Gayanashagowa ou la Constitution de la Confédération Iroquoise vieille de plus de 900 ans!

Le but de cet article est de faire taire, une fois encore, une certaine version de l’Histoire euro-centrée selon laquelle les peuples du monde n’auraient connus la civilisation qu’au contact des « hommes blancs ». Bien souvent, au contraire, la domination coloniale européenne les ont précipités, « grâce » à la destruction de leurs institutions politiques, économiques, juridiques …etc, dans la décadence morale et spirituelle ainsi que la barbarie. Nous vous invitons donc à nous suivre dans le sentier de l’étude historique des populations amérindiennes d’Amérique du Nord (qui, rappelons-le, sont ontologiquement très proches des populations africaines) et de leurs institutions millénaires.


Haudenosaunee ou la plus puissante entité politique d’Amérique du Nord d’avant Christophe Colomb et même jusqu’à deux siècles après

 
La confédération Iroquoise ou Haudenosaunee (qui signifie « peuple des longues maisons ») fut l’unité de cinq puis six nations amérindiennes d’Amérique du Nord. Le nom « iroquois » n’est pas celui qui est utilisé par ces nations concernées, c’est un terme qui viendrait de termes insultants utilisés par leurs ennemis pour les décrire. 
 
 
 
 
Leur terre d’origine serait l’état de New-York aux Etats-Unis, puis ils se seraient dispersés dans le nord de l’état puis autour du lac Ontario et le long du fleuve Saint-Laurent. Ce n’est pas la seule organisation politique amérindienne de la région puisqu’il existe aussi la confédération wendat ou huronne ainsi que d’autre regroupements d’ethnie amérindiennes. Cependant, ce fut l’organisation politique la plus puissante du 12ème au 18ème siècle alors que le territoire est sous administration française de la Nouvelle-France. Ils ont résisté aux administrateurs français parfois en s’alliant aux Britanniques, puis lorsque leur territoire passa sous administration américaine ils se furent exterminés ou déportés dans des réserves. Seuls ceux qui ont réussi à fuir au Canada ont survécu et tenté de vivre « librement ». 
 
A l’origine les six nations appelées « iroquoises » sont : 

– les Goyogouins en français, Guyohkohnyo (peuple du grand marais) dans leur propre langue 


– les Mohawks qui aujourd’hui se désignent eux-mêmes par ce nom anglo-français signifiant « mangeurs d’homme » dans la langue de leurs rivaux abenaquis, étaient appelés Agniers par les colons français, le terme autochtone étant Kanienkehaka signifiant peuple des étoiles

– les Oneida sont aussi appelés Onneiouts en français

– les Onondaga sont aussi appelés Onontagués en français 

– les Senecas, jadis les Sénèques en français, sont aussi appelés Tsonnontouan d’après leur nom autochtone

– les Tuscarora (la sixième nation, 1722), n’ont pas d’autre nom usité
 
Les Onondaga, les Tsonnontouan et les Tuscarora vivent aujourd’hui dans les réserves américaines de l’état de New-York. 
 
 
C’est cette confédération qui est à l’origine d’une des plus anciennes constitutions du monde, Gayanashagowa.
 
Gayanashagowa, la Constitution de la Confédération Iroquoise sur laquelle les colonies Britanniques calquèrent leur modèle
 
 
 

La Gayanashagowa qui signifie « grande loi qui lie » ou « grande loi de l’Unité » ou « grande loi de paix » est le code juridique qui organise et réunit les cinq puis six nations « iroquoises ». Elle est constituée d’une grande quantité de textes et articles. Elle fut transmise de manière orale depuis le 12ième siècle et la nation Onondaga était désignée comme conservateurs de la tradition. Originellement, le prophète Deganawida, appelé le Grand Pacificateur, et son disciple Hiawatha, qui prêchaient la Grande Paix, rassemblèrent les chefs à un Congrès chez les Onondaga durant lequel ces lois furent édictées.

La Gayanashagowa codifie les fonctions du Grand Conseil des Iroquois et indique comment les cinq, puis six nations iroquoises doivent s’y prendre pour résoudre leurs différends, équilibrer leurs échanges et coexister pacifiquement.

 
Son fonctionnement avait été décrit en détail dès 1702 par le Français Louis Arman Delom D’Arce.La première version écrite date de 1720 et fut rédigée en anglais sous forme de 117 paragraphes. 
 
Les 34 premiers articles de la constitution de la nation iroquoise organisaient le pouvoir politique et le système de représentation en définissant les fonctions des cinquante porte-paroles, appelés royaneh, les Sachems, qui siègent au Conseil des nations. Cette constitution est confédérale: elle n’établit pas un régime unitaire et donne à chaque nation des fonctions différenciées.
  • Droits, devoirs et titres des seigneurs (articles 17 à 34) :
  • Élection des « chefs du Pin » (article 35) :
  • Noms, devoirs et droits des chefs de guerre (articles 36 à 41) :
  • Clans et consanguinité (articles 42 à 54) :
  • Emblèmes officiels et sceaux (articles 55 à 66) :
  • Lois d’adoption (articles 66 à 70) :
  • Lois sur l’émigration (articles 71 à 72) :
  • Droit des nations étrangères (articles 73 à 78) :
  • Droits et pouvoirs de la guerre (articles 79 à 91) :
  • Droit de sécession (article 92) :
  • Cérémonies religieuses (articles 99 à 104) :
  • Musiques d’installation (articles 105 à 107)
  •  … etc
Le système de prise de décision est fondé sur le principe de subsidiarité.
La Constitution garantit aussi le droit des peuples des nations, la protection des maisons et les cérémonies funéraires en terme de dispositions coutumières. 
 
La Constitution de la confédération Iroquoise était tellement aboutie, à la fois complexe mais visant à simplifier les relations entre familles et nations qu’elle inspira grandement (pour pas dire qu’ils ont plagié) les colons européens qui fondèrent  les 13 premières colonies d’Amériques qui deviendront plus tard les Etats-Unis d’Amériques. 
 
Sources : 
– L’Art d’enseignement des Indiens iroquois. Aux sources de la première Constitution, Alexandre Grauer
– Aurélien Boisvert, Nation iroquoise
– http://www.sixnations.org
 
Traduit par la Team OJAL 
 
 

La génétique permet de remonter aux origines des Neg Marrons de Guyane et d’autres afrodescendants

Des chercheurs français sont parvenus à remonter aux origines des racines africaines des communautés Noirs Marrons de Guyane. Leurs résultats sont publiés dans « American Journal of Human Genetics ».
L’équipe du laboratoire d’anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier/Université Paris Descartes) et du laboratoire d’éco-anthropologie et ethnobiologie (CNRS/MNHN) a, grâce à des analyses génomiques, tenter de reconstituer le passé de populations Afro-descendantes de Colombie, du Brésil, de la Guyane Française, et du Surinam.
Analyse de plus de 4 millions de marqueurs génétiques
La traite négrière transatlantique constitue la plus grande migration forcée de l’histoire. Entre 1526 et 1875, environ 7 millions d’Africains ont, en effet, été déracinés de leurs pays pour être réduits à l’esclavage en Amérique du Sud. Si certaines archives historiques permettent de regrouper quelques données géographiques sur la provenance de ces différentes populations, il reste difficile de déterminer avec exactitude leurs origines ancestrales.

En analysant 4,3 millions de marqueurs génétiques sur plus de 231 personnes d’Amérique du Sud (107) et d’Afrique de l’Ouest (124), les chercheurs ont mis en évidence la conservation exceptionnelle, à 98 %, de l’héritage africain chez les Noirs Marrons de Guyane, ces Africains qui, il y a quatre siècles, ont fui les plantations pour échapper à l’esclavage (mouvement dit du marronnage). En revanche, une comparaison entre les génomes des descendants afro-américains de Colombie et du Brésil et ceux des populations africaines, révèle un brassage génétique plus important avec environ 25 % de gènes non africains, avec une prédominance de l’ascendance paternelle européenne, ce qui correspond à la présence des colons européens.

Les chercheurs ont aussi pu montrer que le brassage génétique s’est fait à des dates différentes en Colombie (1749 soit 1737-1764) et au Brésil (1796 soit 1789-1804), ce qui correspond aux données historiques d’une arrivée plus précoce en Colombie.
Ghana, Bénin, Nigeria
En plus d’illustrer un chapitre sombre de l’histoire humaine, l’étude permet de découvrir quelles sont les populations actuelles en Afrique qui ont une plus grande proximité génétique avec les descendants aux Amériques. Les chercheurs ont pu mettre en évidence des liens étroits entre les Noirs Marrons et la population afro-colombienne et les populations du Ghana, du Bénin et du Nigeria occidental. La population afro-brésilienne semble être plus proche des populations d’Angola « ce qui est en accord avec les sources historiques », soulignent les Jean-Michel Dugoujon et col.
Les chercheurs espèrent étendre leurs travaux à d’autres populations afin de fournir des informations détaillées sur le passé de ces esclaves africains.

source: lequotidiendumedecin.fr

Somalie, l’ancien royaume de Punt enfin localisé!

Des touristes du monde entier sont accueillis en Haute-Égypte pour admirer les temples et découvrir l’histoire fascinante des pharaons anciens. Cependant, les vraies origines des pharaons ne sont pas racontées et notre littérature manque d’informations adéquates.
Les inscriptions du temple de la reine Hatshepsout à Louxor révèlent que sa mère divine, Hathor, était originaire du pays de Punt – avec de fortes indications sur le fait que les pharaons considéraient que l’origine de leur culture était Punt. Ce qui suit est un pas dans le sentier de l’exploration des racines des pharaons et d’établir un voyage le long de l’histoire et du temps.
Sculpture en cèdre sculpté de la tête d’Hathor. (Dynastie égyptienne du 16ème siècle) (Domaine Publique)

La terre des Dieux

Le pays de Punt est décrit dans les textes égyptiens anciens comme la «Terre des Dieux» et une région riche en ressources. Après que Jean-François Champollion a déchiffré les hiéroglyphes du pharaon en 1822, les savants occidentaux ont commencé à lire les textes. Les débats ont commencé quant à l’origine des pharaons et l’emplacement du pays de Punt.
L’Égypte a grandi en tant que nation avec un commerce qui a augmenté dans la dernière partie de la période pré-dynastique (environ 6000-3150 av. J.C). Au début de la période dynastique (vers 3150-2613 av. J.-C.), le commerce était solidement établi avec les régions de Mésopotamie et de Phénicie. La cinquième dynastie (vers 2498-2345 av. J.-C.) vit l’Égypte prospérer grâce au commerce avec le pays de Punt.

Expédition égyptienne à Pount pendant le règne d’Hatchepsout. (Hans Bernhard / CC BY SA 3.0)

Les reliques de la quatrième dynastie montrent un Puntite avec l’un des fils de Khufu, et les documents de la cinquième dynastie démontrent le commerce entre les deux pays. Une inscription de tombeau du commandant militaire Pepynakht Heqalb, qui a servi sous le roi Pepy II (2278-2184 av. J.C) de la sixième dynastie, raconte comment Heqalb a été envoyé « au pays des Aamu » pour récupérer le corps du gardien de Kekhen.
Le pays de Punt est devenu une terre semi-mythique pour les pharaons, mais c’était un endroit bien réel sous le Nouvel Empire (1570-1069 avant JC). Pendant le règne d’Amonhotep II (1425-1400 av. J.C) les délégations de Punt ont été acceptées. Le règne de Ramsès II (1279-1213 av. J.-C.) et de Ramsès III (1186-1155 av. J.-C.) mentionne aussi Punt. Les pharaons ont été fascinés par Punt comme une «terre d’abondance» et il était surtout connu comme Ta Netjer – «Terre de Dieu».

La reine Ati, épouse du roi Perahu de Pount, telle qu’elle est représentée sur le temple de Pharaon Hatshepsout à Deir el-Bahri. ( Domaine public )
La Somalie, la continuité de la tradition puntite

Dans le temple d’Hatchepsout, une expédition montre le pays de Punt situé en Somalie d’aujourd’hui. L’ancien nom somalien pour leur région était « Bunn », un nom référencé dans les textes liés au commerce avec les pharaons comme « Pwenet » ou « Pwene », et la région est connue comme « Bunni » aujourd’hui. La culture du pays de Punt présente plusieurs ressemblances avec celle des anciens Egyptiens, tels que la langue, la tenue de cérémonie et les arts.

À gauche: Des jeunes Somaliens dansant le «dhaanto». (Histoire égyptienne-puntite somalienne) À droite: Anciens Égyptiens avec des vêtements blancs semblables dans une fresque du tombeau de Pashedu à Deir el-Medina. (kairoinfo4u / CC BY NC SA 2.0) Pashedu était un « Serviteur à la Place de la Vérité à l’Ouest de Thèbes » et a probablement commencé à travailler pendant que Seti I était pharaon.

En ce qui concerne la langue, une comparaison de l’ancien vocabulaire égyptien avec le vocabulaire somali montre des similitudes remarquables:

Ancien égyptien, « Hes » = chanson, chanter avec un instrument de musique / en somali, « Hes » = chanson, chanter avec un instrument de musique.
« AAR » signifie « lion » dans les deux langues.
Ancien égyptien, « Ra » = le dieu du soleil / en somali « Qor Rah » signifie le cou de Rah.
Égyptien ancien, Haa – Hey = heureux, d’être heureux / en Somali, Haa – Hey = heureux.
Ancien égyptien, « Hun », Hunnu « = jeune homme, jeune fille / en somali » Hun « , » Hunno « = jeune homme, jeune fille.
Ancien Egyptien / en Somali Awoow = grand-père, vieil homme.
À gauche: Danseurs égyptiens et flûtistes. (Domaine Public) Droite: Jeunes femmes et hommes somaliens interprétant la chanson de danse traditionnelle dhaanto à Jubaland. (aflaanta std / CC PAR 3.0)
Le pays de Punt enfin localise!

Basé sur l’évidence des inscriptions du pharaon antique, la terre de Punt  est certainement l’état de la Somalie à la corne de l’Afrique. L’ancienne ville d’Opone en Somalie est identique à la ville de Pouen référencée en tant que partie de Punt par des inscriptions anciennes.
Comme mentionné précédemment, les inscriptions d’Hatshepsout prétendent également que sa mère divine était de Punt – et il y a des preuves que Bes (la déesse de l’accouchement) est également venu du pays de Punt. D’autres inscriptions indiquent que les pharaons de la 18ème dynastie considéraient Punt comme l’origine de leur culture.

Source : www.Ancient-Origins.net
Traduit par la Team OJAL 


Alpha Kaba choisit la Guinée, pas la France

Membre du Team France, Alpha Kaba (21 ans) a choisi de jouer pour la Guinée. La Fédération Française de Basket a annoncé son exclusion immédiate du Team France via un communiqué.

Alpha Kaba
Alpha Kaba, né à Blois et formé à Pau, ne portera pas le maillot des Bleus. L’intérieur de l’ASVEL (21 ans), qui tourne à 6,3 points et 6 rebonds en 16 minutes de jeu en moyenne cette saison en Pro A, a choisi de jouer avec la Guinée au niveau international.
« La Fédération Française de BasketBall a pris acte du choix du joueur Alpha Kaba de préférer évoluer avec la sélection nationale de Guinée. La décision du joueur, qui faisait partie du Team France Basket, a pour conséquence son exclusion immédiate de la liste des joueurs, qui est désormais composé de 40 joueurs », a indiqué lundi la FFBB dans un communiqué.

Un espoir en moins pour les Bleus

Le joueur de l’ASVEL, qui avait participé à deux campagnes des équipes de France de jeunes en 2014 et 2015, ne sera donc pas intégré au groupe qui disputera les matches qualificatifs de novembre pour la Coupe du monde. Son oncle Benkali avait porté le maillot des Bleus à 32 reprises dans les années 1980. Alpha Kaba jouera lui pour la Guinée, pays dont il est originaire par sa mère.

L’OJAL salut le courage et la détermination de ce jeune joueur. Il peut apporter beaucoup à la guinée, bien plus qu’il n’aurait pu apporter à la France. Go L’ASVEL!! 

source: rmc

La femme qui a créé #MeToo longtemps avant le hashtag

En 1997, Tarana Burke était assise en face d’une jeune fille de 13 ans qui avait été abusée sexuellement. La jeune fille expliquait son expérience et laissait Mme Burke sans voix. Ce moment est l’endroit où la campagne Me Too est née.

Tarana Burke a créé une organisation à but non lucratif pour aider les victimes de harcèlement sexuel et d’agression. Crédit via justbeinc.org

 

« Je n’ai pas eu de réponse ou de moyen de l’aider à ce moment-là, et je ne pouvais même pas dire ‘moi aussi' », a déclaré Mme Burke.

« Cela m’a vraiment dérangé, et cela a longtemps reposé dans mon esprit », a-t-elle ajouté.

Dix ans après cette conversation, Mme Burke a créé Just Be Inc., une organisation à but non lucratif qui aide les victimes de harcèlement sexuel et d’agression. Elle a cherché les ressources qui lui manquaient 10 ans auparavant et s’est engagée à être là pour les personnes qui ont été maltraitées.

Et elle a donné un nom à son mouvement: Moi aussi.

Dimanche, ces deux mots ont fait la une des médias sociaux avec #metoo, un hashtag promu par l’actrice Alyssa Milano. Au milieu de la tempête qui a pris feu, certaines femmes de couleur ont souligné que l’effort de longue date de Mme Burke, qui est noire, n’avait pas reçu le soutien des féministes blanches éminentes au fil des ans.

Mme Milano cherchait à donner une voix aux victimes d’abus sexuels, après que des accusations de harcèlement sexuel et d’agression aient été portées contre le producteur hollywoodien Harvey Weinstein.

Mme Burke a créé la campagne «Me Too» en 2007. Crédit www.justbeinc.org

Après son tweet, les médias sociaux ont rapidement été inondés d’histoires de harcèlement et d’agression, puisque #metoo est devenu un moyen pour les utilisateurs de raconter leur expérience en matière de violence sexuelle et de manifester leur solidarité avec les autres survivants. Le hashtag a été largement utilisé sur Twitter, Facebook, Snapchat et d’autres plateformes; sur Facebook, il a été partagé dans plus de 12 millions de messages et de réactions dans les premières 24 heures, selon l’Associated Press.
 

Ce fut un moment particulièrement combustible pour l’activisme des médias sociaux. Quelques jours plus tôt, au milieu des accusations contre M. Weinstein, l’actrice Rose McGowan, qui est parmi celles qui l’accusent de harcèlement sexuel, a été brièvement exclue de son compte Twitter, où elle s’exprimait ouvertement contre le harcèlement sexuel à Hollywood. 

 Le jour suivant, les femmes en ligne ont participé à un boycott d’une journée sur Twitter, organisé autour du hashtag #WomenBoycottTwitter. Mme Milano a rejoint le boycott.

Demain (vendredi 13) sera le premier jour depuis plus de 10 ans que je ne vais pas tweeter. Rejoins moi. #WomenBoycottTwitter pic.twitter.com/xoEt5Bwj5s
– Alyssa Milano (@Alyssa_Milano) 13 oct. 2017

Mais les femmes noires, latinos et autres ont commencé leur propre campagne. April Reign, une stratège des médias numériques et la femme derrière le hashtag #OscarSoWhite, a commencé à organiser les gens autour de l’affirmation #WOCAffirmation ou Women Of Color Affirmation

Le but était de s’élever les uns les autres car ils voyaient une différence dans la manière dont les femmes de couleur étaient traitées lorsqu’elles signalaient des abus.

Je me méfie de #WomenBoycottTwitter. Les gens ont l’air drôle à la lumière. Choisir quand nous nous levons pour faire taire les femmes. # IStandwithJemele
– Jasmyn Lawson (@JasmynBeKnowing) 13 octobre 2017

Intersectionnalité = quand vous voulez vraiment soutenir #WomenBoycottTwitter mais vous êtes en conflit parce que les femmes noires ne reçoivent jamais le même soutien.
– Kimberly Bryant (@ 6Gems) 13 octobre 2017

« Les femmes blanches n’ont pas été aussi favorables qu’elles auraient pu l’être des femmes de couleur lorsqu’elles subissent des abus et du harcèlement ciblés », a déclaré Mme Reign dans une interview.

« Nous avons vu cela avec Jemele Hill », a-t-elle dit, en référence au journaliste sportif qui a été suspendu par ESPN ce mois-ci pour avoir dénoncé la NFL, et Leslie Jones, « l’humoriste qui a été harcelé sur Twitter l’année dernière lorsqu’elle a été castée pour le remake « Ghostbusters » entièrement féminin.

« Nous l’avons utilisé comme un moment de paix pour dire que le féminisme devrait être intersectionnel », a déclaré Mme Reign. « S’il y a un soutien pour Rose McGowan, ce qui est génial, vous devez être cohérent dans tous les domaines. Toutes les femmes sont avec toutes les femmes.  »

Et donc, quand Mme Milano a tweeté le hashtag #metoo sans créditer Mme Burke, certains ont noté que les femmes noires avaient encore été laissées en dehors de l’histoire.

« Les femmes de couleur sont priées de garder le silence et sont effacées », a déclaré Mme Reign. « Comme avec Tarana. »

Mme Burke, elle aussi, a dit qu’elle était inquiète quand elle a vu le tweet de Mme Milano.

« Au départ, j’ai paniqué », a-t-elle dit. « J’ai ressenti un sentiment d’effroi, parce que quelque chose qui faisait partie du travail de ma vie allait être coopté et pris de moi et utilisé dans un but que je n’avais pas prévu à l’origine. »

Mais Mme Milano, qui a dit qu’elle n’était pas au courant de la campagne de Mme Burke, a fait un mouvement pour corriger le problème.

Elle a tendu la main à Mme Burke deux jours après qu’elle a envoyé le tweet #metoo et espère collaborer.

« Elle a été très reconnaissante et gracieuse », a déclaré Mme Burke.

Jeudi, Mme Milan est allée sur « Good Morning America », où elle a publiquement crédité Mme Burke pour sa campagne Me Too.

« Ce que la campagne Me Too fait vraiment, et ce que Tarana Burke nous a vraiment permis de faire, c’est de mettre l’accent sur les victimes », a déclaré Mme Milano dans une interview avec Robin Roberts.

Amplifier la voix des victimes a toujours été le but de Mme Burke. Malgré «un grand manque d’intersectionnalité entre ces différents mouvements», Mme Burke, dont la campagne est antérieure à l’adoption généralisée des médias sociaux, a dit qu’elle croit aussi que la campagne Me Too est plus grande qu’une seule personne.

« Je pense qu’il est égoïste pour moi d’essayer de me faire passer le ME TOO pour quelque chose que je possède », a-t-elle dit. « Il est plus grand que moi et plus grand que Alyssa Milano. Ni l’un ni l’autre ne devrait être centré dans ce travail. C’est à propos des survivants. «   

source: https://www.nytimes.com

Traduit pas la Team OJAL 

 
 

Un nouveau rapport se penche sur l’incarcération de masse des femmesaux USA. En tout, 60% des femmes détenues en prison n’ont pas été reconnues coupables d’un crime.

Alors que le Sénat Américain envisage une réforme bipartisane, un nouveau rapport de l’Initiative sur les politiques pénitentiaires (IPP) examine comment les lois actuelles influent sur les femmes dans le système de justice pénale pour découvrir comment elles peuvent être incluses dans les efforts visant à mettre fin à l’incarcération de masse.

 Chainlink fence

«L’incarcération de masse des femmes: The Whole Pie 2017» décompose les circonstances ayant un impact sur les 219 000 femmes incarcérées aux États-Unis pour ce que PPI appelle la première grande analyse de cette population. L’organisation s’est associée à la Campagne pour une justice intelligente de l’ACLU pour voir où les femmes sont logées et ce qui les a amenées là-bas.

 Principaux points à retenir du rapport, publié hier (19 octobre):

  •      Ces 219 000 personnes ne représentent que 16% de l’ensemble des femmes et des filles qui font partie du système de justice pénale. Les 84% restants sont en probation (75%) et en libération conditionnelle (9%).

     

  •      Il y a 4 600 filles incarcérées.

     

  •      Sur les 96 000 détenus, 58 000 (60%) attendent simplement leur procès. Beaucoup d’entre eux ne peuvent pas se permettre une mise en liberté sous caution. Le revenu médian annuel pour les femmes qui ne peuvent pas être libérées sous caution est de 11 071 $. Ce nombre tombe à 9 083 $ pour les femmes noires. 
  •  80% des femmes en maisons d’arrêts sont des mères


Au total, 3 700 de ces femmes et filles se trouvent dans des centres de rétention pour immigrants.

     Les femmes dans les maisons d’arrêts sont plus susceptibles d’éprouver de la détresse psychologique et souffrent plus de problèmes de santé mentale que les femmes logées dans les prisons et les hommes qui sont incarcérés dans les maisons d’arrêt et les prisons.  

Le rapport ne divise pas les statistiques par race ou origine ethnique, car les chercheurs ont déclaré que les données n’existaient pas. Mais ils notent que «les femmes incarcérées sont 53% Blancs, 28,6% Noirs, 14,2% Hispaniques, 2,5% Indiens d’Amérique et d’Alaska, 0,9% Asiatiques et 0,4% Hawaïens et des Océaniens». Ces chiffres montrent que les personnes noires et latines sont touchées de manière disproportionnée par les politiques actuelles (par rapport à leur proportion sur la population nationale NDLR).

source: https://www.prisonpolicy.org/reports/pie2017women.html

 

Un artiste camerounais et un designer japonais lançent un ligne de kimono étonnante

UN ARTISTE CAMEROUNAIS ET UN COLLABORATEUR DESIGNER JAPONAIS POUR UNE LIGNE DE KIMONO ÉTONNANTE

 

Serge Mouangue est un artiste camerounais dont le propre héritage culturel et l’intérêt pour le raffinement particulier du design japonais ont inspiré Wafrica, un projet qui «englobe l’Afrique de l’Ouest et l’esthétique sophistiquée japonaise pour créer un nouveau territoire, redéfinissant notre sens de l’origine».

Mouangue, a travaillé avec des designers japonais pour créer des objets uniques, des vêtements et des performances vivantes qui résument une expérience magnifique et universelle. Les peuples Camerounais se sont déjà illustré dans l’histoire de l’esthétique notamment dans l’architecture Mousgoum une expérience artistique inédite

Le point culminant du projet est le Wafrica African Kimono, réalisé en collaboration avec ODASHO et qui a été vu dans des défilés de mode à travers le monde. Jetez un oeil à la belle robe ci-dessous, ainsi qu’une brève description de la collaboration:

Le Kimono Africain: une inspiration féconde

« Coupe taillée sur mesure, fabriquée à Kyoto en collaboration avec l’expérience ODASHO de 150 ans dans le kimono, Wafrica kimono capitalise sur le raffinement japonais et l’attention aux détails combinés avec la densité rythmique et la vibration de l’Afrique de l’Ouest. » Quelle audace!

 

https://elimu.education/produit/tissus-costume-afrique/

« En le mettant au monde, des variantes innovantes du kimono africain ont été montrées à New York, Dakar, Bâle, Stockholm, Kyoto, Paris, Nairobi, Tokyo etc. Les résultats sont tellement plus qu’un mélange de deux cultures existantes. »

 

De quoi inspirer nos jeunes créateurs et créatrices de mode. Plus qu’une ligne de vêtement, c’est une expérience que proposent les deux artistes.
Source : AfroPunk.com
Traduit par la Team OJAL

 » Les femmes comme leaders  » – Amy Jacques Garvey

« Les femmes comme leaders »
Par Amy Jacques Garvey
 
 
 
Amy Euphemia Jacques Garvey (1896 – 1973) fut l’une des principales leaders politiques, archivistes et interprètes du mouvement Garvey. Second épouse de Garvey, elle représentait souvent son mari lors de réunions et d’événements publics. Elle fut chroniqueuse régulière dans le journal de l’UNIA, « The Negro World ». Garvey était une ardente défenseure des droits des femmes et participa au fameux Cinquième Congrès panafricain tenu à Manchester, en Angleterre, en 1945. Son livre de 1963 Garvey and Garveyismfut en grande parti responsable du regain d’intérêt pour l’UNIA et le mouvement de Garvey.
 
 
 
 » Les exigences de l’époque présente exigent que les femmes prennent place aux côtés de leurs hommes. Les femmes blanches rassemblent toutes leurs forces et s’unissent indépendamment des frontières nationales pour sauver leur race de la destruction et afin préserver leurs idéaux pour la postérité… Les hommes blancs commencent à se rendre compte que, comme les femmes sont l’épine dorsale de leur foyer, elles peuvent aussi, grâce à leur expérience économique et leur aptitude pour les détails, participer efficacement à guider le destin de la nation et de la race.
Aucune ligne d’effort ne reste longtemps fermée à la femme moderne. Elle fait campagne pour l’égalité des chances et l’obtient. Elle travail bien et gagne le respect des hommes qui jusqu’à présent s’opposaient à elle. Elle préfère gagner elle-même sa croute plutôt qu’une femme au foyer à demi-affamée. Elle n’a pas peur du travail acharné, et en étant indépendante elle obtient plus du mari actuel que sa grand-mère à l’époque.
Les femmes d’Orient, jaunes et noires, imitent lentement mais sûrement les femmes du monde occidental, et comme les femmes blanches renforcent la civilisation blanche en décomposition, les femmes des races les plus sombres font de même pour aider leurs hommes à établir une civilisation basées sur leurs propres normes, et s’efforcent de bâtir un leadership mondial.
Les femmes de tous les climats et de toutes les races ont un rôle tout aussi important à jouer dans le développement de leur groupe particulier que les hommes. Certains lecteurs peuvent ne pas être d’accord avec nous sur cette question, mais ne façonnent-ils pas l’esprit de leurs enfants les futurs hommes et femmes? Même avant la naissance, une mère peut ainsi diriger ses pensées et sa conduite pour mettre au monde un génie ou un idiot. Imaginez les premières années de contact entre la mère et l’enfant, lorsqu’elle oriente son langage et est responsable de sa conduite et de son comportement. Beaucoup d’hommes sont sortis des profondeurs de la pauvreté et de l’obscurité et ont marqué la vie aux avis et aux conseils d’une bonne mère dont l’influence a guidé ses pas tout au long de sa vie.
Les femmes étendent donc cette sainte influence hors du royaume de la maison, adoucissant les maux du monde par leur contact gracieux et bienveillant.
Certains hommes peuvent argumenter que le foyer sera brisée et que les femmes deviendront grossières et perdront leur douceur. Nous ne le pensons pas, parce que tout peut être fait avec modération… La « baby-doll » est une chose du passé, et la femme éveillée se prépare à toutes les urgences et est prête à répondre à n’importe quel appel, même si elle doit faire face aux canons sur le champ de bataille.
New York a une femme Secrétaire d’État. Deux États ont des femmes gouverneures, et nous ne serions pas surpris si dans les dix prochaines années une femme honore la Maison Blanche à Washington. Les femmes occupent aussi des postes diplomatiques et, depuis des temps immémoriaux elles ont été utilisé comme espionnes afin d’obtenir des informations pour leur pays.
Les femmes blanches ont plus de possibilités d’afficher leur capacité en raison de la position des deux races, et en raison du fait que les hommes noirs sont moins reconnaissants envers leurs femmes que les hommes blancs. Les premiers chanteront plus facilement les louanges des femmes blanches que des leurs; Mais qui mérite plus d’admiration que la femme noire, celle qui a supporté les rigueurs de l’esclavage, les privations conséquences d’une race paupérisée, et les indignités accumulé sur un peuple faible et sans défense? Pourtant elle a souffert avec force, et est toujours prête à aider dans la marche vers la liberté et le pouvoir.
Ne vous découragez pas femmes noires du monde, mais aller de l’avant, indépendamment du manque de reconnaissance que l’on vous montre (…)
Nous sommes fatigués d’entendre les hommes noirs dire: « les jours meilleurs arrivent », alors qu’ils ne font rien pour que ces jours arrivent. Nous devenons tellement impatientes que nous arrivons aux premiers rangs et avisons le monde que nous brosserons le flanc des hommes nègres lâches et boiteux et que la prière sur nos lèvres et nos armes seront prêtes pour toutes, jusqu’à la victoire.
L’Afrique doit être aux Africains, et les Noirs partout doivent être indépendants, Dieu étant notre guide. Monsieur l’homme noir, regardez votre pas! Les reines d’Éthiopie régneront de nouveau, et ses Amazones protègeront ses rivages et ses habitants. Raffermissez vos genoux tremblant, et avancez, ou nous vous remplacerons et nous mènerons à la victoire et vers la gloire.

 

Source: « Women as Leaders » from The Negro World (October 25, 1925) 

Les femmes afro-américaines sont le groupe à la plus forte croissance parmi les femmes propriétaires d’entreprises, selon un nouveau rapport

En dépit des barrières systémiques qui les isolent de manière disproportionnée du capital-risque, les femmes afro-américaines sont toujours le groupe de femmes entrepreneurs en croissance rapide, selon le dernier rapport de consommation de la société Nielson.

Le rapport, surnommé «Femmes afro-américaines: notre science, sa magie», mesure les prouesses de consommation, d’entreprise et de politique des femmes noires et leur influence sur la culture pop, le plaidoyer et les médias.

Le rapport indique que le nombre d’entreprises détenues majoritairement par des femmes noires a augmenté de 67% entre 2007 et 2012, contre 13% pour les femmes blanches et 27% pour toutes les femmes . Les femmes afro-américaines dirigent maintenant plus de 1,5 million d’entreprises aux États-Unis avec plus de 42 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 7,7 milliards de dollars de masse salariale.

Parmi les industries qui comptent le plus grand nombre de sociétés noires à participation majoritaire, on peut citer les services non spécifiés (30%), les soins de santé, l’assistance sociale (28%) et la gestion et le rachat des déchets (10%).

Black Women Entrepreneur
le nombre d’entreprises majoritairement détenues par les femmes noires a augmenté de 67% entre 2007 et 2012

Le rapport a noté que même si seulement 4% des femmes noires sont des travailleurs indépendants, 84% ont dit que si elles en avaient la possibilité, elles seraient leur propre patron.

« Alors que [#BlackGirlMagic] a commencé comme un hashtag sur les médias sociaux et un appel à rallier les femmes et les filles noires pour partager des images, des idées et des sources de fierté chez elles et d’autres femmes noires, elle est également devenue une illustration du lieu de pouvoir unique des femmes noires à l’intersection de la culture, du commerce et de la conscience « , ont écrit des chercheurs.

Autres faits saillants du rapport Nielson comprennent:

  • Avec un âge moyen de 35 ans, les femmes noires sont plus jeunes que leurs homologues blancs non hispaniques. Ils sont également moins susceptibles de se marier, près de la moitié (49%) des femmes noires n’ayant jamais été mariées, dont 81% des femmes noires du millénaire.
  •      Les niveaux de scolarité et le revenu des femmes noires ont augmenté au cours de la dernière décennie, 23% des femmes noires de plus de 25 ans ayant obtenu au moins un baccalauréat et 14% des femmes noires gagnant un revenu annuel de 50 000 $ ou plus.

     Les femmes noires surestiment le temps passé sur les réseaux sociaux, utilisant davantage les médias sociaux pour les activités d’engagement des consommateurs et les mouvements sociaux adaptant leur utilisation dans des communautés telles que #BlackGirlMagic.   

Traduit par la Team OJAL

source: atlantablackstar

 

50 ans avant la protestation de l’hymne national de Colin Kaepernick, Walter Beach III a contesté le racisme dans la NFL

Les protestations actuelles de la NFL, lancées par l’ancien quart-arrière des 49ers de San Francisco, Colin Kaepernick, ont amené des comparaisons avec les militants noirs des années 1960. Le champion des poids lourds Muhammad Ali et d’innombrables autres titans sportifs ont sacrifié leur carrière professionnelle, leur sécurité financière et leur sécurité personnelle pour soutenir les Afrodescendants contre le racisme. Alors que Kaepernick a déjà passé un cap dans son activisme en lançant des programmes pour les jeunes inspirés des Black Panthers, rappelons nous de que plus de cinquante ans avant qu’il ne se mette à genoux pendant l’hymne national, Walter Beach III a fait ce sacrifice.

Lors d’un sommet à Cleveland en 1967, Walter Beach III s’est joint à d’autres athlètes noirs pour soutenir le refus de Muhammad Ali d’être recruté par l’armée américaine et de servir dans la guerre du Vietnam. Le casting des athlètes inclus (dans le sens des aiguilles d’une montre à partir de la première rangée à gauche) Bill Russell, Muhammad Ali, Jim Brown, Lew Alcindor; (rangée arrière) Carl Stokes, Walter Beach III, Bobby Mitchell, Sid Williams, Curtis McClinton, Willie Davis, Jim Shorter et John Wooten. (Getty Images, Robert Abbott Sengstacke)


L’arrière défensif Beach, champion de la NFL 1964 des Cleveland Browns,  dit que sa famille lui a montré et a transmis le courage requis pour soutenir la justice et défendre les Afrodescendants. Il rappel fièrement que son grand père aurait porté une arme à feu pour que sa femme Ola puisse marcher sur le trottoir, défiant les codes racistes qui exigeaient que les piétons noirs traversent dans la boue.


Cet héritage culturel a exigé que Beach refuse d’accommoder le racisme pour le plaisir de jouer au ballon professionnel. En 1962, il a officiellement défié la politique d’hébergement distincte et inégale des Patriots de Boston, qui a insisté pour que les joueurs noirs reçoivent des hôtels de mauvaise qualité et éloignés. Contrairement à un logement égal, Beach dit que la franchise qui est devenue les New England Patriots de Tom Brady lui a donné « un billet d’avion et un per diem et l’a envoyé chez lui ».

lire notre article sur la campagne de Nike avec Kaepernick

Inébranlable, Beach reste attaché à l’art du football et à l’esprit de résistance. La saison suivante, il a rejoint le running back du Hall of Fame et activiste à vie Jim Brown, à Cleveland, et le club a remporté la couronne un an plus tard. Comme Kaepernick, Beach a été presque chassé du championnat.

 Un demi-siècle après Walter Beach III, l’ancien quart-arrière de San Francisco Colin Kaepernick continue d’être exclu de la NFL. (Facebook)

Le propriétaire des Browns, Art Modell, qui, quelques années plus tard, s’est enfui avec l’équipe à Baltimore, a modélisé les idéaux de plantation conçus pour maintenir le pouvoir blanc. Réminiscence des esclaves Noirs qui ont été délibérément maintenus analphabètes sous peine de mort, Beach mis en péril sa carrière de footballer en lisant ouvertement « Message to the Blackman in America ». Selon Beach, Modell l’a très mal pris et à placé « Message » de Elijah Muhammad sur la liste des livres interdits.

En parlant avec Atlanta Black Star, Beach a dit qu’il a dit à son patron: « Un homme ne peut pas dire à un autre homme quoi lire. … Si tu ne veux pas de moi dans cette équipe de football, rends-moi mon billet d’avion. Ne pensez jamais que vous me possédez et vous pouvez me dire quoi lire. Et bien sûr, c’était la fin de cette discussion. « 

Jim Brown, le meilleur joueur de la ligue, a protégé son ami et son coéquipier contre les actes punitifs de Modell. Mais Brown, lui aussi, se heurta à des propriétaires blancs, et il se retira brusquement après la saison 1965. Avec son allié des touch downs absent, Beach a duré une saison avant d’être viré des Browns et n’a jamais été employé pour jouer à nouveau en tant que footballer professionnel.  

En 1971, Walter Beach III a poursuivi les Cleveland Browns et la National Football League pour avoir refusé à tort son emploi. La star du gridiron à la retraite voit un parallèle avec sa carrière de footballeur et l’exilé Kaepernick. Il pense que le quarterback reste banni pour illustrer que les propriétaires blancs maintiennent la domination sur la ligue à prédominance noire.

Beach a dit à Atlanta Black Star que les opérations quotidiennes du racisme sont exposées dans la façon dont le message de Kaepernick a été diminué alors même que l’agenouillement se propage. « Tout le mouvement a été détourné. Kaepernick parlait de la brutalité policière. Kaepernick a dit, je suis debout parce que je m’oppose à ce que les jeunes hommes et femmes noirs soient assassinés par la police et vous n’avez pas entendu parler de cela. Ils parlent du Premier Amendement, de la Constitution, des anciens combattants. «  Semblable à Jim Brown et la légende de baseball Jackie Robinson, Beach a servi dans l’armée avant sa carrière sportive pro. Même après quatre ans dans l’armée de l’air des États-Unis, Beach rejette fermement les affirmations selon lesquelles le déclin de l’hymne national décriait les militaires.

Affichant une constance remarquable, Beach a pris la même position il y a cinquante ans, face à un jeune prizefighter qui a refusé d’être drafté pour la guerre du Vietnam. En 1967, Muhammad Ali s’est réuni avec Jim Brown, les icônes de basket-ball Bill Russell et Kareem Abdul-Jabbar et un petit groupe d’autres athlètes noirs dont Walter Beach III. Le refus d’Ali de voyager à travers le monde pour combattre des gens qui ne m’ont jamais appelé «nègre» a résonné avec des générations de Noirs, y compris Beach, qui ne pouvaient pas dire que ses camarades de l’Air Force blanche avaient le même record sur les insultes raciales.

Depuis la mort d’Ali l’année dernière, Beach dit qu’il est très mécontent de l’hypocrisie et de l’adoration feinte pour le prodige de boxe et ancien élève d’Elijah Muhammad. Beach, maintenant âgé de 84 ans, insiste « Les Blancs n’ont pas été impressionnés par Ali. Tous les membres du Congrès et les sénateurs qui sont allés à l’enterrement et toutes ces personnes qui parlaient de ce grand homme qu’il était en 1968, ce n’était pas leur position. Il était un nationaliste noir, militant, musulman et ils ne l’aimaient pas. « 

Témoins des décennies d’athlètes noirs transformés et éliminés par l’amusement sportif  Beach se senti obligé d’avertir les sportifs d’ancrer leur estime de soi au-delà du terrain de jeu. « Si vous êtes avec les Warriors, ou avec Cleveland, ou avec les Rams, le football est ce que vous faites. Ce n’est pas qui vous êtes. Le football est ce que j’ai fait, mais ce n’est pas qui je suis. «   

L’auteur et le champion de la NFL a répondu à beaucoup de questions lui demandant s’il aurait changé de comportement s’il avait gagné les millions de dollars que les athlètes d’aujourd’hui obtiennent. Beach est revenue une nouvelle fois à la famille. Son père, Walter Beach Jr., a souvent rappelé à son fils: «Vous faites de l’argent, l’argent ne vous fait pas». Il espère que davantage de Noirs développeront le courage de vivre leurs valeurs, même si cela coûte cher. 


Gus T. Renegade accueille le programme radiophonique « The Context of White Supremacy », une plateforme conçue pour disséquer et contrer le racisme. Pendant près d’une décennie, il a interviewé et étudié des auteurs, des cinéastes et des universitaires du monde entier.

Traduit par la Team OJAL,
Source: Atlantablackstar