes dans la fonctionnalité de saisie semi-automatique de Google et donc, reflète le négrophobie qui sévit encore de nos jours : 



1° Pourquoi l’Afrique…



Nous voyons que pour beaucoup Afrique rime avec pauvreté, sous-développement, retard et maladies… Rien de très positif en tout les cas.



2° Pourquoi les africains…



Notre « célèbre » odeur ainsi que nos particularités morphologiques sont encore en 2014 une source d’interrogation pour de nombreuses personnes.



3° Pourquoi les noirs…



Jugez en par vous même, certains stéréotypes négrophobes ont la vie dure…



4° Pourquoi les femmes noires…


Remarquez comment les clichés négatifs les plus persistantes visant les femmes noires sont très recherchées.



5° Pourquoi les Antillais…


De part et d’autres de l’Atlantique nul afro n’est épargné. Les afro-caribéens ont eux aussi droit aux préjugé les plus stupides hérité de la période esclavagiste…



Le but de cet article n’est en aucun cas de victimiser les afro-descendants ni de se plaindre de la négrophobie, mais simplement de faire comprendre à nos lecteurs la réalité du monde dans lequel nous évoluons, et de proposer un échantillon de question que l’on se pose sur nous dans l’intimité de sa navigation internet.


#TeamOjal



Le discours de l’Empereur Jean Jacques Dessalines

Le Général en chef au Peuple d’Haïti
Citoyens, Ce n’est pas assez d’avoir expulsé de votre pays les barbares qui l’ont ensanglanté depuis deux siècles ;

ce n’est pas assez d’avoir mis un frein aux factions toujours renaissantes qui se jouaient tour à tour du fantôme de liberté que la France exposait à vos yeux : il faut, par un dernier acte d’autorité nationale, assurer à jamais l’empire de la liberté dans le pays qui nous a vu naître ; il faut ravir au gouvernement inhumain qui tient depuis longtemps nos esprits dans la torpeur la plus humiliante, tout espoir de nous réasservir, il faut enfin vivre indépendants ou mourir.

Indépendance ou la mort … que ces mots sacrés nous rallient, et qu’ils soient le signal des combats et de notre réunion. Citoyens, mes compatriotes, j’ai rassemblé dans ce jour solennel ces militaires courageux qui, à la veille de recueillir les derniers soupirs de la liberté, ont prodigué leur sang pour la sauver ; ces généraux qui ont guidé vos efforts contre la tyrannie n’ont point encore assez fait pour votre bonheur … le nom français lugubre encore nos contrées.

Tout y retrace le souvenir des cruautés de ce peuple barbare : nos lois, nos mœurs, nos villes, tout encore porte l’empreinte française ; que dis-je ? il existe des Français dans notre île, et vous vous croyez libres et indépendants de cette République qui a combattu toutes les nations, il est vrai, mais qui n’a jamais vaincu celles qui ont voulu être libres.

Eh quoi ! victimes pendant quatorze ans de notre crédulité et de notre indulgence, vaincus non par des armées françaises, mais par la piteuse éloquence des proclamations de leurs agents : quand nous lasserons-nous de respirer le même air qu’eux ? Qu’avons-nous de commun avec ce peuple bourreau ? Sa cruauté comparée à notre patiente modération, sa couleur à la nôtre, l’étendue des mers qui nous séparent, notre climat vengeur, nous disent assez qu’ils ne sont pas nos frères, qu’ils ne le deviendront jamais, et que s’ils trouvent un asile parmi nous, ils seront encore les machinateurs de nos troubles et de nos divisions.
Citoyens indigènes, hommes, femmes, filles et enfants, portez vos regards sur toutes les parties de cette île : cherchez-y, vous, vos épouses ; vous, vos maris ; vous, vos frères ; vous, vos sœurs, que dis-je ? Cherchez-y vos enfants, vos enfants à la mamelle ; que sont-ils devenus ? … je frémis de le dire … la proie de ces vautours.
Au lieu de ces victimes intéressantes, votre œil consterné n’aperçoit que leurs assassins ; que les tigres dégouttant encore de leur sang, et dont l’affreuse présence vous reproche votre insensibilité et votre coupable lenteur à les venger.
Qu’attendez-vous pour apaiser leurs mânes ? Songez que vous avez voulu que vos restes reposassent auprès de ceux de vos pères, quand vous avez chassé la tyrannie ; descendrez-vous dans leurs tombes sans les avoir vengés ? Non ! leurs ossements repousseraient les vôtres.

Et vous, hommes précieux, généraux intrépides, qui, insensibles à vos propres malheurs, avez ressuscité la liberté, en lui prodiguant tout votre sang, sachez que vous n’avez rien fait, si vous ne donnez aux nations un exemple terrible, mais juste, de la vengeance que doit exercer un peuple fier d’avoir recouvré sa liberté et jaloux de la maintenir ; effrayons tous ceux qui oseraient tenter de nous la ravir encore ; commençons par les Français … Qu’ils frémissent en abordant nos côtes, sinon par le souvenir des cruautés qu’ils y ont exercées, au moins par la résolution terrible que nous allons prendre de dévouer à la mort quiconque né français souillerait de son pied sacrilège le territoire de la liberté.

Nous avons osé être libres, osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes. Imitons l’enfant qui grandit : son propre poids brise la lisière qui lui devient inutile et l’entrave dans sa marche.

Quel peuple a combattu pour nous ? quel peuple voudrait recueillir les fruits de nos travaux ? Et quelle déshonorante absurdité que de vaincre pour être esclaves.

Esclaves ! … laissons aux Français cette épithète qualificative : ils ont vaincu pour cesser d’être libres.

Marchons sur d’autres traces ; imitons ces peuples qui, portant leurs sollicitudes jusques sur l’avenir, et appréhendant de laisser à la postérité l’exemple de la lâcheté, ont préféré être exterminés que rayés du nombre des peuples libres.
Gardons-nous, cependant, que l’esprit de prosélytisme ne détruise notre ouvrage ; laissons en paix respirer nos voisins ; qu’ils vivent paisiblement sous l’égide des lois qu’ils se sont faites, et n’allons pas, boutefeux révolutionnaires, nous érigeant en législateurs des Antilles, faire consister notre gloire à troubler le repos des îles qui nous avoisinent ; elles n’ont point, comme celle que nous habitons, été arrosées du sang innocent de leurs habitants ; elles n’ont point de vengeance à exercer contre l’autorité qui les protège.
Heureuses de n’avoir jamais connu les idéaux qui nous ont détruits, elles ne peuvent que faire des vœux pour notre prospérité. Paix à nos voisins ; mais anathème au nom français, haine éternelle à la France : voilà notre cri.

Indigènes d’Haïti ! mon heureuse destinée me réservait à être un jour la sentinelle qui dût veiller à la garde de l’idole à laquelle vous sacrifiez ; j’ai veillé, combattu quelquefois seul, et si j’ai été assez heureux pour remettre en vos mains le dépôt sacré que vous m’avez confié, songez que c’est à vous maintenant à le conserver.

En combattant pour votre liberté, j’ai travaillé à mon propre bonheur. Avant de la consolider par des lois qui assurent votre libre individualité, vos chefs, que j’assemble ici, et moi-même, nous vous devons la dernière preuve de notre dévouement.

Généraux, et vous chefs, réunis ici près de moi pour le bonheur de notre pays, le jour est arrivé, ce jour qui doit éterniser notre gloire, notre indépendance. S’il pouvait exister parmi nous un cœur tiède, qu’il s’éloigne et tremble de prononcer le serment qui doit nous unir.
Jurons à l’univers entier, à la postérité, à nous-mêmes, de renoncer à jamais à la France et de mourir plutôt que de vivre sous sa domination ; de combattre jusqu’au dernier soupir pour l’Indépendance de notre pays. Et toi, peuple trop longtemps infortuné, témoin du serment que nous prononçons, souviens-toi que c’est sur ta constance et ton courage que j’ai compté quand je me suis lancé dans la carrière de la liberté pour y combattre le despotisme et la tyrannie contre lesquels tu luttais depuis 14 ans.
Rappelle-toi que j’ai tout sacrifié pour voler à ta défense : parents, enfants, fortune, et que maintenant je ne suis riche que de ta liberté ; que mon nom est devenu en horreur à tous les peuples qui veulent l’esclavage, et que les despotes et les tyrans ne le prononcent qu’en maudissant le jour qui m’a vu naître ; et si jamais tu refusais ou recevais en murmurant les lois que le génie qui veille à tes destins me dictera pour ton bonheur, tu mériterais le sort des peuples ingrats.
Mais loin de moi cette affreuse idée ; tu seras le soutien de la liberté que tu chéris et l’appui du chef qui te commande.
Prête donc entre mes mains le serment de vivre libre et indépendant, et de préférer la mort à tout ce qui tendrait à te remettre sous le joug.

Jure enfin de poursuivre à jamais les traîtres et les ennemis de ton indépendance.
Fait au quartier général des Gonaïves, le premier janvier mille-huit cent-quatre, l’an ler de l’Indépendance.

Signé : JEAN JACQUES DESSALINES

PREMIER ROI ET EMPEREUR D’HAÏTI 

PÈRE MÈRE DE TOUS LES HAÏTIENS ET HAÏTIENNES QUI SE RESPECTENT ET S’HONNORENT 

VIE FORCE SANTÉ A L’OSIRIS JEAN JACQUES DESSALINES PROTECTEUR DE LA NATION HAITIENNE POUR L’ETERNITÉ 

VIE FORCE SANTÉ A TOUS LES ANCÊTRES TOUS LES GUIDES QUI L’ONT PRÉCÉDÉ ET CEUX QUI SUIVENT SA VOIE

6 antiques merveilles architecturales africaines construites avant que la Grèce ou Rome n’existent

1° Les ruines d’Afrique du Sud:



La découverte récente d’une ancienne structure circulaire monolithique de pierre située à Mpumalanga, en Afrique du Sud, est supposée dater d’au moins 75 000 ans , c’est à dire avant toute autre structure sur la terre, selon l’auteur et homme politique sud-africain Michael Tellinger.

Tellinger fonda le Ubuntu Party en Afrique du Sud et est une autorité autoproclamée dans les anciennes civilisations d’Afrique australe.

Tellinger estime qu’il y a bien plus d’un million ruines antiques en pierre disséminés dans les montagnes du sud de l’Afrique. Divers outils et objets qui furent récupérés à partir de ces ruines montrent une période longue et prolongée d’établissement de l’homme qui couvre bien plus de 200.000 ans.

L’exemple le plus spectaculaire de ces ruines est appelé le Calendrier d’Adam, affirme Tellinger. Ce site antique spectaculaire est aligné avec le Nord, le Sud, les points cardinaux Est et Ouest, les solstices et les équinoxes. C’est encore un calendrier précis bien qu’il soit daté d’au moins 75000 ans, basée sur des évaluations scientifiques, selon l’auteur.

Le calendrier aurait été redécouvert par pilote Johan Heine en 2003, et nommé par Tellinger le calendrier d’Adam, car c’est peut-être la plus ancienne structure sur la terre liée à l’espèce humaine.




2° La pyramide à degrés:



Construite dans l’Égypte ancienne (Kemet ou KMT) en 2667-2648 avant JC, la pyramide à degrés, ou Pyramide de Djoser, fut la première construction en pierre de l’histoire et la première des nombreuses pyramides à apparaître au cours des 1000 années suivantes. La pyramide à degrés était une tombe pour le pharaon Djoser de la troisième dynastie et les membres de sa famille, conçue par Imhotep, le premier architecte, ingénieur et médecin connu, de l’histoire antique.

La structure débuta comme un mastaba (un bâtiment à toit plat avec des côtés en pente) et, à travers une série d’expansions, évolua en une pyramide de 197 pieds de haut (60 mètres), avec six couches, l’une construite au-dessus de la autre.

Selon Livescience.com, la pyramide fut construite à l’aide de 11,6 millions de pieds cubes (330 400 mètres cubes) de calcaire et d’argile. Les tunnels sous la pyramide forment un labyrinthe d’environ 3,5 miles (5,5 km) de long.




3° Le complexe de temple de Karnak:



Le complexe du temple de Karnak est l’un des sites les plus impressionnants de toute l’Egypte et c’est la plus grande jamais construit enceinte religieuse par construite l’homme. Karnak est en fait le nom moderne du site. Son ancien nom était Ipet-isut, ce qui signifie « Le plus sacré des lieux« .
Les travaux commencèrent au 16ème siècle avant JC et continuèrent durant l’ère du Pharaon Ramsès II, d’environ 1391 à 1351. Le complexe se compose de quatre parties principales, la Cité d’Amon-Rê, la Cité de Montou, la Cité de Mout et le temple d’Amenhotep IV (démonté).
Il y a aussi quelques petits temples et des sanctuaires situés en dehors des murs d’enceinte des quatre parties principales, et plusieurs avenues de sphinx à tête de bélier reliant la Cité de Mout, la Cité d’Amon-Rê, et le temple de Louxor.
Ces magnifiques structures représentent la réalisation combinée de plusieurs générations de constructeurs d’Afrique antique. Environ 30 pharaons contribuèrent aux structures, ce qui lui permet d’atteindre une taille, une complexité et une diversité que l’on ne voit pas ailleurs.




4° Le Grand Sphinx de Gizeh:

Le sphinx de Gizeh est une des statues les plus importantes et les plus reconnaissables du monde. Le colosse de pierre mi-homme, mi-lion fut sculptée il y a 4500 années (au environ de 2558-2532 avant JC), bien que certains chercheurs le datent de milliers d’années avant cela.
La statue, avec le corps d’un lion et le visage d’un homme, est dite, par certains égyptologues, créé à l’image du pharaon Khéphren de la 4e dynastie .

C’est la plus grande statue monolithe dans le monde, faisant 241 pieds (73,5 mètres) de long, 63 pieds (19,3 mètres) de large et 66,34 pieds (20,22 mètres) de haut.
Les anciens Égyptiens n’ont pas réellement appeler la structure « Sphinx »; c’était le nom donné par les Grecs, qui arrivèrent dans la région autour du VIe ​​siècle avant J.-C., longtemps après que la structure fut construite.




5° Les Pyramides de Gizeh:

Les Pyramides de Gizeh sont les trois pyramides de la quatrième dynastie (env. 2575 -. C 2465 avant JC) érigées sur le plateau rocheux de la rive ouest du Nil, près d’Al-Jīzah (Gizeh) en Egypte. Ces structures furent construites comme tombeaux pour trois pharaons de la IVe dynastie, Khéops, Khéphren, Mykérinos et, et furent respectivement nommés d’après chaque pharaon.

La Grande Pyramide est la plus septentrionale et la plus ancienne du groupe. Elle fut construite pour Khéops, qui était le deuxième Fara de la IVe dynastie. L’édifice est le plus grand des trois, avec une longueur moyenne de chaque côté à la base de 755,75 pieds (230 mètres), et sa hauteur d’origine culminant à 481,4 pieds (147 mètres).
C’est peut-être le bâtiment le plus colossal jamais érigé sur la planète, ses côtés s’élèvent à un angle de 51° 52′ et sont orientées exactement aux quatre points cardinaux . Environ 2,3 millions de blocs de pierre furent coupés, transportés et assemblés pour créer la structure de 5,75 millions de tonnes, ce qui est largement considéré comme un chef-d’œuvre d’habileté de technique et de capacité d’ingénierie.




6° Les pyramides et temples de Nubie:

Entre 1500 et 1085 avant JC la conquête égyptienne et de la domination de la Nubie fut complète. Cette conquête marqua le début de la phase napatéenne histoire de la Nubie, la naissance du royaume de Kush. Pendant cette phase, il y eut de nombreuses pyramides et temples érigés.
Les pyramides de Nubie furent construites à partir du IVe siècle avant JC jusqu’au troisième siècle avant JC. 
La Nubie, connue comme Kush est l’actuel Soudan, rivalisait avec son voisin l’Egypte en matière de richesse et de puissance, les deux empires s’influencèrent mutuellement. La Nubie a 223 pyramides, deux fois le nombre de pyramides en Egypte. Avant que les Koushites ne construisent leurs pyramides, il n’y avait pas de pyramides en Egypte et dans la vallée du Nil pendant plus de 500 ans.


Source :

http://atlantablackstar.com/

Traduction #TeamOjal

Erykah Badu réalise un Western 100% All-Black Star

De Beyoncé à Rihanna, les grands artistes ont jeté quelques pierres précieuses sur le service de streaming Tidal de Jay Z le mois passé.

Erykah Badu a lancé le court-métrage Western, They Die By Dawn, exclusivement sur Tidal le samedi 4 Avril.

Le film de 50 minutes – réalisé par le Bullitts Jeymes Samuels – dépeint des expériences réelles de cowboys et cowgirls afro-américains . Le casting « All-Star » et 100% afro comprend Badu, Michael K. Williams, Rosario Dawson, Jesse Williams, Isaiah Washington, Giancarlo Esposito, Nate Parker, Bokeem Woodbine et Karry Lennix.

ErykahBadoula (@fatbellybella) Avril 4, ici à 2015

« Dans une ville sans règles, quatre bandits jouent un jeu mortel. Meurtres et chaos s’ensuit, TheyDieByDawn,«  Voici ce que Erykah Badu a écrit sur son mur Facebook.
A l’antenne de Life+Time en 2013 et à propos du film, Samuels (le réalisateur) a dit: « Je vais rassembler presque tous les personnages uniques et réels qui existait et je vais les assembler comme dans Avengers et les mettre dans un endroit à un moment – dans l’un des premiers établissements noirs post-esclavage, 1890 à Langston, Oklahoma « .

Source : BillBoard.com 

Traduit par la Team OJAL  



L’Interview de Bob Marley par Mumia Abu-Jamal en Novembre 1979

Le jeune Mumia Abu Jamal interview le déjà célèbre Bob Marley

 

Mumia Abu Jamal a interviewé Bob Marley à la radio à Philadelphie, Novembre 1979. En Novembre 1979, Bob Marley et les Wailers ont visité l’Amérique du Nord pour la promotion de l’album Survival. Un album avec un thème extérieur militant qui a exploré des questions telles que les Afrodescendants, le nationalisme noir, le rapatriement, et de solidarité panafricaine. Selon de nombreuses sources, Survival devait à l’origine être appelé Black Survival pour souligner l’urgence de l’unité africaine.  Cependant le nom a été raccourci pour éviter les mauvaises interprétations du thème de l’album. Bob Marley a envisagé l’album comme le premier d’une trilogie, suivie par Uprising en 1980 et en 1983 Confrontation.

 


La tournée a commencé à Boston dans la dernière partie d’Octobre 1979 et a pris fin à Libreville, au Gabon, le 6 Janvier, 1980. Au cours de 1979, qui a été l’Année internationale de l’enfant, le groupe a fait des apparitions à quelques concerts de prestations pour enfants, ce fut le cas le 10 Août 1979, en Jamaïque, avant le Survival Tour, et le 15 Décembre 1979 à Nassau, Bahamas. La visite a eu lieu principalement aux États-Unis, mais aussi inclus des performances dans les Caraïbes et en Afrique.



Bob Marley en concert
 


Dans la première partie de la tournée nord-américaine de la tournée, Bob Marley et les Wailers ont visité Philadelphie, en Pennsylvanie, où ils ont joué le Spectrum le 7 Novembre 1979. Alors à Philadelphie, Bob a été interviewé par un journaliste local primé nommé Mumia Abu -Jamal à l’Hôtel Warwick. L’entrevue est présenté ici:


Interview de Bob Marley par Mumia Abu Jamal


Abu-Jamal a été condamné par la suite en 1981 pour assassinat de l’agent de police de Philadelphie Daniel Faulkner et condamné à mort. Il a été décrit comme «peut-être le détenu le plus connu  dans le couloir de la mort au monde», et sa peine est l’une des peines aujourd’hui les plus débattues. Le 7 Décembre 2011, le Philadelphia District Attorney R. Seth Williams a annoncé que les procureurs ne requierent plus la peine de mort pour Abu-Jamal. Williams a dit que Abu-Jamal va passer le reste de sa vie en prison sans possibilité de libération conditionnelle.

Source : Rastafari.tv 
Traduit par la Team OJAL 

9 théories sur la façon dont l’Afrique a obtenu son nom


1° La théorie phénicienne


Le nom Afrique fut relié au mot phénicien Afar, qui signifie « la poussière ». Il fut également relié à deux termes phéniciens friqi ou pharika, qui signifient « terre de maïs ou de fruits ». L’hypothèse fut également émise que l’Afrique puisse dériver de faraqa ou Faraq mots de racine phénicienne, qui signifient « séparation ou de la diaspora ».



2° La théorie romaine 


Les Romains furent connus pour avoir popularisé le nom Afrique en Occident. Ils utilisèrent le nom Africa terra qui signifie « terre de l’Afri » (ou « Afer » singulier) pour la partie nord du continent. Sa capital était Carthage, qui se trouve en Tunisie moderne. 
L’histoire racontée par certains historiens, c’est que les Romains ont pris ce terme des Carthaginois, comme un terme indigène pour leur pays. Le suffixe latin « ica » peut parfois être employé pour désigner une terre (par exemple, dans Celtica de Celtae, tel qu’il est utilisé par Jules César).
Une autre théorie affirme que le continent fut nommé d’après le général romain « Scicipio Africanus », mais son nom signifiait « Sicipio d’Afrique », ce qui signifierait que le général fut nommé ainsi car natif d’Afrique. Certains disent que le terme est tiré de l’adjectif latin aprica (ensoleillé).



3° La théorie grecque 


L’historien Léon l’Africain (1495-1554) a attribué l’origine du mot « Afrique » au mots aprikē ou aphrike grecs. Phrike signifie froid et l’horreur, lorsqu’il est combiné avec le préfixe a- de négation, cela signifie une terre sans de froid et horreur.


4° La théorie juive


L’historien juif du 1er siècle Flavius ​​Josèphe a affirmé que l’Afrique fut par rapport à Épher, petit-fils d’Abraham, selon la Genèse de la Bible 25:4, dont les descendants envahirent la Libye. Le nom hébreu pour le continent, Auphirah est censé s’écrire Ophir dans de nombreuses archives juives.



5° La théorie arabe 


Certains ont attribué le nom au royaume musulman tardif d’Ifriqiya (lieu ensoleillé) en Tunisie moderne. Cependant, la version arabe est considéré par la plupart des historiens comme un dérivé de la version latine.



6° La théorie hindi 


Une autre théorie affirme que le mot pourrait provenir du sanskrit et de l’hindi dans lequel la racine Apara ou Africa désigne ce qui, en termes géographiques, « vient après » ou à l’ouest. Dans ce cas, l’Afrique est le continent occidental.


7° La théorie yéménite 


Certains ont émis l’hypothèse que c’est le nom d’un chef yéménite nommé Africus qui a envahi l’Afrique du Nord au cours du deuxième millénaire avant JC et fondé une ville appelée Afrikyah.



8° La théorie berbère 


Un certain nombre d’historiens pensent que les Romains ont obtenu le nom d’une corruption du nom dont les Berbères appelé la région dans laquelle ils vivaient. La théorie affirme que «l’Afrique» vient du berbère ifri (Ifran au pluriel), qui signifie «grotte», en référence aux troglodytes. Le même mot est trouvé dans le nom des Banu Ifran d’Algérie et de la Tripolitaine, une tribu berbère originaire de Yafran (également connu sous le nom d’Ifrane) dans le nord-ouest de la Libye.



9° La théorie égyptienne

Quelques historiens affirment que le mot «Afrique» est indigène au continent, et l’idée que les Romains, les Grecs, les Arabes, les Hindous ou tout groupes Caucasoides aient créé le nom Afrique est absolument inexact.
Cette théorie affirme que les Romains et les Grecs ont commencé à utiliser le terme seulement après leurs entrées en contact avec les peuples africains, tels que lors de la conquête grecque d’Egypte et la conquête romaine de l’Afrique du Nord et d’Egypte. 
Le terme « AFRU-ika » signifie « lieu de naissance » ou « Mère Patrie », selon l’historien Ivan Van Sertima. Af-rui-ka signifie «se tourner vers l’ouverture du la Ka, de l’utérus ou du lieu de naissance. » 

Une autre hypothèse est que le nom de la 4ème pharaon de la dynastie, Kh-afre, révèle que’un roi égyptien se nommé «Africa». On pense que du fait que les égyptologues modernes et d’autres mélangent souvent l’ordre des hiéroglyphes que les anciens ont écrit ,Kh-afre est censé être s’écrire Afre-Kh ou Afrique.


Souce : http://atlantablackstar.com/

Traduit par la #TeamOjal

Quand les noirs dominaient le monde: 5 Royaumes et villes arabes dominées par les Africains avant l’avènement de l’Islam

1° L’Empire Aksoumite:


Axumite Empire

Axoum ou Aksoum fut une puissance militaire majeure et nation commerçante située dans l’actuelle région de l’Érythrée et du nord de l’Ethiopie. Axoum s’étala d’environ 100 à 940 après JC son apogée et fut l’une des quatre grandes superpuissances internationales de son époque à l’instar de la Perse, Rome et de la Chine. Axoum contrôlait le nord de l’Ethiopie, l’Erythrée, le nord du Soudan, le sud de l’Egypte, Djibouti, l’Ouest du Yémen, et le sud de l’Arabie Saoudite, pour un total de 1,25 million de kilomètres carrés. C’est presque la moitié de la taille de l’Inde. Axoum négociait et projetait son influence aussi loin que la Chine et l’Inde, où des pièces  de monnaie frappées à Axoum furent découvertes en 1990.

axum_gold_coin


Auparavant certains pensaient qu’Axoum fut fondé par des Sabéens de langue sémitique qui traversèrent la mer Rouge depuis l’Arabie du Sud (Yémen moderne) sur la base des théories de Conti Rossini, mais la plupart des spécialistes s’accordent aujourd’hui que dès sa création, Axoum était un développement indigène africain.

Axum


Selon les historiens, « GDRT » fut probablement le premier roi d’Axoum à être impliqué dans les affaires du sud de la péninsule arabiques, ainsi que le premier roi connu à être mentionné dans les inscriptions du sud de la péninsule arabiques. Son règne entraîna le contrôle d’une grande partie de l’ouest du Yémen, comme la TihamaNajr?Ma `afirZafar (jusqu’à environ. 230 ap JC), et des parties de territoires Hached autour d’Hamir dans les hautes terres du nord. Son implication marquera le début de siècles d’engagement d’Axoum en Arabie du Sud, culminant avec l’invasion à grande échelle du Yémen par le roi Kaleb en 520 (ou 525). Cela aboutit à la création d’une province d’Axoum couvrant l’ensemble du sud de l’Arabie.



2° Le Royaume de Saba:

himyar and Marib - Axum Colonies


L’ancien royaume de Saba a établi puissance au début du premier millénaire avant J.-C. Saba fut conquis au la premier siècle avant JC par les Himyarites. Après la désintégration du premier royaume Himyarite des rois de Saba ‘et de Dh? RAYDAN, le royaume sabéen réapparu au début du deuxième siècle. Le royaume de Saba fut finalement conquis par les Himyarites à la fin du troisième siècle. A cette époque, la capitale était Marib. Saba était une partie de la province yéménite dominée par Axoum.



3° Himyar et Hadramaout, les royaumes d’Arabie du Sud :


Himyar


Dès le premier quart du troisième siècle, l’Empire Axoumite envahi et captura la capitale du royaume arabe de Himyarite. Le roi GDRT d’Axoum envoya des troupes sous le commandement de son fils BYGT, à partir de la côte ouest pour occuper Thifar, la capitale Himyarite, ainsi que de la côte sud contre Hadramaout. L’invasion de l’Hadramaout a été fait en collaboration avec le alors roi de Saba.

4° La domination sur les villes arabes de la mer Rouge :


Axum trade

Au début du quatrième siècle de notre ère, le roi Ezana (qui régna de -325 à 60) contrôlait un domaine s’étendant du sud-ouest de l’Arabie, de l’autre côté de la mer Rouge, à l’ouest de Méroé et au sud de Sawakin à la côte sud du golfe d’Aden. Comme une indication du type de contrôle politique qu’il exerçait, Ezana, comme d’autres dirigeants axoumites, portait le titre de Negus Nagast, roi des rois, symbolique de son règne sur de nombreuses principautés à la fois sur le continent africain et en Arabie. Ezana domina les Etats de la péninsule arabique et leur faisait payer un tribut régulier à Axoum.

5° L’invasion du Yemen et La Campagne contre la Mecque en 570 après J.-C :

Yemen Kingdoms

Autour de 517 après JC, le roi Kaleb de l’Empire d’Axoum envoya son armée à travers la mer Rouge pour envahir et annexer ce qu’on appelle aujourd’hui le Yémen, car le roi juif Yûsuf Asar Yathar persécutait les chrétiens et les Axoumites. Abraha, un général de l’armée d’Axoum, déclara avoir conduit avec succès une armée de 100 000 hommes avec des centaines d’éléphants pour écraser toute résistance de l’armée yéménite. Yûsuf Asar Yathar fut tué dans la bataille et le roi Kaleb nomma un vice-roi pour régner à sa place. Le royaume Yéménite fut ensuite contraint de rendre hommage à l’empire d’Axoum. Selon des sources islamiques, Abraha, général Axoumite et dirigeant du Yémen, envahit la Mecque en 570, la même année que la naissance de Muhammad, le prophète de l’Islam. Cette attaque prit la forme d’une sorte de croisade religieuse dans laquelle les éthiopiens orthodoxes Axumites avaient prévu de détruire le centre de la religion arabe « païenne ». Certains chercheurs estiment que cette campagne eue lieu  que dix ans plus tôt que la date donnée par les sources islamiques.

Source Makandal Speaks

12 points de la philosophie économique de l’Honorable Elijah Muhammad

Elijah Muhammad ne croyait pas que les Etats-Unis pourraient fournir suffisamment aux Afro-Américains:

« Nous ne croyons que l’Amérique ne sera jamais en mesure de fournir suffisamment d’emplois pour ses propres millions de chômeurs en plus des emplois pour les 20.000.000 personnes noires (Muhammad 1965,p. 164). »

En conséquence, il a développé un programme qui consistait en douze points et un plan économique de trois ans. Ce qui suit est le programme en douze points d’Elijah Muhammad dans lequel il présente sa stratégie concrète pour la séparation et la prospérité économique.


1. Séparez-vous du « Maître-esclavagiste« . 

2. Mettez vos ressources, l’éducation et vos qualifications en commun pour l’indépendance. 

3. Ne vous forcez pas à aller dans des lieux où vous n’êtes pas souhaités. 

4. Faites de votre environnement un endroit décent pour vivre. 

5. Débarrassez-vous de l’envie du vin, de boire et apprenez à vous aimer vous même et les votres avant d’aimer les autres. 

6. Unissez-vous et créer un avenir pour vous-même. 

7. Créez vos propres maisons, écoles, hôpitaux et usines. 

8. Ne cherchez pas à mélanger votre sang par l’intégration raciale. 

9. Cessez d’acheter des voitures de luxe, de beaux habits et des chaussures avant d’être capable de vivre dans une belle maison. 

10. Dépensez de l’argent entre vous. 

11. Construisez un système économique entre vous. 

12. Protégez vos femmes. 


Traduction #TeamOjal