La piraterie pendant la période de l’esclavage et l’importance des Afrodescendants dans l’essor de la piraterie

S’il y a bien un épisode de l’histoire des Afrodescendants qui suscite des émois, des débats mais aussi de l’incompréhension c’est bien la période de la « traite négrière transatlantique » donc, en gros, du 15ème siècle au 19ème siècle. Ne nous méprenons pas, nous avons une mauvaise idée de ce que furent les siècles de razzias négrières, de traite transatlantique et d’esclavage, car l’histoire officielle est faussée, et pour certains cela reste un moment de l’histoire à oublier … 
Pourtant, il y a, dans cette période de notre histoire, d’énormes choses à retenir : 
 
  • Ce fut les débuts de la domination occidentale sur le monde et l’essor du capitalisme et tout cela perdure jusqu’aujourd’hui. C’est pour cela que l’on retrouve les mêmes mécanismes (qui ont évolués certes) dans le système.
  • Contrairement à ce que beaucoup pensent ce fut très dur et long pour l’Europe de faire plier l’Afrique et les Africains, d’ailleurs certains ne se sont jamais pliés. Les résistances ne cessèrent de compromettre les ambitions esclavagistes partout et depuis le début, et ce sont ces mêmes résistances qui poussèrent les colons à arrêter la traite et l’esclavage et donc d’imaginer un autre moyen pour soumettre les populations afro. La résistance est quelque chose que l’on peut également observer aujourd’hui.
  • Les traitements subits par l’homme et la femme afrodescendants durant cette période ont créés des traumatismes et ont détruit l’image que l’on avait de soi et de l’autre. Ce sont encore des séquelles qui vivent en nous aujourd’hui.
  • …etc 
Nous venons ici, vous parler d’une histoire qui se déroula durant cette période sombre : la piraterie. 
En effet, peu le savent mais les Afrodescendants jouèrent un rôle très important dans l’essor de la piraterie et ce n’est pas pour rien que ce que l’on appelle « l’Âge d’Or de la piraterie » se situe environ des année 1650 aux années 1730 donc en pleine traite. Pour beaucoup d’ Afrodescendants de cette époque-là, il valait mieux être en mer que sur terre et les postes que l’on proposait sur les bâtiments (bateaux) pirates ressemblaient plus à ce que l’on pourrait appeler un emploi plutôt que de la servitude. 
 
Certains pirates avaient des esclaves, mais la plupart d’entre eux ayant fui des sociétés européennes pour des raisons politiques et/ou idéologiques refusent le système esclavagiste européen. Sur les bateaux pirates, c’est l’égalitarisme qui règne de manière générale, c’est d’ailleurs les pirates qui ont influencé la devise de la France « liberté, égalité, fraternité« . Ainsi, la piraterie était un bon moyen de survivre en dehors des plantations des Amériques. Dans Do or Die, une histoire libertaire de la piraterie, on peut y lire : 
 

 » En 1715, le Conseil de la colonie de Virginie s’inquiète des relations entre le «ravage des pirates» et « une insurrection de nègres». Il a bien raison de s’inquiéter. En 1716, les esclaves d’Antigua se montrent «très impudents et insultants» et on signale que bon nombre «rejoignent ces pirates qui ne semblent pas faire grand cas des différences raciales». Ces relations sont transatlantiques : elles s’étendent depuis le cœur de l’Empire, à Londres, jusqu’aux colonies d’esclaves des Amériques ou à la «Côte des Esclaves» en Afrique. Vers 1720, un groupe de pirates s’établit en Afrique Occidentale, rejoignant et se mélangeant aux Kru, un peuple d’Afrique Occidentale vivant dans ce qui est actuellement la Sierra Leone et le Liberia, renommé pour sa technique de pêche dans de longues pirogues et pour avoir mené les révoltes d’esclaves. « 

Non seulement les Afrodescendants bénéficiaient d’un système égalitaire au sein de la piraterie, mais ils étaient souvent très nombreux sur les bateaux pirates. En fait, un grand nombre de pirates sont d’anciens esclaves: il y a bien plus de Noirs sur les bateaux pirates que sur les navires de guerre ou de commerce et, selon les témoins, il est rare qu’ils soient utilisés comme «esclaves». La plupart de ces pirates Afrodescendants sont des esclaves en fuite: soit ils ont fui pendant leur voyage depuis l’Afrique, soit ils ont déserté les plantations ou les navires à bord desquels ils travaillaient. Certains peuvent être des hommes libres, comme ces «Nègres libres», des marins de Deptford qui, en 1721, ont engagé «une mutinerie parce que nous avions trop d’officiers, et que le travail était trop dur, et ainsi de suite». 
Des histoires incroyables nous sont parvenus de pirates afrodescendants ayant perturbé l’Atlantique ou l’océan Indien, (qui à cette époque-là étaient les chasses gardées des Occidentaux) ayant connu la gloire mais aussi des fins tragiques, de quoi remplir des livres d’histoires et des livres d’aventures pour les plus jeunes : 

Diego le flibustier, dit Diego le « mulâtre » ou le « métis » ou Diego Lucifer ou encore Diègue est un Afrodescendant né à La Havane. Son père est probablement un capitaine hollandais.

Il commence à naviguer avec les Hollandais et apparaît en 1635 lorsqu’il participe à la prise de Campêche (Mexique). En 1636, il s’empare de Curaçao.
 
En 1638, associé au capitaine hollandais Cornelis Jol, dit « jambe de bois », il attaque la flotte espagnole.
 
Marin intrépide, connu pour ses innombrables exploits, vivant en grand seigneur, jouant de la guitare pour distraire ses hommes, narguant les Espagnols qui ont mis sa tête à prix, Diego, basé à l’île de Guanaja (golfe du Honduras) devient un personnage légendaire dans la mer des Caraïbes.
 
Après le traité de Westphalie qui mit fin à la guerre de course au service des Hollandais, le flibustier passa au service de la France, prenant ses ordres à l’île de la Tortue (Haïti), tout en continuant de travailler à son compte.
 
Diego, à la tête d’une flottille, écuma les mers pendant près de 40 ans.
 
Capturé en juin 1673, au cours d’une opération, par les Espagnols, il aurait été exécuté.
Abraham Samuel, également connu sous le nom « Tolinar Rex« , né en Martinique (ou éventuellement à Anosy, Madagascar), était un pirate dit mulâtre de l’océan Indien dans la fin des années 1690-. Il a dirigé brièvement un royaume pirate à Antanosy, Madagascar, de 1697 jusqu’à ce qu’il y mourut en 1705.
Samuel est un esclave en fuite lorsqu’il rejoint l’équipage du navire pirate John & Rebecca. Il en devient le second. En 1696, les pirates s’emparent d’un important butin et décident de se retirer en s’établissant à Madagascar. Samuel se retrouve alors à Fort Dauphin, une colonie française abandonnée. Là, la princesse locale l’identifie comme étant l’enfant qu’elle a eu d’un Français durant l’occupation de la colonie. Samuel se retrouve soudainement l’héritier du trône vacant de ce royaume. Même lorsque les négriers et les marchands viendront en masse pour commercer avec le «Roi Samuel», celui-ci gardera de la sympathie pour ses camarades pirates, les autorisant, en les assistant même si nécessaire, à piller des navires marchands venus pour commercer avec lui. Un certain nombre de personnages semblables, peut-être moins flamboyants, ont existé dans les ports et les rades de Madagascar –des pirates ou des négriers, devenus des chefs locaux à la tête d’armées privées d’au moins cinq cents hommes.

Bartholomew Roberts (17 mai 1682 – 10 février 1722), pirate britannique de son vrai nom John Roberts, dit Le Baronnet Noir, est un des pirates les plus célèbres de son époque.

En 1719, à l’âge de 37 ans, il embarque en tant que second à bord du navire Princess, destiné au transport d’esclaves, qui sera capturé en juin 1719 par le pirate Howell Davis à Anomabu près de la Côte-d’Or (devenue le Ghana aujourd’hui). Six semaines après sa capture (certains parlent plutôt de quatre semaines), la flottille de Howell Davis est prise en embuscade par le gouverneur de l’île de Príncipe (Île du Prince). Au cours de la bataille, Howell Davis est lui-même tué. Bartholomew Roberts, décrit comme un homme grand et noir, a eu le temps, en quelques semaines, de montrer son talent et sa supériorité au combat ; il est alors élu capitaine du bateau pirate Royal Rover par son équipage. On raconte qu’il a mené la carrière de pirate la plus réussie de toute l’histoire, en capturant plusieurs centaines de navires (jusqu’à 22 navires en une seule prise) en seulement deux ans. Le prénom qu’il a choisi pourrait être un hommage au pirate Bartholomew Sharp.
Portrait de Bartholomew Roberts

 

La piraterie est une illustration, encore une, des alternatives que nos Ancêtres ont trouvés pour fuir et résister au système coloniale et esclavagiste des Européens. Certains peuvent les voir comme des opportunistes, ivrognes et intéressés mais pour d’autres ils sont des héros, des grandes figures d’une histoire de la résistance que nous ne connaissons pas assez.

Source :

Bastions pirates, une histoire libertaire de la piraterie, traduit de l’anglais par le collectif FTP, Do or Die

– Robert C.Richie, Captain Kidd and the War against the Pirates (Cambridge, Massachusetts and London, Harvard University Press, 1986). 

– Peter Lamborn Wilson, Utopies Pirates : Corsaires Maures et Renegados (Paris, Dagorno, 1998).

www.une-autre-histoire.org

~ #Team Elimu

 

5 Traits de caractère de grands leaders noirs que vous devriez imiter

1° La détermination et l’engagement de Nelson Mandela:


Changer le monde n’est évidemment pas une chose facile à faire. Sur le chemin, il y aura des revers et des oppositions à tous vos projets, quel que soit l’objectif. C’est pourquoi la détermination est un trait essentiel. La capacité de s’en tenir à un plan, et de persévérer malgré l’opposition est un trait nécessaire que tous les grands leaders partagent.
L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, qui a passé 28 ans en prison pour ses protestations contre l’apartheid dans son pays natal, a démontré que les transformations étonnantes qui peuvent être accomplies en se tenant debout pour nos convictions et en étant prêt à travailler dur pour cela.



2° Le leadership visionnaire de Marcus Garvey:


La capacité à concevoir la réalité d’une manière nouvelle est une autre caractéristique d’un grand leader. Il doit être prêt à se démarquer de la foule, et même à être ridiculisés pour ses nouvelles idées et pensées afin de faire changer les choses. De nombreux penseurs révolutionnaires, furent souvent considérés comme étranges ou même fous, mais ils n’ont jamais laissé la désapprobation de la foule les empêcher d’agir de manière révolutionnaire.
Marcus Garvey, est souvent appelé le père des mouvements nationalistes noirs en Afrique et dans les Amériques. Il fut perçu par certains dirigeants noirs comme un personnage controversé. Cependant, sa vision d’un monde nouveau dans lequel les Noirs seraient maîtres de leur propre destin a servi de source d’inspiration à la création de plus de 30 pays sur le continent africain et de plusieurs des principales organisations noires aux États-Unis et dans les Caraïbes.



3° L’assise spirituelle de Malcolm X:


Un nombre surprenant de grands dirigeants de la planète eurent une solide expérience religieuse ou spirituelle. En effet, beaucoup d’entre eux sont devenus des leaders après une conversion ou une révélation religieuse. La conversation de Malcolm X, militant des droits de l’homme et penseur révolutionnaire et son dévouement à l’islam est l’un des meilleurs exemples. Ce fut son dévouement à la tradition spirituelle qui le transforma de petit cambrioleur, arrêté en 1945, en un grand leader.
Alors que la dévotion à une religion spécifique pourrait ne pas être une exigence pour tous les acteurs de changement, il est impossible d’écarter l’effet positif que l’adhésion à une tradition spirituelle semble avoir eu sur les dirigeants du passé. Peut-être même que les non-religieux pourraient bénéficier des bienfaits d’une pratique quotidienne, en particulier d’une pratique communautaire, pour aider à garder leur assise et être inspiré par quelque chose de plus grand qu’eux.



4° L’inspiration de Martin Luther King Jr:


La capacité à inspirer les autres à l’action est essentielle pour la diffusion d’idées positives. Tout au long de l’histoire, les grands leaders furent félicités pour leur capacité à inspirer et à motiver les autres. Rien de grand ne se fait seul, et tout le monde a besoin d’une communauté derrière lui pour faire bouger les choses. Pour rassembler cette communauté, vous devez être en mesure d’articuler vos objectifs et d’expliquer aux autres pourquoi ils devraient réaliser leurs rêves par eux-mêmes.

Martin Luther King Jr. est peut-être le meilleur exemple d’une telle source d’inspiration. Connu pour sa capacité à rendre motivantes et à responsabilisantes ses paroles, le message MLK pour la liberté et l’égalité à inspiré toute une nation.



5° La confiance en soi de Sojourner Truth:


On prétend souvent que les expériences diverses des personnes de couleur sont sans importance ou non valide. Les autres races et groupes expriment souvent leur surprise lorsque nous parlons haut et fort. C’est dans ces moments en particulier qu’il est important de se tourner vers ceux qui sont venus avant nous pour nous léguer la confiance dont nous avons besoin, comme Sojourner Truth, mieux connu pour son discours « Ain’t I A Woman ».
Ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que ce fameux discours fut prononcé spontanément, devant un large public de personnes participant à la Convention des Droits des Femmes 1851 à Akron, Ohio.
Ancienne esclave Sojourner Truth était très consciente de la probabilité que son discours ne serait pas bien reçue. Pourtant, elle avait assez confiance pour se lever et dire sa vérité quoi qu’il arrive.



source : http://atlantablackstar.com/

Traduction #TeamOjal

8 Faits à propos de la Première « Million Man March » de 1995 que vous ne connaissez probablement pas

Le commencement


Le 16 octobre 1995, environ 1 million d’hommes noirs se sont réunis à Washington DC en réponse à un appel de l’Honorable Ministre Louis farrakhan, le leader de la Nation de l’Islam. L’objectif déclaré était l’expiation et aborder les problèmes particuliers de la communauté noire.



Les orateurs invités


Même si la Million Man March concernait principalement les hommes noirs, il y eut de nombreux orateurs et invités d’honneur des deux sexes. La femme de Malcolm X, le Dr. Betty Shabazz, le militant des droits civiques Martin Luther King III, Rosa Parks, Dorothy I. Height, Mgr Joseph Lowery, le philosophe et historien Dr Cornel West, le militant et comédien, Dick Gregory, étaient parmi les participants. En plus des militants, Stevie Wonder a diverti l’assemblée, tandis que Maya Angelou lut de la poésie. D’autres invités célèbres comme les militants Benjamin Chavis, le révérend Jesse Jackson et le révérend Al Sharpton étaient aussi présents.



Les causes de la Marche de 1995


Selon les données du recensement, en 1995, le taux de chômage des noirs oscillait autour de 11 à 13%, ce qui est presque deux fois plus élevé que celui des Blancs. À l’époque, le parti républicain prit le contrôle du Congrès. L’incarcération de masse, la violence armée dans les communautés noires, et les coupes budgétaires dans le domaine de l’éducation ciblant les jeunes Noirs étaient des sujets fréquents. L’élection de Bill Clinton s’avéra inefficace pour résoudre les problèmes des noirs.

Durant son discours l’Honorable Ministre Louis Farrakhan déclara :

« L’image de la communauté noire est horrible à travers le monde. L’image des hommes noirs en particulier, est celle d’un groupe bestiale, maniaque et sauvage. L’image que vous avez des hommes noirs n’est pas l’image de qui et de ce que nous sommes vraiment . »




Les causes de la Marche de 2015

Alors que le 20e anniversaire de la mars 1995 a eu la même tonalité et en grande partie les mêmes causes que la première, il fut fortement axées sur les meurtres de Noirs de la main de la police. Cette marche fut plus représentative du mouvement Black Lives Matter, qui balaya les USA après le meurtre de l’adolescent désarmé, Michael Brown, à Ferguson.
Selon les comptes du Guardian, 908 personnes furent tuées par les flics aux États-Unis cette année. Ce nombre ne cesse de grimper à un rythme alarmant. Malheureusement, le taux de chômage élevé, la forte présence de la police dans les collectivités noires et latinos et les coupes dans le budget de l’enseignement sont toujours des questions non résolues. 



Controverse


Farrakhan réussit à rassembler près de 900.000 Noirs pour la première marche dans la capitale américaine, mais beaucoup désapprouvèrent. Le député républicain Gary Francs du Connecticut était en désaccord avec Farrakhan. Il déclara :

« Le Ku Klux Klan hait les Noirs, les Juifs et les catholiques. La Nation de l’Islam déteste les blancs, les juifs et les catholiques. Les deux devraient être méprisés pour ces croyances déformées « .

Comparer le KKK et la Nation de l’Islam est tout simplement scandaleux. Le KKK fut responsables de nombreux lynchages au 20e siècle, de bombardements d’église, et de terrorisme visant des militants des droits civiques dans les années 1950 et 60. Les deux sont diamétralement opposés.



Encore plus de controverse


L’Honorable Ministre Farrakhan fut qualifié d’ennemi de la communauté juive. Abraham Foxman le directeur national de l’ADL déclara en 1995 :

« Une marche dans laquelle le but déclaré est l’expiation, dont le but avoué est de se tenir contre le racisme est un message creux si elle est dirigée par quelqu’un qui n’est pas disposé à se débarrasser du racisme, de l’intolérance et de l’antisémitisme ».

En outre, la marche également écarta certaines femmes du mouvement des droits civiques. L’activiste Myrlie Evers-Williams, présidente de la NAACP en 1995 déclara:

« J’encourage les hommes noirs de se lever et de prendre soin de leurs familles. Mais en toute honnêteté, éliminer totalement les femmes de cette marche me gêne beaucoup ».




Le message


Dans les années 90’s, l’Amérique fut en proie à des tensions raciales qui étaient défavorables au progrès du peuple noir. L’affaire Rodney King, les émeutes de Los Angeles et l’affaire OJ Simpson dominèrent les journaux. Le Ministre Farrakhan voulut changer cela. Il exigea que les Noirs soient traités également, avec le même accès aux ressources et aux opportunités que les Blancs. En outre, les participants de la marche se engagèrent à protéger leurs familles et de mettre fin au matricide. Ils s’engagèrent également à investir dans des entreprises noires et dans leur communauté.



L’héritage

La « Million Man March » prouva que les Noirs pouvaient s’unir pour un objectif commun. Environ 1 million d’hommes noirs se réunirent pour former le plus grand rassemblement jamais vu sur le National Mall, éclipsant le précédent record détenu par le rassemblement de la Marche pour l’emploi et la liberté de Washington en 1963. En 20 ans, les USA ont élu leur premier président noir, ainsi que son premier avocat général noir. Toutefois, la suprématie blanche et le racisme systémique sur toutes les formes continue de sévir, montrant la nécessité de la dernière marche, même 20 ans plus tard.




Traduction #TeamOjal

5 antiques Empires africains en dehors de Kemet que les Européens et les Arabes ont revendiqué comme les leurs

1° Le royaume du Grand Zimbabwe (1220-1450):


La civilisation du Grand Zimbabwe était l’une des civilisations les plus importantes au cours de la période médiévale. Le Grand Zimbabwe est extraordinaire en raison de la magnifique échelle de ses structures. Son édifice le plus frappant, dénommé le Grand Enclos, a des murs haut de 36 pieds (10 m) s’étend sur environ 820 pieds (249 m), ce qui en fait la plus grande structure ancienne sud du désert du Sahara.
Dans les années 1800, des explorateurs européens, impérialistes et colonisateurs furent stupéfaits par la grandeur du Grand Zimbabwe et par la fabrication astucieuse, de sorte qu’ils attribuèrent l’architecture à des voyageurs portugais, arabe, chinois, Perses, ou même des personnages bibliques, comme le roi Salomon et la reine de Saba.
Selon le Metropolitan Museum of Art, des fouilles archéologiques menées au cours des premières décennies du 20e siècle ont rejeté ces allégations et confirmé à la fois l’ancienneté du site et ses origines africaines. Il fut construit par les ancêtres du peuple autochtone Shona au 11e siècle, bien avant que les premiers Européens jamais n’aient mis les pieds au Zimbabwe.



2° L’ancienne Nubie (4500 av. J.-C. – 500 après J.-C.):


L’ancienne Nubie, également appelé Koush, était une région le long du Nil, située dans le nord du Soudan et le sud de l’Egypte. C’était le foyer de certains des premiers royaumes d’Afrique. Connu pour ses riches gisements d’or, la Nubie était un port de commerce important pour les produits de luxe venus d’Afrique subsaharienne, comme l’encens, de l’ivoire, et l’ébène.
La première monarchie connue de l’histoire fut créé en Nubie. Les Nubiens furent également connus pour leurs compétences exceptionnelles au tir à l’arc qui fournit puissance militaire à leurs dirigeants. Les Rois de Nubie conquirent et gouvernèrent finalement l’Egypte pendant environ un siècle. Les monuments sont encore debout (en Égypte et au Soudan moderne) dans les sites où les dirigeants nubiens construisirent des villes, des temples et des pyramides royales.
Dans les années 1800, l’intérêt du monde occidental pour la Nubie fut réveillé par la redécouverte des monuments de l’ancien empire, qui furent rapportés presque simultanément par des explorateurs britanniques, français et américains. Beaucoup d’entre eux trouvèrent difficile de créditer les Africains autochtones de la construction d’une telle civilisation.
Durant les années 1840, l’égyptologue allemand, Karl Richard Lepsius (1810-1884) affirma avec assurance que le terme grec «éthiopien», pour désigner les anciens peuples civilisés de Kush, ne s’appliquait pas aux «nègres», mais qu’il fut utilisé pour décrire des personnes à la peau rougeâtre étroitement liés aux Égyptiens, qui « appartenait à la race caucasienne ».
Encore une fois, en 1852, lorsque le diplomate américain Bayard Taylor (1825-1878) se rendit au Soudan et regarda les sculptures des temples des dieux et des dirigeants avec des caractéristiques clairement africaines, il jugea également inconcevable qu’ils aient pu être créés par des Africains à la peau noire . Au contraire, affirma t-il , faisant écho à Lepsius, ils doivent avoir été créés par les Égyptiens ou des immigrants en provenance d’Inde ou d’Arabie, ou une « émanation » de la race blanche.



3° Carthage (813 av. JC – 146 av. JC):


Carthage fut fondée au 9ème siècle avant Jésus-Christ sur le golfe de Tunis. A partir du 6e siècle, elle s’est développé en un grand empire commercial s’étendant à une grande partie de la Méditerranée et fut le foyer d’une brillante civilisation. Au cours des longues guerres puniques, Carthage occupa certains territoires Romain avant d’être finalement détruite par sa rivale en 146 avant JC


Dans son livre, « World’s Great Men of Color, Volume 1« , l’historien J.A. Rogers affirme que: 

« Les Carthaginois étaient les descendants des Phéniciens, un peuple négroïdes, et qu’en fait, jusqu’à l’avènement de la doctrine de la supériorité blanche, Hannibal fut traditionnellement connu comme un homme noir. » 

Aujourd’hui, de nombreuses encyclopédies classent les Carthaginois en tant que Blancs ou Sémites, mais récits de témoins oculaires des anciens grecs et romains dépeigne une image différente du peuple autochtone de Carthage.
Le poète romain antique Virgile dans son poème « Moretum » parle d’une femme de la race Afer [Afar / Afra]. Il dit d’elle: 

« Et tout son visage prouve sa terre natale. Ses cheveux étaient bouclés, épaisses ses lèvres, et sa couleur sombre ». 

Dans la bibliothèque d’histoire du livre XX, l’historien grec Diodore mentionne un lieutenant grec nommé Agathocle, qui a vaincu un peuple dans la région de l’actuelle Tunisie, qui étaient de la même teinte que les Éthiopiens.
Les récits des témoins oculaires sont corroborés par l’anthropologie physique. L. Bertholon et Chantre E., deux anthropologues français bien notés, ont documenté leur examen des squelettes dans toute l’Afrique du Nord à toutes les époques. Ils notent que les restes de deux personnes de l’ancienne Afrique du Nord de classe supérieure et inférieure étaient représentatifs de la race négroïde.



4° Numidie (202 avant Jésus-Christ – 46 avant Jésus-Christ): 


La Numidie était une autre grande nation berbère libyenne noire du nord de l’Algérie à l’époque des Romains et des Carthaginois. Elle commença comme un Etat souverain, et plus tard alterna entre province romaine et état vassal de Rome. On la considère comme le premier état majeur de l’histoire de l’Algérie et du monde berbère. 
La Numidie fut aussi classée par des historiens européens et arabes comme une civilisation blanche ou sémitique. Cependant, dans son livre, The Destruction of Black Civilization, Chancelor Williams déclara que la Libye était autrefois presque uniquement composée de Noirs qu’être appelé Libyen signifiait que l’on était noir. 


L’historien grec Hérodote, écrivant à propos de la Libye dans ses Histoires (Livre Quatre), déclara : 

« Une chose que je peux ajouter à propos de ce pays: pour autant que l’on sache, il est habité par quatre races, et quatre seulement, dont deux sont indigènes et deux ne le sont pas. Les peuples autochtones sont les Libyens et les Éthiopiens, l’ancien occupant le nord et le dernier les parties les plus au sud; les immigrants sont les Phéniciens et les Grecs « . 

Un des plus célèbres berbères-Maures de l’époque romaine fut Masinissa était, le roi de Numidie (238-148 avant notre ère), qui aida les Romains contre les Carthaginois au cours des guerres puniques.

Les représentations de pièces de monnaie et les statuts du roi Masinissa confirment sans aucun doute, que ce grand chef berbère, roi des Maures était un homme au phénotype noir africain avec des cheveux laineux (similaire au type d’Afrique de l’Ouest). Syphax, roi des Masaesylians en Numidie, un grand rival contemporain du roi Masinissa, fut également représenté dans sa monnaie comme ayant un phénotype négro africain.



5° Axoum (100 après J.-C. à 940 après J.-C.):


Le royaume d’Axoum était un empire puissant Éthiopie et d’Érythrée, situé dans le nord de l’Éthiopie et de l’Érythrée. Il développa son pouvoir en contrôlant les routes commerciales de la mer Rouge.
Axoum fut gouvernée par le « Négus Nagast« , le roi des rois. Sous le roi Ezana, Axoum fut l’empire le plus puissant d’Afrique du nord et en 350 saccagea le royaume nubien de Méroé.
Dans la dernière partie du 4ème siècle, Axoum envahit la partie sud de la péninsule arabique et occupa le Yémen (335-370). A son apogée, Axoum comprenait les hauts plateaux éthiopiens environnants, Beja, Noba, Kasu, et les royaumes arabes de Himyar et de Saba. 

Le royaume d’Axoum fut prospère à partir de 100 après JC jusqu’en 700 après JC. Il était contemporain de l’Empire romain et selon le chef religieux persan Mani (14 Avril, 216-274), la civilisation d’Axoum fut troisième parmi les quatre plus grandes de l’époque, sur un pied d’égalité avec Rome, la Perse et la Chine.

Une théorie sur les origines de Axoum, affirme qu’il fut fondé par des Sabéens de langue sémitique qui traversèrent la mer Rouge depuis l’Arabie du Sud (Yémen moderne). Cependant, les chercheurs sont maintenant d’accord que l’influence de Saba fut négligeable et que le royaume fut fondé par des Africains autochtones.



Sources : http://atlantablackstar.com/

Traduction #TeamOjal

Il y a eut plus Noirs tués par la police américaine en 2015 que de Noirs lynchés au cours de la pire année des lois « Jim Crow »


Après les morts inquiétantes de Alton Sterling et de Philando Castile des mains des agents d’application de la loi cette semaine, les préjugés raciaux et la brutalité policière ont encore déchainé les passions aux États-Unis. Plusieurs commentateurs du net ont noté que la sécurité des Afro-américains ne semble pas s’être beaucoup amélioré depuis que les lois Jim Crow furent  promulguées en 1965. En fait, la police américaine semblent tuer plus de citoyens noirs aujourd’hui qu’il y eut de noirs lynché durant la période ségrégationniste.

À l’instar de l’utilisateur Twitter @such_A_frknlady, Quartz à vérifié les données. Selon les archives historiques relatives aux « lynchages, blancs et noirs » (pdf) tenu par la Tuskegee University en Alabama, un total de 2911 Afro-américains furent lynchés entre 1890 et 1965, alors que les prétendues lois Jim Crow étaient appliquées. Au début des années 1890, ces lois racistes ségrégués les Noirs dans plusieurs états jusqu’à aux environs de 1965. Pendant ce temps, les Afro-américains étaient souvent victimes de violences indicibles, et de lynchages extrajudiciaires infâmes.

1. quelqu’un a tweeté hier que les Noirs sont maintenant tués par la police
à peu près au même rythme que les Noirs ont été lynchés pendant Jim Crow.

En moyenne, 39 noirs par an furent lynchés sous les lois Jim Crow. En 1892, la pire année, 161 Noirs furent lynchés.
Plus d’un siècle plus tard, les chiffres se sont à peine améliorés. En 2015, 258 Noirs furent tués par la police américaine, ce qui représente plus de 26% des décès.

Pour 2016, la tendance semble similaire. À partir du 7 Juillet, la police américaine a abattu 509 personnes cette année, dont 123 étaient Noirs.

Même en ne comptant que les décès de personnes noires qui étaient sans armes, les résultats sont renversants. Un décompte conservateur décompte 38 morts, en droite ligne avec la moyenne sous les lois Jim Crow.


~ Source : http://qz.com/

Traduction #TeamOjal


Déclaration des droits des peuples nègres du monde

[Rédigée et adoptée à la Convention tenue à New York en 1920, pendant laquelle Marcus Garvey a présidé et a été élu Président Provisoire de l’Afrique.]

[Préambule] 


Considérant que le peuple Nègre du monde entier, à travers ses représentants choisis réunis en Assemblée à Liberty Hall, dans la ville de New York des États-Unis d’Amérique, du 1er au 31 août de l’an mil neuf cent vingt (1920)de l’ère chrétienne, a protesté contre les méfaits et injustices de la part de leurs frères Blancs, et a proclamé ce qu’ils estiment juste et équitable; un meilleur traitement pour les années a venir. Nous dénonçons le fait que:



I. Nulle part dans ce monde, à quelques exceptions près, les Nègres, bien que dans les mêmes conditions et les mêmes situations que les Blancs,ne soient traités de la même manière; ils sont au contraire victimes de discrimination et les droits élémentaires requis pour des êtres humains leur sont refusés uniquement du fait de leur race et de leur couleur.Nous ne sommes pas bienvenus dans les hôtels et auberges publics du simple fait de notre race et de notre couleur. 

II. Nous dénonçons le fait que, dans certaines régions des États-Unis, en cas d’accusation criminelle, notre race se voie refuser le droit au jugement public accordé aux autres races; mais que les accusés soient lynchés et brûlés par la foule, et que ce traitement brutal et inhumain soit même réservé à nos femmes.

III. Que les nations européennes se soient partagés entre elles le Continent africain et en aient pris quasi totalement possession; que les indigènes soient contraints d’abandonner leurs terres et traités dans la plupart des cas comme esclaves.

IV. Que, au Sud des États-Unis, bien que citoyens protégés par la constitution fédérale et parfois aussi nombreux que les Blancs dans certains États, bien que nous soyons des propriétaires terriens et imposables, nous ne sommes ni associés à l’élaboration et à l’administration des lois, ni représentés aux gouvernements, alors que nous sommes tout autant propriétaires de terres et soumis à l’impôt, et contraints au service militaire

V. Que, au Sud des États-Unis, dans les transports en commun, nous soyons entassés, et contraints à accepter des compartiments séparés tout en devant payer le même tarif que pour la première classe. Nos familles sont souvent humiliées et insultées par les Blancs ivres qui traversent ces compartiments pour se rendre dans les compartiments fumeurs.

VI. Dans certaines régions des États-Unis, les médecins nègres se voient refuser le droit d’exercer dans des hôpitaux publics de villes où ils sont résidents. Nos enfants sont contraints de fréquenter des établissements à cycles courts et de niveau inférieur à celui des Blancs; de plus, les fonds alloués aux écoles sont inégalement répartis entre les établissements nègres et blancs. 

VII. Que l’on refuse le droit aux Nègres d’avoir les mêmes salaires que les Blancs; ce qui leur aurait permis de subvenir aux besoins de leurs familles. De plus, dans la majeure partie, ils ne sont pas autorisés à s’affilier aux syndicats et restent toujours ainsi moins rémunérés que les Blancs. 

VIII. Que, dans la fonction publique et les administrations départementales,du fait de la discrimination, l’on ait le sentiment qu’être un homme noir en Europe, en Amérique et aux Antilles est synonyme d’être banni de toutes les races humaines, d’être en quelque sorte un lépreux; peu importe le caractère et les connaissances de ce dernier.

IX. Que dans les colonies et aux Antilles, britanniques ou non, les Nègres n’aient pas le droit d’élire et d’être élus ou nommés, tout comme leurs concitoyens blancs.

X. Que notre peuple soit contraint dans certaines régions, à des emplois moins rémunérés que la majorité des Blancs et demeurent dans des conditions répugnantes du point de vue des bonnes mœurs et coutumes.

XI. Que les nombreux dénis de justice contre notre race devant les tribunaux de nos îles et colonies respectives soient de nature à entraîner l’irrespect et le dégoût pour le sens de la justice de l’homme blanc. 

XII. Aussi, face à des comportements aussi inhumains, non civilisés et non chrétiens, nous, ici présents, protestons vigoureusement et demandons leur condamnation par toute l’humanité.



Afin de soutenir notre race à travers le monde entier et de motiver pour un destin plus noble, nous recommandons et insistons sur la Déclaration des droits ci-après:



1. Considérant que tous les hommes naissent égaux et ont droit à la vie, à la liberté et au bonheur, et forts de cela, nous, Représentants du peuple noir du monde entier, dûment élus et mandatés invoquant l’aide du Dieu Juste et Tout-Puissant, déclarons les hommes, les femmes et les enfants du monde entier issus du même sang que nous citoyens libres et revendiquons leur statut de citoyens libres de l’Afrique, la mère-patrie de tous les Nègres.

2. Nous croyons en l’autorité suprême de notre race en toutes les questions raciales, que toutes les choses ont été créées et mises à la disposition commune des hommes, qu’il doit y avoir un partage et une distribution équitables de toutes ces choses, et, tenant compte du fait que notre race est actuellement privée de ces choses qui sont moralement et légalement les nôtres, nous croyons qu’il serait juste de les acquérir par tous les moyens possibles.

3. Nous croyons que le Nègre, comme toute autre race doit avoir les droits et les privilèges communs aux êtres humains.

4. Nous déclarons que les Nègres doivent avoir le droit, partout où ils forment une communauté, d’élire des représentants aux parlements, dans les courts de justice ou pour toute autre institution pouvant exercer un contrôle sur la communauté. 

5. Nous affirmons que le Nègre a droit à l’impartialité devant les tribunaux où qu’il se trouve et que lorsque ce droit lui est refusé du fait de sa race et de sa couleur, cela constitue une insulte à toute la race entière et doit être ressenti par tous les Nègres.

6. Nous déclarons que dans les communautés où il y a un nombre considérable de Nègres, il serait inéquitable et préjudiciable aux Nègres d’être jugés par un jury composé uniquement d’autres races; aussi, notre race a-t-elle le droit d’être représentée dans ce jury

7. Nous croyons que toute loi ou toute pratique tendant à priver l’Africain de ses terres ou de ses privilèges de citoyen libre dans son pays est injuste et immorale et qu’aucun indigène ne doit respecter une telle loi ou une telle pratique;

8. Nous déclarons l’imposition sans aucune représentation injuste et tyrannique, et qu’il ne devrait y avoir aucune obligation pour un Nègre de respecter l’avis d’impôt d’aucune structure chargée de l’administration des lois dont il est exclu du fait de sa race et de sa couleur. 

9. Nous croyons que toute loi qui vise spécifiquement le Nègre et à son détriment, et qui le singularise du fait de sa race et de sa couleur est injuste et immorale; et qu’une telle loi ne devrait pas être respectée.

10. Nous croyons que tous les hommes ont droit au respect humain et, que notre race ne saurait en aucun cas tolérer toute insulte qui pourrait signifier le non-respect de notre couleur

11. Nous n’approuvons pas l’usage du terme « nigger » (« négro ») pour signifier Nègre et exigeons également que le mot Nègre commence toujours par la majuscule « N »

12. Nous croyons que le Nègre doit user de tous les moyens pour se protéger des pratiques barbares auxquelles il est soumis du fait de sa couleur.

13. Nous croyons à la liberté de l’Afrique pour les peuples nègres du monde entier et du fait du principe « l’Europe aux Européens », « l’Asie aux Asiatiques », nous revendiquons donc « l’Afrique aux Africains » vivant en Afrique et ailleurs. 

14. Nous croyons au droit immanent du Nègre à s’approprier l’Afrique et que cette possession ne peut être perçue comme une violation du droit ou des acquisitions d’une quelconque race ou nation.

15. Nous condamnons fermement la cupidité de ces nations qui par la force ou par des voies secrètes se sont approprié les territoires et les énormes richesses de l’Afrique et nous affirmons notre détermination à revendiquer les trésors et biens du vaste continent de nos ancêtres.

16. Nous croyons que tous les hommes doivent vivre ensemble dans la paix; cependant lorsque certaines races provoquent la colère des autres races et nations par la violation de leurs droits, la guerre devient inévitable et les tentatives, par quelque moyen que ce soit, de se libérer et de protéger ses droits ou son héritage devient légitime. 

17. Considérant que le fait de lyncher, de brûler, de pendre ou [de tuer] par toutes autres méthodes les êtres humains, est une pratique barbare, une honte et une insulte à la civilisation, nous déclarons tout pays qui se rendrait coupable de telles atrocités en dehors du champ de la civilisation.

18. Nous protestons contre les crimes atroces tels que les coups de fouets, la flagellation et la surcharge de travail contre les tribus d’Afrique et chez les Nègres d’ailleurs. Ces méthodes doivent être abolies et toutes les mesures doivent être prises pour éviter que de telles pratiques brutales ne se poursuivent.

19. Nous protestons contre cette pratique atroce de raser la têtes des Africains, plus précisément les femmes ou les individus issus de sang nègre lorsqu’ils sont emprisonnés pour des délits par la race non nègre.

20. Nous protestons contre la ségrégation en ce qui concerne les quartiers, les transports en commun, le travail industriel et le lynchage et les restrictions aux privilèges politiques contre les citoyens nègres partout dans le monde du fait de leur race, de leur couleur ou mettrons toutes nos énergies contre ces pratiques.

21. Nous dénonçons toute punition sévère infligée à un Nègre alors qu’elle est légère pour une race non nègre; comme un préjudice et une injustice qui doivent être dénoncés par la race entière.

22. Nous protestons contre les systèmes d’éducation des pays où les Nègres ne partagent pas les privilèges et avantages des autres races.

23. Nous déclarons partout dans le monde qu’il est injuste de tenir les Nègres à l’écart des industries et du travail.

24. Nous croyons en la liberté de presse et nous protestons vigoureusement contre l’interdiction dans plusieurs régions du monde des journaux nègres et des périodiques et, à ce sujet, invitons les Nègres, où qu’ils soient, à user de tous les moyens possibles pour éviter une telle répression.

25. Nous exigeons la libre expression pour tous les hommes.

26. Nous protestons contre la publication d’articles scandaleux et incendiaires de la part de la race non nègre dans le but de provoquer des querelles; et, protestons aussi contre l’exposition de photos présentant le Nègre comme un cannibale.

27. Nous croyons à l’auto-détermination de tous les peuples.

28. Nous déclarons la liberté de culte religieux.

29. Avec l’aide de Dieu Le Tout-Puissant, nous nous déclarons les défenseurs jurés de l’honneur et de la vertu de nos femmes et enfants, et engageons nos vies pour leur protection et leur défense partout et en toutes circonstances contre les malveillances et les outrages.

30. Nous exigeons pour toujours le droit illimité à l’éducation et sans préjudice pour nous-mêmes et pour notre postérité.

31. Nous déclarons que l’enseignement dans nos écoles par des enseignants étrangers qui prônent la supériorité de la race non nègre par rapport à la race nègre est une insulte au peuple nègre du monde entier.

32. Dans un pays où les Nègres sont résidents et réussissent à des concours d’entrée dans la fonction publique, ils doivent bénéficier des mêmes avantages en ce qui concerne leur nomination à des postes dans ces services publics.

33. Nous protestons vigoureusement contre les traitements inéquitables et injustes réservés aux voyageurs nègres, sur mer et sur terre, par les agents et employés du chemin de fer et des sociétés portuaires et demandons une égalité de traitement avec les voyageurs d’autres races.

34. Nous déclarons injuste qu’un pays ou une nation vote des lois tendant à dissuader ou empêcher l’immigration des Nègres du fait de leur race et leur couleur.

35. Le Nègre a le droit de voyager sans être molesté et tous les Nègres sont invités à apporter leur soutien à un Nègre qui se verrait molesté.

36. Nous déclarons que tous les Nègres ont le droit comme tous les autres de voyager à travers le monde.

37. Nous exigeons des gouvernements du monde de reconnaître nos dirigeants et les représentants élus par notre race pour veiller à leur bien-être.

38. Nous exigeons un contrôle de nos institutions sociales sans interférence d’aucune race non Nègre.

39. Nous déclarons les couleurs rouge, noire et verte couleurs de la race nègre.

40. Nous adoptons l’hymne « Éthiopie, ô terre de nos Pères…» comme celui de la race nègre:



L’Hymne éthiopien universel

(Poème de Burrel et Ford)


Éthiopie, terre de nos pères,
Toi la terre où les dieux se plaisaient,
Tels les nuages de la tempête qui, soudain dans la nuit, s’amoncellent 
Nos armées ?lent vers toi.
Nous devons sortir victorieux 
Les épées aiguisées miroitent,
A nous la victoire!
Guidés par le rouge, le noir et le vert,


Refrain


En avant, en avant, vers la victoire!
L’Afrique doit se libérer.
Vas à l’encontre de l’ennemi,
Avec la puissance
Du rouge, du noir et du vert.


Éthiopie, le tyran s’effondre,
Il tombera à tes genoux,
Et tes enfants t’invoqueront
Depuis les mers lointaines.
Jehovah, le Très Haut nous a entendus,
Il a vu nos larmes et nos souffrances,
Avec Son esprit d’Amour, Il nous invite
A être Un pour les années à venir


Refrain: En avant, en avant, etc.


O, Jehovah, toi le Dieu des âges,
Gratifie nos fils, ces dirigeants,
De la sagesse accordée à Tes sages.
Quand Israël avait grand besoin de toi,
Ta voix a retentit du fond de l’obscurité.
L’Éhiopie te tend ses bras
Qu’à travers Toi les chaînes soient brisées,
Et que le ciel bénisse notre chère patrie.


Refrain: En avant, en avant, etc.





41. Nous croyons qu’une liberté restreinte qui prive quelqu’un de ses droits et prérogatives de pleine citoyenneté n’est rien d’autre qu’une autre forme d’esclavage.

42. C’est une injustice pour notre peuple et un réel obstacle pour la santé de notre race que de refuser aux médecins nègres, le droit d’exercer leur profession dans les hôpitaux communaux où ils sont résidents.

43. Nous en appelons aux divers gouvernements du monde d’accepter et de reconnaître comme Représentants des intérêts de tout le peuple noir du monde les représentants nègres qui leur seront envoyés.

44. Nous condamnons et protestons contre la promiscuité entre jeunes et adultes dans les prisons et recommandons plutôt l’initiation de ces jeunes prisonniers à des métiers par des encadreurs.

45. Nous, en tant que race déclarons la Ligue des Nations nulle et vide, en ce sens qu’elle prive les Nègres de leur liberté.

46. Au nom de la justice, nous exigeons de tous les hommes de se comporter avec nous comme nous le ferions avec eux et accordons de bon cœur à tous les hommes les droits que nous réclamons ici pour nous-mêmes.

47. Nous déclarons qu’aucun Nègre ne s’engagera dans un conflit pour une autre race, sans obtenir d’abord l’accord du leader du peuple nègre du monde, sauf en matière de défense nationale.

48. Nous protestons contre le fait d’enrôler des Nègres et de les envoyer à la guerre sans entraînement adéquat et exigeons que dans tous les cas les Nègres reçoivent le même entraînement que les autres.

49. Nous exigeons que l’enseignement donné aux enfants nègres inclue le thème de l’histoire des Nègres.

50. Nous exigeons la liberté commerciale totale avec tous les Nègres du
monde.

51. Nous déclarons la liberté totale des mers pour tous les peuples du monde.

52. Nous exigeons que nos représentants dûment accrédités le soient officiellement dans toutes les assemblées, conférences, conventions ou cours internationales d’arbitrage où il est question des Droits de l’Homme.

53. Nous proclamons le 31 août jour férié que tous les Nègres doivent
observer. 


54. Nous voulons faire savoir à tous les hommes que nous affirmerons et défendrons la liberté et l’égalité de chaque homme, femme et enfant appartenant à notre race au prix de notre vie, notre destin et notre situation
sacré.



Tels sont les droits que nous estimons légitimement nôtres et appropriés pour l’essor de la race noire et à cause de cela, nous, au nom des quatre cent millions de Nègres, sur le sang sacré de la race, nous faisons le serment et apposons nos noms comme garantie de sa véracité et de sa justesse, ici, devant Dieu Tout Puissant, le 13 août 1920.




Marcus Garvey, James D. Brooks, James W. H. Eason, Henrietta Vinton Davis, Lionel Winston Greenidge, Adrion Fitzroy Johnson, Rudolph Ethelbert Brissaac Smith, Charles Augustus Petioni, Thomas H. N. Simon, Richard Hilton Tobitt, George Alexander McGuire, Peter Edward Baston, Reynold R. Felix, Harry Walters Kirby, Sarah Branch, Marie Barrier Houston, George L. O’Brien, F.O. Ogilvie, Arden A. Bryan, Benjamin Dyett, Marie Duchaterlier, John Phillip Hodge, Theophilus H. Saunders, Wilford H. Smith, Gabriel E. Stewart, Arnold Josiah Ford, Lee Crawford, William McCartney, Adina Clem. James, William Musgrave La Motte, John Sydney de Bourg, Arnold S. Cunning, Vernal J. Williams, Frances Wilcome Ellegor, J. Frederick Selkridge, Innis Abel Horsford, Cyril A. Crichlow, Samuel McIntyre, John Thomas Wilkins, Mary Thurston, John G. Befue, William Ware, J. A. Lewis, O. C. Thurston, Venture R. Hamilton, R. H. Hodge, Edward Alfred Taylor, Ellen Wilson, G.W. Wilson, Richard Edward Riley, Nellie Grant Whiting, G. W. Washington, Maldena Miller, Gertrude Davis, James D. Williams, Emily Christmas Kinch, D. D. Lewis, Nettie Clayton, Partheria Hills, Janie Jenkins, John C. Simons, Alphonso A. Jones, Allen Hobbs, Reynold Fitzgerald Austin, James Benjamin Yearwood, Frank O. Raines, Shedrick Williams, John Edward Ivey, Frederick August Toote, Philip Hemmings, F. F. Smith, E. J. Jones, Joseph Josiah Cranston, Frederick Samuel Ricketts, Dugald Augustus Wade, E. E Nelom, Florida Jenkins, Napoleon J. Francis, Joseph D. Gibson, J. P. Jasper, J. W. Montgomery, David Benjamin, J. Gordon, Harry E. Ford, Carrie M.Ashford, Andrew N. Willis, Lucy Sands, Louise Woodson, George D. Creese, W. A. Wallace, Thomas E. Bagley, James Young, Prince Alfred McConney, John E. Hudson, William Ines, Harry R. Watkins, C. L. Halton, J. T. Bailey, Ira Joseph Touissant Wright, T.H. Golden, Abraham Benjamin Thomas, Richard C. Noble, Walter Green, C. S. Bourne, G. F. Bennett, B. D. Levy, Mary E. Johnson, Lionel Antonio Francis, Carl Roper, E. R. Donawa, Philip Van Putten, I. Brathwaite, Jesse W. Luck, Oliver Kaye, J. W. Hudspeth, C. B. Lovell, William C. Matthews, A. Williams, Ratford E. M. Jack, H. Vinton Plummer, Randolph Phillips, A. I. Bailey, dûment élus représentants du peuple noir du monde, 

Ont juré devant moi ce 15 août 1920
[Sceau officiel]


John G. Bayne.
Notaire public, comté de New York



Traduit par l’équipe OJAL

Source : www.theunia-acl.com

8 Faits intéressants au sujet du Kente

La légende du Kente

 
Selon les légendes Akan, le Kente a été inspiré par le design élaborés de la toile d’une araignée mythique, Anansi. Il y a près de 400 ans, deux amis, Krugu Amoaya et Watah Kraban, allèrent à la chasse dans une forêt où ils tombèrent sur une araignée tissant une toile. Ils restèrent là pendant deux jours à regarder, en prenant note des motifs complexes de l’araignée.
 
Quand ils rentrèrent chez eux, les deux amis commencèrent à reproduire dans des vêtement les dessins qu’ils avaient vu en utilisant des fibres d’un arbre de raphia. Du biomimétisme en somme. Ces premiers modèles furent appelés kente. Les premières toiles ont été faites avec du coton blanc rehaussé de quelques modèles indigo.

Le tissu des Rois

 
Le riche empire Ashanti (Asante) dura de 1701 à 1957. À son apogée, cet empire fut l’épicentre du commerce ouest-africain de soie avec les Portugais. Ce commerce apportait de la soie exotique qui était utilisé pour améliorer le kente.
 
Le premier souverain [Asantehene] Ashanti Osei Tutu (1695-1717), fut l’un des premiers à porter ce tissu complexe. Même si l‘étoffe commença comme symbole de la monarchie Ashanti, il se démocratisa finalement.
 
 

Kumasi, la capitale des Ashanti et du Kente

 
Le groupe ethnique Akan est le plus grand groupe du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Le kente est connu en tant que nwentom dans la langue Akan. Le kente est fait à Kumasi, capitale des Ashanti et la péninsule Ashantiland.
 

Le Kente peut être exclusif

 

 

Même si tout le monde peut porter ce tissu, la royauté et la noblesse Ashanti croissent les nouveaux designs les premier. Selon About.com, la tradition se poursuit encore aujourd’hui. Quand un nouveau modèle est créé, il doit être proposé et présenté à la maison royale. Si le roi refuse d’accepter le motif, il peut être vendu au public. Cependant, les modèles qui sont portés par la royauté Ashanti ne peuvent pas être portés par le public.

Les femmes ne tissent pas le Kente

 

 

Dans ses premières années, le kente fut exclusivement tissé par les hommes. Le tissus était un symbole du pouvoir royal et politique et les femmes ne pouvait le tisser parce que cela violerait les normes sociales. Le peuple Akan croient que le cycle menstruel d’une femme interfère avec la production de la toile. Aujourd’hui, ce sont principalement les hommes qui tissent encore le kente.
 
 

Il en existe différents types et ils ont tous une signification

 
 
Il existe 12 variétés différentes de kente. ont retrouve régulièrement les noir, or, jaune, bleu et vert. Ces couleurs distinctes détiennent une signification particulière. Par exemple, le noir signifie la maturité et l’intensification de l’énergie spirituelle. Le bleu représente le calme, l’harmonie et l’amour. Le kente vert signifie la végétation, la plantation, la récolte, la croissance et le renouveau spirituel. L’or et jaune représentent la richesse et la royauté.
 
 

Le kente et la mode

 
Le tissus est courant depuis les mouvements afro-américains panafricanistes ainsi que ceux du « Black Power » des années 60 et 70. Dans les années 80 et 90, des rappeurs tels que Salt-N-Pepper ont commencé à porter du kente. la designeuse Lola Maleombho crée ses habits de tous les jours d’après les motifs du kente, et ses créations sont présentées sur certains des podium les plus glamour du monde.

Kente et la fierté noire

 
Au fil des ans, le tissus s’est répandu à travers la diaspora africaine. Les noirs l’ont utilisé comme cadeau spécial lors de cérémonies telles que l’attribution du nom des enfants, l’obtention du diplôme ou encore lors de mariage. Dans certains cas, il est utilisé comme symbole de respect envers les défunts lors de funérailles et de cérémonies ancestrales.
 
Au Ghana et en Côte-d’Ivoire, les hommes arborent le kente avec des toges ou des kimonos. Les femmes en deux pièces, une pour le haut et pour le bas du corps. Aux États-Unis, les diplômés afrodescendants le portent comme une écharpe autour du cou, pour signifier l’excellence noir et la fierté de son patrimoine.
 
 

Source : http://atlantablackstar.com/
Traduction : #TeamOjal

 
 
 

Les patrouilles d’esclaves : l’origine de la police américaine

Cela peut sembler complètement absurde jusqu’à ce que vous fassiez un peu de recherche historique. Les gens supposent souvent que la police communautaire a toujours été là, et que sans la police la société se serait effritée. Peu de gens réalisent que le modèle des services de police que nous connaissons aujourd’hui aux États-Unis a ses origines dans les patrouilles d’esclaves, et qu’il n’existe pas depuis très longtemps.
Le genre d’idées reçues que beaucoup d’entre nous sont amenés à croire : De la nécessité de la police dans les quartiers nous a conduit à imaginer que la police a été fondée pour la  » loi et l’ordre, le maintien de l’ordre, avec des patrouilles régulières, à la recherche de manière proactive pour prévenir la criminalité « . Mais rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité.

Le concept même de la police communautaire – le modèle de l’application responsable de ce que nous savons aujourd’hui comme des «agents de police» – ne provient pas des temps anciens, ni même au cours de la période médiévale. Au lieu de cela, il a été conçu par Sir Robert Peel en 1812. Même à ce moment-là, quand Peel a théorisé le concept, il n’a pas été effectivement mis en œuvre jusqu’en 1829. Et c’est encore avant qu’elle ne soit appliquée au Etats-Unis.

Peel était à la fois le Premier ministre britannique et député conservateur. En fait, l’équivalent britannique populaire de «flics» est «bobbies» qui proviennent de son nom « Robert ». Un autre terme d’argot similaire en Irlande est « peelers » aussi de Peel.

Le modèle théorisé de Peel des communautés « police » était complètement nouveau et n’a pas été adopté au Royaume-Uni avant une autre décennie et demie, lorsque le Metropolitan Police Service a été créé le 29 Septembre 1829 à Londres comme la première force de police moderne et professionnelle du monde. Peel a créé le Parti conservateur moderne sur les ruines de l’ancien au Royaume-Uni, et il a également créé les policiers.

Oui, il y avait des anciennes formes de Préfets et les gardes, ainsi que plus de soldats, mais il n’y avait rien qui ressemble à des policiers comme nous le connaissons aujourd’hui, avant Peel et avant la mise en œuvre de «bobbies» dans le Royaume-Uni vers la fin des années 1820.

Il y avait même des «fraternités»  dans des endroits comme l’Espagne médiévale, mais ceux-ci ont surgi parce qu’il n’y avait pas de protection du gouvernement réel, ce ne sont pas des agents de police du gouvernement des communautés, les communautés montaient la garde pour eux-mêmes. Prenez un cours sur la justice pénale ou tout cours d’histoire aborder cette période dans l’histoire britannique et ils seront tous sans équivoque vous informons que le Metropolitan Police Service a été la première force de police professionnelle dans l’histoire humaine, et il n’a pas émergé jusqu’en 1829.

Mais ce modèle n’a pas fait son chemin vers les États-Unis par la même voie …


Au lieu de cela, inspiré par cette approche, les États-Unis ont d’abord adopté le modèle de police communautaire à des fins d’organisation, la première mise en œuvre de la «police communautaire» du modèle de Peel n’a pas eu lieu jusqu’à ce que les jours de révoltes d’esclaves et les « patrouilles esclaves. »virent le jour. Quand des révoltés comme Nat Turner et John Brown, quand de plus en plus d’êtres humains, gardés en captivité forcée et au travail, ont pris les risques de fuir pour la liberté des Etats du Nord.
Beaucoup de services de police aux Etats-Unis aujourd’hui, tentent de citer anachroniquement leurs origines beaucoup plus tôt. La U.S. Parks Police prétendent avoir été mis en place en 1791; la U.S. Mint Police en 1792. Mais c’était des gardes, la police non professionnel de la communauté.  » la Police « , comme nous en sommes venus à comprendre, n’existait pas en ces jours, en uniforme, les employés de l’État.
Le département de police de Philadelphie affirme avoir été établi en 1751, mais – encore une fois – il n’y avait pas de patrouilles de police de Philadelphie dans les années 1700, il y avait quelque chose de beaucoup plus proche de ce que nous considérons aujourd’hui comme des détectives. Il n’y avait tout simplement pas de concept de  » police » dans le sens des communautés qui patrouillent. Bien que largement documenté et facilement vérifiables, cette réalité historique simple, semble si exagérée, que beaucoup de ceux qui ne la connaissent pas la considére comme une théorie du complot. Et pourtant, voilà ce qui est enseigné dans tous les cours d’université de justice pénale.
Les institutions avaient des gardes, et la communauté avaient des détectives pour enquêter sur les crimes. En fait, dans les années 1800, bien avant que le modèle de Peel des services de police ait fait son apparition au États-Unis la société de sécurité privée Pinkerton dépassait le nombre de soldats dans l’armée des Etats-Unis. Même alors, ils ne patrouillaient pas les communautés à la recherche pour des crimes en cours ou crimes qui pourraient théoriquement être commis à l’avenir. Ce modèle «Bobbie» était quelque chose que personne n’a jamais conçu aux Etats-Unis. Mais une fois qu’il a été mis en œuvre dans le Royaume-Uni, il fait son chemin et se répandit comme une traînée de poudre dans le États-Unis du Sud, sous la forme de patrouilles d’esclaves.
Victor E. Kappeler, Ph.D écrit ce qui suit dans “A Brief History of Slavery and the Origins of American Policing” :

La naissance et le développement de la police américaine peut être attribuée à une multitude de conditions historiques, juridiques et politico-économiques. L’institution de l’esclavage et le contrôle des minorités, cependant, étaient deux des caractéristiques historiques plus redoutables de la société américaine de mise en forme de police tôt. patrouilles esclaves et les gardes de nuit , qui est devenu plus tard les services de police modernes, ont tous deux été conçus pour contrôler les comportements des minorités. Par exemple, les colons de Nouvelle-Angleterre nommés gendarmes d’indiens à la Native Americans Police(Association nationale Constable, 1995), la police de Saint-Louis ont été créées pour protéger les résidents contre les Amérindiens dans cette ville frontière, et de nombreux services de police du sud ont commencé comme patrouilles d’esclaves. En 1704, la colonie de la Caroline développé première patrouille esclave de la nation. patrouilles esclaves ont aidé à maintenir l’ordre économique et d’aider les riches propriétaires terriens dans la récupération et de punir les esclaves qui étaient considérés comme essentiellement des biens.

Kappeler note que des savants tels que Turner, Giacopassi et Vandiver soutiennent tous cette thèse de la police américaine émergeant de patrouilles d’esclaves, en expliquant que « la littérature établit clairement qu’un système d’application de la loi sanctionnée par la loi existait en Amérique avant la guerre civile dans le but exprès de contrôle la population esclave et de protéger les intérêts des propriétaires d’esclaves. Les similitudes entre les patrouilles des esclaves et la police américaine moderne sont trop saillantes pour être rejeter ou ignorer. Par conséquent, la patrouille esclave doit être considéré comme un précurseur de l’application moderne de la loi américaine « .

Ce que nous connaissons aujourd’hui aux Etats-Unis comme « police » peut être directement attribuée à des patrouilles d’esclaves. En fait, ne serait-ce pas pour cette perception, ce «besoin» d’attraper les esclaves fugitifs et écraser les révoltes d’esclaves? Est-ce que cela rend clair le fait que la police est là pour faire respecter le racisme systémique et systématique?



Source : CounterCurrentNews.com.


Traduit par la Team OJAL 




7 choses que les femmes noires ont et que les autres femmes désirent

1° La force 

 

Ce n’est pas une histoire de muscle. Selon une étude de Tamara Beauboeuf  » Université – Temple par Lafontant intitulé,  » La définition de qualité déterminante de la féminité noire est la force. En Behind the Mask of the Strong Black Woman  » : référence aux femmes infatigables, profondément dévouées, et apparemment invulnérables, la demande de force nous transmet une histoire fascinante de persévérance. Les figures essentielles de ce récit incluent des militants sociaux de premier plan des deux derniers siècles … (qui étaient) invoquées et vénérées pour incarner un engagement désintéressé courageux pour la protection et l’émancipation des dépossédés.

2° La liberté capillaire

Les autres nationalités sont fascinés par les cheveux naturels des femmes noires. Beaucoup demandent à toucher ou ont même touché sans autorisation les cheveux d’une femme noire. Ils ne peuvent pas comprendre et croient que les sentir sur leurs doigts leur donnera quelques explications. Durant l’esclavage elles étaient jalousées et forcée à porter des foulards!!   » Pour sûr, les cheveux naturels sont fascinant pour les « autres » femmes, car ils sont très diversifiés quant à la façon dont ils peut être coiffés  » , a déclaré Najah Aziz , propriétaire du salon Like the River d’ Atlanta.  » On les porte en Afro, en locks, en tresses torsadées et ainsi de suite. Et cette polyvalence les déboussole.

3° Des lèvres pulpeuses

Il fut un temps, il n’y a pas si longtemps, où les lèvres charnues des femmes noire étaient dépréciées par presque tout le monde. De nombreuses femmes noires ont même accepté cette situation qui embrumait leurs pensées à propos d’un de leurs traits physique les plus merveilleux et naturels. Désormais, ces préoccupations n’existent plus. Les femmes paient , en effet, des préparations injectables pour augmenter la taille de leurs lèvres afin d’obtenir ce que les femmes noires possèdent naturellement .

4° la peau la plus sombre

La mélanine des femmes noires ne nécessite pas d’heures d’ensoleillement pour s’assombrir, et pour celles qui choisissent de s’exposer, les risques de cancer de la peau et de coups de soleil sont nettement inférieurs, selon les médecins, en raison de la mélanine naturelle. Historiquement , les autres femmes ont envié la magnifique carnation des femmes noires (et le fait qu’elles n’ont pas à s’asseoir au soleil ou à aller dans un salon de bronzage pour l’obtenir.

5° Les hommes noirs

Certaines diront qu’il n’y a pas assez d’hommes noirs pour les femmes noires. Mais c’est en partie parce que les autres femmes les convoitent aussi. C’est, en tout cas, l’impression que cela donne. Pour sûr, les couples mixtes sont en vogue, rien à voir avec les décennies passées, où les couple mixtes étaient presque tabou. La saison de la  » Chasse aux frères  » est ouverte, et les femmes afro ne sont pas les seules à  » chasser  » .

6° La résistance

Les femmes sont comme ça parce qu’elles furent de tout temps des enjeux de domination des oppresseurs. Elles souffrent davantage en cas de guerre par exemple. Faîtes chuter la femme noire et elle rebondira probablement plus forte et sera prête à faire d’avantage dans sa vie. Pour vous en convaincre découvrez 10 guerrières noires à travers l’histoire. Cette capacité à survivre dans des conditions très difficiles ou compliqués découle de son héritage africain. Les femmes esclaves ou colonisées travaillèrent dur , élevèrent des enfants, survécurent aux traitements brutaux des propriétaires de plantations. La résistance est dans leur sang.

7° le fessier

Longtemps considéré comme trop gros, le fessier de nos dames est désormais envié, considéré à sa juste valeure. Beaucoup de femmes font désormais des squats dans les salles de sport comme des forcenées ou font des injections pour obtenir un fessier qui remplit leurs jeans. Les marques de Jean dépensent des millions pour savoir comment remplir les fessiers de leur clientes occidentales ou asiatiques. Il y a des concours de twerk un peu partout…bref Booty is hype! Qui aurait pu imaginer cela?

Source : AtlantaBlackStar.com
Traduit par la Team OJAL

 

L’actrice Issa Rae récolte 325 000 $ en moins de 24 heures pour envoyer les enfants de Alton Sterling au collège



L’actrice et écrivain Issa Rae a été profondément touché par l’assassinat d’Alton Sterling par la police le 5 Juillet. Cela l’a amenée à mettre en place une campagne pour lever des fonds pour financer le collège pour les cinq enfants à Baton Rouge (Louisiane) maintenant orphelins. Le fond pour la bourse #AltonSterlingFamily a été créé mercredi, et 325,000 $ a été amassé en seulement 21 heures.

Rae n’a pas de relation formelle avec la famille, écrit sur la page de la campagne GoFundMe elle est «juste touchée et empathique» à la situation. rapporte le Huffington Post, initialement  elle s’était fixé de soulever 40 000 $ pour les enfants Sterling. Elle a révélé des plans pour la bourse mercredi après-midi, en partageant le lien quelques minutes plus tard.


@IssaRae Here it is: Donate to the #AltonSterling Family Scholarship Fund. *ALL* proceeds will go to his fam: https://t.co/DiMEF3YfFQ
— Issa Rae (@IssaRae) July 6, 2016

« Merci de nous aider à dépasser le but! » Elle a écrit mercredi soir. « Je viens d’avoir au téléphone l’avocat de la famille Sterling qui est au courant de l’GoFundMe et m’a demandé de rappeler demain, que la famille est (naturellement) submergé à ce moment. Nous vous mettrons tout en ligne. En attendant, propagez la parole! « 

Plus tard, elle a partagé une mise à jour sur l’augmentation de l’objectif de 200 000 $.

« Sensationnel! 100 000 $ en 6 heures. Ceci est si puissant « , écrit-elle.  » Peut-on arriver à 200 000 $? Je double mon engagement. Ce serait 40 000 $ pour chacun de ses 5 enfants pour aller à l’université. Merci à vous tous de vous unir à travers la douleur « .

La campagne a depuis dépassé son objectif de 200 000 $ par plus de 125 000 $ en moins de 24 heures à partir de 11 000 donateurs. Il a été partagée 31 000 fois sur Facebook et Twitter.
Beaucoup ont exprimé leur soutien à la collecte de fonds.

« Zut. Merci beaucoup, Issa pour utiliser votre plate-forme et faire ça « , a écrit Hope Freeman sur la page GoFundMe. « Que Dieu vous bénisse, sis‘.« 


Mais il a également rencontré un certain scepticisme. Plusieurs intervenants ont mis en doute la validité de la campagne. Ils se demandaient si tous les fonds recueillis iraient vers l’enseignement supérieur des enfants et si les montants restants seraient versés pour les frais funéraires.


« J’aime voir comment la communauté travaille ensemble pour aider la famille Sterling », écrit Nesta Howell. « Je me demandais seulement si depuis que les dons ont dépassé le montant visé à la base, le reste ira pour les frais funéraires ou tout cela va aller vers le fonds de collège pour les enfants? »« Je me demandais la même chose, » a répondu Fiona Davis. « Et je l’espère, elle est libre d’utiliser cet argent comme elle en a besoin. Je cherchais un moyen de faire un don qui va à elle directement afin qu’elle puisse se concentrer sur prendre soin de sa famille « .Un conseiller financier du Texas a encouragé Rae à mettre en place un plan d’épargne avec avantages fiscaux pour aider la famille de conserver autant de fonds que possible.« Je suis sûr que vous avez envisagé un certain nombre d’options pour les fonds que vous soulevez et, je ne sais pas quels sont vos plans pour les fonds une fois que vous avez atteint votre objectif, » a écrit Fred Reynolds. « Cependant, je vous encourage à regarder dans l’ouverture d’un plan d’épargne. J’espère que cet argent aide vraiment cette famille « .


Source : AtlantaBlackStar.com Traduit par la Team OJAL