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Affaire ADAMA TRAORE: l’impunité de la police republicaine encore et toujours maintenue

Le nouvelle est tombée: les policiers ne seront pas mis en cause dans la mort d’Adama Traoré. La dernière analyse dans l’enquête indique qu’il était déjà malade. Voici les morceaux choisis d’un article sorti sur rtl.fr sorti le 2 octobre en début de soirée:

« Selon l’expertise finale remise le 14 septembre à la juge d’instruction, « le pronostic vital était engagé de façon irréversible » avant cette interpellation, a indiqué la source proche du dossier. Les conditions de cette arrestation « ont conduit au développement d’une composante d’asphyxie mécanique associée mais celle-ci reste contingente, et ne peut être retenue comme facteur déterminant du décès », a-t-elle ajouté

Le jeune homme souffrait d’une maladie rare

Interpellé une première fois, le jeune homme avait pris la fuite. Une course poursuite « d’environ 15 min » s’est engagée sous une forte chaleur, avant qu’il ne soit retrouvé et plaqué au sol par les gendarmes.

Les quatre médecins, à qui cette expertise a été confiée le 18 janvier, ont confirmé que le jeune homme souffrait d’une « drépanocytose » (maladie génétique héréditaire de l’hémoglobine) , ce qui était déjà connu, et de sarcoïdose (maladie rare et peu connue qui touche principalement les poumons), ce qui était apparemment méconnu. Or, cette maladie l’a exposé  » à un risque d’hypoxémie d’effort », autrement dit à une diminution anormale de la quantité d’oxygène contenue dans le sang.

Cette hypoxémie initiale d’effort, le stress et l’hyperviscosité sanguine liés à l’épisode d’effort intense » ont déclenché « une crise drépanocytaire aiguë avec un syndrome thoracique », a indiqué la source. »

L’OJAL tiens particulièrement a avoir une pensée pour la soeur des Traore, Assa, à eux aussi qui ont été incarcérés et on subit une persecution juridicaire suite à cette affaire. Elle qui continue encore et toujours de scander que la Police est raciste ainsi que l’institution judicaire dans ce pays. On ne saurait mieux le dire. Elle n’est en tout cas pas seule à le penser. On pense aussi à tous ces jeunes de Beaumont que cette nouvelle ne ravira pas. Aux mamans qui voient dans ce message une mauvaise augure pour leur progeniture. Car, qu’on se le dise, ce jeune n’a été reconnu coupable de rien du tout! Il fuiyait juste des violences policières. Il ne les connaissaient que trop bien. Ce fûrent celles de trop…

Faites attention à ne pas avoir de problèmes de santé le jour où la Police viendra essayer de vous soulever lors d’un contrôle et vous maltraitera parce que vous êtes « un peu costaud » comme le dirait Macron lui-même. Honte à cette institution. On ne donne pas cher de la peau des enfants de la république racisés, peu importe comment ils s’appellent. Force a cette famille, force à tous nos jeunes afrodescendants protégés ni par leur Pays d’origine, ni par la republique Française. Force à ceux qui vont le découvrir une fois sur le territoire…

Ce que l’on pense de la dernière campagne Nike pour Kaepernick

Nike a fait une campagne inédite en faveur de Colin Kaepernick. Il y a du bon et du moins bon dans cette affaire. Le côté positif c’est que la puissante marque prend position fortement en faveur des droits des « minorité ». Ce qui n’est pas tellement étonnant étant donné que les meilleurs sportifs proviennent de ces minorités! 

La dernière campagne Nike qui déchaine les passions

 
« Alors que Kaepernick est désormais un paria en NFL où aucune équipe ne l’a recruté depuis l’expiration de son contrat avec San Francisco en janvier 2017, Nike en a fait l’un de ses ambassadeurs aux côtés de la reine du tennis féminin Serena Williams et de la mégastar de la NBA LeBron James pour célébrer le 30e anniversaire de son emblématique slogan « Just do it ». Peut-on lire sur le site capital.fr, précisant par la suite que l’engagement de la marque va bien plus loin puisqu »il a prolongé son contrat de partenariat avec Kaepernick et s’est engagé à créer une basket à son nom, honneur suprême pour un sportif professionnel, tout en finançant sa fondation d’aide à l’enfance. »

Que des enfants aient accès à des financements par le bais de cette campagne est formidable. Mais là où le bas blesse, c’est que précisément Nike fait des sommes collosalles en faisant travailler des enfants en Asie dans une précarité proche de l’esclavage ! Ils ne devraient pas jouer les progressistes…C’est donc une belle hypocrisie. 

Ce que nous dénonçons aussi c’est que tous ces sportifs fortunés soient là à vouloir avoir une basket de Nike a leur nom alors qu’ils pourraient créer eux-mêmes des marques d’équipement de sport où ils donneraient de l’emploi à qui ils veulent et dans de meilleurs conditions. Avoir un comportement de salarié lorsqu’on s’appelle Lebron James ou Serena Williams c’est déplorable. Ils dominent de très loin leur sport, leur popularité ne sera pas en baisse de sitôt et leurs revenus leur permettent de mettre à l’abris 4 generations….alors pourquoi ce manque d’ambition? Comment peut-on dominer un sport pratiqué par des centaines de millions de gens et ne pas avoir sa propre marque d’équipement pour ce même sport? 

La campagne de soutien de Nike à Serena Williams après le taulé a Rolland Garros



Under Armour a un partenariat avec Stephen Curry, Teddy Rinner etc. et a été fondé par…un ancien joueur de football américain. Blanc. A baltimore!! On marche sur la tête. Personne ne peut dire qui est exactement Kevin Plank, mais ce type a une belle marque qui a grapillé des parts de marché aux plus gros que sont les Adidas, Nike ou Puma. Nous courons, ils encaissent. Kevin Plank a désormais une fortune estimée à plus de deux milliards de dollards! En comparaison Lebron James n’a que 450 millions…Pour ne rien gâcher ce Plank milite également pour Trump, comme Kanye West qui lui est l’égérie d’Adidas (sans faire le moindre sport d’ailleurs). Que ce passe-t-il pour que les Africains américains ne soient pas capables de challenger cette industrie? C’est une sorte de syndrome qu’on pourrait nommer KFC: n’être que des consommateurs, parmi les premiers et les plus fidèles, mais ne jamais développer un business concurrent de ceux des « maîtres ».  Imaginez Bryan, James, Curry et Durant qui montent une marque d’équipement pour le basket. Imaginez qu’ils achètent une ou plusieurs franchises comme Jordan l’a fait à Charlotte, on aurait vraiment de quoi dire « Team Bryan », « Team Lebron », mais ces gens sont toujours des employés…

Kevin Plank, fondateur de Under Armour


Ce que Jay-Z a fait avec TIDAL, Lebron James pourrait le faire dans l’industrie du sport, ou bien Serena Williams…mais nous sommes là, à nous réjouir d’une sortie de basket ou bien du dernier tutu que la reine Serena porte. Les faits sont têtus. 

Ceci est un appel à l’ambition, non seulement pour ces stars qui ont les capacités réelle et les avantages de leur rang, mais aussi pour nous tous qui pouvons changer quelque chose où nous sommes. C’est cela l’initiative communautaire et c’est ce que l’OJAL prône chaque année. Ojalez-vous!


 

Comme nous quelqu’un en a marre des gentils blancs (enfin!)

On apprend dans le nouvel obs qu’une jeune afrodescendante du nom de Brit Bennet alors étudiante dans le Michigan, a rédigé un texte afin d’exprimer sa colère légitime après l’effroyable assassinat de Michael Brown, 18 ans au moment des faits, par le policier Darren Wilson. Ce fût un évenement déclencheur pour elle. Dans ce texte elle tire à boulets rouge sur les « gentils blancs » (l’équivalent aujourd’hui de feu le parti socialiste en France) qui se seraient détachés de leurs amis racistes afin de se désolidariser : « Quel privilège que d’essayer de paraître bon, alors que nous autres, nous voulons paraître dignes de vivre. » On aurait pas mieux dit. Elle les attaquent sur leur manque de radicalité quant au massacre de masse que perpetue le système Américain vis-à-vis des Africains Américains. «Vos bonnes intentions sont-elles bonnes si elles nous tuent?» 

 
C’est une très bonne question et en France on est encore à mille lieux de se la poser clairement. Déjà parce qu’il y a pas autant d’incarcération de masse et de meurtres perpetrés par la Police, mais aussi parce que historiquement nous avons étés amadoués dans la plus pure tradition Française de l’assimilation. Pour une bonne partie des Noirs de ce pays, bien paraître aux yeux des blancs est une nécessité quasi vitale. Quoi qu’il en soit la frangine a sorti un roman nommé « Le coeur battant de nos mères », elle compte sortir un recueil bientôt traduit en Français qu’il sera urgent de lire. Probalement dans la trempe de Ta-Nahisi Coates qui a récemment été traduit également. La blanchité qui
Brit Bennett
L’article se termine comme suit:

« Imprégnée de Toni Morrison, de James Baldwin, ou de nouvelles voix comme Colson Whitehead et Ta-Nehisi Coates, Brit Bennett a la finesse de replacer le racisme ordinaire dans la continuité de l’histoire du pays, allant des piscines longtemps interdites aux Noirs («Dans l’imagination d’un suprémaciste blanc, se mélanger, c’est être infecté») aux poupées noires, fabriquées en série depuis la fin des années 1960 seulement.

Une manière implacable de remettre en question les idées de Donald Trump, dont le slogan de campagne «Make America great again» sonne comme une promesse de retour au passé. Or, l’Amérique d’avant, c’est celle où les Noirs avaient moins de droits. Brit Bennett cite sa propre mère, qui devait déterminer sa pointure avec une ficelle, n’ayant pas le droit d’essayer des chaussures dans les magasins: «Le bon vieux temps? Le bon vieux temps pour qui?»

Encore une fois la question est légitime. Et si c’est le bon temps des yankees alors les Noirs ont encore besoin d’autodetermination, toujours plus de solidarité, de coopération économique, le tout dans l’unité la plus compacte car le combat est encore loin d’être gagné. Il est dit dans cet article que les américains sont devenus plus sournois concernant leur propre racisme mais ce que nous voyons c’est que des milices du KKK se reforment, que la police a autant de meurtre à son actif depuis des années  et surtout qu’aucun mouvement réellement émancipateur (et pas seulement dire que La Vie des Noirs Comptent) émergent et proposent quelque chose de nouveau dans ce monde de suprématie blanche en convultion.
Relevez-vous et arrêtez de tolérer la condescendance blanche paternaliste qui n’a pour seul but que de se désolidariser des horreurs du passé mais qui lorsqu’on est attaqués de front (Affaires Adama, affaire Théo par exemple) fait le dos rond et à autre chose à faire que de se mobiliser avec nous. Ils ont des privilèges à conserver, c’est bien gentil d’avoir des amis noirs mais il y a un prix au-dessus duquel ils ne peuvent s’investir. Le cas de françois Ruffin avec l’affaire Théo est criant et devrait vous ouvrir les yeux si ce n’est déjà fait. Qu’est-ce qu’on va faire d’eux? Rien. Occupons nous de nous-mêmes. François Xavier Verschave (créateur de Survie et Lyonnais) est l’antithèse de ceux dont on parle. Mais il y en a un par siècle donc n’attendez rien, organisez-vous. S’il fallait encore vous convaincre, lisez Britt Benett…ou attendez un autre meurtre pour vous réveiller vous aussi.
Team OJAL


Je ne sais pas quoi faire des gentils Blancs,
par Brit Bennett,
Editions Autrement, 120 p., 12 euros.

Le principal conseiller de Richard Nixon a admis que « la guerre contre la drogue » était un outil politique pour s’attaquer aux manifestants anti-guerre et aux « noirs »

Nous le savions déjà, car on reconnait un arbre à ses fruits et de nombreuses enquêtes font le point sur cette guerre contre la drogue au USA. La nouveauté c’est d’avoir un accès au témoignage d’un ancien du cabinet de Nixon:  John Ehrlichman; dont les propos ont été publié dans une interview l’anée dernière. Voici l’article en question, proposé pour vous par la team OJAL:

La «guerre contre la drogue» était en fait un outil politique pour écraser les manifestants de gauche et les noirs, un ancien conseiller de la Maison-Blanche Nixon admis dans une interview publiée il y a plusieurs décennies, publiée mardi.John Ehrlichman, qui a servi comme chef de la politique intérieure du président Richard Nixon, a dévoilé l’utilisation sinistre de la politique controversée de son patron dans une interview de 1994 avec le journaliste Dan Baum que l’auteur a revisitée dans un nouvel article.
« Vous voulez savoir de quoi il s’agissait vraiment », a déclaré Ehrlichman, décédé en 1999, après que Baum l’eut interrogé sur les politiques anti-drogues de Nixon.« La campagne de Nixon en 1968, et la Maison Blanche de Nixon par la suite, avaient deux ennemis: la gauche anti-guerre et les Noirs. Vous comprenez ce que je dis, « continua Ehrlichman.«Nous savions que nous ne pouvions pas rendre illégal d’être contre la guerre ou contre les Noirs, mais en faisant en sorte que le public associe les hippies à la marijuana et aux Noirs avec de l’héroïne, nous risquions de perturber ces communautés. Nous pouvions arrêter leurs dirigeants, attaquer leurs maisons, briser leurs réunions et les dénigrer nuit après nuit dans les nouvelles du soir. Savions-nous que nous mentons à propos des drogues? Bien sûr que nous l’avons fait. « 

John D. Ehrlichman (l.), a top adviser to former President Richard Nixon (r.) is seen here in a 1972 photo. Ehrlichman, who died in 1999, admitted that the administration’s "War on Drugs" was actually a ploy to target left-wing protesters and African-Americans.
John D. Ehrlichman (à g.), Un des meilleurs conseillers de l’ancien président Richard Nixon (à droite) est vu ici dans une photo de 1972

Ehrlichman a purgé 18 mois de prison après avoir été reconnu coupable de conspiration et de parjure pour son rôle dans le scandale du Watergate qui a renversé son patron.Le Révérend Al Sharpton a déclaré que les commentaires d’Ehrlichman prouvaient ce que les Noirs avaient cru pendant des décennies.« C’est une confirmation effrayante de ce que beaucoup d’entre nous disent depuis des années. Que c’était une tentative réelle du gouvernement pour diaboliser et criminaliser une race de gens « , a déclaré Sharpton au Daily News. « Et quand nous soulevions les questions sur ce ciblage, nous étions accusés de toutes sortes de choses, d’abriter la criminalité d’être non-américain et d’essayer de politiser une préoccupation légitime. »

En 1971, Nixon a étiqueté l’abus de drogue «Public Enemy No. 1» et a signé la Loi sur la prévention et le contrôle complets de l’abus des drogues, mettant en place plusieurs nouvelles lois réprimant les consommateurs de drogues. Il a également créé la Drug Enforcement Administration.

En 1973, environ 300 000 personnes étaient arrêtées chaque année en vertu de la loi – la majorité d’entre elles étaient afro-américaines.

La guerre contre la drogue a été poursuivie sous diverses formes par tous les présidents depuis, y compris le président Ronald Reagan, dont la femme Nancy a appelé les gens à «dire non».

Les commentaires d’Ehrlichman, âgés de 22 ans, ont refait surface mardi après que Baum ait écrit à leur sujet dans un article de couverture du numéro d’avril de Harper, intitulé «Legalize It All», dans lequel il plaide en faveur de la légalisation des drogues dures.

L’interview originale de 1994 avec Ehrlichman faisait partie des recherches de Baum pour son livre de 1997, «Fumée et miroirs: la guerre contre la drogue et la politique de l’échec», dans lequel Baum a mis au jour des décennies de politique antidrogue infructueuse.

Mais les citations ne sont jamais apparues dans le livre.

NYPD arrests a member of the Black Panthers for refusing to clear a sidewalk during a demonstration.
 

Le NYPD arrête un membre des Black Panthers pour avoir refusé de dégager un trottoir lors d’une manifestation. (Steve Starr / AP)
 
 

   (…) L’interview choquante avec Ehrlichman a plus tard fait surface dans un recueil de 2012 « des histoires sauvages, poignantes, qui changent la vie » de divers auteurs intitulé « The Moment », mais les citations ont reçu peu d’attention des médias.Beaucoup de politiciens ont supposé qu’Ehrlichman, qui allait mourir cinq ans plus tard, a fait les révélations brutales parce qu’il était en colère. Nixon ne lui a jamais pardonné ses offenses liées au Watergate.Sharpton a déclaré que les dommages causés par la guerre contre les politiques cruelles de la drogue ont condamné des générations de Noirs.« Pensez à toutes les vies et à toutes les familles qui ont été ruinées et absolument dévastées uniquement parce qu’elles ont été prises dans un filet racial par les plus hautes sphères du gouvernement. »

Traduit par la Team OJAL

« Vous ne trouverez jamais de personnes blanches qui portent nos cheveux », déclare Marah Louw

Les Africains ne peuvent pas s’approprier des normes blanches de beauté alors que des normes blanches de beauté nous sont imposées, écrit Kylie Kiunguyu.
 
Ancienne actrice et chanteuse, Mara Louw interagit lors d’une réunion avec le président Jacob Zuma à Sefako Makgatho Guest House Présidentielle à Pretoria 12 déc 2012: Photo: GovernmentZA / Flickr
 
Marah Louw, une chanteuse et actrice sud-africaine, a été invitée au salon DJ Sbu Breakfast où elle a partagé ses pensées sur le « phénomène de blanchiment de peau » et le « l’auto-mépris noir ». Elle sent que les tissages et le blanchiment vont à l’encontre des gens, « insultant » ce que Dieu a créé.
Elle a ajouté: « Vous ne trouverez jamais les blancs qui portent nos cheveux comme nous [portons] les cheveux d’autres personnes. Vous ne trouverez jamais des personnes blanches portant des perruques afro, des perruques d’afro noir pour sortir, à moins que ce ne soit une soirée [à thème] ou le cirque « , a-t-elle ajouté.
 
Les Africains ont-ils des normes blanches de beauté?
L’appropriation culturelle est l’adoption ou l’utilisation des éléments d’une culture par des membres d’une autre culture. Les éléments sont copiés d’une culture minoritaire par des membres d’une culture dominante, et ces éléments sont utilisés en dehors de leur contexte culturel d’origine.
Un échange mutuel ne se produit que sur un «terrain de jeu équitable», alors que l’appropriation implique que des pièces d’une culture opprimée soient prises hors contexte par un peuple qui a opéré historiquement contre ceux qui en sont issus et qui n’a pas le contexte culturel pour bien comprendre, respecter , ou utiliser ces éléments.
Par conséquent, comme la structure sociale et la dynamique du pouvoir situent les Noirs bien au-dessous des blancs, tout échange culturel se produisant sur cette échelle figurative existe dans un contexte de supériorité et d’infériorité. En d’autres termes, la culture blanche est imposée et non adoptée par les Noirs.
Les étudiantes de Pretoria Girls High School protestent. Photo: Twitter / Screen shot
Et pourtant, le blanchiment de la peau et les tissages sont un élément de base dans l’Afrique post-coloniale à un moment où l’histoire africaine est à la libération culturelle.
Dans le passé, il y a eu peu de représentations populaires positives, honnêtes et culturelles de femmes noires. Pour cette raison, les générations ont dû interpréter la blancheur comme étant normale et humaine et, dans certains pays, le blanchiment était une issue à toutes les souffrances. C’est la maladie de la suprématie blanche et de l’imposition ultime.
Le manque de représentations positives et audacieusement africaines est la preuve que, dans tous les niveaux et dans les industries, la noirceur n’est pas valorisée ou acceptée sous la suprématie blanche. Les Africains eux-mêmes doivent donc adopter des normes blanches dans leur propre continent pour la «survie». Par exemple, les employeurs dans les domaines axés sur la beauté sont plus susceptibles de combler leurs quotas avec des femmes plus proches de la norme de beauté blanche. Même en ce qui concerne la datation, les hommes qui ont été socialement conditionnés par la colorisation à travers la musique ou la TV optent pour des amours avec intérêt (donc dans le sens de la domination)
 
Le standard de beauté noire
Malgré les liens encore forts du colonialisme et du néo-colonialisme, le changement se produit. Des pays comme le Ghana ou le Rwanda ont interdit les produits de blanchiment de la peau, ce qui rend l’exercice plus difficile à exécuter. Les stars progressistes telles que Lupita Nyong’o changent le paysage de l’industrie de la beauté, une fête rendue possible en conjonction avec les modèles internationaux le wapiti de Alek Wek, Khoudia Diop et Philomena Kwao.
En ce qui concerne les cheveux, le mouvement capillaire naturel qui a pris en charge les médias sociaux et les médias sociaux libère toutes les femmes noires à l’échelle mondiale en normalisant le standard de beauté noire. Les femmes embrassent leurs cheveux comme quelque chose d’unique et de beau tel quel.
L’avenir d’une norme de beauté noire est celui qui mettra l’accent sur les couleurs de la peau et les types de cheveux qui comprennent toutes les femmes noires, en particulier celles de la peau plus foncée qui ont été jusqu’alors marginalisées.
 
AFROPUNK Brooklyn by Francesca Magnani
Source : ThisIsAfrica.me 
 
Traduit par la Team OJAL 
 
 
 

6 personnages réels Afrodescendants que Hollywood projeta en tant que personnes blanches

Angelina Jolie joue Mariane Pearl dans A Mighty Heart
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L’épouse du journaliste du journal de Wall Street, Daniel Pearl, est d’ascendance afro-chinoise-cubaine. Un regard sur Mariane Pearl et il devient clair qu’elle n’est pas blanche. Donc, il n’est pas difficile d’imaginer comment les fans étaient indignés quand l’actrice Angelina Jolie a été choisie comme Mariane dans le biopic 2007 A Mighty Heart.

Jennifer Lawrence est Katniss Everdeen dans The Hunger Games
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Rappelez-vous la réaction raciste sur le casting d’une jeune actrice Afrodescendante comme Rue dans le blockbuster 2012 The Hunger Games? L’indignation était pregnante, même si Rue est décrite comme ayant « la peau brun foncé et les yeux » dans le livre sur lequel le film était basé.

Il est intéressant de noter qu’il n’y avait pas d’indignation lorsque le personnage Katniss Everdeen, largement considérée comme une afrodescendante par de nombreux lecteurs du livre, a été joué par Jennifer Lawrence. Cheveux bleus et les yeux bleus.Une honte.

L’Auteure Suzanne Collins décrit Everdeen dans le livre comme ayant les cheveux noirs droits, la peau d’olive et les yeux gris.

Anthony Hopkins dans The Human Stain
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Dans le film de 2003, The Human Stain, Anthony Hopkins joue, Coleman Silk, un professeur de collège juif qui, malgré son apparence, se révèle être un Noir.

Pour des raisons évidentes, les cinéastes décidaient de ne pas magouiller de blackface, (…)
La décision de casting dans The Human Stain était déconcertante car il ya un certain nombre de bons acteurs à Hollywood qui ont déjà la capacité de passer comme blanc, mais à qui on n’a pas donné de rôle.

Mena Suvari  en tant que femme Noire dans Stuck 
Mena Suvari plays Chante Mallard

Stuck est un thriller de 2007, basé sur l’histoire vraie d’une femme noire, Chante Mallard, qui a exécuté irresponsablement un sans-abri avec sa voiture et l’a laissé mourir sur son pare-brise.

Le personnage de Mallard est appelé « Brandi Boski » dans le film.

L’actrice blanche à jouer Brandi a été la star de Beauté américaine, Mena Suvari. Pour ajouter l’insulte à la blessure, les cinéastes ont pensé qu’il était approprié que Suvari porte des tresses plaquées dans le film, comme pour indiquer la véritable ethnicité du caractère. L’ une des très trèeeees rares exceptions où on a vu une Blanche porter des cheveux d’une Noire.

Kevin Spacey dans Pay it Forward
Kevin Spacy as eugene simonet or Reuben St.Clair
Kevin Spacey a joué dans le film 2000 Pay it Forward dans le rôle d’Eugene Simonet, un professeur qui inspire le personnage principal Trevor McKinney pour changer le monde.

Les cinéastes peuvent avoir poussé la licence créative à la limite parce que dans le livre sur lequel le film est basé, Simonet s’appelle Reuben St.Clair, et il est Noir.

Le rôle a été apparemment offert à l’acteur Denzel Washington, mais parce que d’autres acteurs mâles noirs sont apparemment difficiles à trouver à Hollywood, les directeurs pensaient que Spacey pourrait le faire…


Lawrence Olivier en Blackface pour Othello

Laurence Olivier Othello

La tendance d’Hollywood à contourner les acteurs noirs pour les rôles noirs est enracinée dans l’utilisation historique de l’industrie des acteurs blancs en noir pour représenter les Noirs dans le film.

Un exemple est le film de 1965, Othello, basé sur la pièce shakespearienne du même nom. Lawrence Olivier a utilisé un blackface bien avant Gucci. Cela ne l’a pas empêché d’être nommé pour un Academy Award pour avoir joué le personnage de Shakespeare, décrit comme un «Moor» dans la pièce.

**** L’article ne mentionne pas explicitement que Katniss Everdeen, Coleman Silk, Eugène Simonet / Reuben St.Clair, et Eugene Simonet sont en fait des personnages fictifs. Bien qu’il soit implicite dans la copie de chacun de ces éléments, nous avons jugé important de souligner l’écart avec le titre.

source: Atlantablackstar.com
Traduit par la Team OJAL

Qu’est-ce que la suprématie blanche?


Selons vous qu’est-ce que la suprématie blanche?


La suprématie blanche est un système historiquement fondé, sur l’exploitation et l’oppression des continents, des nations et des peuples « de couleur » par les peuples « blancs » et les nations du continent européen, dans le but de maintenir et de défendre un système de richesse, de pouvoir, et de privilège.

 

I. Pourquoi la suprématie blanche est un système ?

L’erreur la plus courantes que les gens font lorsqu’ils parlent de racisme c’est de penser que c’est un ensemble de préjugés et d’actes individuels de discrimination. Ils ne voient pas que c’est un système, un réseau de verrouillage, le renforcement des institutions: économiques, militaires, juridiques, éducatives, religieuses et culturelles. En tant que système, le racisme affecte chaque aspect de la vie dans un pays.
 
 
En ne comprenant pas que le racisme est systémique (s’inscrivant d’un système), les gens personnalisent ou individualisent souvent les actes racistes. Par exemple, ils vont réduire le comportement raciste de la police comme étant celui de « quelques pommes pourries » qui doit être supprimé, plutôt que de voir qu’il existe dans les services de police, dans tout le pays et qu’il est la base de la société. Cette erreur a des conséquences réelles: refuser de voir les brutalités policière dans le cadre d’un système, et que le système doit être changé, signifie que ces brutalités vont se poursuivre.
 
 
 
La nécessité de reconnaître le racisme comme étant systémique est une des raisons pour lesquelles le terme de suprématie blanche a été plus utile que le terme de racisme. Ils se réfèrent au même problème. Cependant:
 
 – Le but du racisme est beaucoup plus clair quand nous l’appelons « suprématie blanche. » Certaines personnes pensent que le racisme juste une question de préjugés. Le terme « Suprématie » définit une relation de pouvoir.
 
 – La race n’est pas un concept scientifique. Bien que le racisme soit une réalité sociale, il est basé sur un terme qui n’a pas de réalité scientifique biologique ou autre.
 
 – Le terme « racisme » conduit souvent à des impasses lors des débats quant à savoir si une remarque ou une action particulière par une personne/individu de race blanche est vraiment raciste ou non. Nous allons atteindre une meilleure compréhension du racisme en analysant la façon dont une certaine action concerne le système de la suprématie blanche.
 
 – Le terme de « suprématie blanche » donne aux blancs un choix clair de soutien ou d’opposition à un système, plutôt que de nous enliser dans des revendications anti-racistes (ou non).
 

II. Pourquoi la suprématie blanche est un système historiquement fondé ?

 

Chaque nation a un mythe fondateur, c’est à dire l’histoire que l’on enseigne sur la façon dont la nation est venue à l’existence. Aux États-Unis, le mythe commence avec la soi-disant «découverte» de l’Amérique par Colomb, continu avec les colonies des courageux pèlerins, l’obtention de l’indépendance vis-à-vis de l’Angleterre avec la Révolution américaine, et a ensuite la conquête de l’ouest jusqu’à ce qu’il devienne l’énorme, pays riche que l’on connait aujourd’hui.
 
 
Tel est le mythe d’origine. Il omet trois principaux faits concernant la naissance et la croissance des États-Unis en tant que nation. Ces faits démontrent que La suprématie blanche est fondamentale pour l’existence de ce pays.
 
 
Les États-Unis est un État-nation créée par la conquête militaire en plusieurs étapes. La première étape était la saisie européenne des terres habitées par les peuples autochtones, qu’ils ont appelé Turtle Island. Avant l’invasion européenne, il y avait entre neuf et dix-huit millions d’autochtones en Amérique du Nord. À la fin des guerres indiennes, il y en avait environ 250 000 dans ce qui est maintenant appelé les Etats-Unis, et environ 123 000 dans ce qui est aujourd’hui le Canada (source de ces chiffres de la population du livre _La État de Native America_ éd. Par M. Annette Jaimes , South End Press, 1992). 
Ce processus doit être appelé un génocide, et il a créé la base de terre de ce pays. L’élimination des peuples autochtones et la saisie de leurs terres était la première condition de son existence.
 
 
Est-il nécessaire également de rappeler que la construction des infrastructures du pays, que cela soient les découvertes techniques et évidemment l’accumulation incroyable de richesse des Etats-Unis se sont opérées grâce à quatre siècle de traite négrière et d’esclavage des Africains? Donc après le génocide des Amérindiens, le Yovodah ou la déportation et l’exploitation (dont certains qualifie de génocide) des Africains.
Même après la soi-disant émancipation des Africains des Amériques et les prétendues indépendances des pays d’Afrique, la système capitaliste ou la manifestation économique de la suprématie blanche, et le système politique démocratique continue de nier les droits des populations non blanche du monde.
 
Seul un système organisé, planifié et verrouillé peut produire des résultats aussi effrayants … 
 
Team OJAL
 
 
 

Une église Noire brûlée par des partisans de trump tandis que les milices se mobilisent pour le jour d’élection


Une église à Greenville, dans le Mississippi, a été incendiée mardi soir et «Votez Trump» a été trouvé le long du côté de celle-ci. En référence au candidat présidentiel républicain Donald Trump.

Lors d’une conférence de presse capturée par un journaliste du Delta Daily News, le maire Errick Simmons a révélé que les responsables se sont présentés à l’église baptisée Hopewell Missionary Baptist à 9h16 le 1 er novembre. Simmons a déclaré que les autorités locales, étatiques et fédérales enquêtaient sur les faits qu’il a qualifié de crime « de haine et de lâcheté« .
« Cet acte est une agression directe sur le droit des gens à pratiquer leur culte librement« , at-il dit. « Cette question est étudiée avec toute la vitesse délibérée et nous ne nous reposerons pas jusqu’à ce que le coupable soit trouvé et pleinement poursuivi.« 
Simmons a ajouté plus tard qu’il a vu l’incident comme une «attaque sur l’église noire, la communauté noire.

Le chef des pompiers Ruben Brown a déclaré que l’origine et la cause de l’incendie sont actuellement à l’étude. Alors que certains échantillons ont été récupérés de la scène hier soir, il a noté « une enquête plus approfondie » se produira plus tard.

Quant aux suspects, le chef de police Delando Wilson a déclaré qu’aucun n’a encore été trouvé, mais ils parlent avec un suspect. Il n’existe aucune image de sécurité connue des vandales potentiels.

Interrogé sur sa réponse aux citoyens préoccupés par la division raciale de la ville, Simmons a déclaré montrer l’admiration réciproque est la solution à la haine.
« Nous devons montrer de l’amour, du respect et de la dignité les uns envers aux autres.« 
Pourtant, il a noté que les autorités locales ont découvert le mot «n–» écrit sur une rampe de bateau en septembre. Les employés de la ville peignirent plus tard l’épithète.

Mais la couverture de nouvelles nationales de Hopewell hier a entraîné un certain bien. Le 2 novembre, un compte GoFundMe a été créé pour aider la reconstruction de l’église, quelque chose que le pasteur Carolyn Hudson a dit aux journalistes sur le fait que sa congrégation de 200 personnes prévoyait de faire.

En quatre heures, il a plus que doublé son objectif de 10 000 $, ce qui a permis de recueillir plus de 21 000 $.

Cependant, après la fin de l’élection présidentielle la semaine prochaine, d’autres actes de terrorisme pourraient se produire.

Selon Raw Story, les forces de sécurité « Three Percenter » [Groupe paramilitaire hostile au gouvernement ndlr] de la Géorgie se mobiliseront si Hillary Clinton gagne les élections le 8 novembre. La milice a déclaré que si des conflits civils éclatent, ils auront leurs armes avec eux dans les jours qui suivront les élections.

« C’est la dernière chance de sauver l’Amérique de la ruine« , a déclaré Chris Hill, chef de la branche TPSF de Géorgie. « Nous avons accumulé pour cela, tout comme les Marines. Nous allons vraiment nous entraîner plus fort et essayer d’augmenter nos capacités opérationnelles dans le cas où le jour que nous espérions ne viendrait jamais« .

source: AtlantaBlackStar.com

Traduit par la Team OJAL

5 mensonges eurocentriques à propos de l’histoire des Noirs

Ce sont les européens qui auraient apporté la civilisation aux «Africains primitifs»


Non seulement les peuples africains sont les premières peuples sur la planète, mais il existe beaucoup de preuves montrant que les Noirs battirent et contrôlèrent beaucoup de civilisations parmi les plus anciennes et les plus magnifiques du monde.

Les grecs sont considérés par de nombreux chercheurs euro-américains comme étant les premiers européens civilisés. Mais de nombreuses preuves démontrent que cette société méditerranéenne doit remercier les africains noirs de la vallée du Nil  pour leur contribution à l’art, à l’architecture, aux mathématiques et à la science grecque.

Les grecs transmirent cette culture aux Romains qui la perdirent finalement, initiant ainsi « l’âge sombre » qui dura 500 ans. La civilisation fut de nouveau restauré en Europe quand un autre groupe d’Africains noirs, les Maures, mis fin a cet âge des ténèbres.


Les Noirs n’auraient créé aucun grands monuments


Même si l’on refuse de donner du crédit aux noirs pour leurs prouesses architecturales à Kemet (Égypte), il faut savoir que des siècles après que l’Égypte ne tombe entre les mains d’envahisseurs venus du nord, la Nubie continua la tradition de faire des tombes royales avec des pyramides, comme celles de Méroé, représenté ci-dessus. A ce jour, le Soudan possède plus de pyramides que l’Égypte.


Les noirs seraient illettrés et n’avaient qu’une histoire orale

L’ensemble de symboles Nsibidi  est indépendante de toute influence phénicienne, romaine, latine ou arabe et est considérée par certains chercheurs comme datant de 5000 av. J.-C. Cette écriture est notamment utilisée par les Uguakima et les Ejagham (Ekoi) peuple du Nigeria et du Cameroun, mais elle fut également utilisée par les Ebe, Efik, Ibibio, Igbo et Uyanga les peuples à proximité.

L’Afrique n’aurait construit aucune institutions d’enseignement supérieur avant l’arrivée des européens

Au 12ème siècle, alors que Oxford et Cambridge venaient tout juste d’être fondée, Tombouctou au Mali possédait déjà trois universités prospères et plus de 180 écoles coraniques.

Les Africains n’auraient apporté aucune contribution digne d’intérêt aux mathématiques

le document mathématique le plus vieux à ce jour, datant d’environ 37 000 ans, vient des montagnes Lebombo entre le Swaziland et l’Afrique du Sud. C’est un morceau d’os de babouin fossilisé avec 29 encoches bien définies. Les encoches sont uniformément espacées et semblent représenter un calendrier lunaire.
Il y a environ 25 000 ans, sur les rives du lac Rutanzige (anciennement appelé le lac Edouard) entre la République Démocratique du Congo et l’Ouganda, des batons de décompte furent sculptés sur des os par le peuple Ishango. Ces bâtons de comptage suggère une certaine compréhension du principe de la multiplication et de la division par deux et par des nombres premiers.
Une analyse par le Dr Stephen Chrisomalis de l’Université McGill à Montréal suggéra que les grecs empruntèrent leur système alpha-numériques au système égyptien, utilisé à Kemet à partir de la fin du VIIIe siècle av JC jusqu’à environ 450 av JC.

Source : 5 Eurocentric Myths About Black History, and Pictures That Disprove Them

Traduction #TeamOjal



6 cas qui prouvent que les abolitionnistes blancs considéraient toujours les Noirs comme Inférieurs

Les abolitionnistes blancs ont dirigé le mouvement


William Lloyd Garrisson, Abolitioniste du XIX° siècle

Selon le professeur David Blight du Amherst College Black Studies, la question raciale s’est reporté dans le mouvement abolitionniste. Alors que les abolitionnistes blancs et noirs voulaient se débarrasser de l’esclavage, ils étaient  souvent en désaccord sur la façon dont s’y prendre. Dans de nombreux cas, les abolitionnistes blancs dominaient le mouvement.

« Et ce fut aussi particulièrement frustrant pour les abolitionnistes noirs de traiter parfois avec les types de débats abstraits que les abolitionnistes auraient, que les abolitionnistes blancs auraient, sur la doctrine« , Blight affirme dans une interview à PBS:

« Dans les années 1850, les abolitionnistes noirs entreprenaient la construction de leurs propres communautés, et essayaient d’organiser de véritables stratégies contre l’esclavage dans le Sud. »




Les abolitionnistes blancs ont rabaissé et mis sous silence les combattants de liberté noirs


Frédérick Douglass, abolitionniste né esclave

Journaliste et « suffragiste » William Lloyd Garrison est devenu un pilier du mouvement abolitionniste et un allié de l’ancien esclave et abolitionniste Frederick Douglass. Selon Blight, leur relation entre les années 1840 et 1850 pourrait être décrite comme des paternaliste et avilissante. 

Les Garrisioniens (abolitionnistes blancs qui se calquaient sur Garrison) ne voulaient pas que Douglass se lève et qu’il raconter son histoire. Douglass voulait discuter des différentes questions de racisme dans le Nord, ainsi que dans le Sud, mais il lui fut recommandé de ne pas le faire. Pour Blight « il y avait une lutte entre abolitionnistes blancs et noirs simplement pour savoir ce qu’était le rôle approprié d’un abolitionniste noir était dans ce mouvement« .


La Ségrégation dans le Nord: Boston, Massachusetts


Boston au XIX° siècle

Garrison fut l’un des quelques chrétiens blancs qui dirigea le mouvement abolitionniste, mais beaucoup de blancs dans le Nord ne croyait pas que l’égalité raciale était possible. les abolitionnistes noirs finançaient de nombreux groupes abolitionnistes blancs, mais n’ont pas obtenu l’honneur ou la possibilité d’être le visage du mouvement. Les Garrisoniens étaient un groupe qui acceptait les dons des Noirs libres du nord, mais qui refusait de leur permettre de parler sur la ségrégation qu’ils rencontraient.


Le schisme



Après la guerre civile, le mouvement abolitionniste et le mouvement des femmes, qui étaient autrefois inséparables, se divisèrent au sujet du 15e amendement. Le dernier Reconstruction Amendement fut ratifié le 3 Février 1870. Le gouvernement fédéral et l’État ne pouvaient plus empêcher quiconque de voter sur la base de « la race, de la couleur, ou des conditions antérieures de servitude.« 

Cependant, ce nouveau droit rend les féministes blanches belligérantes et inquiètes. Malgré le soutien précoce des abolitionnistes noirs tels que Douglass, les suffragettes comme Elizabeth Cady Stanton n’acceptait pas que les noirs puissent voter avant les femmes blanches. Cette victoire mineure pour des Noirs créa un nouvel ennemi.


L’étrange cas d’Elizabeth Cady Stanton


Elizabeth Cady Stanton, féministe radicale

l’auteure et historienne Lori Ginzberg traita de la question du racisme flagrant de Stanton dans son ouvrage paru en 2009, « Elizabeth Cady Stanton:. An American Life » Selon Ginzberg:

« A la question de savoir si elle était prête à ce que l’homme de couleur s’émancipe avant la femme, elle répondit «non; Je ne pourrais pas lui faire confiance avec tous mes droits; dégradé, s’opprimant lui-même, il serait plus despotique avec le pouvoir de gouverner que le sont même nos gouvernants saxons ».



Le racisme du féminisme blanc


Suffragettes en parade à New York en 1912

Le mouvement pour le suffrage des femmes fut dominé par les femmes de la classe supérieure de la société américaine du 19e et du 20e siècle. Alors que leurs pères, frères et fils dirigeaient la société, elles étaient coincés à la maison dans des rôles subalternes relatifs aux enfants. Stanton et ses contemporaines apparaissaient, au début, vouloir abattre la suprématie blanche. 

Cependant, après la ratification du 15e amendement, il fut révélé qu’ils voulaient être une partie de celui-ci. l’auteur Barbara Andolsen a souligné dans son livre publié en 1986, « Daughters of Jefferson, Daughters of Bootblacks: Racism and American Feminism » que :

« Elles n’identifiaient pas adéquatement les manières dont le pouvoir politique serait inaccessible aux femmes pauvres, aux immigrantes et aux femmes noires ».

Lorsque les lynchages et la terreur raciale s’abattirent sur les Noirs après la guerre civile, les féministes blanches avaient disparu. Elles avaient bénéficié de leur privilège.


Sources : http://atlantablackstar.com

Traduction  #TeamOjal