L’émancipation,
une construction consciente.

7 des plus impitoyables colonialistes européens

Lorsque l’on pense aux atrocités qui furent commises contre l’humanité, une personne est souvent désignée comme étant la plus malfaisante n’ayant jamais vécu, Hitler. Mais pourquoi son nom est le seul à être synonyme de mal? Lorsque vous tuez plus de 10 millions d’Africains ou d’Amérindiens, pourquoi n’êtes-vous pas le symbole du mal? 

L’Europe a une longue histoire de colonialisme, d’impérialisme, d’esclavage et de génocide et Hitler ne fut pas seul commettre des actes ignobles contre l’humanité.

Voici une liste de colonialistes européens autres qu’Hitler, qui exterminèrent des populations, tout cela au nom de la terre, de l’avidité et de la richesse :



1° Le roi Léopold II de Belgique:


Léopold de Belgique amassa une énorme fortune personnelle en exploitant le Congo, d’abord par la récolte de l’ivoire et du caoutchouc par le peuple congolais. Un de ses actes les plus odieux fut de forcer les villageois à atteindre les quotas sur la collecte de l’ivoire; si les villageois ne respectaient pas leurs chiffres, leurs mains étaient coupées.
Son régime fut responsable de l’asservissement effectif de la population autochtone, de brutalité, de massacres généralisés et de mutilations fréquentes qui conduisirent à la mort de quelque 15 millions de Congolais.
C’est devenu l’un des scandales internationaux les plus infâmes du début du XX° siècle.



2° Le général britannique Sir Evelyn Baring:



Le Kenya a de riches terres agricoles et fertiles et en 1895, les Européens les voulurent. Sous la direction du Général Sir Evelyn Baring, la guerre fut déclarée au peuple Kényan. Baring imposa la peine de mort pour toute personne prêtant le serment Mau Mau (un serment du peuple kényan qui leur a donné le courage de se battre pour leur terre et leur liberté).
Pour garder le contrôle de cette terre qui ne leur appartenait pas, les britanniques exécutèrent, torturèrent ou mutilèrent 90.000 Kényans lors de la répression, et selon la Kenya Human Rights Commission plus de 160.000 furent détenus dans des conditions épouvantables.



3° Francisco Pizarro:



Francisco Pizarro fut, conquistador espagnol analphabètes et malfaisant notoire qui conquit le Pérou. En seulement 15 ans, lui et ses hommes tuèrent des milliers d’autochtones, anéantirent la monarchie Inca au pouvoir et asservirent tous les survivants de l’empire.
Il excellait dans la torture, il était connu pour brûler les yeux des autochtones pour obtenir leur or. Ces actes furent au nom du pouvoir, de l’or et de l’impérialisme religieux.

Peu d’hommes changèrent le cours de l’histoire de manière aussi vile que Pizarro.



4° George Augustus Robinson:



Avant que les britannique ne colonisent la Tasmanie en 1803, il y avait environ 15 000 personnes y vivant.
En 1833, la population fut réduite à seulement 200 survivants. George Augustus Robinson, parrainé par le lieutenant-gouverneur George Arthur, contraignit les 200 survivants autochtones à se rendre avec l’assurance qu’ils seraient protégés, pris en charge et que leurs terres leurs seraient finalement rendues.

Ce fut, en fait, un mensonge. Robinson fit des promesses pour tromper les espoirs des survivants désespérés. Ces survivants furent déplacés de leurs terres pour l’île Flinders, où ils finirent tous morts. 



5° Hernán Cortés: 


Hernán Cortés fut pacifiquement reçu par l’empereur Montezuma, un leader né sophistiquée de la royauté aztèque, Tenochtitlan. 
Peu de temps après Cortés fit l’empereur Montezuma prisonnier et exigea une énorme rançon en or. Cortes assiégea l’empire aztèque, saccagea la ville, et la renomma Mexico. Cortes sécurisa la ville et la population indigène fut soumise à une grande cruauté et beaucoup de difficultés, comme l’introduction de maladies exotiques qui décimèrent les survivants.
En fin de compte, on estime qu’entre 120.000 et 240.000 aztèques furent tués. Cortes initia la première phase de la colonisation espagnole des Amériques.





6° Napoléon:



Selon Claude Ribbe, spécialiste de l’histoire du colonialisme dans les Caraïbes, Napoléon fut l’homme qui, pour la première fois dans l’histoire, « se posât rationnellement la question de savoir comment éliminer, dans un temps aussi court que possible, et avec un minimum de coût et de personnel, un maximum de personnes décrit comme scientifiquement inférieure« .
La colonie française d’Haïti fut, autour des années 1800, la colonie la plus riche du monde, une véritable machine d’exportation, alimenté en esclave, qui produisit près des deux tiers du café du monde et près de la moitié de son sucre. Les esclaves africains furent attachés et battus pour travailler et forcés de porter un museau de l’étain pour les empêcher de manger de la canne à sucre. Si les esclaves étaient hargneux, ils étaient rôtis sur un feu lent, ou remplis de poudre et déchiquetés. Il ordonna en outre la mise à mort d’autant de Noirs en Haïti que possible, pour être remplacées par de nouveaux Africains, plus dociles. 
En 1802, un vaste programme de purification ethnique fut mis en place. Napoléon interdit les mariages interraciaux et ordonna que toutes les femmes blanches qui avaient eu des relations de toute sorte de avec un noir ou un mulâtre (personne de race mixte) soit expédiés en France. 





7° Christophe Colomb:


L’année 1492 marque le moment où Christophe Colomb envahit l’hémisphère occidental et initia 500 ans de génocide amérindien continu aboutissant à un holocauste de 95% de tous les peuples autochtones des Amériques.

Après avoir accoster à Hispaniola et malgré avoir décrit les peuples autochtones comme étant paisible et conviviale dans son journal, Colomb mit rapidement en œuvre des politiques d’esclavage, d’extermination et d’extorsion de fonds afin de voler terres et richesses. Colomb jeta les bases d’un génocide de masse que dans les années à suivre, les Conquistadors espagnols Hernán Cortés et Francisco Pizarro poursuivraient.






Sources: 

http://www.walkingbutterfly.com/ http://en.wikipedia.org/ http://digitaljournal.com/ http://joseph-isaakmail.hubpages.com/ 

Traduction #TeamOjal

Saviez-vous qu’en 1993 Walt Disney avait pour projet d’ouvrir un parc à thème recréant l’esclavage?


Saviez-vous qu’en 1993, Walt Disney Company avait pour projet de recréer l’esclavage avec un parc à thème situé à proximité des champs de bataille de la guerre civile de Manassas. Ce projet visait à permettre aux visiteurs de célébrer la diversité de la nation, la pluralité et les conflits qui définissent le tempérament américain. Tout cela aurait été fait sur un site de 3000 acres dans le comté de Prince William dans le nord de la Virginie.

Ce projet  comprenait également un Fort de la guerre civile, un village amérindien, et un village de l’ère de la guerre civile. Walt Disney voulait que les gens sachent ce que cela faisait d’être un esclave et ce que c’était de s’échapper à travers le chemin de fer clandestin. Dans la petite ville de Thoroughfare, près de l’emplacement du site où Disney voulait faire des expositions illustrant la vie des esclaves, des petits-enfants d’esclaves ont continué à vivre et à travailler la terre que leurs ancêtres avaient hérité après la fin de la guerre civile. Disney croyait réellement que ce parc serait une grande expérience éducative.

Mais, dès le début, il y avait des inquiétudes au sujet du bien fondé du parc de la part des membres de la Black History Action Coalition. Beaucoup de gens estimaient que la représentation de l’esclavage ne serait pas historiquement digne ou dépeinte avec précision. Le président de Disney, Michael Eisner, répondit à ces critiques en disant qu’ils n’allaient pas « mettre les gens dans les chaînes.« 

Mickey Mouse et ses amis seront là à l’ouverture du parc en Virginie du Nord, en 1998, mais il y aura une fabrique d’acier recrée, pas un château, et des esclaves en fuite, pas des pirates des Caraïbes.


En Septembre 1994, face à l’opposition de critiques qui craignaient que le parc ne vulgarise l’histoire, pollue la zone environnante, et nuise à des sites historiques à proximité, Disney décida d’abandonner ses plans pour le parc.

source: http://articles.orlandosentinel.com/1993-11-12/business/9311120566_1_disney-character-civil-war-battlefield-war-ii

Traduction #TeamOjal

Coopération économique: pourquoi, en tant qu’Afrodescendants, nous ne soutenons pas les commerces de notre communauté?

Sommes-nous incapables de coopération économique?

 

C’est en arpentant les rues de Lyon, et notamment les quartiers fréquentés par les membres de la communauté afro de notre ville, en promouvant l’émergence d’une conscience communautaire, et en observant les commerces afro-descendants que l’Ojal a pu dresser le constat que nous tenons à partager avec vous ici afin que nous réfléchissions, mais surtout que nous agissions afin de faire mentir, à tout jamais, les faits qui sont énoncés ci-dessous et bâtissions une communauté puissante.

Dans ce présent article, nous avons compilé les prétendues raisons qui font que, nombre d’entre nous, ne soutiennent pas les entreprises de notre communauté :

  1. Les entreprises afro offriraient un mauvais service client
  2. Les entreprises afro essaieraient seulement de faire de l’argent rapidement et ne se soucient pas de leurs clients
  3. Les entreprises afro vendraient des produits bon marché (services inférieurs à la moyenne) à des prix exponentiellement élevés 
  4. Les entreprises afro ne garantiraient pas ou peu leurs produits/services
  5. Les entreprises afro seraient très peu professionnelles/ghetto
La raison qui nous a  le plus été donnée par certains afro-descendants pour ne pas soutenir les entreprises appartenant à un noir est que celles-ci seraient « ghetto » et peu ou pas professionnelles. Malheureusement, dans certains cas (ne nous mentons pas), cela est vrai, mais ça ne l’est évidement pas dans la majorité des cas. Beaucoup d’entreprises noires SONT professionnelles, et souffrent, malheureusement, encore de ces légendes urbaines, de ce genre de stéréotypes qui décourageant même les plus militants d’entre nous. Rappelons que ceux qui ont réussit à s’organiser économiquement outre-atlantique l’ont payé très cher. L’autodetermination économique n’est pas dans les plans de nos ennemis en tant que groupe/communauté.

Les entrepreneurs Afrodescendants seraient-ils moins compétents?

A croire que le simple fait qu’une entreprise, qu’un commerce, soit tenu par un des nôtres, rendrait soudainement les produits et services proposés moins bons que leurs concurrents blancs, arabes, juifs ou autres. Avons-nous fini par croire que nous étions incapables de gérer un business, que nos produits et services étaient indignes?!
Mais, ce qui étonne (attriste) les panafricainistes que nous sommes, c’est de voir combien nos frères et sœurs aiment à se fournir chez les autres, dans des entreprises/commerces « non-noirs », ainsi que le fait que nous continuons à revenir malgré la manière dont nous sommes servis ou reçus sans parler de la piètre qualité des prestations de certains (beaucoup?!) d’établissements d’autres communautés… Nous semblons incapables d’établir un écosystème d’affaires communautaire. Pourquoi un comportement aussi stupide? Pourquoi agir de la sorte, c’est-à-dire à l’encontre de notre propre intérêt en tant que communauté noire?
Qui, parmi nous, n’a jamais consommé chez un « rebeu« , un « noich » ou je ne sais quel indo-pakistanais des produits périmés, abîmés ou défectueux mais a pourtant continué de fréquenter de tels commerces ; alors que si une entreprise appartenant à un noir avait fait la même chose nous nous serions jurés de ne jamais y remettre les pieds. Pourquoi sommes-nous si dur avec nos propres entreprises tandis que nous sommes beaucoup plus laxistes et compréhensifs avec les entreprises d’autres communautés?
Combien de temps allons-nous mettre avant de comprendre que la maitrise de notre économie est une condition sine qua non pour que nous accédions à la véritable auto-détermination communautaire? Il est grand temps pour nous de voir les choses comme elles sont et d’accepter la vérité. Si la coopération économique est notre point faible, si nous ne soutenons pas nos commerces/entreprises c’est parce que : 
  1. Nous nous souffrons (du moins beaucoup d’entre nous) d’un complexe d’infériorité vis-à-vis des autres communautés, et sommes sujet à la haine de nous-même
  2. Nous supportons mal la réussite d’un (ou de plusieurs) des nôtres 
  3. Nous pensons (inconsciemment ou non) que ce qui est blanc est meilleur
  4. Nous n’avons pas confiance les-uns envers les-autres
  5. Nous pensons que les Noirs ne savent pas comment faire fonctionner un business
  6. Nous ne voulons pas dépenser notre argent pour soutenir les nôtres
Voilà de quoi enrager, et faire baisser les bras à ceux d’entre nous dont l’amour pour notre communauté est le moins sincère. Mais nous autres afro-descendants déterminés à élever coûte que coûte l’homme et la femme d’ascendance africaine, nous autres inspiré par l’Unité, l’Auto-détermination, la Solidarité communautaire, la Coopération économique et le rapatriement (quand il est possible), n’aurons de cesse de conscientiser les afro-descendants lyonnais de tous bords et de tout mettre en oeuvre pour de inverser cette funeste tendance « by any means necessary » !!!
 
La vérité est dur à entendre, blessante, mais nous ne pouvons nous résoudre à s’apitoyer sur notre sort. On préfère, de loin, consacrer notre vie à la promotion de la loyauté communautaire, et à l’unité des nôtres, car sans cela, rien ne pourra s’améliorer. 
 
 
 
Contact: ojal.lyon@outlook.fr