L’émancipation,
une construction consciente.

Chronologie de l’émancipation des Afrodescendants pendant la guerre civile Américaine


Cette brève chronologie, adaptée de la version publiée dans Free at Last: Une histoire documentaire de l’esclavage, de la liberté et de la guerre civile, dresse la liste des événements importants de l’histoire de l’émancipation pendant la guerre civile. Sauf indication contraire, toutes les entrées concernent l’Union plutôt que la Confédération. 

6 novembre 1860 Abraham Lincoln élu président

20 décembre Caroline du Sud devient le premier Etat du Sud à se séparer de l’Union 

4 février1861 La Convention des États sécession (Caroline du Sud, Mississippi, Floride, Alabama, Géorgie, Louisiane) se réunit à Montgomery, Alabama, adopte la constitution provisoire des États confédérés d’Amérique (8 février) et élit le président provisoire de Jefferson Davis (9 fév. ) le 2 mars, le Congrès provisoire admet le Texas à la Confédération

2 Mars Le Congrès des États-Unis adopte et envoie aux États un amendement constitutionnel (qui, en fin de compte, a échoué à la ratification) interdisant toute modification ultérieure visant à «abolir ou interférer». . . avec les institutions domestiques « des états

4 Mars Le président Lincoln inauguré

12 avril La guerre civile commence avec une attaque confédérée contre une garnison fédérale à Fort Sumter, en Caroline du Sud15 Le président Lincoln publie une proclamation demandant aux troupes de réprimer la rébellion 
20 Mai Après l’Arkansas, le Tennessee et la Virginie dans la Confédération, la Caroline du Nord devient le dernier État à faire sécession 

24 Mai  Les esclaves fugitifs à Fortress Monroe, en Virginie, sont reçus et mis au travail par le général de l’Union Benjamin F. Butler, qui les déclare « contrebande de guerre »

21 juillet Victoire confédérée lors de la bataille de Bull Run (Manassas), l’Union tente de réprimer la rébellion rapidement et sans grande perte de vie

6 août La première loi sur la confiscation annule les revendications des propriétaires d’esclaves fugitifs qui avaient été employés dans l’effort de guerre confédéré

30 août Invoquant la loi martiale, le général John C. Frémont déclare libres les esclaves des propriétaires déloyaux dans le Missouri; Le président Lincoln demande qu’il modifie son ordre afin de ne pas dépasser les lois du Congrès sur l’émancipation

11 septembre Le général Frémont ayant refusé de modifier son ordre d’émancipation, le président Lincoln lui ordonne de le faire.

Décembre Le ministre de la Guerre, Simon Cameron, publie son rapport annuel, dont le président Lincoln a demandé la suppression de passages préconisant l’émancipation et l’emploi d’anciens esclaves comme ouvriers et soldats militaires; Cameron est bientôt remplacé par Edwin M. Stanton

1862

13 Mars Le Congrès adopte un article de guerre supplémentaire interdisant aux membres de l’armée et de la marine de renvoyer des esclaves fugitifs à leurs propriétaires

avril Le général David Hunter, commandant de l’Union dans les îles de la mer de Caroline du Sud, demande la permission d’armer les hommes noirs pour le service militaire; ne recevant aucune réponse, il commence à recruter de sa propre autorité au début de mai, mais le département de la guerre refuse de payer ou d’équiper le régiment et Hunter est donc obligé de le démanteler 

10 Avril A la demande de Lincoln, le Congrès promet une aide financière à tout Etat qui entreprend une émancipation progressive avec compensation pour les propriétaires 

16 Avril Congrès abolit l’esclavage dans le District de Columbia, avec compensation pour les propriétaires loyaux, et s’approprient de l’argent pour l’enlèvement volontaire (« colonisation ») des anciens esclaves en Haïti, au Libéria ou dans d’autres pays

9 Mai Le général David Hunter déclare libérer tous les esclaves en Caroline du Sud, en Géorgie et en Floride 

19 Mai Le président Lincoln publie une proclamation annulant l’édit d’émancipation du général Hunter et exhortant les États frontaliers (Kentucky, Missouri, Maryland et Delaware) à adopter une émancipation graduelle et compensée 
7 juin Le Congrès adopte une législation appliquant la loi sur l’impôt direct de 1861 dans les États sécessionnistes; il prévoit la confiscation au gouvernement des terres dont les propriétaires n’ont pas payé la taxe et pour son bail ou vente subséquente 

19 juin Le Congrès interdit l’esclavage dans les territoires

Juillet Le président Lincoln appelle les congressistes des Etats frontaliers à soutenir une émancipation graduelle et compensée, avec la colonisation des esclaves libérés en dehors des Etats-Unis, avertissant que s’ils n’agissent pas bientôt, l’esclavage dans leurs Etats « sera éteint par la simple friction et abrasion – par les simples incidents de la guerre « ; Deux jours plus tard, la majorité des membres du Congrès rejettent l’appel de LincolnLa deuxième loi sur la confiscation libère les esclaves des personnes engagées ou aidant dans la rébellion et prévoit la saisie et la vente d’autres biens appartenant à des citoyens déloyaux; il interdit également au personnel de l’armée et de la marine de décider de la validité de la revendication de liberté d’un esclave fugitif ou de remettre tout fugitif à un demandeur et autorise le président à employer des «personnes d’ascendance africaine» à quelque titre que ce soit pour réprimer la rébellion 

17 Juillet La loi sur la milice prévoit l’emploi de «personnes d’ascendance africaine» dans «tout service militaire ou naval pour lequel ils peuvent être reconnus», accordant la liberté aux esclaves ainsi employés (et à leurs familles s’ils appartiennent à des propriétaires déloyaux) 

22 Juillet Le président Lincoln annonce à son gouvernement son intention de publier une proclamation libérant des esclaves dans les États rebelles, mais accepte de le reporter jusqu’à une victoire militaire appropriée

Août À la Nouvelle-Orléans, le général Benjamin F. Butler incorpore dans les forces de l’Union plusieurs unités de «garde indigène» composées de soldats noirs libres; Peu de temps après, il commence à recruter des hommes noirs et ex-esclaves pour des régiments supplémentaires 

25 Aout Après avoir refusé sa permission pendant des mois, le Département de la guerre autorise le recrutement de soldats noirs dans les îles de la mer de Caroline du Sud.

17 Septembre L’invasion confédérée du Maryland repoussée à Antietam 

22 Septembre Proclamation préliminaire d’émancipation émise par le président Lincoln; il annonce que tous les esclaves des Etats ou parties d’Etats encore en rébellion à partir du 1er janvier 1863 seront déclarés libres, promet une aide monétaire aux Etats esclavistes non en rébellion qui adoptent une émancipation immédiate ou progressive, et réitère son soutien à la colonisation des esclaves libérés en dehors des États-Unis

11 Octobre Le Congrès Confédéré exempte de la conscription un homme blanc sur chaque plantation avec vingt esclaves ou plus

23 décembre Le président confédéré Davis publie une proclamation ordonnant que les soldats de l’Union noire et leurs officiers capturés par les troupes confédérées ne soient pas traités comme des prisonniers de guerre; à la place, ils doivent être renvoyés aux autorités de l’État confédéré

1863

1er janvier Proclamation d’émancipation émise par le président Lincoln; il déclare libres tous les esclaves dans les États confédérés (sauf le Tennessee, le sud de la Louisiane et certaines parties de la Virginie) et annonce l’intention de l’Union d’enrôler des soldats et des marins noirs. À la fin du printemps, le recrutement est en cours dans tout le Nord et dans tous les États confédérés occupés par l’Union, à l’exception du Tennessee.


16 Mars La Commission américaine d’enquête sur les affranchis, nommée par le secrétaire à la Guerre Stanton pour enquêter sur l’état des ex-esclaves et recommander des mesures pour leur emploi et leur bien-être

22 Mai Le Bureau des troupes de couleur créé au sein du Département de la guerre 

27 Mai  Les soldats noirs jouent un rôle important dans l’attaque ratée de Port Hudson, en Louisiane 
7 juin Des soldats noirs repoussent l’attaque confédérée à Milliken’s Bend, en Louisiane 
1-3 juillet L’offensive confédérée au Maryland et en Pennsylvanie repoussée à Gettysburg

4 Juillet Reddition confédérée de Vicksburg, Mississippi 

8 Juillet La reddition confédérée de Port Hudson assure le contrôle de l’Union sur le Mississippi 

18 Juillet des soldats noirs sont à l’avant-garde d’un assaut sur Fort Wagner, en Caroline du Sud 

30 Juillet Le président Lincoln promet que les soldats de l’Union, noirs ou blancs, ont droit à une protection égale s’ils sont capturés par l’ennemi et menacent de représailles pour l’esclavage confédéré des prisonniers de guerre noirs

3 octobre Le Département de la Guerre ordonne le recrutement à grande échelle de soldats noirs dans le Maryland, le Missouri et le Tennessee, avec une compensation pour les loyaux propriétaires

8 décembre Proclamation d’amnistie et de reconstruction publiée par le président Lincoln; il offre le pardon et la restitution des biens (à l’exception des esclaves) aux Confédérés qui prêtent serment d’allégeance à l’Union et acceptent l’émancipation; il propose également un plan par lequel les électeurs fidèles d’un état sécessionniste peuvent commencer le processus de réadmission dans l’Union

1864

16 Mars La constitution de l’État de New Arkansas, qui abolit l’esclavage, est ratifiée par les électeurs pro-Union

8 Avril Le Sénat approuve l’amendement constitutionnel abolissant l’esclavage 

12 Avril des soldats confédérés sous le général Nathan B. Forrest massacre des soldats noirs capturés à Fort Pillow, Tennessee

7 Juin L’enrôlement dans le Kentucky ouvert aux hommes esclaves indépendamment du consentement de leurs propriétaires, avec compensation pour les propriétaires loyaux 

15 Juin La Chambre des Représentants n’approuve pas l’amendement constitutionnel abolissant l’esclavage. Le Congrès rend la solde des soldats noirs (qui était de 10 $ par mois pour tous les grades) égale à celle des soldats blancs (13 $ par mois pour les soldats, des montants plus élevés pour les grades supérieurs); le changement est rétroactif au 1er janvier 1864, ou, pour les hommes qui étaient libres avant la guerre, au moment de l’enrôlement 

20 Juin Le Congrès augmente le salaire de tous les soldats, noir et blanc, à 16 $ par mois, avec des augmentations correspondantes pour les grades supérieurs

5 septembre La nouvelle constitution de l’État de Louisiane, qui abolit l’esclavage, est ratifiée par les électeurs pro-Union

1er novembre La constitution de l’État du New Maryland, qui abolit l’esclavage, entre en vigueur, ayant été ratifiée en octobre8 Abraham Lincoln est réélu président, battant George B. McClellan

1865

11 janvier La Convention constitutionnelle de l’État du Missouri abolit l’esclavage 

12 Janvier Le général William T. Sherman et le secrétaire à la Guerre Edwin M. Stanton rencontrent vingt dirigeants noirs à Savannah, en Géorgie, pour discuter de l’avenir des ex-esclaves 

15 Janvier réservant une partie de la côte à la Caroline du Sud, à la Géorgie et à la Floride pour être colonisées exclusivement par les Noirs, les colons recevant un «titre possessoire» de 40 acres 

16 Janvier Le général Sherman publie une ordonnance spéciale de zone 

31 Janvier La Chambre des Représentants approuve l’amendement constitutionnel abolissant l’esclavage, l’envoyant aux états pour ratification

22 février L’amendement à la constitution de l’état du Tennessee abolit l’esclavage

3 Mars Le Congrès approuve une résolution commune libérant les épouses et les enfants des soldats noirs. Le Congrès établit le Bureau des réfugiés, des libérés et des terres abandonnées (Bureau des libérateurs) pour superviser le passage de l’esclavage à la liberté 

13 Mars Le Congrès confédéré autorise le président Jefferson Davis à recruter des hommes esclaves comme soldats, avec la permission de leurs propriétaires; Confederate War Department publie un ordre régissant l’enrôlement le 23 mars.

9 avril Reddition de l’armée du général confédéré Robert E. Lee à l’Appomattox Court House, en Virginie 

14 Avril Le président Lincoln a été assassiné. Le vice-président Andrew Johnson succède à la présidence

18 décembre Ratification du treizième amendement à la Constitution des Etats-Unis annoncé par le Secrétaire d’Etat; l’amendement abolit l’esclavage à travers les États-Unis

source: http://www.freedmen.umd.edu     

Traduit par la Team OJAL 

7 Techniques que les enseignants afrodescendants peuvent utiliser pour faire une différence chez les étudiants noirs

Selon une étude du Centre national de la statistique de l’éducation, sur 3,3 millions d’enseignants dans les écoles élémentaires et secondaires publiques américaines en 2012, 82% étaient blancs et 7% étaient afrodescendants. Il est généralement admis dans de nombreux milieux que l’une des raisons pour lesquelles tant d’enfants noirs, en particulier les hommes afrodescendants, souffrent à l’école, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’enseignants afrodescendants. Mais comment les enseignants afrodescendants font-ils une différence pour les enfants afrodescendants?


Les professeurs noirs les traitent mieux

Les chercheurs Kenneth Meier et Joseph Stewart ont constaté que les étudiants afro-américains obtenaient de meilleurs résultats aux tests de rendement standardisés en présence d’enseignants afro-américains. Ils ont supposé que les enseignants afrodescendants pourraient être plus empathiques envers les étudiants afrodescendants. D’autres chercheurs ont constaté que même si les enseignants afrodescendants n’étaient pas plus enclins à louer les jeunes étudiants afrodescendants que les enseignants blancs, ils étaient beaucoup moins susceptibles de leur répondre négativement que les enseignants blancs.



Ils comprennent la culture des étudiants

Les enseignants afrodescendants peuvent sauver les élèves afrodescendants dans des écoles à prédominance blanche. Certaines recherches indiquent que les élèves des minorités s’en tirent plus mal dans les écoles où les élèves sont surtout blancs, car la culture de l’apprentissage tend à favoriser ceux qui sont majoritaires, ce qui peut avoir un impact dévastateur sur le sort des élèves afrodescendants. Esther Quintero, chercheur principal à l’Albert Shanker Institute, un groupe de réflexion sur l’éducation à but non lucratif, dit que les taux de décrochages disproportionnellement élevés pour les étudiants afrodescendants pourraient être réduits en gardant plus d’enseignants de couleur dans la salle de classe.



Ils peuvent aider à atténuer les mauvaises performances des
afrodescendants liées à la «menace de stéréotype»

La théorie de «stéréotype de la menace» de Claude M. Steele suggère une autre façon que la performance des élèves puisse répondre à la race d’un enseignant: Les élèves afrodescendants perçoivent qu’un stéréotype concernant leur capacité entre en jeu lorsqu’ils ont un enseignant blanc.

Dans ses expériences à Stanford, Steele a fait passer des tests à des groupes d’étudiants comprenant les items les plus difficiles de l’examen GRE oral. Lorsqu’on leur a dit à l’avance que le test était une tâche de résolution de problèmes en laboratoire sans rapport avec la capacité, les élèves afrodescendants et blancs ont obtenu des résultats similaires. Cependant, les élèves afrodescendants ont eu une performance relativement pire quand on leur a dit que le test était un diagnostic de capacité. Les différences raciales étaient similaires lorsque les chercheurs ont simplement demandé aux élèves de remplir un questionnaire démographique pré-test qui enquêtait sur leur race, une manipulation mineure de la menace du stéréotype. Mais cela peut être réduit quand un enseignant afrodescendants administre le test.

Les enseignants afrodescendants passeront plus de temps avec eux

Un nombre limité de preuves expérimentales suggère que les enseignants, en allouant le temps de classe, en interagissant avec les élèves et en concevant des matériels de classe, sont plus favorablement disposés envers les élèves qui partagent leur origine raciale ou ethnique. Par exemple, une étude réalisée en 1979 par Marylee Taylor a placé des enseignants blancs dans un environnement d’enseignement où ils ne pouvaient pas observer l’élève directement. Taylor a constaté que les enseignants fournissaient moins d’encadrement et étaieent plus bref, une réaction moins positive lorsqu’on leur a dit à l’avance que l’élève était afrodescendants. De même, les études basées sur les observations des classes réelles constatent souvent que les élèves afrodescendants avec des enseignants blancs reçoivent moins d’attention, sont moins loués et sont grondés plus souvent que leurs homologues blancs.


Ils peuvent augmenter les scores des tests des étudiants

Le projet STAR (Student Teacher Achievement Ratio) du Tennessee a montré que chez les enfants afrodescendants, le fait d’avoir un enseignant afrodescendants pendant un an était associé à une augmentation statistiquement significative de 3 à 5 points en mathématiques. Au test de lecture, les scores des élèves afrodescendants avec des enseignants afrodescendants étaient de 3 à 6 percentiles plus élevés. Pendant ce temps, les élèves blancs des deux sexes placés avec un professeur blanc ont obtenu des notes de 4 à 5 percentiles en mathématiques. En lecture, les garçons blancs avaient des scores de 2 à 6 points plus élevés lorsqu’ils apprenaient d’un enseignant de leur propre race, mais pour les filles blanches, aucune différence significative n’a pu être détectée. Certaines études ont même constaté que les résultats des tests des étudiants afrodescendants augmentent lorsqu’ils sont enseignés par des hommes afrodescendants.

Ils peuvent servir de modèles par l’exemple

Plusieurs études menées à la fin des années 1980 et au début des années 90 ont montré que les enseignants de couleur pouvaient renforcer l’estime de soi de leurs étudiants minoritaires, en les exposant en partie à des professionnels qui leur ressemblaient. L’écrivaine Alexandria Neason écrit avec émotion sur l’effet qu’elle a eu sur elle quand elle a finalement eu un professeur afrodescendants en quatrième année dans une école du Tennessee où elle était l’une des rares étudiantes afrodescendante. «Quand j’étais petite, je voyais ma maîtresse de quatrième année, Mme Bishop, pendant plus d’heures par jour que ma propre mère», écrit-elle. « Elle était mon miroir. Elle m’a donné une image de moi-même.



Ils peuvent réduire les conséquences négatives du regroupement et du suivi

Le fait d’avoir un enseignant afrodescendants peut faire en sorte que les élèves afrodescendants soient moins susceptibles d’être placés dans des groupes moins performants en classe. Une fois que les élèves afrodescendants sont placés dans des groupes inférieurs, ils restent coincés – les chercheurs ont constaté que les étudiants afrodescendants étaient moins susceptibles que les étudiants blancs d’être réaffectés à un groupe de capacité supérieure pendant l’année scolaire. Les chercheurs Christy Lleras et Claudia Rangel de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign ont trouvé que le regroupement peut exacerber les écarts de réussite parmi les étudiants afro-américains dans les premières années de scolarité. Dans les salles de classe non regroupées, ils ont constaté que l’écart de lecture entre les élèves des classes de lecture inférieure et supérieure disparaissait en réalité en troisième année. C’est-à-dire que parmi les étudiants afro-américains qui ne sont pas regroupés pour l’enseignement de la lecture, il n’y a pratiquement pas de différence entre les résultats en lecture des élèves en lecture et ceux en lecture en troisième année.

Un témoignage personnel de Mme Amy Ashwood Garvey

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Amy Ashwood Garvey

Quelques mois après son retour de Grande-Bretagne, [Marcus] Garvey réalisa qu’il risquait, pendant un temps, de courir après des chimères. Se contenter de rêver de grandeur ne l’a que momentanément satisfait. Son esprit vif et sa croyance en des idéaux exigeaient de passer à l’action. Il voulait voir la race à laquelle il appartenait avancer triomphalement dans le concert de l’humanité déjà en marche. Il voulait donc s’entourer d’un comité directeur et de collaborateurs acquis à sa façon de penser, afin de constituer une avant-garde fidèle. Car les plans grandioses n’ont de consistance qu’en devenant réalité. Ainsi, Garvey était convaincu que s’il était « Napoléon », il lui fallait sa « Joséphine ». Garvey était dans une période de sa vie où, à l’instar de tous les grands hommes, les idées et leurs applications concrètes se devaient d’être rudement mises à l’épreuve. C’est alors que la frustration vous guette. Et tout dirigeant s’y trouve un jour confronté (un peu comme le feu purificateur du potier qui sépare l’or des impuretés résiduelles). C’était, pour Garvey, la période où il se rongeait les sangs.

 
C’est précisément à cette période que nos pas se sont croisés. Garvey et moi nous sommes rencontrés pour la première fois par le hasard du destin à la faveur d’un concours de circonstances. Notre rencontre n’était en rien banale car elle eut lieu à un moment très significatif pour nous deux. Elle a même changé beaucoup de choses dans nos vies. 

 

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L’occasion de cette rencontre était toute simple. À l’époque, j’avais pour habitude d’assister à un débat littéraire qui se tenait dans le hall de l’Église baptiste de Kingston en Jamaïque. Ce fameux mardi de juillet 1914, j’avais suggéré le sujet suivant : « La civilisation, un frein au renforcement de la morale ». Après avoir argumenté sur mon thème avec toute la vigueur possible, je suis retournée m’asseoir afin d’écouter mes contradicteurs. 
 
À mesure que le débat progressait, mon esprit était si absorbé par les joutes littéraires que je n’ai porté que très peu d’attention, voire aucune, aux personnes qui prenaient la parole ; ni même au fait que dans mes supporters, se trouvait un jeune homme particulièrement cinglant, au franc-parler. 
 

À la fin de la réunion, je m’en allai comme d’habitude, prendre le tram pour rentrer chez moi. Et à l’arrêt du bus se trouvait un individu trapu et légèrement voûté. Je lui trouvais une apparence familière, c’est alors que je me rendis compte qu’il s’agissait du monsieur qui avait soutenu mes opinions avec tant de pugnacité. L’étranger attira mon attention. Toute la passion du débat ayant disparu, j’ai clairement pu voir l’intensité de la lueur émanant des yeux de mon supporter inconnu. Dans cette lumière du soir, ces yeux semblaient d’un noir si brillant. Tout un monde semblait émaner de ces yeux-là. 

 

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Puis ce fut la plus grande surprise de ma vie. L’audacieux inconnu s’avança spontanément vers moi et, sans que je ne l’y ai invité, s’adressa à moi de la façon la plus étonnante. « Enfin ! », dit-il, de sa voix grave et généreuse « J’ai trouvé l’étoile de mon destin ! Je l’ai trouvée, Joséphine ! » […]. Marcus ne perdit pas de temps en banalités. Il se mit aussitôt à raconter sa vie, vraisemblablement pressé de le faire. J’étais fascinée par sa façon de s’exprimer. Durant  le temps où il parlait, rien ne laissait paraître qu’il s’adressait à une personne qu’il connaissait à peine, ni même qu’il soit conscient de cet état de fait. On aurait cru que nous nous connaissions depuis des années. L’histoire de sa vie était une effusion de son moi profond (sic). À certains moments il semblait hésiter, cherchant l’expression juste, appropriée, mais en tout état de cause ne cherchant aucunement à dissimuler et étant visiblement sincère. Il racontait agréablement sa vie d’enfant turbulent, la nature et les qualités de ses parents, une prophétie de son père, ses premières batailles pour gagner sa vie, et les raisons qui l’avaient conduit à s’intéresser aux masses noires, de même que ses aspirations et son désir d’apporter une amélioration à la vie des Noirs ployant sous le joug de la pauvreté et de l’ignorance.

 
La suite de son histoire l’amena à parler des hommes qui s’étaient battus pour arriver au sommet : Toussaint Louverture, Napoléon, Antonio Maceo, Booker T. Washington, des hommes qui avaient tous, chacun à leur manière, servi la cause de leur race selon leurs connaissances et les conditions de vie de leur époque. Il était également très fier d’évoquer l’histoire des esclaves marrons de la Jamaïque et des nombreux autres qui ont dû se battre, durant toute leur vie, pour préserver leur liberté d’esprit et leur volonté à résister aux entraves auxquelles toutes les personnes de leur condition étaient confrontées. En l’écoutant parler de tous ces faits, j’ai immédiatement senti que l’amour de la race noire était très fort chez lui. 
 

Le flot de ses propos se déversait tel un courant rapide, gagnant en puissance, en profondeur et en intensité au fur et à mesure qu’il s’écoulait. J’arrivais même à saisir les sentiments profonds et non exprimés de Garvey. Il parlait de cette force intérieure qui l’obligeait à consacrer sa vie à la prise de conscience des gens de sa race. Il désirait profondément les voir acquérir un meilleur niveau de vie sociale, politique, économique et culturelle. La frustration de voir tant d’Antillais mener une existence misérable était très palpable chez lui, et le fait que ceux-ci acceptaient sans rechigner leur condition le mettait profondément en colère. Ne pouvaient-ils protester vigoureusement contre leurs conditions ? Toussaint Louverture, les esclaves marrons, ainsi que d’autres chefs de file afro-américains, avaient-ils gagné la bataille de la liberté pour voir les descendants d’esclaves être détruits par la frustration et l’apathie ?

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Ce « Napoléon » d’un autre genre bouillonnait d’indignation. Il soutenait avec force que les Afro-Américains, bien que « libres », n’en demeuraient pas moins enchaînés sur le plan moral. Le complexe d’infériorité inhibiteur était, chez cette population, l’expression d’une absence de liberté de penser. Et l’on devait, d’une certaine façon, permettre à la lumière d’éclairer les confins de leur esprit, afin qu’ils se sentent réellement Hommes et libres, se maintenant avec assurance au milieu des personnes de races différentes. La logique et la simplicité des assertions de Garvey les rendaient claires et nettes.
 
C’était évident qu’il avait saisi le fond du mal qui frappait les hommes d’origine africaine. Il savait avec précision les causes et les conséquences de l’état d’esprit des gens de sa race, si brisés et désemparés, et voulait s’attacher à trouver le remède, radical et efficace, pour les guérir de ce mal chronique. Tous ceux qui avaient dressé des barrières sur le parcours des Noirs étaient fustigés. Il se demandait pour quelles raisons, humaines ou divines, les gens de sa race étaient freinés pour occuper la place qui était la leur dans les progrès de l’humanité. Il clamait haut et fort une destruction rapide des barrières injustement et artificiellement dressées sur le chemin de leur progrès. J’ai su à cet instant qu’une flamme intérieure brûlait en cet homme ; que son être profond contenait une puissance volcanique.

Avec combien d’enseignants Afrodescendants hommes avez-vous grandi?

Vincent Cobb II et Rashiid Coleman sont les fondateurs de The Black Male Educators Convening, une organisation dont la mission est de tripler d’ici 2025 le nombre d’enseignants afrodescendants hautement efficaces dans les écoles publiques de Philadelphie. Cela inclu la conférence de fin d’année, le programme d’été rémunéré de deux ans et l’alliance des membres pour les éducateurs noirs, BMEC envoie un message clair: seulement 2% des enseignants sont afrodescendants et masculins – et ce n’est pas suffisant.

Du 12 au 14 octobre, la deuxième conférence annuelle du BMEC aura lieu pour promouvoir et célébrer le développement, le recrutement et la rétention des éducateurs de sexe masculin. La programmation de cette année comprend Marc Lamont Hill, journaliste, auteur, activiste et personnalité de la télévision; Dr. Chris Emdin, professeur agrégé et auteur de « Pour les Blancs qui enseignent dans le tieks… et le reste d’entre vous aussi »; Ericka Pittman, responsable marketing chez Aquahydrate Inc; Shavar Jeffries, avocat américain des droits civiques, et plus encore. En préparation de la conférence, nous avons rencontré les fondateurs pour en savoir plus sur leurs projets d’augmenter le pourcentage d’enseignants de sexe masculin afrodescendants à Philadelphie et au-delà.

Pourquoi croyez-vous important d’avoir plus d’enseignants afrodescendants dans la classe?
 
Il ne s’agit pas seulement de chiffres, de couleur de peau et de sexe, il s’agit d’un problème d’équité dans nos systèmes scolaires, qui se heurte souvent à des obstacles pour attirer et retenir des talents de qualité.

La main-d’œuvre scolaire est majoritairement blanche et nos districts scolaires publics sont de plus en plus afrodescendants. Les élèves méritent de voir une représentation plus réaliste de la société et lorsqu’ils nous voient (BME), ils voient plus de possibilités de ce qu’ils peuvent être. Les recherches montrent que les garçons afrodescendants issus de quartiers à faible revenu ont 39% plus de chances d’obtenir leur diplôme et de fréquenter l’université lorsqu’ils ont été impactés par un enseignant afrodescendants hautement efficace. Les taux de suspension diminuent et les étudiants afrodescendants sont plus susceptibles de mieux réussir à l’école. La représentation dans la classe compte!

Selon certaines informations, seuls 2% des enseignants du pays sont des hommes afrodescendants. De quelle manière votre organisation envisage-t-elle d’augmenter ce nombre d’enseignants de sexe masculin?
 
Nous élevons la voix des 2% grâce à notre travail de plaidoyer auprès des décideurs politiques et des leaders des systèmes où les BME ont la possibilité de partager les solutions La Fellowship s’est associée à plus de 20 organisations pour développer des programmes ciblés visant à renforcer considérablement la représentation et la rétention des hommes
afrodescendants tout au long du cycle de vie d’un éducateur. Ceci comprend:

  • L’alliance des membres de la fraternité – une fraternité d’éducateurs socialement conscients dévoués à la justice en classe.
  • Objectif: Un salon de l’emploi – une occasion annuelle pour les futurs éducateurs de sexe masculin de se connecter avec les meilleurs recruteurs de la région.
  • Protégé: les sections des lycéens développent la prochaine génération d’éducateurs de sexe masculin.
  • Les Prix Du Bois récompensent les éducateurs afrodescendants exceptionnels dans les écoles publiques du grand Philadelphie.
  • L’ordre du jour: la politique publique et la recherche pour aider à façonner le discours en faveur du recrutement, du développement et de la rétention des éducateurs de sexe masculin. Lisez nos dernières recherches ici.   

 En plus d’augmenter le nombre d’enseignants de sexe masculin afrodescendants, quels autres changements souhaiteriez-vous voir dans le domaine de l’éducation?

Nous devons inciter le pipeline à attirer plus de talents de qualité sur le terrain. Les districts scolaires, les instituts de formation des enseignants, les résidences pour les éducateurs réalisent tous que si nous voulons voir plus de diversité, nous devons offrir plus d’opportunités qui augmenteront les voies d’accès à l’éducation au-delà des voies traditionnelles. Dans l’ensemble, la profession de l’éducation a été dégradée par les enseignants eux-mêmes, qui parlent souvent des terribles conditions de travail, des rémunérations injustes et du stress élevé, mais nous pensons recadrer le travail. L’enseignement un acte révolutionnaire. Les écoles sont au cœur de notre lutte collective contre la longue histoire d’inégalité dans le pays.

Vous organisez une conférence en octobre. Qui devrait assister à cet événement?

BMEC se concentre sur le rassemblement des esprits et des influenceurs les plus brillants pour s’allier à notre mission, quel que soit votre secteur d’origine. Il s’agit d’une réunion qui n’est pas destinée aux hommes afrodescendants, mais à tous ceux qui croient en l’équité, à la justice sociale et à la réécriture du récit selon lequel l’enseignement est une profession méritante. Nous recherchons tous les éducateurs, étudiants et lycéens afrodescendants, ainsi que des chefs d’établissement, des décideurs, des activistes et des membres de la communauté qui peuvent contribuer à faire progresser notre cause en augmentant le nombre d’hommes afrodescendants dans les écoles. Deux pourcent ne suffisent pas! Cela doit être un effort collectif, même avec les entreprises partenaires et les célébrités qui voient comment avoir un enseignant afrodescendants dans la vie d’un étudiant peut faire toute la différence.

Un article de Kandia Johnson pour blackenterprise.com
Traduit par la Team OJAL
 

 

Une étude révèle que les policiers noirs sont plus susceptibles de tuer des Noirs que des officiers blancs

 

Il est question de meurtres d’hommes Noirs par la police. C’est un fait connu de tous. L’attrait de cet article c’est qu’il parle d’une étude qui prouverait que les officiers Noirs sont tout aussi criminels avec leur communauté d’origine que les blancs, voir plus encore. Voici l’article intégral traduit par nos soins:

« Une nouvelle étude montre que les policiers noirs sont tout aussi susceptibles de tuer des Noirs que des policiers blancs.


Selon Pacific Standard, l’équipe de recherche, dirigée par Charles Menifield, doyen de la faculté des affaires publiques et de l’administration de l’université Rutgers – Newark, a compilé une base de données des fusillades policières de 2014 et 2015 pour générer leurs données.

 


« Les officiers blancs ne tuent pas les suspects noirs à un taux plus élevé que les officiers non blancs », ont-ils écrit. « Le meurtre de suspects noirs est un problème de police, pas un problème de police blanche. »


Les conclusions de l’étude ne sont pas trop surprenantes, étant donné qu’un des officiers qui ont tué Stephon Clark était un homme noir, et la récente vidéo diffusée par un officier noir récemment démissionné à Baltimore frappant un homme noir visiblement sans aucune raison.


Les hommes représentaient 95,5% des personnes décédées et moins de 1% étaient sans armes.« Le pistolet aurait pu être dans la voiture, ou sur eux, mais il était là au moment où ils ont été tués », a écrit Menifield.L’équipe a également souligné que le nombre de meurtres n’était pas proportionnel à la population noire du pays.

«Alors que seulement 13% de la population américaine est noire, 28% des personnes tuées par la police sont noires», ont-ils écrit.

L’équipe affirme que les officiers de couleur sont plus susceptibles de tuer que leurs homologues blancs, mais ils croient que c’est une question de proximité.

« Nous trouvons que les policiers non blancs tuent les suspects noirs et latinos à des taux beaucoup plus élevés que les officiers blancs », ont-ils écrit. « Cela est probablement dû au fait que les policiers des minorités ont tendance à être affectés aux quartiers minoritaires. Les suspects étant issus des minorités visibles.  »

L’équipe de Menifield a conclu que le problème était institutionnel.

«Nous pensons que l’assassinat disproportionné de suspects noirs est un effet en aval du racisme institutionnalisé… dans de nombreux services de police» et que «les meurtres disproportionnés sont le résultat d’un contact policier disproportionné entre membres de la communauté afro-américaine».

Nous trouvons les conclusions de cet article plutôt légères. De notre perspective, certains hommes Noirs, quand bien même leurs freres se font buter par la police locale, décrètent qu’il ont une place aux côtés et dans les rangs de cette police. Et ils ne le font pas pour débusquer le KKK comme dans le dernier Spike Lee. La vérité c’est que ce personnage est largement rendu cool par l’interpretation du fils de Denzel Washington (donc on a beaucoup de clemence pour cet homme). 

Dans les faits: si tu rejoins les rangs de l’ennemi pour pouvoir subvenir à tes besoins et ceux de ta famille c’est qu’au départ tu as une haine de ce que tu es et de ton environnement proche. Le ghetto américain c’est pas une promenade santé c’est évident. Mais que ce passe-t-il dans la tête d’un individu qui a vu toute sa communauté combattre et resister au système de la suprématie blanche, donc aux sbires que la societe utilise pour preserver les acquis et biens des plus puissants, vouloir rejoindre les rangs de ceux qui tuent ses proches, sa famille et ses semblables? 




Il y a dans ces professions (policier, militaire) un corporatisme tel que la loi du silence domine et on risque gros à parler. Il y a aussi une impunité époustoufflante (que seuls les banquiers et le politique connaissent en occident). Il y a la garantie de l’emploi etc. Ces métiers regorgent de benefices pour des jeunes gens de toutes origines. Ils comportent aussi bien des risques, étant bien souvent en bas de l’échelle beaucoup d’Africains Américains vont se fourvoyer dans ces métiers. Ils sont envoyé directement « mater » leurs congénères  et voilà le resultat. Ils tuent des gens comme s’ils étaient tous dans Training Day toute l’année! A force ils developpent, eux comme tous leur collegues, des réflexes conditionnés lorsque la population à laquelle ils sont confronté est Afrodescendante: ils tirent! 

Il y a donc bien plus de black-on-black crime qu’on le pense si on met tous les flics Noirs dans les statistiques!!

Rajoutons à cela l’historique de la Police Américaine et ça fait vraiment froid dans le dos. Sont-ils au courant de ça ces policiers Noirs?  

A lire ici: L’origine de la police américaine

http://ojal69.blogspot.com/2016/07/les-patrouilles-desclaves-lorigine-de.html

 

 

 

 

Un article original d’Ashleigh Atwell

Traduit par la Team OJAL

Adebayo Ogunlesi, le milliardaire afro qui possède 5 aéroports européens!

L’excellence chez les Nigerians

Il y a un esprit appelé esprit d’excellence associé à tous les Nigérians (et par extension à tous les Africains), peu importe où nous nous trouvons partout dans le monde. En dépit de tous les défis auxquels nous avons été confrontés en tant que nation, nous sommes restés tenaces, résilients et repoussons les limites. (c’est une traduction d’un article Nigerian ndlr).

Mr Adebayo Ogunlesi avec sa femme le Dr. Amelia Quist Ogunlesi

French Days

La methode OGUNLESI: Travail et discretion

Adebayo Ogunlesi n’est pas connu au Nigéria comme Dangote, Adenuga, etc. Mais au Royaume-Uni, il est une icône, un pionnier de l’industrie aéronautique, il a été le premier à avoir L’aéroport de Gatwick et aussi il a acheté 4 autres, tous au Royaume-Uni. Ogunlesi est un homme qui ne croit pas au buzz et aux phénomènes de médias, c’est quelqu’un qui laisse parler son travail.

Alors que le Nigeria envisage d’avoir sa compagnie aérienne nationale, Nigeria Air, qu’en est-il de quelqu’un comme Adebayo Ogunlesi qui peut transformer l’aéroport de Lagos en un aéroport d’affaires et touristique de classe mondiale, comme il a pu le faire avec l’aéroport de Gatwick. Il a également racheté l’aeroport d’Edimbourg. Il est plus connu au royaume unis qu’au Nigeria, c’est un comble!

 

Un parcours  brillant

Ogunlesi est originaire de Makun, Sagamu, État d’Ogun au Nigeria. Il est le fils de Theophilus O. Ogunlesi, le premier professeur de médecine nigérian à l’Université d’Ibadan. Sa famille est d’origine yoruba. Ogunlesi est allé à King’s College, à Lagos, une école secondaire à Lagos, au Nigeria. Il a reçu un B.A. avec mention très bien en philosophie, politique et économie de l’Université d’Oxford en Angleterre (major de promo). En 1979, il a reçu un J.D. magna cum laude de la Harvard Law School et une maîtrise en administration des affaires de la Harvard Business School, qu’il a poursuivie en même temps. Durant son séjour à Harvard, il était membre de la Harvard Law Review.

 

Adebayo « Bayo » O. Ogunlesi (né le 20 décembre 1953) est un avocat et banquier d’investissement né au Nigeria. Ogunlesi est actuellement président et associé directeur de la société de capital-investissement Global Infrastructure Partners (GIP). Ogunlesi était l’ancien responsable de Global Investment Banking chez Credit Suisse First Boston avant d’être promu au poste de Chief Client Officer et Executive Vice President. Il est marié à l’optométriste de renom, le Dr. Amelia Quist Ogunlesi. Il est le seul africain dans le think tank Forum Strategique et Politique, un groupe de 16 puissants PDG qui conseil Donald Trump. Gageons que l’expression « Pays de merde » n’était pas son idée!

Esperons également qu’on le rencontrera dans les politiques Africaines et notamment peut-être à la Banque Africaine de Developpement (BAD) vu ses talents de banquier. L’excellence induit une responsabilité communautaire, l’un des mentra de l’OJAL que vous n’oublierez pas de sitôt…

Source : HowAfrica.com
Elimu

 

Pourquoi faire la sourde oreille à propos des passions de vos enfants peut vous couter cher

Une éducation, qui ne consulte jamais les aptitudes et les besoins de chacun, ne produit que des idiots.

C’est par cette citations de l’écrivain Georg Sand que nous débuterons cet article car elle résume très bien la portée de notre propos ici: l’éducation n’est pas un carcan, c’est même normalement l’opposé. L’éducation devrait être synonyme d’émancipation, d’épanouissement. En realité le chômage de masse pousse nombre de parents, apeurés pour l’avenir de leurs chers progeniture, à imposer (s’ils le peuvent) des formations dites d’excellence. Ou a prolonger les années d’études par sécurité. Mais l’excellence pour qui et pour quoi faire? En France, car c’est d’ici que nous parlons, ces fillières forment des ingénieurs, des professeurs, des administrateurs de grandes entreprises etc. Classes prépa et tout le process…pour bien souvent ennuyer à mort les étudiants et les dégouter à vie de l’envie d’apprendre. Pour d’autres cela fonctionne très bien et ils ont une voie royale. Mais quid de ceux qui échouent? Est-ce forcément de leur faute?
Quand bien même ces brillants élèvent ont réussi, parfois ils finissent par tout plaquer rapidement pour les plus courageux, attendent la retraite pour les moins téméraires et se réorientent en cours de carrière pour un métier « passion ». C’est bien là le bénéfice de l’introspection, crise de la quarantaine aidant. Vous trouvez donc en pagaille des cuisiniers, ebenistes, fromagers, stylistes ou agriculteurs bardés de diplômes. Nous vous conseillons fortement de consommer chez eux car ils sont produits avec passion, ces gens aiment désormais pleinement ce qu’ils font! Mais ce fût à quel prix?
Voilà le pouvoir de la peur, et les dégâts monstrueux qu’elle peut causer. On parle de générations entières qui perdent le sens de ce qu’ils apprennent, appliquent aveuglement des méthodes car les statistiques montrent qu’ils ont plus de chances de bien gagner leur vie ainsi.  En Afrique c’est encore autre chose, puisque le filières d’excellence se trouvent à l’étranger. Donc vous multipliez cette même peur avec la peur de rentrer chez soi bredouille, la honte pour sa famille etc. Les gens ont donc une épée de damoclès sur les épaules et très peu osent rentrer s’ils ne trouvent pas d’abord de quoi pleinement mettre leur famille à l’abris du besoin. Cela peut prendre du temps, disons une vie entière.
Fuite des cerveaux, gaspillage de talents. Pour l’élite qui peut se permettre d’envoyer des enfans en europe. Pour les autres la fillière d’excellence c’est d’être fonctionnaire. Le plus haut possible dans l’administration. Voilà pourquoi on emmène les enfants à l’école. Elle même dirigée par des ministres de l’éducation diplômés en europe ou au USA et qui appliquent des methodes d’éducation exogènes sur leur peuple. Incoherence, inéficacité, gaspillage énorme. Prenez l’exemple de la vidéo que nous vous proposons. Cela se passe au Benin. Si les parents de ces jeunes gens n’avaient pas eu la sagesse d’écouter ce qu’ils avaient à dire et les avaient recadrés afin qu’ils deviennent des fonctionnaire, imaginez quel gaspillage cela aurait été.

De grâce écoutez vos enfants lorsqu’ils se passionnent pour quelque chose, ne laissez pas votre propre peur être la baromètre de leur avenir. Il en va de notre salut à tous.

 

Team Elimu

 

Le co-fondateur du Black Panther Party, Elbert Big Man, nous quitte

Big Man le 4 avril 1970 (AP Photo/Charles W. Harrity, File)

Elbert « Big Man » Howard, cofondateur du Black Panther Party, qui a servi de rédacteur en chef, de responsable de l’information et de génie logistique aux programmes sociaux populaires du groupe, est décédé à 80 ans le 23 juillet 2018.

Sa femme, Carole Hyams, a déclaré que Howard était mort lundi à Santa Rosa, en Californie, après une longue maladie.

Les amis et la famille ont décrit Howard comme un «gentil géant» capable de peindre avec des mots ce que disait une chanson de jazz. Howard était un auteur, un disc-jockey de jazz volontaire, un conférencier et un activiste dans le comté de Sonoma, où il s’est ensuite établi.

Howard était l’une des six personnes qui ont fondé le Parti des panthères noires pour l’autodéfense à Oakland en octobre 1966, avec Bobby Seale et Huey Newton. L’organisation politique a commencé à patrouiller en prevention des bavures policières.


Les principaux membres ont démissionné en 1974 après des années de combats fatals avec la police et entre eux. Plus tard, il est devenu clair que le FBI s’était engagé dans la surveillance et le harcèlement pour saper le parti et incriminer ses dirigeants.

Howard a quitté le parti en 1974, mais au cours de ses années d’activité, il a été rédacteur en chef de son journal et sous-ministre de l’Information. Il a voyagé en Europe et en Asie pour créer des sections et était responsable des programmes sociaux qui ont rendu du parti célèbre.

Billy X. Jennings, un ami de longue date et archiviste du parti, a déclaré que Howard était la personne qui avait négocié des prix plus bas et organisé des camions frigorifiques pour des dons alimentaires. Plus tard, en tant qu’administrateur dans un collège local, il organisa un programme pour que les détenus puissent suivre des cours.

« Il était un membre bien-aimé », a déclaré Jennings. « Les gens ont peut-être eu des rancunes contre Bobby ou Eldridge (Cleaver), mais personne n’a de rancune contre Big Man. »

 

Le 27 novembre 1970 lors d’une conférence de presse à Washington (AP Photo/Charles W. Harrity, File)

 

Howard est né le 5 janvier 1938 à Chattanooga, dans le Tennessee, en tant qu’enfant unique d’Emma et d’Anderson Howard. Il a rejoint l’armée de l’air et a été affecté à la base aérienne de Travis à Fairfield, en Californie.Jennings a déclaré qu’après sa sortie, Howard s’est inscrit au collège Merritt, où il a rencontré Seale et Newton. Seale reste actif en politique. Newton a été tué en 1989.Hyams était infirmière quand elle a rencontré Howard en 1969; ils ont rompu quand il a commencé à voyager pour le parti.« Il était énorme, il était impressionnant, il était silencieux », a-t-elle déclaré. « Il semblait presque timide, mais se portait avec une grande distinction. »Après que Howard ait quitté le parti, il est retourné au Tennessee et a travaillé comme directeur des ventes, a déclaré Jennings. Les amis ont repris contact dans les années 90, et Howard est devenu actif dans les réunions et les événements du parti.En 2005, Hyams a contacté Howard par téléphone après que le fils d’un ami eut trouvé ses informations en ligne. Ils se sont réunis et se sont mariés dans sa maison du comté de Sonoma en 2008.Parmi ses survivants figurent sa fille Tynisa Howard Wilson de Landover, dans le Maryland, et ses petits-fils, Jaylen et Amin; le beau-fils Robert Grimes de San Pablo en Californie et trois beaux-petits-enfants.

Traduit par la Team OJAL 

De la nécessité d’une éducation spécialisée pour les afrodescendants

 



Pour ceux qui nous connaissent, vous le savez l’éducation est au cœur de notre discours. En effet, nous le pensons, l’éducation de notre jeunesse est notre passeport pour l’avenir, à condition, toujours, qu’elle soit faîte par nous-même et pour nous-même, une éducation autodéterminée et afrocentrée en gros. Or, comme pour la plupart des domaines d’activité de l’homme (économique, politique, culturel, sanitaire, social …etc), notre éducation se fait par les autres et dans l’intérêt de ceux qui nous donnent cette « éducation », et non pour nos propres intérêts…. 

Dans cet article donc, la Team OJAL, revient sur ce qui est à la base de son engagement, de la nécessité d’une éducation spécialisée pour les afrodescendants: on commencera par voir ce que l’on appelle éducation spécialisée, à qui s’adresse-t-elle et pour répondre à quels besoins? Ensuite, nous évaluerons en quoi notre communauté a clairement besoin de ce type d’éducation, et nous essayerons de donner quelques exemples et références.


Qu’est-ce que l’éducation spécialisée?? 
 

Ce que l’on appelle communément éducation spécialisée est une méthode d’enseignement destinée aux personnes ayant des besoins spécifiques dans le but de leur fournir un enseignement adapté à leurs besoins et spécificités.

Il existe un certains nombre de métiers concernés et en France, différents types d’institutions accueillent des publics en grande fragilité. On peut citer les Maisons de l’Enfance à Caractère Social (MECS) pour les mineurs placés (administrativement ou par le juge) dans le cadre de la Protection de l’Enfance, les Instituts Médico-Educatifs pour les personnes en situation de handicap, les Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale pour les personnes en situation d’exclusion ou encore la Prévention Spécialisée qui opèrent dans les quartiers « sensibles » pour prévenir la délinquance (les éducateurs « de rue »). 

Au sein de ces établissements, on propose une méthodologie dans l’apprentissage, le développement personnel et l’inclusion, adaptée aux différents publics accueillis. C’est cela qui fait de cette éducation quelque chose de spécialisé. Elle vise des publics bien particuliers, comme les enfants maltraités ou orphelins, les sans-abris, les personnes handicapées, les personnes sous addiction…On peut remarquer trois grandes caractéristiques, ce sont :

– des personnes vulnérables (économiquement, socialement …etc)
– des personnes atteintes de maladies/handicap
– des personnes victimes d’exclusion, frappées de marginalité


Mais quel est le rapport avec nous, nous direz vous? Nous entendons déjà certains dire que comparer les populations afro aux « cas sociaux » est insultant.  » 

Pourquoi la communauté afrodescendante de France a besoin d’une éducation spécialisée?
 
Eh bien voyez-vous, ces caractéristiques nous correspondent tout à fait, malheureusement. Osons nous regarder dans le miroir et affronter le reflet de notre réalité.
 
Oui, nous sommes vulnérables car nous n’avons aucun pouvoir: ni économique, ni politique. Nous sommes dépendants des aides et nos vies sont trop souvent emprisonnées dans le salariat la précarité. Nous avons délégué notre pouvoir, et aujourd’hui comme depuis 300 ans, nous humilier et nous maltraiter publiquement ne souffre d’aucunes conséquences de notre part.
 
Oui, nous sommes atteints de maladies psychologiques car nous aimons nos oppresseurs bien plus que nous n’aimons nos semblables (syndrome de Stockholm). Nous nous défrisons les cheveux, nous nous éclaircissons la peau pour ressembler aux Blancs au détriment de notre santé physique et mentale. Nous n’aimons pas voir l’un des nôtres s’élever, et nous préférons le descendre plutôt que de l’aider à briser le plafond de verre (syndrome du panier de crabes). D’après le psychiatre Fanon, notre examen révèle un virus nommé aliénation!
 
Oui, nous sommes exclus et frappés de marginalité car depuis plusieurs siècles, le monde s’est construite sur le vol, le viol, l’esclavage, le génocide des populations afrodescendantes. Cela se traduit aujourd’hui en occident par des violences policières, des discriminations à l’embauche ou au logement, du dumping social, de l’empoisonnement massif, des milliers de foyers sous-payés, la ghettoïsation …etc. 
 
 
 
En quelques mots, nous avons besoin d’une nouvelle éducation et non-plus celle que nous connaissons depuis un certains temps, The Mis-Education of the Negro pour reprendre le titre de l’ouvrage emblématique de Carter G. Woodson. Le déseducation ou mauvaise éducation du Noir si on voulait le traduire.
 

 

Cela fait  plusieurs années maintenant que l’OJAL exhorte la communauté à prendre en main l’éducation de notre jeunesse, nous le faisons à travers notre projet d’accompagnement éducatif à destination des familles afrodescendantes de la ville de Lyon: « Each One Teach One » 
 
 
Il existe également un certains nombre d’auteurs qui se sont intéressé à l’éducation de nos petites têtes crépues : le Dr. Umar Johnson, le Dr. Amos Wilson, le Dr. John Henrik Clarke, le Dr. Cress Welsing, le Dr. Juliette Sméralda, le Dr. Ama Mazama …etc 
 
 
 
Il existe aussi à Paris l’association « Apprends-moi à Comprendre » qui dispense des temps d’ateliers et d’activité autour de l’histoire et du patrimoine afro. 
 
apprendsmoiacomprendre.eklablog.net
Si vous aussi vous vous intéressez à l’éducation afro, n’hésitez pas à nous contacter : ojal.lyon@outlook.fr
 
 

Oui, il y avait plus d’une Black Wall Street : Afrodescendants sachez-le

Black Wall Street a été utilisé pour nommer trois endroits différents:

Parrish Street, Durham, Caroline du Nord; Greenwood, Tulsa, Oklahoma; et Jackson Ward, Richmond, Virginie. Vous savez peut-être qu’il y a eu une attaque de black wall street. Voici quelques faits que vous ne connaissez peut-être pas sur les quartiers d’affaires afro-américains.

1. Parrish Street à Durham, Caroline du Nord était connue sous le nom de Black Wall Street à la fin des années 1800 et au début des années 1900. Son nom a été modelé après Wall Street à New York. 

2. Dans les premiers jours avant la construction des chemins de fer dans la région (Durham, Caroline du Nord), l’agriculture était l’industrie prédominante, à l’exception de quelques cas de transport de bétail.

 
3. L’essor du district commercial de Durham, en Caroline du Nord, peut être attribué aux efforts du «Triumvirat» de la communauté noire ou des «capitaines noirs de l’industrie», tels que décrits par Booker T. Washington, à savoir Charles Spaulding , John Merrick et le Dr Aaron M. Moore qui avait été responsable du succès de North Carolina Mutual Life Insurance qui a mené la montée du district financier. Merrick était barbier avant de diriger avec succès North Carolina Mutual. Beaucoup d’aide a été fournie par un ami de longue date, Washington Duke, investisseur, Julian Carr et James Duke, qui a aidé Merrick à obtenir du financement pour l’entreprise en fournissant des fonds et en aidant à obtenir des prêts pour l’entreprise.

4. Le 23 mars 1914, le pire incendie jamais atteint à Durham a détruit une partie substantielle du centre économique. L’ampleur des dommages a coûté des millions de dollars car la source d’eau des pompiers s’est avérée défectueuse au moment de l’incendie, ce qui a entraîné l’installation d’un nouveau système d’eau pour remplacer l’ancien construit en 1887. 

5. Au début du XXe siècle, Greenwood, située au centre de l’avenue Greenwood à Tulsa, en Oklahoma, était connue comme l’une des communautés noires les plus aisées et était appelée encore une autre Black Wall Street.

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6. En 1906, l’avenue Greenwood n’était alors qu’un chemin de terre près des voies ferrées. Le tout premier établissement commercial construit à cet endroit était une pension qui servait de refuge aux migrants afro-américains du Mississipi qui fuyaient l’oppression. Le bâtiment a été parmi les premières entreprises de O.W. Gurley, un propriétaire foncier aisé qui avait déménagé de l’Arkansas. J.B. Stradford, qui a également émigré à Tulsa a bientôt suivi le mouvement. Il a acheté une grande partie du nord-est de Tulsa qu’il a vendu seulement aux Afro-Américains. Plus tard, il a construit le Stradford Hotel à Greenwood. Ensemble, ils ont jeté les bases du quartier économique de Tulsa. 

7. En 1921, le Tulsa Race Riot, où des Blancs ont attaqué des Noirs dans la région, a détruit le quartier prospère des affaires. L’incident a détruit plus de 600 entreprises, dont: 21 restaurants, 30 épiceries, 2 cinémas, un hôpital, une banque, un bureau de poste, des bibliothèques, des écoles, des cabinets d’avocats, 6 avions privés, un système de transport des églises. Plus de300 personnes auraient été tuées (Basé sur des informations fournies par la Croix-Rouge américaine). Et plus de 1 000 maisons ont été incendiées.

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8. En 1995, le Centre culturel Greenwood, qui a coûté près de 3 millions de dollars, a été construit pour rendre hommage aux victimes des événements historiques qui se sont déroulés à Greenwood. Il abrite une galerie d’art afro-américaine, une énorme salle de réception et un musée. Il sert également de centre d’activités qui préservent le patrimoine afro-américain. Cependant, le financement de l’État a été complètement interrompu en 2011. Des campagnes sont en cours pour collecter des fonds afin d’empêcher la fermeture du centre.


9. La rue Black Wall à Jackson Ward, Richmond, Virginie a commencé après la guerre civile américaine. Lorsque les Afro-Américains déjà libérés ont travaillé ensemble avec les esclaves nouvellement libérés pour établir un centre d’affaires. Parmi les pionniers de la création du centre de commerce figuraient John Mitchell, Jr., rédacteur en chef de Richmond Planet (une gazette afro-américaine), et Maggie L. Walker, une Afro-américaine et une personne à mobilité réduite. Elle a été la première femme à affréter et à devenir président d’une banque américaine.
 

10. Jackson Ward était également célèbre pour être un centre de divertissement. Il était également connu comme le « Harlem du Sud ». Parmi ceux qui ont souvent joué il y a Duke Ellington, Ella Fitzgerald, Bill «Bojangles» Robinson, Lena Horne, Cab Calloway, Billie Holiday, Nat King Cole et James Brown. Et à l’intersection de Chamberlayne Parkway et West Leigh Street, se dresse une statue de Robinson dansant sur un escalier, pour laisser encore plus l’impression ou une atmosphère de divertissement dans le voisinage.

Marie Seva pour financialjuneteenth.com 
Traduit par la Team Elimu