L’émancipation,
une construction consciente.

Comment le Nigeria a depensé 61$ Milliards pour soutenir les Noirs d’Afrique du Sud dans la lutte contre l’Apartheid

Dans une rare démonstration d’amour fraternel en Afrique du Sud, les Nigérians ont fait d’énormes sacrifices contribuant à la destruction de l’apartheid en Afrique du Sud.

 

Les étudiants du Nigeria ont jeûné les midis pour faire des dons, et juste en six mois, en juin 1977, la Southern African Relief Fund (SARF) a atteint 10,5 millions de dollars. Les dons au SARF étaient largement connus au Nigeria sous le nom de «taxe Mandela».

 

 


Grâce à la levée de fonds, un premier groupe de 86 étudiants sud-africains est arrivé au Nigéria en 1976, suite à la perturbation du système éducatif en Afrique du Sud. Cela s’est produit après le massacre de 700 étudiants par la police blanche alors que les premiers protestaient contre la décision du régime d’apartheid de changer leur langue d’éducation en afrikaans (dialecte néerlandais des colons). Des centaines d’étudiants sud-africains ont profité de l’activité du fonds pour étudier au Nigeria gratuitement.

 

Au-delà de l’accueil des étudiants et des exilés, le Nigeria a également accueilli de nombreux Sud-Africains de renom tels que Thabo Mbeki (ancien président sud-africain de 1999 à 2008). Il a passé 7 ans au Nigeria, de 1977 à 1984, avant de déménager pour le siège de l’ANC à Lusaka, en Zambie.

Le Nigeria, en compagnie d‘autres nations africaines, a exercé des pressions pour la création du United Nations Special Committee against Apartheid (Comité spécial des Nations Unies contre l’apartheid) et l’a présidé pendant 30 ans, plus longtemps que tout autre pays.

Entre 1973 et 1978, le Nigéria a versé une somme financière énorme au United Nations Educational and Training Programme for Southern Africa, un fonds d’affectation spéciale volontaire qui promeut l’éducation de l’élite noire sud-africaine.

Quant au commerce, le Nigeria avait refusé de vendre du pétrole à l’Afrique du Sud pendant des décennies pour protester contre la règle de la minorité blanche. Le Nigeria a perdu environ 41 milliards de dollars au cours de cette période.

Surtout, le Nigéria était la seule nation à avoir créé le Comité national contre l’apartheid (NACAP, National Committee Against Apartheid) dès 1960. La mission du comité était d’informer tous les Nigérians des maux du régime d’apartheid, des écoles primaires aux universités, aux médias publics et aux marchés, à travers des affiches et des messages publicitaires. Le NACAP était également chargé de coordonner les actions conjointes du gouvernement du Nigéria et de la société civile contre l’apartheid et de conseiller les décideurs sur les décisions anti-apartheid. Pendant plus de trois décennies, le NACAP a réussi à établir des alliances avec des mouvements syndicaux, des groupes d’étudiants, des éléments progressistes et d’autres organisations internationales de base au Nigeria pour des activités anti-apartheid efficaces.

Nacap contre l'apartheid

En fait, jusqu’en 1960, la lutte de l’ANC contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud donnait de très petits résultats. Le monde entier était tout à fait indifférent quant à la souffrance des Noirs Sud-Africains. En outre, les pays occidentaux ont fortement appuyé le régime d’apartheid qui lui a fourni des technologies, des renseignements et des accords commerciaux favorables. Les choses ont commencé à changer radicalement seulement après que les pays africains soient devenus indépendants dans les années 1960. Le Nigeria a pris sans équivoque le leadership du mouvement anti-apartheid dans le monde entier.

Malgré la nature volatile de la politique nigériane et le passage de nombreux chefs militaires et civils, le Nigéria n’a jamais abandonné son engagement inébranlable envers la liberté de nos frères et sœurs en Afrique du Sud. De 1960 à 1995, le Nigeria a dépensé plus de 61 milliards de dollars pour appuyer la fin de l’apartheid, plus que tout autre pays dans le monde, selon l’Institut sud-africain des affaires internationales. Le pays n’a jamais laissé tomber aucune occasion de dénoncer l’apartheid, du boycott des Jeux Olympiques et des Jeux du Commonwealth à la nationalisation des actifs de British Petroleum en 1979.

Discours a l'ONU contre l'apartheid

Malheureusement, nos frères et sœurs en Afrique du Sud n’ont pas été reconnaissants du Nigéria. Lorsque Mandela est décédé en 2013, le président nigérian n’a même pas eu l’occasion de s’exprimer. Dans le même temps, les représentants des États-Unis. (U S) et le Royaume-Uni (U K), deux pays soutenant le régime de l’apartheid, étaient à l’honneur…

 
 

Traduit par la team OJAL

 

Juan José Nieto Gil, le président Afro-Colombien que l’on a blanchi

 

Juan José Nieto Gil, 14ème président de Colombie de janvier à juillet 1861

 
 
 
Juan José Nieto Gil est né en 1804 à Baranoa, alors une partie de la vice-royauté de Nouvelle-Grenade. Fils de Thomas et Benicia Nieto Gil qui travaillaient à la fabrication de mèches de coton pour les bougies. Il a passé ses années de formation à Baranoa, ville sur la côte caraïbe, « peuplée d’Afro-Colombiens et qui a toujours été considéré comme marginale par le pouvoir central de Bogota « . Ce dernier était métis, fils d’une Noire, descendante d’esclaves, et d’un Espagnol. En Colombie, les métis «sont considérés comme Noirs». Après l’indépendance de Cartagena de Indias en 1811 sa famille a décidé de déménager de façon permanente à là-bas.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il a commencé à travailler professionnellement comme commis dans le magasin marchand de Jose Palacio et Ponce de Leo. Impressionné par son intelligence de l’époque, ce dernier donna accès à des livres qui ont contribué à rendre le jeune autodidacte. Le père finalement accepta de donner la main de sa fille Maria Margarita à Juan José. Juan Jose étant un Afrodescendant, le mariage avec la fille d’un marchand espagnol lui a donné un coup de pouce dans l’échelle sociale de l’époque. Avant d’atteindre trente ans, l’homme était déjà en service dans les postes publics d’importance.
 
 
 
Il prend le temps de publier une Géographie historique, statistique et locale de la province de Carthagène, premier ouvrage du genre. Un an plus tard, il participe à l’une des guerres civiles qui ravagent le pays tout au long du XIXe (et qu’évoque l’écrivain Gabriel Marcia Marquez, prix Nobel de littérature, dans son livre Cent ans de solitude). Le conflit (dit Guerra de los Supremos, guerre des Suprêmes, ou parfois Guerra de los Conventos, guerre des Couvents) déchire ce que l’on appelle alors la Confédération grenadine ou Etats-Unis de la Nouvelle Grenade.
 
 
Nieto Gil est fait prisonnier pendant le conflit et doit s’exiler pendant cinq ans à Kingston, en Jamaïque. Visiblement démangé par le démon de l’écriture, il va publier plusieurs romans, Rosina, Les Morisques et Ingermina ou la fille de Calamar. Ce livre, d’un genre sentimental, est considéré comme le premier roman colombien.
 
 

Un homme ambitieux

 
Le député revient d’exil en 1847. Il a de l’ambition. Il fonde alors un journal, La Democracia. Membre du Parti libéral, il est élu gouverneur de l’Etat de Bolivar (dont Carthagène est la capitale) en 1851, évinçant l’évêque Pedro Antonio Torres. Il va alors y abolir l’esclavage, au cours d’une grande cérémonie. «Aujourd’hui, il n’y a plus d’esclaves. (…) En ce jour, le plus beau de la République, je salue ceux qui le furent. En ce jour ont disparu les noms odieux de maître et d’esclave, première étape de son abolition dans toute la Colombie. Jour à partir duquel plus aucun de nos frères ne portera à son cou(…) la chaîne de la servitude». En tant que gouverneur, il a promulgué la deuxième constitution politique de l’Etat de Bolivar.
 
En juillet 1860, il décide la sécession de son Etat, en révolte contre le pouvoir central de Bogota. Et s’allie au général Tomás Cipriano de Mosquera, qui dirige l’Etat de Cauca.
 
Le 25 janvier 1861, en l’absence de son allié qui continue à se battre, Nieto, devenu général, se proclame président des Etats-Unis de Colombie. Il exerce alors le pouvoir qu’il cède, le 18 juillet, à Mosquera. Il aurait notamment instauré l’école primaire gratuite et obligatoire. Juan José Nieto Gil meurt le 16 juillet 1866 à Carthagène.
 
Cependant, son successeur et ancien allié, Tomás Cipriano de Mosquera, aurait tout fait pour effacer sa mémoire. La tombe de Juan José Nieto Gil sera saccagée et «son seul buste connu, détruit». «Il était tellement insupportable à l’élite blanche et descendante d’Espagnols d’avoir eu, ne serait-ce que six mois, un président noir, qu’elle a envoyé son portrait officiel se faire blanchir la peau en France»! En clair, l’unique représentation de l’ancien président fut retouchée en France pour que de noir, l’ex-président devienne blanc.
 
 
 

Source : – Gonzalo Guillen, « Colombia borró de la historia a su único presidente negro », dans El Nuevo Herald

Team OJAL 
 
 

5 extraordinaires Femmes Noires qui ont joué un rôle majeur dans la Révolution américaine

Phillis Wheatley (1753 – 5 décembre 1784)


Phillis Wheatley fut enlevée d’Afrique et emmenée en Amérique étant jeune fille. Cétait une fille instruite qui écrivait de la poésie, dont un poème pour le général George Washington. Quand Washington, chef de l’armée Patriote, entendit parler du poème que Wheatley avait écrit sur lui, il l’invita à son camp, où elle lut pour le futur président des Etats-Unis. Wheatley fut la première femme noire à avoir un livre publié. On lui accorda ensuite sa liberté.




Elizabeth Freeman (1742 – 28 décembre 1829)

Elizabeth Freeman, connu sous le nom de maman Bett, était une esclave qui intenta une action en justice pour sa liberté et l’a gagna. Deux ans plus tard, le cas de Freeman fut présenté lors d’un autre procès et joua un rôle décisif dans la décision du Massachusetts de déclarer inconstitutionnel l’esclavage dans cet état. Elle fut un héros révolutionnaire.



Lucy Terry-Prince (1730 – 1821)

Lucy Terry-Prince fut capturée à Rhode Island en Afrique. Elle épousa le prince Abia avec qui elle a eu six enfants. Deux de leurs fils serviraient dans la Révolution américaine. Sa seule oeuvre qui parvint jusqu’à nous,Bars Fight (1746), est le plus ancien poème existant écrit par une Afro-Américaine.



Oney Judge (vers 1773)

Oney Judge était une esclave qui vivait sur la plantation​​ de George et Martha Washington. Elle s’éclipsa une nuit à la fin de mai 1796 tandis que les Washington étaient en train de dîner. Elle fut caché par ses amis jusqu’à ce qu’elle puisse trouver un bateau en direction du nord.

Mammy Kate (1740-1815) 


Mammy Kate était une esclave qui travaillait sur la plantation du gouverneur de Géorgie Stephen Heard. Lorsque Heard fut capturé et retenu prisonnier pendant la Révolution américaine, Mammy Kate réussit à s’infiltrer et à faire sortir clandestinement Stephen Heard. Mammy Kate fut la première femme noire à être honoré en tant que un patriote de la Révolution américaine dans l’état de Géorgie.


Source : http://AtlantaBlackStar.com/

Traduit par la team OJAL

Qu’est-ce que la suprématie blanche?


Selons vous qu’est-ce que la suprématie blanche?


La suprématie blanche est un système historiquement fondé, sur l’exploitation et l’oppression des continents, des nations et des peuples « de couleur » par les peuples « blancs » et les nations du continent européen, dans le but de maintenir et de défendre un système de richesse, de pouvoir, et de privilège.

 

I. Pourquoi la suprématie blanche est un système ?

L’erreur la plus courantes que les gens font lorsqu’ils parlent de racisme c’est de penser que c’est un ensemble de préjugés et d’actes individuels de discrimination. Ils ne voient pas que c’est un système, un réseau de verrouillage, le renforcement des institutions: économiques, militaires, juridiques, éducatives, religieuses et culturelles. En tant que système, le racisme affecte chaque aspect de la vie dans un pays.
 
 
En ne comprenant pas que le racisme est systémique (s’inscrivant d’un système), les gens personnalisent ou individualisent souvent les actes racistes. Par exemple, ils vont réduire le comportement raciste de la police comme étant celui de « quelques pommes pourries » qui doit être supprimé, plutôt que de voir qu’il existe dans les services de police, dans tout le pays et qu’il est la base de la société. Cette erreur a des conséquences réelles: refuser de voir les brutalités policière dans le cadre d’un système, et que le système doit être changé, signifie que ces brutalités vont se poursuivre.
 
 
 
La nécessité de reconnaître le racisme comme étant systémique est une des raisons pour lesquelles le terme de suprématie blanche a été plus utile que le terme de racisme. Ils se réfèrent au même problème. Cependant:
 
 – Le but du racisme est beaucoup plus clair quand nous l’appelons « suprématie blanche. » Certaines personnes pensent que le racisme juste une question de préjugés. Le terme « Suprématie » définit une relation de pouvoir.
 
 – La race n’est pas un concept scientifique. Bien que le racisme soit une réalité sociale, il est basé sur un terme qui n’a pas de réalité scientifique biologique ou autre.
 
 – Le terme « racisme » conduit souvent à des impasses lors des débats quant à savoir si une remarque ou une action particulière par une personne/individu de race blanche est vraiment raciste ou non. Nous allons atteindre une meilleure compréhension du racisme en analysant la façon dont une certaine action concerne le système de la suprématie blanche.
 
 – Le terme de « suprématie blanche » donne aux blancs un choix clair de soutien ou d’opposition à un système, plutôt que de nous enliser dans des revendications anti-racistes (ou non).
 

II. Pourquoi la suprématie blanche est un système historiquement fondé ?

 

Chaque nation a un mythe fondateur, c’est à dire l’histoire que l’on enseigne sur la façon dont la nation est venue à l’existence. Aux États-Unis, le mythe commence avec la soi-disant «découverte» de l’Amérique par Colomb, continu avec les colonies des courageux pèlerins, l’obtention de l’indépendance vis-à-vis de l’Angleterre avec la Révolution américaine, et a ensuite la conquête de l’ouest jusqu’à ce qu’il devienne l’énorme, pays riche que l’on connait aujourd’hui.
 
 
Tel est le mythe d’origine. Il omet trois principaux faits concernant la naissance et la croissance des États-Unis en tant que nation. Ces faits démontrent que La suprématie blanche est fondamentale pour l’existence de ce pays.
 
 
Les États-Unis est un État-nation créée par la conquête militaire en plusieurs étapes. La première étape était la saisie européenne des terres habitées par les peuples autochtones, qu’ils ont appelé Turtle Island. Avant l’invasion européenne, il y avait entre neuf et dix-huit millions d’autochtones en Amérique du Nord. À la fin des guerres indiennes, il y en avait environ 250 000 dans ce qui est maintenant appelé les Etats-Unis, et environ 123 000 dans ce qui est aujourd’hui le Canada (source de ces chiffres de la population du livre _La État de Native America_ éd. Par M. Annette Jaimes , South End Press, 1992). 
Ce processus doit être appelé un génocide, et il a créé la base de terre de ce pays. L’élimination des peuples autochtones et la saisie de leurs terres était la première condition de son existence.
 
 
Est-il nécessaire également de rappeler que la construction des infrastructures du pays, que cela soient les découvertes techniques et évidemment l’accumulation incroyable de richesse des Etats-Unis se sont opérées grâce à quatre siècle de traite négrière et d’esclavage des Africains? Donc après le génocide des Amérindiens, le Yovodah ou la déportation et l’exploitation (dont certains qualifie de génocide) des Africains.
Même après la soi-disant émancipation des Africains des Amériques et les prétendues indépendances des pays d’Afrique, la système capitaliste ou la manifestation économique de la suprématie blanche, et le système politique démocratique continue de nier les droits des populations non blanche du monde.
 
Seul un système organisé, planifié et verrouillé peut produire des résultats aussi effrayants … 
 
Team OJAL
 
 
 

10 vérités sur l’éducation en Afrique avant la colonisation

1: La connaissance africaine ne fut pas seulement transmise oralement

 


L’idée que l’éducation en Afrique antique fut uniquement orale et non écrite est un mythe. Dans son livre, Reversing Sail: A History of the African Diaspora, le Dr Michael Gomez, auteur et professeur d’histoire du Moyen-Orient et d’études islamiques à l’Université de New York, déclare qu’à partir de 300 avant JC, la civilisation de Méroé développa un système d’écriture propre.


 

2: Les Africains furent alphabétisés bien avant les Européens.



 

Gomez déclare qu’alors que du point de vue occidental l’intellect et l’éducation dates de l’époque de Socrate et de Platon, les populations d’Egypte et de Nubie développèrent  » une civilisation alphabétisé, urbaine et technologiquement avancée  » des siècles avant la création de Rome ou d’Athènes. En fait, dans son livre  » Echoes of Ancient African Values » , le Dr Joseph Bailey, un chirurgien orthopédiste à la retraite, devenu expert en histoire africaine antique et en expériences afro-américaines, affirme que  » les modifications de l’écriture égyptienne servirent de base pour les « nouvelles » écritures développées pour de nombreuses langues sémitiques comme le phénicien, l’hébreu, l’araméen, etc… »




3: L’Afrique a accueilli l’une des plus anciennes universités du monde.




Fondée en l’an 989 par l’érudit et juge en chef de Tombouctou, Al-Qadi Aqib ibn Mahmoud ibn Umar, La mosquée de Sankoré, ou l’Université de Sankoré, est l’une des plus anciennes écoles d’enseignement supérieur au monde. Une riche femme Mandika financa Sankoré, ce qui en fit un centre d’éducation de premier plan, selon Muslimheritage.com. K.C MacDonald, professeur d’archéologie africaine à University College of London’s Institute of Archaeology, écrit que l’Université de Tombouctou  » n’avait pas d’administration centrale, de registres d’étudiants, ou de cours prescrits; mais qu’elle était plutôt, composé de plusieurs écoles ou collèges entièrement indépendants, chacun dirigé par un seul maître ou imam. «  Cette université aurait produit plus de 700.000 manuscrits.




4: Les gens venaient de partout pour être enseignés par les Africains

 
 

Selon Gomez, dans les années 1100, les Africains d’al-Andalus, un Etat musulman médiéval, contribuèrent de manière significative à la  » période intense de production intellectuelle et culturelle  » qui dura 800 ans. L’intelligence africaine d’Ibérie servit de base à la Renaissance européenne qui débuta dans les années 1500 et qui dura jusqu’en 1800. En outre, on venait de partout dans le monde pour étudier dans les universités de Tombouctou à l’époque des empires du Mali et du Songhaï. En fait, les savants européens les plus illustres, comme Hérodote, partaient à l’Afrique afin d’obtenir des connaissances et des informations.




5: Traditionnellement, tout le monde participait au processus éducatif


 



Il faut un village pour élever un enfant. En ce qui concerne l’éducation en Afrique avant l’arrivée des Européens, chaque génération était impliqué. Dans son livre,  » Histoire et développement de l’éducation en Tanzanie », le professeur AK Philémon Mushi, le premier directeur et fondateur de la Mkwawa University College of Education, confirme que l’éducation des autochtones en Afrique se caractérisée par le  » processus de passage entre les membres de la tribu et d’une génération à l’autre de la connaissance , des compétences, des traditions culturelles, des normes et des valeurs de la tribu était héritée « .



 

6: L’éducation en Afrique était sans fin

 

 


L’éducation africaine était un processus qui durait toute une vie. Dans son article,  » L’histoire de l’éducation en Afrique de l’Est » , Sam Witerson, un enseignant de Dar es Salaam, en Tanzanie, affirme que  » l’éducation des peuples autochtones africains était un processus continu d’apprentissage par lequel une personne passait par des étapes prédéterminées de la vie d’étudiant, du berceau à la tombe. » L’éducation est un voyage, non pas un tremplin vers un succès monétaire.




7: Kemet développa un système scolaire très complexe et très impressionnant

 

 



Le regretté George Granville Monah James était un auteur et historien Sud-américain. Dans son livre, « Stolen Legacy «  , il traite du système de l’école égyptienne des mystères . Dans les universités d’Égypte, la grammaire, la rhétorique et la logique supprimaient l’irrationalité. La géométrie et l’arithmétique abritaient les théories et les techniques dans lesquelles les individus supprimaient les problèmes, à la fois intérieurement et physiquement. Et, l’astronomie donnait aux individus la possibilité d’acquérir des connaissances et d’examiner le destin. Enfin, la musique servait de  » pratique vivante de la philosophie « .




8: Les Écoles des Mystères égyptiennes ont inspiré la philosophie grecque.




Dans « Stolen Legacy «  , James découvre les cinq principaux éléments qui relient la philosophie grecque aux aux Écoles des Mystères égyptiens. Premièrement, de nombreux philosophes grecs ont trouvé qu’étudié les sciences était essentiel; c’était la condition pour adhérer aux système des Mystères égyptiens. Deuxièmement, les quatre vertus cardinales de Platon ressemblent fortement aux 10 vertus du système des Mystère égyptiens.Troisièmement, les institutions religieuses de la Grèce portent une ressemblance frappante avec les temples d’Égypte; tout comme les palais religieux et temples d’Egypte, les institutions religieuses d’Occident sont souvent construites en pierre et caractérisées par des entrées bordées de statues, de grandes cours et des plafonds qui rappellent le ciel avec des peintures de nuages ou d’étoiles. Quatrièmement, le temple de Delphes, qui est souvent mentionné tout au long des légendes de la mythologie grecque, était entièrement égyptien.Cinquièmement, tandis que les anciens dirigeants de la Grèce se sont opposés à l’influences égyptiennes, de nombreux philosophes de la Grèce antique ont imité le culte égyptien.



9: Dans l’Égypte antique le scribe était l’incarnation de l’intelligence.




Dans l’Egypte antique, l’éducation était réservée à la famille royale, aux riches et aux « gardiens » de la société; les scribes étaient ces gardiens. Dans son livre,  » L’éloquence des scribes: un Mémoire sur les Sources et ressources de la littérature africaine  » , Ayi Kwei Armah, une experte du Ghana, auteure et traductrice, explique que ces personnes avaient un « timbre de génie », ainsi que  » des compétences organisationnelles si élevées que leur civilisation a duré des milliers d’années, plus que tout autres » , alors que la plupart des scribes étaient de la classe supérieure, les scribes pouvaient être membres d’une classe sociale plus basse, et, tandis que la plupart des scribes étaient des hommes, la preuve fut démontré que des scribes femmes ont existé. Les scribes étaient responsables de multiples tâches, qui comprenait la préservation de l’histoire, la collecte des impôts et composer des souvenirs écrits de la vie quotidienne en Égypte. Avant de devenir un scribe, il fallait suivre une formation intense caractérisée par l’apprentissage.




10: L’éducation en Afrique a été enracinée dans le collectivisme par opposition à l’individualisme.




« (E)ducation or (e)ducation in Traditional African Societies? A Philosophical Insight «  , un article écrit par Philip Amasa Ndofirepi et Elizabeth Spiwe Ndofirepi, véhicule l’idée qu’en ce qui concerne l’éducation, le communautarisme est  » la responsabilité de la communauté de veiller à ce que les enfants soient élevés de manière appropriée et que, lorsqu’ils arrivent à l’âge adulte, ils subviennent aux besoin des membres les plus âgés de la communauté » . c’est l’objectif majeur de l’enseignement traditionnel en Afrique afin de produire un individu complet; celui qui est cultivé, respectueux, intégré, sensible et attentif aux besoins de la famille et des voisins.




Source : atlantablackstar.com


Traduit par la team Ojal

 

Une famille jamaicaine de 7 trouve ses racines en Tanzanie

Dar-es-Salaam

Il y avait des rires et des soupirs profonds parmi sept membres de la famille Brown hier, alors qu’ils étaient assis sous la chaleur du soleil au bord de la piscine à Kunduchi, en réfléchissant sur leur voyage en Tanzanie.

C’était il y a deux semaines quand Iciline (80 ans) a commencé de Londres son voyage en Afrique de l’Est. Iciline, qui est Britannique d’origine jamaicaine, a fait le voyage en Afrique pour la première fois.En compagnie d’Iciline, Adassa Smith (85 ans), ses fils Frederick (58 ans), Noel (55 ans) et Phillip (50 ans), sa fille Monica (57 ans) et son petit-fils Johann (23 ans). Ce fut un voyage de découverte de leur identité.

Ce voyage semble incroyable. Est-ce un rêve? Non, ce n’est pas le cas. C’est la réalité. En tant que jeune, je lisais des choses qui ont sont faites à l’humanité et je me demandais s’il n’y avait personne pour dire que c’était mauvais. Je n’avais jamais pensé que je viendrais un jour sur la terre dont j’avais l’habitude d’entendre parler.

« C’est génial d’être ici. Les bénédictions que j’ai reçues ne sont pas financières. Je suis ici avec mes enfants et mes petits-enfants. C’est la plus grande bénédiction, » dit-elle. Elle a célébré son 80e anniversaire lors de son voyage en décembre. Le voyage a commencé avec Monica en 2007 quand elle a entendu une annonce de radio sur la BBC. Ils étaient à la recherche de six personnes avec un patrimoine caribéen qui voulaient connaître leurs racines. « Ils me décrivaient », dit Monica en riant. Ce qu’ils ont découvert lors de l’examen de son ADN était choquant.

Freddie, son frère explique: «Beaucoup de gens ont pensé que nous étions Ghanéens. Mais les résultats de l’ADN ont révélé que le patrimoine le plus proche était en Afrique de l’Est dans la région de la Tanzanie. Maintenant, certaines personnes disent que nous avons les mêmes caractéristiques que les Bahaya.» Il explique en outre comment il a toujours été curieux de savoir d’où il vient.

«Lorsque nous grandissions au Royaume-Uni, notre père était comme le chef du village et nous souhaitons la bienvenue aux gens de partout. Nous avons compris que nous étions britanniques et jamaïcains. Mais j’ai toujours eu cette pensée en moi – où est la maison?» Son frère, Phillip rappelle son premier voyage en 2011. Il est venu seul et est arrivé le jour de son anniversaire. « Ce n’était pas seulement les vacances, dit-il. C’était plus profond que cela. » 


«Je suis venu dans le pays d’un de mes ancêtres. Pour manger la nourriture qu’il aurait mangé, sentir l’air qu’il aurait pu respirer, marcher sur le sol qu’il aurait pu marcher. Je me souviens qu’une des choses que j’ai dit quand je suis arrivé, c’est que cela semblait si familier, dit-il. C’était une semaine de tant de découvertes.»

« C’était intensément profond d’entendre quelqu’un dire «Karibu Nyumbani» (Bienvenu à la maison), dit Noel. Pour quelqu’un qui a vécu toute sa vie sans connaître leur origine, cela signifie beaucoup. »

Sa tante, Adassa fait écho à ces mots: «Je ne pensais pas que je verrais ce jour ou que je viendrais aussi loin. J’ai entendu parler de l’océan Indien, mais je n’ai jamais pensé que je pouvais m’approcher de lui, a déclaré Adassa. D’autant que vous vieillissez, vous vous demandez d’où venons-nous vraiment?»

Représentant trois générations, la famille semble avoir trouvé un nouveau sens à travers leur expérience. Maintenant Freddie dit, ils pensent à la façon de contribuer par leurs diverses compétences.

«Ce n’est pas seulement un appel romantique de venir ici et d’être embrassé par les gens. Nous sommes à la recherche d’une occasion de contribuer », a déclaré Monica. «Nous ne sommes pas des touristes. Ce n’est pas la raison pour laquelle nous sommes ici », a ajouté Freddie.

Johann Johnson, qui est le plus jeune dans le groupe, dit qu’il a vu beaucoup de changements depuis qu’il est venu avec sa mère en 2010. Il croit que la Tanzanie est un endroit avec un avenir brillant.

Source: The Citizen

Traduction par la Team OJAL



Etre Afrodescendant au Brésil : De l’émancipation à l’acquisition des droits civiques

Deux Français d’origine africaine, l’un cinéaste afro-antillais, Karim Akadiri Soumaïla, et l’autre écrivain d’origine béninoise, Roger Sidokpohou, installés au Brésil, s’interrogent sur la question noire dans un pays où la communauté afro-brésilienne représente 54% de la population. Lepetitjournal.com consacre un dossier en trois parties qui se poursuit cette semaine sur la question du blanchissement de la population brésilienne et les mouvements de lutte pour une meilleure intégration sociale.

 


Karim Akadiri Soumaïla : Pour cette nouvelle ère d´industrialisation, pourquoi a-t-on fait venir en masse des travailleurs européens quand il suffisait peut-être d’intégrer et de former cette communauté afro brésilienne ? Y-avait-il une volonté de marginaliser les Afrodescendants en blanchissant la population brésilienne comme le disent certains historiens et ethnologues ?

Roger Sidokpohou : La marginalisation d´une communauté ou d´un groupe humain prend généralement sa source dans l’Histoire et la mémoire des peuples et finit par s´incruster dans leur inconscient collectif et leur vécu. Le Brésil sortait d’une longue période d´esclavage de près de quatre siècles ! Il faut parfois du temps pour que l´inconscient collectif se reformate sur une réalité nouvelle, celle de la liberté. En clair, l´équation noir = descendant d´esclave perdurait ! Par ailleurs, le début du 20e siècle en Europe représentait une période de menace de guerre et de grande pauvreté. Le Brésil avait besoin de nouvelle main d´oeuvre pour s´industrialiser.

Les immigrants, pour la plupart italiens et allemands, sont venus à la quête d’un nouvel eldorado ou pour se donner une autre chance de vie. Cela étant, et au-delà des raisons économiques, il y avait aussi, comme le rappellent en effet les historiens et les ethnologues, une propagande immigrationniste venant d´Europe, dont le projet était de « blanchir » le Brésil, au motif que cette jeune et désormais riche nation ne pouvait se faire avec une population majoritairement noire ou métisse. N´oubliez-pas que la pensée dominante en Europe (comme aux Etats-Unis) pendant ces quatre siècles, et même après l´abolition de l´esclavage, était l´infériorité décrétée de la race noire. Il fallait donc, comme on dit en portugais, « limpar o sangue » (nettoyer le sang) pour blanchir la population brésilienne par une immigration européenne massive. Cette immigration a, de ce fait, été largement facilitée, faisant de ces nouveaux brésiliens des citoyens à part entière, et reléguant, ipso facto, les descendants d´esclaves au rang de citoyens de seconde zone. Paradoxe de l´Histoire : le métissage et la diversité sont aujourd´hui des tendances lourdes… en Europe, et l´une des principales richesses actuelles… du Brésil !

 

Peut-on parler de deux héritages de politiques coloniales esclavagistes, l’une anglo-saxonne au Nord, qui serait plus séparatiste, et une autre, lusophone au Sud, plus axée sur un métissage forcé en l’absence de femmes européennes ?

En Amérique du Nord, le Mayflower et toute l´immigration de « caucasiens » qui a suivi étaient en familles entières qui n´avaient pas besoin d´apport extérieur pour se constituer : c´était donc un système d´Apartheid qui ne disait pas son nom, avec le Ku Klux Klan comme bras armé, notamment dans les Etats du Sud. L´idéologie était claire : suprématie de la race blanche, et donc ghettoïsation et discrimination de facto des noirs, mais également des Asiatiques, des Hispaniques. L´esclavage y sera aboli le 18 décembre 1865, mais la loi sur les droits civiques des noirs ne sera votée que le 2 juillet 1964, c´est-à-dire un siècle plus tard.

En Amérique du Sud en général, et au Brésil en particulier, les navigateurs et marins portugais ou espagnols étaient avant tout des « baroudeurs » en mission (souvent officielle, armée et financée par leurs Etats) pour découvrir de nouveaux mondes porteurs de nouvelles richesses. Convenez qu´une mission de cette nature ne se fait pas avec femmes et enfants à bord des caravelles !? A l’arrivée, il leur a donc fallu « s´adapter » et non vivre en camp retranché. Pour faire court, car cela mériterait un développement plus long, ceci explique les métissages qui se sont opérés très rapidement, je dirais, par la force des choses, avec les femmes indiennes et noires.

N’est-ce pas là une profonde explication sur le comportement de l’Afrodescendant Brésilien, un peu moins rebelle ou sanguinaire que son voisin Afrodescendant Américain qui lui a choisi la lutte armée et un conflit radical ?

Premièrement, je ne dirais pas que l’Afro-Brésilien est moins rebelle, ni que son frère afro-américain est plus sanguinaire, ou alors ce serait oublier Martin Luther King, partisan de la non-violence pour faire avancer la société nord-américaine vers plus de justice et d´égalité, ou Zumbi dos Palmares, plus radical dans la réappropriation des libertés des noirs. Deuxièmement, nous sommes dans deux configurations esclavagistes et sociologiques complètement différentes. Le Brésil est un pays métissé de fait, où il n´est pas rare de rencontrer au sein d´une même famille, toutes les couleurs de peau. Cela donne un peuple plus convivial que radical, où l´on retrouve des valeurs héritées des peuples du Golfe de Guinée, que l´observateur non averti qualifiera de gentillesse, mais qui sont en réalité une forme d´élégance dans le respect de l´autre. Cela s´appelle « Yèyi » au Bénin, « Ayèssi » au Nigéria, alors qu´au Togo voisin, on vous dira « E so mi sou » ! Des expressions différentes qui traduisent toutes la même vertu : donner de la considération à l´autre ! Voilà sans doute pourquoi vous ne démarrerez jamais une conversation au Brésil sans qu’on vous ait d´abord proposé de l´eau et du café : c’est tout simplement une autre manière de vivre ensemble !

 

Qu’est le Movimento negro unificado (MNU) et a-t-il eu une réelle influence sur l’intégration sociale et politique de l’Afro-Brésilien ?

 


Le MNU est né le 7 juillet 1978, en pleine période de dictature militaire (1964-1985), lorsque, devant le Théatre municipal de São Paulo, des milliers d’Afrodescendants se sont réunis pour protester contre la discrimination que venaient de subir quatre athlètes noirs, interdits de piscine au « Clube de Regatas de Tiété », et pour dénoncer le racisme dont souffrait la population afrodescendante : ce fut l´acte fondateur du MNU, dans une période de parole confisquée. Le MNU aura ainsi donné le ton, après la période de dictature militaire, en tant que groupe de pression politique, à des mesures gouvernementales destinées à promouvoir les droits civiques des afrodescendants et à lutter contre leur discrimination. A titre d´illustration : la nouvelle Constitution brésilienne de 1988, après la chute de la dictature, qui inscrit le racisme comme un délit punissable. La loi du 16 janvier 1996, sous la présidence de Fernando Henrique Cardoso, prohibe elle toute forme de discrimination en fonction de la race, de la couleur, de l´origine, de la condition sociale, du sexe… et oblige tous les édifices publics ou privés à son affichage devant les ascenseurs. Et la loi du 10 mars 2008, sous la présidence Lula, introduit dans toutes les écoles primaires et secondaires, publiques ou privées, l´enseignement obligatoire de l´histoire et de la culture afro-brésilienne et indigène. Et puis, sur un autre plan, celui de la culture, toujours sous la présidence Lula, la création à São Paulo du musée AfroBrasil, retraçant la mémoire entre le Brésil et l´Afrique, sous la houlette d´un grand artiste et créateur afrodescendant, Emanoel Araujo, et l’appui des autorités locales. Les Etats de Rio et de Bahia ont, depuis, suivi la même démarche, pour préserver la mémoire des noirs au Brésil.

Propos recueillis par Karim AKADIRI SOUMAILA (www.lepetitjournal.com – Brésil) vendredi 29 août 2014

*Légendes photos : Famille de migrants italiens au début du 20e siècle (Photo 1 – Solange Bailliart/Centro cultural luso-brasileiro) / Fresque dessinée par de jeunes artistes brésiliens sur la façade du museu AfroBrasil (Photo 2 – Solange Bailliart) / Affiche du MNU pour les 33 ans (Photo 3 – reproduction)
 
Team OJAL

L’Initiative Communautaire, le programme en 5 points de l’OJAL

L’OJAL regroupe des Afrodescendant(e)s de tous horizons mû(e)s par la revalorisation des populations d’ascendance africaine, tant sur le plan politique, économique, social, culturel etc.
Les 5 principes fondamentaux :
UNITÉ : 
Nous pensons que l’unité des populations afrodescendantes, où qu’elles se trouvent, ainsi que l’émergence d’une conscience communautaire sont des conditions sine qua non à l’élévation politique, économique, sociale et culturelle du continent et de la diaspora.
AUTODÉTERMINATION :
L’OJAL se positionne de manière ferme contre l’impérialisme et le paternalisme de toutes sortes. Nous promouvons de manière inconditionnelle l’indépendance réelle de notre peuple. Nous estimons que notre communauté a assez mendié, et qu’il est grand temps que nous comprenions qu’il est inadmissible que nous attendions que d’autres fassent pour nous ce que nous sommes amplement capable de faire pour nous-même et par nous-même.
SOLIDARITÉ ET RESPONSABILITÉ COMMUNAUTAIRE :
Il est impératif que notre communauté s’organise afin de créer de vrais réseaux de solidarité. Indéniablement les destins des populations afrodescendantes sont liés, il est donc dans notre intérêt de nous entraider et de collectiviser ressources et connaissances.
COOPÉRATION ÉCONOMIQUE :
L’OJAL est consciente que l’amélioration de nos destinés, ne passera que par la maîtrise de notre économie (promotion de l’auto-entrepreneuriat, soutien aux entreprises et institutions afro-descendantes) et la coopération productive. Notre communauté doit comprendre qu’elle s’appauvrit à chaque fois qu’elle dépense chez les autres.
RAPATRIEMENT:
L’OJAL appel au rapatriement des forces vives de la diaspora vers notre continent (ou des territoires majoritairement noir). L’histoire des Afrodescendants prouve que l’offre d’intégration est hypocrite et mensongère, et affaiblit notre communauté au profit des autres.

Comment Facebook, Instagram et Twitter ont aidé la police à cibler des activistes noirs ?

 
L’ACLU (American Civil Liberties Union ou Union Américaine pour les Libertés Civiles) a annoncé mardi que Facebook, Twitter et Instagram ont accordé à la société Geofeedia, l’accès aux informations d’utilisateurs. Ces informations ont par la suite aidé les forces de l’ordre à surveiller et cibler les activistes noirs. De plus, des e-mails entre les forces de l’ordre et des représentants de Geofeedia ont révélé un « accès particulier » aux données des certains réseaux sociaux, faisant même référence à un « partenariat » avec Instagram et Facebook. En réponse à ces découvertes, les trois sites – Facebook, Instagram et Twitter – ont mis fin à l’accès que Geofeedia avait à leurs données.
 
Geofeedia est un outil de surveillance des réseaux sociaux basé sur la localisation, qui fournit des données en temps réel sur les usagers de réseaux sociaux au sein d’une zone spécifique. 
 
Comment fonctionne Geofeedia :
 
L’utilisateur sélectionne d’abord une zone à cibler :
 
 
 
Ensuite, Geofeedia va extraire toutes les activités des réseaux sociaux au sein de la zone ciblée.
 
 
 
Avec ces données, vous pouvez ensuite surveiller des mots-clefs spécifiques – et les personnes qui les utilisent – dans n’importe quel endroit. Des mots-clefs tels que « rassemblement », « protestation » ou « manifestation » peuvent être tracés, de même que des hashtags tels que #BlackLivesMatter ou #FreePalestine. Même les émojis sont pistés par le service. Les utilisateurs de Geofeedia ont un accès en temps réel à la localisation d’un usager des réseaux sociaux, son profil, et même les personnes employant des tags identiques à l’intérieur de la zone.
 
Comme cela a été dévoilé par l’ACLU, Twitter, Instagram et Facebook ont tous fourni à Geofeedia différents degrés d’accès à ces données, qui sont ensuite utilisées comme monnaie d’échange lors de négociations avec les forces de l’ordre. Il n’y a pas de chiffres exacts quant au nombre de personnes ciblées, mais une « étude de cas » a revelé que que la Police de Baltimore s’était servi de Geofeedia comme « outil d’enquête » suite aux manifestations liées à l’affaire Freddie Gray. 
 
Compte tenu de tous ces éléments, on comprend mieux pourquoi le BPD (Baltimore Police Department) a renouvelé son contrat avec Geofeedia quelques jours seulement avant les émeutes. 
 
Une autre étude a révélé que les forces de l’ordre ont utilisé des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier quelques manifestants, grâce aux photos utilisées sur différents réseaux sociaux.
 
Nicole Ozer, Directrice des Politiques Technologiques et des Libertés Civiles de l’ACLU de Californie, a déclaré que actuellement que de plus en plus de postes de police utilisent Geofeedia (63 postes dans le seul état de Californie), et regrette le fait que peu de procédures soient mises en place pour alerter les utilisateurs de médias sociaux sur la manière dont leurs données sont employées :
 

« Il n’y a jamais eu d’avertissement public, de débat, ou du vote à propos de l’usage de cette surveillance invasive. Et aucune agence n’a présenté de politique d’utilisation qui limiterait la façon dont les outils seraient employés »

 
Le Washington Post rapporte que Geofeedia a fournit à 500 bureaux de police, des données de surveillance. Cette révelation ne fait que confirmer l’étroite collaboration de la société Geofeedia avec « plusieurs magistrats judiciaires » dans tout le pays. Un e-mail entre Geofeedia et la police mentionne qu’une fonctionnalité du produit a « couvert à l’échelle nationale Ferguson/Mike Brown avec succès ».
 
En réponse, Facebook, qui possède Instagram, a précisé que Geofeedia a seulement accès aux données que les personnes ont déjà rendues publiques :
 

« Notre politique interne impose des limitations à tout développeur utilisant les données provenant de la plateforme Facebook. Si un développeur utilise nos données [d’utilisateurs] d’une façon non autorisée, alors nous prendrons des mesures rapides, et pourrons mettre un terme à notre partenariat si cela s’avère nécessaire. »

 
Twitter a aussi également réagit à ce sujet, toutefois sans expliquer la nature exacte de la collaboration avec Geofeedia :
 

« Tenant compte des informations contenues dans le rapport de l’aclu, nous suspendons immédiatement l’accès commercial de Geofeedia aux données de Twitter. » 

Facebook et Twitter publient tous deux des rapports de transparence annuels détaillant à quelle fréquence ils communiquent des informations directement soit à la police, soit aux autorités fédérales. Cependant, des données exclusives extraites par une tierce partie tombent de toute évidence hors des requêtes officielles, laissant ainsi une zone d’ombre sur la « transparence » revendiquée par les deux entreprises.
 
Brandi Collins, directeur de campagne de l’Organisation de justice « Color of Change », dit dans une déclaration : 
 

« Facebook et en particulier Twitter ont construit leurs marques sur le dos des utilisateurs noirs. Les directeurs généraux Marck Zuckerberg et Jack Dorsey ont ouvertement courtisé des organisateurs du Mouvement Black Lives Matter, pour qu’ils emploient leurs plateformes. On est en droit de se questionner sur le bien-fondé d’une telle sollicitation, surtout lorsqu’on connait le rôle joué par les outils de surveillance des réseaux sociaux, lors des arrestations d’activistes noirs»

 
Dans des lettres conjointes à Facebook et Twitter, l’ACLU, le Centre pour la Justice des Médias et Color of Change ont appelé les deux entreprises à avancer de nouvelles réformes. Ils réclament une transparence plus exhaustive, et un audit des développeurs tiers, afin de garantir le respect de la vie privée des utilisateurs.
 
Le plus troublant dans cette histoire est le fait que Geofeedia n’est qu’une infime partie d’un Marché basée entièrement sur la surveillance de masse. Plusieurs autres applications utilisent un système de recherche semblable (filtres par mots-clefs, fonctionnalités de géolocalisation en temps réel…)
 
Il n’a pas encore été officiellement admis que ces différents services collaborent avec nos autorités pour une surveillance de masse, mais la discussion sur la vie privée et la crainte de dépassements policiers se poursuit.
 
 

Source : Fusion.net 

Traduit par la Team OJAL 

 
 
 
 
 
 
 
 

Le lien entre le syndrome de Stockholm et Black Leadership: Un hommage à l’Honnorable Marcus GARVEY

Le syndrome de Stockholm a été défini par l’American Heritage Dictionary 5ème édition comme « Un syndrome psychologique dans lequel une personne détenue captive commence à identifier et développer de la sympathie envers son ravisseur, tout en devenant simultanément antipathique envers la police ou d’autres autorités qui tentent de venir à leur secours.« 
 
 
Notre premier héros national, l’excellent Marcus Garvey, s’est sacrifié en essayant d’élever et d’améliorer les conditions de la « race Noire« , pour ceux à la maison et ceux de l’étranger, mais je peux avoir à admettre que la grande majorité de la « race Noire » a accepté le fait que « la race » est bel et bien inférieure et ont renoncé à la lutte pour la libération.
 
 
Il semble que cette attitude vient de celle des leaders Noirs à la fois en Afrique et de la diaspora, pour la plupart; le leadership noir semble être pris dans les affres d’une condition mentale qui a été appelé le «syndrome de Stockholm».
 
Le terme «leadership» se réfère principalement à ceux qui proviennent de la politique, les secteurs publics et privé, et ceux dans le milieu universitaire. Il semble juste de dire que si la plupart des dirigeants africains et diasporiques souffrent de ce syndrome psychologique, alors cela pourrait impliquer que leurs partisans sont également pas bien mentalement.
 
De copieuses recherches nous informent que les Juifs et les Arabes ont travaillé contre « la race Noire » durant des centaines d’années et sont responsables de la condition de « la race Noire« : étant dans un état profondément insoutenable, sombre, et cela même au 21ème siècle. Cependant, la vérité est la vérité, peu importe d’où elle peut provenir.
 
Dans un extrait d’un entretien avec un dirigeant juif qui a été partagé par Osaze Osemwegie [Qui semble en réalité fictif ndlr] sur les médias sociaux, un enquêteur a demandé à un dirigeant juif pourquoi il pensait que les Noirs ont tant de retard sur les autres races économiquement. Le dirigeant juif a répondu que le seul aspect de la vie que les Noirs comprennent est comment consommer – résumé dans l’expression « shop till you drop » et que presque aucun des magasins appartiennent à des personnes Noires.
 
Le dirigeant juif a poursuivi en disant que les Noirs ne comprennent pas l’importance de la construction de la richesse. Ces deux déclarations sont des mensonges sur la base des réalisations de ce grand homme noir, Marcus Mosiah Garvey. Ses réalisations sont trop nombreux à énumérer, mais l’information est disponible pour ceux qui la cherchent.
 
Donc, qu’est ce qui fait apparaît le fait que le courant de leadership Noir en Afrique et dans la diaspora est pris cette condition mentale? L’une des sources citées est un livre écrit par Joseph Carver qui a un titre plus qu’intéressant ‘Love and the Stockholm Syndrome: The Mystery of Loving an Abuser.’
 
Bien qu’il soit rare, en réalité, il est des situations où les gens sont placés dans une situation où toutes les valeurs, les croyances et les mœurs changent en quelque sorte. Donc, les petits actes de bonté que les ravisseurs ou oppresseurs montrent à leurs victimes, des otages, des esclaves ou d’autres détenus dans la servitude, invitent une «reconnaissance primitive pour le don» et à la suite de cette reconnaissance, l’otage, esclave ou le captif a un puissant sentiment positif primitif envers leur ravisseur, propriétaire, oppresseur et même employeur. Ces personnes se sentent «privilégiés» d’être choisies pour recevoir les actes de bonté et d’entrer dans un état de déni en refusent d’accepter que ce soit la personne qui les a mis dans l’état de la capture ou la servitude en premier lieu.
 

Natacha Kampusch, qui a été enlevé à l’âge de 10 ans et détenu en captivité depuis 10 ans, a déclaré dans une interview en 2010 avec le journal The Guardian, qu’elle rejette l’étiquette «syndrome de Stockholm», expliquant qu’il ne prend pas en compte les choix rationnels des personnes faites dans des situations particulières. Ses mots étaient : 

« Je trouve qu’il est très naturel que vous vous adaptiez et vous identifiez avec votre kidnappeur, surtout si vous passez beaucoup de temps avec cette personne. C’est le propre de l’empathie et de la communication. »


Elle a poursuivi en disant que: 

« la recherche de la normalité dans le cadre d’un crime n’est pas un syndrome. C’est une stratégie de survie. »

 
En projetant ses déclarations sur la « race Noire« , il semble qu’elle a soulevé un très gros point, en ce que la majorité de « la race Noire« , durant le temps de l’esclavage jusqu’à notre état actuel- qui est encore terrible pour des millions – n’a jamais été en contact étroit avec leurs ravisseurs ou oppresseurs et donc jamais développé d’amour ou de la sympathie pour leurs oppresseurs. Cependant, les quelques Noirs ‘choisis’ pour être parmi eux ont dû se sentir comme Kampusch, et ceux-ci sont devenu connu comme le «nègre de maison» – couramment appelés «marionnettes».
 
Cela peut sans doute expliquer pourquoi nos marionnettes Noirs actuels des postes de direction dans la politique, le publique, le secteur privé, le milieu universitaire – et nous pouvons ajouter des artistes et des personnalités sportives – ont tellement peur de s’identifier avec quelqu’un comme Marcus Garvey, Kwame Nkrumah, ou des organisations comme Mouvement panafricain; l’Union africaine; L’organisation de Marcus Garvey, l’UNIA; et le Mouvement Panther New Black, parmi d’autres groupes [dont l’OJAL! ndlr].
 
 
Selon les révélations contenues dans ce syndrome Stockholm, les dirigeants et les marionnettes Noirs choisis semblent éprouver la «gratitude primitive pour le don» de la bonne vie et seront donc éternellement reconnaissant pour leurs positions, emplois, possibilités d’exceller académiquement et économiquement et donc ne veulent pas quelqu’un ou quelque chose qui puissent bouleverser leur « panier de pommes ». Ils sont maintenant dans une classe au-dessus de tous les autres Noirs et vont défendre ce statut, même si cela signifie qu’ils ont à trahir « leur race » et de devenir des espions et des agents secrets pour leurs ravisseurs et bienfaiteurs.
 
 
Dans le livre «La philosophie et opinions de Marcus Garvey», compilé par sa seconde épouse, Amy Jacques Garvey, notre héros national a déclaré que les traîtres des autres races sont généralement confinées à l’individu médiocre ou irresponsable. Malheureusement, les traîtres parmi la race noire se trouvent généralement parmi les hommes noirs plus haut placés dans l’éducation et la société, et qui appellent eux-mêmes «leaders». Il a continué à enseigner toute « la race » en disant que tant que nous ne nous posons pas en tant que 400 millions de personnes et laissons les hommes qui se sont placés en tête, se rendre compte que nous sommes dégoûtés et insatisfaits et que nous aurons un leadership de notre propre chef et non par elles,si nous obtenons le leadership, nous serons en mesure de nous lever de ce bourbier de la dégradation sur les hauteurs de la prospérité, la liberté humaine et l’appréciation humaine.
 
 
Valerie Dixon est le Lady président du chapitre fondateur de l’UNIA-ACL, Kingston / Manchester, Jamaïque. Elle peut être contactée à l’adresse: Valerie Dixon1@gmail.com
 
 
 
TRADUIT PAR LA #TEAM OJAL