7 faits sur la façon dont « Wall Street » fut créé via l’esclavage

Wall Street est le quartier financier le plus puissant du monde, mais la plupart des gens savent très peu sur son histoire. Pour vraiment comprendre comment fonctionne Wall Street aujourd’hui, il est important de savoir comment tout commença et à quel point le facteur africain fut influent dans sa création. Wall Street fut bâti sur l’esclavage et, à ce jour, Wall Street reste le pilier essentiel du maintien des inégalités raciales et de l’oppression économique à travers le monde.


Les esclaves africains construisent littéralement le mur qui donna à Wall Street son nom:


New York était une colonie néerlandaise appelée New Amsterdam, de la province coloniale hollandaise appelée Nouvelle-Hollande durant la majeure partie du 17e siècle. Par l’intermédiaire de la Compagnie Néerlandaise des Indes Occidentales, les Néerlandais utilisèrent le travail des esclaves africains qui furent déportés à la colonie au alentour de 1627. Le esclaves africains construisirent le mur qui donna son nom à Wall Street. Un mur qui formait la frontière nord de la colonie et qui devait protéger la colonie des indigènes qui voulaient récupérer leur terre. Donc, dès sa création, le mur fut une barrière assurant la survie des blancs et de la suprématie blanche.



Wall Street était initialement un site de ventes aux enchères d’esclaves:


L’esclavage devint l’épine dorsale de la prospérité économique de New York dans les années 1700. Pour normaliser ce commerce massif d’êtres humains, en 1711 les autorités de New York établirent un marché d’esclaves à Wall Street. Des ventes aux enchères d’esclaves eurent lieu à Wall Street vendant des africains réduits en esclavage comme des marchandises aux commerçants désireux de les acheter. Wall Street fut également un marché où les propriétaires pouvaient louer leur esclaves à la journée ou la semaine.

New York devint le centre financier mondial « grâce » à l’esclavage:


Tout au long des 17e et 18e siècles, comme Phyllis Eckhaus le souligne, New York avait  » la plus grande population d’esclaves urbaine dans la partie continentale d’Amérique du Nord « . Par conséquent, New York fut un lieu crucial dans la traite négrière transatlantique, ce qui établit rapidement New York comme la capitale financière du monde.

Les grandes entreprises de Wall Street firentt leurs débuts grâce traite négrière:


Beaucoup de sociétés bien connues et d’institutions financières bénéficièrent de la traite négrière transatlantique, notamment Lehman Brothers (qui fit faillite en 2008), JP Morgan Chase, Wachovia Bank of North Carolina, Aetna Insurance, Bank of America et la Royal Bank of Scotland. Les banques, comme les prédécesseurs de la Wachovia Bank of Charleston et la Bank of North America, et les prédécesseurs de J.P. Morgan Chase, firent des prêts aux propriétaires d’esclaves et acceptèrent les esclaves comme «garantie». Lorsque les propriétaires d’esclaves étaient en défaut de payement, les banques devenaient les nouveaux propriétaires d’esclaves.

Tirer profit de la peur des esclavagistes de la mort des esclaves:


La société Aetna vendit des assurance aux propriétaires d’esclaves qui voulaient protéger leurs investissements (les gens esclaves) à bord des navires négriers au cas où l’un d’eux ceux-ci mourraient (ce qui était un phénomène très courant sur les navires qui les transportent de l’Afrique vers les Amériques). Les compagnies d’assurance compensaient les propriétaires d’esclaves pour la perte des africains qu’ils considérées comme leurs « propriétés ». À ce jour, il y a des poursuites contre ces sociétés en demande de réparations pour leur participation à la traite négrière transatlantique.

La traite négrière posa les bases capitalisme mondial:


La traite négrière transatlantique posa les bases du capitalisme mondial moderne. Des millions d’Africains furent arrachés à leurs foyers en Afrique pour travailler dans les colonies européennes d’Amérique du Nord et du Sud et des Caraïbes. Partout en Europe, aux Amériques et dans les Caraïbes, les familles et les entreprises blanches construisirent leur fortune grâce à la traite négrière (des fortunes qui devinrent la base pour les économies à travers le monde). Contrairement aux Amérindiens et aux autres Européens blancs, la main-d’œuvre africaine gratuite fut abondante (si l’un d’entre eux mourrait, il pouvait être remplacé par un autre venu d’Afrique), les Africains n’avaient pas de liens avec les terres américaines, mais savaient comment faire pousser des cultures de rente essentiels comme le coton et le sucre qui poussaient aussi en Afrique. Ces facteurs firent des Africains la main-d’œuvre parfaite pour les puissances coloniales européennes.

Les produits fabriqués par les esclaves créèrent les marchés internationaux:


Le esclaves, qui réaliser de nombreux autres services, furent utilisées pour produire des biens qui vendus sur les marchés internationaux afin d’en tirer des bénéfices (une caractéristique du capitalisme moderne). En outre, les esclaves eux-mêmes étaient considérés comme des biens et vendus sur les marchés. Les avantages de cela profitaient aux propriétaires d’esclaves et aux investisseurs (et pas aux esclaves). De ce fait, la richesse fut transférée des esclaves (et leurs descendants) aux propriétaires d’esclaves européens et autres Blancs qui bénéficièrent de ce système. Cela jeta les bases de l’inégalité entre les Blancs et les Noirs et a entraîna la subordination socio-économique des Noirs par rapport aux Blancs pour les générations à venir.

Source : http://atlantablackstar.com/

Traduction #TeamOjal

7 endroits à travers le monde qui eurent des mouvements du « Black Power »

États Unis


Le Mouvement du Black Power aux États-Unis inspira de nombreux mouvements à travers le monde entier. Il fut inspiré par les efforts du Student Non-Violent Coordinating Committee (SNCC), qui deviendra plus tard pour le Black Panther Party, et The Black Arts Movement. Le Mouvement du Black Power fut aussi impliqué dans le mouvement des droits civiques. le Black Power aux Etats-Unis appelait à la fierté noire, à l’égalité politique, à l’indépendance économique et à la stabilité des Noirs, à la liberté et à l’égalité de l’éducation, à des conditions de vie adéquates, et à la protection égale de la loi. L’idée du Black Power engendra d’énormes progrès politiques, y compris le Civil Rights Act de 1964.




Afrique du Sud


Le Mouvement du Black Power en Afrique du Sud, mieux connu comme le Mouvement de la Conscience noire, fut utilisé comme un outil pour s’opposer à l’idéologie politique de l’apartheid. À bien des égards, l’Organisation des étudiants sud-africains (SASO) initia le du mouvement. Selon un article publié par la Michigan State University, la Conscience Noire chercha à « libérer psychologiquement les noirs par la « conscientisation », ou la réalisation de l’estime de soi des Noirs et la nécessité d’un activisme noir. » Le mouvement « re-dynamisa la résistance à l’apartheid et engendra un certain nombre d’organisations politiques et communautaires« . Stephen Bantu Biko, leader étudiant et militant fut l’un des co-fondateurs de la SASO et la principale force du Black Consciousness Movement. Après plusieurs arrestations, Biko fut retrouvé nu et mort sur un sol froid de sa prison en 1977.




Canada

Dans son livre, Fear of a Black Nation: Race, Sex and Security in Sixties Montreal, David Austin décrit le mouvement du Black Power à Montréal. Le mouvement fut marquée par deux événements principaux: le Congrès des écrivains noirs et de l’affaire Sir George Williams . Le Congrès des écrivains noirs, qui eut lieu en 1968, portait sur le thème du Black Power à l’échelle mondiale noir et du nationalisme noir. Des «figures radicales et nationalistes», tels que Kwame Nkrumah, CLR James, et Stokely Carmichael, qui devint plus tard Kwame Ture, furent impliqués dans le congrès. Le deuxième événement marquant fut celui de 1969, l’affaire Sir George Williams. La protestation commença quand des étudiants noirs s’opposèrent au système de notation raciste du professeur Perry Anderson. Lorsque les griefs des étudiants ne furent pas prises au sérieux par les administrateurs de l’école, ils commencèrent à tenir des réunions, à organiser des manifestations et des « sit-ins« . En Février 1969, l’occupation pacifique par les étudiants du centre informatique de l’Université Sir George Williams prit la forme d’une émeute lorsque les administrateurs de l’école appelèrent la police. Leur occupation conduisit à l’émeute qui reçut une audience nationale. Partout dans le monde, de plus en plus de gens furent au courant du mouvement du Black Power Canadien.




Jamaïque


Reggae, Rastafari, and the Rhetoric of Social Control, un livre écrit par Stephen A. King, Barry T. Bays III, et P. Renee, affirme que « le mouvement du Black Power en Jamaïque a coïncidé avec la publication de plusieurs journaux de Black Power, des grèves national, des manifestations violentes, et des conflits syndicaux« . Le mouvement du Black Power de la Jamaïque fut soutenu, à l’époque, par le mouvement rasta et la musique reggae. Walter Rodney, un jeune chercheur du Guyana en histoire africaine et professeur à l’Université des Indes occidentales, fut sans doute le plus fervent défenseur du Black Power en Jamaïque. Il donna des conférences qui encouragèrent la conscience noire et l’autodétermination. Ces conférences conduisirent finalement un grand nombre de gens, y compris le Parti travailliste jamaïcain conservateur, à croire qu’il était une menace pour la stabilité du pays. En conséquence, il fut expulsé à son arrivée du Congrès des écrivains noirs de Montréal. Après avoir entendu parler de l’expulsion de Rodney du Canada, les étudiants d’une faculté organisèrent une manifestation pacifique pour dénoncer la décision gouvernementale. La protestation « tourna à l’émeute à grande échelle« . Ces émeutes firent trois morts, une centaine de personnes environ furent arrêtées, cinquante autobus endommagés, et des dommages aux biens totalisant plus d’un million de dollars jamaïcains.




Australie


Selon le livre de Rhonda Y. Williams, Concrete Demands: The Search for Black Power in the 20th Century, le mouvement Black Power en Australie fut initialement alimentée par la Victorian Aborigines Advancement League (AAL). Le président de l’AAL, Bob Maza, croit que le nationalisme noir, ainsi que les enseignements de Malcolm X, « pourraient améliorer l’auto-guérison des populations autochtones. » En 1971, Denis Walker, un révolutionnaire autochtone, érudit, activitiste politique, et militant du Black Power annonça la formation du Black Panther Party australien dans le Queensland. Il déclara :

« Le Black Panther Party sera l’avant-garde pour tous les personnes opprimées, et en Australie, les Autochtones sont les plus opprimés de tous. »

Alors que le Black Panther Party australien utilisa l’auto-défense afin de se battre pour ses libertés politiques, le Parti mit aussi en œuvre des programmes utiles pour sa communauté, y compris « un journal, un centre de garde d’enfants, un programme de petits déjeuners pour les enfants, un service juridique, et une clinique« . Tout comme le Black Panther Party aux Etats-Unis, l’objectif ultime du Black Panther Party australien était d’élever la communauté.




Angleterre


Londres, avait son propre mouvement du Black Power. En fait, le Black Panther Party britannique s’est battus pour les mêmes droits que les Black Panthers américains : une bonne éducation, des logements acceptables, l’indépendance culturelle et l’égale protection devant la loi. Avec ses nombreuses branches, le Parti établit son siège à Brixton. Un article publié par The Independent décrit le mouvement comme « faisant partie de la lutte contre le racisme et pour l’amélioration des droits pour toutes les minorités ethniques au Royaume-Uni« . Le Mouvement du Black Power en Angleterre atteignit son paroxysme avec le Mangrove Nine en 1971. La Mangrove était un restaurant Afro de Notting Hill qui était constamment harcelé et attaqué par la police qui le prenait pour refuge de militants noirs radicaux. Ils arrêtèrent neuf noirs, y compris Althea Jones-Lecointe et Barbara Beese, des Panthers éminents de l’époque, et les traduisirent devant les tribunaux pour une manifestation politique précédente qui avait abouti à des violences. Cet acte était, bien sûr, un stratagème pour mettre un terme au mouvement du Black Power en Angleterre. Pourtant, les neuf individus furent libérés et acquittés. Au lieu de cela, la police fut considérée, à l’échelle nationale, comme coupable et le procès mit en lumière la brutalité de la police raciste de l’époque. Pour cette raison, et bien d’autres, le Mouvement du Black Power en Angleterre fut un énorme succès.




Bermudes


La représentation la plus prédominante du mouvement Black Power aux Bermudes était celle du Black Beret Cadre. En fait, le Dr Quito Swan, un professeur d’histoire des Bermudes à l’Université Howard, décrit les bérets noirs comme « l’avant-garde pour le Black Power aux Bermudes« . John Bassett Hinton Jr. était « le principal organisateur du Cadre« . Lui et Eliyahtsoor Ben Aaharon, et plusieurs autres fondèrent le Cadre. Le membre le plus notoire du Cadre fut Erskine Durrant « Buck » Burrows. Selon Swan, il « volait aux riches pour donner aux pauvres« . Dans le livre de Swan, Black Power in Bermuda: The Struggle for Decolonization, le Black Beret Cadre lutta pour apporter « l’indépendance économique, politique et culturelle vis-à-vis de la Grande-Bretagne« . Tout comme les autres défenseurs du Black Power dans le monde, ils formèrent des programmes sociaux, pour promouvoir l’autodétermination chez les Noirs. Et, tandis que les autorités de l’île décrivaient souvent le Black Beret Cadre comme une bande de criminels dangereux, ils battirent pour apporter un changement à la communauté noire aux Bermudes.


Sources : 

  • Fear of a Black Nation: Race, Sex and Security in Sixties Montreal, David Austin
  • Rhonda Y. Williams’ book, Concrete Demands: The Search for Black Power in the 20th Century
  • Black Power in Bermuda: The Struggle for Decolonization by Quito Swan
  • Reggae, Rastafari, and the Rhetoric of Social Control, a book written by Stephen A. King, Barry T. Bays III, P. Renee

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5 révoltes d’africains à bord de navires négriers autres que celle de la Amistad

Les Noirs étant éparpillés dans le monde entier, la majorité d’entre nous avons reçu une éducation issue d’institutions eurocentrées. Ainsi beaucoup parmi nous peuvent penser que nos ancêtres africains étaient complètement soumis à bord des bateaux négriers les déportant vers les Amériques, à l’époque de la traite transatlantique. C’est loin de la vérité!!!
La vérité, c’est qu’environ 15 à 20 % des navires qui quittèrent l’Afrique n’arrivèrent jamais au « nouveau monde« . Des milliers de navires furent sous le contrôle des africains fait captifs à bord. Au cours de certaines de ces prise de contrôle, ces Africains, qui étaient parfois guerriers, se révoltèrent et tuèrent tous les blancs de ces navires. Certains de ces navires furent ramené en Afrique par les hommes, des milliers d’autres navires disparurent en mer. 
Voici 5 grands exemples de ces révoltes:

La révolte du Créole:


Le 27 Octobre 184, le navire, le Créole navigua en provenance de Richmond, avec 135 africains à fond de cale, à destination de la Nouvelle-Orléans. À bord se trouvait Madison Washington, qui avait échappé à l’esclavage au Canada en 1840 à l’âge de 25 ans, mais qui fut ensuite capturé et vendu lorsqu’il retourna en Virginie à la recherche de sa femme Susan.

Sans que Washington ne le sache, Susan faisait parti des captifs à bord du Créole. Susan avait été considéré comme la fidèle servante de sa maîtresse, et voyagea dans des endroits comme White Sulphur Springs et Norfolk en vacance. Elle fut vendue parce que sa maîtresse croyait qu’elle savait où Washington s’était échappé et qu’elle refusait de le révéler.

Durant le voyage, pas moins de 14 africains se libérèrent de leurs entraves, dans la cale à l’avant du navire. Ils attendirent le bon moment pour prendre agir,avançant vert le pont de quart, ramassant des armes. Les officiers et l’équipage furent rapidement submergés par l’attaque surprise. Washington aurait « plongé dans [la lutte] sans se soucier de sa propre vie ou de sa sécurité« . Washington et les hommes matraquèrent certains des membres de l’équipage à mort et libérèrent le reste des captifs. Les armes chargées, les Africains prirent le commandement du Créole avec Washington comme capitaine. Il exigea que le navire soit dirigé en territoire britannique, qui à l’époque avait déjà abandonné l’esclavage.
Sur le bateau, les femmes captives étaient gardées dans un autre quartier que les hommes, de sorte que ce ne fut qu’après que Susan fut libérée de ses entraves et qu’elle vit son mari à bord du Créole. Les deux auraient couru l’un vers l’autre, s’étreignant en pleurant comme ils pleuraient à chaude larmes tandis que leurs compatriotes survivants les applaudirent.

Le Créole arriva plus tard à Nassau, New Providence, où ils furent tous remis en liberté par les autorités britanniques.




La révolte du Little George:


En Juin 1730 le Capitaine George Scott du navire Little George navigua de la côte Guinéenne pour Rhode Island, avec une « cargaison » de quelque 96 Africains capturés. Plusieurs jours après le début du voyage, plusieurs africains se libérèrent de leurs fers et attaquèrent l’équipage blanc. En utilisant les armes saisies sur le navire, les Africains tuèrent trois des gardes qui se trouvaient sur le pont. Le Capitaine Scott et son équipage essayèrent de se battre, mais furent humiliés et forcés d’aller la cabine où ils furent emprisonnés par les Africains.

Pendant plusieurs jours, les Africains contrôlèrent le navire et réussirent à naviguer de nouveau pour la rivièreSierra Leone, un estuaire de l’océan Atlantique. Après avoir accosté, les Africains abandonnèrent le capitaine, l’équipage et le navire.

Scott relate l’incident:

«Moi, George Scott, maître de la corvette le Little George, appartenant à Rhode Island; a navigué depuis les îles Bonnana sur la côte de Guinée, le premier de Juin 1730 ayant à son bord quatre-vingt seize esclaves africains. Le 6 du même mois à quatre heure et demi passée du matin, étant à environ 100 lieues de la terre, les hommes sont sortis de leurs fers, et se frayant un chemin à travers la cloison du pont, ont tué les sentinelles : le Docteur John Harris, Jonathan Ebens Cooper, et le marin Thomas Ham; qui étaient, probablement tous endormis. Etant alors dans ma cabine, j’ai entendu le bruit sur le pont (ils ont jeté les sentinelles par-dessus bord), j’ai pris directement mon pistolet, et ai tiré le le auvent qui était à l’arrière, ce qui a fait que tous les esclaves africains qui étaient à l’avant couraient en liberté, sauf un ou deux hommes (qui semblaient rire de la lâcheté des autres, et nous défiaient, étant seulement 4 hommes et un garçon) qui jetèrent les auvents, et nous tinrent confinés dans la cabine, en passant par l’échelle pour nous voir …».


La révolte des captifs de l’île de Gorée


En 1764, le Capitaine George Faggot, commandant d’un navire de New London dans le Connecticut, et son équipage connurent un sort funeste en essayant de quitter le Sénégal avec des captifs africains . 

Selon un rapport, après que le capitaine n’ai acheté les captifs africains sur l’île de Gorée à Dakar, un soulèvement suivie quelques heures plus tard. Comme le navire était encore amarré dans la nuit, les Africains réussirent à se libérer des chaînes et des fers, attaquèrent par la suite le capitaine et son équipage. Le Africains auraient utilisé des gros morceaux de bois et d’autres matériaux trouvés sur le navire et matraqué le capitaine et membres de son équipage à mort. 

Après le massacre des négriers blancs, les Africains quittèrent le navire et a disparurent dans la nuit.


La révolte au large de Cape Coast:


En 1747, un navire commandé par le capitaine Bears subit une révolte en Afrique de l’Ouest. Lors de son départ de la rive du château de Cape Coast au Ghana, des centaines de captifs africains combattirent le capitaine et l’équipage qui tentaient de rejoindre les Caraïbes.

Après avoir désarmé par la force les négriers, les Africains s’engagèrent dans une courte bataille, tuant le capitaine et tous les membres d’équipage, à l’exception de deux hommes, qui plongèrent et regagnèrent la riva à la nage.

L’incident fut relaté dans les journaux: 

« Par une lettre en provenance des côtes de Guinée, via la Barbade, en date du 14 Janvier dernier, nous avons avis, que le capitaine Bears dans un navire appartenant à Rhode Island, étant au large de Cape Coast Castle avec un Nombre d’esclaves africains, et une quantité considérable de poussière d’or à bord; ces Africains ont trouvé une occasion de se révolter contre le capitaine et les hommes, et tuant ledit Maître et tout l’équipage, à l’exception des deux maîtres [lieutenant] , qui en sautant par dessus bord et en nageant vers la rive ont sauvé leur vie. »

Le Africains seraient retournés à terre et on ne revit plus jamais le navire.




Le massacre du Capitaine John Major et de son équipage:



En 1732, le capitaine John Major de Portsmouth, alors sur la côte de Guinée, fut tué avec tous ses membres de l’équipage.

Selon des sources, peu de temps après que Major ne s’éloigne de la rive pour se diriger vers les Amériques avec 100 africains captifs à bord du navire, 50 des Africains prirent d’assaut sa cabine. Les captifs auraient rompu les chaînes à quelques minutes du début du voyage. Ils massacrèrent le capitaine alors qu’ils avaient déjà été tués le reste de l’équipage avec des fusils, des haches, épée et d’autres armes qu’ils avaient prises aux blancs.

Une personne connue sous le nom de Carroll, affirma qu’une insurrection des esclaves éclata à bord d’un navire du New Hampshire commandé par le capitaine John Majors, qui, selon lui « a été traîtreusement assassiné, et son navire et sa cargaison saisis par les Noirs. » Les Africains dépouillèrent le vaisseau de son gréement et des voiles, les autres furent libérés des cales, il saisirent à la fois la goélette et sa cargaison, puis abandonnèrent le navire.


Source

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Les antiques Royaumes Noirs d’Asie du Sud

« Pour la couleur de peau des hommes, ils considèrent le Noir comme la plus belle. Dans tous les royaumes de la région du sud, il en est de même. »


Les grandes civilisations classiques d’Asie du Sud sont Angkor au Cambodge et Champa au Vietnam. Une grande partie de notre connaissance de la petite Asie du Sud est dérivée de sources chinoises et indiennes. Les constructeurs d’Angkor étaient les Khmers. Les Khmers ont été décrits par les Chinois comme “petit et noir”. Dans les temps modernes, dès 1923, l’anthropologue de l’Université Harvard, Roland Burrage Dixon, a noté que les anciens Khmers ont été physiquement “marquée par une taille distinctement petite, une peau foncée, des cheveux bouclés voire cheveux crépus, un nez large et des lèvres négroïdes épaisses”.


LE ROYAUME D’ANGKOR



Au début du IX° siècle, le roi Jayavarman II (802-850) unifia le royaume Khmer et s’identifia à la puissante divinité hindou Shiva. Les Khmers d’Angkor étaient des agriculteurs sophistiqués, des ingénieurs de pointe, des commerçants agressifs et des guerriers intrépides. Ils développèrent un système d’irrigation splendide (avec certains canaux s’étendant su quarante miles de longueur), et créèrent des œuvres hydrauliques grandioses. Le système hydraulique d’Angkor était utilisé pour le transport et pour la culture de riz, afin de soutenir une population environnante estimé à un million de personnes.

Durant le règne du roi Indravarman 1er (877-889), par exemple, le vaste lac artificiel connu sous le nom Indratataka fut achevée. A des fins militaires, les ingénieurs Khmers conçurent des machines pour lancer de redoutables flèches et lances acérées sur leurs ennemis, et montèrent courageusement au combat à dos d’éléphants richement équipés.

En langue khmère, Angkor signifie la ville ou la capitale. En 889 le roi Yasovarman I (889-900) construisit sa capitale sur le site actuel d’Angkor, et au cours des siècles les monarques Khmers agrandirent la ville avec par leur propres contributions distinctes.

Angkor s’étendait sur 77 miles carrés et avait été conçu pour être complètement autonome. Les Khmers étaient de magnifiques bâtisseurs et pendant plus de 600 ans les dynasties successives d’Angkor commandèrent la construction de temples minutieusement détaillées, comme celui de Banteay Samre, de merveilleux lacs artificiels comme celui d’Indratataka et les incomparables Temple-montagnes, dont Angkor Wat, le joyau de la couronne d’Angkor qui contiendrait autant de pierres que la pyramide du Fara de la quatrième dynastie Khéphren, dans l’antique Rouyame de Kmt (Egypte antique).


ANGKOR WAT



Surnommé “le plus grand monument de pierre dans le monde”, Angkor Wat, la plus célèbre des structures de pierre Khmers, a pris 37 ans à construire. Pendant cette période, des millions de tonnes de grès utilisés pour sa construction ont été transportés sur le site par radeau d’une carrière au Mont Kulen, situé à 25 miles au nord-est. Angkor Wat se lève à trois vols successifs à cinq tours centrales qui représentent les sommets du Mont Meru-la montagne cosmique ou dans le monde qui se trouve au centre de l’univers dans la mythologie hindoue et considérés comme la résidence céleste du panthéon hindou. Les tours d’Angkor Wat (le plus grand de qui monte environ deux cents pieds au-dessus des plaines environnantes) sont le symbole national du Cambodge. murs extérieurs du temple représentent les montagnes au bord du monde, tandis que le fossé qui entoure le temple représente les océans au-delà.

Angkor Wat date du 12ème siècle de règne de Suryavarman II (1113 à 1150), lorsque la domination Khmer d’Asie du Sud était à son zénith, avec un empire allant de la mer de Chine du Sud à la Thaïlande moderne, aussi loin au nord que les hautes terres du Laos et du vers le sud jusqu’à la péninsule malaise.


LE ROYAUME DE CHAMPA



Angkor n’a pas été le seul royaume important de son temps en Asie du Sud-Est. Le royaume de Champa était une autre grande puissance d’Asie du Sud, parfois rivale d’Angkor. Champa était un grand royaume de Noirs sur les côtes de l’Asie du Sud-Est, au centre du Vietnam. En effet, les caractéristiques du visage des statues des Cham sont aussi Négroïdes qu’ailleurs, y compris des lèvres charnues et les nez larges.

On pense que les Cham ont régné le long des plaines côtières du centre du Vietnam (Annam) il y a plus de deux millénaires. L’économie de Champa était basée sur l’agriculture et le commerce maritime. Ils exportaient du riz et des produits forestiers, comme le bois de santal, et dominaient la zone du IVe siècle au 13ème siècle environ.

Les archives dynastiques chinoises, dès 192 font référence à un royaume de Lin-yi, qui signifie la «terre des hommes noirs». Le royaume de Lin-yi était aussi connu sous le nom de Champa dans les documents sanscrits. Ils ont déclaré que les habitants avaient la «peau noire, les yeux enfoncés dans leurs orbites, le nez retroussé, les cheveux crépus» à une époque où ils n’était pas encore soumis à la domination étrangère et avaient conservé la pureté de ce type. Ces documents indiquent expressément que: «Pour la couleur de peau des hommes, ils considèrent le Noir comme la plus belle. Dans tous les royaumes de la région du sud, il en est de même». 

Au cours de cette même période, les navires Cham, que les Chinois appelaient kun-lun bo (les «navires d’hommes noirs»), naviguaient sur l’océan Indien depuis l’Asie du Sud-Est jusqu’à Madagascar.

Parmi les grands centres de Champa se trouvaient ceux basés près de Dong Duong, Tra Kieu et Panduranga (Phan-Rang). La grande capitale du sud était Vijaya (Binh Dinh), et la première capitale du nord et centre religieux était Mi Son.

Plus de 70 temples ont été construits à Mi Son entre les VIIe et 12e siècles. Le chef-d’œuvre de l’architecture Cham à Mi Son était une énorme tour de 70 pieds de haut en pierre, détruite par des commandos de l’Armée américaine en Août 1969.

Visages du temple de Bayon à Siem Reap au Cambodge


LES PRESSIONS VENANT DU NORD


Au début du 10ème siècle, les Cham ont été agressé et peu à peu absorbé par les vietnamiens sinisés [De type xanthoderme, NDLR] . À la fin du siècle, les vietnamiens sinisés avaient annexé les provinces du nord du Champa. En 1225, les Vietnamiens ont choisi de nouveau la voie de l’agression, et en 1283 les Mongols sous Kublai Khan ravageaient toute la côte. Cependant, plus d’une centaine de temples et une multitude de statues exquises ont survécu pour nous rappeler l’ancienne splendeur des commerçants, des artisans et royauté des Cham.


LE ROI JAYAVARMAN VII: LE PLUS PROLIFIQUE DES BÂTISSEURS D’ANGKOR


Le règne de Jayavarman VII (1181-1220) marque l’apogée et le début du déclin du royaume d’Angkor. Jayavarman VII (le préfixe Jaya, en sanskrit, signifie «victoire») a été tellement couronné de succès lors de ses campagnes militaires contre Champa qu’au cours des 17 dernières années de son règne Champa était pratiquement devenue une province khmère. Jayavarman VII a vécu plus de neuf décennies, régnant avec force et sagesse.

Jayavarman VII, roi khmer d’Angkor. début du 14eà Angkor Thom. Photo de Harmara Holt
En 1181 Jayavarman VII fut proclamé roi dans une capitale khmère dévastée, et la plupart des monuments d’Angkor reflètent ses efforts herculéens de reconstruction et des projets de construction apparemment incessants. Jayavarman VII construit plus que tout autre roi khmer. On estime qu’il a construit plus que tous les autres rois réunis. En fait, aussi magnifique qu’il soit, Angkor Wat est seulement l’un des 215 sites de la région. D’autres sites célèbres dont le Bayon, la montagne de pierre sculptée au centre de la ville fortifiée d’Angkor Thom, à environ un mile au nord-est d’Angkor Wat, et la capitale de l’empire khmer entre la fin du 10ème siècle le début du XIIIe siècle.


LE DÉCLIN ET LA CHUTE DE ANGKOR ET CHAMPA


Après la mort de Jayavarman VII, Angkor a commencé à décliner, et aucun grands monuments n’a été construit après son règne. Ainsi se sont éclipsé les lumières brillantes et vives de la présence des Noirs dans les civilisations d’Asie du Sud-Est d’Angkor et de Champa. Pourtant, les monuments et les visages gravés dans la pierre perpétuent pour nous cette histoire.


~ Runoko Rashidi

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Le top 6 des pays qui sont devenues extrêmement riches en asservissant les Noirs

1° Les États-Unis d’Amérique :

 
 
L’esclavage transforma l’Amérique en une puissance économique. L’exploitation des noirs comme main d’œuvre gratuite fit du Sud, la région la plus riche et la plus puissante sur le plan politique dans le pays. La demande britannique de coton américain fit du tronçon sud de la rivière Mississippi la « Silicon Valley » de son époque, offrant la concentration la plus importante de millionnaires de la nation.
 
Mais l’esclavage fut une entreprise nationale. De nombreuses entreprises de Wall Street tels que JPMorgan Chase, New York Life et la désormais défunte Lehman Brothers firent fortune en investissant dans le commerce des esclaves, activité économique la plus rentable des 350 ans d’histoire de New York. L’esclavage fut si important pour la ville que New York fut l’une des municipalités urbaines les plus pro-esclavage du Nord.
 
Selon le magazine Harper’s (Novembre 2000), les États-Unis ont volé un montant estimé à 100 000 000 000 000 de dollars pour 222.505.049 heures de travail forcé entre 1619 et 1865, avec un intérêt composé de 6%.
 
 

2° l’Angleterre :

 
 
Entre 1761 et 1808, les commerçants britanniques transportèrent 1.428.000 captifs africains à travers l’Atlantique et empochèrent 96,5 millions de dollars (environ 13 milliards de dollars en valeur d’aujourd’hui) pour les vendre comme esclaves.
 
De 1500 à 1860, selon des estimations très modestes, environ 12 millions d’Africains furent vendus comme esclaves aux Amériques. Dans les seuls navires britanniques, 3,25 millions d’Africains furent expédiés. Ces voyages sont souvent très rentables. Par exemple, au XVII° siècle, la Royal Africa Company pouvait acheter une esclave africaine avec des marchandises commerciales à une valeur de 5 $ et la revendre aux Amériques 32 $, faisant un bénéfice net moyen de 38% par voyage.
 
Planteurs et marchands esclavagistes qui vendirent des esclaves et des produits issus de l’esclavage furent parmi les personnes les plus riches du XVIII° siècle en Grande Bretagne, mais de nombreux autres citoyens britanniques bénéficièrent de l’industrie de la traite des êtres humains.
 
Les bénéfices provenant de l’esclavage furent utilisés pour doter Oxford, d’une splendide bibliothèque; pour construire une vingtaine de banques, dont la Banque de Londres et Barclays; et pour financer les expériences de James Watt, l’inventeur de la première machine à vapeur efficace.
 
En tant que principal catalyseur de la révolution industrielle, la traite négrière transatlantique fournit aux propriétaires d’usines faisant affaire dans les textiles, le fer, le verre et les armes à feu un méga-marché en Afrique de l’Ouest, où les marchandises furent négociées pour les esclaves. Birmingham avait plus de 4000 fabricants d’armes, avec 100.000 d’armes par an pour les marchands d’esclaves. Le boom dans le secteur manufacturier fournit de nombreux emplois pour les gens ordinaires en Grande-Bretagne qui, en plus de travailler dans les usines, pouvaient être utilisées pour construire des routes et des ponts, ainsi que dans la chasse, l’exploitation minière, etc.
 
 

3° La France :

 
Avec plus de 1,6 millions d’esclaves africains transportés vers les Antilles, la France est clairement un acteur majeur dans le commerce d’esclave. Ses ports négriers contribuèrent grandement aux progrès économiques du pays au XVII° siècle. Beaucoup de ses villes de la côte ouest, comme Nantes, Lorient, La Rochelle et Bordeaux, construisirent leur richesse grâce aux principaux bénéfices du commerce triangulaire.
 
Entre 1738 et 1745, de Nantes, leader des ports négriers de France, 55 000 esclaves furent embarqué, dans 180 navires, pour le Nouveau Monde. De 1713 à 1775, près de 800 navires négriers partirent de Nantes.
 
À la fin des années 1780, Saint-Domingue, qui est aujourd’hui Haïti, est devenue la colonie la plus riche et la plus prospère des Antilles, en cimentant son statut de port vital dans les Amériques pour les marchandises et les produits à destination et à partir de la France et de l’Europe.
 
Le revenu et les taxes de la production de sucre esclavagiste sont devenus une source importante du budget national français. Chaque année, plus de 600 bateaux visitèrent les ports d’Haïti pour transporter son sucre, café, coton, indigo, cacao et consommateurs européens.
 
 
 

4° Pays-Bas :

 
 
La Compagnie des Indes Occidentales hollandaise (CIO), une société agréée de marchands hollandais, fut créé en 1621 comme un monopole sur le commerce des esclaves africains vers le Brésil, les Caraïbes et l’Amérique du Nord.
 
La CIO avait des bureaux à Amsterdam, Rotterdam, Hoorn, Middelburg et de Groningue, mais un quart des Africains transportés à travers l’Atlantique par la société furent transférés dans les navires négriers depuis Amsterdam. Presque tout l’argent qui finança les plantations esclavagistes du Surinam et des Antilles venait de banquiers à Amsterdam, tout comme un grand nombre de navires utilisés pour transporter les esclaves y furent construits. 
 
Beaucoup de matières premières qui furent transformées en produits finis à Amsterdam, comme le sucre et le café, furent cultivées dans les colonies à l’aide de la main-d’œuvre esclave puis affiné dans des usines dans le quartier de Jordaan.
 
Les revenus des biens produits par le travail les esclaves financèrent une grande partie de l’âge d’or des Pays-Bas au XVII° siècle, une période réputée pour ses réalisations artistiques, littéraires, scientifiques, et philosophiques.
 
Le travail des esclaves créa de vastes sources de richesse pour les Hollandais sous la forme de métaux précieux, sucre, tabac, cacao, café et coton et d’autres biens, et aida à financer la création à Amsterdam de beaux et célèbres canaux et du centre-ville.
 
 
 

5° Le Portugal :

 
 
Le Portugal fut le premier de tous les pays européens à s’impliquer dans la traite négrière transatlantique. Du XV au XIX° siècle, les Portugais exportèrent 4,5 millions d’Africains comme esclaves vers les Amériques, ce qui en fait le plus grand trafiquant d’êtres humains en Europe.
 
Le travail esclave était la force motrice de la croissance de l’économie sucrière dans la colonie portugaise du Brésil, et le sucre est le principal produit d’exportation de 1600 à 1650. Des gisements d’or et de diamants furent découverts au Brésil en 1690, ce qui suscita une augmentation de l’importation d’esclaves d’Afrique pour alimenter ce nouveau marché rentable.
 
La grande partie de l’intérieur du Brésil où l’or fut extrait était connu sous le nom de Minas Gerais (Mines générales). Les mines d’or dans cette région sont devenues la principale activité économique du Brésil colonial au cours du XVIII° siècle. Au Portugal, l’or fut principalement utilisé pour payer des biens industrialisés tels que les textiles et les armes, et construire de magnifiques monuments baroques comme le couvent de Mafra.
 
 
 

6° L’Espagne:

 
 
À partir de 1492, l’Espagne était le premier pays européen à coloniser le Nouveau Monde, où ils établirent un monopole économique dans les territoires de la Floride et d’autres parties de l’Amérique du Nord, du Mexique, de Trinidad, de Cuba et d’autres îles des Caraïbes. Les populations autochtones de ces colonies mouraient pour la plupart de maladies ou d’asservissement, de sorte que les espagnols furent forcés de compter de plus en plus sur le travail des esclaves africains pour gérer leurs colonies.
 
L’argent provenant de ces colonies créa une grande richesse pour les dynasties des Habsbourg et Bourbon tout au long de l’emprise de l’Espagne sur la zone. Mais il a également attiré les rivaux européens de l’Espagne, ce qui incita les dirigeants espagnols à dépenser les richesses des Amériques pour alimenter les guerres européennes successives.
 
Les flottes de trésor espagnoles furent utilisées pour protéger la cargaison transportée à travers l’océan Atlantique. La cargaison des navires incluait le bois, les produits manufacturés, les différentes ressources de métaux et de produits de luxe coûteux dont l’argent, l’or, les pierres précieuses, les perles, les épices, le sucre, les feuilles de tabac et de la soie.
 
Les villes portuaires espagnoles prospérèrent. Séville, qui avait le monopole royal sur le commerce du Nouveau Monde, fut transformé d’un port provincial en une grande ville et un important centre politique. Puisque les colons espagnols ne pas produisaient encore leurs propres aliments de base tels que le vin, l’huile, la farine, les armes et le cuir, et avaient de grandes réserves financières pour les payer, les prix dans la Castille et l’Andalousie augmentèrent fortement alors que les commerçants achetaient des marchandises à expédier.
 
Les prix de l’huile, du vin et du blé triplèrent entre 1511 et 1539. Les grands vignobles de Jerez, les oliveraies de Jaén, et l’industrie du cuir de Tolède bras et ont été établis sur leur échelle présente au cours de ces années.

Traduction #TeamElimu

 
 

9 faits que vous ignorez peut-être à propos de Haile Selassie I

1° Ras Tafari Makonnen vécut du 23 Juillet 1892 au 27 août 1975. 

 
 
Le mouvement Rastafari est né lorsque le leader politique Marcus Garvey a proclamé: « Tournez-vous vers l’Afrique pour le couronnement d’un roi noir« . Quelques années plus tard, en 1930, Makonnen fut couronné Empereur d’Ethiopie et prit le nom de Haile Selassie I. A l’étranger, il fut vénéré comme une figure divine. En Jamaïque, il est toujours considéré par les rastafariens comme étant le chef spirituel des Noirs dans le monde entier.
 
 
 

2° Son nom, Haile Selassie, se traduit par « puissance de la trinité. » 

 

 

Sa légitimité en tant que souverain passe par une ligne de la royauté éthiopienne enregistré dans le Kebra Nagast (livre des rois) qui inclut le roi Salomon et la reine de Saba.
 
 
 

3° Les paroles de « War Song » de Bob Marley sont la traduction en anglais d’un discours prononcé par Sélassié aux Nations Unies à New York en Octobre 1963.



 
 

4° Selassie s’avéra être un élève modèle. 

 
Il était intelligent, travailleur, avait une excellente mémoire et faisait attention au moindre détail. Reconnaissant ses capacités, son père le proclama Dejazmach (commandant) d’une milice locale en 1905 à l’âge de 13 ans. A 14 ans, il fut gouverneur de Gara Maleta, une province de Harar, et à 20 ans , il fut Dejazmach de la province de Sidamo .
 
 
 

5° Il fut élu homme de l’année par le Time magazine en 1936.



 
 

6° Il était très fier de la suppression de l’esclavage. Lorsque l’Italie envahit l’Éthiopie en 1935, il dirigé personnellement les troupes sur le terrain.


 
 

7° En 1923, il mena l’Éthiopie à la Société des Nations. 

 
L’année suivante, il voyagea en Europe, devenant ainsi le premier dirigeant éthiopien à aller à l’étranger.
 
 
 

8° Deux timbres commémoratifs furent émis pour l’empereur. 

 
Il s’agit notamment d’un timbre pour son régime avant l’occupation italienne dans la période de 1930 à 1936, et une autre après l’occupation de 1942 à 1974.
 
 
 

9° Haile Selassie travailla sur diverses réformes économiques et sociales pour le progrès de son peuple. 

 
Cependant, son travail le plus important fut la création d’une constitution en 1931 et aider à parvenir à une réafricanisation de l’Éthiopie.
 

 

Source: atlantablackstar.com

Traduit par #TeamOjal

 
 

10 choses hallucinantes à savoir sur l’éducation en Afrique avant l’arrivée des Européens

 1: La connaissance africaine ne fut pas seulement transmise oralement

 
L’idée que l’éducation en Afrique antique fut uniquement orale et non écrite est un mythe. Dans son livre, Reversing Sail: A History of the African Diaspora, le Dr Michael Gomez, auteur et professeur d’histoire du Moyen-Orient et d’études islamiques à l’Université de New York, déclare qu’à partir de 300 avant JC, la civilisation de Méroé développa un système d’écriture propre.
 
 

2: Les Africains furent alphabétisés bien avant les Européens.

 
 
Gomez déclare qu’alors que du point de vue occidental l’intellect et l’éducation dates de l’époque de Socrate et de Platon, les populations d’Egypte et de Nubie développèrent « une civilisation alphabétisé, urbaine et technologiquement avancée » des siècles avant la création de Rome ou d’Athènes. En fait, dans son livre «Echoes of Ancient African Values», le Dr Joseph Bailey, un chirurgien orthopédiste à la retraite, devenu expert en histoire africaine antique et en expériences afro-américaines, affirme que « les modifications de l’écriture égyptienne servirent de base pour les «nouvelles» écritures développées pour de nombreuses langues sémitiques comme le phénicien, l’hébreu, l’araméen, etc…»
 
 
 

3: L’Afrique a accueilli l’une des plus anciennes universités du monde.

 
 
Fondée en l’an 989 par l’érudit et juge en chef de Tombouctou, Al-Qadi Aqib ibn Mahmoud ibn Umar, La mosquée de Sankoré, ou l’Université de Sankoré, est l’une des plus anciennes écoles d’enseignement supérieur au monde. Une riche femme Mandika financa Sankoré, ce qui en fit un centre d’éducation de premier plan, selon Muslimheritage.com. K.C MacDonald, professeur d’archéologie africaine à University College of London’s Institute of Archaeology, écrit que l’Université de Tombouctou «n’avait pas d’administration centrale, de registres d’étudiants, ou de cours prescrits; mais qu’elle était plutôt, composé de plusieurs écoles ou collèges entièrement indépendants, chacun dirigé par un seul maître ou imam.» Cette université aurait produit plus de 700.000 manuscrits.
 
 
 

4: Les gens venaient de partout pour être enseignés par les Africains

 
 
Selon Gomez, dans les années 1100, les Africains d’al-Andalus, un Etat musulman médiéval, contribuèrent de manière significative à la « période intense de production intellectuelle et culturelle » qui dura 800 ans. L’intelligence africaine d’Ibérie servit de base à la Renaissance européenne qui débuta dans les années 1500 et qui dura jusqu’en 1800. En outre, on venait de partout dans le monde pour étudier dans les universités de Tombouctou à l’époque des empires du Mali et du Songhaï. En fait, les savants européens les plus illustres, comme Hérodote, partaient à l’Afrique afin d’obtenir des connaissances et des informations.
 
 Le n°1 du puzzle
 
 

5: Traditionnellement, tout le monde participait au processus éducatif

 
 
Il faut un village pour élever un enfant. En ce qui concerne l’éducation en Afrique avant l’arrivée des Européens, chaque génération était impliqué. Dans son livre, «Histoire et développement de l’éducation en Tanzanie», le professeur AK Philémon Mushi, le premier directeur et fondateur de la Mkwawa University College of Education, confirme que l’éducation des autochtones en Afrique se caractérisée par le « processus de passage entre les membres de la tribu et d’une génération à l’autre de la connaissance , des compétences, des traditions culturelles, des normes et des valeurs de la tribu était héritée».
 
 
 

6: L’éducation en Afrique était sans fin

 
 
L’éducation africaine était un processus qui durait toute une vie. Dans son article, «L’histoire de l’éducation en Afrique de l’Est» , Sam Witerson, un enseignant de Dar es Salaam, en Tanzanie, affirme que «l’éducation des peuples autochtones africains était un processus continu d’apprentissage par lequel une personne passait par des étapes prédéterminées de la vie d’étudiant, du berceau à la tombe.» L’éducation est un voyage, non pas un tremplin vers un succès monétaire.
 
 
 

7: Kemet développa un système scolaire très complexe et très impressionnant

 
 
Le regretté George Granville Monah James était un auteur et historien Sud-américain. Dans son livre, «Stolen Legacy» , il traite du système de l’école égyptienne des mystères . Dans les universités d’Égypte, la grammaire, la rhétorique et la logique supprimaient l’irrationalité. La géométrie et l’arithmétique abritaient les théories et les techniques dans lesquelles les individus supprimaient les problèmes, à la fois intérieurement et physiquement. Et, l’astronomie donnait aux individus la possibilité d’acquérir des connaissances et d’examiner le destin. Enfin, la musique servait de « pratique vivante de la philosophie ».
 
 
 

8: Les Écoles des Mystères égyptiennes ont inspiré la philosophie grecque.

 
 
Dans «Stolen Legacy» , James découvre les cinq principaux éléments qui relient la philosophie grecque aux aux Écoles des Mystères égyptiens. Premièrement, de nombreux philosophes grecs ont trouvé qu’étudié les sciences était essentiel; c’était la condition pour adhérer aux système des Mystères égyptiens. Deuxièmement, les quatre vertus cardinales de Platon ressemblent fortement aux 10 vertus du système des Mystère égyptiens. Troisièmement, les institutions religieuses de la Grèce portent une ressemblance frappante avec les temples d’Égypte; tout comme les palais religieux et temples d’Egypte, les institutions religieuses d’Occident sont souvent construites en pierre et caractérisées par des entrées bordées de statues, de grandes cours et des plafonds qui rappellent le ciel avec des peintures de nuages ​​ou d’étoiles. Quatrièmement, le temple de Delphes, qui est souvent mentionné tout au long des légendes de la mythologie grecque, était entièrement égyptien. Et, Cinquièmement, tandis que les anciens dirigeants de la Grèce se sont opposés à l’influences égyptiennes, de nombreux philosophes de la Grèce antique ont imité le culte égyptien.
 
 
 

9: Dans l’Égypte antique le scribe était l’incarnation de l’intelligence.

 
Dans l’Egypte antique, l’éducation était réservée à la famille royale, aux riches et aux «gardiens» de la société; les scribes étaient ces gardiens. Dans son livre, «L’éloquence des scribes: un Mémoire sur les Sources et ressources de la littérature africaine» , Ayi Kwei Armah, une experte du Ghana, auteure et traductrice, explique que ces personnes avaient un «timbre de génie», ainsi que « des compétences organisationnelles si élevées que leur civilisation a duré des milliers d’années, plus que tout autres« , alors que la plupart des scribes étaient de la classe supérieure, les scribes pouvaient être membres d’une classe sociale plus basse, et, tandis que la plupart des scribes étaient des hommes, la preuve fut démontré que des scribes femmes ont existé. Les scribes étaient responsables de multiples tâches, qui comprenait la préservation de l’histoire, la collecte des impôts et composer des souvenirs écrits de la vie quotidienne en Égypte. Avant de devenir un scribe, il fallait suivre une formation intense caractérisée par l’apprentissage.

10: L’éducation en Afrique a été enracinée dans le collectivisme par opposition à l’individualisme.

 
«(E)ducation or (e)ducation in Traditional African Societies? A Philosophical Insight» , un article écrit par Philip Amasa Ndofirepi et Elizabeth Spiwe Ndofirepi, véhicule l’idée qu’en ce qui concerne l’éducation, le communautarisme est « la responsabilité de la communauté de veiller à ce que les enfants soient élevés de manière appropriée et que, lorsqu’ils arrivent à l’âge adulte, ils subviennent aux besoin des membres les plus âgés de la communauté« . c’est l’objectif majeur de l’enseignement traditionnel en Afrique afin de produire un individu complet; celui qui est cultivé, respectueux, intégré, sensible et attentif aux besoins de la famille et des voisins.
 
 
 

Source : http://atlantablackstar.com

Traduit par la team Ojal

 
 

10 courageuses guerrières noires à travers l’histoire.

 

1° La Reine-Mère Yaa Asantewaa:

 

 
Yaa Asantewaa fut la reine mère de la tribu Edweso des Ashanti dans ce qui est le Ghana moderne. Elle fut une combattante d’un courage exceptionnel qui, en Mars 1900, souleva et a mena une armée de milliers d’hommes contre les forces coloniales britanniques et leurs efforts pour asservir les Ashanti et s’emparer du tabouret d’or, symbole spirituel, d’unité et de souveraineté de la nation Ashanti .

 

Yaa Asantewaa mobilisa les troupes Ashanti et assiégea durant trois mois le fort britannique de Kumasi. Les colonisateurs britanniques durent mobiliser plusieurs milliers de soldats et de pièces d’artillerie pour briser le siège et exiler la reine Yaa Asantewaa et 15 de ses plus proches conseillers aux Seychelles. Elle vécut en exil jusqu’à sa mort en Octobre 1921. la guerre de Yaa Asantewaa, tel qu’elle est actuellement connu au Ghana, fut l’une des dernières grandes guerres sur le continent africain à être dirigé par une femme.

2° Ahosi ou Mino (Les Amazones du Dahomey):

Les Amazones du Dahomey ou Mino était un régiment militaire entièrement féminin du peuple Fon du royaume du Dahomey en actuelle République du Bénin. Elles existèrent du XVII° siècle à la fin du XIX° siècle. Alors que les récits européens se réfèrent aux femmes soldats comme «Amazones», en raison de leur similitude avec les Amazones semi-mythiques de l’ancienne Anatolie, elles se sont appelés Ahosi (les épouses du roi Les) ou Mino(nos mères) en langue Fon.
Les Ahosi furent très bien formées et avaient une attitude très agressive. Elles étaient de féroces combattantes et avaient la réputation de décapiter les soldats au milieu de la bataille, ainsi que ceux qui avaient le malheur de devenir leurs captifs.
Seh-Dong-Hong-Beh fut l’une des grandes chefs des Mino. En 1851, elle dirigea une armée de 6 000 femmes contre la forteresse Egba d’Abeokuta. Parce que les Mino étaient armés de lances, d’arcs et d’épées alors que les Egbas avaient des canons européens, seulement 1200 survécurent à cette bataille.
L’empiétement européen en Afrique de l’Ouest s’accéléra au cours de la seconde moitié du XIX° siècle. En 1890, le roi Béhanzin utilisa ses combattants Mino aux côtés de soldats masculin pour combattre les forces françaises pendant la Première Guerre franco-dahoméenne. L’armée française perdit plusieurs batailles contre eux en raison de l’habileté des femmes guerrières au combat.

3° La Reine Nanny des Marrons:

La Reine Nanny, héroïne nationale jamaïcaine, fut un leader bien connu des marrons jamaïcains au XVIII° siècle. Nanny fut enlevée au Ghana, en Afrique de l’Ouest, étant enfant, et fut réduite en esclavage en Jamaïque. En grandissant, elle fut influencée par les « Neg Mawons » et d’autres leaders africains réduits en esclavage. Les Marrons étaient des Noirs asservis qui fuirent l’oppression des plantations et formèrent leurs propres communautés à l’intérieur de la Jamaïque.
Nanny et ses frères s’enfuirent de la plantation et se cachèrent dans la région Blue Mountains. De là, ils menèrent plusieurs révoltes à travers la Jamaïque. La Reine Nanny fut un chef spirituel intelligent très respectée, qui joua un rôle dans l’organisation des plans pour libérer les africains réduits en esclavage.
Pendant plus de 30 ans, elle libéra plus de 800 esclaves et les aida à s’installer dans les communautés Marrons. Elle vaincu les britanniques dans de nombreuses batailles et malgré les attaques répétées des soldats britanniques, le village de Nanny, appelé Nanny Town, resta sous contrôle Marron pendant plusieurs années.

4° Harriet Tubman:

Harriet Tubman fut une abolitionniste afro-américaine, humanitaire, et un espion de l’Union pendant la Guerre civile américaine. Née esclave, Harriet Tubman s’est échappée à Philadelphie en 1849, puis retourna immédiatement au Maryland pour sauver sa famille.
Elle fit ensuite plus de 19 missions pour sauver plus de 300 esclaves à l’aide du réseau de militants anti-esclavagistes et de refuges connus comme le « Underground Railroad« . Plus tard, elle aida à recruter des hommes pour le raid de John Brown sur Harpers Ferry les 16 et 18 Octobre 1859, pour libérer des esclaves.

En Juin 1863, Harriet Tubman devint la première femme à diriger une expédition armée durant la guerre civile. Elle guida le Raid de Combahee River, qui libéra plus de 700 esclaves en Caroline du Sud: la plus grande libération d’esclaves dans l’histoire américaine.

French Days

5°Assata Olugbala Shakur:

Assata Shakur est une militante afro-américaine qui fut membre du Black Panther Party et de la Black Liberation Army entre 1971 et 1973. Assata travailla à travers le BPP et la BLA à lutter contre l’oppression raciale, sociale, et économique, mais il devint la cible du programme contre-révolutionnaire COINTELPRO du gouvernement américain. Ce programme utilisait un large éventail de tactiques, y compris l’encadrement, le faux emprisonnement et l’assassinat de dirigeants, pour perturber le mouvement radical.
Entre 1973 et 1977, à New York et dans le New Jersey, Assata Shakur fut inculpé dix fois dans sept procès criminels distincts. Les accusations d’Assata Shakur allaient du vol de banque, tentative de meurtre de deux officiers de police et huit autres délits liés à la fusillade sur le New Jersey Turnpike. Parmi ces procès, trois donnèrent lieu à des acquittements; un à un désaccord du jury; un dans à un changement de juridiction; un donna lieu à un procès nul en raison de sa grossesse; et un à une condamnation. Trois actes d’accusation furent rejetés sans procès. Assata Shakur s’échappa de prison et a fui pour Cuba après sa condamnation pour la mort de l’agent de la sûreté du New Jersey, Werner Foerster.
Le 2 mai 2013, le FBI annonça qu’ils avaient augmenté la prime sur la tête d’Assata Shakur à 2 millions de dollars et la plaça sur sa liste des «terroristes les plus recherchés», faisant d’elle la première femme à être ainsi désignées et criminalisant efficacement la lutte de l’époque pour la liberté des noirs.
D’autres témoignages ont prouvé qu’aucun résidu d’arme ne fut retrouvée sur ses mains, ni qu’aucune de ses empreintes digitales ne fut trouvées sur les armes qui se trouvaient sur ​​les lieux. Néanmoins, Assata Shakur fut reconnu coupable par un jury entièrement blanc et condamné à la prison à vie.

6° Kandakes Amanirenas:

Amanirenas (également orthographié Amanirena) fut l’une des plus grandes kandakes ou reines-mères, qui régnèrent sur le royaume méroïtique de Kush. Elle régna entre 40 et 10 avant JC. Quand l’empereur romain Auguste imposa une taxe aux Koushites en 24, Amanirenas et son fils, Akinidad, conduisirent une armée de 30 000 hommes pour saccager le fort romain de la ville égyptienne d’Aswan. Ils détruisirent également les statues de César à Eléphantine.
Sous les ordres d’Auguste, le général romain Petronius riposta, mais rencontra une forte résistance de la part d’Amanirenas et ses troupes. Après plus de trois années de combats difficiles, les deux parties négocièrent un traité de paix. Les Romains acceptèrent de renvoyer leur armée en Egypte, de retirer leur fort, de rendre la terre aux Koushites et d’annuler la taxe.
La courageuse reine guerrière , Amanirenas est connu pour son combat à la loyal, côte à côte, avec ses propres soldats. Elle fut aveugle d’un œil après avoir été blessé par un Romain. Toutefois, l’ampleur de l’humiliation romaine n’a pas encore été divulguée puisque le compte Kushite de la guerre, écrit dans le script méroïtique, n’a pas été entièrement décodé.

7° Carlota Lukumí:

Carlota fut enlevée de sa tribu Yoruba, amené à Cuba enfant et contrainte à l’esclavage dans la ville de Matanzas, pour travailler à la récolte de la canne à sucre, dans les plus brutales des conditions.
Elle était lumineuse, musicale, déterminée et intelligente. En 1843, elle et une autre femme esclave nommée Fermina menèrent une rébellion organisée à la plantation de sucre Triumvarato. Fermina fut enfermé après que ses plans pour la rébellion furent découverts. Utilisant des tambours parlants pour communiquer secrètement, Carlota et ses compagnons d’armes libérèrent Fermina et des dizaines d’autres, et continuèrent à mener une insurrection armée bien organisée contre au moins cinq brutales plantations d’esclaves dans la région. Le courageux combat de Carlota dura un an avant qu’elle ne fut capturée, torturé et exécuté par les propriétaires terriens espagnols.

8° La reine Nzinga Mbande:

La Reine Nzinga Mbande fut une dirigeante très intelligente et puissante du XVII° siècle des Royaumes de Ndongo et de Matamba (Angola moderne). Vers la fin du XVII° siècle, Nzinga combattu courageusement et intelligemment pour la liberté de ses royaumes, les Portugais qui colonisèrent l’Afrique centrale pour contrôler le commerce des êtres humains en Afrique.
Pour augmenter la puissance militaire de son royaume, Nzinga offrit l’asile aux esclaves fugitifs et aux soldats africains formés par les portugais. Elle souleva la rébellion parmi le peuple encore à Ndongo, alors gouverné par les Portugais. Nzinga forma également une alliance avec les Hollandais contre les Portugais. Cependant, leurs forces combinées ne sont pas suffisantes pour chasser les Portugais. Après un nouveau repli stratégique à Matamba, Nzinga commença à se concentrer sur le développement du royaume comme puissance commerciale et passerelle vers l’intérieur de l’Afrique centrale. A la mort de Nzinga en 1661 à l’âge de 81 ans, Matamba était devenu un royaume puissant qui réussi à résister aux tentatives de colonisation portugaise pour une période prolongée. Son royaume ne fut intégré à l’Angola qu’à la fin du XIX° siècle.

9° Les prêtresses Nyabingi Muhumusa et Kaigirwa:

Muhumusa et Kaigirwa étaient dirigeantes redoutées du groupe de prêtresses Nyabingi d’Afrique de l’Est, influentes au Rwanda et en Ouganda de 1850 à 1950. En 1911 Muhumusa proclama qu’elle « allait chasser les Européens » et que « les balles des Wazungu se transformeraient en eau contre elle. « 
Elle organisa la résistance contre les colonialistes allemands et fut finalement emprisonnée par les Britanniques à Kampala, en Ouganda, de 1913 à sa mort en 1945. Elle devint la première d’une lignée de prêtresses rebelles luttant contre la domination coloniale au nom de Nyabingi, et même après avoir été emprisonnée, elle inspira un vaste engouement populaire. Les britanniques adoptèrent une loi sur la sorcellerie en 1912, en réponse directe à l’efficacité politique de ce mouvement de résistance fondé sur la spiritualité.
En Août 1917, la « Nyabinga » Kaigirwa suivit les traces de Muhumusa, et mena la révolte de Nyakishenyi, avec l’appui du peuple unanime. Les responsables britanniques mirent sa tête à prix, mais personne ne voulait le réclamer. Après que les britanniques attaquèrent le camp Congo de Kaigirwa en Janvier 1919, tuant la plupart des hommes, Kaigirwa et le corps principal de combattants réussirent à échapper à l’armée et à s’échapper.
Cependant, les Britanniques s’emparent du mouton blanc sacré et la brûlèrent avant une convocation des principaux chefs. Après cet acte, une série de catastrophes affligea le commissaire du district qui avait tué le mouton. Ses troupeaux furent anéantis, son toit céda et un mystérieux incendie éclata dans sa maison. Kaigirwa tenta un autre soulèvement, puis s’en alla dans les collines, où elle ne fut jamais capturée.

10° Tarenorerer:

Tarenorerer d’Emu Bay dans le nord de la Tasmanie est fut leader australien indigène du peuple Tommeginne. Dans son adolescence, elle fut enlevée par les Aborigènes de la région de Port Sorell et vendu aux chasseurs blancs sur les îles du détroit de Bass, où ils appelaient Walyer.
Elle est devint une anglophone compétente et prit connaissance du maniement et du fonctionnement des armes à feu. En 1828, Tarenorerer retourna dans son pays dans le nord de la Tasmanie, où elle réunit un groupe d’hommes et de femmes de nombreux groupes pour engager la guerre contre les envahisseurs européens. Formant ses guerriers à l’utilisation des armes à feu, elle leur ordonna de frapper les Tawin luta (hommes blancs) lorsqu’ils étaient les plus vulnérables, entre le moment où leurs armes étaient déchargées et avant qu’ils ne soient en mesure de recharger.
Elle leur demanda également de tuer les moutons et les bœufs des Européens. G.A Robinson, qui fut chargé de rassembler les Aborigènes, fut informé par les chasseurs que Tarenorerer qui se tenait sur ​​une colline pour organiser l’attaque, abusa les colons et les défia de venir à eux et être transpercés.

Source : http://atlantablackstar.com/

Traduction #TeamOjal

 

7 grands chefs militaires africains qui repoussèrent l’oppression européenne ou arabe

L’histoire militaire africaine est la plus ancienne au monde. Ces armées africaines furent menées par certains des plus grands chefs militaires de tout les temps. Voici un coup d’œil sur sept des commandants les plus extraordinaires de l’histoire:

1° Hannibal Barca :

Né en 247 avant JC, alors qu’il n’y a pas d’image d’Hannibal existante, la médaille sur la photo ci-dessus est souvent utilisée pour représenter Hannibal et ses légendaires éléphants apprivoisés. Hannibal est considéré comme l’un des plus grands stratèges militaires de tous les temps, ses batailles aidèrent à construire l’histoire africaine. Hannibal commença à servir dans l’armée à l’âge de 17 ans, quand son père fut tué dans la bataille. En 218 avant JC, Hannibal et ses troupes combattirent durant la deuxième guerre punique dans les Alpes. Bien qu’Hannibal perde beaucoup d’hommes dans les Alpes, il continua à diriger des troupes pendant 15 ans, remportant plusieurs batailles, notamment la bataille de Cannae.



2° Toussaint Louverture :



La Révolution haïtienne fut menée par Toussaint Louverture, né en 1743, dans le but de rendre égaux maîtres et esclaves. Toussaint Louverture initia en 1791 à Saint-Domingue un soulèvement d’esclaves africains, qui, par la suite, créa l’Etat indépendant d’Haïti, portant ainsi la vile institution de l’esclavage à l’attention du monde. Louverture travailla également à l’amélioration de l’économie de Saint-Domingue, instaura le travail rémunéré dans les plantations, négocia le commerce et mit en place une armée formidable. Plutôt que la guerre, beaucoup de succès de Louverture furent le résultat de tactiques politiques et de stratégies militaires soigneusement élaborées pour défaire ses ennemis.



3° Shaka Zulu:



Né en 1787, en Afrique du Sud, Shaka Zulu fut incorporé dans les forces armées à 23 ans. Il gravit les échelons à un rythme rapide, s’avéra être particulièrement doué dans la stratégie et tactiques de combat. Il est devint le chef des Zulu en 1816 lorsque son père mourut. Shaka Zulu élabora plusieurs méthodes de combat, y compris l’utilisation de lances à manche court pour créer une meilleure couverture et plus de précision dans la bataille ; des formations militaires qui révélèrent optimal pour la victoire. Shaka Zulu instaura également une discipline de fer dans son armée qui fut légendaire dans toute la région. Ces changements et les progrès de l’armée conduisirent à de grands succès de la Zulu Nation, et a eu un effet durable sur l’histoire sud-africaine.



4° Taharqa:



Pharaon de la 25ème dynastie et souverain du Royaume de Kush, dans le nord du Soudan, Taharqa succéda à son père Piye, qui fut considéré comme étant le premier d’une série de rois nubiens qui régnèrent à travers l’Egypte pendant près d’un siècle. Taharqa dirigea l’une des armées les plus puissantes et la principale force internationale de l’époque, et des bustes et des monuments de lui étaient visible dans toute l’Egypte. Le succès de Taharqa au combat déboucha sur une période de paix dans lequel le pays prospéra.



5° Son Impériale Majesté Yohannes IV, Negusse Negest d’Éthiopie:



Ras Mengesha Yohannes est le fondateur de l’une des deux branches cadettes les plus élevés de la dynastie impériale éthiopienne Salomonienne. Défaisant les Égyptiens à la bataille de Gundet et Gura en 1876, Yohannes combattit pour la souveraineté éthiopienne. Ses efforts aboutirent à la restauration du droit de l’Ethiopie à importer des armes et des biens. Même si Yohannes mourut dans la bataille, ses efforts et son leadership militaire en façonnèrent l’histoire éthiopienne et restaurèrent leur pouvoir économique.



6° Tariq ibn Ziyad:



Tariq ibn Ziyad fut un général Maure qui dirigea la conquête de l’Espagne. Cette guerre est considérée comme l’une des guerres les plus influentes de l’histoire musulmane. À partir de 711, jusqu’en 720 avec la majorité de la péninsule ibérique sous domination Maure. Cette initiative permit de mettre fin à l’oppression des habitants et d’établir une forme de justice.


7° Hendrik Witboii:



Né dans une famille de chefs de Namibie en 1830, Hendrik Witboii fut le chef de Nama. Il a conduisit son peuple dans le Sud-Ouest africain en 1885, pour lutter contre la colonisation allemande. Apparaissant sur la plupart des billets de banque de la Namibie, il fut nommé le Heroe’s Acre en 2002, le président fondateur déclara à son sujet: « Le Kaptein Hendrik Witbooi fut le premier dirigeant africain a prendre les armes contre les impérialistes allemands et les occupants étrangers pour la défense de notre terre et l’intégrité territoriale. Nous, la nouvelle génération de la terre des braves, sommes inspirés par l’action révolutionnaire du Kaptein Hendrik Witbooi dans le combat contre les impérialistes allemands qui ont colonisé et opprimé nos peuples. Pour son esprit révolutionnaire et sa mémoire visionnaire nous offrons humblement notre honneur et le respect « .


Source : AtlantaBlackStar.com

Traduit par la Team OJAL



Le Blancs d’Afrique du Sud «craignant pour leur vie» demandent à l’UE le droit de «rentrer»

Les Blancs Sud-Africains demandent à l’Union européenne de leur donner le «droit de rentrer chez eux» après les revendications auxquelles ils sont confrontés de « nettoyage ethnique ».





L’appel à l’action en ligne exige auprès de la Commission européenne (CE) de permettre à tous les Sud-Africains blancs d’obtenir la citoyenneté européenne automatiquement.

La pétition a déjà gagné plus de 1000 supporters en seulement une demi-journée.

Rodrigo de Campos, qui a commencé la campagne, gagne du soutien dans sa conviction que la « population sud-africaine blanche fait face actuellement à un nettoyage et des persécutions ethniques » aux mains du gouvernement au pouvoir de l’ANC, du Economic Freedom Fighters (EFF) parti et « divers particuliers agresseurs anti-blancs « .

Il dit aussi: « Plus de 4000 fermiers blancs ont été brutalement assassinés, y compris souvent  par la torture, le viol et la mutilation. »

Un nombre croissant de partisans croient que la solution est que les populations blanches d’Afrique du Sud, du Zimbabwe et de Namibie soient autorisées à un «retour» dans les pays d’origine de leur ancêtres, qui, dans la plupart des cas, sont les Pays-Bas et le Royaume-Uni .

La pétition compare la situation des Blancs aux Juifs ayant obtenus la citoyenneté en Israël.

« Sur la base de la politique de permettre à tous les Juifs le droit de retourner en Israël du gouvernement israélien, nous croyons qu’il est non seulement souhaitable, mais moralement obligatoire que l’Europe permette à tous les Sud-Africains blancs le droit de revenir. »





Actuellement les Sud-Africains, quelque soit la couleur, doivent pour obtenir un visa du Royaume-Uni, faire une demande comme tout citoyen hors-Union Européenne.

Cela implique d’avoir vécu au Royaume-Uni pendant au moins cinq ans avant d’appliquer – habituellement sur un visa de travail.


Susan Mulder, qui a signé la pétition de Cape Town, a déclaré: « Ma vie et la vie de mes enfants sont en danger tous les jours. Nous aimons l’Afrique du Sud mais ne sommes plus bien accueillir ici dans le pays que nos ancêtres ont construit. On n’a pas d’autre choix que de demander votre aide. »

Un autre partisan de la pétition est Marischka Davies, vivant à Liverpool. Elle a dit: «Je suis un citoyen britannique naturalisé mais ma mère est coincé en Afrique du Sud. Elle devrait être avec sa fille et sa petite-fille. Elle a été attaquée avec un AK47 que l’on a braqué sur sa tête et elle vit seul et  est traumatisée. Elle mérite d’être libre de vivre sans peur. »

Alors que Matty de Bruyn, à Cape Town, a simplement dit: « Il n’y a pas d’espoir pour l’homme blanc en Afrique du Sud. »





Il y a un peu plus d’un demi-million de Sud-Africains vivant en Grande-Bretagne.

Selon la date du recensement, plus de 800.000 Sud-Africains blancs déplacés à l’étranger – principalement en Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – entre 1991 et 2001.

Source : http://www.express.co.uk/ 
Traduit par la team OJAL