LETTRE OUVERTE AU LEADERSHIP AFRODESCENDANT

 
 

 

le 30 mars, à Lyon,

Aux leaders, politiques, éducatifs et économiques et à nos géants du sport et du divertissement.

Puissiez-vous lire cette lettre ouverte dans un esprit constructif, étant donné que nous cherchons une solution aux nombreux problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant que communauté.

 

Vous vous êtes élevés politiquement, économiquement et/ou socialement par votre talent, votre travail et vos sacrifices. Cependant, avez-vous déjà remarqué que peu importe à quel point vous êtes devenus riches, puissants ou célèbre, contrairement à autrui, nous ne travaillons que peu en réseau avec les membres influents de notre communauté. La mise en commun de nos ressources (économiques, intellectuelles, etc.) nous permettrait de produire bien plus de biens et de services pour les nôtres, et nous faire passer d’une position de quasi « mendicité » à celui de maîtres de notre propre destin ?

La condition économique « générale » de la communauté afrodescendante en France est paradoxale : Nous ne consommons que très peu les biens et services proposés par les nôtres. En revanche, nous consommons beaucoup les produits des autres. Nous ne maîtrisons que rarement les marchés qui nous sont destinés, et nous préférons offrir notre force de travail à d’autres.

L’image colportée par les média dominants à notre encontre pousse au complexe et bien souvent à une certaine dévalorisation de soi. Nous l’avons vu à plusieurs reprises, il est facile et sans conséquence de manquer de respect à l’Afrique et sa diaspora. Ce qui conduit évidemment, à des situations quasi généralisées de discriminations à notre encontre (emploi, logement …etc).

Comment pouvons espérer du respect alors que nous ne nous respectons pas nous-mêmes ? Combien de temps encore allons-nous compter sur le bon vouloir d’autrui pour nous assurer une situation socio-économique digne ? Est-ce là l’héritage que nous voulons léguer à nos descendants ? Quand allons-nous reprendre en main notre destin ?

 

 

Nombre d’entre vous ont le désir d’agir de la sorte, mais il semblerait que nous ne sachions pas comment mettre cela en œuvre. Notre méfiance et la désunion présente dans notre communauté nous interdit de faire ce que d’autres font.

En observant le potentiel humain dont regorge la communauté afrodescendante, nous pouvons aisément remarquer que notre situation socio-économique pourrait être meilleure.

C’est pour cette raison que l’OJAL fait la promotion de l’Initiative Communautaire, c’est-à-dire selon la définition du dictionnaire: de proposer, d’organiser le premier quelque chose, de faire quelque chose de soi-même, sans recourir à l’avis, au conseil de quelqu’un d’autre, et ce dans l’intérêt des membres de sa communauté.

Suivant le quatrième point du programme: la Coopération Economique par exemple, faire la promotion de l’entrepreneuriat afro en consommant en priorité chez un membre de la communauté est une forme d’initiative communautaire. Quand on dépense en masse chez les autres, comme nous le faisons à l’heure actuelle, sans qu’autant de dépenses ne soient faites dans notre propre communauté, celle-ci s’appauvrit.

Nous aimons nous plaindre de la mauvaise image et/ou représentation que les afrodescendants ont dans les média occidentaux, mais à l’OJAL nous promouvons l’Autodétermination : La création de média qui correspondent à nos attentes et à nos réalités, est le genre d’initiative dont la communauté a besoin.

L’éducation aussi est un élément majeur dans l’amélioration des conditions de vie de la communauté afrodescendante. Par exemple, l’enseignement de l’histoire glorieuse de l’Afrique et de la résistance aux différentes formes d’oppression, aux plus jeunes est une initiative que chaque parent devrait opérer. La connaissance historique, scientifique et culturelle de soi va également de paire avec la revalorisation de l’esthétique afro au naturel.

Un des écueils majeurs à notre élévation, est le manque d’unité entre les différentes composantes de la «mosaïque afro». Sur des critères issus de la colonisation et des traites négrières, nous sommes les plus enclins aux conflits, et bien souvent à cause d’un manque de connaissance du passé commun et du lien intrinsèque que nous avons entre nous. Des rencontres interculturelles pourraient être initiées pour permettre aux populations d’ascendance africaine de se connaître, de se rappeler le lien qui les unit, et donc la nécessité de l’unité des populations afro dans un projet commun.

C’est une liste d’exemples qui n’est évidemment pas exhaustive.

Comme nous, de nombreuses structures militantes œuvrent à la réalisation de cet objectif de revalorisation. Cependant, leurs actions se voient ralenties par le manque de solidarité, de ressources matérielles et la bien-pensante républicaine qui veut nous faire confondre Initiative Communautaire et racisme anti-blanc.

Parce que l’exemple vient d’en-haut, le but de cette lettre ouverte est de vous solliciter, en votre qualité de leaders, de membres éminents, et donc de facto, de représentants de la communauté afrodescendante. Vous êtes les voix et avez l’audience de milliers Afrodescendants : Nous vous exhortons à accepter la responsabilité qui est la vôtre, à agir pour l’amélioration de notre image, à rentrer dans une dynamique de synergie entre les personnalités afro et à promouvoir le modèle du « pour nous même, par nous même ».

 

 

C’est unie, et grâce à ses forces vives, que la communauté afrodescendante s’élèvera.

 

 

 
Organisation de la Jeunesse Afrodescendante de Lyon

 

Les Coromantee, les esclaves Ashanti des Caraibes

Soldat du Royaume Ashanti

 

Coromantee (dérivé du nom du fort ghanéen pour les esclaves, le Fort Kormantine à Koromanti, Ghana.), également appelés Coromantins, Coromanti ou Kormantine était le nom anglais donné à l’origine aux esclaves Ashanti en Jamaïque, mais il devint synonyme de tous les groupes Akan de la Gold Coast ou du Ghana moderne. Le terme Coromantee est maintenant considéré comme un terme archaïque puisqu’il se réfère simplement au peuple Akan, et qu’il fut utilisé principalement dans les Caraïbes.
Les Coromantee venaient en fait de plusieurs groupes ethniques Akan et furent déportés de manière séparée dans les colonies européennes des Caraïbes, sur la base de leurs alliances ou non avec les Européens lorsqu’ils étaient encore à la Gold Coast (les Ashanti étant opposés aux Fanti et aux Britanniques furent expédiés à la Jamaïque et à la Barbade; Les Fanti, étant opposés aux Asante et aux Néerlandais furent envoyés vers les Guyanes, etc). En raison de leur tradition militariste et de leur langue Akan commune, les Coromantee organisèrent des dizaines de révoltes d’esclaves en Jamaïque et ailleurs dans les Caraïbes. Leur caractère farouche et leur nature rebelle devint si célèbre parmi les propriétaires de plantations blancs aux 18ème siècle qu’une loi fut proposée pour interdire l’importation d’africains de la Gold Coast en dépit de leur réputation de travailleurs solides.
Les Ashanti eurent une énorme influence culturelle (plus que tout autres peuple africains) à la Jamaïque, y compris chez les Neg Marrons jamaïcains dont la culture et la langue fut considérée comme une dérivation de l’Asante et du Twi. Les noms de certains leaders Coromantee célèbres comme Cudjoe, Quamin, Cuffy et Quamina correspondent respectivement aux prénoms Akan selon le jour de naissance Kodjo, Kwame, Koffi et Kwamina. Une grande partie de la population captive avait aussi des noms Akan selon les jours, comme le nom « Quashee » (une déformation de « Kwasi« ) ce qui fut pour les planteurs britanniques un moyen d’impliquer la majorité des Ashanti. Le mot Coromantee devînt le terme jamaïcain britanniques pour signifier « Noir ou esclave« , de même, que les blancs étaient appelé « Obroni » (Blanc en langue Twi) par les africains captifs. Ce terme est encore utilisé et est considéré comme une insulte.

 

 
 

Histoire:

 

Origine:

 
Carte de l’Empire Ashanti et de la Gold Coast

 

Aux 17e et 18e siècles, les Africains captifs de la région de la Gold Coast, au Ghana actuel, furent déportés dans les colonies des Caraïbes. La Jamaïque reçut un pourcentage élevé d’Ashanti en vertu de l’alliance de l’Angleterre avec leur rivaux les Fanti. Les captifs Ashanti furent soit kidnappés ou pris en embuscade lors de conflits mineurs et déportés vers des forts en territoire Fanti (aujourd’hui la région centrale du Ghana) protégés par les britanniques, des forts comme Fort Kormantse et Fort William.

 

Fort William en 1890

 

À leur tour, les Fanti capturés lors de bataille avec les Ashanti alliée des Hollandais, furent déportés vers des forts néerlandais qui expédièrent leurs captifs dans les colonies néerlandaises (par exemple, les Guyanes d’Amérique du Sud). Les propriétaires d’esclaves blancs commencèrent à distinguer les Africains par lieu d’origine et associèrent des comportements et des caractéristiques sur la base de leur appartenance ethnique. Le terme « Coromantee » (en Twi: Kormantse), comme le mot déformée « Obeah », viennent de la Jamaïque, qui fut considérée comme la capitale britannique de l’hémisphère occidental et là où de nombreuses lois pour les colonies britanniques furent écrites. Le mot Coromantee tire son origine de Fort Kormantse (aujourd’hui Fort Amsterdam, il fut vendu aux Pays-Bas les années suivantes), basé sur les terres Fanti protégées par les britanniques.
Les Coromantee partagent un langage commune aujourd’hui connu comme le twi (prononcé : «tchi»), et cette langue forma la base de l’appartenance à une organisation librement structurée de personnes qui socialisèrent et s’entraidèrent. Edward Long, un colon blanc jamaïcain du 18ème siècle qui préconisa fortement l’interdiction de la vente de Coromantee, nota que cette unité entre les groupes Akan joua un rôle important dans l’organisation des complots et des rébellions, malgré la dispersion géographique des Coromantee travers différentes plantations. L’unité organisationnelle de Coromantee, en raison de leur histoire commune, contribua également à une à créer une société de secours mutuel, groupe enterrement, et endroits pour profiter de divertissement social.

 

 

Culture historique:

 

La cérémonie du Yam observée par les groupes Akan

 

 
Avant d’être asservis les Coromantee faisaient généralement partie de groupes Akan très organisés et stratifiés tels que l’Empire Ashanti. Les états Akan n’étaient pas tous les mêmes, il existait quarante groupes différents au milieu du 17e siècle, mais ils partageaient un langage politique commun. Ces groupes partageaient également une mythologie un Dieu puissant, Nyame et des histoires d’Anansi en commun. Ces histoires Anansi seraient répartis dans le Nouveau Monde et sont respectivement devenus Anancy, Anansi Drew, ou frère Lapin en Jamaïque, aux Bahamas et dans le sud des États-Unis. Les Akan partageaient également le concept des noms selon le jour. La preuve de cela est visible dans les noms de plusieurs organisateurs de rébellion tels que Cuffy (Koffi), Cudjoe (Kodjo), ou Nanny (Nana).

 

 

Rébellions menées par des Coromantee:

 

 

La rébellion de 1690:

 

 

Traité reconnaissant les Marrons de Cudjoe comme une nation indépendante

 

Il y eut plusieurs rébellions dans les années 1700 attribuées aux Coromantee. Selon Edward Long, la première rébellion eut lieu en 1690. Entre les trois ou quatre cents esclaves de la paroisse de Clarendon, après avoir tué un propriétaire blanc, se saisirent d’armes à feu et de munitions et tuèrent un contremaître sur la plantation voisine. Une milice fut formé et écrasa finalement la rébellion, et le leader pendu. Plusieurs des rebelles fuirent et rejoignirent les Neg Marrons. Long décrit également l’incident au cours duquel un propriétaire d’esclaves fut maîtrisé par un groupe de Coromantee qui après l’avoir tué, lui coupa la tête, et transformèrent son crâne en bol. En 1739, le chef des Marrons Coromantee nommé Cudjoe (Kodjo) signa un traité avec les Britanniques assurant que les Marrons allaient être laissé tranquille à la condition qu’ils ne pas aider d’autres rébellions d’esclaves.

 

 
 

 

La rébellion d’Antigua de 1736:

 

En 1736, à Antigua, un esclave africain appelé « Prince Klaas » (dont le vrai nom était Court) fomenta un soulèvement dans lequel les Blancs seraient massacrés. Court fut couronné « Roi des Coromantee » dans un pâturage en dehors de la capitale de St. John’s. Ce que les observateurs blancs prirent pour un spectacle haut en couleurs, fut en réalité pour les esclaves une déclaration de guerre rituelle à l’encontre des esclavagistes. En raison de renseignements obtenus grâce à d’autres esclaves, les colons découvrirent le complot et l’endiguèrent. Prince Klaas et quatre de ses complices furent capturés et exécutés. Six esclaves furent pendus à des chaînes et moururent de faim, et cinquante-huit autres furent brûlés sur le bûcher. Le site de ces exécutions est l’actuel l’Antiguan Recreation Ground.

 

Le soulèvement des esclave de Berbice:

 

En 1763, une révolte d’esclaves eut lieu a Berbice dans l’actuel Guyana et fut dirigé par un Coromantee du nom de Cuffy ou Koffi et son adjoint Akra ou Akara. La révolte commença en Février 1763 jusqu’en 1764.Cuffy, comme Tacky naquit en Afrique de l’Ouest avant d’être réduits en esclavage. Il mena une révolte de plus de 2500 esclaves contre le régime de la colonie. Après l’acquisition d’armes à feu, les rebelles attaquèrent les plantations. Ils prirent l’avantage après la prise de maison de Peerboom. Ils dirent aux blancs à l’intérieur qu’ils pourraient quitter la maison, mais dès qu’ils la quittèrent, les rebelles en tuèrent un grand nombre et a firent plusieurs prisonniers, dont la femme d’un propriétaire de plantation que Cuffy garda comme épouse.

 

 

Après plusieurs mois, un litige entre Cuffy et Akra conduisit à une guerre entre les deux. Le 2 Avril 1763 Cuffyécrivît à Van Hoogenheim disant qu’il ne voulait pas d’une guerre contre les Blancs et proposa une partition de Berbice avec les Blancs occupant les zones côtières et les noirs à l’Intérieur des terres. La faction d’Akaragagna et Cuffy se suicida. L’anniversaire de la révolte de Cuffy, le 23 Février est le Republic Day du Guyana, et Cuffy y est un héros national et il est commémoré par un grand monument dans la capitale Georgetown.

 

La conspiration de 1765: 

 

Les Coromantee furent aussi derrière une conspiration en 1765 en vue d’une révolte. Les chefs de la rébellion scellèrent un pacte avec un serment. Les leaders Coromantee Blackwell et Quamin (Kwame) et tuèrent des soldats dans une embuscade dans un fort près de Port Maria ainsi que autres Blancs dans la région. Ils visaient à s’allier avec les Marrons et à se partager la Jamaïque. Les Coromantee auraient donné aux Marrons les forêts Jamaïque, tandis que les Coromantee auraient contrôlé les terres cultivées. Les Marrons refusèrent à cause de leur traité et de leur l’accord existant avec les britanniques.

 

La Rébellion de 1766:

 

Trente-trois Coromantee nouvellement débarqués tuèrent au moins 19 blancs dans la paroisse de Westmoreland. Il furent découvert lorsqu’un un jeune esclave les dénonça. Tous les conspirateurs furent exécutés ou vendus.

 

La rébellion de « Bussa » à la Barbade en 1816:

 

La Barbade fut également une étape point commerciale majeure où les esclaves de la Gold Coast (Ghana actuel) furent déporté avant d’être dispersés vers d’autres colonies britanniques comme la Jamaïque et la Guyane britannique. Le 14 Avril 1816 une révolte d’esclave, également connu sous le nom de « rébellion de Bussa » fut menée par un esclave du nom de Bussa. On connait peu de chose de la vie de Bussa avant la révolte; les historiens sont en conflit quant à ses origines possibles.
Il est très probable que Bussa fut un Coromantee, mais il y a aussi des doutes raisonnables qui font penser qu’il aurait pu être un descendant du peuple Igbo. Il est également possible que Bussa ait eu deux ascendances, puisque les captifs importés avant la rébellion provenaient principalement de la Gold Coast et avaient subi la créolisation ultérieure aux populations esclaves de l’île. L’incident de Bussa, ainsi que d’autres rébellions répété à travers les Caraïbes, avaient poussé le gouvernement colonial britannique à adopter le Slavery Abolition Act en 1833, c’est à dire la fin officielle de l’esclavage en tant qu’institution dans l’ensemble de ses territoires dans les Caraïbes.

 

La conspiration de Denmark Vesey en 1822:

 

Denmark Vesey

 

En 1822, un complot fomenté par des esclaves aux États-Unis venus de la Caraïbe fut organisé par un esclave nommé Denmark Vesey ou Télémaque. L’historien Douglas Egerton suggéra que Vesey pourrait être un Coromantee (une personne parlant Akan) l’origine, d’après les dire d’un charpentier noir libre qui connu Vesey vers la fin de sa vie. Inspiré par l’esprit et les actions des esclaves révolutionnaire durant la Révolution haïtienne de 1791, et furieux à la fermeture de l’Eglise africaine, Vesey commença à planifier une révolte.
Son insurrection, qui devait avoir lieu le jour de la fête nationale, le 14 Juillet 1822, devint notoire pour des milliers de Noirs à travers Charleston et le long de la côte de la Caroline. Selon le complot Vesey et son groupe d’esclaves et de Noirs libres devaient exécuter leurs esclavagistes et libérer temporairement la ville de Charleston. Vesey et ses partisans avaient l’intention de naviguer pour Haïti afin d’échapper aux représailles. Deux esclaves opposés au plan de Vesey révélèrent l’intrigue. Les autorités de Charleston accusèrent 131 hommes de conspiration. Au total, 67 hommes furent condamnés et 35 pendus, y compris Denmark Vesey.

 

La rébellion de Demerara en 1823:

 

Les Coromantee obligent les soldays européens, dirigés par le Lt Brady, à battre en retraite au Guyana

 

Quamina (Kwamina) Gladstone, un esclave Coromantee de Guyane britannique (le Guyana actuel), et son fils Jack Gladstone menèrent la rébellion de Demerara en 1823, l’une des plus grandes révoltes d’esclaves dans les colonies britanniques avant que l’esclavage ne fut aboli. Il était un charpentier de métier, et travaillait sur une propriété détenue par Sir John Gladstone. Il fut impliqué dans la révolte par les autorités coloniales, arrêté et exécuté le 16 Septembre 1823. Il est considéré comme un héros national en au Guyana, et il y a des rues de Georgetown et des village de Beterverwagting sur la côte Est de Demerara, à son nom.
Le lundi 18 Août 1823, Jack Gladstone et son père, Quamina, deux esclaves d’une riche plantation (qui avaient adopté le nom de famille de leur maître par convention) menèrent leurs pairs à la révolte contre les conditions difficiles et les mauvais traitements. Ceux qui furent sur la plantation sur Le Resouvenir, où se située la Smith’s Chapel, se révoltèrent. Quamina Gladstone fut membre de cette église. La population de la ville se décomposait ainsi suit: 2500 Blancs, 2500 Noirs affranchis, et 77.000 esclaves; Quamina fut l’un des cinq diacres de la Congrégation peu de temps après son arrivée à la Smith’ Chapel. À la suite aux mesures adoptées, visant à améliorer le traitement des esclaves dans les colonies, Jack entendit une rumeur selon laquelle leurs maîtres avaient reçu des instructions pour les libérer, mais refusaient de le faire.
Dans les semaines précédant la révolte, il demandé confirmation de ces rumeurs par d’autres esclaves, en particulier ceux qui travaillaient pour ceux qui étaient en mesure de le savoir: il obtînt ainsi des informations de Susanna, femme de ménage et maîtresse de John Hamilton maitre de la plantation Le Resouvenir; de Daniel, le serviteur du gouverneur; de Joe Simpson de la plantation Le Reduit, et d’autres. Plus précisément, Joe Simpson écrivit une lettre qui disait que leur émancipation était imminente, mais qui fallait être patient. Jack écrivit une lettre (signant au nom de son père) aux membres de la chapelle pour les informer de cette « nouvelle loi« .

 

Gravure de William Blake illustrant « un nègre pendu par ses côtes à une potence

 

Étant très proche de Jack, il soutînt les aspirations de son fils à être libre, en soutenant la lutte pour les droits des esclaves. Mais en restant rationnel, et en respectant les conseils du pasteur Smith, il lui demanda de dire aux autres esclaves, en particulier aux chrétiens, de ne pas se rebeller. Il envoya Manuel et Seaton pour cette mission. Quand il sut que la rébellion était imminente, il exhorta à la retenue, et fit promettent aux autres esclaves de se contenter d’une grève pacifique. Jack poussa des dizaines de milliers d’esclaves à se soulever contre leurs maîtres. Après la défaite des esclaves lors d’une grande bataille à Bachelor’s Adventure, Jack fuit dans les bois. Une « forte récompense » de mille florins fut offerte pour la capture de Jack, Quamina et d’une vingtaine d’autres «fugitifs». Jack et son épouse furent capturés par le capitaine. McTurk au Château Margo le 6 Septembre après une confrontation de trois heures. Quamina toujours en fuite fut capturé le 16 Septembre dans les domaines de Château Margo. Il fut exécuté, et son corps fut suspendue dans les chaînes par les côte au bord d’un chemin public.

 

Le projet de loi pour interdire l’importation de Coromantee en Jamaïque:

 

Edward Long, administrateur colonial, historien et auteur britannique

 

En 1765, un projet de loi fut proposé pour empêcher l’importation de Coromantee mais ne fut pas accepté.Edward Long, un écrivain anti-Coromantee déclara:

Un tel projet de loi, s’il est adopté frapperait à la racine même du mal. Plus aucun Coromantee n’infesterait ce pays, mais plutôt que leur race sauvage, l’île serait ravitaillée avec des Noirs d’une disposition plus docile et plus encline à la paix et à l’agriculture. 

Les Colons trouvèrent par la suite des moyens pour séparer les Coromantee les uns des autres, en les logeant séparément, en les plaçant avec d’autres esclaves, et avec une surveillance plus stricte des activités. Puisque les groupes comme les Igbo n’étaient pas connu pour être enclin à devenir des marrons, les femmes Igbo furent accouplées avec les hommes Coromantee afin de soumettre ces derniers à l’idée que les femmes Igbo étaient liés au lieu de naissance de leurs premiers-nés.

 

Assimilation:

 

D’autres révoltes Coromantee suivirent, mais celles-ci furent toutes rapidement matées. Les Coromantee (les esclaves et les marrons en fuite) et les Akan déportés depuis le Ghana, influencèrent, en fin de compte, le gros de la culture noire jamaïcaine: la langue, l’architecture et la nourriture. Après l’abolition de l’esclavage par les britanniques en 1833, leur influence et leur réputation commença à décliner en tant que Coromantee furent pleinement intégrés à la société jamaïcaine largement d’inspiration britannique.
Cependant, les mots Twi constituent une grande partie de l’influence africaine dans le patois jamaïcain. La langue twi influença également la population Marron jamaïcaine (le Maroon Spirit language).

 

Remarques:

 

  • Behn, A., Gallagher, C., & Stern, S. (2000). Oroonoko, or, The royal slave. Bedford Cultural Editions. Boston: Bedford/St. Martin’s.
  • Williams, Brackette (1990), « Dutchman Ghosts and the History Mystery: Ritual, Colonizer, and Colonized Interpretations of the 1763 Berbice Slave Rebellion« , Journal of Historical Sociology: 133–165, doi:10.1111/j.1467-6443.1990.tb00094.x.
  • Egerton, Douglas R. He Shall Go Out Free: The Lives of Denmark Vesey, 2nd ed. Lanham: Rowman and Littlefield, 2004.
  • Bryant, Joshua (1824). Account of an insurrection of the negro slaves in the colony of Demerara, which broke out on the 18th of August, 1823. Georgetown, Demerara: A. Stevenson at the Guiana Chronicle Office.
  • Hutner, Heidi (1993). Rereading Aphra Behn: History, Theory, and Criticism. University of Virginia Press. ISBN 0-8139-1443-4
  • Thornton, John K. (2000). War, the State, and Religious Norms in « Coromantee » Thought: The Ideology of an African American Nation– Possible pasts: becoming colonial in early America. ISBN 0-8014-8392-1.
  • Viotti da Costa, Emília (18 May 1994). Crowns of Glory, Tears of Blood: the Demerara Slave Rebellion of 1823. ISBN 0-19-510656-3.

 

 

 

References:

 

 

  • Crooks, John Joseph (1973), Records Relating to the Gold Coast Settlements from 1750 to 1874 (London: Taylor & Francis), p. 62. ISBN 978-0-7146-1647-6
  • « Search the Voyages Database« . slavevoyages.org. Retrieved 14 February 2015.
  • « Patois prophets leading us astray« . jamaica-gleaner.com. Retrieved 14 February 2015.
  • « Quashee« . Dictionary.com. Retrieved 14 February 2015.
  • « Philosophy of Survival: Anancyism in Jamaican Pantomime » (pdf). The Society for Caribbean Studies Annual Conference Papers 2: 1471–2024.
  • Egglestone (2001), pdf.
  • Long, Edward (1774). « The History of Jamaica Or, A General Survey of the Antient and Modern State of that Island: With Reflexions on Its Situation, Settlements, Inhabitants, Climate, Products, Commerce, Laws, and Government« 
  • Brian Dyde, A History of Antigua, London and Oxford: Macmillan Education, 2000.
  • Smith, Simon David (2006). Slavery, Family, and Gentry Capitalism in the British Atlantic: The world of the Lascelles, 1648–1834. Cambridge University Press. p. 116. ISBN 0-521-86338-4.
  • Ishmael, Odeen (2005). The Guyana Story: From Earliest Times to Independence (1st ed.). Retrieved 6 July 2008.
  • David Granger (1992). « Guyana coins ». El Dorado, 2nd Issue: pp. 20–22. Retrieved 6 July 2008.
  • « Denmark Vesey« , Knob Knowledge, Daniel Library, The Citadel, The Military College of South Carolina.
  • « About The Citadel« , Office of Public Affairs, The Citadel, The Military College of South Carolina, May 2001.
  • Sheridan, Richard B. (2002). « The Condition of slaves on the sugar plantations of Sir John Gladstone in the colony of Demerara 1812 to 1849 » (pdf). New West Indian Guide 76 (3/4): 243–269.
  • Révauger, Cécile (October 2008). The Abolition of Slavery – The British Debate 1787–1840. Presse Universitaire de France. pp. 105–106. ISBN 978-2-13-057110-0.
  • « PART II Blood, sweat, tears and the struggle for basic human rights« . Guyana Caribbean Network. Retrieved 21 November 2009.
  • « The Demerara Slave Uprising« . Guyana News and Information. Retrieved 20 November 2009.
  • Behn, Gallagher and Stern (2000).
  • Mullin, Michael (1995). Africa in America: slave acculturation and resistance in the American South and the British Caribbean, 1736–1831. University of Illinois Press. p. 26. ISBN 0-252-06446-1.
  • « BMC Evolutionary Biology – Full text – Interdisciplinary approach to the demography of Jamaica« . biomedcentral.com. Retrieved 14 February 2015.

 

 

Traduction #Team Elimu

Henry « Box » Brown, l’esclave qui s’est posté vers la liberté

La Résurection d’Henry « Box » Brown à Philadelphie est une lithographie de Samuel Rowse publiée en 1850

Henry Brown est né esclave en 1815 dans le comté de Louisa, en Virginie. En 1830, il est envoyé à Richmond, la capitale de l’État, pour travailler dans une usine de tabac. Il se marie alors avec une autre esclave, Nancy, avec laquelle il a au moins trois enfants. Brown utilise son salaire pour payer le maître de Nancy pour le temps qu’elle passe auprès de ses enfants. Mais en 1848, sa femme et ses enfants sont vendus à un marchand d’esclaves et envoyés en Caroline du Nord, sans qu’Henry Brown ne puisse s’y opposer. 

 

 

Dès lors, Henry Brown est décidé à gagner sa liberté. Avec l’aide d’un ami, l’affranchi James C. A. Smith et un sympathisant blanc qui exerçait le métier de cordonnier, nommé Samuel Smith, Brown met au point un plan pour se faire lui-même envoyer dans une boîte par voie postale, faisant passer le colis pour envoi de denrées habituelles. Brown paie alors Samuel Smith avec l’argent accumulé par un travail acharné, lequel avait pris contact avec l’abolitionniste de Philadelphie James Miller McKim. McKim accepta de recevoir la boîte. Brown est enfermé dans une boîte de bois et envoyé de Richmond à destination de Philadelphie, ce qui représente un voyage de 442 kilomètres. La boîte mesure 1,50 mètre de profondeur, 1,20 mètre de large et moins d’un mètre de long; Brown mesure 1,73 mètre et pèse 91 kg. Pendant le voyage, qui commence le 23 mars 1849, la boîte de Brown transite de plusieurs façons: chariot, puis voie ferrée, puis bateau à vapeur, puis chariot, puis voie ferrée, sur un ferry, puis voie ferrée et enfin par chariot de livraison. À plusieurs reprises les manutentionnaires placent la boîte à l’envers ou la manipulent violemment, mais Brown reste impassible et jamais ne trahit sa présence. Grâce à la chance et à sa force de caractère, Brown endure le voyage de 26 longues heures.
 
À l’arrivée, la boîte contenant Brown est reçue par Miller McKim, William Still et d’autres membres du « Comité de vigilance de Philadelphie« . Quand Brown est libéré, il prononce cette phrase célèbre qu’une des personnes présentes rapporte: « Comment allez-vous, messieurs ? » Il chante alors un psaume tiré de la Bible choisi pour l’occasion.
 
Henry Brown devient un porte-parole célèbre de la Société contre l’esclavage (Anti-Slavery Society). On lui donne le surnom de « Box » (boîte ou caisse) lors de la convention contre l’esclavage de Boston, en mai 1849, à la suite de quoi il utilisa désormais le nom d’Henry Box Brown. Il publie deux versions de son autobiographie, la première à Boston en 1849 et la seconde en Angleterre en 1851, Récit de la vie d’Henry Box Brown (Narrative of the Life of Henry Box Brown). Brown organise l’exhibition d’un panorama émouvant intitulé Miroir de l’esclavage dans le Nord-Est des États-Unis avant d’être obligé d’émigrer en Angleterre, à la suite de l’adoption en 1850 de la loi sur les esclaves fugitifs (la Fugitive Slave Act). Brown fait le tour de l’Angleterre avec son panorama anti-esclavage durant les dix années qui suivent, qui se tient plusieurs centaines de fois par an et visitant presque toutes les villes pendant cette période.
 
Brown se produit dans les spectacles anglais pendant 25 ans, jusqu’en 1875. Dans les années 1860, il commence en jouant le rôle d’un mesmériste, puis peu de temps après comme conjurateur, sous les noms de scène Prof. H. Box Brown et le Prince Africain. Il se marie une seconde fois et fonde une nouvelle famille. En 1875, il retourne aux États-Unis avec une pièce familiale sur la magie.
 
La Résurrection d’Henry Box Brown à Philadelphia, une lithographie de Samuel Rowse, décrivant Henry Brown sortant de la caisse de transport à Philadelphie fut publiée pour aider à lever des fonds pour produire des fonds pour le panorama anti-esclavagiste de Brown. Il ne subsiste qu’une seule des trois lithographies originales connues, conservée dans la collection de la Virginia Historical Society de Richmond.
 
Un monument est dédié à Henry « Box » Brown le long du Canal Walk dans le centre de Richmond, une sculpture en acier reproduisant la caisse avec laquelle il s’était échappé.
 
En 1997, Brown fut le sujet d’une pièce de Tony Kushner intitulée Henry Box Brown or the Mirror of Slavery.
 
 
 

Bibliographie

 
  • Brown, Henry, Narrative of the Life of Henry Box Brown, Manchester, England, Lee and Glynn,‎ 1851
  • Brown, Henry, Narrative of the Life of Henry Box Brown, Oxford University Press,‎ 2003 (version révisée avec une introduction de Richard Newman, auparavant d’Henry Louis Gates, Jr.
  • Ruggles, Jeffrey, The Unboxing of Henry Brown, Richmond, Virginia, Library of Virginia,‎ 2003
  • Levine, Ellen, Henry’s Freedom Box: A True Story from the Underground Railroad, New York, Scholastic Press,‎ 2007
 
 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «Henry Box Brown»

traduction #TeamElimu

8 choses que vous devez connaitre au sujet de Martin R. Delany, le père du nationalisme noir

Ses jeunes années

 
Journaliste, abolitionniste, médecin et rédacteur en chef, Martin Robison Delany (6 mai 1812- 24 janvier 1885) est né libre à Charles Town en Virginie. La mère de Martin Delany croyait que la lecture et l’écriture était essentielle à la réussite de ses enfants, mais la Virginie interdisait l’éducation des Noirs. Elle a déménagea avec ses enfants en Pennsylvanie, un «état libre». A 19 ans, Delany parcourut 160 miles de Pittsburgh  pour la Bethel Church School, une école pour les Noirs et le Jefferson College afin  d’apprendre le latin, le grec, et les lesttres classiques. Il étudia également la médecine.
 
 

Son passage à Pittsburgh

 
 
Jeune adulte, Delany était actif dans plusieurs mouvements allant de l’abolition de l’esclavage, au mouvement de tempérance ainsi que le mouvement « Back to Africa« . En tant qu’abolitionniste, il a contribua à la création du Young Men’s Literary and Moral Reform et du Comité de vigilance pour aider à reloger les Noirs auparavant esclaves et pour leur apprendre à lire. Il fit cela après la rébellion de Nat Turner qui avait rendu la lecture illégale pour les esclaves. En 1833, Delany ouvrit son propre cabinet médical spécialisé dans les sangsues et les ventouses. Une décennie plus tard, il débuta également son propre journal appelé, The Mystery. Ce journal se focalisait sur des sujets liés à la liberté des Noirs et des idées relatives à L’Israel Noir en Afrique.
 
 
 
 

Delany et Douglass

 
 
Avant que Booker T. Washington et W.E.B Dubois ne débattent au sujet du progrès des Noirs, il y avait Delany et Frederick Douglass. Les deux hommes étaient des partenaires et contemporains, travaillant pour le North Star de Douglass, entre 1847 et 1852. Douglass fut tellement impressionné par l’écriture de Delany dans The Mystery, qu’il fut embauché comme écrivain. Les deux homme cependant n’étaient pas d’accord sur la façon dont les Noirs devraient prospérer dans le pays. Delany croyait fermement en l’émigration vers l’Afrique alors que Douglass croyait que les Noirs devaient rester aux États-Unis parce qu’ils y avaient des intérêts égaux aux aux Blancs. Selon l’University of North Carolina Press: 

« bien que chacun se voyait comme le seul meilleur représentant de sa race, ce rôle fut accordé par l’histoire à Douglass, alors que Delany a subi le sort typique du séparatiste noir: la marginalisation. »

La Harvard Medical School

 
 
En 1850, Delany était toujours intéressé par la médecine, donc il entra à la Harvard Medical School. Après avoir servi comme apprenti pour de nombreux médecins abolitionnistes blancs, il voulu avoir une éducation plus formelle qu’ils ne pouvaient pas lui donner. Delany était l’un des trois étudiants en médecine noir qui brisa les barrières raciales, mais il ne suivit qu’un seul semestre après avoir enduré des tensions raciales extrême. 
 
 

La recherche d’un Israël Noir

 
 
Après son expérience à Harvard, Delany était convaincu que les Noirs devaient retourner en Afrique. Au milieu des années 1850, il parti au Nigeria pour acheter des terres en vue d’une possible instalation. A l’époque l’American Colonization Society faisait exactement la même chose. L’expédition de Delany fut différente parce que les propriétaires d’esclaves et les abolitionnistes blancs n’étaient pas impliqués. Il croyait vraiment que l’Amérique ne serait pas une option viable pour les Noirs, alors il examina également des options pour obtenir des terres en Amérique centrale et au Canada. Pendant ce temps, il écrivit à propos de ses voyages dans le livre, Blake or the Huts of America en 1859.
 
 
 

Les Régiments Noirs

 
En 1863, la Proclamation d’émancipation de 1862 a fait adoucir sa position à Delany au sujet de l’émigration. Lorsque l’idée de soldats noirs rejoignant le combat en tant que soldats de l’Union fit son apparition, Douglass et Delany furent tous deux pour et plaidèrent pour la possibilité de se battre pour la liberté. Masshist.org explique que : 
 

« Le 54th Massachusetts Volunteer Infantry Regiment était la première unité militaire composée de soldats noirs à être levé dans le Nord pendant la guerre civile (…) Avant 1863, aucun effort concerté ne fut fait pour recruter des troupes noires en tant que soldats de l’Union ».

 Delany était si attaché au régiment que son propre fils Toussaint Louverture Delany, s’y enrôla.
 
 

Le soldat Noir le plus haut gradé

 
 
Lors d’une rencontre avec le président Abraham Lincoln, Delany voulu que les soldats noirs aient l’occasion de devenir des leaders au sein de l’armée. Lincoln suivit les conseils de Delany et fit de lui le plus haut gradé noir de l’armée à cette époque. En tant que major au sein du 104e régiment, il entra dans l’histoire une fois de plus.
 
 

L’héritage de fierté et d’excellence noire

 
 
Une citation célèbre de Frederick Douglass à propos de Delany résume leur relation et les convictions de Delany. Dans sa vie, Delany réalisa tout ce qu’un homme noir pouvait réaliser dans l’Amérique du 19e siècle. Il fut abolitionniste, juge, homme politique, officier, médecin, le premier explorateur afro-américain en Afrique, journaliste et romancier. Cependant, il voulait que tous les Noirs soient libre. Il voyait que cette nation ne fournirait pas l’environnement nécessaire pour obtenir le type de liberté que les Noirs méritaient. L’Afrique fut son plus grand objectif et il en fut ainsi jusqu’à sa mort.
 
Source : http://atlantablackstar.com/
Traduction de la Team Elimu

6 Faits intéressants au sujet de Gaspar Yanga

Contexte

 
On connait peu de chose au sujet du révolutionnaire Gaspar Yanga. D’après les archives historiques disponibles, Yanga fut réduit en esclavage en Nouvelle-Espagne, mais il réussit à se libérer de la servitude pour créer l’une des premières villes libres noires des Amériques après le début de la traite négrière atlantique.
 
 

Le Mexique avait une grande population d’esclaves africains

 
La Nouvelle-Espagne (le Mexique moderne) était le foyer de certains des pires esclavagiste d’Amérique latine. De nombreux chercheurs pensent que la colonie avait le deuxième plus grand nombre d’esclaves africains, après le Brésil et avait développé la plus grande population noire libre des Amériques après que l’esclavage ne fut aboli.
 
Selon l’érudit afrodescendant Herman L. Bennett :
 

« Un recensement de 1646 dénombra 35089 Africains et 116529 personnes d’ascendance africaine en Nouvelle-Espagne. Avec la cessation de la traite des esclaves, la population esclave de la Nouvelle Espagne baissa régulièrement, « 

 
 

 L’établissement d’une société Noire libre à Veracruz

 
En 1570, Yanga se libéra de l’esclavage et aida d’autres esclaves noirs à échapper vers les hautes terres près de Veracruz, pour créer une société libre là-bas. Le terrain et la position géographique offrirent une protection naturelle à la colonie pendant 30 ans, jusqu’à ce que les esclavagistes espagnols ne se lancent dans une campagne visant à ramener le territoire sous son contrôle. Selon le Wall Street Journal, ce territoire existe encore aujourd’hui, et en 1932, il fut rebaptisé Yanga en son honneur.
 
 

L’attaque de 1609 

 
Yanga était alliés avec un ancien esclave originaire d’Angola nommé Francisco de la Matosa qui a commandait, lui aussi un groupe d’esclaves libérés. Ils décidèrent de travailler ensemble pour se défendre contre l’agresseur espagnol. Yanga proposa de faire la paix avec les espagnols, en promettant de cesser les raids et d’aider d’autres africains à fuir l’esclavage en échange de l’autonomie. Les espagnols rejetèrent la proposition de paix et en 1609 envahirent la région avec 500 hommes portant des armes à feu. Alors trop vieux pour se joindre physiquement à la lutte, Yanga confia à Matosa le soin de mener la charge avec 100 combattants de la liberté équipé d’armes à feu, et environ 400 autres portant des machettes, des arcs et des flèches, des pierres et d’autres armes rudimentaires. Bien que les Marrons avaient une puissance de feu moindre, ils connaissaient le terrain et utilisèrent cet avantage pour causer des pertes importantes chez les espagnols.
 
 

Les conséquences de l’attaque de 1609

 
 
La bataille de 1609 se termina sans vainqueur clair. Les espagnols réussirent à brûler la ville, mais ne réussirent pas à soumettre les Marrons qui les repoussèrent dans les zones environnantes et qui continuèrent leurs raids pour aider les esclaves à s’enfuir. Après deux ans, les espagnols furent contraints de s’asseoir avec Yanga pour négocier un traité de paix. Le traité fut signé le 3 octobre 1618 et San Lorenzo de los Negros de Cerralvo fut établi en tant que région autonome pour les Noirs libres. La ville resta, la plupart du temps, en paix, jusqu’à l’époque moderne, quand elle fut rebaptisée Yanga.
 
 

L’héritage de Yanga

 
 
En 1871, le maire de Mexico, l’écrivain et historien Vicente Riva Palacio proclama Yanga « héros national du Mexique » et El Primer Libertador de las Americas ou premier libérateur des Amériques. La ville est maintenant composée de quelque 22000 personnes métissées ou mestizo qui ont un carnaval annuel, tous les 10 août, célébrant la révolution victorieuse de Yanga. Il y a aussi une statue qui fut érigée dans les années 1970 commémorant la victoire de Yanga.
 
 
Source : http://atlantablackstar.com/
Traduction Elimu

L’OJAL contre la victimisation des afrodescendants

On entend souvent les gens dire (ou penser très fort) dans notre propre communauté, que « le Noir ne pense pas à demain », ou, comme le disait Mr. Sarkozy que « l’Africain vit au rythme des saisons, seul le présent lui importe » …


S’il est vrai que notre communauté dispersée, aujourd’hui se soucie de satisfaire des besoins élémentaires, c’est parce qu’elle s’est retrouvée dans une situation d’urgence. Cette urgence est celle des clandestins qui risquent leurs vies pour un eldorado illusoire, celle des milliers de jeunes sur-diplômés travaillant pour le SMIC en France…

Mais ce qu’il faut comprendre de la situation actuelle et de l’enseignement de nos aînés, c’est que cette urgence ne prendra fin qu’avec la prise en main collective de notre communauté pour résoudre des problèmes qui nous sont particuliers, que l’on soit du Nord, du Sud, de l’Ouest ou de l’Est.

Depuis combien de décennie sommes-nous présents ici ? Et avec quels résultats ? Depuis combien de temps ramassons-nous que les miettes que la République daigne nous laisser ? Les afro-descendants sont les plus enclins à se plaindre du mauvais traitement qu’ils subissent à Lyon mais aussi plus largement en France. Que faisons-nous pour régler ces problématiques ? Qui attendons-nous pour le faire pour nous ? Sommes-nous réellement incapables, ou des enfants (comme la France aime si bien nous peindre) pour ne pas pouvoir faire ce que nous devons faire seuls ?
C’est à ces questions que le programme de l’Organisation de la Jeunesse Afrodescendante de Lyon vient répondre. L’unité des afrodescendants et leur autodétermination, la création d’une conscience communautaire en vue d’une solidarité communautaire et d’une coopération économique et dans l’objectif du rapatriement sont les clés de l’élévation économique, politique social et culturel de notre communauté.


Si les problématiques de votre communauté vous touchent et que vous souhaitez apporter votre dynamisme dans la résolution de ces maux, si vous faîtes partie de cette nouvelle génération d’Afro-descendants qui misent sur le potentiel extraordinaire dont notre communauté dispose pour remédier à ses maux, alors rejoignez le mouvement, rejoignez l’OJAL.

~ Team OJAL

Comment l’Europe réussit à satisfaire les Africains de sa domination

Bien qu’ils le souhaitent, les Européens n’ont pas la capacité physique d’occuper l’Afrique. L’Afrique est trop grande, trop vaste et trop diverse. Cependant, l’Europe a le pouvoir d’occuper idéologiquement l’Afrique. Ils ont choisi cette voie et ça leur a donner des résultats encore meilleurs, plus encore que l’occupation physique.

Au moment où l’article est écrit, l’Europe coloniale est en train de doubler leur occupation idéologique en investissant massivement dans leurs principaux canaux de propagande comme la BBC, RFI, CNN.

Le gouvernement britannique dépense chaque année 600 millions d’euros sur BBC World Service (la branche internationale de propagande de la BBC). Et, chaque semaine, le Service mondial atteint 96 millions de personnes en Afrique, la plus grande audience de la chaîne.

Maintenant, demandez-vous, pourquoi le gouvernement britannique donne 600 millions d’euros chaque année pour informer les africains ?

Comme Carter G. Woodson a dit : 

« Si vous pouvez contrôler la pensée d’un homme, vous n’avez pas à vous soucier de son action. Lorsque vous déterminez ce que l’homme doit penser vous n’avez pas à vous préoccuper de ce qu’il va faire. Si vous faites qu’un homme puisse ressentir qu’il est inférieur, vous n’avez pas à le forcer à accepter un statut d’infériorité, car il le cherchera lui-même. Si vous faites ressentir à un homme qu’il est juste un paria, vous n’avez pas à lui ordonner de dégager. Il ira sans qu’on le lui dise ; et s’il n’y a pas de porte arrière, sa nature en créera une » .


Maintenant, voici: la France.

Chaque année, la France consacre 273 millions d’euros en trois médias de propagande internationales: 140 millions d’euros en Radio France Internationale (qui atteint chaque semaine 40 millions de personnes principalement en Afrique); 80 millions d’euros sur la France 24 (l’aspirant français CNN, qui a atteint chaque semaines 45 millions de personnes, principalement en Afrique); et 63 millions d’euros dans le projet TV5, un canal pour la diffusion de la langue française et la culture francophone dans ces pays, dans le monde, qui atteint environ 55 millions de personnes chaque semaine, principalement en Afrique aussi.

Encore une fois, demandez-vous, pourquoi le gouvernement français consacre 273 millions d’euros chaque année à informer les africains ?

La réponse est simple. Il y a une guerre qui se passe pour le contrôle de ton esprit ! Comme George Orwell a dit « Le moyen le plus efficace pour détruire les gens est de nier et d’effacer leur propre compréhension de leur histoire », et les médias, dont l’activité principale est le déguisement informatif et de divertir les populations africaines, n’ont qu’un seul ordre du jour : corrompre notre compréhension de nous-mêmes, notre réalité et le monde entier, par l’implantation chez les jeunes, l’esprit des idées et des concepts qui nous conduit finalement à croire en ce que sera jamais suivi en période de crise politique ou économique.

La logique derrière la domination des médias massifs en Afrique par ces puissances occidentales est de préparer les Africains pour un rôle subalterne dans ce monde. C’est un processus de déshumanisation comme Steve Biko l’a dit en son temps.

« L’arme la plus puissante dans les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé » 


~ Steve Biko


De Genghis Khan à Hitler, ils savent qu’une fois que vous avez gagné la guerre de propagande, il est plus facile de conquérir n’importe quelle nation.

« Le berger tente toujours de persuader les moutons que leurs intérêts et le sien sont les mêmes. » 


~ Marie-Henri Beyle

L’élite africaine reçoit maintenant 100% de leur information des Européens. Si quelque chose arrive à Lagos ou Accra, ils obtiendraient les nouvelles de CNN ou la BBC.

« Nous devenons esclaves du moment où nous remettons les clés de la définition de la réalité entièrement à quelqu’un d’autre, que ce soit une entreprise, une théorie économique, un parti politique, la Maison Blanche, Newsworld ou CNN. »


~ B.W. Powell


Les gouvernements africains devraient prendre des mesures fortes pour restreindre la diffusion de la propagande étrangère sur leur territoire. Les intellectuels d’Afrique devraient sortir de leur zone de confort et rejoindre la ligne de front de l’indépendance intellectuelle offensive. Tout pays qui n’imprime pas son propre dictionnaire est un colonisé ou en sera bientôt ! Celui qui définit, règne. Les mots sont les blocs de construction de la réalité. La réalité appartient à ceux qui fabriquent les blocs !


Source : ReunionBlackFamily.com
Traduit par l’équipe OJAL

La définition du communautarisme pour l’OJAL

L’OJAL doit se défendre avant même de pousser la communauté afro-descendante vers l’élévation, le progrès et le bien être. L’OJAL doit se défendre des accusations mensongères.

Parce que de jeunes afrodescendants de Lyon nous sollicitent, viennent à nos conférences, à nos événements ou nous suivent sur les réseaux sociaux pour nous entendre prêcher l’émergence d’une conscience communautaire forte, de nous entendre prêcher l’unité, l’auto-détermination, la solidarité et la responsabilité communautaire, la coopération économique et le rapatriement (lorsqu’il est possible et souhaité). Parce que l’OJAL n’est pas un groupe de rap, un collectif de danseur ou, un club de basket, nombreux sont ceux qui nous voient d’un mauvais œil.

Que ceux qui se prétendent anti-communautarisme sans jamais critiquer l’entre-soi bourgeois, blanc et masculin qui structure largement le monde des décideurs économiques et politiques de ce pays lèvent la main.

Qu’est-ce que le communautarisme ? Et qu’est ce qu’un communautariste ?

Le terme communauté désigne un état, caractère de ce qui est commun à plusieurs personnes ou plus précisément dans le cas qui nous concerne : un ensemble de personnes unies par des liens d’intérêts, des habitudes communes, des opinions ou des caractères communs.

Le suffixe « iste » dénote le professionnalisme, la maîtrise du radical auquel on le rajoute. Ainsi si vous jouez du piano, et que vous donnez votre vie à cet instrument et finissez par le maîtriser, à devenir un professionnel, alors je vous appellerai pianiste. Si quelqu’un étudie la biologie, la chimie ou la linguistique et qu’il devient un professionnel en obtenant un diplôme, une maîtrise, alors nous l’appellerons biologiste, chimiste ou encore linguiste.
Et si en tant qu’afro-descendant nous sommes issus d’une communauté qui a connu l’esclavage, la colonisation, les Bumidom, la dette, la Francafrique, les discriminations à l’embauche, au logement etc… Et que nous développons des capacités intellectuelles particulières, que nous développons ces capacités intellectuelles dans le sens de l’élévation de notre communauté, de son progrès et de son bien-être. en consacrant notre énergie à voir notre communauté unie, politiquement indépendante, solidaire et responsable ainsi qu’économiquement puissante: alors oui en effet, vous pouvez le dire, nous sommes COMMUNAUTARISTES. Mais qu’est-ce qui vous effraie tant la dedans ? Qu’il y t-il de si négatif à cela ?

Pourquoi les afro-descendants, à l’instar d’autres communautés, ne pourraient pas jouir de ce lien social communautaire, de cette fraternité afro-fédératrice facilitant les réseaux donc l’embauche, l’entrepreneuriat, l’innovation et la préservation de nos cultures etc…

L’éducation nationale, pour ne citer qu’elle, est basée entièrement sur le mythe de la suprématie blanche, et est empreinte de paternalisme. Voila un exemple concret de l’intérêt du communautarisme : corriger/tempérer les errements éducatifs de l’Ecole de la république.

Aucun afro-descendants n’est communautariste pour de mauvaises raisons. Notre communauté ne s’est jamais mal comportée avec qui que ce soit. Les communautés juives, maghrébines ou autre ne peuvent évidement pas en dire autant. Notre problème est d’un tout autre ordre. Nous sommes trop occupé à essayer de plaire à tout le monde sauf à nous même, trop effrayés d’être qualifié de RACISTE.

~ Team OJAL

7 des plus impitoyables colonialistes européens

Lorsque l’on pense aux atrocités qui furent commises contre l’humanité, une personne est souvent désignée comme étant la plus malfaisante n’ayant jamais vécu, Hitler. Mais pourquoi son nom est le seul à être synonyme de mal? Lorsque vous tuez plus de 10 millions d’Africains ou d’Amérindiens, pourquoi n’êtes-vous pas le symbole du mal? 

L’Europe a une longue histoire de colonialisme, d’impérialisme, d’esclavage et de génocide et Hitler ne fut pas seul commettre des actes ignobles contre l’humanité.

Voici une liste de colonialistes européens autres qu’Hitler, qui exterminèrent des populations, tout cela au nom de la terre, de l’avidité et de la richesse :



1° Le roi Léopold II de Belgique:


Léopold de Belgique amassa une énorme fortune personnelle en exploitant le Congo, d’abord par la récolte de l’ivoire et du caoutchouc par le peuple congolais. Un de ses actes les plus odieux fut de forcer les villageois à atteindre les quotas sur la collecte de l’ivoire; si les villageois ne respectaient pas leurs chiffres, leurs mains étaient coupées.
Son régime fut responsable de l’asservissement effectif de la population autochtone, de brutalité, de massacres généralisés et de mutilations fréquentes qui conduisirent à la mort de quelque 15 millions de Congolais.
C’est devenu l’un des scandales internationaux les plus infâmes du début du XX° siècle.



2° Le général britannique Sir Evelyn Baring:



Le Kenya a de riches terres agricoles et fertiles et en 1895, les Européens les voulurent. Sous la direction du Général Sir Evelyn Baring, la guerre fut déclarée au peuple Kényan. Baring imposa la peine de mort pour toute personne prêtant le serment Mau Mau (un serment du peuple kényan qui leur a donné le courage de se battre pour leur terre et leur liberté).
Pour garder le contrôle de cette terre qui ne leur appartenait pas, les britanniques exécutèrent, torturèrent ou mutilèrent 90.000 Kényans lors de la répression, et selon la Kenya Human Rights Commission plus de 160.000 furent détenus dans des conditions épouvantables.



3° Francisco Pizarro:



Francisco Pizarro fut, conquistador espagnol analphabètes et malfaisant notoire qui conquit le Pérou. En seulement 15 ans, lui et ses hommes tuèrent des milliers d’autochtones, anéantirent la monarchie Inca au pouvoir et asservirent tous les survivants de l’empire.
Il excellait dans la torture, il était connu pour brûler les yeux des autochtones pour obtenir leur or. Ces actes furent au nom du pouvoir, de l’or et de l’impérialisme religieux.

Peu d’hommes changèrent le cours de l’histoire de manière aussi vile que Pizarro.



4° George Augustus Robinson:



Avant que les britannique ne colonisent la Tasmanie en 1803, il y avait environ 15 000 personnes y vivant.
En 1833, la population fut réduite à seulement 200 survivants. George Augustus Robinson, parrainé par le lieutenant-gouverneur George Arthur, contraignit les 200 survivants autochtones à se rendre avec l’assurance qu’ils seraient protégés, pris en charge et que leurs terres leurs seraient finalement rendues.

Ce fut, en fait, un mensonge. Robinson fit des promesses pour tromper les espoirs des survivants désespérés. Ces survivants furent déplacés de leurs terres pour l’île Flinders, où ils finirent tous morts. 



5° Hernán Cortés: 


Hernán Cortés fut pacifiquement reçu par l’empereur Montezuma, un leader né sophistiquée de la royauté aztèque, Tenochtitlan. 
Peu de temps après Cortés fit l’empereur Montezuma prisonnier et exigea une énorme rançon en or. Cortes assiégea l’empire aztèque, saccagea la ville, et la renomma Mexico. Cortes sécurisa la ville et la population indigène fut soumise à une grande cruauté et beaucoup de difficultés, comme l’introduction de maladies exotiques qui décimèrent les survivants.
En fin de compte, on estime qu’entre 120.000 et 240.000 aztèques furent tués. Cortes initia la première phase de la colonisation espagnole des Amériques.





6° Napoléon:



Selon Claude Ribbe, spécialiste de l’histoire du colonialisme dans les Caraïbes, Napoléon fut l’homme qui, pour la première fois dans l’histoire, « se posât rationnellement la question de savoir comment éliminer, dans un temps aussi court que possible, et avec un minimum de coût et de personnel, un maximum de personnes décrit comme scientifiquement inférieure« .
La colonie française d’Haïti fut, autour des années 1800, la colonie la plus riche du monde, une véritable machine d’exportation, alimenté en esclave, qui produisit près des deux tiers du café du monde et près de la moitié de son sucre. Les esclaves africains furent attachés et battus pour travailler et forcés de porter un museau de l’étain pour les empêcher de manger de la canne à sucre. Si les esclaves étaient hargneux, ils étaient rôtis sur un feu lent, ou remplis de poudre et déchiquetés. Il ordonna en outre la mise à mort d’autant de Noirs en Haïti que possible, pour être remplacées par de nouveaux Africains, plus dociles. 
En 1802, un vaste programme de purification ethnique fut mis en place. Napoléon interdit les mariages interraciaux et ordonna que toutes les femmes blanches qui avaient eu des relations de toute sorte de avec un noir ou un mulâtre (personne de race mixte) soit expédiés en France. 





7° Christophe Colomb:


L’année 1492 marque le moment où Christophe Colomb envahit l’hémisphère occidental et initia 500 ans de génocide amérindien continu aboutissant à un holocauste de 95% de tous les peuples autochtones des Amériques.

Après avoir accoster à Hispaniola et malgré avoir décrit les peuples autochtones comme étant paisible et conviviale dans son journal, Colomb mit rapidement en œuvre des politiques d’esclavage, d’extermination et d’extorsion de fonds afin de voler terres et richesses. Colomb jeta les bases d’un génocide de masse que dans les années à suivre, les Conquistadors espagnols Hernán Cortés et Francisco Pizarro poursuivraient.






Sources: 

http://www.walkingbutterfly.com/ http://en.wikipedia.org/ http://digitaljournal.com/ http://joseph-isaakmail.hubpages.com/ 

Traduction #TeamOjal

7 Exemples honteux des camps de concentration créés pour les Noirs

Les camps de concentration de l‘après-guerre civile aux États-Unis


Après la guerre civile (et même pendant), des millions de Noirs libres furent acheminés dans des camps de concentration près de bases militaires de l’Union où les conditions de détention étaient insalubres et où la nourriture était limitée. Beaucoup succombèrent des privation de nourriture, et autres moyens. Les plus célèbre de ces cas eurent lieu à Natchez dans le Mississippi. Ce camp de la mort fut créé après que des Noirs libre fuirent vers Natchez après avoir été libéré.

«Lorsque les esclaves furent libérés des plantations pendant l’occupation, ils envahirent Natchez», déclara le chercheur Paula Westbrook. «Il y en eut environ entre 10 000 à 120 000 durant une nuit.»

Là, des dizaines de milliers de Noirs libre furent soumis à des conditions horribles qui conduisirent à leur mort. Au bout du compte, environ 20.000 noirs hommes, femmes et enfants furent tués.


Camps de concentration aborigènes


Comme moyen pour « exterminer » la population autochtone, l’Australie adopta l’Aborigines Protection Act (Loi sur la protection des Aborigènes, NDLR) de 1909. En vertu de cette loi, les premiers camps de concentration australiens furent établis. Le Dr. Gary Foley, un activiste, universitaire, écrivain et acteur australien aborigène de l’ethnie Gumbaynggirr, affirma que cette foi fut établie « sur l’hypothèse que ce qui restait de la population autochtone ne voulait pas mourir« .


Les camps de travail pour Noirs durant de la guerre anglo-boer


Alors que les deux principales forces dans la guerre anglo-boer étaient blanches, les Noirs connurent le plus des pertes au cours de cette guerre. Pas moins de 15 000 Noirs furent utilisés comme combattants et non-combattants par les Britanniques. À la suite de la « politique de la terre brûlée » des britanniques, de nombreux Noirs qui vivaient dans des fermes blanches furent déportés dans des camps de concentration. En outre, les civils déportés et capturés furent arrêtés par les forces britanniques et conduis dans des «camps de réfugiés», qui est devinrent rapidement des camps de concentration. Les Britanniques emprisonnèrent les Noirs dans les camps, pour les faire travailler, pour cultiver des denrées alimentaires pour les troupes, pour creuser des tranchées, pour devenir conducteurs de chariots, pour travailler comme mineurs une fois que les mines d’or redevinrent opérationnelles, selon sa history.org.za.



Le génocide Herero et Namaqua et le camp de Shark Island


Après que les peuples Herero et Namaqua se rebellèrent contre l’impérialisme allemand dans le Sud-Ouest africain, ou l’actuelle Namibie, les impérialistes allemands placèrent des milliers de Namibiens dans des camps de concentration. Le pire de ces camps fut celui de Shark Island ou l’île de la mort, au large des côtes de Lüderitz, en Namibie. Ceux qui furent envoyés sur Shark Island le furent uniquement pour mourir. Ceci est considéré par de nombreux historiens comme le premier génocide du 20ème siècle. Entre 1904 et 1908, 100 000 Herero et 10.000 Nama  perdirent la vie.



Le Camp de Tarrafal au Cap-Vert


Le Camp de Tarrafal, aussi connu comme le « Camp de la mort lente » fut initialement développé comme un moyen de punir les communistes, anarchistes, anti-colonialistes, libéraux et autres opposants du régime d’Antonio de Oliveira Salazar. Pourtant, dans les années 1970, il rouvrit ses portes pour emprisonner les dirigeants africains qui combattaient les Portugais pour obtenir leur indépendance. Le camp fut le moyen par lequel le Portugais intensifièrent l’oppression contre les captifs africains. Bon nombre des techniques utilisées pour torturer les captifs africains furent inspirés par les nazis, ainsi que par les pratiques oppressives de l’esclavage.


Les Mau Mau et camps de concentration au Kenya


La rébéllion Mau Mau fut une réponse au colonialisme britannique. Entre 1954 et 1960, la révolte des Mau-Mau permit de renforcer l’indépendance du Kenya. Elle fut une grande tragédie pour ceux qui y furent impliqués. Durant six ans, les colons britanniques organisèrent les camps de punir suspects Mau Mau. À ce jour, la Grande-Bretagne a peu fait pour confesser son crime au Kenya, y compris les décès de l’infame camps de détention de Hola dans lesquelles « les détenus (…) furent matraqués à mort par des gardiens de prison pour avoir refusé de travailler« , selon un article publié par The Telegraph.


Les Noirs durant l’Holocauste allemand


Un article publié par le Holocaust Memorial Museum aux États-Unis confirme que « le sort des Noirs entre 1933 et 1945 en Allemagne nazi et dans les territoires occupés par l’Allemagne allait de l’isolement à la persécution, la stérilisation, l’expérimentation médicale, l’incarcération, la brutalité et l’assassinat. » De ce fait, ils se trouvèrent souvent dans des camps de concentration. En effet, les Afro-américains furent également « capturés par les nazis et furent internés dans des camps de concentration« , selon un article publié par NewsOne.


Source : http://atlantablackstar.com/
Traduction #TeamOjal