L’émancipation,
une construction consciente.

L’avenir de l’Europe serait-il notre passé?

L’avenir de l’Europe ressemble étonnamment au passé (et parfois au présent) de l’Afrique

N’avez-vous pas remarqué que beaucoup de pratiques dites innovantes en occident proviennent de vieilles pratiques Africaines?

I L’avenir concernant la justice et la politique

La charte du Kouroukan-Fouga, aussi connue sous le nom de charte du Manden, a précédé de loin la Déclaration des Droits de l’Homme. Pourtant on ne la cite jamais. Depuis peu, on voit venir la « modernisation » de l’institution juridique, afin de désengorger des tribunaux. Parmi les méthodes préconisées il y a par exemple la médiation. Or, il s’agit d’une institution de régulation des conflits bien présente depuis des temps immémoriaux sur le continent Africain. L’aurait-on oublié? Alors que l’Afrique francophone singe les institutions juridique de la France, celle-ci veut revenir à leur pratiques de médiation en cas de conflit et sans l’intervention d’un juge. Quelle révolution!

Concernant la politique. On voit bien venir une très tardive décentralisation au pays de Victor Hugo. Les métropoles se multiplient. Ces hyper-structures ne sont pas moins que de petits Etats au sein de la Nation. A voir la guerre que se mènent les uns et les autres pour obtenir la présidence de ces structure on voit à quel pouvoir on peut prétendre une fois sur le fauteuil. Ces petits rois participent à la décentralisation du pouvoir. Et qu’on le veuille ou non c’est bien une structure du pouvoir très connue en Afrique. De l’Ouganda au Ghana, les présidents reconnaissent les différents rois et chefs de territoires à travers tout le pays. Ils ont de l’autorité et ont un territoire qu’ils administrent. Quelle différence?

II L’avenir de leur santé

Quand on parle de l’avenir de la santé en Europe on pense peut-être à l’uberisation de la santé et toutes ces choses qui permettent une médecine décentralisée, digitalisée. Mais on oublie souvent que la défiance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique se matérialise en réalité par une réappropriation des vertus des plantes, qui s’accompagne de la peur de perdre ces ingrédients essentiels a notre bonne santé.

En fait ce que ce mouvement nous donne à voir c’est une Africanisation de la société européenne car bien avant l’industrialisation de la pharmacie les Européens et les Africains avaient leur médecine traditionnelle. Ayant perdu ce rapport à leur médecine traditionnelle, ils reviennent vers des procédés d’appropriation de la connaissance ancestrale africaine, qu’ils nomment « naturopathie » une méthode qui prétend rééquilibrer l’organisme grâce à un usage précis des plantes. Ce n’est pas une trouvaille: c’est l’histoire plurimilénaires de la pharmacopée africaine qui se retrouve dans ce vocable. Nous passerons volontiers sur l’utilisation de la brosse à dent en bois, revisitée et fashionisée pour la vendre a des prix exorbitants. Idem pour l’utilisation du charbon pour le blanchiment des dents. On pourrait citer également les couches lavables! Un packaging et le tour est joué!

 

III Leur avenir concernant la production

En ce qui concerne la production, on comprend bien qu’il s’agit aujourd’hui, pour des raisons écologiques, de produire localement. On valorise la production locale et les circuits courts de distribution de nourritures et biens de premières nécessité. Comme pour l’industrie pharmaceutique on voit également que ce sont des procédés ancestraux qui sont mis à l’oeuvre. Auchan et Carrefour ont sûrement un bel avenir devant eux grâce a l’aliénation des nôtres, cependant nous pouvons ésperer un retour à l’agriculture paysanne d’antan.

agriculture low tech?
Agriculture low tech?

A condition d’éliminer ces mêmes firmes pharmaceutiques de nos productions agricoles, à savoir des produits comme le glyphosate et autres pesticides de nos moyens de production. Ce n’est pas une mince affaire car, contrairement à l’idée reçus il y a bien des pesticides dans l’agriculture africaine moderne.

Concernant par exemple l’automobile on voit qu’il est question de réduire la taille des voitures et par conséquent leur poids afin de réduire l’énergie nécessaire à leur déplacement. On va donc produire des voitures plus petites. C’est le concept même du low-tech. Concept qui met nos grands-parents en figure d’être des avant-gardistes!

 

Jeunesse africaine et afrodescendante, reprenons confiance en nos pratiques ancestrales, si possible en les adaptant à l’époque, mais ne soyons pas en retard sur nos propres forces. Ils admettent, avec ces exemples, la fausse route qui a tracé le sillon de leur économie libérale et capitaliste. Ne nous laissons pas, une fois de plus, damer le pion par suivisme et aveuglement.

 

 

 

 

Nipsey Hussle, le Tupac Shakur de sa génération?

La responsabilite communautaire au coeur de leur art

Dans l’actualité culturelle de ce début d’année, il n’y a pas un événement qui a marqué le monde de la culture Afro-urbaine plus que la mort de Ermias Joseph Asghedom aka Nipsey Hu$$le. Il faut dire que cet assassinat vient nous rappeler que pour un Noir aux Etats-Unis, l’argent et la renommé ne met pas forcément à l’abri de la violence. Ou bien comme l’a dit Suge Knight qu’il ne faut pas trop aimer le ghetto, une fois l’argent fait, il faut se faire oublier…

Nous avons déjà traité de la question du rapport que ce rappeur entretenait avec l’Afrique, son continent d’origine (son père est de nationalité Erythréenne), mais aussi avec sa communauté, en particulier dans son quartier de Slauson à Crenshaw, Los Angeles. Nous savons également que 2pac shakur a été formé par sa famille et notamment Mutulu Shakur pour la théorisation du Thug Life code (à lire dans l’article en lien), qui a été pervertis par la suite…

Mais Nipsey ou Nebsi (en tigréen nebsi veut dire «  quelqu’un ») vient de loin et son engagement pour la communauté ne date pas d’hier. Certains ont même fait la comparaison avec l’Aîné Tupac Shakur que tout le monde connaît.

Alors à l’OJAL, parce que nous sommes des amateurs de rap west coast en particulier (culture locale oblige) et que nous apprécions particulièrement le Slauson Boy et le Killuminati (les surnoms de Nipsey et Tupac), nous avons voulu pousser la comparaison entre les deux et voir ce qui les réunit, et ce qui les différencie. Non pas pour éteindre le débat, mais pour l’étayer un peu plus.

2pac a chanté la violence et la vie de LA, Nipsey aussi

En effet , les deux représentent la culture des gangs dans laquelle ils évoluaient en Californie. L’un vivait à Oakland (ville d’où sont originaires les fondateurs du Black Panther Party), l’autre était issu du quartier de Crenshaw. L’un était affilé aux Mob Piru Bloods, l’autre faisait partie des Rollin 60’s Neighborhood Crips. C’est donc de leur vécu qu’ils parlaient dans leur chansons qui retranscrivaient le quotidien des quartiers afro de Los Angeles.

« Cuz when yo mama paid rent, that was yo game
So when yo homeboy bled, that was yo pain
And if y’all both catch a case, you don’t say no names
That’s just the code of the color of my shoe strings 
»


 (Cuz (appellation crip = « parce que ») quand ta maman payait le loyer c’était grâce au gang
Donc quand ton pote saigne, c’est ta souffrance
Si on vous attrape ensemble vous ne sortez aucun nom
C’est simplement le code de la couleur de mes lacets de baskets (bleu donc crip)

~(Blue Laces)

2pac n’a pas réussit a protéger sa musique, Nipsey l’a fait

 

Nipsey avait réussi à préserver son indépendance au sein de son label All Money In All Money Out. Toutes ses mixtapes sont sorti en indé.
Son  unique et déjà classique album Victory Lap est sorti sous la double étiquette All Money In No Money Out/Atlantic Records. Mais si le Slauson Boy a signé avec une maison de disque c’est parce que le deal était à son avantage. En effet, il n’a jamais accepté que sa musique ne lui appartienne pas. Le contrat lui permettant de rester maître de son art, libre dans sa création et, surtout, propriétaire de tous les droits de sa musique. 
 
« I am nothing like you fucking rap niggas, I own all the rights to all my raps, nigga. » 
(Je suis pas comme vos p**** negros du rap, je possède tous les droits sur mon rap, negro)
 
~(Rap Niggas)
 
Le nom du label conceptualise l’autosuffisance économique. Au lieu de dépenser de l’argent sur des actifs dépréciant ou sur d’autres biens matériels, Nipsey a insisté sur l’importance d’économiser de l’argent et de l’investir pour créer de la richesse. En tant que militant, Nipsey a promu l’entrepreneuriat noir, l’unité et l’autosuffisance. Le logo et le concept de «All Money, No Money Out» sont un symbole contemporain de l’autosuffisance, de l’unité et de la résurgence économique des Noirs dans les quartiers défavorisés.
Le logo du label All Money In No Money Out

2pac voulait réunir les gangs dans un mouvement, Nipsey l’a fait… après sa mort.

Alors que des centaines d’ennemis jurés se tenaient ensemble les bras serrés, on pouvait voir la concrétisation du rêve de Nipsey, mais aussi le germe de l’objectif Thug Life de Tupac d’unir des gangs tragiquement éclos par l’effusion de sang.

Espérons qu’il y aura un jour où il y aura une meilleure raison pour que les membres de gangs se réunissent, mais au moins cela s’est produit à la mémoire d’un artiste qui l’a planifié depuis le début. FireBugg, membre apparenté du groupe Blood, s’est rappelé d’une rencontre fortuite avec Nipsey Hussle qui avait entamé le projet de créer une trêve de gangs entre leurs rivaux.

Il a rappelé que les hommes partageaient un moment difficile quand ils se sont rencontrés pour la première fois dans un restaurant, mais finalement, « nous nous sommes serré la main avec une poignée ferme et n’avons pas relâché le shake jusqu’à [cinq minutes] plus tard ». 

FireBugg a également déclaré que :

« Nous avons tous deux reconnu le fait que nous étions des ennemis jurés par les droits des gangs mais nous avons dit que nous étions nés frères par essence. Nipsey a regardé fixement le tatouage de Malcolm X  tout en disant qu’il souhaitait que les deux aident à rapprocher leurs gangs, notant: « J’ai pas d’énergie pour les trucs négatifs et les conflits. « 

2 pac connaissait la psychologie et la sociologie de son environnement, Nipsey l’a appris grâce à lui:

« Je sais ce que Pac essayait de faire. Pac était du genre à dire : «Je sais que si je te dis que ce que je sais, tu m’appelleras intello. Dans notre culture, quelqu’un d' »intelligent » est quelqu’un de faible. Donc, je montre à tout le monde que je suis un gangster en premier. Je vais vous montrer que je n’ai pas peur de me battre, que je n’ai pas peur de tirer et que je n’ai pas peur d’être avec mes négros dans la pire des pires des situations »… Écoutez« White Man’z World et écoutez [son album de 1997 intitulé] Makaveli. Il essayait d’élever ses négros, et il a été tué.»

2 pac parlait souvent du levier économique pour l’émancipation de sa communauté, Nipsey l’a suivit:

« L’argent est ma medecine » (Keys of the city)

Nipsey se déclamait de 2pac qui était un mentor pour lui:

C’est le remède, la séparation
2Pac de ma génération, la pilule bleue dans la putain de Matrix
Rose rouge dans le trottoir gris
Les jeunes negros pris au piège et il ne peut pas le changer

(Nipsey Hussle, dedication)

Team ELIMU

Il devient avocat pour reconquérir les terres familiales

Décidément l’Ouganda produit des jeunes valeureux, nous vous parlions d’un autre specimen récemment dans le domaine medical. Cette fois c’est la bravoure d’un fils que nous venons célébrer. Cette histoire pourrait être raconté à Nollywood tellement elle est belle et pleine de leçons.

Voici l’histoire: un Ougandais, qui n’avait que six ans lorsque son père a perdu son terrain à la suite d’un litige, l’a finalement reconquis 23 ans plus tard, après être devenu avocat.

Jordan Kinyera a traversé 18 ans d’éducation et de formation juridique avant d’assumer l’affaire.

Lundi, la Haute Cour a rendu un jugement définitif qui s’est prononcé en faveur de sa famille.

M. Kinyera a déclaré à BBC Newsday que la perte de la terre familiale à l’âge de six ans avait changé sa vie.

« J’ai décidé de devenir avocat plus tard dans ma vie, mais cela a été inspiré par des événements dont j’ai été témoin, les circonstances et les frustrations vécues par ma famille lors du procès et les conséquences que cela a eu pour nous », a déclaré M. Kinyera.

Son père avait été poursuivi en justice par des voisins à la suite d’un conflit foncier en 1996 et l’affaire avait été traînée devant les tribunaux pendant plus de deux décennies.

« Mon père était à la retraite, il n’avait donc pas beaucoup de ressources. Il ne gagnait rien à ce moment-là. Il était désespéré et il y a quelque chose de déshumanisant à être dans une situation désespérée et à ne pouvoir rien faire à ce sujet. C’est ce qui m’a le plus inspiré. « 

M. Kinyera a déclaré à la BBC qu’il était heureux pour son père qui, selon lui, n’a pas pu planter une seule graine ni poser une seule brique depuis 23 ans.

« Justice différée, justice refusée. Mon père a 82 ans et il ne peut plus faire grand-chose avec la terre. C’est à nous, les enfants, de venir remprendre le flambeau là où il est parti. »

Les conflits fonciers sont très répandus en Ouganda. Selon le groupe juridique Namati, ils concernent 33 à 50% des propriétaires terriens.

De nombreux Ougandais déplacés à l’intérieur de leur pays qui rentrent dans leurs régions d’origine après avoir passé plusieurs années dans des camps se retrouvent dans des conflits fonciers, a déclaré M. Kinyera à la BBC. Il représentent un certain nombre de clients.

« Le problème est tellement répandu qu’une branche entière de la haute cour se consacre uniquement aux litiges fonciers ».

Une véritable leçon de perseverance, d’abnegation et de courage. Le tout pour rétablir la justice, si chère à l’OJAL. Cela ne réglera pas le soucis structurel des problèmes fonciers, esperons simplement que cela donne du courage à ceux qui font face à ce genre de conflits. Gardez la tête haute: OJALEZ-VOUS!

source: BBC
Team OJAL

Responsabilite Communautaire: le lien de Nispey Hussle avec l’Afrique et la communauté

Nipsey Hussle et sa famille avec le président érythréen Isaias Afwerki lors de leur visite l’année dernière

Comme vous le savez déjà sûrement dimanche dernier, le rappeur américano-érythréen Nipsey Hussle (ou Hu$$le), nominé aux Grammy Awards, a été abattu de six balles dimanche après-midi devant son magasin Marathon Clothing au sud de Los Angeles, dans le quartier de Hyde Park (Crenshaw). Son meurtre a ému le monde du hip-hop, tant par sa violence que son côté symbolique.

En plus de sa ligne de vêtements The Marathon Clothing, il se distinguait par son côté entrepreneur dans les domaines de la technologie, de l’immobilier et du commerce de détail, tout en naviguant dans le monde complexe du divertissement.

Né  Ermias Davidson Asghedom, ce jeune homme de 33 ans laisse dans le deuil une fille issue d’une relation antérieure et un fils qu’il a eu de sa relation avec sa petite amie, l’actrice Lauren London.

Tirant profit du buzz de son premier album studio, Victory Lap, acclamé par la critique et nominé aux Grammy, paru l’année dernière, le rappeur de Slauson a été prédit pour avoir une année 2019 sous les feux des projecteurs, après avoir été « underground » et indépendant pendant si longtemps.

Son album vient après une longue série de mixtapes reconnus dans tout le milieu rap pour sa qualité et son originalité (2005 : Slauson Boy, 2008 : Bullets Ain’t Got No Name Vol. 1&2, 2009 : Bullets Ain’t Got No Name Vol. 3, 2010 : The Marathon, 2011 : The Marathon Continues, 2012 : TMC: X-Tra Laps, 2013 : Crenshaw, 2014 :Mailbox Money, 2016: Slauson Boy 2 et Famous Lies And Unpopular Truths, 2017: No Pressure).

Fils d’un immigré érythréen et d’une mère afro-américaine, Nipsey Hussle, qui a grandi à Crenshaw, à Los Angeles, a toujours parlé avec passion de son héritage érythréen chaque fois que le sujet revenait. L’année dernière, après avoir publié Victory Lap, il s’est rendu en Érythrée avec son frère et son père, pour sa première visite dans le pays de la Corne de l’Afrique en 14 ans.

                    

Depuis sa rencontre avec le président Isaias Afwerki, sa tournée dans la capitale Asmara et ses interviews, Nipsey a confirmé qu’il avait eu une expérience très enrichissante.
Il avait notamment eu une interview avec une chaîne locale (en anglais) :

En entrepreneur qu’il était, Nipsey en avait profité pour étudier les opportunités de business entre lui et son pays d’origine.

Ce que beaucoup ignorent, c’est que le Slauson Boy était aussi un acteur de sa communauté, à laquelle il avait dédié beaucoup de projet. Ce que beaucoup de fans ignorent peut-être, c’est qu’il avait également acheté l’intégralité du centre commercial dans lequel son magasin se situait et envisageait de le transformer en un espace commercial et résidentiel polyvalent. Son partenaire Dave Gross et lui-même avaient mentionné le projet d’inclure un restaurant créole dans le centre et de vendre d’autres articles de luxe destinés aux consommateurs.

Il a indiqué qu’il envisageait de s’étendre à d’autres grands marchés américains au cours des prochaines années.

Hussle s’intéressait également sérieusement à la technologie et fournissait aux entreprises de haute technologie les outils dont elles avaient besoin pour développer leurs activités. Le Vector 90, l’un de ses projets novateurs dans le domaine des technologies, était un espace de coworking qui servait de «centre culturel et intellectuel pour les entrepreneurs et les créatifs», tout en «renforçant le tissu économique et social des quartiers» dans lequel ils se trouvaient.

Le Vector 90, qui devrait rester opérationnel après le décès de l’artiste, propose également des séminaires et des événements de réseautage gratuits, ainsi que des programmes de mentorat pour adultes et un programme STEM gratuit pour les jeunes et les adolescents.

L’un des objectifs de Hussle avec le centre était de donner aux jeunes les moyens de s’initier à la technologie en tant que choix de carrière viable plutôt que de participer à des activités de gangs.

Hussle a également pris conscience de la valeur de l’immobilier. Peu avant sa mort, il était apparemment en pourparlers pour acquérir le bail du Viceroy Santa Monica, un hôtel de bord de plage luxueux de 162 chambres, en partenariat avec d’autres, dont DJ Khaled.

Son esprit d’entreprise n’existait pas seulement en dehors de la musique, mais aussi en son sein. Même s’il avait signé avec Atlantic, il s’était assuré que son contrat incluait la souplesse nécessaire pour conserver le contrôle créatif de son travail et des artistes qu’il avait mis en avant.

Encore une fois, la Team OJAL voulait rendre hommage à Nipsey Hussle, ce grand artiste qu’il fut, mais aussi à l’homme, Ermias Davidson Asghedom qui était un phare pour sa communauté car il représentait l’autodétermination, l’entrepreuneuriat, la fierté africaine, tout ce que nous promouvons ici! Le plus dur est déjà fait, tu as inspirés une generation, reste en paix Nipsey!

La Team OJAL

sources : face2faceafrica.com
              thesource.com

Le taux de mort subite cardiaque des afrodescendants bien supérieurs à ceux des Blancs aux USA

« Une nouvelle étude de l’American Heart Association révèle que les communautés afrodescendantes ont des taux plus élevés de décès par arrêt cardiaque, en particulier chez les femmes, que les blancs.

Les résultats d’une étude de l’athérosclérose Risk in Communities (ARIC) ont révélé qu’à l’âge de 85 ans, les hommes afrodescendants représentaient 9,6% des décès subits d’origine cardiaque, contre 6,6% des femmes afrodescendantes. En comparaison, les hommes blancs représentaient 6,5% des décès suite à un arrêt cardiaque soudain, tandis que les femmes blanches représentaient 2,3% de ces victimes. Ces chiffres montrent que les hommes afrodescendants avaient un taux de mortalité subite cardiaque supérieur de près de 48% à celui des hommes blancs, tandis que le taux de mortalité des femmes afrodescendantes était de 187% supérieur à celui des femmes blanches.

Female doctor with digital tablet talking with senior male patient in examination room

L’étude, qui a été menée pendant près de trois décennies et publiée dans la revue Circulation de l’AHA, a révélé que les taux comparatifs plus élevés des afrodescendants sont le résultat de différences au niveau culturel et socio-économique, y compris les disparités en matière d’éducation et de revenu. Comme l’hypertension et le diabète sont à blâmer.

L’étude ARIC a collecté ses données en se concentrant sur quatre communautés américaines – les banlieues de Minneapolis, le comté de Forsyth en Caroline du Nord, le comté de Washington dans le Maryland et Jackson (Mississippi) .Les participants blancs représentaient 11 237 personnes examinées, tandis que 3 832 participants afrodescendants participaient La recherche.

Malgré les découvertes, qui ont été découvertes sur une période de temps significative, le chercheur principal Eliseo Guallar, Ph.D., a reconnu que davantage d’études devaient être menées.

« Les faibles revenus et le manque d’éducation sont associés à des comportements malsains, à une faible sensibilisation à la maladie et à un accès limité aux soins, ce qui pourrait contribuer à de piètres résultats », a déclaré Guallar dans un communiqué de presse. « Cependant, notre compréhension des mécanismes de différences raciales dans la mort subite cardiaque est encore incomplète et des recherches supplémentaires sont nécessaires. « 

Il existe néanmoins des solutions pour aider les communautés afrodescendantes à lutter contre les conclusions de l’ARIC.

American Heart Association

La Dre Icilma Fergus, professeure agrégée de médecine au Mount Sinai Medical Center de New York, a confié à Healthline qu’elle travaillait avec les communautés de la région pour leur apprendre à détecter et à traiter les symptômes et à promouvoir la santé cardiovasculaire. Elle dirige le programme Healthy Heart Series, qui propose des ateliers et une formation pour aider les personnes à apprendre des moyens simples de se prendre en charge et de prévenir les maladies cardiaques et les arrêts cardiaques soudains.

« Il s’agit de créer une situation de confiance dans laquelle les gens apprennent auprès des prestataires, en qui ils font confiance, acquièrent les connaissances et finalement le font eux-mêmes », a-t-elle déclaré. « Lorsque j’ai commencé à travailler dans le centre de Harlem, j’ai constaté que les gens n’avaient pas de confiance envers les médecins au début (ceci est dû à l’histoire de la medecine clinique Américaine et des maltraitances et autres expériences sordides qu’a subit la communauté afrodescendante dans les hopitaux américains ndlr). Nous avons commencé avec 10 ou 20 personnes dans les ateliers mensuels, nous en avons maintenant 90 en moyenne. « 

Parallèlement à la prise de médicaments appropriés, il est également important que les personnes aient accès à des aliments plus sains, ce qui n’est pas toujours le cas dans les régions où les déserts alimentaires sont courants. Ces problèmes touchent de manière disproportionnée les communautés afrodescendantes. Cependant, Fergus a noté que l’obtention de produits sains pour des repas de qualité peut être effectuée via un marché de producteurs de la communauté sans recourir à un magasin de produits de santé onéreux. »

Cet article existe aux US car ils ont des statistiques ethniques qui permettent d’avoir ce genre de données. En France par exemple ces stats n’existent pas, nous sommes dans le flou total concernant les inégalités d’accès aux soins ou à une alimentation de qualité. Ces chiffres ne sauraient être les mêmes car nous avons une bien meilleure couverture santé que nos semblables Américains, mais ils  devraient nous alarmer sur les conséquences des inégalités d’accès à l’éducation et à la santé.

Traduite par la Team OJAL
 source: AtlantaBlackStar

Qui était GERONIMO PRATT, parrain de 2Pac et membre des Black Panthers?

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Geronimo Pratt est né Elmer Pratt le 13 septembre 1947 à Morgan City, en Louisiane. Il était l’un des six frères et sœurs nés de Jack et Eunice Pratt. Ses parents possédaient une petite entreprise de récupération de ferraille. En grandissant, Pratt appréciait ses études et était un excellent élève. C’était aussi un bon athlète. Il était le quarterback de son équipe de football au lycée.

Armée

En 1965, Pratt, âgé de 18 ans, entra dans l’armée américaine. Il a été envoyé au Vietnam, remplissant deux mandats avec distinctions. Il a remporté deux étoiles de bronze, une étoile d’argent et deux coeurs violets. En 1968, il a reçu une distinction honorable.

Éducation

À son retour du Vietnam, Pratt s’est installé à Los Angeles, en Californie. Profitant du GI Bill, il a étudié à UCLA. Alors qu’il fréquentait l’école, il a rencontré Alprentice ‘Bunchy’ Carter, chef du chapitre du sud de la Californie du Black Panther Party (BPP). Après l’assassinat de Bunchy (paix à son âme) en 1969, Pratt décida de rejoindre le BPP. Il a pris le nom de « Geronimo », en hommage à un chef apache éminent et chef de la résistance à la domination américaine et mexicaine, et à « Ji-Jaga », au nom d’un peuple d’Afrique Centrale

Black Panther Party

En rejoignant le BPP, Pratt a été déclaré ministre de la Défense et chef du secteur de Los Angeles. Maintenant affilié à un parti politique considéré comme une menace pour la sécurité nationale, Pratt est devenu une cible. Le FBI et son programme de contre-espionnage (en réalité de contre-insurrection ndlr), de surveillance et de destabilisation des activistes Afrodescendants, COINTELPRO, surveillaient de près Pratt.

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Persecutions

Peu de temps après son adhésion au BPP, Pratt est victime de COINTELPRO. Les autorités l’ont accusé du meurtre de l’institutrice Caroline Olsen en 1968. Olsen a été abattu lors d’un braquage à Santa Monica. Johnnie Cochran (avocat célèbre pour son procès gagné en faveur de OJ Simpson ndlr), qui faisait partie de l’équipe juridique de Pratt, a affirmé que celui-ci se trouvait à une distance de 350 km pour assister à une réunion du BPP pendant la période du meurtre. En dépit de ce fait et du fait que le mari d’Olsen avait déjà identifié le tireur, Pratt a été reconnu coupable. Son verdict de culpabilité peut être attribué en grande partie à la supposée déposition de Julius ‘Julio’ Butler, témoin.

Prison

Pratt a été condamné à 27 ans de prison. Huit de ces années ont été passées en isolement. Cochran a travaillé sans relâche pour faire en sorte que Pratt voie justice. En 1996, il a obtenu un nouveau procès et a été libéré en 1997. Le président du tribunal a annulé la décision parce que le bureau du procureur général n’a pas informé le jury initial que Julio Butler était un informateur rémunéré du FBI.

Famille

En 1971, sa femme Saundra a été tuée alors qu’elle était enceinte de 8 mois et son corps a été laissé dans un fossé. L’assassinat a été attribué à l’époque à un schisme entre les partisans de Huey Newton et ceux d’Elddridge Cleaver; Pratt et sa femme appartenaient à la faction Cleaver. Plus tard, Pratt pensa que ce récit était un mensonge du FBI et que le meurtre de Saundra n’était pas lié à ses activités au sein du Black Panther Party.

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Activisme

Pratt a également gagné un procès pour emprisonnement injustifié et a reçu 4,5 millions de dollars. À sa libération, il a consacré sa vie à faire du lobbying auprès des personnes incarcérées à tort. Au cours de ses dernières années, il a effectué un rapatriement en Tanzanie, avec la fille des ex-membres du BPP, Eldridge et Kathleen Cleaver. Geronimo Pratt est décédé le 2 juin 2011. Il avait 63 ans.

2pac lui a dédié son morceau « I ain’t mad at cha » ainsi qu’a son père adoptif, Mutulu Shakur qui n’était autre qu’un proche amis et partenaire chez les BPP de Geronimo Pratt. 

Traduit par la Team OJAL

Un Kenyan de 25 ans invente des gants intelligents qui convertissent les mouvements de la langue des signes en discours audio

Roy Allela tries out his smart gloves
Roy Allela essaye ses gants intelligents

Plus de 30 millions de personnes dans le monde souffrent de troubles de la parole et doivent utiliser le langage des signes. Elle constitue donc un obstacle linguistique lorsque l’on cherche à communiquer avec des personnes n’utilisants pas la langue des signes. C’est une chose que Roy Allela ne sait trop bien.
    
En effet, la nièce de Roy Allela, âgée de six ans, est née sourde et a eu beaucoup de mal à communiquer avec sa famille, aucun d’entre eux ne connaissant la langue des signes. Ils disent que la nécessité est la mère de l’invention et que le besoin de communiquer et de se connecter avec sa nièce a poussé Roy, âgé de 25 ans, à inventer les gants intelligents.

Le gant de traduction langue des signes-parole de Sign-io reconnaît différentes lettres signées par les utilisateurs de la langue des signes et les transmet à une application Android où elles sont vocalisées.

Roy Allela

Cet exploit a vu Roy gagner l’admiration et la reconnaissance de la prestigieuse société américaine ASME (American Society of Mechanical Engineers), la plus grande organisation d’ingénieurs en mécanique du monde, lors de son prestigieux concours ASME Innovation Showcase (ISHOW) 2017.

Roy et deux autres inventeurs africains – l’un originaire d’Ouganda et l’autre du Ghana – ont remporté le grand prix lors de la deuxième des trois manifestations régionales.

Brian Gitta, d’Ouganda, qui a mis au point Matibabu, un appareil non invasif utilisé pour tester le paludisme, et Charles Antipem, du Ghana, qui a créé Science Set, un laboratoire scientifique abordable, portable, pratique et hautement évolutif pouvant être placé dans le sac ou sur le bureau des étudiants. Roy Allela a partagé 500 000 dollars en espèces et en prix, ainsi que trois autres lauréats à Bangalore, en Inde, et trois autres à Washington, DC.
 

Les lauréats faisaient partie des dix entrepreneurs en matériel informatique (hardware) à visé sociale sélectionnés parmi les 150 candidats retenus comme finalistes de l’événement. Ils se sont déroulés à l’hôtel Golden Tulip Westlands Nairobi afin de présenter une gamme de dispositifs conçus pour avoir un impact économique, environnemental et social transformationnel.

Le fondateur de Sign-io, Roy Allela (au centre) reçoit son trophée de LR Kamau Gachigi (à gauche).

Pendant la compétition, les finalistes ont comparu devant un panel de juges, comprenant des entrepreneurs prospères, des universitaires et des fondateurs de startups financées par du capital-risque, afin de présenter les attributs de conception technique de leurs prototypes et de définir leurs plans de fabrication, de mise en œuvre, de commercialisation et de financement.

Source: Pulse Live Kenya
Traduit par la Team OJAL

Jemeker Thompson, la baronne de la drogue au parcours étonnant

Si vous n’êtes pas un narcotrafiquant notoire et que vous n’avez jamais été à Los Angeles dans les années 80 il se peut que vous ne connaissiez pas son nom: Jemeker Thompson. Surnommée la « Queen Pin », jeu de mot qui déroge au traditionnel « King Pin », qui veut dire baron de la drogue. Cette baronne a fait des millions de dollars dans le business de la drogue. La cocaïne d’abord, puis le crack lorsqu’il est apparu. Avec une facilité déconcertante cette jeune femme a réussi à se hisser au plus haut niveau du game de la drogue aux USA avec son copain de l’époque et père de son fils. Une ambition dévorante l’a fait passer de la beuh à la cocaïne, puis de la cette dernière au crack. Le crack est un dérivé de la cocaïne beaucoup plus addictif, mais aussi beaucoup moins chère à produire. Donc madame a trouvé corde à son arc. Elle en a vendu des tonnes!

 

Les crackheads sont abandonnés de leur famille à leur folie et leur addictions

Jemeker Thompson: le commerce illicite comme mode de vie

Imaginez les répercussions sur la communauté aux alentours. Vous avez forcément vu un jour une vidéo de crackhead sur un site comme world star hip-hop complètement défoncé(e) et qui faisait forcément n’importe quoi. Si vous avez déjà rencontré un « crackhead » comme il en existe encore beaucoup, et de plus en plus en France d’ailleurs, vous savez que c’est une drogue qui peut mener à absolument tout pour voir sa dose. La dépendance est telle que n’importe qui peut accepter n’importe quoi pour pouvoir se défoncer en paix. Vraiment n’importe quoi. A ce propos nous vous conseillons la formidable série podcast d’Arte sur le sujet intitulée « Crackopolis ». Vous aurez un autre regard lorsque vous écouterez vos rappeurs préférés chanter le drug game…

Revenons-en a  cette sulfureuse Jemeker. À combien de personnes, afrodescendantes pour l’écrasante majorité, en a-t-elle vendu? L’atout du crack c’est qu’on peut le vendre à son voisinage, surtout s’il est pauvre et en manque d’évasion comme beaucoup de gens à L.A dans son quartier. Contrairement à la cocaïne qui est une drogue chère et par conséquent pour les classes les plus aisées. Elle implique plus de déplacements pour satisfaire cette clientèle. Donc plus de risques. Des centaines voire des milliers de personnes, et autant de drames familiaux et de talents gâchés, le tout dans son propre quartier. Cette histoire est commune à tous les grands dealers, nous ne sommes pas là pour refaire l’histoire de la drogue aujourd’hui.

 

Jemeker Thompson

Une couverture astucieuse

Vous ne devinerez jamais le métier que notre légendaire dealeuse a choisi comme vitrine officielle. C’est surprenant mais pas bête du tout. Elle s’est mise a vendre…des mèches de cheveux pour afrodescendants!! Rien que ça. Elle profite du fait d’avoir une activité d’import-export, d’avoir un solide réseau pour côtoyer de grands noms…à qui Jemeker Thompson vend les fameuses mèches et perruques à prix d’or !! L’activité est très lucrative, comme vous le savez les femmes Afrodescendantes sont des plus coquettes et mettent le budget pour ce genre de choses. Mais pas que les femmes, nous sommes dans les années 80 et beaucoup d’hommes aiment également mettre des perruques et autres faux cheveux gominés pour le style. Jemeker Thompson en vend a des célébrités de premier plan.

Créant par-là l’engouement dans la société: ce sont les influenceurs de l’époque. L’industrie, alors embryonnaire, s’étend aux proportions que vous connaissez maintenant. L’impact est certes incomparable à la vente de stupéfiants car c’est une activité légale, et elle crée des emplois pérennes. Mais l’autre aspect c’est la normalisation de ces faux cheveux et leur impact sur l’estime de soi des afrodescendants. Ce n’est pas quantifiable, mais c’est une catastrophe dont nous ne sommes toujours pas sortis.

Une reconversion inatendue

Vous devinez encore moins l’activité que notre chère Jemeker Thompson fait de nos jours après treize années de prison…..vraiment vous ne pouvez pas imaginer. Figurez-vous qu’elle n’est rien d’autre que…Pasteur!! Vous avez bien lu, Jemeker Thompson est pasteur évangélique aux Etats-Unis. Rangée, elle chante la parole de Dieu. Que l’on soit croyant ou non, chrétien ou non, on ne peut pas minimiser l’impact de cette église dans le monde des afrodescendants. Ces églises sont celles qui ont fait élire Bolsonaro par exemple au Bresil, mais aussi Trump; ce sont elles qui rançonnent nos familles au pays; qui sont sommés de leur donner une part de leur salaire. Comme si le pasteur était leur agent pour atteindre le paradis. Cela n’a rien à avoir avec la spiritualité c’est un business très très lucratif.

Voyez que même les chinois ouvrent des églises maintenant en Afrique!! Ce n’est pas anodin. Combien de pasteurs millionnaires chez les pasteurs évangéliques? Ils vendent un autre type de drogue basé sur la foi et leur interprétation d’un livre dont ils s’accommodent à dire qu’il est Divin. C’est beaucoup plus pernicieux. La majorité des gens restent dans la religion de leurs parents. Soit de la naissance à la mort, contrairement à la drogue. Des générations entières sont en train d’être préparés à vivre cette vie. L’impérialisme spirituel est un poison dont nous mesurons mal les dégâts car ils ne se comptent pas en taux de chômage ou en incarcérations. Pourtant c’est nous qu’ils emprisonnent dans cette idéologie, tout en nous rançonnant à vie !

Le mode de vie des pasteurs évangélique est du même standard que celui des dealers

Des conséquences désastreuses pour une seule personne

 

Vous avez là un parcours des plus criminogènes pour les Afrodescendants. Un black-on-black-crime de haute volée. Qui n’aura coûté que 13 ans a cette personne alors qu’elle a sûrement indirectement tué des milliers de gens. Nous considérons ce genre de profil comme ceux d’un Joseph Kony en Uganda qui emploi des enfants soldats tout en enrôlant dans sa secte des centaines de gens. Jemeker Thompson en a vendu dans les années 80, leurs effets sont toujours perceptibles aujourd’hui. En terme d’incarcérations, en terme d’overdoses, en terme d’aliénations spirituelles et esthétiques. Pas de doute le démon de l’aliénation globale a un nom : Jemeker Thompson.

La patronne qui dirige la marque à 80 millions de dollards d’Akon est…sa soeur!

Le chanteur R & B multi-platine Akon a été célèbre pour sa carrière musicale et ses projets d’entreprise uniques. Selon CelebrityNetworth.com, sa marque vaut 80 millions de dollars. Mais peu de gens connaissent sa soeur, Khady Thiam Gueye, qui était en réalité la femme à l’origine de la reconnaissance et du succès de la marque à succès d’Akon dans le monde. En outre, elle est la fondatrice de sa propre société de conseil, TMI Worldwide, et elle aspire à créer davantage d’entreprises à l’avenir!

 

Khady Thiam Gueye

Débuts modestes

Entrepreneure naturel depuis son enfance, Khady a commencé sa carrière très tôt. Après avoir obtenu sa licence en relations publiques, elle a travaillé comme assistante de direction pour son frère Akon. En fin de compte, elle s’est vu confier davantage de responsabilités en tant que responsable de projet chez Akon Lighting Africa, où elle a dirigé la stratégie de relations publiques afin de faire connaître les efforts de l’initiative dans le monde entier.

En outre, elle a été directrice de l’exploitation de KonLive et directrice de la marque pour Bu Vision Entertainment, propriété de son autre frère, Abou « Bu » Thiam. Elle a également travaillé avec plusieurs marques géantes où elle fournit des solutions stratégiques sur la façon de maximiser leur exposition et leurs profits au niveau mondial.

Au milieu de tout cela, Khady a décidé de retourner aux études pour terminer une maîtrise en entrepreneuriat. Dotée de plus de connaissances et de compétences, elle a ouvert sa propre société de conseil appelée True Media Independence, ou TMI Worldwide.

Rester inspiré

En tant que femme, Khady admet que presider des rôles administratifs dans un monde des affaires dominé par les hommes constituait un défi. Mais elle s’inspire de nombreuses femmes à travers le monde qui dirigent des pays ou des entreprises tout en gérant assez bien leur famille.

« Ces grandes responsabilités fournissent une preuve incontestable non seulement des talents et de la capacité des femmes à diriger, mais aussi du fait que ma contribution est maintenant largement reconnue et saluée dans les arènes et les réseaux de divertissement », a-t-elle déclaré à Black Enterprise.

Travailler avec la famille

Ses frères Akon et Bu, tous deux entrepreneurs, comptent parmi ses clients les plus fréquents et elle l’apprécie beaucoup. Leur proximité a été un facteur de succès, car le succès d’un seul signifie le succès de tous. Elle a ajouté qu’elle recevait également les conseils de ses frères respectueux et très impliqués dans les affaires de chacun.

Khady est une mère de famille qui a réussi à équilibrer sa carrière et sa famille grâce à son mari et à sa mère. Ils discutent de leurs opinions ainsi que des objections concernant son travail pour s’assurer que ses responsabilités restent à la hauteur.

Futurs investissements

Toujours imparable, Khady prévoit de lancer, dans les trois prochaines années, une école en ligne qui aiderait les futurs entrepreneurs et créateurs tout au long de leur carrière et de leur patrimoine familial. Au cours des cinq prochaines années, elle aimerait également voir sa propre marque de maquillage qui célèbre les tons mélaniques tout en réparant les problèmes de peau. Elle rêve également d’organiser sa propre émission, où elle pourrait interroger d’autres entrepreneurs et créateurs sur la vie et le succès.

Traduit par le Team Elimu

Une tempête dans le monde de la mode Afro par une entrepreneure de 10 ans

Originaire de Johannesburg, en Afrique du Sud, Enhle Gebashe, âgée de 10 ans, poursuit déjà son rêve de devenir une créatrice de mode et une entrepreneuse réputée. Elle a récemment fondé Enhle Babes Couture, une marque de vêtements pour enfants spécialisée dans les imprimés africains glamour. Outre le nombre impressionnant de commandes, plusieurs portes se sont ouvertes pour elle, notamment des possibilités de formation et des interviews avec les médias grand public!


Jeune mais avec une vision

 Enhle est un élève de cinquième année à l’école primaire Rosebank à Johannesburg. Elle dit que ses vêtements sont tous fabriqués sur mesure pour répondre aux besoins de son marché cible – les filles de 4 à 12 ans. Elle envisage de concevoir des imprimés, des robes africaines et tout ce que les « princesses » peuvent porter. Jusqu’à présent, le soutien qu’elle a reçu a dépassé ses attentes.« Tant de gens me connaissaient », a-t-elle dit à IOL. « Je n’arrive pas à croire que cela m’arrive. À l’école, je reçois tellement d’attention, les gens qui m’intimidaient me respectent maintenant. La réaction est étonnamment surprenante pour nous. »Pas le temps de jouerEn tant que jeune entrepreneur avec un horaire chargé, Enhle n’a pas beaucoup de temps pour jouer comme les autres enfants. Après l’école et tous les week-ends, elle va faire des emplettes de tissus et prend des photos pour ses créations.Ce qui était à l’origine une idée de gagner de l’argent supplémentaire pour les voyages scolaires est en train de devenir une réalité. Enhle a été invité à étudier à temps partiel par une école de design locale. La scientifique primée Thulile Khanyile, l’amie de sa mère, souhaitait également la guider sur les bases de la gestion de l’argent, de l’épargne et des affaires. Elle a également été demandée dans les magazines et les émissions de télévision. Quoi qu’il en soit, elle est toujours impressionnée par tous les commentaires et les solicitations qu’elle reçoit suite à ses publications sur les médias sociaux.


Rester équilibrée 

Sa mère, Désirée, est très heureuse des exploits de sa fille. Mais elle reste prudente à ce sujet. « Notre objectif n’a jamais été de la rendre célèbre », a déclaré Désirée. « Je voulais juste qu’elle fasse ce qui la rend heureuse, c’est-à-dire la conception. Je crains qu’elle ne soit très jeune pour avoir autant de succès, nous devons donc faire très attention à la façon dont ce succès est géré. »Parfois, Desiree n’arrive toujours pas à croire ce que sa fille a accompli à un si jeune âge. Elle a dit: « J’ai toujours su qu’Enhle allait devenir quelque chose de grand un jour. Je l’avais en quelque sorte derrière la tête, mais je ne savais pas que ce serait quelque chose d’aussi sérieux. »Enhle aspire à ouvrir un jour sa propre boutique et à toucher d’autres pays africains. Elle présente ses réalisations sur les réseaux sociaux pour aider les gens à prendre conscience de ses créations. Elle a déclaré: « Personne n’aurait pu connaitre réellement Enhle s’il ne s’agissait pas de médias sociaux. Les médias sociaux ont été la principale stratégie de marketing pour nous. »

ici son : Instagram
   
Traduit par la Team OJAL

source blackbusiness.org