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Le génocide : un système de survie – Entretien avec le Dr Frances Cress Welsing

[Le Dr Frances Cress Welsing est un psychiatre qui a déjà enseigné à l’École de médecine de l’Université Howard. Elle est l’auteur de «The Cress Theory of Color Confrontation». Le correspondant du Final Call à la Maison Blanche Askia Muhammad s’entretient avec le Dr Welsing au sujet de son étude sur la dynamique globale du génocide.]


FinalCall.com (FC): Face à la pandémie du sida, aux guerres, à la famine, aux sécheresses, est-il possible que le continent africain, et les Noirs à travers le monde, ne soient les cibles d’un complot génocidaire des Européens? 
Dr Frances Cress Welsing (FCW): J’ai longtemps examiné le problème des Noirs comme étant liés au racisme, à la suprématie blanche. Ces termes sont synonymes, c’est un système comportemental mondial pour la survie génétique du Blanc sur la planète.

En d’autres termes, la population blanche de la planète est une minorité minuscule, moins d’un dixième de la population de la planète. Ils sont d’origine génétique récessive en termes de coloration de la peau, cela veut dire que le Blanc peut être génétiquement anéanti. Blanc+Noir=coloré. Blanc+Brun=coloré. Blanc+Jaune=coloré. 

Ainsi, la minorité blanche est consciente; Je dirais qu’ils ont eu connaissance qu’ils étaient une minorité car ils ont sillonné le globe. Les blancs ayant des relations sexuelles avec des non blanches ont découvert que les enfants ressemblent tous aux mères, ce qui signifiait que le Blanc était anéanti.
Je dis que c’est la motivation fondamentale de personnes qui se considèrent comme Blanches, que cela soit consciemment et/ou inconsciemment déterminé. En d’autres termes: ce que le Collectif Blanc fait sur la planète des comportements à l’économie, l’éducation, le divertissement, le travail, le droit, la politique, la religion, le sexe et plus-dans l’ordre pour eux de survivre sur la planète, par tous les moyens nécessaire.
En d’autres termes: les Blancs se livrent collectivement, à des comportements (en économie, l’éducation, le divertissement, le travail, le droit, la politique, la religion, le sexe et plus) leur permettant de survivre sur la planète, par tous les moyens nécessaire.
Lorsque les gens sont consciemment et/ou inconsciemment sur la voie de leur survie génétique (ce qui signifie qu’ils se sont trouvés génétiquement vulnérables face à d’autres personnes qui peuvent provoquer leur anéantissement génétique), alors la pratique du génocide est une conséquence logique à cette situation.
En voyant ce qui se passe sur le continent africain et à d’autres endroits où se trouvent des non-blancs (même si nous regardons seulement l’épidémie de SIDA-VIH) il y a quelque chose qui est en train de tuer des dizaines de millions de non-blancs. Je ne pense pas qu’un noir intelligent et conscient (toutes personnes au courant) ne pense que le VIH / sida est quelque chose qui vient spontanément à l’état naturel.
Alors, je dis que nous devons en conclure que c’est une guerre biologique jusqu’à preuve du contraire. Je dirais qu’il est utilisé contre la population non-blanche-comme (Dr) Neely Fuller a utilisé le terme de « façonnage démographique » pour tuer un certain nombre de non-blancs sur la planète.

Un des aspects du génocide est l’incarcération massive d’hommes noirs dans leurs années de reproduction, de sorte que vous puissiez contrôler le nombre de noires produis.
FC: Les Noirs dans ce pays et dans d’autres parties du monde sont-ils suffisamment conscients de cela pour prendre les mesures appropriées afin de défendre notre peuple?
FCW: Je pense que les Noirs et les autres personnes de couleur sur la planète ont été systématiquement trompés sur ce qu’est vraiment la dynamique globale. On dit aux gens que c’est une démocratie, que tous sont égaux, que tout le monde est traité de manière égale. Les croyances religieuses des Noirs les encouragent à aimer tout le monde et ne pas être conscient. Espérer et prier, mais ne pas analyser. La majorité des non-blancs sur la planète n’ont pas une analyse suffisante du racisme, de la suprématie blanche.
Et nous subissons la propagande dans les médias sur la façon de penser les problèmes qui surviennent. La plupart des gens suivent la propagande. Plus précisément encore, les Noirs sont programmés à travers les médias et la télévision pour se concentrer uniquement sur la clownerie et la bouffonnerie, être obsédé par l’activité sexuelle et ne pas penser (le chant, la danse, et être obsédé sexuel). Cela détourne l’attention par rapport à ce qui se passe réellement.
FC: J’entends vos critiques dire: « Elle n’a jamais rencontré de complot. Ses théories sont vraiment difficile à avaler. » Que leur répondez-vous?
FCW: Si nous regardons simplement en arrière dans l’histoire, Adolphe Hitler mis en place un état de suprématie blanche en Allemagne. Les personnes qui ont été victimes (les Tziganes, les Noirs et les juifs) du fait qu’Adolphe Hitler a dit que tous ces gens n’étaient pas blancs. Ils n’étaient pas aryens, ils allaient être tués parce qu’il voulait avoir une population de pure race arienne en Allemagne, ainsi que dans le reste de l’Europe.
En dépit du fait que les juifs avaient des savants tels que (Sigmund) Freud et (Albert) Einstein, ils ne comprenaient pas ce qui se passait. Ils n’arrêtaient pas de dire: «Nous sommes Allemands». Ils voulaient être assimilé et inclus. Même lorsque les juifs prirent conscience de ce qui se passait pour eux, il y eut un grand nombre de juifs qui dirent: «C’est absurde, cela ne peut pas arriver, je ne veux pas l’entendre». 
Je ne suis pas surprise que les gens ne soient pas conscients, étant donné qu’ils ne lisent pas beaucoup, qu’ils sont vraiment impatients d’être acceptés par les personnes au pouvoir, alors je peux comprendre que les gens puissent dire cela.
FC: Voulez-vous dire que l’assimilation des noirs, et beaucoup vous diront que c’est un «succès» dans la culture américaine, est vraiment préjudiciable à nos véritables intérêts?
FCW: Les juifs en l’Allemagne ont estimé qu’ils avaient été assimilés; ils ont été assimilés à partir du milieu du XlX° siècle. Ils ont estimé que les obstacles et les ghettos n’existaient plus et qu’ils étaient autorisés à fréquenter les universités, et à être plus mobile dans la société. Puis, à un moment critique, tout cela a été emporté.
FC: Je vous remercie. 
Traduction #TeamOjal

15 insurrections noires contre l’oppression européenne et arabe qu’ils ne vous enseigneront pas à l’école

1° La rébellion de Nat Turner:

 
La rébellion de Nat Turner, également appelé l’Insurrection de Southampton, est probablement le plus célèbre soulèvement d’esclaves d’Amérique du Nord. La révolte fut brillamment planifiée par Turner et eut lieu en Août 1831 à Southampton County, en Virginie. Le groupe de « combattants de la liberté » dirigé par Turner tua près de 65 personnes d’origine européenne, le plus grand nombre de décès causés par une révolte d’esclaves dans le Sud des Etats-Unis. Bien que la rébellion fût réprimée en quelques jours, Turner survécut dans la clandestinité pendant plus de deux mois.
 
 

2° La Révolution haïtienne:

 

La révolte d’esclaves la plus réussie de l’hémisphère occidental fut la Révolution haïtienne, qui débuta en 1791. Dutty Boukman, un esclave africain instruit de la Jamaïque qui fut vendu à un maître esclavagiste français en Haïti, organisa et lança la révolution qui conduisit finalement à mettre fin à l’esclavage sur ​​l’île. Plus tard, génie militaire Toussaint Louverture mena la révolution alors que la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne, essayaient de recoloniser Haïti et de rétablir l’esclavage. Durant la guerre, qui aboutit à la première République noire indépendante en 1804, 100 000 soldats français et britanniques furent tués.
 
 

3° La rébellion des Zanj:

 
La plus grande révolte des esclaves africains fut initiée par les Zanj contre les négriers arabes. Les Zanjou Zinj étaient les habitants de la terre le long de la côte de l’Afrique de l’Est. Ils furent négociés comme esclaves par les Arabes et furent contraints de travailler dans les salines cruelles et humides du Shatt-al-Arab, près de Bassorah en Irak moderne. Conscients de leur grand nombre et des conditions de travail accablantes, les Zanj se rebellèrent trois fois.
 
La plus grande de ces rébellions dura de 868 à 883 après JC, au cours de laquelle ils infligèrent des défaites répétées aux armées arabes envoyées pour réprimer la révolte. , Ils continuèrent pour certains pendant 14 ans à remporter des victoires militaires remarquables et même construisirent leur propre capital, Moktara, la ville élue.
 
 

4° La révolte d’esclaves de New York de 1712: ‬

 
La révolte des esclaves de New York de 1712 se produisit, lorsque 23 esclaves africains tuèrent neuf personnes d’origine européenne et en blessèrent six autres. Les esclaves avaient planifié et organisé la révolte durant la nuit du 6 Avril 1712. Après avoir mis le feu à un bâtiment sur ​​Maiden Lane, près de Broadway, ils attendirent que les colons se précipitent pour éteindre les flammes, puis commencèrent à les attaquer.
 
 

5° La Première « Maroon War »:

 
En 1739, les marrons jamaïcains furent les premiers esclaves africains à arracher leur liberté des mains des maîtres d’esclavagistes européens. Pendant la Première Maroon War, ils se sont battirent et échappèrent à l’esclavage et établirent des communautés libres dans l’intérieur montagneux de l’île. Durant 76 ans, il y eut des accrochages périodiques entre Britanniques et Marrons, aux côtés des révoltes d’esclaves occasionnels.
Finalement, du le gouvernement britanniques et les propriétaires d’esclaves réalisèrent qu’ils ne pourraient pas vaincre les Marrons, donc ils vinrent avec un traité de paix qui leur permit de vivre dans leurs propres états libres en Jamaïque. En conséquence, les Marrons établirent cinq villes principales : Accompong, Trelawny Town, Moore Town, Scots Hall, et Nanny Town.
 
 

6° Guerres Anglo-Ashanti (Ghana):

 
Il n’y a nul part en Afrique de l’Ouest une plus longue tradition de confrontation entre les pouvoirs africains et européens que dans la Côte d’Or (actuel Ghana), entre le Royaume Ashanti et les britannique. Les efforts de l’Angleterre pour étendre son influence économique et politique à l’intérieur de la Côte d’Or furent accueillis avec une vive résistance de la part des Ashanti.
 
Durant près de cent ans (1806-1901), le Royaume Ashanti défendit ses intérêts et la liberté à travers une série de victoires dans ses batailles contre les britanniques et autres européens. Les britanniques vainquirent finalement les Ashantis grâces un armement supérieur et aux guerriers nigérians durant la guerre les opposants à la Reine Mère Yaa Asantewaa au tabouret d’or en 1901.
 
Cette victoire ouvrît la voie à la domination coloniale britannique sur toute la Côte d’Or, mais la reine mère réussit à maintenir le tabouret d’or à l’abri des britanniques.
 
 

7°‪ La révolte de la Amistad:

 

 

En 1839, des Africains prirent le contrôle du bateau négrier espagnol nommé La Amistad tout en naviguant le long de la côte de Cuba. Les captifs africains, dirigés par Joseph Cinque, échappèrent à leurs entraves et tuèrent beaucoup de membres d’équipage, mais épargnèrent quelques-uns pour naviguer et le ramener chez eux au Sierra Leone. Toutefois, l’équipage les trompa, en naviguant vers le nord où ils furent appréhendés près de Long Island, New York. Après un procès très médiatisé, les captifs africains furent libérés.
 
 

8° la révolte des Malés:

 
 
La révolte des Malés (1835), également connu sous le nom de Grande Révolte, est peut-être la révolte d’esclaves la plus importante du Brésil. Des esclaves brésiliens Yoruba et d’anciens esclaves, qui furent inspirés par Dutty Boukman, Toussaint Louverture, et la Révolution haïtienne (1791-1804), portaient des colliers avec l’image de président haïtien Dessalines lorsqu’ils se battirent pour leur liberté. Une fois la fumée dissipée, les autorités portugaises craignirent de perdre le contrôle du Brésil, de la même manière que le français perdirent Haïti, et ils envoyèrent rapidement les survivants (500 combattants de la révolte) vers l’Afrique.
 
 

9° La Révolution de Zanzibar:

 
Lorsque Zanzibar obtint son indépendance vis à vis de la Grande-Bretagne en 1963, une série d’élections parlementaires réserva deux tiers des sièges pour aux Arabes et aux Indiens. Frustré par la sous-représentation au Parlement, en dépit des 54% lors à l’élection de Juillet 1963, le Parti Afro-Shirazi et l’aile gauche du parti Umma, essentiellement africains, unirent leurs forces. Tôt le matin du 12 janvier 1964, un membre de l’ASP, John Okello mobilisa environ 600 à 800 révolutionnaires sur l’île principale d’Unguja (île de Zanzibar). Ils submergèrent les forces de police du pays et confisquèrent leurs armes. Les insurgés renversèrent alors le sultan et son gouvernement. Les représailles contre les civils arabes et d’Asie du Sud sur l’île laissèrent un nombre de morts allant de plusieurs centaines à 20 000.
 
 

10° La Rébellion de Stono:

 
La Révolution de Stono, aussi appelée la conspiration de Cato, fut une révolte d’esclaves qui commença le 6 septembre 1739, en Caroline du Sud. Près de 60 esclaves tuèrent 22 à 25 propriétaires de plantations avant d’être interceptés par les miliciens Près d’Edisto River.
Dans cette bataille, les esclaves luttèrent avec acharnement, certains s’échappèrent. La Révolution de Stono fut la plus grande révolte d’esclaves dans les colonies britanniques du continent avant la Révolution américaine.
 
 

11° Guerre de Tacky:

 

 

En 1760, Tacky, un esclave jamaïcain originaire de Ghana, planifia et organisa un soulèvement pour obtenir la fin de l’esclavage. Le dimanche de Pâques, Tacky et son armée commencèrent la révolte, s’emparèrent facilement des plantations, et ont tuèrent les propriétaires d’esclaves.
 
A la fin de la bataille, plus de 60 propriétaires de plantations furent tués avant qu’ils ne soient en mesure de saisir Tacky. Cependant, la guerre de Tacky ne s’arrêta pas là. Le mouvement déclencha des révolutions dans toute l’île, et il fallut aux forces britanniques des mois pour rétablir l’ordre.
 
 

12° Bataille d’Isandhlawana (Afrique du Sud):

 
 
 
Les habitants d’Afrique du Sud résistèrent, lors de la Bataille d’Isandhlawana, à la domination européenne qui débuta lorsque les Hollandais et Britanniques commencèrent l’invasion au XVII° siècle. Dans certaines parties d’Afrique du Sud, ils se battirent contre la domination européenne jusqu’à la fin du XIX° siècle. En dépit des efforts coloniaux, le Zululand resta libre jusqu’en 1880. En 1879, une forte résistance, une armée zulu sous le commandement du roi Cetshwayo à Isandhlawana vainquit une force de 8.000 soldats européens, tuant 1600 d’entre eux. Ce fut la plus grande défaite subie par les Britanniques dans toutes leurs campagnes coloniales en Afrique et en Asie.
 
 

13° ‪révolte de San Miguel de Guadalupe:

 
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Fondée en 1526, San Miguel de Gualdalupe fut la première colonie européenne à l’intérieur de ce qui est maintenant les Etats-Unis et où certains spécialistes situent près de l’île de Sapelo actuelle Géorgie (McIntosh County, en Géorgie). 
 
Le premier groupe d’Africains à mettre le pied sur ce territoire se révoltèrent contre leurs oppresseurs avant de fuir vers l’intérieur des terres et s’établirent probablement avec les Amérindiens. Cet incident fut la première révolution d’esclaves documenté en Amérique du Nord. 
 
 

14° La Révolution de Demerara de 1823: 

 
La Révolution de 1823 de Demerara fut un soulèvement impliquant plus de 10.000 esclaves et qui eut lieu dans l’ancienne colonie de Demerara-Essequibo, actuellement connu comme le Guyana. Le 18 août 1823, Jack Gladstone et son père, Quamina, conduisirent une armée d’esclaves africains pour lutter contre leurs maîtres esclavagistes. 
 
Beaucoup de propriétaires de plantations et maîtres d’esclaves furent capturés et tués. La révolte eut un impact fort sur ​​les britanniques, qui firent pression sur leur pays pour accélérer l’émancipation des esclaves africains après la promulgation de la « Slave Trade Act » de 1807 interdisant le commerce des esclaves. 
 
 

15° La bataille d’Adoua: 

 
Jusqu’à ce qu’il fut brièvement occupée par l’Italie en 1931 à 1945, l’Ethiopie est le seul territoire africain qui résista à la colonisation complète par les Européens . L’Italie n’a en effet coloniser qu’une partie de l’Ethiopie antique, la zone le long de la mer Rouge qui devint l’Érythrée. Cependant, sous la direction de l’empereur Menelik II, l’Ethiopie résista aux tentatives européennes de coloniser tout le pays.
 
L’Ethiopie remporta une victoire décisive sur l’Italie lors de la bataille d’Adoua le 1er mars 1896. Cette bataille vient mettre fin à une guerre Italo-éthiopienne débutée en 1895. Pendant la bataille, les guerriers de Menelik II attaquèrent avec férocité les Italiens. Faisant peu de prisonniers, les vainqueurs de la bataille d’Adoua tuèrent 289 officiers italiens, 2918 soldats européens et environ 2000 Askari (Africains qui ont combattu du côté des Européens). 954 autres soldats européens manquaient à l’appel, tandis que 470 Italiens et 958 Askari furent blessés. Quelques 700 Italiens et 1800 Askari tombèrent entre les mains des troupes éthiopiennes.
 
 

Source:

 

Traduction #TeamElimu

5 signes montrant que vous souffrez probablement «d’esclavage mental» – par le Dr Amos Wilson

Les chaînes de l’esclavage furent enlevées il y a plus d’un siècle, et la législation adopta l’abandon des chaînes juridiques qui liaient les Noirs des Amériques aux bilans comptable du maître esclavagiste à l’instar des bœufs, du matériel agricole et autres immobilisations corporelles. Toutefois, aucune action extérieure ne peut supprimer l’esclavage mental survenu, qui fut transmis, et qui demeure chez les Noirs d’aujourd’hui.
Pourtant, de nombreux descendants d’Africains sont encore dans le déni des effets durables de cette institution traumatisante et brutale. Ils affirment souvent que l’esclavage s’est passé il y a longtemps, qu’il n’a aucun rapport avec eux, et que les Noirs devraient s’en remettre et profiter des «libertés» désormais à leur disposition. Cependant, le préjudice émotionnel et psychologique causé par la traite négrière transatlantique fut si grave, que beaucoup de gens, aujourd’hui encore, ont du mal à «s’en remettre».
Le Dr Amos Wilson (Février 23,1941 – 14 Janvier 1995), un ancien professeur de psychologie à l’Université de New York, soutiendraient que seule une correction systématique dans la conscience peut aider les Noirs, qui ont appris à penser comme des esclaves, à s’échapper réellement de la servitude. Dans une de ses conférences, le célèbre auteur qui a écrit des livres tels que « The Developmental Psychology of the Black Child, » posa cinq questions simples à ceux qui croyaient le contraire. Si les réponses aux questions de Wilson sont honnêtes, elles révèlent, encore chez la plupart d’entre nous une mentalité d’esclave.



1° Quelle langue parlez-vous?


La langue est essentielle à l’expression de la culture, parce que c’est un moyen par lequel les valeurs, les croyances et les coutumes d’un peuple sont transmises. Elle est fondamentale pour l’identité culturelle et si les gens oublient leur langue maternelle, ils perdent un aspect important de leur culture et un morceau de qui ils sont. Pour cette raison, il est important que les gens gardent leur propre langue vivante.
Lorsque les Noirs furent contraints d’adopter l’anglais, le français, l’espagnol et le portugais, ils furent contraints, d’abandonner leur propre vision du monde et d’accepter une langue étrangère qui les considérait comme des serviteurs soutenant les intérêts des Blancs. Est-ce que la mentalité qui permit à cette relation de se produire existe encore aujourd’hui parmi nous?



2° A quel nom répondez-vous?


Après que les Noirs ne furent kidnappés et déportés d’Afrique pour les Amériques, ils durent supporter un certain nombre de crimes atroces à leur encontre, tous furent dépouillés des noms qu’ils avaient dans leurs pays d’origine. Cet abandon forcé de quelque chose de si précieux a détruit le lien vital qui liait les personnes d’ascendance africaine à leurs pays d’origine et les a déconnecté de leur patrimoine et de leur histoire qui remonte beaucoup plus loin que celle de leurs oppresseurs.
Plutôt que d’être appelé par les traditionnels et magnifiques noms qui attestés de qui ils étaient et d’où ils venaient, les esclaves africains reçurent des noms étrangers qui les présentaient comme des biens. S’il y avait plusieurs esclaves avec le même nom dans un groupe donné, on leur attribué différents identifiants tels que «le petit» ou «le gros». Chacun d’entre eux devant savoir qui a était appelé lorsque le maître esclavagiste faisait signe.
Depuis que l’esclavage fut officiellement aboli, certains Noirs ont laissé tomber leurs noms européens qui furent forcés d’avoir et adoptèrent des noms africains ou des noms nouveaux et uniques. Pourtant, la plupart d’entre nous répondons aux noms faisant de nous la propriété de quelqu’un et certains espèrent même que ces noms leurs permettront d’améliorer leurs chances d’emploi, le genre qui paie.



3° Quel type de nourriture mangez-vous?


Durant l’esclavage, le maître faisait progressivement travailler les esclaves africains de plus en plus, tout en subvenant de moins en moins à leurs besoins. Avec de très longues heures de travail, des locaux exigus et des peines sévères, les Africains vivaient leur vie au jour le jour dans le désespoir et la faim. Ils recherchèrent du réconfort dans ce qui devint par la suite la Soul food.
Lorsque le maître ordonnait l’abattage d’un porc, sa famille mangeait les côtelettes, les steaks et les filets enrobés de bacon. Les entrailles, les pieds, la peau, et la tête étaient tout ce qui restait du porc​​. Pourtant, très peu était gaspillé parce que les Africains réduits en esclavage apprirent à tout manger sur un porc, « de la queue au groin! » Cela comprenait les pieds de porc, la peau, les intestins et les andouillettes.
De nos jours, les Noirs ont encore à ce type de «réconfort» alimentaire, même si il fut établi que la Soul food est malsaine.




4° Quel Dieu priez-vous?


Le pape Nicolas V approuva l’esclavage et la christianisation du peuple noir. Au cours de ce processus, les peuples africains furent contraints d’abandonner leurs systèmes spirituels pour adopter la version européenne du christianisme.
Les Africains ont leurs propres religions et concepts de Dieu. Aujourd’hui, il y a beaucoup de craintes et des sentiments négatifs envers les systèmes spirituels de nos ancêtres. C’est une conséquence directe de l’idéologie anti-africaine qui fut enseignée et appliquée sévèrement sur ​​les plantations.
L’un des actes les plus graves commis par le système pensé religieuse de la suprématie blanche fut la création de l’image d’un blanc comme étant le «fils» de Dieu. Cette image de blanc, qui est appelé Christ, adorée par beaucoup de Noirs dans le monde aujourd’hui, contribue à favoriser la croyance qui implique que l’homme blanc est parfait, bon, suprême et seule source de bénédictions.




5° Quel genre de vêtements portez-vous?


La mode a toujours joué un rôle important dans la culture africaine. Les styles et les modèles de vêtements ont souvent une signification spirituelle et mythique. De plus, certains des plus beaux vêtements au monde furent conçus par les mains de tisserands africains. Beaucoup d’entre eux ont apporté leurs compétences aux Amériques où ils furent exploités comme une autre source de revenus pour le propriétaire d’esclaves.
Les Noirs n’étaient évidemment pas en mesure de porter leurs vêtements traditionnels durant l’esclavage. Au lieu de cela, les maîtres esclavagistes leurs fournissaient des vêtements européens, souvent moins chers et moins durable.
Aujourd’hui, pour la plupart, les Noirs ont gardé leur instinct pour la mode, mais pour beaucoup d’entre nous les vêtements traditionnels africains paraissent aussi étranges et indésirable que la perception qu’en avaient les européens il y a des centaines d’années. En outre, nous sommes fidèles aux marques d’habillement extérieures à nos communautés.




Source : http://atlantablackstar.com

Traduction #TeamOjal

Le drapeau panafricain

Le drapeau panafricain rouge, noir et vert conçu par l’UNIA en 1920.


Le drapeau panafricain (également connu comme le drapeau de l’UNIA, drapeau afro-américain et celui de la Black Liberation) est un drapeau tricolore composé de trois bandes horizontales égales de couleur (de haut en bas) rouges, noires et vertes. L’Universal Negro Improvement Association and African Communities League (UNIA-ACL) l’a officiellement adopté le 13 Août 1920 à l’article 39 de la Déclaration des droits des peuples nègres du Monde, au cours de son congrès d’un mois au Madison Square Garden à New York. Des variations du drapeau peuvent et furent utilisés dans différents pays et territoires en Afrique et dans les Amériques pour représenter l’idéologie panafricaniste. Plusieurs organisations et mouvements panafricains ont souvent employé l’emblématique bannière tricolore dans divers contextes.


Couleurs et signification

Les trois couleurs panafricaines sur le drapeau représentent:

Rouge: le sang qui unit toutes les peuples noirs d’ascendance africaine, et qui fut versé pour la libération;

Noir: les noirs dont l’existence en tant que nation, mais pas un État-nation, est confirmée par l’existence du drapeau; et de la puissance
Vert: la richesse naturelle abondante de l’Afrique.

Histoire

« Chaque race a un drapeau, sauf le Nègre »

Le drapeau fut créée en 1920 par des membres de l’UNIA en réponse à une chanson très populaire datant de 1900 qui affirmait : « Chaque race a un drapeau, sauf le Coon [Nègre, Ndlr] », et qui fut citée comme l’une des trois chansons qui a « établi fermement le terme « Coon » dans le vocabulaire américain« . Un rapport de 1921 apparaissant dans l’Africa Times & Orient Revue, pour lesquels Marcus Garvey avait travaillé, cita Garvey quant à l’importance du drapeau: 

Montrez-moi la race ou la nation sans drapeau, et je vous montrerais une race de gens sans aucune fierté. Oui! Dans la chanson et le mimétisme, ils disent, « Chaque race a un drapeau, sauf le Nègre ». C’est tellement vrai! Oui! Mais ils disait cela de nous il y a quatre ans. Ils ne peuvent plus le dire aujourd’hui….

Le journaliste Charles Mowbray White a affirmé que Garvey avait proposé les couleurs rouge, noire et vertepour les raisons suivantes: 

« Garvey a dit rouge à cause de sa sympathie pour les Amérindiens du monde, vert pour sa sympathie envers les Irlandais dans leur lutte pour la liberté et le noir [pour] le nègre ».

Le drapeau est devenu plus tard un symbole nationaliste africain pour la libération à travers le monde des peuples d’origine africaine. Tel un emblème de la fierté noire, le drapeau est devenu populaire pendant le mouvement de la Black Liberation des années 1960. En 1971, la commission scolaire de Newark, dans le New Jersey, adopta une résolution autorisant le drapeau à être élevés dans les salles de classe des écoles publiques. Quatre des neuf membres du conseil ne furent pas présents à l’époque, et la résolution fut présentée par un membre adolescent de la commission, une personne nommée par la mairie. De vives polémiques s’en suivirent, dont une ordonnance du tribunal adressée à la commission pour expliquer pourquoi elle ne devraient pas être forcée d’annuler la résolution, et au moins deux propositions législatives visant à interdire les drapeaux ethniques ou nationaux dans les classes publiques autres que le drapeau américain.
Aux États-Unis, le drapeau est de nos jours largement disponible dans les boutiques de drapeaux ou les magasins ethniques spécialisés. Il est commun de le voir lors des défilés commémorant le Martin Luther King, Jr. Day, des rassemblements pour les droits civiques, et autres événements spéciaux.

Utilisation récente 

À la suite du refus d’un grand jury d’inculper un policier blanc pour l’assassinat de Michael Brown, un étudiant de l’Université Howard remplaça le drapeau américain sur le mât du campus avec un drapeau panafricain volant à mi-mât. l’incident poussa le président de l’université, Wayne Frederick, à publier une déclaration désapprouvant la levée du drapeau par le personnel non autorisé. 

Les noms alternatifs

Le drapeau est connu sous plusieurs autres noms avec des degrés de popularité variable:
le drapeau de l’UNIA, d’après ses initiateurs;
le drapeau de Marcus Garvey;
le drapeau Universel Africain;
le drapeau international africain;
Le drapeau de la libération noir;
le drapeau panafricain;
le drapeau nationaliste noir, nationaliste africaine, ou le drapeau de la New Afrikan Libération.
bendera Ya Taifa (kiswahili: Drapeau de la Nation), en référence à son utilisation lors de Kwanzaa.
Bien que d’autres modèles soient également considérés comme des drapeaux africains ou panafricains, les rayures horizontales de couleur rouge, noire et verte, émises par l’UNIA en 1920, sont la conception la plus souvent mentionnée.

Drapeaux dérivés

Le drapeau du Biafra
Le drapeau du Malawi
Le drapeau Afro-Américain
Le drapeau Kenyan
Le drapeau de Saint-Kitts-et-Nevis
Le drapeau du Congrès national africain 
Le drapeau de la Libye
Le drapeau confédéré de NuSouth
Le drapeau Rasta

Sources : 

« The Declaration of the Rights of the Negro Peoples of the World, » Wikisource, The Free Library, The Declaration of the Rights of the Negro Peoples of the World (accessed October 6, 2007).

25,000 NEGROES CONVENE :International Gathering Will Prepare Own Bill of Rights. 1920. New York Times (1857-Current file), August 2, Proquest (Last accessed October 5, 2007)

Special to The Christian Science Monitor from its Eastern News Office 1920. NEGROES ADOPT BILL OF RIGHTS :Convention Approves Plan for African Republic and Sets to Work on Preparation of Constitution of the Colored Race Negro Complaints Aggression Condemned Recognition Demanded. Christian Science Monitor (1908-Current file), August 17, Proquest (accessed October 5, 2007).

« New Flag for Afro-Americans, » Africa Times and Orient Review 1 (October 1912):134; Cited in RACE FIRST: The Ideological and Organizational Struggles of Marcus Garvey and the Universal Negro Improvement Association (Westport, Conn.: Greenwood Press, 1987), p43.

Garvey Papers Vol. 2, p. 603.

Traduction #TeamOjal

8 suggestions judicieuses sur la manière de parler aux enfants noirs du racisme

1° N’ayez pas peur d’en parler :



Lorsque nous évitons de parler de racisme à nos enfants, nous ne le faisons pas pour les protéger, nous le faisons pour nous protéger en évitant les choses qui nous mettent mal à l’aise. Ne laissez pas vos enfants être confronté au racisme dans les rues. Les racistes / suprématistes blancs tuent nos enfants tous les jours, donc l’idée que parler de racisme « traumatisera les enfants noirs » n’a absolument aucun sens si l’on considère les conséquences de leur incompréhension. 




2° Soyez honnête au sujet du racisme/Suprématie Blanche:


Il ne faut jamais adoucir (ou falsifier) vos discussions sur le racisme / la suprématie blanche avec des inepties du genre « la couleur n’a aucune importance« , « tout le monde est pareil« , « il n’y a pas de couleur pour aimer« , « certains Noirs sont trop racistes » ou n’importe quelle non-sens « politiquement correct » qui signifie que le locuteur ne dit pas la vérité sur le racisme. Les preuves parlent d’elle-mêmes. Cela implique que les parents aient la meilleure compréhension possible de la façon dont le racisme / la suprématie blanche fonctionne.




3° Commencez avec le meilleur moyen de communication:


Beaucoup de jeunes (et d’adultes d’ailleurs) ne s’intéressent pas aux livres sur l’Histoire des Noirs (bien qu’il existe quelques exceptions), mais ils pourraient regarder un film ou une vidéo. Il faut les inciter en organisant une soirée TV / Film / pizzas, avec un débat avant, pendant et / ou après le film.




4° Recherchez des Moments propices d’enseignements:


Regarder et discuter des événements récents ou articles de presse peut donner aux enfants plus de perspicacité à propos de ce qu’ils voient dans leur monde. Ils sont susceptibles de voir avec leurs propres yeux et d’en parler avec leurs amis. La mort de Trayvon Martin, l’acquittement de George Zimmerman et d’autres incidents très médiatisés comme la mort de Mike Brown sont de bonnes possibilités d’enseignements.




5° Expliquez comment l’industrie du divertissement perpétue le racisme: 


L’idéal serait de réduire considérablement ou d’éliminer la télévision, les films et la musique pop dans votre maison, mais cela peut être irréaliste pour beaucoup de gens. Par conséquent, ce que nous pouvons faire est d’au moins surveiller ce que les enfants regardent et écoutent et discuter des nombreuses façons dont le racisme / la suprématie blanche est propagée à travers ces médias. Par exemple, dites honnêtement pourquoi les hommes noirs sont incités à porter des robes dans les films, pourquoi les plus célèbres artistes noires ont la peau claire, portent des tissages et des cheveux blonds, pourquoi les acteurs noirs ne sont pas représentés aimant ou faisant l’amour à des femmes noires dans les films et les publicités télévisées et pourquoi les Noirs sont souvent représentés s’agitant, se battant, manquant de respect et se rabaissant les uns les autres à la télévision.




6°Parlez de votre propre expérience du racisme: 


Votre propre expérience personnelle avec le racisme peut être un matériel pédagogique efficace pour que vos enfants en tirent des leçons. Dites-leur la vérité sur ce que vous avez vécu, comment cela vous a affecté, comment cela vous a blesser, et leur permettre de voir que vous avez survécu à cela. Partagez les stratégies que vous avez utilisé pour essayer de résoudre vos problèmes.




7° Restez calme:


De plus, il est très important de ne pas aller dans une diatribe de jurons en parlant de ce ​​sujet. Il suffit de laisser les faits parler d’eux-mêmes. Cela vous aidera à apprendre à contrôler leurs émotions, à rester logique, à avoir du sang-froid et lorsqu’ils seront confrontés au racisme. 




8° Apprenez à vos enfants à s’aimer eux-mêmes ainsi que leur race:


Des études récentes centrées sur le développement de la petite enfance ont constaté que les enfants afro-américains élevés dans une perspective de fierté, d’information et d’examen objectif de leur race, sont non seulement plus stables émotionnellement que leurs homologues « colorblind » [ceux pour qui la couleur n’a plus d’importance, NDLR] mais sont également plus susceptibles de de mieux réussir à l’école. 
Enseignez-leur que le racisme n’est pas une réflexion sur les Noirs ou sur notre humanité; c’est une réflexion sur l’inhumanité des gens qui le pratiquent. Les Noirs ont été esclaves, mais beaucoup n’ont pas accepter les mauvais traitements et se sont levés pour eux-mêmes.


Source : http://atlantablackstar.com/
Traduction #TeamOjal

Shark Island : le camp de concentration africain oublié

Shark Island est une petite île située au large des côtes de la Namibie. Sur ce site, il y a plus de cent ans, les Allemands tenaient un camp de concentration connu comme « l’île de la mort« . Le camp de concentration de Shark Island fut, comme tant d’autres tragédies africaines, effacé de l’Histoire.

Plus de 10.000 personnes des tribus Hereros et Namaqua furent tués entre 1905 et 1907, à l’époque la Namibie était une colonie Allemande. Sur cette l’île, les Allemands utilisèrent sur les Herero et Namaqua les mêmes méthodes utilisées sur les Juifs. Des méthodes telles que la torture, le travail forcé, et sont allés jusqu’à la briser les crânes des Hereros et des Namaqua. Avec les cadavres, les Allemands firent des recherches médicales pour voir s’ils appartenaient à une race inférieure. D’autres méthodes de torture tel que le viol et de durs travaux après avoir gardé les femmes affamés pendant plusieurs jours.

Un pilote de transport qui fut décrit comme ayant été employé dans le camp en 1905 raconta que:

Les femmes qui sont capturées et non exécutés sont mis au travail par les militaires comme des prisonniers … on a vu nombre d’entre elles à Angra Pequena (c.-à Lüderitz) mises au travail le plus dur, et si affamés qu’elles n’avaient plus que la peau sur les os […] on leur donné à peine de quoi manger, et j’ai les ai souvent vu ramasser des morceaux de nourriture de jetés par des pilotes. Si elles étaient pris en flagrant délit, elles étaient « sjamboked » (fouettée)

Voyez comment ce récit est proche de ce que disait Frederick Douglas a propos de l’utilisation de la nourriture comme arme de domination pendant l’esclavage. Ce ne sont pas des faits isolés mais tout un système qui repose sur ces pratiques inhumaines. 


Des événements comme celui-ci se sont déroulés en Afrique, puis omis par la conscience collective, mais l’Holocauste juif, lui, ne sera jamais oublié…ce sont des épisodes frappants qui nous interpellent sur la suprématie blanche et son fonctionnement.

Ne soyons pas étonnés, prenons acte.

#TeamOjal

Le « Nigger Hound » : le chien chasseur d’esclave


Avant le pit-bull, avant le rottweiler, avant le doberman ou le berger allemand, la race de chien la plus redoutée au USA dans les années XIX° siècle était la « NIGGER HOUND » Le Foxhound commun fut formé à la traque des Noirs durant la période esclavagiste afin de maintenir les Noirs dans la terreur. Ces chiens étaient réputés pour être de fin limiers; une fois mis sur la piste des Noirs échappés de la plantation, ils remontaient la piste des fugitifs et les déchiré en lambeaux.
Après un certain temps les esclaves noirs commencèrent à trouver ces chiens inoffensifs et comprirent que cette réputation était fausse, ainsi le limier ne fit plus peur. Alors l’AmériKKK se dota de chiens de guerre intrépides et très agressifs venant de Cuba qui furent élevés à la garde et la chasse au gros gibier et appelé « Cuban Bloodhound » . En Amérique, on le rebaptisa le « Nigger Hound ». Ces chiens d’esclaves accrocheur étaient tristement célèbre dans le Sud pour traquer ses victimes et les griffer sauvagement. Après que l’esclavage fut aboli suite à la guerre civile, la nécessité d’avoir ces grands chiens d’attaque disparu.

Certaines théories affirment que ces chiens se fondirent dans les bulldog et les Pit-bull que nous voyons aujourd’hui.


#TeamOjal

7 façons d’éviter d’être endoctriné par la Suprématie Blanche

Que nos enfants grandissent avec une bonne image d’eux-mêmes



Cela signifie que nous devons leur donner des jouets, des livres, des films, des jeux qui comportent des caractéristiques afro ainsi que des histoires afro. S’ils grandissent entourés par la puissance de leur proprehistoire, ils seront plus à même de résister à la narration de la culture dominante.



Dépensez votre argent uniquement avec des institutions noires



Les milliards de dollars [ou d’euro, NDLR] de pouvoir d’achat de la communauté noire constituent un pouvoir uniquement s’ils sont utilisés intelligemment, avec discipline et sagesse. Quand il s’agit de mettre à mal la suprématie blanche, beaucoup de discipline est nécessaire. Renverser la société américaine blanche [et Occidentale, NDLR] et la structure du pouvoir blanc implique que l’argent « noir » ne puisse plus jamais être considéré comme acquis. Ce serait un grand pas vers la transformation de leurs relations avec la communauté noire, ce qui les rendrait plus faibles et plus vulnérables.



Arrêter de regarder la télévision


Si vous voulez vous protéger de la suprématie blanche, vous devez arrêter son outils le plus puissant, le moyen par lesquels elle diffuse la culture blanche à travers le monde : la télévision. Éteignez-la. Lisez des livres. Beaucoup de livres.



Apprenez l’histoire européenne


Pourquoi est-ce nécessaire? Parce que si vous voulez connaître leurs prochaines actions, vous devez étudier leurs actions passées. Ils peuvent mettre à jour leur approche, mais leur tactique ne changera jamais. Étudiez Hitler et Margaret Sanger et vous comprendrez l’eugénisme. Étudiez J. Edgar Hoover et vous comprendrez la chute de Marcus Garvey. Étudiez Albert Pike et vous comprendrez comment « flics » ont été formé. Étudiez Sam Colt et vous comprendrez pourquoi les armes ont été crée. Et d’étudiez l’expérience de Tuskegee et vous comprendrez pourquoi vous devez toujours surveiller vos arrière quand ils sont dans les parages. Toujours.




Cesser de vous référer aux personnes de couleur avec les termes odieux de l’oppresseur 


Oui, cela signifie que « nègre/négro » ne peut pas sortir de votre bouche. Ni «chiennes», ou «salopes» … et à peu près tous les autres mots fréquemment entendus dans les radios afro. Nous devons libérer nos esprits et nos bouches de ce poison.



Éduquez-vous


Dans l’exercice de la domination sur un autre groupe, la structure de la suprématie blanche exerce un contrôle sur trois branches de la société: le système éducatif, la Loi et la religion. Le contrôle est étendu sur les institutions qui façonnent le mental, le corps et l’esprit. Bien sûr, vous devez vous soumettre à une certaine méthode d’éducation formelle, mais en faisant cela, comprenez que vous êtes nourris par la propagande du système, donnant ainsi le contrôle de votre esprit, à ceux dont l’intérêt est de vous garder ignorants, docile et confiant. Donc, vous devez sortir du système et créer votre propre programme d’enseignement.



Imprégnez-vous de la culture noire


La meilleure façon de lutter contre la culture de l’ennemi est d’embrasser votre propre culture. Il y eut beaucoup de siècles de grandeur sur la Terre-Mère, et des siècles de résistance et de résilience dans le Nouveau Monde. Profitez-en.

Source : http://atlantablackstar.com/


Traduction #TeamOjal



Saviez-vous qu’en 1993 Walt Disney avait pour projet d’ouvrir un parc à thème recréant l’esclavage?


Saviez-vous qu’en 1993, Walt Disney Company avait pour projet de recréer l’esclavage avec un parc à thème situé à proximité des champs de bataille de la guerre civile de Manassas. Ce projet visait à permettre aux visiteurs de célébrer la diversité de la nation, la pluralité et les conflits qui définissent le tempérament américain. Tout cela aurait été fait sur un site de 3000 acres dans le comté de Prince William dans le nord de la Virginie.

Ce projet  comprenait également un Fort de la guerre civile, un village amérindien, et un village de l’ère de la guerre civile. Walt Disney voulait que les gens sachent ce que cela faisait d’être un esclave et ce que c’était de s’échapper à travers le chemin de fer clandestin. Dans la petite ville de Thoroughfare, près de l’emplacement du site où Disney voulait faire des expositions illustrant la vie des esclaves, des petits-enfants d’esclaves ont continué à vivre et à travailler la terre que leurs ancêtres avaient hérité après la fin de la guerre civile. Disney croyait réellement que ce parc serait une grande expérience éducative.

Mais, dès le début, il y avait des inquiétudes au sujet du bien fondé du parc de la part des membres de la Black History Action Coalition. Beaucoup de gens estimaient que la représentation de l’esclavage ne serait pas historiquement digne ou dépeinte avec précision. Le président de Disney, Michael Eisner, répondit à ces critiques en disant qu’ils n’allaient pas « mettre les gens dans les chaînes.« 

Mickey Mouse et ses amis seront là à l’ouverture du parc en Virginie du Nord, en 1998, mais il y aura une fabrique d’acier recrée, pas un château, et des esclaves en fuite, pas des pirates des Caraïbes.


En Septembre 1994, face à l’opposition de critiques qui craignaient que le parc ne vulgarise l’histoire, pollue la zone environnante, et nuise à des sites historiques à proximité, Disney décida d’abandonner ses plans pour le parc.

source: http://articles.orlandosentinel.com/1993-11-12/business/9311120566_1_disney-character-civil-war-battlefield-war-ii

Traduction #TeamOjal

Brésil: L’idéologie du «colorisme» et la lutte pour une identité noire

ronaldo se définit comme blanc

 

Vanessa Jésus Souza, étudiante à l’université avec une spécialisation en tourisme

LE BRESIL A UN PASSE ET UN PRESENT EXTREMEMENT RACISTE

Dans un pays comme le Brésil, comme dans d’autres pays d’Amérique latine, l’idéologie de la suprématie blanche fut le système de valeurs dominant depuis l’arrivée des Européens d’Espagne et dans le cas du Brésil, du Portugal. Depuis l’époque de la colonisation, les gens ont appris qui étaient les «maîtres» et qui étaient les «esclaves».
Aujourd’hui, au Brésil, à partir d’un très jeune âge, des millions de personnes de toutes les teintes de peau sont subtilement mais aussi délibérément endoctriné à croire que les personnes à la peau blanche, aux yeux clairs et aux cheveux lisses sont plus intelligents, plus beaux, plus désirables et plus puissants que les personnes plus foncée. Au Brésil, la dictature de la blancheur peut être observée partout, dans les stands de magasin, à la télévision, dans le gouvernement fédéral, dans tous les endroits où il est rare de voir des personnes d’ascendance africaine et/ou indigène évidente.
Beaucoup de femmes afro-brésiliennes vous diront que les la plupart des afro-brésiliens préfèrent les femmes blanches pour se marier; le processus de embranquecimento, ou de blanchiment, est commun dans toute l’Amérique latine. Beaucoup d’enfants noirs et modestes sont encouragés par leurs propres parents à chercher un partenaire plus clair/blanc pour éclaircir la peau de leur progéniture, ou, « améliorer la race« .
 
Comme preuve de cela, l’un des tableaux les plus célèbres de l’histoire du Brésil [Redenção de Cam (la Rédemption de Cham), NDLR] les représente le processus d’éclaircissement de la peau des générations successives par mélange avec des partenaires plus blancs jusqu’à ce que la « tache noire » soit complètement effacée à la troisième génération. La poursuite de cet idéal de blancheur, de cette idéologie du colorisme, affecte des millions de personnes à la peau plus claire, « racialement métisses« , qui peuvent se définir comme blanches.
Et ce même si les traits de leur visage ou la textures de leurs cheveux indiquent au moins un soupçon d’origine africaine ou de patrimoine autochtone. Au fil des années, j’ai connu de nombreux Brésiliens à la peau claire qui se définissaient comme blanc bien qu’ils ne seraient jamais acceptées comme telles aux États-Unis, en Europe ou même au sud du Brésil, où les personnes d’ascendance allemande et italienne constituent l’écrasante majorité de la région.
 
 
Redenção de Cam, Une famille brésilienne qui à chaque génération devient «plus blanche» 
(grand-mère noire, mère mulâtresse et bébé blanc)

Même les élites Afrodescendantes refusent leur Africanité

En mai 2005, la célèbre superstar du football, Ronaldo Nazário, ou tout simplement Ronaldo (le phénomène) a fait les gros titres et devint un nouveau symbole de la difficulté que beaucoup de Brésiliens d’origine africaine à accepter une identité noire. Dans une interview, Ronaldo fut interrogé à propos du problème du racisme dans les stades de football européens, ce à quoi Ronaldo a répondu: « Je pense que tous les Noirs souffrent (du racisme). Moi, qui suis blanc, je souffre à cause de tant d’ignorance « .
 
 
Les membres de la communauté Afrodescendante du Brésil, des militants du Movimento Negro et même le propre père Ronaldo, un homme noir à la peau sombre, ont soupiré, rit ou dénoncé la déclaration de Ronaldo. En ce qui concerne la déclaration de son fils, le père de Ronaldo, Nélio Nazário, a déclaré: 

« Il sait très bien qu’il est noir … En vérité, à l’époque, je pensais que c’était un certain type de philosophie, quelque chose dans ce sens … parce qu’il sait qu’il est noir ».

 
Ronaldo et son père Nélio Nazário

UNE SUPREMATIE BLANCHE EHONTEE

Kabengele Munanga, professeur d’anthropologie à l’Université de São Paulo et spécialiste sur le sujet de la race avait ceci à dire:

« La déclaration de Ronaldo a à voir avec l’idéal de blanchiment des Brésiliens noirs. Ils intègrent le concept de la supériorité blanche. Pour cette raison, être métis ne suffit pas. Celui qui monte socialement se blanchit. « 

 
José Júnior d’AfroReggae
José Júnior, coordinateur du groupe culturel/musicale AfroReggae, fut irrité par les commentaires de Ronaldo. il déclaré:

« Ce fut un commentaire malheureux, un commentaire complètement faux. En tant que citoyen, il peut dire ce qu’il veut . Mais lui, comme un créateur d’opinion et une idole, il ne peut pas dire cela. Il n’est pas blanc, ni ici au Brésil, ni en Europe « .

Au Brésil d’aujourd’hui, on ne peut jamais être certain de la façon dont une personne va lui-même se définir. Le colorisme est ancré dans les esprits depuis belle lurette. Au cours des dernières décennies, en raison, au moins partiellement, du travail inlassable du Movimento Negro pour encourager plus de gens à s’identifier à leur ascendance africaine, plusieurs personnes n’hésitent plus, désormais, à se définir comme noirs ou au moins brunes. Étudiante en tourisme, Vanessa Jésus Souza (photo en haut de la page) est sans doute l’une de ces personnes. Avec sa peau et ses yeux clairs, il serait facile pour Vanessa de se définir comme blanche. Mais quand on l’incite à discuter de la déclaration de Ronaldo et la manière dont il se définit, elle avait ceci à dire:

« La couleur de peau n’interfère pas avec votre race. J’ai la peau claire, mais mes grands-parents maternels et paternels sont noirs, alors je dis que je suis noir. Ma famille est venue du Nordeste *, mes yeux clairs sont peut-être un legs de mon héritage Néerlandais .

Il y a quatre ans, je me suis identifié comme noire, à cause de mes traits, de mes cheveux bouclés, mon nez n’est pas si mince, parce que je l’aime la culture noire, parce que je fréquente les lieux noirs où 99% des gens sont noirs. Dans le programme Netinho [Domingo da Gente] **, aux concours de la plus belle fille noire, je voyais les filles à la peau claire avec des cheveux bouclés. Donc j’ai dit à ma mère, « alors je suis noir, je peux me positionner comme noir. » Elle m’a dit d’arrêter parce que je suis blanc. Beaucoup de gens jouent avec moi et m’appellent neguinha (petite fille noire) mais je m’assume vraiment en tant que noire. 

La personne qui vit dans une société à prédominance blanche finit par se sentir blanc et oublier ses origines. Je pense que Ronaldo se voit comme blanc parce que d’autres ne le voient pas comme noir.

Je me battrais pour les quotas (discrimination positive) non seulement pour moi, mais pour d’autres Noirs à la peau plus foncée que la mienne. La société ne me voit pas comme une noire. Je pense comme ceci: Je suis à l’université, je suis privilégié, je réussis à y arriver. Mais je ne doute pas que je me battrais pour donner des chances aux autres « .

 
* – La région nord-est du Brésil est principalement composée des personnes d’ascendance africaine et voilà comment la plupart des Brésiliens à travers le pays voient la région.
 
** – Netinho de Paula est devenu célèbre comme chanteur avec le groupe musical Négritude junior.
 
Entretien avec Vanessa Jésus Souza par Isabel Taranto et Joni Anderson
 
 

Source: Raça Brasil 

Traduction #TeamOjal