L’émancipation,
une construction consciente.

Qui est Mutulu Shakur, le beau-père révolutionnaire de Tupac ?

Il est celui qui ouvre le trailer du Biopic tant attendu sur la vie de Tupac par ces conseils prodigués au rappeur : “Tu dois vivre pour quelque chose, et tu dois être prêt à mourir pour quelque chose”. Il est celui qui a joué une influence cruciale sur ce qu’est devenu Tupac Amaru en tant qu’homme et artiste. Portrait de Mutulu Shakur, militant engagé dans la lutte afro-américaine, un temps dans les personnalités les plus recherchées par le FBI et détenu en prison depuis plus de 30 ans pour meurtre. 

Un engagement politique fort

image mulutu shakur avec mopreme et tupac
Mutulu avec Tupac et Mopreme dans ses bras

Mutulu Shakur nait à Baltimore en 1950, mais grandit à New York. Très vite, il se tourne vers une lutte pour les droits afro-américains. L’homme est un fervent partisan de Malcolm X, qu’il rejoint dans ses idées et qui s’avère être une figure marquante dans sa construction politique. Dans les années 1970, il se rapproche des Blacks Panthers, dont fait partie la mère de Tupac, et avec qui une relation amoureuse s’installe. Avec Geronimo Pratt, il fonde le mouvement “Republic of New Africa” qui veut unifier 5 États (South Carolina, Géorgie, Mississippi, Alabama et Louisiane) pour construire une nouvelle nation noire indépendante des États-Unis. Cet engagement fort va marquer le jeune 2pac puisque celui-ci assistait à tous les meetings de son beau-père, et y prenait même un plaisir certain.

Un médecin reconnu

En parallèle de cette lutte très politisé, Mutulu œuvre aussi pour sa communauté dans son travail quotidien. Reconnu par l’état en tant qu’acupuncteur, il exerce ce métier toujours dans une logique sociale. Il met en place un programme d’aide aux toxicomanes via l’acupuncture. Un statut qui lui permettra même de donner quelques conférences à travers le monde, notamment jusqu’en Chine. Le FBI, qui le suit déjà, considère que ce n’est qu’une couverture pour dissimuler ses activités révolutionnaire illégales.

Le braquage de 1981, cavale et arrestation

À une époque où la lutte raciale se durcit, Mutulu et la black Liberation Army (branche des Black Panthers) s’engagent dans une révolution armée. C’est dans ce sens et pour financer leur mouvement qu’ils s’aventurent dans le braquage d’un fourgon Brink’s (rien ne prouve que Shakur ait participé lui-même à l’action). Un vol qui va mal tourner puisqu’une fusillade éclate (dont les faits exactes sont controversés) et tue un agent de la Brink’s et en blesse un autre. Dans leur fuite, deux policiers sont aussi abattus.
Shakur, dont l’implication est évidente pour le FBI, se retrouve alors en cavale. L’État en fait un des 10 fugitifs les plus recherchés des USA et donc un ennemi pour la nation. Personne, ni même son fils, ne sait où il se trouve. Ce n’est que quatre ans plus tard qu’il est retrouvé et arrêté en Californie. Dans un procès très médiatisé dans tout le pays, Il est reconnu coupable de vols, meurtre et aide à l’évasion d’une prison (libérant sa soeur Assata Shakur) et prend une peine conséquente qui devait le rendre libérable en 2016.

 

 

Son activisme en prisonimage mutulu shakur petition                             et le “Thug Code”

Bloqué en prison, son activisme ne s’arrête pas pour autant, lui qui se voit comme un prisonnier politique. Pour obtenir sa libération il a lancé une pétition qu’il a communiqué à Barack Obama lui-même, sans succès. Ceux qui l’ont croisé entre ses murs ont tous affirmé avoir changé en tant qu’homme et dans leur affirmation de leur identité. Malgré un éloignement certain, Tupac considérait son beau-père comme un mentor et une inspiration, c’est d’ailleurs avec lui qu’il a crée le fameux Thug Code en 1992, une sorte de mode d’emploi pour les gangsters : “Je lui ai dit qu’on devait définir ce qu’était la Thug Life” que clamait Makaveli à tue-tête. 26 conseils pour savoir ce qu’est un bon “Thug”. Une philosophie prônant la protection des enfants et la non-violence envers les personnes non impliquées dans la Thug Life.

 

Les 26 règles du Thug Code :

  1. Chaque nouveau dans ce game doit savoir que : a) Il deviendra riche. b) Il ira en prison. c) Il mourra.
  2. Aux leaders des crews: vous êtes responsable des payements à vos membres; votre parole doit être un engagement.
  3. La balance d’un crew est la balance de tous les crews. Les balances sont comme une maladie, tôt ou tard tout le monde l’attrapera; et ils doivent mourir.
  4. Le leader d’un crew doit sélectionner un diplomate et doit trouver des façons de régler des conflits. Dans l’unité, il y a de la force!
  5. Le Car jacking dans nos quartiers est contraire au code.
  6. Vendre de la drogue aux enfants est contraire au code.
  7. Faire vendre de la drogue par des enfants est contraire au code.
  8. Pas de vente de drogue dans les écoles.
  9. Depuis que la balance Nicky Barnes a ouvert sa bouche, le fait de balancer a été accepté par certains. Pas par nous.
  10. Les balances doivent se casser.
  11. Les flics ne dirigent rien, nous oui. Contrôlez le quartier, et rendez le sûr.
  12. Pas de vente de drogues à nos sœurs enceintes. C’est un meurtre de bébé, un génocide!
  13. Connais ta cible, qui est ton véritable ennemi.
  14. Les civils ne sont pas une cible et doivent être épargnés.
  15. Faire du mal aux enfants ne sera pas pardonné.
  16. Il ne faut pas attaquer la maison de quelqu’un lorsque sa famille est là.
  17. La brutalité et le viol insensé doivent cesser.
  18. Nous devons respecter nos personnes âgés.
  19. Respectons nos sœurs. Respectons nos Frères.
  20. Nos sœurs doivent être respectées si elles se respectent elles même.
  21. Les conflits militaires au sujet du territoire dans la communauté doivent être réglés professionnellement, pas dans la rue.
  22. Pas de fusillades pendant une fête.
  23. Les concerts et les fêtes sont des territoires neutres; pas de fusillades!
  24. Connais le Code; c’est pour tout le monde.
  25. Sois un vrai gangsta. Respecte le Code de la Thug Life.
  26. Protèges toi à chaque instant…

Lors de cet interview réalisée en prison, Mutulu soulignait l’importance de son passé de militant sur la philosophie du rappeur “c’est important que les gens comprennent l’importance de l’héritage politique de 2pac dans son histoire”. Il a d’ailleurs sorti un album en hommage à 2pac en 2006 “Dare 2 struggle” dans lequel le côté militant de Tupac est très mis en avant. Un projet réunissant des membres des fidèles Outlaws, dont fait partie Mopreme Shakur, fils de Mutulu et demi-frère de Tupac.

Tupac a toujours eu un discours très politisé à travers ses textes, œuvrant au maximum pour le bien de sa communauté. À son assassinat en 1996, on le sentait capable de faire encore plus et de reprendre l’héritage laissé par son beau-père, cette fois-ci par une voie plus légitime. Ses soutiens étaient nombreux, ses projets pour la communauté afro-américaine infinis et sa popularité au plus haut. Malheureusement le destin en aura décidé autrement…

“And still I see no changes
Can’t a brother get a little peace ?”

 

source: hiphopcorner.fr

 

Comment Facebook, Instagram et Twitter ont aidé la police à cibler des activistes noirs ?

 
L’ACLU (American Civil Liberties Union ou Union Américaine pour les Libertés Civiles) a annoncé mardi que Facebook, Twitter et Instagram ont accordé à la société Geofeedia, l’accès aux informations d’utilisateurs. Ces informations ont par la suite aidé les forces de l’ordre à surveiller et cibler les activistes noirs. De plus, des e-mails entre les forces de l’ordre et des représentants de Geofeedia ont révélé un « accès particulier » aux données des certains réseaux sociaux, faisant même référence à un « partenariat » avec Instagram et Facebook. En réponse à ces découvertes, les trois sites – Facebook, Instagram et Twitter – ont mis fin à l’accès que Geofeedia avait à leurs données.
 
Geofeedia est un outil de surveillance des réseaux sociaux basé sur la localisation, qui fournit des données en temps réel sur les usagers de réseaux sociaux au sein d’une zone spécifique. 
 
Comment fonctionne Geofeedia :
 
L’utilisateur sélectionne d’abord une zone à cibler :
 
 
 
Ensuite, Geofeedia va extraire toutes les activités des réseaux sociaux au sein de la zone ciblée.
 
 
 
Avec ces données, vous pouvez ensuite surveiller des mots-clefs spécifiques – et les personnes qui les utilisent – dans n’importe quel endroit. Des mots-clefs tels que « rassemblement », « protestation » ou « manifestation » peuvent être tracés, de même que des hashtags tels que #BlackLivesMatter ou #FreePalestine. Même les émojis sont pistés par le service. Les utilisateurs de Geofeedia ont un accès en temps réel à la localisation d’un usager des réseaux sociaux, son profil, et même les personnes employant des tags identiques à l’intérieur de la zone.
 
Comme cela a été dévoilé par l’ACLU, Twitter, Instagram et Facebook ont tous fourni à Geofeedia différents degrés d’accès à ces données, qui sont ensuite utilisées comme monnaie d’échange lors de négociations avec les forces de l’ordre. Il n’y a pas de chiffres exacts quant au nombre de personnes ciblées, mais une « étude de cas » a revelé que que la Police de Baltimore s’était servi de Geofeedia comme « outil d’enquête » suite aux manifestations liées à l’affaire Freddie Gray. 
 
Compte tenu de tous ces éléments, on comprend mieux pourquoi le BPD (Baltimore Police Department) a renouvelé son contrat avec Geofeedia quelques jours seulement avant les émeutes. 
 
Une autre étude a révélé que les forces de l’ordre ont utilisé des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier quelques manifestants, grâce aux photos utilisées sur différents réseaux sociaux.
 
Nicole Ozer, Directrice des Politiques Technologiques et des Libertés Civiles de l’ACLU de Californie, a déclaré que actuellement que de plus en plus de postes de police utilisent Geofeedia (63 postes dans le seul état de Californie), et regrette le fait que peu de procédures soient mises en place pour alerter les utilisateurs de médias sociaux sur la manière dont leurs données sont employées :
 

« Il n’y a jamais eu d’avertissement public, de débat, ou du vote à propos de l’usage de cette surveillance invasive. Et aucune agence n’a présenté de politique d’utilisation qui limiterait la façon dont les outils seraient employés »

 
Le Washington Post rapporte que Geofeedia a fournit à 500 bureaux de police, des données de surveillance. Cette révelation ne fait que confirmer l’étroite collaboration de la société Geofeedia avec « plusieurs magistrats judiciaires » dans tout le pays. Un e-mail entre Geofeedia et la police mentionne qu’une fonctionnalité du produit a « couvert à l’échelle nationale Ferguson/Mike Brown avec succès ».
 
En réponse, Facebook, qui possède Instagram, a précisé que Geofeedia a seulement accès aux données que les personnes ont déjà rendues publiques :
 

« Notre politique interne impose des limitations à tout développeur utilisant les données provenant de la plateforme Facebook. Si un développeur utilise nos données [d’utilisateurs] d’une façon non autorisée, alors nous prendrons des mesures rapides, et pourrons mettre un terme à notre partenariat si cela s’avère nécessaire. »

 
Twitter a aussi également réagit à ce sujet, toutefois sans expliquer la nature exacte de la collaboration avec Geofeedia :
 

« Tenant compte des informations contenues dans le rapport de l’aclu, nous suspendons immédiatement l’accès commercial de Geofeedia aux données de Twitter. » 

Facebook et Twitter publient tous deux des rapports de transparence annuels détaillant à quelle fréquence ils communiquent des informations directement soit à la police, soit aux autorités fédérales. Cependant, des données exclusives extraites par une tierce partie tombent de toute évidence hors des requêtes officielles, laissant ainsi une zone d’ombre sur la « transparence » revendiquée par les deux entreprises.
 
Brandi Collins, directeur de campagne de l’Organisation de justice « Color of Change », dit dans une déclaration : 
 

« Facebook et en particulier Twitter ont construit leurs marques sur le dos des utilisateurs noirs. Les directeurs généraux Marck Zuckerberg et Jack Dorsey ont ouvertement courtisé des organisateurs du Mouvement Black Lives Matter, pour qu’ils emploient leurs plateformes. On est en droit de se questionner sur le bien-fondé d’une telle sollicitation, surtout lorsqu’on connait le rôle joué par les outils de surveillance des réseaux sociaux, lors des arrestations d’activistes noirs»

 
Dans des lettres conjointes à Facebook et Twitter, l’ACLU, le Centre pour la Justice des Médias et Color of Change ont appelé les deux entreprises à avancer de nouvelles réformes. Ils réclament une transparence plus exhaustive, et un audit des développeurs tiers, afin de garantir le respect de la vie privée des utilisateurs.
 
Le plus troublant dans cette histoire est le fait que Geofeedia n’est qu’une infime partie d’un Marché basée entièrement sur la surveillance de masse. Plusieurs autres applications utilisent un système de recherche semblable (filtres par mots-clefs, fonctionnalités de géolocalisation en temps réel…)
 
Il n’a pas encore été officiellement admis que ces différents services collaborent avec nos autorités pour une surveillance de masse, mais la discussion sur la vie privée et la crainte de dépassements policiers se poursuit.
 
 

Source : Fusion.net 

Traduit par la Team OJAL 

 
 
 
 
 
 
 
 

8 pays africains dont l’indépendance découle directement des enseignements de Marcus Garvey

Le Zimbabwe



Le Zimbabwe, autrefois connu sous le nom de Rhodésie, est l’un des plus grands exemples de pays ayant été touché par le garveyisme. Selon un article intitulé « The Seeds are Sown: The Impact of Garveyism in Zimbabwe in the Interwar Years« , les enseignements de Marcus Garvey ont eu un « effet électrisant sur les travailleurs migrants zimbabwéens en Afrique du Sud, en les incitant à former diverses associations. » L’accent mis par Garvey sur le nationalisme noir ainsi que d’autres principes considérés comme radicaux à l’époque contribuèrent à déclencher la « le mouvement africain le plus radical de colonie durant les deux guerres« . Les enseignements contribuèrent au final à façonner le paysage politique, religieux et social pour les associations qui finirent par se réunir pour former Zimbabwe.


Le Ghana



Les enseignements de Garvey inspirèrent de nombreux leaders dont Kwame Nkrumah. En raison de cette influence, Nkrumah commença par la suite à travailler pour libérer l’Afrique de la domination coloniale en commençant par le Ghana, selon Black Business Network. De 1952 à 1966, Nkrumah agit comme le chef de ce qui était alors connu sous le nom de Gold Coast avant qu’il conduise le pays à gagner son indépendance vis-à-vis de la domination coloniale britannique. Cela fit du Ghana le «premier pays d’Afrique noire à devenir indépendant», selon la BBC. Cela a également conduit beaucoup de gens dans le pays à attribuer à Nkrumah « la stabilisation d’une scène politique turbulente et en laissant de la démocratie un héritage« .


L’Afrique du Sud


Garvey était un partisan influent du rapatriement, ce qui permit de mobiliser de puissants  mouvements à travers l’Afrique du Sud et de jeter les bases de la vie politique dans la région. «Prêchant l’unité de tous les Noirs, il a affirmé que la liberté ne viendrait que par le retour de tous les Afro-Américains à leur foyer ancestral et à cette fin il avait fondé l’Universal Negro Improvement Association en 1914», selon sahistory.org . «En 1925 les adversaires du racisme blanc, dans les villes et les districts ruraux, mais surtout dans le Cap oriental avaient adapté les enseignements de Garvey à l’expérience sud-africaine noire. Ainsi, le retour des terres à ses propriétaires ancestraux est devenu l’un des thèmes centraux autour desquels l’opposition à la domination des colons blancs  fut mobilisée».


La Tanzanie



Après la Seconde Guerre mondiale, la région maintenant connue comme la Tanzanie fut placé sous tutelle des Nations Unies, et le développement de la région était sous contrôle britannique. Au cours d’une série de mouvements indépendantistes crées à la suite de la campagne de Garvey pour le nationalisme africain, Tanganyika Africa National Union (TANU) émergea comme l’un des groupes les plus puissants. Selon un article publié dans le Journal of Black Studies, la TANU fut dirigée par nul autre que Julius Nyerere, un leader influent du peuple qui attribuait beaucoup de ses propres connaissances aux enseignements de Garvey. La TANU grandissant, les élections eurent lieu en 1960 et la la Tanzanie devint indépendante en 1961.


Le Kenya



Jomo Kenyatta est non seulement le premier président du Kenya, mais il est aussi le puissant leader qui contribua à faire de ce pays une nation indépendante. Selon l’ouvrage « Figures from the African Nationalist and Independence Movement« , Kenyatta aida à mener l’Union nationale africaine du Kenya dans les négociations au cours de la première et la deuxième Conférence de Lancaster à Londres.


La Guinée



Ahmed Sékou Touré, un autre dirigeant influencé par les œuvres de Garvey, a conduit la Guinée à l’indépendance en 1958. Guinée faisait partie d’un groupe de pays qui formaient la IVe République française avant son effondrement. C’est lorsque les Français fondèrent la Ve République et offrirent l’autonomie des pays dans le nouvel empire colonial français ou d’avoir l’indépendance immédiate. Touré conduisit le peuple Guinéen dans une poussée indépendantiste tandis que les autres pays choisirent l’autonomie. Les Français se retirèrent de la région avant que la nation ne déclare son indépendance et a ne fasse de Sekou Toure son premier président.


La République Démocratique du Congo (RDC)



La RDC a obtenu son indépendance notamment grâce à la présence mouvements nationalistes qui fut inspirés en grande partie en partie par Garvey. Dans les années 1960, la RDC fut occupée par une série de parties indépendantistes comme le Mouvement National Congolais, qui fut dirigé par Patrice Lumumba. Le MNC à revendiquer la victoire aux élections parlementaires et Lumumba à sa tête devint le premier Premier ministre de la République Démocratique du Congo à partir de Juillet 1960.


L’Angola



Le slogan de Garvey, « L’Afrique aux Africains »  fut au centre de nombreux mouvements historiques d’indépendance et de libération. Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola doit a Garvey sa capacité à mobiliser et de faire partie de la liste croissante des groupes soutenant le mouvement nationaliste. Selon un article du New York Times, une « rébellion d’inspiration Garveyniste  » éclata en Angola en 1922, ce fut une autre grande étape vers l’indépendance du pays.


Source : 8 African Countries Whose Independence Is a Direct Result of the Teachings of Marcus Garvey

Traduction #TeamOjal





8 Faits à propos de la Première « Million Man March » de 1995 que vous ne connaissez probablement pas

Le commencement


Le 16 octobre 1995, environ 1 million d’hommes noirs se sont réunis à Washington DC en réponse à un appel de l’Honorable Ministre Louis farrakhan, le leader de la Nation de l’Islam. L’objectif déclaré était l’expiation et aborder les problèmes particuliers de la communauté noire.



Les orateurs invités


Même si la Million Man March concernait principalement les hommes noirs, il y eut de nombreux orateurs et invités d’honneur des deux sexes. La femme de Malcolm X, le Dr. Betty Shabazz, le militant des droits civiques Martin Luther King III, Rosa Parks, Dorothy I. Height, Mgr Joseph Lowery, le philosophe et historien Dr Cornel West, le militant et comédien, Dick Gregory, étaient parmi les participants. En plus des militants, Stevie Wonder a diverti l’assemblée, tandis que Maya Angelou lut de la poésie. D’autres invités célèbres comme les militants Benjamin Chavis, le révérend Jesse Jackson et le révérend Al Sharpton étaient aussi présents.



Les causes de la Marche de 1995


Selon les données du recensement, en 1995, le taux de chômage des noirs oscillait autour de 11 à 13%, ce qui est presque deux fois plus élevé que celui des Blancs. À l’époque, le parti républicain prit le contrôle du Congrès. L’incarcération de masse, la violence armée dans les communautés noires, et les coupes budgétaires dans le domaine de l’éducation ciblant les jeunes Noirs étaient des sujets fréquents. L’élection de Bill Clinton s’avéra inefficace pour résoudre les problèmes des noirs.

Durant son discours l’Honorable Ministre Louis Farrakhan déclara :

« L’image de la communauté noire est horrible à travers le monde. L’image des hommes noirs en particulier, est celle d’un groupe bestiale, maniaque et sauvage. L’image que vous avez des hommes noirs n’est pas l’image de qui et de ce que nous sommes vraiment . »




Les causes de la Marche de 2015

Alors que le 20e anniversaire de la mars 1995 a eu la même tonalité et en grande partie les mêmes causes que la première, il fut fortement axées sur les meurtres de Noirs de la main de la police. Cette marche fut plus représentative du mouvement Black Lives Matter, qui balaya les USA après le meurtre de l’adolescent désarmé, Michael Brown, à Ferguson.
Selon les comptes du Guardian, 908 personnes furent tuées par les flics aux États-Unis cette année. Ce nombre ne cesse de grimper à un rythme alarmant. Malheureusement, le taux de chômage élevé, la forte présence de la police dans les collectivités noires et latinos et les coupes dans le budget de l’enseignement sont toujours des questions non résolues. 



Controverse


Farrakhan réussit à rassembler près de 900.000 Noirs pour la première marche dans la capitale américaine, mais beaucoup désapprouvèrent. Le député républicain Gary Francs du Connecticut était en désaccord avec Farrakhan. Il déclara :

« Le Ku Klux Klan hait les Noirs, les Juifs et les catholiques. La Nation de l’Islam déteste les blancs, les juifs et les catholiques. Les deux devraient être méprisés pour ces croyances déformées « .

Comparer le KKK et la Nation de l’Islam est tout simplement scandaleux. Le KKK fut responsables de nombreux lynchages au 20e siècle, de bombardements d’église, et de terrorisme visant des militants des droits civiques dans les années 1950 et 60. Les deux sont diamétralement opposés.



Encore plus de controverse


L’Honorable Ministre Farrakhan fut qualifié d’ennemi de la communauté juive. Abraham Foxman le directeur national de l’ADL déclara en 1995 :

« Une marche dans laquelle le but déclaré est l’expiation, dont le but avoué est de se tenir contre le racisme est un message creux si elle est dirigée par quelqu’un qui n’est pas disposé à se débarrasser du racisme, de l’intolérance et de l’antisémitisme ».

En outre, la marche également écarta certaines femmes du mouvement des droits civiques. L’activiste Myrlie Evers-Williams, présidente de la NAACP en 1995 déclara:

« J’encourage les hommes noirs de se lever et de prendre soin de leurs familles. Mais en toute honnêteté, éliminer totalement les femmes de cette marche me gêne beaucoup ».




Le message


Dans les années 90’s, l’Amérique fut en proie à des tensions raciales qui étaient défavorables au progrès du peuple noir. L’affaire Rodney King, les émeutes de Los Angeles et l’affaire OJ Simpson dominèrent les journaux. Le Ministre Farrakhan voulut changer cela. Il exigea que les Noirs soient traités également, avec le même accès aux ressources et aux opportunités que les Blancs. En outre, les participants de la marche se engagèrent à protéger leurs familles et de mettre fin au matricide. Ils s’engagèrent également à investir dans des entreprises noires et dans leur communauté.



L’héritage

La « Million Man March » prouva que les Noirs pouvaient s’unir pour un objectif commun. Environ 1 million d’hommes noirs se réunirent pour former le plus grand rassemblement jamais vu sur le National Mall, éclipsant le précédent record détenu par le rassemblement de la Marche pour l’emploi et la liberté de Washington en 1963. En 20 ans, les USA ont élu leur premier président noir, ainsi que son premier avocat général noir. Toutefois, la suprématie blanche et le racisme systémique sur toutes les formes continue de sévir, montrant la nécessité de la dernière marche, même 20 ans plus tard.




Traduction #TeamOjal

7 endroits à travers le monde qui eurent des mouvements du « Black Power »

États Unis


Le Mouvement du Black Power aux États-Unis inspira de nombreux mouvements à travers le monde entier. Il fut inspiré par les efforts du Student Non-Violent Coordinating Committee (SNCC), qui deviendra plus tard pour le Black Panther Party, et The Black Arts Movement. Le Mouvement du Black Power fut aussi impliqué dans le mouvement des droits civiques. le Black Power aux Etats-Unis appelait à la fierté noire, à l’égalité politique, à l’indépendance économique et à la stabilité des Noirs, à la liberté et à l’égalité de l’éducation, à des conditions de vie adéquates, et à la protection égale de la loi. L’idée du Black Power engendra d’énormes progrès politiques, y compris le Civil Rights Act de 1964.




Afrique du Sud


Le Mouvement du Black Power en Afrique du Sud, mieux connu comme le Mouvement de la Conscience noire, fut utilisé comme un outil pour s’opposer à l’idéologie politique de l’apartheid. À bien des égards, l’Organisation des étudiants sud-africains (SASO) initia le du mouvement. Selon un article publié par la Michigan State University, la Conscience Noire chercha à « libérer psychologiquement les noirs par la « conscientisation », ou la réalisation de l’estime de soi des Noirs et la nécessité d’un activisme noir. » Le mouvement « re-dynamisa la résistance à l’apartheid et engendra un certain nombre d’organisations politiques et communautaires« . Stephen Bantu Biko, leader étudiant et militant fut l’un des co-fondateurs de la SASO et la principale force du Black Consciousness Movement. Après plusieurs arrestations, Biko fut retrouvé nu et mort sur un sol froid de sa prison en 1977.




Canada

Dans son livre, Fear of a Black Nation: Race, Sex and Security in Sixties Montreal, David Austin décrit le mouvement du Black Power à Montréal. Le mouvement fut marquée par deux événements principaux: le Congrès des écrivains noirs et de l’affaire Sir George Williams . Le Congrès des écrivains noirs, qui eut lieu en 1968, portait sur le thème du Black Power à l’échelle mondiale noir et du nationalisme noir. Des «figures radicales et nationalistes», tels que Kwame Nkrumah, CLR James, et Stokely Carmichael, qui devint plus tard Kwame Ture, furent impliqués dans le congrès. Le deuxième événement marquant fut celui de 1969, l’affaire Sir George Williams. La protestation commença quand des étudiants noirs s’opposèrent au système de notation raciste du professeur Perry Anderson. Lorsque les griefs des étudiants ne furent pas prises au sérieux par les administrateurs de l’école, ils commencèrent à tenir des réunions, à organiser des manifestations et des « sit-ins« . En Février 1969, l’occupation pacifique par les étudiants du centre informatique de l’Université Sir George Williams prit la forme d’une émeute lorsque les administrateurs de l’école appelèrent la police. Leur occupation conduisit à l’émeute qui reçut une audience nationale. Partout dans le monde, de plus en plus de gens furent au courant du mouvement du Black Power Canadien.




Jamaïque


Reggae, Rastafari, and the Rhetoric of Social Control, un livre écrit par Stephen A. King, Barry T. Bays III, et P. Renee, affirme que « le mouvement du Black Power en Jamaïque a coïncidé avec la publication de plusieurs journaux de Black Power, des grèves national, des manifestations violentes, et des conflits syndicaux« . Le mouvement du Black Power de la Jamaïque fut soutenu, à l’époque, par le mouvement rasta et la musique reggae. Walter Rodney, un jeune chercheur du Guyana en histoire africaine et professeur à l’Université des Indes occidentales, fut sans doute le plus fervent défenseur du Black Power en Jamaïque. Il donna des conférences qui encouragèrent la conscience noire et l’autodétermination. Ces conférences conduisirent finalement un grand nombre de gens, y compris le Parti travailliste jamaïcain conservateur, à croire qu’il était une menace pour la stabilité du pays. En conséquence, il fut expulsé à son arrivée du Congrès des écrivains noirs de Montréal. Après avoir entendu parler de l’expulsion de Rodney du Canada, les étudiants d’une faculté organisèrent une manifestation pacifique pour dénoncer la décision gouvernementale. La protestation « tourna à l’émeute à grande échelle« . Ces émeutes firent trois morts, une centaine de personnes environ furent arrêtées, cinquante autobus endommagés, et des dommages aux biens totalisant plus d’un million de dollars jamaïcains.




Australie


Selon le livre de Rhonda Y. Williams, Concrete Demands: The Search for Black Power in the 20th Century, le mouvement Black Power en Australie fut initialement alimentée par la Victorian Aborigines Advancement League (AAL). Le président de l’AAL, Bob Maza, croit que le nationalisme noir, ainsi que les enseignements de Malcolm X, « pourraient améliorer l’auto-guérison des populations autochtones. » En 1971, Denis Walker, un révolutionnaire autochtone, érudit, activitiste politique, et militant du Black Power annonça la formation du Black Panther Party australien dans le Queensland. Il déclara :

« Le Black Panther Party sera l’avant-garde pour tous les personnes opprimées, et en Australie, les Autochtones sont les plus opprimés de tous. »

Alors que le Black Panther Party australien utilisa l’auto-défense afin de se battre pour ses libertés politiques, le Parti mit aussi en œuvre des programmes utiles pour sa communauté, y compris « un journal, un centre de garde d’enfants, un programme de petits déjeuners pour les enfants, un service juridique, et une clinique« . Tout comme le Black Panther Party aux Etats-Unis, l’objectif ultime du Black Panther Party australien était d’élever la communauté.




Angleterre


Londres, avait son propre mouvement du Black Power. En fait, le Black Panther Party britannique s’est battus pour les mêmes droits que les Black Panthers américains : une bonne éducation, des logements acceptables, l’indépendance culturelle et l’égale protection devant la loi. Avec ses nombreuses branches, le Parti établit son siège à Brixton. Un article publié par The Independent décrit le mouvement comme « faisant partie de la lutte contre le racisme et pour l’amélioration des droits pour toutes les minorités ethniques au Royaume-Uni« . Le Mouvement du Black Power en Angleterre atteignit son paroxysme avec le Mangrove Nine en 1971. La Mangrove était un restaurant Afro de Notting Hill qui était constamment harcelé et attaqué par la police qui le prenait pour refuge de militants noirs radicaux. Ils arrêtèrent neuf noirs, y compris Althea Jones-Lecointe et Barbara Beese, des Panthers éminents de l’époque, et les traduisirent devant les tribunaux pour une manifestation politique précédente qui avait abouti à des violences. Cet acte était, bien sûr, un stratagème pour mettre un terme au mouvement du Black Power en Angleterre. Pourtant, les neuf individus furent libérés et acquittés. Au lieu de cela, la police fut considérée, à l’échelle nationale, comme coupable et le procès mit en lumière la brutalité de la police raciste de l’époque. Pour cette raison, et bien d’autres, le Mouvement du Black Power en Angleterre fut un énorme succès.




Bermudes


La représentation la plus prédominante du mouvement Black Power aux Bermudes était celle du Black Beret Cadre. En fait, le Dr Quito Swan, un professeur d’histoire des Bermudes à l’Université Howard, décrit les bérets noirs comme « l’avant-garde pour le Black Power aux Bermudes« . John Bassett Hinton Jr. était « le principal organisateur du Cadre« . Lui et Eliyahtsoor Ben Aaharon, et plusieurs autres fondèrent le Cadre. Le membre le plus notoire du Cadre fut Erskine Durrant « Buck » Burrows. Selon Swan, il « volait aux riches pour donner aux pauvres« . Dans le livre de Swan, Black Power in Bermuda: The Struggle for Decolonization, le Black Beret Cadre lutta pour apporter « l’indépendance économique, politique et culturelle vis-à-vis de la Grande-Bretagne« . Tout comme les autres défenseurs du Black Power dans le monde, ils formèrent des programmes sociaux, pour promouvoir l’autodétermination chez les Noirs. Et, tandis que les autorités de l’île décrivaient souvent le Black Beret Cadre comme une bande de criminels dangereux, ils battirent pour apporter un changement à la communauté noire aux Bermudes.


Sources : 

  • Fear of a Black Nation: Race, Sex and Security in Sixties Montreal, David Austin
  • Rhonda Y. Williams’ book, Concrete Demands: The Search for Black Power in the 20th Century
  • Black Power in Bermuda: The Struggle for Decolonization by Quito Swan
  • Reggae, Rastafari, and the Rhetoric of Social Control, a book written by Stephen A. King, Barry T. Bays III, P. Renee

Traduction #TeamOjal



7 Exemples honteux des camps de concentration créés pour les Noirs

Les camps de concentration de l‘après-guerre civile aux États-Unis


Après la guerre civile (et même pendant), des millions de Noirs libres furent acheminés dans des camps de concentration près de bases militaires de l’Union où les conditions de détention étaient insalubres et où la nourriture était limitée. Beaucoup succombèrent des privation de nourriture, et autres moyens. Les plus célèbre de ces cas eurent lieu à Natchez dans le Mississippi. Ce camp de la mort fut créé après que des Noirs libre fuirent vers Natchez après avoir été libéré.

«Lorsque les esclaves furent libérés des plantations pendant l’occupation, ils envahirent Natchez», déclara le chercheur Paula Westbrook. «Il y en eut environ entre 10 000 à 120 000 durant une nuit.»

Là, des dizaines de milliers de Noirs libre furent soumis à des conditions horribles qui conduisirent à leur mort. Au bout du compte, environ 20.000 noirs hommes, femmes et enfants furent tués.


Camps de concentration aborigènes


Comme moyen pour « exterminer » la population autochtone, l’Australie adopta l’Aborigines Protection Act (Loi sur la protection des Aborigènes, NDLR) de 1909. En vertu de cette loi, les premiers camps de concentration australiens furent établis. Le Dr. Gary Foley, un activiste, universitaire, écrivain et acteur australien aborigène de l’ethnie Gumbaynggirr, affirma que cette foi fut établie « sur l’hypothèse que ce qui restait de la population autochtone ne voulait pas mourir« .


Les camps de travail pour Noirs durant de la guerre anglo-boer


Alors que les deux principales forces dans la guerre anglo-boer étaient blanches, les Noirs connurent le plus des pertes au cours de cette guerre. Pas moins de 15 000 Noirs furent utilisés comme combattants et non-combattants par les Britanniques. À la suite de la « politique de la terre brûlée » des britanniques, de nombreux Noirs qui vivaient dans des fermes blanches furent déportés dans des camps de concentration. En outre, les civils déportés et capturés furent arrêtés par les forces britanniques et conduis dans des «camps de réfugiés», qui est devinrent rapidement des camps de concentration. Les Britanniques emprisonnèrent les Noirs dans les camps, pour les faire travailler, pour cultiver des denrées alimentaires pour les troupes, pour creuser des tranchées, pour devenir conducteurs de chariots, pour travailler comme mineurs une fois que les mines d’or redevinrent opérationnelles, selon sa history.org.za.



Le génocide Herero et Namaqua et le camp de Shark Island


Après que les peuples Herero et Namaqua se rebellèrent contre l’impérialisme allemand dans le Sud-Ouest africain, ou l’actuelle Namibie, les impérialistes allemands placèrent des milliers de Namibiens dans des camps de concentration. Le pire de ces camps fut celui de Shark Island ou l’île de la mort, au large des côtes de Lüderitz, en Namibie. Ceux qui furent envoyés sur Shark Island le furent uniquement pour mourir. Ceci est considéré par de nombreux historiens comme le premier génocide du 20ème siècle. Entre 1904 et 1908, 100 000 Herero et 10.000 Nama  perdirent la vie.



Le Camp de Tarrafal au Cap-Vert


Le Camp de Tarrafal, aussi connu comme le « Camp de la mort lente » fut initialement développé comme un moyen de punir les communistes, anarchistes, anti-colonialistes, libéraux et autres opposants du régime d’Antonio de Oliveira Salazar. Pourtant, dans les années 1970, il rouvrit ses portes pour emprisonner les dirigeants africains qui combattaient les Portugais pour obtenir leur indépendance. Le camp fut le moyen par lequel le Portugais intensifièrent l’oppression contre les captifs africains. Bon nombre des techniques utilisées pour torturer les captifs africains furent inspirés par les nazis, ainsi que par les pratiques oppressives de l’esclavage.


Les Mau Mau et camps de concentration au Kenya


La rébéllion Mau Mau fut une réponse au colonialisme britannique. Entre 1954 et 1960, la révolte des Mau-Mau permit de renforcer l’indépendance du Kenya. Elle fut une grande tragédie pour ceux qui y furent impliqués. Durant six ans, les colons britanniques organisèrent les camps de punir suspects Mau Mau. À ce jour, la Grande-Bretagne a peu fait pour confesser son crime au Kenya, y compris les décès de l’infame camps de détention de Hola dans lesquelles « les détenus (…) furent matraqués à mort par des gardiens de prison pour avoir refusé de travailler« , selon un article publié par The Telegraph.


Les Noirs durant l’Holocauste allemand


Un article publié par le Holocaust Memorial Museum aux États-Unis confirme que « le sort des Noirs entre 1933 et 1945 en Allemagne nazi et dans les territoires occupés par l’Allemagne allait de l’isolement à la persécution, la stérilisation, l’expérimentation médicale, l’incarcération, la brutalité et l’assassinat. » De ce fait, ils se trouvèrent souvent dans des camps de concentration. En effet, les Afro-américains furent également « capturés par les nazis et furent internés dans des camps de concentration« , selon un article publié par NewsOne.


Source : http://atlantablackstar.com/
Traduction #TeamOjal

Le All-African People’s Revolutionary Party de Kwame Nkrumah

Dr Kwame Nkrumah

Le All-African People’s Revolutionary Party (l’A-APRP, le Parti révolutionnaire de tous les peuples africains) est un groupe socialiste fondé par le Dr Kwame Nkrumah. Le Parti fut initié en Guinée Conakry en 1968. L’objectif de Nkrumah à la fondation de ce parti était de créer et de gérer les conditions économiques et politiques nécessaires à l’émergence d’une Armée révolutionnaire populaire 100% africaine qui mènerait la lutte militaire contre le colonialisme, le sionisme, le néo-colonialisme, l’impérialisme et toutes les autres formes de capitalisme, d’oppression et d’exploitation.

Le A-APRP a des succursales dans plusieurs pays et dans plusieurs États américains. Kwame Toure (Stokely Carmichael) était l’un des dirigeants du parti à partir des années 1970 jusqu’à sa mort.


Les idéaux



Le All-African People’s Revolutionary Party favorise le panafricanisme sous la forme de la libération totale et de l’unification de l’Afrique sous le socialisme scientifique. Le socialisme scientifique est définie comme une nouvelle synthèse sociale dans laquelle une société techniquement avancée est crée sans les stupéfiants dysfonctionnements sociaux et les schismes profonds de la société industrielle capitaliste.
À l’appui de cette position générale, le A-APRP estime que les Afro-Américains ont été tenus ignorants à dessein parce capitalistes et impérialistes voulaient que l’Afrique paresse sauvage, pour maintenir les Africains divisés, désorganisés, paumés et vivant dans des conditions étouffantes, afin qu’ils ne puissent continuer leur progrès vers la liberté totale. Le All-African People’s Revolutionary Party considère les Etats-Unis et Israël comme responsable de la misère et des souffrances qu’elles provoquent partout dans le monde, et en outre accuse les Etats-Unis de permit à l’esclavage et les traitements brutaux envers les Afro-Américains.
Le A-APRP croit que l’ONU n’est intéressée que par l’exploitation de l’Afrique et de ses habitants, et devrait être bannie du continent. 
Le Parti vénère aussi des leaders anti-impérialistes tels que Fidel Castro, Ho Chi Minh, et Yasser Arafat.

Les objectifs


Le All-African People’s Revolutionary Party vise à former un gouvernement socialiste africain uni. Le parti croit que l’Afrique doit d’abord être unis avant de pouvoir se développer économiquement et technologiquement. Selon le parti, un tel développement serait garantit par une utilisation équilibrée des ressources matérielles et du potentiel humain de l’Afrique sue des lignes d’une économie intégrée, et au sein des divisions de productions correspondantes, l’élimination de toutes les formes de concurrence inutiles, de l’hostilité économique et de la réplication obtenus dans la vraie liberté.



Sources : www.aaprp-intl.org

Traduction #TeamOjal

15 insurrections noires contre l’oppression européenne et arabe qu’ils ne vous enseigneront pas à l’école

1° La rébellion de Nat Turner:

 
La rébellion de Nat Turner, également appelé l’Insurrection de Southampton, est probablement le plus célèbre soulèvement d’esclaves d’Amérique du Nord. La révolte fut brillamment planifiée par Turner et eut lieu en Août 1831 à Southampton County, en Virginie. Le groupe de « combattants de la liberté » dirigé par Turner tua près de 65 personnes d’origine européenne, le plus grand nombre de décès causés par une révolte d’esclaves dans le Sud des Etats-Unis. Bien que la rébellion fût réprimée en quelques jours, Turner survécut dans la clandestinité pendant plus de deux mois.
 
 

2° La Révolution haïtienne:

 

La révolte d’esclaves la plus réussie de l’hémisphère occidental fut la Révolution haïtienne, qui débuta en 1791. Dutty Boukman, un esclave africain instruit de la Jamaïque qui fut vendu à un maître esclavagiste français en Haïti, organisa et lança la révolution qui conduisit finalement à mettre fin à l’esclavage sur ​​l’île. Plus tard, génie militaire Toussaint Louverture mena la révolution alors que la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne, essayaient de recoloniser Haïti et de rétablir l’esclavage. Durant la guerre, qui aboutit à la première République noire indépendante en 1804, 100 000 soldats français et britanniques furent tués.
 
 

3° La rébellion des Zanj:

 
La plus grande révolte des esclaves africains fut initiée par les Zanj contre les négriers arabes. Les Zanjou Zinj étaient les habitants de la terre le long de la côte de l’Afrique de l’Est. Ils furent négociés comme esclaves par les Arabes et furent contraints de travailler dans les salines cruelles et humides du Shatt-al-Arab, près de Bassorah en Irak moderne. Conscients de leur grand nombre et des conditions de travail accablantes, les Zanj se rebellèrent trois fois.
 
La plus grande de ces rébellions dura de 868 à 883 après JC, au cours de laquelle ils infligèrent des défaites répétées aux armées arabes envoyées pour réprimer la révolte. , Ils continuèrent pour certains pendant 14 ans à remporter des victoires militaires remarquables et même construisirent leur propre capital, Moktara, la ville élue.
 
 

4° La révolte d’esclaves de New York de 1712: ‬

 
La révolte des esclaves de New York de 1712 se produisit, lorsque 23 esclaves africains tuèrent neuf personnes d’origine européenne et en blessèrent six autres. Les esclaves avaient planifié et organisé la révolte durant la nuit du 6 Avril 1712. Après avoir mis le feu à un bâtiment sur ​​Maiden Lane, près de Broadway, ils attendirent que les colons se précipitent pour éteindre les flammes, puis commencèrent à les attaquer.
 
 

5° La Première « Maroon War »:

 
En 1739, les marrons jamaïcains furent les premiers esclaves africains à arracher leur liberté des mains des maîtres d’esclavagistes européens. Pendant la Première Maroon War, ils se sont battirent et échappèrent à l’esclavage et établirent des communautés libres dans l’intérieur montagneux de l’île. Durant 76 ans, il y eut des accrochages périodiques entre Britanniques et Marrons, aux côtés des révoltes d’esclaves occasionnels.
Finalement, du le gouvernement britanniques et les propriétaires d’esclaves réalisèrent qu’ils ne pourraient pas vaincre les Marrons, donc ils vinrent avec un traité de paix qui leur permit de vivre dans leurs propres états libres en Jamaïque. En conséquence, les Marrons établirent cinq villes principales : Accompong, Trelawny Town, Moore Town, Scots Hall, et Nanny Town.
 
 

6° Guerres Anglo-Ashanti (Ghana):

 
Il n’y a nul part en Afrique de l’Ouest une plus longue tradition de confrontation entre les pouvoirs africains et européens que dans la Côte d’Or (actuel Ghana), entre le Royaume Ashanti et les britannique. Les efforts de l’Angleterre pour étendre son influence économique et politique à l’intérieur de la Côte d’Or furent accueillis avec une vive résistance de la part des Ashanti.
 
Durant près de cent ans (1806-1901), le Royaume Ashanti défendit ses intérêts et la liberté à travers une série de victoires dans ses batailles contre les britanniques et autres européens. Les britanniques vainquirent finalement les Ashantis grâces un armement supérieur et aux guerriers nigérians durant la guerre les opposants à la Reine Mère Yaa Asantewaa au tabouret d’or en 1901.
 
Cette victoire ouvrît la voie à la domination coloniale britannique sur toute la Côte d’Or, mais la reine mère réussit à maintenir le tabouret d’or à l’abri des britanniques.
 
 

7°‪ La révolte de la Amistad:

 

 

En 1839, des Africains prirent le contrôle du bateau négrier espagnol nommé La Amistad tout en naviguant le long de la côte de Cuba. Les captifs africains, dirigés par Joseph Cinque, échappèrent à leurs entraves et tuèrent beaucoup de membres d’équipage, mais épargnèrent quelques-uns pour naviguer et le ramener chez eux au Sierra Leone. Toutefois, l’équipage les trompa, en naviguant vers le nord où ils furent appréhendés près de Long Island, New York. Après un procès très médiatisé, les captifs africains furent libérés.
 
 

8° la révolte des Malés:

 
 
La révolte des Malés (1835), également connu sous le nom de Grande Révolte, est peut-être la révolte d’esclaves la plus importante du Brésil. Des esclaves brésiliens Yoruba et d’anciens esclaves, qui furent inspirés par Dutty Boukman, Toussaint Louverture, et la Révolution haïtienne (1791-1804), portaient des colliers avec l’image de président haïtien Dessalines lorsqu’ils se battirent pour leur liberté. Une fois la fumée dissipée, les autorités portugaises craignirent de perdre le contrôle du Brésil, de la même manière que le français perdirent Haïti, et ils envoyèrent rapidement les survivants (500 combattants de la révolte) vers l’Afrique.
 
 

9° La Révolution de Zanzibar:

 
Lorsque Zanzibar obtint son indépendance vis à vis de la Grande-Bretagne en 1963, une série d’élections parlementaires réserva deux tiers des sièges pour aux Arabes et aux Indiens. Frustré par la sous-représentation au Parlement, en dépit des 54% lors à l’élection de Juillet 1963, le Parti Afro-Shirazi et l’aile gauche du parti Umma, essentiellement africains, unirent leurs forces. Tôt le matin du 12 janvier 1964, un membre de l’ASP, John Okello mobilisa environ 600 à 800 révolutionnaires sur l’île principale d’Unguja (île de Zanzibar). Ils submergèrent les forces de police du pays et confisquèrent leurs armes. Les insurgés renversèrent alors le sultan et son gouvernement. Les représailles contre les civils arabes et d’Asie du Sud sur l’île laissèrent un nombre de morts allant de plusieurs centaines à 20 000.
 
 

10° La Rébellion de Stono:

 
La Révolution de Stono, aussi appelée la conspiration de Cato, fut une révolte d’esclaves qui commença le 6 septembre 1739, en Caroline du Sud. Près de 60 esclaves tuèrent 22 à 25 propriétaires de plantations avant d’être interceptés par les miliciens Près d’Edisto River.
Dans cette bataille, les esclaves luttèrent avec acharnement, certains s’échappèrent. La Révolution de Stono fut la plus grande révolte d’esclaves dans les colonies britanniques du continent avant la Révolution américaine.
 
 

11° Guerre de Tacky:

 

 

En 1760, Tacky, un esclave jamaïcain originaire de Ghana, planifia et organisa un soulèvement pour obtenir la fin de l’esclavage. Le dimanche de Pâques, Tacky et son armée commencèrent la révolte, s’emparèrent facilement des plantations, et ont tuèrent les propriétaires d’esclaves.
 
A la fin de la bataille, plus de 60 propriétaires de plantations furent tués avant qu’ils ne soient en mesure de saisir Tacky. Cependant, la guerre de Tacky ne s’arrêta pas là. Le mouvement déclencha des révolutions dans toute l’île, et il fallut aux forces britanniques des mois pour rétablir l’ordre.
 
 

12° Bataille d’Isandhlawana (Afrique du Sud):

 
 
 
Les habitants d’Afrique du Sud résistèrent, lors de la Bataille d’Isandhlawana, à la domination européenne qui débuta lorsque les Hollandais et Britanniques commencèrent l’invasion au XVII° siècle. Dans certaines parties d’Afrique du Sud, ils se battirent contre la domination européenne jusqu’à la fin du XIX° siècle. En dépit des efforts coloniaux, le Zululand resta libre jusqu’en 1880. En 1879, une forte résistance, une armée zulu sous le commandement du roi Cetshwayo à Isandhlawana vainquit une force de 8.000 soldats européens, tuant 1600 d’entre eux. Ce fut la plus grande défaite subie par les Britanniques dans toutes leurs campagnes coloniales en Afrique et en Asie.
 
 

13° ‪révolte de San Miguel de Guadalupe:

 
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Fondée en 1526, San Miguel de Gualdalupe fut la première colonie européenne à l’intérieur de ce qui est maintenant les Etats-Unis et où certains spécialistes situent près de l’île de Sapelo actuelle Géorgie (McIntosh County, en Géorgie). 
 
Le premier groupe d’Africains à mettre le pied sur ce territoire se révoltèrent contre leurs oppresseurs avant de fuir vers l’intérieur des terres et s’établirent probablement avec les Amérindiens. Cet incident fut la première révolution d’esclaves documenté en Amérique du Nord. 
 
 

14° La Révolution de Demerara de 1823: 

 
La Révolution de 1823 de Demerara fut un soulèvement impliquant plus de 10.000 esclaves et qui eut lieu dans l’ancienne colonie de Demerara-Essequibo, actuellement connu comme le Guyana. Le 18 août 1823, Jack Gladstone et son père, Quamina, conduisirent une armée d’esclaves africains pour lutter contre leurs maîtres esclavagistes. 
 
Beaucoup de propriétaires de plantations et maîtres d’esclaves furent capturés et tués. La révolte eut un impact fort sur ​​les britanniques, qui firent pression sur leur pays pour accélérer l’émancipation des esclaves africains après la promulgation de la « Slave Trade Act » de 1807 interdisant le commerce des esclaves. 
 
 

15° La bataille d’Adoua: 

 
Jusqu’à ce qu’il fut brièvement occupée par l’Italie en 1931 à 1945, l’Ethiopie est le seul territoire africain qui résista à la colonisation complète par les Européens . L’Italie n’a en effet coloniser qu’une partie de l’Ethiopie antique, la zone le long de la mer Rouge qui devint l’Érythrée. Cependant, sous la direction de l’empereur Menelik II, l’Ethiopie résista aux tentatives européennes de coloniser tout le pays.
 
L’Ethiopie remporta une victoire décisive sur l’Italie lors de la bataille d’Adoua le 1er mars 1896. Cette bataille vient mettre fin à une guerre Italo-éthiopienne débutée en 1895. Pendant la bataille, les guerriers de Menelik II attaquèrent avec férocité les Italiens. Faisant peu de prisonniers, les vainqueurs de la bataille d’Adoua tuèrent 289 officiers italiens, 2918 soldats européens et environ 2000 Askari (Africains qui ont combattu du côté des Européens). 954 autres soldats européens manquaient à l’appel, tandis que 470 Italiens et 958 Askari furent blessés. Quelques 700 Italiens et 1800 Askari tombèrent entre les mains des troupes éthiopiennes.
 
 

Source:

 

Traduction #TeamElimu

LE CONCEPT D’INITIATIVE COMMUNAUTAIRE PAR L’ORGANISATION DE LA JEUNESSE AFRODESCENDANTE DE LYON

En arpentant les rues de la ville, et en analysant les possibilités qu’offre la situation lyonnaise mais aussi en observant le potentiel humain dont regorge la communauté afrodescendante, on peut remarquer que la situation socio-économique de cette communauté pourrait être meilleure sur plusieurs aspects.

C’est pour cette raison qu’à L’OJAL nous faisons la promotion de l’Initiative Communautaire, c’est-à-dire selon la définition du dictionnaire: de proposer, d’organiser le premier quelque chose, de faire quelque chose de soi-même, sans recourir à l’avis, au conseil de quelqu’un d’autre, et ce dans l’intérêt des membres de sa communauté.
Suivant le quatrième point du programme: la «Coopération Economique» par exemple, faire la promotion de l’entrepreneuriat afro en consommant en priorité chez un membre de la communauté est une forme d’initiative communautaire. Quand on dépense en masse chez les autres, comme nous le faisons à l’heure actuelle, sans qu’autant de dépenses soient faites dans notre propre communauté, celle-ci s’appauvrit.
Nous aimons nous plaindre de la mauvaise image et/ou représentation que les afrodescendants ont dans les médias occidentaux, mais à l’OJAL nous promouvons l’autodétermination : La création de médias qui correspondent à nos attentes et à nos réalités, est le genre d’initiative dont la communauté a besoin. Et certains s’activent à le faire ici même: chroniquebeautenoire.com par exemple.
L’éducation aussi est un élément majeur dans l’amélioration des conditions de vie de la communauté afrodescendante. Par exemple, l’enseignement de l’histoire glorieuse de l’Afrique et des communautés afrodescendantes aux plus jeunes est une initiative que chaque parent devrait opérer. La connaissance historique, scientifique et culturelle de soi va également de paire avec la revalorisation de l’esthétique afro naturel.
Un des ecueils majeurs à l’élévation de la communauté afrodescendante, est le manque d’unité entre les différentes composantes de la «mosaïque afro». Sur des critères issus de la colonisation et de la traite négrière transatlantique, nous sommes les plus enclins aux conflit, et bien souvent à cause d’un manque de connaissance du passé commun et du lien que nous avons entre nous. Des rencontres interculturelles pourraient être une initiative qui permettrait aux populations d’ascendance africaine de se connaître et de leur faire remarquer le lien qui les unit, et donc la nécéssité de l’unité des populations afro dans un projet commun.

C’est une liste d’exemples qui n’est évidemment pas exhaustive.
Il est important que les membres de notre communauté comprennnent l’urgence dans laquelle nous sommes; l’heure est au nationalisme de part et d’autre du globe, et le communautarisme est l’instrument dont les peuples disposent pour jouer dans le concert des Nations. L’unité des populations afro et leur autodétermination, par la solidarité communautaire et la coopération économique est la solution dont dispose notre communauté, le reste n’est qu’initiative individuelle. 
Optez pour l’Initiative Communautaire, rejoignez l’OJAL!

Contact: ojal.lyon@outlook.fr

Souvenez-vous du Dr Khalid Abdul Muhammad

L’ancien rebelle de la Nation de l’Islam et fondateur du New Black Panther Party est célébrée le jour de sa
naissance, après son décès prématuré
Le 12 janvier 1948, l’un de nos plus géniaux, audacieux, puissants, brillants Prince Noir est né. Dr Khalid Abdul Muhammad aurait eut 66 aujourd’hui [le 12 janvier 2014]. Il avait un lien très puissant pour les jeunes, en particulier dans l’industrie de la musique et dans le monde du sport.


Dr Khalid a fortement été cité, samplé, et a fait des apparitions sur un certain nombre d’albums de rappeurs, de l’album « Night of the Living Baseheads » de Public Enemy, aux albums « Death Certificate » et « Lethal Injection » d’Ice Cube en passant par l’album « Makaveli » de 2pac. D’autres rappeurs comme Scarface, deadprez, The Coup, NWA, KRS Un, et X clan ont également utilisé son travail.


Que dirait le Dr Khalid à propos du messages que les artistes Hip Hop envoient à la jeunesse d’aujourd’hui? En 1996, il a fait un discours sur le gangsta rap et les rappeurs, déclarant :


« Lorsque vous avez une génération comme celle-ci, vous devez travailler avec eux [les jeunes]. Vous devez les modeler et les façonner, ils représentent la meilleure génération que nous avons jamais produite, ils sont fous, ils sont en colère. Ils sont malades et fatigués de ce qui se passe dans l’enfer de l’Amérique du Nord. Donc, ils rappent, des paroles qui parlent de douleur, de souffrance et la vie faible de l’homme et de la femme noirs, ils parlent à notre condition au niveau local « .



Malik Zulu Shabazz ancien Ministre du NBPP et du Black Lawyers for Justice
Avec l’idéalisation de la drogue, du sexe, de l’alcool, du matérialisme, de la criminalité et de la violence dans la musique, le Hip Hop est-il utilisé comme un outil de libération ou de dévastation? Malik Zulu Shabazz [ancien] Ministre du New Black Panther Party et président du Black Lawyers for Justice a déclaré que :


« Le Dr. Khalid travaillerait avec les rappeurs et serait une source d’inspiration pour eux afin qu’il mettent des messages révolutionnaires dans leurs paroles. Le Dr Khalid Muhammad a travaillé sans relâche parmi les jeunes, les étudiants, les membres de gangs et les militants. Il leur rappelait d’être courageux dans notre engagement à notre lutte de libération. Rien, aucune chaînes en or, aucune montres, aucune bagues, aucun Gucci, aucun Louis, aucun Prada n’est aussi important que la libération et le salut de l’homme et de la femme noirs ». 


Ife Jie, une artiste d’Atlanta
Le Dr Khalid voulait que l’industrie de la musique soit unifiée et qu’elle prenne position autour des questions qui oppriment et affectent constamment la communauté. Ife Jie, une artiste d’Atlanta fait exactement cela:


« Le Dr. Khalid a dit que si vous allez être rappeur, soyez un rappeur révolutionnaire. Par exemple, le contenu de notre rap, devrait être plus pertinent pour les jeunes. Pour leur donner une image plus globale de notre réalité. Donc, si nous parlons de trafic de drogue, il faut le contextualiser. Pourquoi les drogues sont en premier lieu dans notre communauté? Qui bénéficie de son utilisation? » 


Le protégé du Dr Khalid, Malik Zulu Shabazz, avait ceci à dire à propos de son maître maître révéré:


« Il tenait à rappeler aux rappeurs leur pouvoir et leur influence. Leur capacité à guérir ou à tuer notre peuple, avec ce qui sort de leurs bouches. L’attaque contre la culture hip-hop nous donne une version Amos et Andy, Jiggaboo, Step n Fetchit, ménestrel du hip-hop qui n’a pas de sens, et qui ne constitue pas une menace, tout en nous dépeignant devant le monde comme des outils et des imbéciles. » 


~ Olimatta Taal pour http://thesource.com/

Traduction #TeamOjal