L’émancipation,
une construction consciente.
#Colonisation
Lorsque l’on pense aux atrocités qui furent commises contre l’humanité, une personne est souvent désignée comme étant la plus malfaisante n’ayant jamais vécu, Hitler. Mais pourquoi son nom est le seul à être synonyme de mal? Lorsque vous tuez plus de 10 millions d’Africains ou d’Amérindiens, pourquoi n’êtes-vous pas le symbole du mal?
L’Europe a une longue histoire de colonialisme, d’impérialisme, d’esclavage et de génocide et Hitler ne fut pas seul commettre des actes ignobles contre l’humanité.
Voici une liste de colonialistes européens autres qu’Hitler, qui exterminèrent des populations, tout cela au nom de la terre, de l’avidité et de la richesse :
Léopold de Belgique amassa une énorme fortune personnelle en exploitant le Congo, d’abord par la récolte de l’ivoire et du caoutchouc par le peuple congolais. Un de ses actes les plus odieux fut de forcer les villageois à atteindre les quotas sur la collecte de l’ivoire; si les villageois ne respectaient pas leurs chiffres, leurs mains étaient coupées.
Son régime fut responsable de l’asservissement effectif de la population autochtone, de brutalité, de massacres généralisés et de mutilations fréquentes qui conduisirent à la mort de quelque 15 millions de Congolais.
C’est devenu l’un des scandales internationaux les plus infâmes du début du XX° siècle.
Le Kenya a de riches terres agricoles et fertiles et en 1895, les Européens les voulurent. Sous la direction du Général Sir Evelyn Baring, la guerre fut déclarée au peuple Kényan. Baring imposa la peine de mort pour toute personne prêtant le serment Mau Mau (un serment du peuple kényan qui leur a donné le courage de se battre pour leur terre et leur liberté).
Pour garder le contrôle de cette terre qui ne leur appartenait pas, les britanniques exécutèrent, torturèrent ou mutilèrent 90.000 Kényans lors de la répression, et selon la Kenya Human Rights Commission plus de 160.000 furent détenus dans des conditions épouvantables.
Francisco Pizarro fut, conquistador espagnol analphabètes et malfaisant notoire qui conquit le Pérou. En seulement 15 ans, lui et ses hommes tuèrent des milliers d’autochtones, anéantirent la monarchie Inca au pouvoir et asservirent tous les survivants de l’empire.
Il excellait dans la torture, il était connu pour brûler les yeux des autochtones pour obtenir leur or. Ces actes furent au nom du pouvoir, de l’or et de l’impérialisme religieux.
Peu d’hommes changèrent le cours de l’histoire de manière aussi vile que Pizarro.
Avant que les britannique ne colonisent la Tasmanie en 1803, il y avait environ 15 000 personnes y vivant.
En 1833, la population fut réduite à seulement 200 survivants. George Augustus Robinson, parrainé par le lieutenant-gouverneur George Arthur, contraignit les 200 survivants autochtones à se rendre avec l’assurance qu’ils seraient protégés, pris en charge et que leurs terres leurs seraient finalement rendues.
Ce fut, en fait, un mensonge. Robinson fit des promesses pour tromper les espoirs des survivants désespérés. Ces survivants furent déplacés de leurs terres pour l’île Flinders, où ils finirent tous morts.
Hernán Cortés fut pacifiquement reçu par l’empereur Montezuma, un leader né sophistiquée de la royauté aztèque, Tenochtitlan.
Peu de temps après Cortés fit l’empereur Montezuma prisonnier et exigea une énorme rançon en or. Cortes assiégea l’empire aztèque, saccagea la ville, et la renomma Mexico. Cortes sécurisa la ville et la population indigène fut soumise à une grande cruauté et beaucoup de difficultés, comme l’introduction de maladies exotiques qui décimèrent les survivants.
En fin de compte, on estime qu’entre 120.000 et 240.000 aztèques furent tués. Cortes initia la première phase de la colonisation espagnole des Amériques.
Selon Claude Ribbe, spécialiste de l’histoire du colonialisme dans les Caraïbes, Napoléon fut l’homme qui, pour la première fois dans l’histoire, « se posât rationnellement la question de savoir comment éliminer, dans un temps aussi court que possible, et avec un minimum de coût et de personnel, un maximum de personnes décrit comme scientifiquement inférieure« .
La colonie française d’Haïti fut, autour des années 1800, la colonie la plus riche du monde, une véritable machine d’exportation, alimenté en esclave, qui produisit près des deux tiers du café du monde et près de la moitié de son sucre. Les esclaves africains furent attachés et battus pour travailler et forcés de porter un museau de l’étain pour les empêcher de manger de la canne à sucre. Si les esclaves étaient hargneux, ils étaient rôtis sur un feu lent, ou remplis de poudre et déchiquetés. Il ordonna en outre la mise à mort d’autant de Noirs en Haïti que possible, pour être remplacées par de nouveaux Africains, plus dociles.
En 1802, un vaste programme de purification ethnique fut mis en place. Napoléon interdit les mariages interraciaux et ordonna que toutes les femmes blanches qui avaient eu des relations de toute sorte de avec un noir ou un mulâtre (personne de race mixte) soit expédiés en France.
L’année 1492 marque le moment où Christophe Colomb envahit l’hémisphère occidental et initia 500 ans de génocide amérindien continu aboutissant à un holocauste de 95% de tous les peuples autochtones des Amériques.
Après avoir accoster à Hispaniola et malgré avoir décrit les peuples autochtones comme étant paisible et conviviale dans son journal, Colomb mit rapidement en œuvre des politiques d’esclavage, d’extermination et d’extorsion de fonds afin de voler terres et richesses. Colomb jeta les bases d’un génocide de masse que dans les années à suivre, les Conquistadors espagnols Hernán Cortés et Francisco Pizarro poursuivraient.
Le All-African People’s Revolutionary Party de Kwame Nkrumah
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| Dr Kwame Nkrumah |
Le All-African People’s Revolutionary Party (l’A-APRP, le Parti révolutionnaire de tous les peuples africains) est un groupe socialiste fondé par le Dr Kwame Nkrumah. Le Parti fut initié en Guinée Conakry en 1968. L’objectif de Nkrumah à la fondation de ce parti était de créer et de gérer les conditions économiques et politiques nécessaires à l’émergence d’une Armée révolutionnaire populaire 100% africaine qui mènerait la lutte militaire contre le colonialisme, le sionisme, le néo-colonialisme, l’impérialisme et toutes les autres formes de capitalisme, d’oppression et d’exploitation.
Le A-APRP a des succursales dans plusieurs pays et dans plusieurs États américains. Kwame Toure (Stokely Carmichael) était l’un des dirigeants du parti à partir des années 1970 jusqu’à sa mort.
Les idéaux
Le All-African People’s Revolutionary Party favorise le panafricanisme sous la forme de la libération totale et de l’unification de l’Afrique sous le socialisme scientifique. Le socialisme scientifique est définie comme une nouvelle synthèse sociale dans laquelle une société techniquement avancée est crée sans les stupéfiants dysfonctionnements sociaux et les schismes profonds de la société industrielle capitaliste.
À l’appui de cette position générale, le A-APRP estime que les Afro-Américains ont été tenus ignorants à dessein parce capitalistes et impérialistes voulaient que l’Afrique paresse sauvage, pour maintenir les Africains divisés, désorganisés, paumés et vivant dans des conditions étouffantes, afin qu’ils ne puissent continuer leur progrès vers la liberté totale. Le All-African People’s Revolutionary Party considère les Etats-Unis et Israël comme responsable de la misère et des souffrances qu’elles provoquent partout dans le monde, et en outre accuse les Etats-Unis de permit à l’esclavage et les traitements brutaux envers les Afro-Américains.
Le A-APRP croit que l’ONU n’est intéressée que par l’exploitation de l’Afrique et de ses habitants, et devrait être bannie du continent.
Le Parti vénère aussi des leaders anti-impérialistes tels que Fidel Castro, Ho Chi Minh, et Yasser Arafat.
Les objectifs
Le All-African People’s Revolutionary Party vise à former un gouvernement socialiste africain uni. Le parti croit que l’Afrique doit d’abord être unis avant de pouvoir se développer économiquement et technologiquement. Selon le parti, un tel développement serait garantit par une utilisation équilibrée des ressources matérielles et du potentiel humain de l’Afrique sue des lignes d’une économie intégrée, et au sein des divisions de productions correspondantes, l’élimination de toutes les formes de concurrence inutiles, de l’hostilité économique et de la réplication obtenus dans la vraie liberté.
Sources : www.aaprp-intl.org
Traduction #TeamOjal
15 insurrections noires contre l’oppression européenne et arabe qu’ils ne vous enseigneront pas à l’école
1° La rébellion de Nat Turner:
La rébellion de Nat Turner, également appelé l’Insurrection de Southampton, est probablement le plus célèbre soulèvement d’esclaves d’Amérique du Nord. La révolte fut brillamment planifiée par Turner et eut lieu en Août 1831 à Southampton County, en Virginie. Le groupe de « combattants de la liberté » dirigé par Turner tua près de 65 personnes d’origine européenne, le plus grand nombre de décès causés par une révolte d’esclaves dans le Sud des Etats-Unis. Bien que la rébellion fût réprimée en quelques jours, Turner survécut dans la clandestinité pendant plus de deux mois.
2° La Révolution haïtienne:
La révolte d’esclaves la plus réussie de l’hémisphère occidental fut la Révolution haïtienne, qui débuta en 1791. Dutty Boukman, un esclave africain instruit de la Jamaïque qui fut vendu à un maître esclavagiste français en Haïti, organisa et lança la révolution qui conduisit finalement à mettre fin à l’esclavage sur l’île. Plus tard, génie militaire Toussaint Louverture mena la révolution alors que la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne, essayaient de recoloniser Haïti et de rétablir l’esclavage. Durant la guerre, qui aboutit à la première République noire indépendante en 1804, 100 000 soldats français et britanniques furent tués.
3° La rébellion des Zanj:
La plus grande révolte des esclaves africains fut initiée par les Zanj contre les négriers arabes. Les Zanjou Zinj étaient les habitants de la terre le long de la côte de l’Afrique de l’Est. Ils furent négociés comme esclaves par les Arabes et furent contraints de travailler dans les salines cruelles et humides du Shatt-al-Arab, près de Bassorah en Irak moderne. Conscients de leur grand nombre et des conditions de travail accablantes, les Zanj se rebellèrent trois fois.
La plus grande de ces rébellions dura de 868 à 883 après JC, au cours de laquelle ils infligèrent des défaites répétées aux armées arabes envoyées pour réprimer la révolte. , Ils continuèrent pour certains pendant 14 ans à remporter des victoires militaires remarquables et même construisirent leur propre capital, Moktara, la ville élue.
4° La révolte d’esclaves de New York de 1712:
La révolte des esclaves de New York de 1712 se produisit, lorsque 23 esclaves africains tuèrent neuf personnes d’origine européenne et en blessèrent six autres. Les esclaves avaient planifié et organisé la révolte durant la nuit du 6 Avril 1712. Après avoir mis le feu à un bâtiment sur Maiden Lane, près de Broadway, ils attendirent que les colons se précipitent pour éteindre les flammes, puis commencèrent à les attaquer.
5° La Première « Maroon War »:
En 1739, les marrons jamaïcains furent les premiers esclaves africains à arracher leur liberté des mains des maîtres d’esclavagistes européens. Pendant la Première Maroon War, ils se sont battirent et échappèrent à l’esclavage et établirent des communautés libres dans l’intérieur montagneux de l’île. Durant 76 ans, il y eut des accrochages périodiques entre Britanniques et Marrons, aux côtés des révoltes d’esclaves occasionnels.
Finalement, du le gouvernement britanniques et les propriétaires d’esclaves réalisèrent qu’ils ne pourraient pas vaincre les Marrons, donc ils vinrent avec un traité de paix qui leur permit de vivre dans leurs propres états libres en Jamaïque. En conséquence, les Marrons établirent cinq villes principales : Accompong, Trelawny Town, Moore Town, Scots Hall, et Nanny Town.
6° Guerres Anglo-Ashanti (Ghana):
Il n’y a nul part en Afrique de l’Ouest une plus longue tradition de confrontation entre les pouvoirs africains et européens que dans la Côte d’Or (actuel Ghana), entre le Royaume Ashanti et les britannique. Les efforts de l’Angleterre pour étendre son influence économique et politique à l’intérieur de la Côte d’Or furent accueillis avec une vive résistance de la part des Ashanti.
Durant près de cent ans (1806-1901), le Royaume Ashanti défendit ses intérêts et la liberté à travers une série de victoires dans ses batailles contre les britanniques et autres européens. Les britanniques vainquirent finalement les Ashantis grâces un armement supérieur et aux guerriers nigérians durant la guerre les opposants à la Reine Mère Yaa Asantewaa au tabouret d’or en 1901.
Cette victoire ouvrît la voie à la domination coloniale britannique sur toute la Côte d’Or, mais la reine mère réussit à maintenir le tabouret d’or à l’abri des britanniques.
7° La révolte de la Amistad:
En 1839, des Africains prirent le contrôle du bateau négrier espagnol nommé La Amistad tout en naviguant le long de la côte de Cuba. Les captifs africains, dirigés par Joseph Cinque, échappèrent à leurs entraves et tuèrent beaucoup de membres d’équipage, mais épargnèrent quelques-uns pour naviguer et le ramener chez eux au Sierra Leone. Toutefois, l’équipage les trompa, en naviguant vers le nord où ils furent appréhendés près de Long Island, New York. Après un procès très médiatisé, les captifs africains furent libérés.
8° la révolte des Malés:
La révolte des Malés (1835), également connu sous le nom de Grande Révolte, est peut-être la révolte d’esclaves la plus importante du Brésil. Des esclaves brésiliens Yoruba et d’anciens esclaves, qui furent inspirés par Dutty Boukman, Toussaint Louverture, et la Révolution haïtienne (1791-1804), portaient des colliers avec l’image de président haïtien Dessalines lorsqu’ils se battirent pour leur liberté. Une fois la fumée dissipée, les autorités portugaises craignirent de perdre le contrôle du Brésil, de la même manière que le français perdirent Haïti, et ils envoyèrent rapidement les survivants (500 combattants de la révolte) vers l’Afrique.
9° La Révolution de Zanzibar:
Lorsque Zanzibar obtint son indépendance vis à vis de la Grande-Bretagne en 1963, une série d’élections parlementaires réserva deux tiers des sièges pour aux Arabes et aux Indiens. Frustré par la sous-représentation au Parlement, en dépit des 54% lors à l’élection de Juillet 1963, le Parti Afro-Shirazi et l’aile gauche du parti Umma, essentiellement africains, unirent leurs forces. Tôt le matin du 12 janvier 1964, un membre de l’ASP, John Okello mobilisa environ 600 à 800 révolutionnaires sur l’île principale d’Unguja (île de Zanzibar). Ils submergèrent les forces de police du pays et confisquèrent leurs armes. Les insurgés renversèrent alors le sultan et son gouvernement. Les représailles contre les civils arabes et d’Asie du Sud sur l’île laissèrent un nombre de morts allant de plusieurs centaines à 20 000.
10° La Rébellion de Stono:
La Révolution de Stono, aussi appelée la conspiration de Cato, fut une révolte d’esclaves qui commença le 6 septembre 1739, en Caroline du Sud. Près de 60 esclaves tuèrent 22 à 25 propriétaires de plantations avant d’être interceptés par les miliciens Près d’Edisto River.
Dans cette bataille, les esclaves luttèrent avec acharnement, certains s’échappèrent. La Révolution de Stono fut la plus grande révolte d’esclaves dans les colonies britanniques du continent avant la Révolution américaine.
11° Guerre de Tacky:
En 1760, Tacky, un esclave jamaïcain originaire de Ghana, planifia et organisa un soulèvement pour obtenir la fin de l’esclavage. Le dimanche de Pâques, Tacky et son armée commencèrent la révolte, s’emparèrent facilement des plantations, et ont tuèrent les propriétaires d’esclaves.
A la fin de la bataille, plus de 60 propriétaires de plantations furent tués avant qu’ils ne soient en mesure de saisir Tacky. Cependant, la guerre de Tacky ne s’arrêta pas là. Le mouvement déclencha des révolutions dans toute l’île, et il fallut aux forces britanniques des mois pour rétablir l’ordre.
12° Bataille d’Isandhlawana (Afrique du Sud):
Les habitants d’Afrique du Sud résistèrent, lors de la Bataille d’Isandhlawana, à la domination européenne qui débuta lorsque les Hollandais et Britanniques commencèrent l’invasion au XVII° siècle. Dans certaines parties d’Afrique du Sud, ils se battirent contre la domination européenne jusqu’à la fin du XIX° siècle. En dépit des efforts coloniaux, le Zululand resta libre jusqu’en 1880. En 1879, une forte résistance, une armée zulu sous le commandement du roi Cetshwayo à Isandhlawana vainquit une force de 8.000 soldats européens, tuant 1600 d’entre eux. Ce fut la plus grande défaite subie par les Britanniques dans toutes leurs campagnes coloniales en Afrique et en Asie.
13° révolte de San Miguel de Guadalupe:
Fondée en 1526, San Miguel de Gualdalupe fut la première colonie européenne à l’intérieur de ce qui est maintenant les Etats-Unis et où certains spécialistes situent près de l’île de Sapelo actuelle Géorgie (McIntosh County, en Géorgie).
Le premier groupe d’Africains à mettre le pied sur ce territoire se révoltèrent contre leurs oppresseurs avant de fuir vers l’intérieur des terres et s’établirent probablement avec les Amérindiens. Cet incident fut la première révolution d’esclaves documenté en Amérique du Nord.
14° La Révolution de Demerara de 1823:
La Révolution de 1823 de Demerara fut un soulèvement impliquant plus de 10.000 esclaves et qui eut lieu dans l’ancienne colonie de Demerara-Essequibo, actuellement connu comme le Guyana. Le 18 août 1823, Jack Gladstone et son père, Quamina, conduisirent une armée d’esclaves africains pour lutter contre leurs maîtres esclavagistes.
Beaucoup de propriétaires de plantations et maîtres d’esclaves furent capturés et tués. La révolte eut un impact fort sur les britanniques, qui firent pression sur leur pays pour accélérer l’émancipation des esclaves africains après la promulgation de la « Slave Trade Act » de 1807 interdisant le commerce des esclaves.
15° La bataille d’Adoua:
Jusqu’à ce qu’il fut brièvement occupée par l’Italie en 1931 à 1945, l’Ethiopie est le seul territoire africain qui résista à la colonisation complète par les Européens . L’Italie n’a en effet coloniser qu’une partie de l’Ethiopie antique, la zone le long de la mer Rouge qui devint l’Érythrée. Cependant, sous la direction de l’empereur Menelik II, l’Ethiopie résista aux tentatives européennes de coloniser tout le pays.
L’Ethiopie remporta une victoire décisive sur l’Italie lors de la bataille d’Adoua le 1er mars 1896. Cette bataille vient mettre fin à une guerre Italo-éthiopienne débutée en 1895. Pendant la bataille, les guerriers de Menelik II attaquèrent avec férocité les Italiens. Faisant peu de prisonniers, les vainqueurs de la bataille d’Adoua tuèrent 289 officiers italiens, 2918 soldats européens et environ 2000 Askari (Africains qui ont combattu du côté des Européens). 954 autres soldats européens manquaient à l’appel, tandis que 470 Italiens et 958 Askari furent blessés. Quelques 700 Italiens et 1800 Askari tombèrent entre les mains des troupes éthiopiennes.
Source:
Traduction #TeamElimu
5 signes montrant que vous souffrez probablement «d’esclavage mental» – par le Dr Amos Wilson
Les chaînes de l’esclavage furent enlevées il y a plus d’un siècle, et la législation adopta l’abandon des chaînes juridiques qui liaient les Noirs des Amériques aux bilans comptable du maître esclavagiste à l’instar des bœufs, du matériel agricole et autres immobilisations corporelles. Toutefois, aucune action extérieure ne peut supprimer l’esclavage mental survenu, qui fut transmis, et qui demeure chez les Noirs d’aujourd’hui.
Pourtant, de nombreux descendants d’Africains sont encore dans le déni des effets durables de cette institution traumatisante et brutale. Ils affirment souvent que l’esclavage s’est passé il y a longtemps, qu’il n’a aucun rapport avec eux, et que les Noirs devraient s’en remettre et profiter des «libertés» désormais à leur disposition. Cependant, le préjudice émotionnel et psychologique causé par la traite négrière transatlantique fut si grave, que beaucoup de gens, aujourd’hui encore, ont du mal à «s’en remettre».
Le Dr Amos Wilson (Février 23,1941 – 14 Janvier 1995), un ancien professeur de psychologie à l’Université de New York, soutiendraient que seule une correction systématique dans la conscience peut aider les Noirs, qui ont appris à penser comme des esclaves, à s’échapper réellement de la servitude. Dans une de ses conférences, le célèbre auteur qui a écrit des livres tels que « The Developmental Psychology of the Black Child, » posa cinq questions simples à ceux qui croyaient le contraire. Si les réponses aux questions de Wilson sont honnêtes, elles révèlent, encore chez la plupart d’entre nous une mentalité d’esclave.
1° Quelle langue parlez-vous?
La langue est essentielle à l’expression de la culture, parce que c’est un moyen par lequel les valeurs, les croyances et les coutumes d’un peuple sont transmises. Elle est fondamentale pour l’identité culturelle et si les gens oublient leur langue maternelle, ils perdent un aspect important de leur culture et un morceau de qui ils sont. Pour cette raison, il est important que les gens gardent leur propre langue vivante.
Lorsque les Noirs furent contraints d’adopter l’anglais, le français, l’espagnol et le portugais, ils furent contraints, d’abandonner leur propre vision du monde et d’accepter une langue étrangère qui les considérait comme des serviteurs soutenant les intérêts des Blancs. Est-ce que la mentalité qui permit à cette relation de se produire existe encore aujourd’hui parmi nous?
2° A quel nom répondez-vous?
Après que les Noirs ne furent kidnappés et déportés d’Afrique pour les Amériques, ils durent supporter un certain nombre de crimes atroces à leur encontre, tous furent dépouillés des noms qu’ils avaient dans leurs pays d’origine. Cet abandon forcé de quelque chose de si précieux a détruit le lien vital qui liait les personnes d’ascendance africaine à leurs pays d’origine et les a déconnecté de leur patrimoine et de leur histoire qui remonte beaucoup plus loin que celle de leurs oppresseurs.
Plutôt que d’être appelé par les traditionnels et magnifiques noms qui attestés de qui ils étaient et d’où ils venaient, les esclaves africains reçurent des noms étrangers qui les présentaient comme des biens. S’il y avait plusieurs esclaves avec le même nom dans un groupe donné, on leur attribué différents identifiants tels que «le petit» ou «le gros». Chacun d’entre eux devant savoir qui a était appelé lorsque le maître esclavagiste faisait signe.
Depuis que l’esclavage fut officiellement aboli, certains Noirs ont laissé tomber leurs noms européens qui furent forcés d’avoir et adoptèrent des noms africains ou des noms nouveaux et uniques. Pourtant, la plupart d’entre nous répondons aux noms faisant de nous la propriété de quelqu’un et certains espèrent même que ces noms leurs permettront d’améliorer leurs chances d’emploi, le genre qui paie.
3° Quel type de nourriture mangez-vous?
Durant l’esclavage, le maître faisait progressivement travailler les esclaves africains de plus en plus, tout en subvenant de moins en moins à leurs besoins. Avec de très longues heures de travail, des locaux exigus et des peines sévères, les Africains vivaient leur vie au jour le jour dans le désespoir et la faim. Ils recherchèrent du réconfort dans ce qui devint par la suite la Soul food.
Lorsque le maître ordonnait l’abattage d’un porc, sa famille mangeait les côtelettes, les steaks et les filets enrobés de bacon. Les entrailles, les pieds, la peau, et la tête étaient tout ce qui restait du porc. Pourtant, très peu était gaspillé parce que les Africains réduits en esclavage apprirent à tout manger sur un porc, « de la queue au groin! » Cela comprenait les pieds de porc, la peau, les intestins et les andouillettes.
De nos jours, les Noirs ont encore à ce type de «réconfort» alimentaire, même si il fut établi que la Soul food est malsaine.
4° Quel Dieu priez-vous?
Le pape Nicolas V approuva l’esclavage et la christianisation du peuple noir. Au cours de ce processus, les peuples africains furent contraints d’abandonner leurs systèmes spirituels pour adopter la version européenne du christianisme.
Les Africains ont leurs propres religions et concepts de Dieu. Aujourd’hui, il y a beaucoup de craintes et des sentiments négatifs envers les systèmes spirituels de nos ancêtres. C’est une conséquence directe de l’idéologie anti-africaine qui fut enseignée et appliquée sévèrement sur les plantations.
L’un des actes les plus graves commis par le système pensé religieuse de la suprématie blanche fut la création de l’image d’un blanc comme étant le «fils» de Dieu. Cette image de blanc, qui est appelé Christ, adorée par beaucoup de Noirs dans le monde aujourd’hui, contribue à favoriser la croyance qui implique que l’homme blanc est parfait, bon, suprême et seule source de bénédictions.
5° Quel genre de vêtements portez-vous?
La mode a toujours joué un rôle important dans la culture africaine. Les styles et les modèles de vêtements ont souvent une signification spirituelle et mythique. De plus, certains des plus beaux vêtements au monde furent conçus par les mains de tisserands africains. Beaucoup d’entre eux ont apporté leurs compétences aux Amériques où ils furent exploités comme une autre source de revenus pour le propriétaire d’esclaves.
Les Noirs n’étaient évidemment pas en mesure de porter leurs vêtements traditionnels durant l’esclavage. Au lieu de cela, les maîtres esclavagistes leurs fournissaient des vêtements européens, souvent moins chers et moins durable.
Aujourd’hui, pour la plupart, les Noirs ont gardé leur instinct pour la mode, mais pour beaucoup d’entre nous les vêtements traditionnels africains paraissent aussi étranges et indésirable que la perception qu’en avaient les européens il y a des centaines d’années. En outre, nous sommes fidèles aux marques d’habillement extérieures à nos communautés.
Source : http://atlantablackstar.com
Traduction #TeamOjal
7 grands chefs militaires africains qui repoussèrent l’oppression européenne et arabe
L’histoire militaire africaine est considérée comme l’une des plus anciennes au monde. Ces armées africaines furent menées par certains des plus grands chefs militaires de tout les temps. Voici un coup d’œil sur sept des commandants les plus extraordinaires de l’histoire:
1° Hannibal Barca:
Né en 247 avant JC, alors qu’il n’y a pas d’image d’Hannibal existante, la médaille sur la photo ci-dessous est souvent utilisée pour représenter Hannibal et ses légendaires éléphants apprivoisés. Hannibal est considéré comme l’un des plus grands stratèges militaires de tous les temps, ses batailles aidèrent à construire l’histoire africaine. Hannibal commença à servir dans l’armée à l’âge de 17 ans, quand son père fut tué dans la bataille. En 218 avant JC, Hannibal et ses troupes combattirent durant la deuxième guerre punique dans les Alpes. Bien qu’Hannibal perde beaucoup d’hommes dans les Alpes, il continua à diriger des troupes pendant 15 ans, remportant plusieurs batailles, notamment la bataille de Cannae.
2° Toussaint L’Ouverture:
La Révolution haïtienne fut menée par Toussaint Louverture, né en 1743, dans le but de rendre égaux maîtres et esclaves. Toussaint Louverture initia en 1791 à Saint-Domingue un soulèvement d’esclaves africains, qui, par la suite, créa l’Etat indépendant d’Haïti, portant ainsi la vile institution de l’esclavage à l’attention du monde. Louverture travailla également à l’amélioration de l’économie de Saint-Domingue, instaura le travail rémunéré dans les plantations, négocia le commerce et mit en place une armée formidable. Plutôt que la guerre, beaucoup de succès de Louverture furent le résultat de tactiques politiques et de stratégies militaires soigneusement élaborées des pour défaire ses ennemis.
3° Shaka Zulu:
Né en 1787, en Afrique du Sud, Shaka Zulu fut incorporé dans les forces armées à 23 ans. Il gravit les échelons à un rythme rapide, s’avéra être particulièrement doué dans la stratégie et tactiques de combat. Il est devint le chef des Zulu en 1816 lorsque son père mourut. Shaka Zulu élabora plusieurs méthodes de combat, y compris l’utilisation de lances à manche court pour créer une meilleure couverture et plus de précision dans la bataille; des formations militaires qui révélèrent optimal pour la victoire. Shaka Zulu instaura également une discipline de fer dans son armée qui fut légendaire dans toute la région. Ces changements et les progrès de l’armée conduisirent à de grands succès de la Nation Zulu , et a eu un effet durable sur l’histoire sud-africaine.
4° Taharqa:
Pharaon de la 25ème dynastie et souverain du Royaume de Kush, dans le nord du Soudan, Taharqa succèda à son père Piye, qui fut considéré comme étant le premier d’une série de rois nubiens qui régnèrent à travers l’Egypte pendant près d’un siècle. Taharqa diriga l’une des armées les plus puissantes et la principales force internationale de l’époque, et des bustes et des monuments de lui étaient visible dans toute l’Egypte. Le succès de Taharqa au combat déboucha sur une période de paix dans lequel le pays prospéra.
5° Son Impériale Majesté Yohannes IV, Negusse Negest d’Éthiopie:
Ras Mengesha Yohannes est le fondateur de l’une des deux branches cadettes les plus élevés de la dynastie impériale éthiopienne Salomonienne. Défaisant les Égyptiens à la bataille de Gundet et Gura en 1876, Yohannes combattit pour la souveraineté éthiopienne. Ses efforts aboutirent à la restauration du droit de l’Ethiopie à importer des armes et des biens. Même si Yohannes mourut dans la bataille, ses efforts et son leadership militaire en façonnèrent l’histoire éthiopienne et restaurèrent leur pouvoir économique.
6° Tariq ibn Ziyad:
Tariq ibn Ziyad fut un général Maure qui dirigea la conquête de l’Espagne. Cette guerre est considérée comme l’une des guerres les plus influentes de l’histoire musulmane. À partir de 711, jusqu’en 720 avec la majorité de la péninsule ibérique sous domination Maure. Cette initiative permit de mettre fin à l’oppression des habitants et d’établir une forme de justice.
7° Hendrik Witboii:
Né dans une famille de chefs de Namibie en 1830, Hendrik Witboii fut le chef de Nama. Il a conduisit son peuple dans le Sud-Ouest africain en 1885, pour lutter contre la colonisation allemande. Apparaissant sur la plupart des billets de banque de la Namibie, il fut nommé le Heroe’s Acre en 2002, le président fondateur déclara à son sujet:
« Le Kaptein Hendrik Witbooi fut le premier dirigeant africain a prendre les armes contre les impérialistes allemands et les occupants étrangers pour la défense de notre terre et l’intégrité territoriale. Nous, la nouvelle génération de la terre des braves, sommes inspirés par l’action révolutionnaire du Kaptein Hendrik Witbooi dans le combat contre les impérialistes allemands qui ont colonisé et opprimé nos peuples. Pour son esprit révolutionnaire et sa mémoire visionnaire nous offrons humblement notre honneur et le respect « .
Sources:
http://www.blackhistoryheroes.com/http://www.nytimes.com/http://www.sahistory.org.za/
http://www.ethiopiantreasures.co.uk/
http://www.britannica.com/
http://www.namibian.org/
http://www.namibian.com.na/
Traduction #TeamElimu
Shark Island : le camp de concentration africain oublié
Shark Island est une petite île située au large des côtes de la Namibie. Sur ce site, il y a plus de cent ans, les Allemands tenaient un camp de concentration connu comme « l’île de la mort« . Le camp de concentration de Shark Island fut, comme tant d’autres tragédies africaines, effacé de l’Histoire.
Plus de 10.000 personnes des tribus Hereros et Namaqua furent tués entre 1905 et 1907, à l’époque la Namibie était une colonie Allemande. Sur cette l’île, les Allemands utilisèrent sur les Herero et Namaqua les mêmes méthodes utilisées sur les Juifs. Des méthodes telles que la torture, le travail forcé, et sont allés jusqu’à la briser les crânes des Hereros et des Namaqua. Avec les cadavres, les Allemands firent des recherches médicales pour voir s’ils appartenaient à une race inférieure. D’autres méthodes de torture tel que le viol et de durs travaux après avoir gardé les femmes affamés pendant plusieurs jours.
Un pilote de transport qui fut décrit comme ayant été employé dans le camp en 1905 raconta que:
Les femmes qui sont capturées et non exécutés sont mis au travail par les militaires comme des prisonniers … on a vu nombre d’entre elles à Angra Pequena (c.-à Lüderitz) mises au travail le plus dur, et si affamés qu’elles n’avaient plus que la peau sur les os […] on leur donné à peine de quoi manger, et j’ai les ai souvent vu ramasser des morceaux de nourriture de jetés par des pilotes. Si elles étaient pris en flagrant délit, elles étaient « sjamboked » (fouettée)
Voyez comment ce récit est proche de ce que disait Frederick Douglas a propos de l’utilisation de la nourriture comme arme de domination pendant l’esclavage. Ce ne sont pas des faits isolés mais tout un système qui repose sur ces pratiques inhumaines.
Des événements comme celui-ci se sont déroulés en Afrique, puis omis par la conscience collective, mais l’Holocauste juif, lui, ne sera jamais oublié…ce sont des épisodes frappants qui nous interpellent sur la suprématie blanche et son fonctionnement.
Ne soyons pas étonnés, prenons acte.
#TeamOjal






































