L’émancipation,
une construction consciente.

6 choses à savoir sur le Dr Mark Dean, l’inventeur noir responsable du PC moderne

Il y a des histoires que personne n’a intérrêt à raconter aux Noirs. Celle du Dr Mark Dean est symptomatique du déni que la société occidentale accole au génie Noir. Une simple requête wikipedia sur son nom vous en convaincra. Nous avons donc la responsabilité d’honorer nos génies et nos figures historiques. C’est précisément ce que nous faisons ici en vous racontant l’histoire d’un des hommes et des femmes qui ont contribué à changer la face du globe, rien de moins.

Lorsqu’on parle de révolution numérique, de l’âge du digital, on ne parle jamais de lui. Pourtant il est aussi important, si ce n’est plus, que les plus grands noms des GAFAM.

Parlez-en a vos enfants, cette personne peut-être une inspiration pour les générations futures qui devront, quoi qu’il arrive, vivre avec le produit de ses inventions: l’informatique moderne.

Début de carrière et éducation du Dr Mark Dean

Mark Dean (2 mars 1957) a commencé sa carrière chez IBM en tant qu’ingénieur travaillant sur les tout premiers ordinateurs personnels dans les années 1980. Dean devrait être aussi célèbre que Steve Jobs, Bill Gates et Steve Wozniak pour ses contributions exceptionnelles aux PC, ordinateurs portables et autres appareils modernes.

En 1979, il est major de promotion  dans sa discipline à l’Université du Tennessee et a ensuite travaillé pour IBM. Dean a également obtenu un diplôme en génie électrique (computer science) de la Florida Atlantic University en 1982 et un doctorat dans ce même domaine à la Stanford University en 1992.

Un PC plus efficace et plus productif

En 1981, au cours de ses premières années chez IBM, Dean et un collègue ont créé le bus ISA, qui était destiné à rendre les PC plus utiles dans les bureaux et les entreprises. Les imprimantes, scanners, moniteurs et pilotes de disque pouvaient désormais être connectés directement aux ordinateurs eux-mêmes. L’image ci-dessus montre à quoi ressemblait le premier bus ISA.

 

Dean détient 20 brevets

Dean a passé toute sa carrière à travailler chez IBM. En fait, son travail était si révolutionnaire qu’il détient trois des neuf premiers brevets de la société informatique sur les inventions sur lesquelles tous les PC sont basés. Par exemple, il a travaillé sur la première carte graphique couleur qui permettait aux moniteurs d’afficher la couleur. Dans l’ensemble de sa carrière, Dean détient 20 brevets pour ses diverses inventions et la plupart d’entre elles proviennent d’inventions IBM.

Ordinateurs intelligents

En 1999, Dean a dirigé une équipe de programmeurs pour développer l’un des tremplins de la technologie informatique moderne – la première puce gigahertz. La puce du microprocesseur CMOS est remarquable car elle a traité un milliard de calculs et de grandes quantités de données en une seconde. Un cap a été franchi avec cette puce révolutionnaire.

 

Leader chez IBM

Avec tout son succès sur le PC, IBM a choisi Dean pour devenir vice-président des performances de la division RS / 6000 en 1997. Dans son nouveau rôle, il a agi comme un homme d’idée, proposant de nouveaux produits qui changeraient la façon dont la technologie affectait la vie courante. L’une de ses idées était pour la tablette électronique. Deux ans plus tard, il est devenu directeur du Austin Research Lab d’IBM, où il a développé la puce gigahertz. À la fin des années 90 et 2000, il a été vice-président de plusieurs départements IBM.

Héritage

En 1996, Dean a été nommé IBM Fellow, ce qui fait de lui le seul employé noir de l’entreprise à obtenir cet honneur. Pour ses réalisations incroyables, il a également été intronisé au National Inventors Hall of Fame et a reçu le prix du président du Black Engineer of the Year Award en 1997. En 2001, il a été élu membre de la National Academy of Engineers (NAE).

Elimu

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Découverte : le Musée des civilisations Noires du Sénégal

Les cultures, les civilisations et les mœurs sont à l’image d’un peuple ou une nation et chaque peuple travaille dans une perspective de sauvegarder cette valeur, qui fait son identité authentique. C’est le cas des peuples d’Afrique. Ils œuvrent depuis des siècles à conserver ces objets et ces documents précieux pouvant servir aux générations futures.

Depuis 1966, une telle réflexion a animé le président Léopold Sédar Senghor, homme de culture, qui avait demandé la construction d’un musée de toute l’Afrique basé à Dakar, la capitale sénégalaise. Cette idée a été émise en marge du 1er Festival mondial des arts nègres à Dakar. 52 ans plus tard et 7 ans après le début de ses travaux, le Musée des civilisations noires (MCN) a pu accueillir ses premiers visiteurs lors de son inauguration.

Le musée des civilisations noires de Dakar fut inauguré le 6 décembre 2018 par le Chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall. Il rassemble des œuvres venues de toute l’Afrique et d’ailleurs. Construit pour véhiculer les cultures de toute l’Afrique, son architecture représente la forme des cases à impluvium que l’on retrouve en Casamance. Il s’étend sur une surface de 14 000 mշ. Bâti sur 5 étages, il abrite les salles d’exposition, un auditorium pour des séminaires et des bureaux.

Ce grand musée de Dakar, qui expose l’histoire de toute l’Afrique est disposé sur 3 niveaux notamment le rez-de-chaussée sur 1er et 2ème étage. On retrouve dans les salles d’exposition environ 500 pièces prêtées ou offertes par différents musées du Sénégal, de l’Afrique voire d’autres pays ou continents. Il pourrait accueillir 18 000 œuvres et objets valorisant l’Afrique et ses mœurs.

Le musée des civilisations noires du Dakar est très riche en expositions.  On y trouve des œuvres datant de l’ère préhistorique notamment des vestiges des premiers hominidés apparus en Afrique il y a plusieurs millions d’années au Tchad et en Éthiopie. C’est également un lieu où sont exposés des masques rituels en provenance de l’Afrique et d’ailleurs. Dans les expositions on note aussi les notions de mathématiques, de médecine et d’architecture qui rappellent bien évidemment la contribution de l’Afrique au patrimoine culturel et scientifique mondial.

Ce musée se veut un lieu de rencontre pour toutes les civilisations noires et les mœurs qui s’y réclament. Voilà pourquoi un « don » d’objets d’art du Rwanda composé d’une lance appelée Icumu et de boucliers (Ingaba), de tableaux décoratifs et de paniers traditionnels (Agaseke) y figurent.

Elimu

Comment nous tuons nos fils bien avant qu’ils ne meurent dans la rue

L’article original a été posté sur Medium. Nous avons vu que ce message n’est pas porté dans le monde francophone, donc nous avons entrepris de traduire les propos de cette maman qui se fait appeler Ms. Melanian sur le réseau.

Il y a beaucoup de femmes noires qui prient pour «un bon homme noir», mais ce sont généralement les mêmes qui tuent cette bonté chez leurs propres fils. Ce sont elles qui causent des dommages irréversibles à sa psyché bien avant les écoles et la société.

Incapable de regarder le récent et  horrible moment où l’on voyait une mère battant son fils âgé de 7 ans et menaçant de «lui casser la figure» pour avoir manqué de respect à son enseignant, on m’a rappelé comment j’ai tué mon propre fils, bien avant sa disparition, il y a 5 ans.

Ce n’est pas de la discipline! C’est assassiner l’âme de votre enfant!

 

L’article évoque le buzz qu’a suscité cette maman qui a attrapé son fils dans une manifestation et l’a corrigé devant tout le monde à Baltimore

En grandissant, mon fils m’aimait plus que la vie, mais je lui ai fait craindre pire que la mort. J’ai crié sur lui, je l’ai battu pour avoir semé la pagaille, je l’ai menacé pour m’avoir dérangé et j’ai osé lui demander de pleurer lorsqu’il faisait du mal. J’ai brisé des promesses que je lui avait fait, je lui ai refusé les étreintes et les bras aimants. Surtout, j’ai brisé sa confiance envers mon rôle divin de mère.

Le passé qui me hantait depuis 40 ans a refait surface lors de la couverture nationale d’une mère battant son fils à Baltimore dans le Maryland il ya plusieurs années. Saluée, élue « Mère de l’année » par les médias encourageant la société à croire que nos fils doivent être vaincus car ils ne semblent pas être bons.

J’ai été scandalisée par son comportement méchant comme beaucoup de mères. Certaines parce qu’elles n’humilieraient jamais leurs fils en public de manière aussi dégradante et d’autres parce que, comme moi, vivaient depuis assez longtemps déjà pour déjà regretter d’avoir ainsi violé leurs précieux dons de Dieu de la pire des manières.

Nos fils souffrent d’une mort lente, cruelle, mais invisible, lorsque leur mère est la première à les appeler mauvais garçon, la première à leur crier NON et à les arrêter. Son esprit est brisé quand c’est elle qui lui dit qu’il ne peut pas faire cela, ne devrait pas faire cela, et qu’il vaut mieux ne pas penser à faire autre chose que ce que ‘Maman’ permet.

J’ai entendu de jeunes mères dire: «Il veut juste que je l’enlace» Mais même en le sachant, choisissent de l’ignorer. Ou bien, « il agit juste comme un bébé » alors qu’en fait il l’est. J’ai vu qu’elle lui hurle dessus, l’appelle par des noms péjoratifs et le gifle en public. À la maison, elle l’enferme quand il pleure, ignore son besoin d’être couvé et permet à d’autres de le frapper pour le rendre dur. Elle lui dédaignera l’exploration du fonctionnement des choses et le félicitera d’agir comme un clown.

Quand il grandit, elle est la première à prendre parti contre lui quand il est accusé d’avoir mal agi et est fier de l’embarrasser et de l’humilier pour impressionner ses accusateurs. Il n’est pas étonnant qu’il s’en retourne vers les rues sans se soucier de la vie, à la recherche de cette douleur familière de la mort jusqu’à ce qu’elle le trouve.

Les réseaux sociaux sont criblés de messages de femmes noires qui crient au sujet des hommes «pas bons» qui ont ruiné leur vie et leur ont brisé le cœur, mais combien de ces femmes se sont jamais arrêtées pour penser que nous, mères noires, élevons ces hommes.

La vérité est qu’il n’existe pas de Noir « mauvais », brisés oui, mais personne n’entre dans cette vie «mauvais» et personne n’aspire à devenir « mauvais ». De mauvaises choses peuvent façonner son monde et c’est dans son utérus que commence son monde . S’il reçoit une protection et un amour suffisamment fort de sa mère – même sans la présence de son père, rien dans la vie ne pourrait le briser ou le rendre un homme mauvais.

Comme dans les déclarations virales d’aimer l’homme Noir, de Monique, de nombreuses femmes noires ressentent la même chose, mais on ne peut jamais rien dire de substantiel qui guérisse les plaies du Noir jusqu’à ce que nous présentions pour la première fois des excuses sincères pour le tort que nous avons commis en tant que mères, envers notre peuple. Nos fils qui grandissent dans ces hommes. Ensuite, collectivement, nous devons changer nos comportements à leur égard.

Bien que je ne puisse pas me souvenir de toutes les choses ignobles que j’ai faites à mon fils (et à son petit frère), il y a quelques choses qui me hantent constamment; mon attitude intolérable face à son besoin de jouer, ma négligence à le prendre dans mes bras, à lui apprendre et à l’aider à apprendre par lui-même avec une tolérance compatissante; de l’avoir battu pour avoir commis des erreurs.

Ces choses auraient peut-être été conciliables dans son développement si elles avaient été occasionnelles, mais c’étaient des schémas extrêmes qui ont lentement détruit sa capacité à développer la confiance, la curiosité et l’estime de soi. Pour dissimuler mon horrible attitude en tant que mère, je l’ai habillé de beaux vêtements, lui ai appris à s’adresser à moi en tant que madame et à ne parler que lorsqu’on lui parle, pour que je puisse le montrer en public et me faire féliciter pour « un merveilleux travail »avec lui.

Puis vint les dommages irrémédiables. Son père est allé en prison avant sa naissance et y est resté près de 10 ans. Je suis donc parti à la recherche d’un autre «bon homme noir», en cherchant dans les boîtes de nuit où j’ai travaillé et joué. Mois après mois, j’emmenais différents hommes chez moi pour les présenter à mon fils.

Mon fils a été témoin de ce que je sombrais dans la toxicomanie, homme après homme et une foule d’amis peu recommandables qui allaient et venaient pendant que je remettais son corps à demi nourris dans sa chambre et que je poursuivais d’une manière qu’il n’aurait jamais du voir ni entendre.

J’ai commencé à me réveiller après qu’une de mes hurlements de rage ait tellement effrayé mon fils (à l’âge de 8 ans) qu’il a mouillé son pantalon. J’ai commencé à faire le ménage et à découvrir plus tard des choses horribles qui lui sont arrivées lorsque certains de ces personnages sombres entrent et sortent de ma maison pendant que je suis inconsciente

.Finalement, j’ai trouvé un homme à épouser, ayant trois autres enfants. Il s’avère que mon mari a aussi été tourmenté. Il ne m’a jamais fait confiance à cause de ce qu’il a vu sa mère faire, et pour un homme, aucune femme sur cette planète n’est meilleure que sa mère!

Ainsi, si la mère viciée d’un homme était aussi une menteuse, une tricheuse ou un mangeuse d’hommes méchant, peu importe la qualité d’une femme, il croit inconsciemment qu’il existe quelque part en elle les mêmes caractéristiques terribles de sa mère.

En fin de compte, j’ai dû échapper à mon mari, me découvrir, et finalement devenir un type de mère différent qui élève mes enfants avec une vie différente.

Mon fils aura 45 ans l’année prochaine et je ne lui ai pas encore présenté mes excuses pour le tort que je lui ai j’ai en l’élevant. Bien qu’il ait ensuite construit un conglomérat phénoménal d’entreprises avec d’autres hommes tourmentés, je savais qu’il était hanté par le passé que je lui avais raconté. Mais au lieu de le regarder dans les yeux et de dire: « Je suis désolée », je baissais les yeux dans une honte muette dans les rares moments où il se présentait; alors finalement, il a cessé de venir.

Je raconte cette histoire, ne sachant pas si je le reverrai vivant, que d’autres mères font les mêmes erreurs et que je présente des excuses sincères à tous les hommes Noirs qui souffrent aux mains de leurs mères cruelles et inconscientes.

Peu importe les changements que j’ai apportés, je ne peux pas me racheter, car je ne peux pas revenir en arrière et annuler ce que j’ai fait. Mais si ceci est entendu de la même façon que je le sens dans mon cœur, nous, mères noires, pouvons changer la façon dont le monde traite nos fils à compter de ce jour, en modifiant la façon dont nous les traitons, en les élevant, en les respectant et en leur donnant procurant les effets éternels de son premier AMOUR.

En ce moment, dans le monde entier, le Noir est ciblé pour échouer parce que, même dans le pire des cas, il est meilleur que la plupart des autres – quand il le veut bien. En tant que mères, notre travail consiste à nourrir leurs cœurs, à protéger leurs esprits et à les inonder d’amour pour les préparer aux tribulations que la société leur a réservées.

Il s’agit d’aimer l’homme Noir – et nous ne pouvons pas lui déclarer notre amour en battant ses fils!

De toute évidence, il ne s’agit pas de nos fils, qui ne cherchent nullement à ignorer nos précieuses filles. Cependant, cela devrait servir à éclairer ce qui doit être fait pour eux aussi car, si nos fils sont la cible, nos filles en sont l’appât.

 

Traduit par Elimu

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Pourquoi Les Misérables de Ladj Ly est un film important

SPOILER ALERT!!!

Les misérables de Ladj Ly est l’adapation d’un court métrage du même nom qui avait déjà été nommé aux César 2018. C’est un film qui relate l’arrivée d’un policier de province (Damien Bonnard ) au sein d’une équipe de la bac qui tourne dans la cité des bosquets à Montfermeil dans l’emblématique 9.3. Il découvre l’insoutenable quotidien sur ces territoires lorsqu’il s’agit de la relation police/jeunes de cité. On découvre dans cette cité que c’est un petit Etat dans l’Etat. Il y a  un certain Maire, qui est en fait le président  (Steve Tientcheu ), il y a des diplomates, un corps des armées, une coopération internationale (les gitans) et bien entendu une économie interne (le marché) avec ses différents acteurs. Tout roule à peu près bien jusqu’à une certaine bavure.

C’est la cité où a grandi Ladj Ly, là où il a fait ses premières armes caméra au poing, là où il a découvert, trop tôt sûrement, la violence policière. Il maîtrise donc le sujet. Et c’est tant mieux. Enfin on peut avoir un film sans les poncifs habituels, sans les caricatures qui plombent trop souvent l’attrait que l’on a pour ce sujet. Ce qui frappe justement dans ce film est la justesse. Il n’y a pas de manichéisme, ce qui aurait pû être très tentant lorsqu’on fait un film sur des affrontements répétés et continuels. Il n’y a pas non plus de misérabilisme. Ce qui aurait terni l’image et la qualité à la fois du film et du réalisateur, qui aurait pu faire la part belle à son quartier et ses habitants. Il démarre dans l’euphorie de la victoire à la coupe du monde. Il démarre en bleu blanc et rouge, dans l’union. La suite est moins joviale.

Ladj Ly a mûri le sujet et le film. C’est l’œuvre d’une vie visiblement. Une vie qui a commencé très tôt avec la caméra, caméra qui est quasiment un personnage à part entière dans ce film. Elle crée des conflits lorsqu’elle voit des choses qu’elle ne devrait pas voir,  mais résout aussi des noeuds de tension lorsqu’elle profite à un camp contre un autre (les conflits des filles notamment). Elle est pilotée par un certain Buzz (Al-Hassan Ly ) qui, on le devine, campe le vrai Ladj Ly lorsque par exemple il filme les vraies émeutes des banlieues pour son film 365 jours à Clichy Montfermeil que l’on peut voir sur Youtube.

La tension jeunes de cité/policiers de la bac est au coeur de l’oeuvre de Ladj Ly. Dans son film au départ on n’a de sympathie que pour la jeune recrue façon training day qui va découvrir la banlieue du 93 avec ces baceux à la peau épaissie par le quotidien brûlant des banlieues chaudes. Il va découvrir qu’ils sont à la fois choyés par leur hiérarchie, incarnée par Jeanne Balibar , qui les soutient tant bien que mal, cette administration prise au piège des politiques de la ville depuis les années 80, tantôt abuseurs de leurs fonctions auprès de jeunes filles sans défense, tantôt pris dans des guett-apens sauvages d’insurrection juvénile.

Sous des faux airs de Training Day donc, le film se déroule quasiment sur une journée, avec à la place de Denzel et tout comme lui dans son rôle de ripoux, un Alexis Manenti  chaud comme la braise: le baceux qu’on aime détester, qui provoque sans cesse, une racaille avec un badge, prompt à vociférer qu’il incarne à lui seul la loi lorsqu’il est dos au mur. Toutefois il est également dans l’autodérision constante lorsqu’il assume avec joie son pseudo de porc allant jusqu’à s’entourer de mascottes porcines. Lui l’homme blanc non musulman au milieu de cette population ghettoïsée, donc monochrome, d’Africains de l’ouest que l’on sait quasiment exclusivement musulmans. On découvrira vers la fin qu’il n’est pas si xénophobe qu’on le pense.

Ladj Ly a eu le prix du Jury au dernier Festival de Cannes pour ce film

Son binôme au sein de la bac avant l’arrivée du nouveau est un grand sénégalais nommé Gwada (sans qu’on comprenne vraiment le sens de ce pseudo), complaisant avec son collègue lorsqu’il bouscule un peu la loi, le genre de flic renoi qu’on adore haïr, bien plus encore que le flic de la bac raciste. Le personnage joué par Djibril Zonga  est au contraire traité avec beaucoup d’humanité. Ce flic est entre le marteau et l’enclume. Il travaille pour l’Etat mais vient du même quartier que les jeunes qu’il contrôle. Il sert les deux camps, jusqu’au dérapage. Il occupe la fonction de médiateur lorsque son collègue pète les plombs ou abuse de son autorité. Il vient du même quartier mais a choisi une autre voie, celle qui mène à l’ordre.

C’est aussi de lui que vient l’incident déclencheur de toute cette violence insurrectionnelle, qui disons le, est filmée avec brio. Ce moment de cinéma est aussi soudain qu’explosif. Jouissif aussi lorsqu’on voit que de jeunes garçons mineurs prennent part à une action, violente certes, mais solidaire lorsqu’un des leurs est victime d’une bavure et que leur grands frères sont dans le statut quo, dans l’apaisement sans justice. Soit pour des raisons religieuses à travers le personnage de Salah (Almamy Kanouté ), ancien voyou devenu intégriste musulman, soit pour gratter les deniers publiques de la mairie, soit pour acheter la paix sociale nécessaire au business illégal ( Nizar Ben Fatma aka La pince).

L’autodétermination de ces jeunes vous prend aux tripes, on se croirait (toutes proportions gardées) dans les émeutes décoloniales de Soweto. Éblouissant. Fantastique. A contrario de cette violence exutoire, Ladj Ly dépeint en creux la détresse des pères, leur impuissance dans la scène du commissariat.

Oumar Soumare 72ème festival International du film de Cannes 2019

Parlons également du fait qu’il y a un nombre extrêmement important d’acteurs non professionnels dans ce film, ce parti pris est admirable. Par ce choix Ladj Ly montre son attachement à son quartier mais aussi à des figures connues des amateurs de rap car on peut reconnaître des personnages déjà présents dans les clips de PNL, qu’il a incorporé tel quel dans le film. Ce choix peut paraître étrange mais il fonctionne. Un hommage en quelque sorte à la culture urbaine de ces dernières années. Allusion à cette culture mais pas incorporation de tout ses codes. Ce n’est pas un film sur fond de rap. En réalité il n’y a qu’un freestyle claqué dans ce film…qui sert aussi à pointer du doigt l’effet destructeur sur la santé mentale de la prison. Ce n’est pas le film qui sert à faire une B.O mieux que le film lui-même par la suite avec tous les rappeurs de la place. Stop aux clichés. C’est un pari sur le talent des jeunes de banlieue; là où d’autres auraient pû faire jouer des pro déguisés en caillera et à l’accent boiteux. Les acteurs jouent juste. Cela n’a pas toujours été le cas dans les films fait par et pour les banlieusards…

Mention spéciale à Issa Perica  qui joue le personnage du même nom. Issa est un supporter de Mbappe (qui revient à plusieurs reprises dans le film) et de l’équipe de France. Il ne connaît pas vraiment la Marseillaise, comme l’écrasante majorité des jeunes de ce pays. Ce jeune-à-problèmes dont on ne connaît quasiment rien, si ce n’est son passage sûrement punitif au bled, semble aussi torturé que sans espoir. On comprend vite qu’il a un besoin irrépressible de s’accaparer des choses, de posséder un espace où une autre vie est possible quoi que cela lui en coûte. Cette envie lui coûtera beaucoup. Jusqu’à cette scène finale magnifique.

Ce film est un plaidoyer pour le dialogue, 20 ans après La Haine de Kassovitz. Ladj Ly et ses co-scénaristes Giordano Gederlini  et Alexis Manenti n’ont ménagé personne, n’ont accablé personne. Les questions restent ouvertes, le débat devra avoir lieu. En ce sens c’est un film important.

Espérons pour la France que ce débat sera mené avant une guerre civile. Espérons qu’on ne mettra pas les artistes des banlieues sur un piédestal pour justement ne pas parler du fond du problème que sont ces politiques publiques inefficaces, productrices de violence, d’incompréhensions entre l’institution régalienne et la population, de désunions dans ces quartiers déjà labellisés « territoires perdus de la Républiques ». Avant que ces populations ne deviennent des boucs émissaires, ces territoires-terreau-du-terrorisme, et qu’elles ne paient un lourd tribu en cas d’impasse nationale. Impasse vers laquelle la frange radicalement à droite de la France tente lentement mais sûrement d’aller. Contrairement à La Haine, Les misérables est un film en couleur, il y a peut-être encore de l’espoir, en tout cas selon Ladj Ly. Le film est inspirés de faits réels.

p.s: on aime forcément la référence à Mohammed Ali qui est également la nôtre ici

Elimu

Comment sauver vos enfants de devenir des adultes fauchés

Étant donné que nos enfants représentent probablement notre plus grande dépense et notre plus grand amour, il pourrait être utile de discuter de la manière dont nous leur enseignons l’argent. Si vous élevez vos enfants pour qu’ils soient financièrement responsables, ils peuvent être des atouts pour vous pendant la retraite. Si on leur apprend l’argent de la mauvaise façon, ils deviennent d’horribles passifs économiques qui vous laisseront assaillis par la culpabilité. Bien que je ne prétende pas tout savoir sur l’éducation des enfants, j’ai pensé partager certaines directives que vous voudrez peut-être prendre en compte pour enseigner l’argent à vos enfants.

Je veux que mes enfants soient indépendants, mon objectif est donc de m’assurer qu’ils ne dépendent plus de moi le plus rapidement possible. Lorsque tout le monde a la capacité de porter son propre poids, le groupe entier est plus fort. Pour une quelconque raison , nous tombons dans l’attitude de «la petite princesse de papa» avec nos enfants et nous pensons que c’est notre travail de veiller à ce qu’ils ne manquent de rien.

Si vous donnez un fauteuil roulant à un enfant avant même d’apprendre à marcher, il n’apprendra jamais à utiliser ses jambes.

En ce qui concerne mes enfants, je ne paye quasiment rien à 100%. Je paie la moitié et ils paient la moitié. De plus, s’ils veulent de l’argent, ils travaillent pour cela. C’est la vie. Et en leur accordant de l’aide sociale, je ne les prépare pas à devenir des adultes forts et responsables.

 

Le pouvoir et la richesse sont construits en Amérique par la possession. Même si vous êtes très bien payé, si quelqu’un d’autre contrôle la terre sur laquelle vous vous trouvez, vous pouvez être pris au piège d’une forme de prostitution bien payée. En ce qui concerne notre lutte pour l’égalité en Amérique, notre capacité à être fort et indépendant dépend en grande partie de la manière dont nous contrôlons notre destin économique personnel et collectif. Le contrôle de votre destin financier peut provenir de la possession de votre propre entreprise. Tous les enfants noirs devraient apprendre les rudiments de l’entreprenariat, même s’ils ne prévoient pas devenir propriétaires d’entreprise. On ne sait jamais quand ils seront bloqués sans emploi, pour trouver le moyen de joindre les deux bouts.

Il n’y a rien de mal à profiter de la vie. En fait, si vous ne profitez pas de la vie, je suis désolé pour vous. Mais dans certains cas, notre incapacité à retarder la gratification nous donne le contraire de ce que nous recherchons. Nous sommes paresseux aujourd’hui et finissons par travailler deux fois plus dur par la suite, car nous n’avons pas investi pour l’avenir. C’est comme conduire une voiture pendant des semaines sans changer l’huile ou faire le contrôle technique, puis s’énerver parce que votre voiture tombe en panne.

L’éducation financière est une clé du succès et d’émancipation

Quand j’étais jeune, j’ai beaucoup travaillé au collège, mais ce n’était pas parce que j’avais un amour intense pour l’éducation (qui s’est développé plus tard). Au lieu de cela, j’ai travaillé dur parce que je voulais «croquer dans la pomme» plus tard dans la vie. Une fois mes études terminées, mon travail bien rémunéré et ma propre entreprise, je me suis amusé plus que je ne l’aurais imaginé. Certains de mes amis qui n’investissaient pas, en revanche, ont découvert que leur vie était devenue un travail pénible et acharné rempli d’inconfort, ce qui semblait être l’opposé de ce qu’ils cherchaient.

Je ne sais pas tout et je ne prétends pas le faire. Mais en établissant des normes et des attentes élevées, vous pouvez au moins donner à vos enfants une chance de réussir dans la vie. Leur décision est d’accepter ou non les conseils, mais au moins vous leur avez donné une chance.

Boyce Watkins, également connu sous le nom de The People’s Scholar, est un éminent chercheur et commentateur social. Sa pensée, qui suscite la réflexion (et parfois la controverse), a été présentée sur tous les principaux médias, notamment CNN, MSNBC et Huffington Post. Bien qu’il analyse une vaste gamme de sujets, il s’intéresse principalement à l’émancipation économique, à la justice sociale et à l’éducation.

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Cette corruption Française que l’on minimise toujours

Pour les européens et les occidentaux en général, la corruption est une maladie endémique des pays du sud, une spécificité des pauvres en somme. Ils en parlent avec cette tête désolée et un paternalisme assumé en nous tapant sur l’épaule genre « je compatis mais vous avez vraiment l’air comme ça quoi ». C’est vrai que l’on a des champions chez nous dans tous les cercles du pouvoir pour détourner des sommes astronomiques d’argent public, d’argent des ONG, de dons divers et variés, si ce ne se sont pas les ressources minières ou le pétrole directement.

Nous l’admettons volontier, le nier serait vain et stupide. Le problème, c’est lorsque nous voulons mettre en perspective les mécanismes (pour qu’il y ait un corrompu il faut un corrupteur) internationaux de corruption. Cela s’aggrave lorsqu’on parle de corruption interne au pays. C’est comme le racisme, ça existe mais c’est vraiment, vraiment minoritaire selon eux. Récemment quelqu’un de courageux, un avocat de renommée et un fin connaisseur des milieux aisés de la capitale, Juan Branco a épinglé l’un des plus gros systèmes de corruption franco-française. Voyez seulement:

Le courrier ci-dessus a été publié sur le compte twitter de Juan Branco suite à une tentative de l’entreprise de le faire radier du barreau de Paris. Par chance (ou probité) ils ne se sont pas laissé corrompre et ont communiqué à l’avocat cette lamentable manoeuvre. C’est dire qu’il parle avec de solides arguments, étant lui-même un spécialiste du droit.

Tenez-vous bien: les travaux sont de l’ordre de 495 millions, l’entreprise Bouyghes fait une facture d’1,35 milliards et ils rajoutent 945 millions d’entretiens du bâtiment du P.A.L.A.I.S DE J.U.S.T.I.C.E!!

C’est la Casa de Papel leur boite. Sauf que le président est leur bon copain et que tout est légal. Dans son livre « Crépuscule » trouvable gratuitement en PDF, Juan Branco démontre avec brio tous ces réseaux qui ne sont pas seulement corrompus, ILS SONT LA CORRUPTION comme il l’écrit. Si ces gens sont prêts à faire payer de si lourds tributs à leur concitoyens, quels scrupules peuvent-ils avoir en dehors de leurs frontières? Ne pensez pas que ce n’est qu’un cas isolé, c’est un système qui profite tantôt à l’un tantôt à l’autre entre les milliardaires de ce pays. Le livre le démontre à souhait et dans une période très récente, alors que ce phénomène est très bien ancré dans ce pays. D’où la reproduction quasi infinie des élites aux plus hautes fonctions.

source: usembassy

 

L’exclusion de ces cercles de nos élites venus des anciennes ou actuelles colonies ou avec des noms à consonance Africaine n’est en définitive que secondaire. Ils doivent déjà déterminer entre eux qui arrivera au sommet à chaque élection, chaque gros contrat international, chaque nouveau marché. Vous ne verrez jamais un Afrodescendant même né en France obtenir une licence d’exploitation des télécoms ou la direction d’une banque centrale. Le sport et la chanson seulement. Même si vous vous appelez Tidjane Thiam il faut aller chercher ailleurs un travail à la hauteur de vos compétences. Si vous vous appelez Macron, avec beaucoup moins de talent et d’expérience, la présidence vous est acquise. Il faut que cela soit clair pour tout le monde parmi nous.

 

Cessons de nous morfondre en pensant que nos dirigeants sont de la pire des espèces, ils sont venus apprendre chez leur corrupteur comment danser cette musique à ce niveau. Nous savons bien que la corruption est globale et date de périodes immémorables. Faisons en sorte qu’ils n’aient d’autres choix que de nous inclure dans la mise sur orbite de nos sociétés respectives. La société civile doit montrer la voie de la probité, de l’engagement désintéressé, de l’excellence, de l’amour de la patrie. Participons à créer des institutions qu’ils ne pourront mettre à genous. Mettons nos compétences au service de nos territoires, la rançon est bien plus grande, l’honneur incommensurable. Sinon vous pouvez toujours rester sur leur territoire payer les dettes qu’ils ont fabriqué de toutes pièce pour vous.

 

 

De l’afrocapitalisme au mondes de demain

L’impasse de l’AfroCapitalisme

Chère soeur, cher frère, c’est la désolation qui nous amène. La vérité est que nous sommes à bout de souffle. Comme cette foutue économie. Eux, les afro capitalistes que l’on voit tête baissée, concentrés sur les indicateurs de leur petit monde, de leurs parts de marché. Ils sont nécessairement monétaires, financiers, chiffrés et tangibles. En tout cas ils ne croient qu’en ces choses-là. L’avenir c’est eux qui le construit entend-on dans les médias, surtout les plus mainstream. Leur objectif? Coffrer un max et « être libre » de faire ce que tu veux. La liberté est chaque jour un peu plus acquise, chaque jour cette quête de liberté les éloigne du quotidien routinier, elle les éloigne aussi du monde réel. Libres, mais trop occupé à le devenir encore plus n’est-ce pas? Le temps étant de l’argent, ils l’utilisent pour leur business quasi exclusivement. Le reste, l’afrocapitalisme l’appelle sacrifices: famille, amis, culture, loisirs…la prime est à l’endurance, la compétition est féroce. Est-ce un modèle de société? Ce modèle est-il réplicable à une grande partie de la société? La réponse est dans la question. L’entrepreneuriat est un moyen de désengorger les classes de chômeurs, ce n’est pas une fin en soi.

Ils font du moyen (argent) une fin en soi, ce qui mène au non sens. On pourrait nous rétorquer que les entrepreneurs les plus innovants ne le font pas pour l’argent. C’est vrai. C’est aussi minoritaire, comme toute innovation. Cela étant dit en résolvant parfois de petits soucis locaux sur le continent (accès à l’energie par exemple ou agriculture) on peut rapidement gagner de l’argent. C’est beaucoup moins vrai en occident d’où nous vous écrivons. Leur logiciel est trop souvent périmé, basé sur des succestory des années 80 ou pire encore sur les vendeurs de rêve de Youtube. Pourquoi? Parce que les méthodes et les mentalités qui ont amené les capitalistes d’hier à être les champions de leur domaine sont désormais caduques pour la plupart. En contexte d’urgence climatique cela questionne d’autant plus. Mais rassurons les, le non sens frappe à notre porte aussi malheureusement.

L’impasse d’une candide conscientisation

Black Power
Credit image: Ace Spencer

Le militantisme façon papa c’est terminé. La révolution n’aura pas non plus lieu sur wordpress, nous le savons. Nous avons besoin de réinventer une manière de résister à la dictature néolibérale du marché. Consommer moins inutilement, consommer mieux, consommer local et communautaire  autant que faire se peut est notre crédo. Ce n’est pas une mode, ce sont les conditions de la préservation de notre espèce. La survie de l’Humanité étant en question, beaucoup d’entre nous font une dissociation cognitive lorsqu’on leur évoque cet ultimatum. Nous ne saurions leur ressembler, notre mission est également écologique. Pourtant nous ne faisons que rarement le lien entre nos causes communautaire et cette urgence écologique. Pourtant notre mode de vie est traditionnellement respectueux de la nature. Là où nous devrions être les fers de lance d’une approche qui ressemble à ce que nos ancêtres pratiquaient, pour le bien commun de tous, là où nous devrions être les éducateurs du monde, nous regardons ailleurs et ne prenons pas part au débat. Il faut dire, aussi, qu’on en est exclu la plupart du temps, car nos oppresseurs sont les mêmes qui mettent la planète à feu et à sang. Pourquoi voudraient-ils subitement nous entendre? Afrocapitaliste, pourquoi t’allier à eux?

Vers l’économie de demain

Notre approche « humaniste » du monde est ancrée dans le terme intraduisible d’Ubuntu. Nous n’existons que parce que l’autre existe. Nous sommes les instigateurs de l’économie circulaire, des tontines, des levées de fond communautaires, des sociétés familiales et solidaires. Les stratégies développées par exemple par un Julius Nyerere vont dans le sens d’une économie dite socialiste, qui prend en compte les spécificité de la société Africaine (structure familliales, politiques sociales, création de bassins d’emplois spécialisés etc.) au lieu de parler de non-économie ou bien d’économie informelle.


L’entrepreneuriat est un terme Français, mais l’origine de la pratique se situe là où les premiers humains ont développé le commerce, c’est-à-dire en Afrique. Ce qu’on appelle low tech, phytothérapie, musicotherapie, équithérapie etc. Ces concepts sont des appellations Françaises pour nos savoirs-faire multiséculaires. Reprenons pied, débarassons-nous de nos complexes et libérons la créativité qui fera décoller nos société et nos économies, ensembles, pas l’une contre l’autre comme le propose encore aujourd’hui le néolibéralisme. Cela signifie qu’il faut décoloniser notre imaginaire, également lorsqu’on parle d’économie; que l’on pense malheureusement comme étant une invention et une spécialité des autres. Comment décoloniser l’imaginaire si nos Afrocapitalistes ne misent que très peu sur l’innovation?

Imaginer l’école de demain

 

Le siècle en cours sera celui des emplois courts et diversifiés, de la formation tout au long de la vie, des changements de trajectoires, des adaptations multiples. La résiliance Africaine est notre plus bel atout envers l’ensemble des enjeux qui sont déjà les nôtres. Combien de nos parents ont eu des formations initiales totalement différentes de ce qu’ils ont exercé en occident? Combien ont dû apprendre sur le tas des choses parfois diamétralement opposées à leur formation de base? Combien d’entre nos freres et soeurs sur la terre mère on de multiples métiers: quelques fois ils sont à la fois peintre et mécanicien! Là où nous voyons actuellement un défaut de formation, voyons désormais une adaptabilité extraordinaire, une résilience incroyable. Chérissons nos qualités, allons sereinement vers ce futur si incertain, car si le chaos est trop souvent notre quotidien, nous sommes les plus à mêmes de tenir la route dans ces conditions, profitons-en.

Credit: Terricks Noah

Faisons de l’école Africaine de demain un lieu d’excellence, mais pas seulement, également un lieu d’inclusion où chacun sera pris en compte, chaque qualité valorisée, chaque compétence utile au plus grand nombre. Un endroit où nos enfants seront toujours plus autonomes (là encore l’autonomie des enfants Africains est un exploit sous-estimé), avec des savoirs qui sont proches d’eux, des professeurs qui sont proches d’eux, des programmes adaptés à leur réalité.

C’est un long combat, et Elimu est une initiative qui va vers la distribution massive d’armes de survie.

Ubuntu! On est ensemble!

Comment les bébés noirs ont été utilisés comme appâts d’alligators par des chasseurs blancs [Histoire amère]

Cette histoire est celle d’un appât du gain qui fit rencontrer Alligators et bébés Noirs, et elle est très dérangeante

 

En 418 av. J.-C. Hérodote, le philosophe grec, surnommé le père de l’histoire, a déclaré qu ‘«un homme qui ignore tout des événements survenus avant sa naissance restera pour toujours un enfant».

Nous devons aller plus loin en déclarant que «tout être humain qui refuse de tirer les leçons de son histoire est condamné à en répéter les erreurs et, en tant que tel, partagera le même sort avec les conséquences de telles erreurs».

L’Afrique est un continent riche en histoire. Alors que nous aimons raconter des histoires sur notre passé doré, il est important que nous donnions également un compte rendu complet et non dilué de notre parcours à travers l’esclavage et de l’inhumanité de l’homme envers l’homme.

Parmi toutes les atrocités commises à l’encontre des Africains réduits en esclavage dans les Amériques et en Europe, l’utilisation des bébés comme appât pour alligator en est une qui laisse toute conscience amorphe. Imaginer que l’enfant en question était le vôtre vous enverrait des frissons.

un bebe noir pris par des Alligators

Ces choses ne sont pas faciles à dire, mais nous devons les dire, pour la postérité. Pour le présent et l’avenir.

L’appât d’alligators, également appelé alligator bait, était la pratique diabolique consistant à utiliser de jeunes enfants africains comme appâts pour attirer les alligators de l’eau à la terre. Cette pratique était populaire en Louisiane et en Floride, ainsi que dans d’autres régions du sud des États-Unis.

À cette époque, il y avait une forte demande pour la peau d’alligator, qui était utilisée dans la production de chaussures, de vestons, de ceintures et d’autres articles en cuir. La peau d’alligator était très rentable dans les années 1800-1900. Mais les chasseurs ont souvent des accidents et perdent leurs armes ou leur vies alors qu’ils s’immiscaient dans les eaux marécageuses en tentant d’attirer les alligators à la surface la nuit.

Donc, leur autre option viable était de voler des bébés esclaves et de les utiliser comme appâts. Ils n’ont trouvé ni rongeurs, ni poulets, ni lapins, ni petites chèvres. Celles-ci étaient trop précieuses. Ce devait être un bébé qu’une femme porterait pendant 9 mois sous une douleur intense, une brutalité et un dur labeur.

 

Ce récit a été démenti par beaucoup dans leur tentative de dissimulation de cette atrocité. Mais il existe des comptes rendus oraux, des documentaires et des publications pour justifier notre droit à la cicatrisation, à l’empathie et à la guérison.

Ils prenaient photos et cartes postales de leurs horreurs

 

En 1923, une publication dans «Time Magazine» signalait que «De Chipley, en Floride, il a été signalé que des bébés de couleur étaient utilisés comme appâts alligator. Les nourrissons ont été laissés à jouer dans des eaux peu profondes tandis que des chasseurs expérimentés surveillaient dissimulés à proximité. Lorsqu’un saurien s’approche de sa proie, il était abattu par les chasseurs. La chambre de commerce de Chipley a déclaré que l’histoire était « un mensonge stupide, faux et absurde ». Peut-être, mais cela a été largement rapporté dans la presse américaine, donc c’était au moins crédible parmi les Américains blancs de l’époque. « 

Pour donner une preuve supplémentaire de cette pratique abominable, des photos et des cartes postales trouvées dans le musée Jim Crow éclaircissent cette question. Un homme de Floride avait encadré et collé au mur une photo montrant neuf petits garçons africains nus avec les mots «Alligator Bait» écrits ci-dessous.

Encore cette obsession de tout clôturer, mettre dans des zoo le vivant: alligators et bébés Noirs

 

Pour étayer encore plus ce récit, le 3 décembre 1908, le «Washington Times» rapporta qu’un garde-fou de zoo situé dans les jardins zoologiques de New York appâterait des «Alligators avec des pickaninnies» hors de leur quartier d’hiver. Il a envoyé deux enfants d’esclaves africains dans une enceinte abritant des alligators et plus de 25 crocodiles.Les reptiles ont dû être conduits hors de leurs réservoirs d’hiver dans des réservoirs d’été afin de pouvoir être vus par les gens. Ils n’ont trouvé aucun autre moyen de le faire, mis à part de placer ces enfants dans la citerne pour attirer les alligators et les crocodiles. Comme c’est artistique !!!

L’article se lisait ainsi: Deux jeunes enfants de couleur ont traversé la maison de reptiles parmi la foule de visiteurs »et ont été« mis au travail. […]Les alligators ont été «persuadés» d’entrer dans leurs quartiers d’été par des «petits africains dodus. »

Certaines sources ont affirmé que les mères recevaient 2 dollars (2 dollars) pour que leur bébé soit utilisé comme appât. Ils ont également affirmé que les bébés n’étaient pas blessés. Mais c’étaient juste de fausses déclarations, pour cacher les crimes odieux. Quelle mère sensée permettrait à son enfant d’être attaché avec une corde autour du cou et gardé comme appât au bord de la rivière ou du lac? Aucune mère ne ferait ça. Et à l’époque, les esclaves africains ne savaient ni lire ni écrire, alors comment ont-ils lu les annonces et postulé comme le prétendent certaines sources?

Au contraire, des comptes rendus oraux de cette pratique indiquent que, dans la plupart des cas, les bébés sont mangés par l’alligator, avant que les chasseurs ne lui tirent dessus. Les chasseurs avaient parfois pour objectif de tuer l’alligator seulement après que le bébé fût dans la gueule. La preuve en est trouvée dans les cartes postales, les images et les bibelots fabriqués à l’époque pour commémorer la pratique.

Memoires d’un esclave

La barbarie sans limite, vous n’avez pas encore tout lu…

 

D’autres articles prétendent que les enfants d’esclaves africains ont été non seulement utilisés régulièrement comme appâts alligator, mais également écorchés violemment pour se préparer. Nous pensons que l’odeur du sang et de la chair blessée était destinée à attirer les alligators.

Le petit-fils d’un homme qui avait l’habitude de se livrer à cette affaire racontait ce qu’il avait à dire: quand leurs mères ne regardaient pas… Certains étaient des bébés; certains auraient un an. Il a dit qu’ils prendraient ces enfants et les emmèneraient dans le marais et les laisseraient dans des enclos, comme des petits poulaillers.

Ils allaient là-bas la nuit, prenaient ces bébés et… les attachaient, leur passaient une corde autour du cou et autour du torse, et les attachaient fermement. Ils crieraient… Ce qui fait qu’ils se noyaient. Il a dit que lorsqu’ils allaient jeter les bébés attachés à cette corde, en quelques minutes, a-t-il dit, les alligators étaient sur eux. Il a dit que l’alligator les tiendrait dans sa mâchoire. En fait, une fois qu’il les a serrés, ils sont littérallement avalés. Il a dit que vous ne pouviez rien voir sauf la corde! Certains seraient des nourrissons, certains auraient un an « 

Certaines de ces pratiques perverses et inimaginables des propriétaires d’esclaves en Amérique pouvaient également se retrouver au Musée des souvenirs racistes Jim Crow, dans le Michigan, aux États-Unis.

«Dans le musée, aux côtés de nombreuses représentations stéréotypées de« pickaninnies »(insultes raciales appliquées à des jeunes afro-américains) parlant un anglais fracturé, mangeant des pastèques, prenant des opossums, etc., sont autant de représentations animées d’enfants noirs (et parfois d’adultes noirs). ) comme «appât alligator» sans valeur.

La pratique consistant à utiliser des enfants d’esclaves africains comme «appât alligator» pourrait également être trouvée dans les films et la musique populaire et dans des berceuse «Appât du petit alligator de Mammy», composée par Henry Wise et Sidney Perrin en 1899.

Ceux qui ont pratiqué l’esclavage ont délibérément tenté de cacher ces éléments de l’histoire de l’esclavage. Ils ne font pas grand chose pour s’excuser et réparer ces horribles crimes contre l’humanité. Essayer de nier cela ajoute encore plus de chagrin aux descendants des esclaves africains, étant donné que leurs enfants sont encore tués en Amérique aujourd’hui.

Dans la vidéo ci-dessus (malheureusement en anglais) vous pourrez voir des épisodes de dessin animé qui relatent des attaques d’alligator sur des enfants noirs

Le monde demande aux Africains de la diaspora d’oublier ces choses. Ils disent: «Ceux qui ont commis ces crimes et leurs victimes sont morts depuis longtemps, alors laissez l’histoire mourir avec eux». Mais ils oublient vite que les Juifs se souviennent encore et parlent de l’Holocauste chaque année. Le Japon se souvient encore et commémore le bombardement nucléaire d’Hiroshima. Alors, pourquoi la diaspora africaine devrait-elle se taire à propos des crimes commis contre elle?

Des études ont montré que l’héritage des événements liés à l’esclavage affecte toujours la santé mentale des Afro-Américains. En effet, les traumatismes peuvent être transférés de mère en enfant et personne ne sait combien de générations de traumatismes psychologiques peuvent voyager.

Ces récits d’histoires douloureuses ont pour but d’apporter des connaissances et d’aider la communauté de la diaspora africaine à faire face à ces traumatismes.

Nous pouvons pardonner, mais nous ne devons jamais oublier. !!!

Traduit par la Team Elimu

source

Esclavage: lorsqu’ils ébouillantaient les esclaves dans des cuves à sucre

Chaque jour qui passe, nous découvrons les nombreux maux perpétrés contre les Noirs par les Caucasiens de ce monde. A chaque nouvelle leçon d’histoire, nous sommes choqués au-delà de notre imagination.

L’histoire de l’Afrique va au-delà de l’ère des esclaves et remonte à des milliers d’années. Nous n’ignorons pas que le continent noir était beau, glorieux et noble. Mais alors que nous racontons nos histoires glorieuses, nous devons également appeler et informer nos jeunes et nos jeunes enfants de la méchanceté que nous avons subie en tant que race. Cette connaissance éclairera notre décision sur la manière dont nous interagissons avec nos oppresseurs.

Certaines des pires atrocités commises sur notre peuple à l’époque de l’esclavage se sont produites dans les plantations. Cela allait des fermes d’élevage où des parents hommes et femmes étaient jumelés pour avoir des rapports sexuels et se reproduisent, au viol, au meurtre et au meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants. Dans les plantations, les Noirs emmenés en esclavage ont été réduits en-dessous des animaux et ont subi le pire sort connu de l’homme dans l’Histoire. Lorsqu’ils n’étaient pas alcoolisés de force comme le racontait Frederick Douglas, il se trouve qu’ils pouvaient aussi être ébouillantés vivants.

Selon les archives du british museum, les esclaves ont été bouillis dans des cuves à sucre, à titre de sanction dans les Caraïbes (Antilles).

Au 18ème, 19ème et 20ème siècle, les Caraïbes avaient de grandes quantités de plantations de sucre et de champs. Les Africains réduits en esclavage constituaient la principale source de main-d’œuvre dans les plantations et travaillaient toute la journée, plantant, récoltant et moulinant dans les raffineries de sucre.

La plantation de canne à sucre dans les Caraïbes (Barbade) a débuté dans les années 1640 et était essentiellement exploitée par une combinaison d’Africains et de prisonniers des îles Britanniques. Les élites trouveraient plus tard un moyen d’atteindre l’Afrique et de voler les Noirs qu’elles amenaient au travail dans les Plantations.

Memoires d’un esclave

Le processus de plantation et de transformation de la canne à sucre était très fastidieux. Beaucoup d’esclaves africains sont morts de maladie, de malnutrition, d’épuisement ou ont été tués par des esclavagistes qui voulaient donner une leçon aux autres.

Dans ce cas particulier, un Africain réduit en esclavage était malade et ne pouvait pas travailler dans la plantation. Le surveillant de la plantation n’aurait rien eu à faire de cela, car il voulait plus de rendement et de profit pour ses maîtres. Il décida donc de jeter le jeune africain dans une casserole de sucre en ébullition et de le coincer avec un bâton pour que le jeune homme malade puisse se noyer un peu dedans.

Les mots du surveillant étaient: «B-t your Black Eyes! Tu ne peux pas travailler? Tu ne te sense pas bien? Mais je vais vous donner un bain chaud, pour te soigner […].

Après l’avoir ébouillanté dans le jus de sucre, le surveillant l’a fait sortir et l’a fouetté au point qu’il a fallu six mois supplémentaires au jeune Africain réduit en esclavage pour récupérer des plaies et se brûler la peau. Dans un débat de Wilberforce sur l’abolition de l’esclavage le 18 avril 1791, il confirma le châtiment pervers des esclavagistes qui consistait à ébouillanter des esclaves en disant que: «un surveillant. . . a jeté un esclave dans le jus de canne en ébullition. L’esclave mourut en quatre jours; il n’a pas été puni autrement qu’en remplaçant l’esclave et en renvoyant du service. « 

Ceci et beaucoup plus de mal ont été commis sur les Africains qui travaillaient dans les plantations de canne à sucre. Un médecin, James Ramsay, qui travaillait dans les plantations de canne à sucre à Saint-Kitts, a fait des révélations choquantes sur la façon dont les surveillants traitaient les esclaves.

 

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Dans un livre qu’il écrivit, il donna un récit confus, mais détaillé: «Les peines ordinaires infligées aux esclaves pour les délits de négligence, d’absence du travail, de consommation de la canne à sucre, de vol, sont des coups de fouet, des coups quelquefois à la rupture des os, à la chaîne, à un creux de fer autour du cou… à un anneau autour de la cheville et à l’enfermement dans le cachot. Il y a eu des cas de coupure d’oreille, de fracture de membre de manière à rendre l’amputation nécessaire, d’éborgnement et de castration… En bref, à la place de la décence, de la sympathie, de la moralité et de la religion; l’esclavage produit la cruauté et l’oppression. Il est vrai que l’application insouciante des punitions ordinaires ruine la constitution et raccourcit la vie de nombreux misérables. « 

Conclusion:

Ces scénarios diaboliques ont continué à chasser notre peuple jusqu’à cette date. Même si les Noirs qui sont en vie aujourd’hui n’ont pas vécu ces atrocités directement à cette époque, la méchanceté des Caucasiens aujourd’hui est un rappel vivant que rien n’a vraiment changé.

Jusqu’à ce jour, les Africains sont toujours pris en esclavage et traités comme des animaux. Les Noirs sont toujours tués et il n’y a pas ou peu de système judiciaire qui se bat pour les droits de l’homme Noir dans le monde entier.

Par conséquent, les Noirs doivent se rassembler comme les Juifs pour reconquérir leur destin, se protéger et débarquer de toute forme d’agression. C’est un devoir pour nous tous de rester unis, sinon nous serons à jamais méprisés.

source

Une traduction Team Elimu

 

 

5 amis ont économisé 50 dollars par semaine pendant 2 ans et ont acheté le premier bien d’investissement

Les cinq heureux associés

 

 

 

 

 

 

 

 

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Qu’est-ce qui vous a fait entrer dans l’immobilier?

«Nous avons perdu tellement d’amis et d’être aimés dans la violence, que nous savions que nous avions besoin d’un changement. Nous ne savions pas encore ce que c’était mais je savais que cela avait avoir avec la propriété, l’investisement. Je venais juste d’ouvrir mon école et je commençais donc à avoir l’esprit d’entreprise, même s’ils  n’ont pas pu le voir au début, ils ont quand même cru en moi. » A déclaré Najee Hannigan.

Tu es d’où et qui sont tes amis sur la photo?

Nous vivons à Philadelphie.
Alors les deux sont assis à côté de moi, nous sommes amis depuis plus de 10 ans. Les deux derrière moi sont mes deux plus jeunes cousins.

Viens Hannigan 26
Tyree Harvey 26
Darius Jacobs 26
Meqai Berger 23
Ahmid Hill 23

Dans quelle ville avez-vous acheté votre immeuble de placement et quels sont vos projets avec cet immeuble?

Nous avons donc démarré une société de gestion immobilière avec un plan de «réhabilitation» de cette propriété et de sa location. Nous prévoyons de posséder plus de 1000 unités.

Quels ont été les obstacles les plus difficiles de votre parcours immobilier?

La partie la plus difficile a été de faire comprendre à mon équipe que le temps passait de toute façon, nous pouvons effectuer un investissement en nous-mêmes ou continuer à le laisser passer.

Quel conseil donneriez-vous à des investisseurs immobiliers inspirants?

Trouvez des personnes de confiance et n’abandonnez jamais. Ne pas se disputer à propos de bêtises et penser toujours à la situation dans son ensemble. Abandonner quelque chose comme l’abonnement au câble ou des vêtements pendant un an ou deux peut vous mettre dans une position de vie prolongée.

source

Traduit par la Team Elimu