Pour les européens et les occidentaux en général, la corruption est une maladie endémique des pays du sud, une spécificité des pauvres en somme. Ils en parlent avec cette tête désolée et un paternalisme assumé en nous tapant sur l’épaule genre « je compatis mais vous avez vraiment l’air comme ça quoi ». C’est vrai que l’on a des champions chez nous dans tous les cercles du pouvoir pour détourner des sommes astronomiques d’argent public, d’argent des ONG, de dons divers et variés, si ce ne se sont pas les ressources minières ou le pétrole directement.
Nous l’admettons volontier, le nier serait vain et stupide. Le problème, c’est lorsque nous voulons mettre en perspective les mécanismes (pour qu’il y ait un corrompu il faut un corrupteur) internationaux de corruption. Cela s’aggrave lorsqu’on parle de corruption interne au pays. C’est comme le racisme, ça existe mais c’est vraiment, vraiment minoritaire selon eux. Récemment quelqu’un de courageux, un avocat de renommée et un fin connaisseur des milieux aisés de la capitale, Juan Branco a épinglé l’un des plus gros systèmes de corruption franco-française. Voyez seulement:
Tenez-vous bien: les travaux sont de l’ordre de 495 millions, l’entreprise Bouyghes fait une facture d’1,35 milliards et ils rajoutent 945 millions d’entretiens du bâtiment du P.A.L.A.I.S DE J.U.S.T.I.C.E!!
C’est la Casa de Papel leur boite. Sauf que le président est leur bon copain et que tout est légal. Dans son livre « Crépuscule » trouvable gratuitement en PDF, Juan Branco démontre avec brio tous ces réseaux qui ne sont pas seulement corrompus, ILS SONT LA CORRUPTION comme il l’écrit. Si ces gens sont prêts à faire payer de si lourds tributs à leur concitoyens, quels scrupules peuvent-ils avoir en dehors de leurs frontières? Ne pensez pas que ce n’est qu’un cas isolé, c’est un système qui profite tantôt à l’un tantôt à l’autre entre les milliardaires de ce pays. Le livre le démontre à souhait et dans une période très récente, alors que ce phénomène est très bien ancré dans ce pays. D’où la reproduction quasi infinie des élites aux plus hautes fonctions.
source: usembassy
L’exclusion de ces cercles de nos élites venus des anciennes ou actuelles colonies ou avec des noms à consonance Africaine n’est en définitive que secondaire. Ils doivent déjà déterminer entre eux qui arrivera au sommet à chaque élection, chaque gros contrat international, chaque nouveau marché. Vous ne verrez jamais un Afrodescendant même né en France obtenir une licence d’exploitation des télécoms ou la direction d’une banque centrale. Le sport et la chanson seulement. Même si vous vous appelez Tidjane Thiam il faut aller chercher ailleurs un travail à la hauteur de vos compétences. Si vous vous appelez Macron, avec beaucoup moins de talent et d’expérience, la présidence vous est acquise. Il faut que cela soit clair pour tout le monde parmi nous.
Cessons de nous morfondre en pensant que nos dirigeants sont de la pire des espèces, ils sont venus apprendre chez leur corrupteur comment danser cette musique à ce niveau. Nous savons bien que la corruption est globale et date de périodes immémorables. Faisons en sorte qu’ils n’aient d’autres choix que de nous inclure dans la mise sur orbite de nos sociétés respectives. La société civile doit montrer la voie de la probité, de l’engagement désintéressé, de l’excellence, de l’amour de la patrie. Participons à créer des institutions qu’ils ne pourront mettre à genous. Mettons nos compétences au service de nos territoires, la rançon est bien plus grande, l’honneur incommensurable. Sinon vous pouvez toujours rester sur leur territoire payer les dettes qu’ils ont fabriqué de toutes pièce pour vous.
Chère soeur, cher frère, c’est la désolation qui nous amène. La vérité est que nous sommes à bout de souffle. Comme cette foutue économie. Eux, les afro capitalistes que l’on voit tête baissée, concentrés sur les indicateurs de leur petit monde, de leurs parts de marché. Ils sont nécessairement monétaires, financiers, chiffrés et tangibles. En tout cas ils ne croient qu’en ces choses-là. L’avenir c’est eux qui le construit entend-on dans les médias, surtout les plus mainstream. Leur objectif? Coffrer un max et « être libre » de faire ce que tu veux. La liberté est chaque jour un peu plus acquise, chaque jour cette quête de liberté les éloigne du quotidien routinier, elle les éloigne aussi du monde réel. Libres, mais trop occupé à le devenir encore plus n’est-ce pas? Le temps étant de l’argent, ils l’utilisent pour leur business quasi exclusivement. Le reste, l’afrocapitalisme l’appelle sacrifices: famille, amis, culture, loisirs…la prime est à l’endurance, la compétition est féroce. Est-ce un modèle de société? Ce modèle est-il réplicable à une grande partie de la société? La réponse est dans la question. L’entrepreneuriat est un moyen de désengorger les classes de chômeurs, ce n’est pas une fin en soi.
Ils font du moyen (argent) une fin en soi, ce qui mène au non sens. On pourrait nous rétorquer que les entrepreneurs les plus innovants ne le font pas pour l’argent. C’est vrai. C’est aussi minoritaire, comme toute innovation. Cela étant dit en résolvant parfois de petits soucis locaux sur le continent (accès à l’energie par exemple ou agriculture) on peut rapidement gagner de l’argent. C’est beaucoup moins vrai en occident d’où nous vous écrivons. Leur logiciel est trop souvent périmé, basé sur des succestory des années 80 ou pire encore sur les vendeurs de rêve de Youtube. Pourquoi? Parce que les méthodes et les mentalités qui ont amené les capitalistes d’hier à être les champions de leur domaine sont désormais caduques pour la plupart. En contexte d’urgence climatique cela questionne d’autant plus. Mais rassurons les, le non sens frappe à notre porte aussi malheureusement.
L’impasse d’une candide conscientisation
Credit image: Ace Spencer
Le militantisme façon papa c’est terminé. La révolution n’aura pas non plus lieu sur wordpress, nous le savons. Nous avons besoin de réinventer une manière de résister à la dictature néolibérale du marché. Consommer moins inutilement, consommer mieux, consommer local et communautaire autant que faire se peut est notre crédo. Ce n’est pas une mode, ce sont les conditions de la préservation de notre espèce. La survie de l’Humanité étant en question, beaucoup d’entre nous font une dissociation cognitive lorsqu’on leur évoque cet ultimatum. Nous ne saurions leur ressembler, notre mission est également écologique. Pourtant nous ne faisons que rarement le lien entre nos causes communautaire et cette urgence écologique. Pourtant notre mode de vie est traditionnellement respectueux de la nature. Là où nous devrions être les fers de lance d’une approche qui ressemble à ce que nos ancêtres pratiquaient, pour le bien commun de tous, là où nous devrions être les éducateurs du monde, nous regardons ailleurs et ne prenons pas part au débat. Il faut dire, aussi, qu’on en est exclu la plupart du temps, car nos oppresseurs sont les mêmes qui mettent la planète à feu et à sang. Pourquoi voudraient-ils subitement nous entendre? Afrocapitaliste, pourquoi t’allier à eux?
Vers l’économie de demain
Notre approche « humaniste » du monde est ancrée dans le terme intraduisible d’Ubuntu. Nous n’existons que parce que l’autre existe. Nous sommes les instigateurs de l’économie circulaire, des tontines, des levées de fond communautaires, des sociétés familiales et solidaires. Les stratégies développées par exemple par un Julius Nyerere vont dans le sens d’une économie dite socialiste, qui prend en compte les spécificité de la société Africaine (structure familliales, politiques sociales, création de bassins d’emplois spécialisés etc.) au lieu de parler de non-économie ou bien d’économie informelle.
L’entrepreneuriat est un terme Français, mais l’origine de la pratique se situe là où les premiers humains ont développé le commerce, c’est-à-dire en Afrique. Ce qu’on appelle low tech, phytothérapie, musicotherapie, équithérapie etc. Ces concepts sont des appellations Françaises pour nos savoirs-faire multiséculaires. Reprenons pied, débarassons-nous de nos complexes et libérons la créativité qui fera décoller nos société et nos économies, ensembles, pas l’une contre l’autre comme le propose encore aujourd’hui le néolibéralisme. Cela signifie qu’il faut décoloniser notre imaginaire, également lorsqu’on parle d’économie; que l’on pense malheureusement comme étant une invention et une spécialité des autres. Comment décoloniser l’imaginaire si nos Afrocapitalistes ne misent que très peu sur l’innovation?
Imaginer l’école de demain
Le siècle en cours sera celui des emplois courts et diversifiés, de la formation tout au long de la vie, des changements de trajectoires, des adaptations multiples. La résiliance Africaine est notre plus bel atout envers l’ensemble des enjeux qui sont déjà les nôtres. Combien de nos parents ont eu des formations initiales totalement différentes de ce qu’ils ont exercé en occident? Combien ont dû apprendre sur le tas des choses parfois diamétralement opposées à leur formation de base? Combien d’entre nos freres et soeurs sur la terre mère on de multiples métiers: quelques fois ils sont à la fois peintre et mécanicien! Là où nous voyons actuellement un défaut de formation, voyons désormais une adaptabilité extraordinaire, une résilience incroyable. Chérissons nos qualités, allons sereinement vers ce futur si incertain, car si le chaos est trop souvent notre quotidien, nous sommes les plus à mêmes de tenir la route dans ces conditions, profitons-en.
Credit: Terricks Noah
Faisons de l’école Africaine de demain un lieu d’excellence, mais pas seulement, également un lieu d’inclusion où chacun sera pris en compte, chaque qualité valorisée, chaque compétence utile au plus grand nombre. Un endroit où nos enfants seront toujours plus autonomes (là encore l’autonomie des enfants Africains est un exploit sous-estimé), avec des savoirs qui sont proches d’eux, des professeurs qui sont proches d’eux, des programmes adaptés à leur réalité.
C’est un long combat, et Elimu est une initiative qui va vers la distribution massive d’armes de survie.
L’idée qu’un parent puisse quitter (parfois en oubliant) son enfant seul dans une voiture est inimaginable, mais la réalité est que cela se produit! En moyenne, 40 à 50 enfants meurent chaque année aux États-Unis après avoir été laissés ou oubliés dans un véhicule. En France c’est un peu moins, mais déjà beaucoup trop! La cause de la mort?
La température à l’intérieur d’une voiture les jours d’été, même avec les vitres rabaissées d’un pouce, peut rapidement dépasser 49 à 60 °C. Même par temps relativement doux, la température à l’intérieur d’une voiture peut dépasser les 38 °C. , les enfants courent un risque élevé de coup de chaleur, ce qui peut entraîner une forte fièvre, une déshydratation, des convulsions, un accident vasculaire cérébral et, éventuellement, la mort.
Le dispositif oasis
Il y a deux ans, Bishop Curry, résident de McKinney au Texas, a eu l’idée d’inventer un dispositif appelé Oasis. Vous pouvez le fixer à un repose-tête ou à un siège d’auto. Son objectif est de détecter si un enfant est laissé seul tout en surveillant simultanément la température à l’intérieur du véhicule. Une fois que la température a atteint un certain niveau, l’appareil souffle de l’air froid tout en alertant les parents et les autorités.
Il a eu l’idée après que la petite fille de son voisin, âgée de 6 mois, soit décédée après avoir été laissée dans une voiture surchauffée. Au départ, il avait fabriqué un modèle en argile à trois dimensions du dispositif Oasis dans l’espoir d’avoir assez d’argent pour fabriquer le véritable produit un jour.
Depuis lors, son père et lui ont réussi à amasser 50 292 $ de leur objectif de 20 000 $ sur gofundme.com. Cet argent est actuellement utilisé pour la fabrication du produit final et la protection du brevet. Selon nbcnews.com, l’idée de Bishop a tellement impressionnée Toyota, qu’ils l’ont envoyé avec son père dans le Michigan pour une conférence sur la sécurité.
Son père dit fièrement à la NBC qu’il travaille pour Bishop, remplissant ses courriels, répondant à ses appels téléphoniques et conduisant Bishop à ses entretiens avec l’avocat. «Les gens font un don fondé sur une croyance, une conviction que le monde peut changer grâce à un seul enfant», a déclaré le père de Bishop.
Alors, alors que les parents attendent le jour où ils pourront enfin posséder cet appareil de sauvetage, que peut-on faire dans l’intervalle pour éviter qu’une tragédie aussi inutile se produise?
•Regardez avant de verrouiller: Prenez l’habitude de vérifier la banquette arrière chaque fois que vous sortez de la voiture avant de verrouiller la porte, même si vous ne transportez pas votre enfant. Faire cela à chaque fois vous donnera une bonne habitude.
• Faites sortir vos enfants de la voiture en premier,
• Lorsque vous faites des courses, ne laissez pas votre enfant dans une voiture. Même si cela ne prend que quelques minutes, une voiture peut chauffer rapidement, surtout par une journée chaude et ensoleillée.
• Gardez votre voiture verrouillée et vos clés hors de portée afin que les enfants ne puissent pas monter seuls dans la voiture.
• Si un enfant est porté disparu, en plus de vérifier le jardin et toutes les autres zones, assurez-vous de vérifier l’intérieur du véhicule et le coffre de toutes les voitures à proximité.
Laisser la voiture en marche et la climatisation ne rend pas votre enfant plus sûr. L’enfant pourrait être enlevé ou mettre la voiture en marche. Tout peut arriver!
Cette histoire est celle d’un appât du gain qui fit rencontrer Alligators et bébés Noirs, et elle est très dérangeante
En 418 av. J.-C. Hérodote, le philosophe grec, surnommé le père de l’histoire, a déclaré qu ‘«un homme qui ignore tout des événements survenus avant sa naissance restera pour toujours un enfant».
Nous devons aller plus loin en déclarant que «tout être humain qui refuse de tirer les leçons de son histoire est condamné à en répéter les erreurs et, en tant que tel, partagera le même sort avec les conséquences de telles erreurs».
L’Afrique est un continent riche en histoire. Alors que nous aimons raconter des histoires sur notre passé doré, il est important que nous donnions également un compte rendu complet et non dilué de notre parcours à travers l’esclavage et de l’inhumanité de l’homme envers l’homme.
Parmi toutes les atrocités commises à l’encontre des Africains réduits en esclavage dans les Amériques et en Europe, l’utilisation des bébés comme appât pour alligator en est une qui laisse toute conscience amorphe. Imaginer que l’enfant en question était le vôtre vous enverrait des frissons.
Ces choses ne sont pas faciles à dire, mais nous devons les dire, pour la postérité. Pour le présent et l’avenir.
L’appât d’alligators, également appelé alligator bait, était la pratique diabolique consistant à utiliser de jeunes enfants africains comme appâts pour attirer les alligators de l’eau à la terre. Cette pratique était populaire en Louisiane et en Floride, ainsi que dans d’autres régions du sud des États-Unis.
À cette époque, il y avait une forte demande pour la peau d’alligator, qui était utilisée dans la production de chaussures, de vestons, de ceintures et d’autres articles en cuir. La peau d’alligator était très rentable dans les années 1800-1900. Mais les chasseurs ont souvent des accidents et perdent leurs armes ou leur vies alors qu’ils s’immiscaient dans les eaux marécageuses en tentant d’attirer les alligators à la surface la nuit.
Donc, leur autre option viable était de voler des bébés esclaves et de les utiliser comme appâts. Ils n’ont trouvé ni rongeurs, ni poulets, ni lapins, ni petites chèvres. Celles-ci étaient trop précieuses. Ce devait être un bébé qu’une femme porterait pendant 9 mois sous une douleur intense, une brutalité et un dur labeur.
Ce récit a été démenti par beaucoup dans leur tentative de dissimulation de cette atrocité. Mais il existe des comptes rendus oraux, des documentaires et des publications pour justifier notre droit à la cicatrisation, à l’empathie et à la guérison.
Ils prenaient photos et cartes postales de leurs horreurs
En 1923, une publication dans «Time Magazine» signalait que «De Chipley, en Floride, il a été signalé que des bébés de couleur étaient utilisés comme appâts alligator. Les nourrissons ont été laissés à jouer dans des eaux peu profondes tandis que des chasseurs expérimentés surveillaient dissimulés à proximité. Lorsqu’un saurien s’approche de sa proie, il était abattu par les chasseurs. La chambre de commerce de Chipley a déclaré que l’histoire était « un mensonge stupide, faux et absurde ». Peut-être, mais cela a été largement rapporté dans la presse américaine, donc c’était au moins crédible parmi les Américains blancs de l’époque. »
Pour donner une preuve supplémentaire de cette pratique abominable, des photos et des cartes postales trouvées dans le musée Jim Crow éclaircissent cette question. Un homme de Floride avait encadré et collé au mur une photo montrant neuf petits garçons africains nus avec les mots «Alligator Bait» écrits ci-dessous.
Encore cette obsession de tout clôturer, mettre dans des zoo le vivant: alligators et bébés Noirs
Pour étayer encore plus ce récit, le 3 décembre 1908, le «Washington Times» rapporta qu’un garde-fou de zoo situé dans les jardins zoologiques de New York appâterait des «Alligators avec des pickaninnies» hors de leur quartier d’hiver. Il a envoyé deux enfants d’esclaves africains dans une enceinte abritant des alligators et plus de 25 crocodiles.Les reptiles ont dû être conduits hors de leurs réservoirs d’hiver dans des réservoirs d’été afin de pouvoir être vus par les gens. Ils n’ont trouvé aucun autre moyen de le faire, mis à part de placer ces enfants dans la citerne pour attirer les alligators et les crocodiles. Comme c’est artistique !!!
L’article se lisait ainsi: Deux jeunes enfants de couleur ont traversé la maison de reptiles parmi la foule de visiteurs »et ont été« mis au travail. […]Les alligators ont été «persuadés» d’entrer dans leurs quartiers d’été par des «petits africains dodus. »
Certaines sources ont affirmé que les mères recevaient 2 dollars (2 dollars) pour que leur bébé soit utilisé comme appât. Ils ont également affirmé que les bébés n’étaient pas blessés. Mais c’étaient juste de fausses déclarations, pour cacher les crimes odieux. Quelle mère sensée permettrait à son enfant d’être attaché avec une corde autour du cou et gardé comme appât au bord de la rivière ou du lac? Aucune mère ne ferait ça. Et à l’époque, les esclaves africains ne savaient ni lire ni écrire, alors comment ont-ils lu les annonces et postulé comme le prétendent certaines sources?
Au contraire, des comptes rendus oraux de cette pratique indiquent que, dans la plupart des cas, les bébés sont mangés par l’alligator, avant que les chasseurs ne lui tirent dessus. Les chasseurs avaient parfois pour objectif de tuer l’alligator seulement après que le bébé fût dans la gueule. La preuve en est trouvée dans les cartes postales, les images et les bibelots fabriqués à l’époque pour commémorer la pratique.
La barbarie sans limite, vous n’avez pas encore tout lu…
D’autres articles prétendent que les enfants d’esclaves africains ont été non seulement utilisés régulièrement comme appâts alligator, mais également écorchés violemment pour se préparer. Nous pensons que l’odeur du sang et de la chair blessée était destinée à attirer les alligators.
Le petit-fils d’un homme qui avait l’habitude de se livrer à cette affaire racontait ce qu’il avait à dire: quand leurs mères ne regardaient pas… Certains étaient des bébés; certains auraient un an. Il a dit qu’ils prendraient ces enfants et les emmèneraient dans le marais et les laisseraient dans des enclos, comme des petits poulaillers.
Ils allaient là-bas la nuit, prenaient ces bébés et… les attachaient, leur passaient une corde autour du cou et autour du torse, et les attachaient fermement. Ils crieraient… Ce qui fait qu’ils se noyaient. Il a dit que lorsqu’ils allaient jeter les bébés attachés à cette corde, en quelques minutes, a-t-il dit, les alligators étaient sur eux. Il a dit que l’alligator les tiendrait dans sa mâchoire. En fait, une fois qu’il les a serrés, ils sont littérallement avalés. Il a dit que vous ne pouviez rien voir sauf la corde! Certains seraient des nourrissons, certains auraient un an »
Certaines de ces pratiques perverses et inimaginables des propriétaires d’esclaves en Amérique pouvaient également se retrouver au Musée des souvenirs racistes Jim Crow, dans le Michigan, aux États-Unis.
«Dans le musée, aux côtés de nombreuses représentations stéréotypées de« pickaninnies »(insultes raciales appliquées à des jeunes afro-américains) parlant un anglais fracturé, mangeant des pastèques, prenant des opossums, etc., sont autant de représentations animées d’enfants noirs (et parfois d’adultes noirs). ) comme «appât alligator» sans valeur.
La pratique consistant à utiliser des enfants d’esclaves africains comme «appât alligator» pourrait également être trouvée dans les films et la musique populaire et dans des berceuse «Appât du petit alligator de Mammy», composée par Henry Wise et Sidney Perrin en 1899.
Ceux qui ont pratiqué l’esclavage ont délibérément tenté de cacher ces éléments de l’histoire de l’esclavage. Ils ne font pas grand chose pour s’excuser et réparer ces horribles crimes contre l’humanité. Essayer de nier cela ajoute encore plus de chagrin aux descendants des esclaves africains, étant donné que leurs enfants sont encore tués en Amérique aujourd’hui.
Dans la vidéo ci-dessus (malheureusement en anglais) vous pourrez voir des épisodes de dessin animé qui relatent des attaques d’alligator sur des enfants noirs
Le monde demande aux Africains de la diaspora d’oublier ces choses. Ils disent: «Ceux qui ont commis ces crimes et leurs victimes sont morts depuis longtemps, alors laissez l’histoire mourir avec eux». Mais ils oublient vite que les Juifs se souviennent encore et parlent de l’Holocauste chaque année. Le Japon se souvient encore et commémore le bombardement nucléaire d’Hiroshima. Alors, pourquoi la diaspora africaine devrait-elle se taire à propos des crimes commis contre elle?
Des études ont montré que l’héritage des événements liés à l’esclavage affecte toujours la santé mentale des Afro-Américains. En effet, les traumatismes peuvent être transférés de mère en enfant et personne ne sait combien de générations de traumatismes psychologiques peuvent voyager.
Ces récits d’histoires douloureuses ont pour but d’apporter des connaissances et d’aider la communauté de la diaspora africaine à faire face à ces traumatismes.
Nous pouvons pardonner, mais nous ne devons jamais oublier. !!!
Chaque jour qui passe, nous découvrons les nombreux maux perpétrés contre les Noirs par les Caucasiens de ce monde. A chaque nouvelle leçon d’histoire, nous sommes choqués au-delà de notre imagination.
L’histoire de l’Afrique va au-delà de l’ère des esclaves et remonte à des milliers d’années. Nous n’ignorons pas que le continent noir était beau, glorieux et noble. Mais alors que nous racontons nos histoires glorieuses, nous devons également appeler et informer nos jeunes et nos jeunes enfants de la méchanceté que nous avons subie en tant que race. Cette connaissance éclairera notre décision sur la manière dont nous interagissons avec nos oppresseurs.
Certaines des pires atrocités commises sur notre peuple à l’époque de l’esclavage se sont produites dans les plantations. Cela allait des fermes d’élevage où des parents hommes et femmes étaient jumelés pour avoir des rapports sexuels et se reproduisent, au viol, au meurtre et au meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants. Dans les plantations, les Noirs emmenés en esclavage ont été réduits en-dessous des animaux et ont subi le pire sort connu de l’homme dans l’Histoire. Lorsqu’ils n’étaient pas alcoolisés de force comme le racontait Frederick Douglas, il se trouve qu’ils pouvaient aussi être ébouillantés vivants.
Selon les archives du british museum, les esclaves ont été bouillis dans des cuves à sucre, à titre de sanction dans les Caraïbes (Antilles).
Au 18ème, 19ème et 20ème siècle, les Caraïbes avaient de grandes quantités de plantations de sucre et de champs. Les Africains réduits en esclavage constituaient la principale source de main-d’œuvre dans les plantations et travaillaient toute la journée, plantant, récoltant et moulinant dans les raffineries de sucre.
La plantation de canne à sucre dans les Caraïbes (Barbade) a débuté dans les années 1640 et était essentiellement exploitée par une combinaison d’Africains et de prisonniers des îles Britanniques. Les élites trouveraient plus tard un moyen d’atteindre l’Afrique et de voler les Noirs qu’elles amenaient au travail dans les Plantations.
Le processus de plantation et de transformation de la canne à sucre était très fastidieux. Beaucoup d’esclaves africains sont morts de maladie, de malnutrition, d’épuisement ou ont été tués par des esclavagistes qui voulaient donner une leçon aux autres.
Dans ce cas particulier, un Africain réduit en esclavage était malade et ne pouvait pas travailler dans la plantation. Le surveillant de la plantation n’aurait rien eu à faire de cela, car il voulait plus de rendement et de profit pour ses maîtres. Il décida donc de jeter le jeune africain dans une casserole de sucre en ébullition et de le coincer avec un bâton pour que le jeune homme malade puisse se noyer un peu dedans.
Les mots du surveillant étaient: «B-t your Black Eyes! Tu ne peux pas travailler? Tu ne te sense pas bien? Mais je vais vous donner un bain chaud, pour te soigner […].
Après l’avoir ébouillanté dans le jus de sucre, le surveillant l’a fait sortir et l’a fouetté au point qu’il a fallu six mois supplémentaires au jeune Africain réduit en esclavage pour récupérer des plaies et se brûler la peau. Dans un débat de Wilberforce sur l’abolition de l’esclavage le 18 avril 1791, il confirma le châtiment pervers des esclavagistes qui consistait à ébouillanter des esclaves en disant que: «un surveillant. . . a jeté un esclave dans le jus de canne en ébullition. L’esclave mourut en quatre jours; il n’a pas été puni autrement qu’en remplaçant l’esclave et en renvoyant du service. «
Ceci et beaucoup plus de mal ont été commis sur les Africains qui travaillaient dans les plantations de canne à sucre. Un médecin, James Ramsay, qui travaillait dans les plantations de canne à sucre à Saint-Kitts, a fait des révélations choquantes sur la façon dont les surveillants traitaient les esclaves.
Dans un livre qu’il écrivit, il donna un récit confus, mais détaillé: «Les peines ordinaires infligées aux esclaves pour les délits de négligence, d’absence du travail, de consommation de la canne à sucre, de vol, sont des coups de fouet, des coups quelquefois à la rupture des os, à la chaîne, à un creux de fer autour du cou… à un anneau autour de la cheville et à l’enfermement dans le cachot. Il y a eu des cas de coupure d’oreille, de fracture de membre de manière à rendre l’amputation nécessaire, d’éborgnement et de castration… En bref, à la place de la décence, de la sympathie, de la moralité et de la religion; l’esclavage produit la cruauté et l’oppression. Il est vrai que l’application insouciante des punitions ordinaires ruine la constitution et raccourcit la vie de nombreux misérables. »
Conclusion:
Ces scénarios diaboliques ont continué à chasser notre peuple jusqu’à cette date. Même si les Noirs qui sont en vie aujourd’hui n’ont pas vécu ces atrocités directement à cette époque, la méchanceté des Caucasiens aujourd’hui est un rappel vivant que rien n’a vraiment changé.
Jusqu’à ce jour, les Africains sont toujours pris en esclavage et traités comme des animaux. Les Noirs sont toujours tués et il n’y a pas ou peu de système judiciaire qui se bat pour les droits de l’homme Noir dans le monde entier.
Par conséquent, les Noirs doivent se rassembler comme les Juifs pour reconquérir leur destin, se protéger et débarquer de toute forme d’agression. C’est un devoir pour nous tous de rester unis, sinon nous serons à jamais méprisés.
Ici nous faisons souvent la promotion de personens qui ont décidé de faire partie de la solution pour leur communauté. L’investissement le plus précieux et le temps que vous prenez à vous élever vous-même et les autres. Voici un exemple criant de simplicité, de solidarite, de loyauté. Pas besoin d’être Queen Latifah ou bien T.I pour investir dans l’immobilier de sa ville ! On peut commencer petit, voici comment.
Qu’est-ce qui vous a fait entrer dans l’immobilier?
«Nous avons perdu tellement d’amis et d’être aimés dans la violence, que nous savions que nous avions besoin d’un changement. Nous ne savions pas encore ce que c’était mais je savais que cela avait avoir avec la propriété, l’investisement. Je venais juste d’ouvrir mon école et je commençais donc à avoir l’esprit d’entreprise, même s’ils n’ont pas pu le voir au début, ils ont quand même cru en moi. » A déclaré Najee Hannigan.
Tu es d’où et qui sont tes amis sur la photo?
Nous vivons à Philadelphie. Alors les deux sont assis à côté de moi, nous sommes amis depuis plus de 10 ans. Les deux derrière moi sont mes deux plus jeunes cousins.
Viens Hannigan 26 Tyree Harvey 26 Darius Jacobs 26 Meqai Berger 23 Ahmid Hill 23
Dans quelle ville avez-vous acheté votre immeuble de placement et quels sont vos projets avec cet immeuble?
Nous avons donc démarré une société de gestion immobilière avec un plan de «réhabilitation» de cette propriété et de sa location. Nous prévoyons de posséder plus de 1000 unités.
Quels ont été les obstacles les plus difficiles de votre parcours immobilier?
La partie la plus difficile a été de faire comprendre à mon équipe que le temps passait de toute façon, nous pouvons effectuer un investissement en nous-mêmes ou continuer à le laisser passer.
Quel conseil donneriez-vous à des investisseurs immobiliers inspirants?
Trouvez des personnes de confiance et n’abandonnez jamais. Ne pas se disputer à propos de bêtises et penser toujours à la situation dans son ensemble. Abandonner quelque chose comme l’abonnement au câble ou des vêtements pendant un an ou deux peut vous mettre dans une position de vie prolongée.
Dans une école du West Baltimore aux États-Unis, une nouvelle pédagogie est adoptée pour calmer les enfants.
Dans une salle d’oreillers et de lavande, une élève du primaire se promène enragée. Un autre élève se moquait d’elle, puis une altercation : ils se poussent et se donnent des noms d’oiseaux. Mais plutôt que d’être puni ou envoyé chez le directeur, son professeur l’a envoyé ici, dans la salle de méditation de la Robert W. Coleman Elementary School.
« J’ai respiré profondément, pris une petite collation et je me suis rapproché de moi-même », se souvient le garçon. « Puis je me suis excusé pour ma classe. » Il est l’un des nombreux enfants qui méditent dans ce que cette école élémentaire de West Baltimore appelle sa « Mindful Moment Room » (Salle des moments de concentration) , un espace chaleureux et très éclairé parsemé de coussins de sol pourpres, de tapis de yoga et de senteurs d’huiles essentielles.
Les enfants ici s’étirent, font du yoga et pratiquent la respiration profonde. Plus important encore, disent les employés, ils acquièrent la capacité d’être attentif et calme. Et face à tant d’adversité, certains de ces enfants arrivent à passer outre : « Quand je suis en colère contre quelque chose ou quelqu’un, je respire profondément, je continue à faire mon travail et à mettre tout le monde à l’écart », a déclaré Dacari Crawford, 9 ans. « Cela vous donne une bonne confiance en soi lorsque vous devez faire quelque chose d’important. »
I. Stressé et en difficulté
Selon le recensement américain, près du quart des habitants de Baltimore vivent sous le seuil de pauvreté. Et à Coleman – à seulement quelques pâtés de maisons des gens qui sont descendus dans la rue après le décès de Freddie Grey l’année dernière – plus de 80% des étudiants sont bénéficiaires des déjeuners gratuits ou à tarif réduit.
« Certains de nos enfants sont sans abri. Certains d’entre eux viennent à l’école après avoir été privés de lumière ou de nourriture. Ils voient des crimes se dérouler dans leur quartier », a déclaré la directrice, Carlillian Thompson. « Nous essayons donc très fort ici de faire de ce lieu un lieu où les enfants se sentent en sécurité et où leurs besoins sont satisfaits. »
Les membres du personnel de la Holistic Life Foundation, l’organisation à but non lucratif derrière la Mindful Moment Room de Coleman, affirment qu’ils travaillent occasionnellement avec des étudiants dont les parents sont incarcérés. Parfois, les étudiants vivent entre des maisons en rangée encombrées – il en existe beaucoup à Baltimore. « Un enfant est venu me regarder droit dans les yeux, sans émotions et a dit: « Mon grand-père s’est fait tirer dessus hier » », a déclaré le cofondateur de la fondation, Andres Gonzalez. « Vous pouvez donc imaginer ce que ces enfants affrontent quotidiennement »
II. Un oasis de calme
Les élèves qui perturbent les cours sont envoyés dans la salle Mindful Moment par leurs professeurs. Les membres du personnel de la fondation les encouragent à parler de ce qui les a conduits à leur renvoi de la classe, puis s’assoient pour des exercices de respiration. Ils ont pour instruction de fermer les yeux, d’inspirer et d’expirer profondément.
Un garçon de cinquième année vient d’être envoyé pour tapage pendant son cours de mathématiques. Michelle Lee, membre du personnel de la Fondation, lui demande de fermer les yeux et de prendre plusieurs respirations lentes et profondes.
« Vous sentez-vous plus calme? » demande Lee après quelques minutes. « Oui », répond le garçon en hochant la tête. Il retourne ensuite en classe. Le lendemain, il revient pour d’autres exercices de respiration. « Nous avons quelques voyageurs fréquents ici » a déclaré Lee.
III. Moins de renvois, aucune suspension
Bien qu’une salle de méditation ne soit pas un remède miracle au conflit des étudiants, ceux de l’école disent qu’elle a fait des merveilles pour leur environnement d’apprentissage et leur productivité.
« Lorsque les enfants arrivent ici, ils sont tous tapageurs et gaffeurs », a déclaré Dacari, un élève de troisième année qui utilise la salle Mindful Moment Room depuis sa création à l’école il y a trois ans. « Quand ils quittent la pièce, ils sont calmes et tranquilles et prêts à faire leur travail. »
Avant la salle Mindful Moment, les étudiants en difficulté étaient envoyés en détention ou au bureau du directeur. Mais depuis qu’elle a rendu la salle de méditation disponible, elle a rarement vu des enfants pour des problèmes de discipline. « Cela a eu un impact énorme », dit-elle. Et pour ce que ça vaut, Thompson dit qu’elle n’a eu aucune suspension depuis la création de la salle. L’année précédente, il y avait quatre suspensions.
IV. Eloignement et prise de conscience
L’accent mis par l’école sur la pleine conscience va au-delà d’une salle de méditation. Tous les enfants de Coleman commencent et finissent leur journée d’école avec une méditation guidée de 15 minutes sur l’interphone. Ils ont également la possibilité de pratiquer le yoga pendant et après les cours.
Prenant note du succès de Coleman, la Patterson High School, à East Baltimore, a créé sa propre salle Mindful Moment, où les étudiants peuvent faire du yoga ou simplement décompresser après une journée d’école. Gonzalez dit que lui et les autres co-fondateurs veulent aller plus loin dans leur programme. Ils prévoient d’ouvrir des salles Mindful Moment dans d’autres écoles au cours des prochaines années. Et ils aimeraient éventuellement adopter leur programme à l’échelle nationale.
V. Est-ce que cela aide vraiment ?
Les chercheurs ont documenté les effets bénéfiques de la méditation sur le cerveau des adultes, explique Tamar Mendelson, professeure agrégée à la faculté de santé publique Johns Hopkins Bloomberg, spécialisée en santé mentale.
Une étude publiée dans JAMA Internal Medicine en 2014 suggère que la méditation en pleine conscience peut aider à atténuer les facteurs de stress psychologiques tels que l’anxiété, la dépression et la douleur. La recherche sur les enfants, cependant, en est encore à ses débuts, a déclaré Mendelson. « Nous ne sommes pas encore au point où nous pouvons dire que nous savons que cela fonctionne systématiquement », a-t-elle déclaré. Cependant, depuis qu’elle a travaillé avec la fondation et étudié dans les salles Mindful Moment à Baltimore, elle a constaté l’impact de la méditation sur les enfants.
« Ces enfants qui font souvent face à des situations de stress élevé entrent à l’école en état d’alerte. Le système d’alarme de leur corps est activé, de sorte qu’ils peuvent être prêts à se battre ou à fuir et ne pas être en mesure de s’asseoir calmement et d’avoir de l’attention », a expliqué Mendelson.
Mais donner à ces enfants la chance de respirer profondément, de concentrer leur attention sur eux-mêmes plutôt que sur ce qui se passe à l’extérieur, peut être un moyen efficace de lutter contre le stress, d’améliorer l’attention et d’introduire le calme. Elle ajoute : « Lorsque nous sommes assis avec douleur ou inconfort plutôt que d’agir, nous apprenons que les sentiments et les sensations vont et viennent. Nous n’avons pas nécessairement besoin d’agir sur eux tous. Nous avons une chance de faire une pause et de faire un choix réfléchi sur la façon de répondre.»
Pour toujours mieux illustrer le génie africain et permettre ainsi à notre jeunesse d’avoir une nouvelle image de leurs origines, nous vous proposons une série d’articles qui s’intéressent à la façon dont nos glorieux Ancêtres construisaient les maisons. Soyez éblouis, émerveillez-vous des styles architecturaux, des couleurs, on se croirait au Wakanda, non ?? Après l’architecture dite « soudanaise », et celle des Mosgoum, découvrez celle de la région des Grands Lacs!
I. Des royaumes, une entité culturelle
Ce qu’on appelle aujourd’hui Afrique des Grands Lacs comprend les pays actuels suivants : le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda, une partie de l’est de la République Démocratique du Congo et la partie ouest de la Tanzanie. Avant la colonisation, la région était constituée de plusieurs royaumes centralisés mais ayant tous entre eux de forts liens culturels et historiques. Si bien que certains s’accordent pour dire qu’il s’agissait d’un seul et même État, l’antique empire du Kitara qui s’est, au fur et à mesure du temps disloqué en plusieurs petites entités. On peut citer les royaumes du Bunyoro et du Buganda aujourd’hui en Ouganda, du Karagwe, du Buha en Tanzanie actuelle, et les royaumes du Rwanda et du Burundi qui ont gardé leurs noms même si leurs frontières ont été modifiées. D’autres royaumes ont vu le jour et ont disparu au fil des siècles qu’ont duré l’histoire de cette région clé en Afrique.
II. Une architecture circulaire
Mises à part les similitudes linguistiques, artistiques, sociologiques …etc qui existent entre ces royaumes, nous soulignerons ici la grande ressemblance de leur architecture.
Le palais royal du roi Yuhi V Musinga du RwandaLe même type d’architecture chez les rois du Buganda dans l’actuel Ouganda
Les maisons sont construites avec des bases circulaires et avec un toit assez pointu ou en arrondi, ce qui leur donne une forme de pyramides. Les fondations sont faîtes de terre recouvert de nombreuses couches de feuillages. L’intérieur et les entrées sont ornés de feuilles de bananiers soutenues par des pilliers.
Entrée du tombeau du roi Wamala en Ouganda
Comme beaucoup de peuples d’Afrique, les peuples de la région des Grands Lacs recherchent dans tous les aspects de leur vie un lien avec le Cosmos, et pour cela répètent les formes qu’il observent sur terre ou dans les cieux. Il y a la répétition de formes et de signes dans un ordre bien précis et notamment les cercles, qui sont le symbole de la vie éternelle et du temps infini dans leur philosophie. Les maisons sont construites sur le modèle des fractales.
L’art Imigongo est un art décoratif traditionnel du Rwanda, constitué de panneaux peints de motifs géométriques colorés ou en noir et blanc. Les motifs peuvent être abstraits ou des symboles ésotériques de la métaphysique rwandaise. Originaire du Sud-Est du pays, c’est traditionnellement les femmes qui ont la maîtrise de cet art.
III. Une architecture source d’inspiration
Comment ne pas être éblouis par tant d’harmonie dans le design et les décorations. De quoi nous inspirer! C’est d’ailleurs déjà le cas, au Rwanda certains hôtels proposent des suites inspirées de l’architecture traditionnelle.
Qu’est-ce qu’un être humain? Qu’est-ce qu’être humain? Voici les deux questions qui façonnent depuis la nuit des temps les civilisations du monde. Des réponses à ces questions découlent le rapport que l’on entretient avec la société et le monde. L’éducation est à la base de tout ça. Après avoir lu cet article, la conviction que la philosophie africaine Ubuntu est un socle civilisationnel incomparable ne vous quittera plus!
Ubuntu, la philosophie humaniste
Ubuntu dans la plupart des langues d’Afrique subsaharienne traduit l’essence même de l’existence en tant qu’humain. C’est la faculté d’être et ainsi, en tant que umuntu (le singulier de abantu = les humains), d’être humain. Généralement, on le traduit par : « Je suis parce que les autres existent. » C’est donc la capacité de reconnaître en l’autre la même nature que la sienne propre. « Tu es un être humain comme moi. Ensemble, nous formons l’humanité. »
Découvrez comment Nelson Mandela l’a utilisée pour son combat de libération dans son livre: Un long chemin vers la liberté
Le refus de l’humanité, la base du système d’oppression
Or, justement c’est exactement cela, le refus de reconnaître en l’autre la même humanité que la sienne qui est à l’origine de toutes les formes de discriminations et d’inégalités. Lorsque l’on discrimine quelqu’un, c’est qu’on lui a nié des droits fondamentaux comme ceux définis par la plus ancienne déclaration universelle du droit à l’humanité qui est africaine. Il a fallu que les Occidentaux nient l’humanité des peuples sombres du monde pour les réduire en esclavage et/ou les exterminer. D’ailleurs il y a eut des débats sur la question de l’humanité des Amérindiens ( à Valladolid en 1550/1551 par exemple) et des Noirs d’Afrique pendant la période des razzias et traites négrières, par ceux-là même qui prétendaient représenter les « Lumières » et le progrès.
Exemple plus proche du quotidien : le cas des handicapés. Il est généralement convenu qu’un humain a deux jambes, deux bras, deux oreilles, deux yeux, un nez de deux narines, une bouche de deux lèvres …etc Si quelqu’un venait à ne pas correspondre à ces critères, on le considérerait comme « handicapé » ou « anormal ». De même pour les capacités intellectuelles. Ainsi, certaines sociétés et certaines personnes peuvent ne pas les considérer comme pleinement humains et donc se permettre de leur priver de leur droits élémentaires (santé, éducation, intégrité physique et morales …etc).
La communauté, facteur d’Ubuntu
En déclarant, « je suis parce nous sommes », la philosophie d’Ubuntu reconnaît non seulement la diversité mais surtout la complémentarité de l’humanité. C’est une base solide pour construire une société d’équité, de solidarité, de fraternité et de promotion de l’excellence collective.
En Afrique, on a l’habitude de dire qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant. L’individu n’appartient pas seulement à ses parents, mais à la communauté. Ce qui permet de désindividualiser son identité. L’enfant existe littéralement parce qu’il appartient à un groupe plus large. Les décisions se font en collectif, les responsabilités sont collectives et la destiné commune. Cela permet à l’individualité de s’épanouir dans la collectivité, et la collectivité d’investir dans les individualités. C’est un cercle vertueux.
La vie communautaire est l’expression sociale du concept Ubuntu
Si nous éduquons nos enfants dans ce paradigme, comme l’ont été des générations des nos Aïeuls, nous pourrions retrouver notre essence d’humain, et quitter le paradigme qui nie notre humanité.
L’avenir de l’Europe ressemble étonnamment au passé (et parfois au présent) de l’Afrique
N’avez-vous pas remarqué que beaucoup de pratiques dites innovantes en occident proviennent de vieilles pratiques Africaines?
I L’avenir concernant la justice et la politique
La charte du Kouroukan-Fouga, aussi connue sous le nom de charte du Manden, a précédé de loin la Déclaration des Droits de l’Homme. Pourtant on ne la cite jamais. Depuis peu, on voit venir la « modernisation » de l’institution juridique, afin de désengorger des tribunaux. Parmi les méthodes préconisées il y a par exemple la médiation. Or, il s’agit d’une institution de régulation des conflits bien présente depuis des temps immémoriaux sur le continent Africain. L’aurait-on oublié? Alors que l’Afrique francophone singe les institutions juridique de la France, celle-ci veut revenir à leur pratiques de médiation en cas de conflit et sans l’intervention d’un juge. Quelle révolution!
Concernant la politique. On voit bien venir une très tardive décentralisation au pays de Victor Hugo. Les métropoles se multiplient. Ces hyper-structures ne sont pas moins que de petits Etats au sein de la Nation. A voir la guerre que se mènent les uns et les autres pour obtenir la présidence de ces structure on voit à quel pouvoir on peut prétendre une fois sur le fauteuil. Ces petits rois participent à la décentralisation du pouvoir. Et qu’on le veuille ou non c’est bien une structure du pouvoir très connue en Afrique. De l’Ouganda au Ghana, les présidents reconnaissent les différents rois et chefs de territoires à travers tout le pays. Ils ont de l’autorité et ont un territoire qu’ils administrent. Quelle différence?
II L’avenir de leur santé
Quand on parle de l’avenir de la santé en Europe on pense peut-être à l’uberisation de la santé et toutes ces choses qui permettent une médecine décentralisée, digitalisée. Mais on oublie souvent que la défiance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique se matérialise en réalité par une réappropriation des vertus des plantes, qui s’accompagne de la peur de perdre ces ingrédients essentiels a notre bonne santé.
En fait ce que ce mouvement nous donne à voir c’est une Africanisation de la société européenne car bien avant l’industrialisation de la pharmacie les Européens et les Africains avaient leur médecine traditionnelle. Ayant perdu ce rapport à leur médecine traditionnelle, ils reviennent vers des procédés d’appropriation de la connaissance ancestrale africaine, qu’ils nomment « naturopathie » une méthode qui prétend rééquilibrer l’organisme grâce à un usage précis des plantes. Ce n’est pas une trouvaille: c’est l’histoire plurimilénaires de la pharmacopée africaine qui se retrouve dans ce vocable. Nous passerons volontiers sur l’utilisation de la brosse à dent en bois, revisitée et fashionisée pour la vendre a des prix exorbitants. Idem pour l’utilisation du charbon pour le blanchiment des dents. On pourrait citer également les couches lavables! Un packaging et le tour est joué!
III Leur avenir concernant la production
En ce qui concerne la production, on comprend bien qu’il s’agit aujourd’hui, pour des raisons écologiques, de produire localement. On valorise la production locale et les circuits courts de distribution de nourritures et biens de premières nécessité. Comme pour l’industrie pharmaceutique on voit également que ce sont des procédés ancestraux qui sont mis à l’oeuvre. Auchan et Carrefour ont sûrement un bel avenir devant eux grâce a l’aliénation des nôtres, cependant nous pouvons ésperer un retour à l’agriculture paysanne d’antan.
Agriculture low tech?
A condition d’éliminer ces mêmes firmes pharmaceutiques de nos productions agricoles, à savoir des produits comme le glyphosate et autres pesticides de nos moyens de production. Ce n’est pas une mince affaire car, contrairement à l’idée reçus il y a bien des pesticides dans l’agriculture africaine moderne.
Concernant par exemple l’automobile on voit qu’il est question de réduire la taille des voitures et par conséquent leur poids afin de réduire l’énergie nécessaire à leur déplacement. On va donc produire des voitures plus petites. C’est le concept même du low-tech. Concept qui met nos grands-parents en figure d’être des avant-gardistes!
Jeunesse africaine et afrodescendante, reprenons confiance en nos pratiques ancestrales, si possible en les adaptant à l’époque, mais ne soyons pas en retard sur nos propres forces. Ils admettent, avec ces exemples, la fausse route qui a tracé le sillon de leur économie libérale et capitaliste. Ne nous laissons pas, une fois de plus, damer le pion par suivisme et aveuglement.
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