L’émancipation,
une construction consciente.

Déclaration des droits des peuples nègres du monde

[Rédigée et adoptée à la Convention tenue à New York en 1920, pendant laquelle Marcus Garvey a présidé et a été élu Président Provisoire de l’Afrique.]

[Préambule] 


Considérant que le peuple Nègre du monde entier, à travers ses représentants choisis réunis en Assemblée à Liberty Hall, dans la ville de New York des États-Unis d’Amérique, du 1er au 31 août de l’an mil neuf cent vingt (1920)de l’ère chrétienne, a protesté contre les méfaits et injustices de la part de leurs frères Blancs, et a proclamé ce qu’ils estiment juste et équitable; un meilleur traitement pour les années a venir. Nous dénonçons le fait que:



I. Nulle part dans ce monde, à quelques exceptions près, les Nègres, bien que dans les mêmes conditions et les mêmes situations que les Blancs,ne soient traités de la même manière; ils sont au contraire victimes de discrimination et les droits élémentaires requis pour des êtres humains leur sont refusés uniquement du fait de leur race et de leur couleur.Nous ne sommes pas bienvenus dans les hôtels et auberges publics du simple fait de notre race et de notre couleur. 

II. Nous dénonçons le fait que, dans certaines régions des États-Unis, en cas d’accusation criminelle, notre race se voie refuser le droit au jugement public accordé aux autres races; mais que les accusés soient lynchés et brûlés par la foule, et que ce traitement brutal et inhumain soit même réservé à nos femmes.

III. Que les nations européennes se soient partagés entre elles le Continent africain et en aient pris quasi totalement possession; que les indigènes soient contraints d’abandonner leurs terres et traités dans la plupart des cas comme esclaves.

IV. Que, au Sud des États-Unis, bien que citoyens protégés par la constitution fédérale et parfois aussi nombreux que les Blancs dans certains États, bien que nous soyons des propriétaires terriens et imposables, nous ne sommes ni associés à l’élaboration et à l’administration des lois, ni représentés aux gouvernements, alors que nous sommes tout autant propriétaires de terres et soumis à l’impôt, et contraints au service militaire

V. Que, au Sud des États-Unis, dans les transports en commun, nous soyons entassés, et contraints à accepter des compartiments séparés tout en devant payer le même tarif que pour la première classe. Nos familles sont souvent humiliées et insultées par les Blancs ivres qui traversent ces compartiments pour se rendre dans les compartiments fumeurs.

VI. Dans certaines régions des États-Unis, les médecins nègres se voient refuser le droit d’exercer dans des hôpitaux publics de villes où ils sont résidents. Nos enfants sont contraints de fréquenter des établissements à cycles courts et de niveau inférieur à celui des Blancs; de plus, les fonds alloués aux écoles sont inégalement répartis entre les établissements nègres et blancs. 

VII. Que l’on refuse le droit aux Nègres d’avoir les mêmes salaires que les Blancs; ce qui leur aurait permis de subvenir aux besoins de leurs familles. De plus, dans la majeure partie, ils ne sont pas autorisés à s’affilier aux syndicats et restent toujours ainsi moins rémunérés que les Blancs. 

VIII. Que, dans la fonction publique et les administrations départementales,du fait de la discrimination, l’on ait le sentiment qu’être un homme noir en Europe, en Amérique et aux Antilles est synonyme d’être banni de toutes les races humaines, d’être en quelque sorte un lépreux; peu importe le caractère et les connaissances de ce dernier.

IX. Que dans les colonies et aux Antilles, britanniques ou non, les Nègres n’aient pas le droit d’élire et d’être élus ou nommés, tout comme leurs concitoyens blancs.

X. Que notre peuple soit contraint dans certaines régions, à des emplois moins rémunérés que la majorité des Blancs et demeurent dans des conditions répugnantes du point de vue des bonnes mœurs et coutumes.

XI. Que les nombreux dénis de justice contre notre race devant les tribunaux de nos îles et colonies respectives soient de nature à entraîner l’irrespect et le dégoût pour le sens de la justice de l’homme blanc. 

XII. Aussi, face à des comportements aussi inhumains, non civilisés et non chrétiens, nous, ici présents, protestons vigoureusement et demandons leur condamnation par toute l’humanité.



Afin de soutenir notre race à travers le monde entier et de motiver pour un destin plus noble, nous recommandons et insistons sur la Déclaration des droits ci-après:



1. Considérant que tous les hommes naissent égaux et ont droit à la vie, à la liberté et au bonheur, et forts de cela, nous, Représentants du peuple noir du monde entier, dûment élus et mandatés invoquant l’aide du Dieu Juste et Tout-Puissant, déclarons les hommes, les femmes et les enfants du monde entier issus du même sang que nous citoyens libres et revendiquons leur statut de citoyens libres de l’Afrique, la mère-patrie de tous les Nègres.

2. Nous croyons en l’autorité suprême de notre race en toutes les questions raciales, que toutes les choses ont été créées et mises à la disposition commune des hommes, qu’il doit y avoir un partage et une distribution équitables de toutes ces choses, et, tenant compte du fait que notre race est actuellement privée de ces choses qui sont moralement et légalement les nôtres, nous croyons qu’il serait juste de les acquérir par tous les moyens possibles.

3. Nous croyons que le Nègre, comme toute autre race doit avoir les droits et les privilèges communs aux êtres humains.

4. Nous déclarons que les Nègres doivent avoir le droit, partout où ils forment une communauté, d’élire des représentants aux parlements, dans les courts de justice ou pour toute autre institution pouvant exercer un contrôle sur la communauté. 

5. Nous affirmons que le Nègre a droit à l’impartialité devant les tribunaux où qu’il se trouve et que lorsque ce droit lui est refusé du fait de sa race et de sa couleur, cela constitue une insulte à toute la race entière et doit être ressenti par tous les Nègres.

6. Nous déclarons que dans les communautés où il y a un nombre considérable de Nègres, il serait inéquitable et préjudiciable aux Nègres d’être jugés par un jury composé uniquement d’autres races; aussi, notre race a-t-elle le droit d’être représentée dans ce jury

7. Nous croyons que toute loi ou toute pratique tendant à priver l’Africain de ses terres ou de ses privilèges de citoyen libre dans son pays est injuste et immorale et qu’aucun indigène ne doit respecter une telle loi ou une telle pratique;

8. Nous déclarons l’imposition sans aucune représentation injuste et tyrannique, et qu’il ne devrait y avoir aucune obligation pour un Nègre de respecter l’avis d’impôt d’aucune structure chargée de l’administration des lois dont il est exclu du fait de sa race et de sa couleur. 

9. Nous croyons que toute loi qui vise spécifiquement le Nègre et à son détriment, et qui le singularise du fait de sa race et de sa couleur est injuste et immorale; et qu’une telle loi ne devrait pas être respectée.

10. Nous croyons que tous les hommes ont droit au respect humain et, que notre race ne saurait en aucun cas tolérer toute insulte qui pourrait signifier le non-respect de notre couleur

11. Nous n’approuvons pas l’usage du terme « nigger » (« négro ») pour signifier Nègre et exigeons également que le mot Nègre commence toujours par la majuscule « N »

12. Nous croyons que le Nègre doit user de tous les moyens pour se protéger des pratiques barbares auxquelles il est soumis du fait de sa couleur.

13. Nous croyons à la liberté de l’Afrique pour les peuples nègres du monde entier et du fait du principe « l’Europe aux Européens », « l’Asie aux Asiatiques », nous revendiquons donc « l’Afrique aux Africains » vivant en Afrique et ailleurs. 

14. Nous croyons au droit immanent du Nègre à s’approprier l’Afrique et que cette possession ne peut être perçue comme une violation du droit ou des acquisitions d’une quelconque race ou nation.

15. Nous condamnons fermement la cupidité de ces nations qui par la force ou par des voies secrètes se sont approprié les territoires et les énormes richesses de l’Afrique et nous affirmons notre détermination à revendiquer les trésors et biens du vaste continent de nos ancêtres.

16. Nous croyons que tous les hommes doivent vivre ensemble dans la paix; cependant lorsque certaines races provoquent la colère des autres races et nations par la violation de leurs droits, la guerre devient inévitable et les tentatives, par quelque moyen que ce soit, de se libérer et de protéger ses droits ou son héritage devient légitime. 

17. Considérant que le fait de lyncher, de brûler, de pendre ou [de tuer] par toutes autres méthodes les êtres humains, est une pratique barbare, une honte et une insulte à la civilisation, nous déclarons tout pays qui se rendrait coupable de telles atrocités en dehors du champ de la civilisation.

18. Nous protestons contre les crimes atroces tels que les coups de fouets, la flagellation et la surcharge de travail contre les tribus d’Afrique et chez les Nègres d’ailleurs. Ces méthodes doivent être abolies et toutes les mesures doivent être prises pour éviter que de telles pratiques brutales ne se poursuivent.

19. Nous protestons contre cette pratique atroce de raser la têtes des Africains, plus précisément les femmes ou les individus issus de sang nègre lorsqu’ils sont emprisonnés pour des délits par la race non nègre.

20. Nous protestons contre la ségrégation en ce qui concerne les quartiers, les transports en commun, le travail industriel et le lynchage et les restrictions aux privilèges politiques contre les citoyens nègres partout dans le monde du fait de leur race, de leur couleur ou mettrons toutes nos énergies contre ces pratiques.

21. Nous dénonçons toute punition sévère infligée à un Nègre alors qu’elle est légère pour une race non nègre; comme un préjudice et une injustice qui doivent être dénoncés par la race entière.

22. Nous protestons contre les systèmes d’éducation des pays où les Nègres ne partagent pas les privilèges et avantages des autres races.

23. Nous déclarons partout dans le monde qu’il est injuste de tenir les Nègres à l’écart des industries et du travail.

24. Nous croyons en la liberté de presse et nous protestons vigoureusement contre l’interdiction dans plusieurs régions du monde des journaux nègres et des périodiques et, à ce sujet, invitons les Nègres, où qu’ils soient, à user de tous les moyens possibles pour éviter une telle répression.

25. Nous exigeons la libre expression pour tous les hommes.

26. Nous protestons contre la publication d’articles scandaleux et incendiaires de la part de la race non nègre dans le but de provoquer des querelles; et, protestons aussi contre l’exposition de photos présentant le Nègre comme un cannibale.

27. Nous croyons à l’auto-détermination de tous les peuples.

28. Nous déclarons la liberté de culte religieux.

29. Avec l’aide de Dieu Le Tout-Puissant, nous nous déclarons les défenseurs jurés de l’honneur et de la vertu de nos femmes et enfants, et engageons nos vies pour leur protection et leur défense partout et en toutes circonstances contre les malveillances et les outrages.

30. Nous exigeons pour toujours le droit illimité à l’éducation et sans préjudice pour nous-mêmes et pour notre postérité.

31. Nous déclarons que l’enseignement dans nos écoles par des enseignants étrangers qui prônent la supériorité de la race non nègre par rapport à la race nègre est une insulte au peuple nègre du monde entier.

32. Dans un pays où les Nègres sont résidents et réussissent à des concours d’entrée dans la fonction publique, ils doivent bénéficier des mêmes avantages en ce qui concerne leur nomination à des postes dans ces services publics.

33. Nous protestons vigoureusement contre les traitements inéquitables et injustes réservés aux voyageurs nègres, sur mer et sur terre, par les agents et employés du chemin de fer et des sociétés portuaires et demandons une égalité de traitement avec les voyageurs d’autres races.

34. Nous déclarons injuste qu’un pays ou une nation vote des lois tendant à dissuader ou empêcher l’immigration des Nègres du fait de leur race et leur couleur.

35. Le Nègre a le droit de voyager sans être molesté et tous les Nègres sont invités à apporter leur soutien à un Nègre qui se verrait molesté.

36. Nous déclarons que tous les Nègres ont le droit comme tous les autres de voyager à travers le monde.

37. Nous exigeons des gouvernements du monde de reconnaître nos dirigeants et les représentants élus par notre race pour veiller à leur bien-être.

38. Nous exigeons un contrôle de nos institutions sociales sans interférence d’aucune race non Nègre.

39. Nous déclarons les couleurs rouge, noire et verte couleurs de la race nègre.

40. Nous adoptons l’hymne « Éthiopie, ô terre de nos Pères…» comme celui de la race nègre:



L’Hymne éthiopien universel

(Poème de Burrel et Ford)


Éthiopie, terre de nos pères,
Toi la terre où les dieux se plaisaient,
Tels les nuages de la tempête qui, soudain dans la nuit, s’amoncellent 
Nos armées ?lent vers toi.
Nous devons sortir victorieux 
Les épées aiguisées miroitent,
A nous la victoire!
Guidés par le rouge, le noir et le vert,


Refrain


En avant, en avant, vers la victoire!
L’Afrique doit se libérer.
Vas à l’encontre de l’ennemi,
Avec la puissance
Du rouge, du noir et du vert.


Éthiopie, le tyran s’effondre,
Il tombera à tes genoux,
Et tes enfants t’invoqueront
Depuis les mers lointaines.
Jehovah, le Très Haut nous a entendus,
Il a vu nos larmes et nos souffrances,
Avec Son esprit d’Amour, Il nous invite
A être Un pour les années à venir


Refrain: En avant, en avant, etc.


O, Jehovah, toi le Dieu des âges,
Gratifie nos fils, ces dirigeants,
De la sagesse accordée à Tes sages.
Quand Israël avait grand besoin de toi,
Ta voix a retentit du fond de l’obscurité.
L’Éhiopie te tend ses bras
Qu’à travers Toi les chaînes soient brisées,
Et que le ciel bénisse notre chère patrie.


Refrain: En avant, en avant, etc.





41. Nous croyons qu’une liberté restreinte qui prive quelqu’un de ses droits et prérogatives de pleine citoyenneté n’est rien d’autre qu’une autre forme d’esclavage.

42. C’est une injustice pour notre peuple et un réel obstacle pour la santé de notre race que de refuser aux médecins nègres, le droit d’exercer leur profession dans les hôpitaux communaux où ils sont résidents.

43. Nous en appelons aux divers gouvernements du monde d’accepter et de reconnaître comme Représentants des intérêts de tout le peuple noir du monde les représentants nègres qui leur seront envoyés.

44. Nous condamnons et protestons contre la promiscuité entre jeunes et adultes dans les prisons et recommandons plutôt l’initiation de ces jeunes prisonniers à des métiers par des encadreurs.

45. Nous, en tant que race déclarons la Ligue des Nations nulle et vide, en ce sens qu’elle prive les Nègres de leur liberté.

46. Au nom de la justice, nous exigeons de tous les hommes de se comporter avec nous comme nous le ferions avec eux et accordons de bon cœur à tous les hommes les droits que nous réclamons ici pour nous-mêmes.

47. Nous déclarons qu’aucun Nègre ne s’engagera dans un conflit pour une autre race, sans obtenir d’abord l’accord du leader du peuple nègre du monde, sauf en matière de défense nationale.

48. Nous protestons contre le fait d’enrôler des Nègres et de les envoyer à la guerre sans entraînement adéquat et exigeons que dans tous les cas les Nègres reçoivent le même entraînement que les autres.

49. Nous exigeons que l’enseignement donné aux enfants nègres inclue le thème de l’histoire des Nègres.

50. Nous exigeons la liberté commerciale totale avec tous les Nègres du
monde.

51. Nous déclarons la liberté totale des mers pour tous les peuples du monde.

52. Nous exigeons que nos représentants dûment accrédités le soient officiellement dans toutes les assemblées, conférences, conventions ou cours internationales d’arbitrage où il est question des Droits de l’Homme.

53. Nous proclamons le 31 août jour férié que tous les Nègres doivent
observer. 


54. Nous voulons faire savoir à tous les hommes que nous affirmerons et défendrons la liberté et l’égalité de chaque homme, femme et enfant appartenant à notre race au prix de notre vie, notre destin et notre situation
sacré.



Tels sont les droits que nous estimons légitimement nôtres et appropriés pour l’essor de la race noire et à cause de cela, nous, au nom des quatre cent millions de Nègres, sur le sang sacré de la race, nous faisons le serment et apposons nos noms comme garantie de sa véracité et de sa justesse, ici, devant Dieu Tout Puissant, le 13 août 1920.




Marcus Garvey, James D. Brooks, James W. H. Eason, Henrietta Vinton Davis, Lionel Winston Greenidge, Adrion Fitzroy Johnson, Rudolph Ethelbert Brissaac Smith, Charles Augustus Petioni, Thomas H. N. Simon, Richard Hilton Tobitt, George Alexander McGuire, Peter Edward Baston, Reynold R. Felix, Harry Walters Kirby, Sarah Branch, Marie Barrier Houston, George L. O’Brien, F.O. Ogilvie, Arden A. Bryan, Benjamin Dyett, Marie Duchaterlier, John Phillip Hodge, Theophilus H. Saunders, Wilford H. Smith, Gabriel E. Stewart, Arnold Josiah Ford, Lee Crawford, William McCartney, Adina Clem. James, William Musgrave La Motte, John Sydney de Bourg, Arnold S. Cunning, Vernal J. Williams, Frances Wilcome Ellegor, J. Frederick Selkridge, Innis Abel Horsford, Cyril A. Crichlow, Samuel McIntyre, John Thomas Wilkins, Mary Thurston, John G. Befue, William Ware, J. A. Lewis, O. C. Thurston, Venture R. Hamilton, R. H. Hodge, Edward Alfred Taylor, Ellen Wilson, G.W. Wilson, Richard Edward Riley, Nellie Grant Whiting, G. W. Washington, Maldena Miller, Gertrude Davis, James D. Williams, Emily Christmas Kinch, D. D. Lewis, Nettie Clayton, Partheria Hills, Janie Jenkins, John C. Simons, Alphonso A. Jones, Allen Hobbs, Reynold Fitzgerald Austin, James Benjamin Yearwood, Frank O. Raines, Shedrick Williams, John Edward Ivey, Frederick August Toote, Philip Hemmings, F. F. Smith, E. J. Jones, Joseph Josiah Cranston, Frederick Samuel Ricketts, Dugald Augustus Wade, E. E Nelom, Florida Jenkins, Napoleon J. Francis, Joseph D. Gibson, J. P. Jasper, J. W. Montgomery, David Benjamin, J. Gordon, Harry E. Ford, Carrie M.Ashford, Andrew N. Willis, Lucy Sands, Louise Woodson, George D. Creese, W. A. Wallace, Thomas E. Bagley, James Young, Prince Alfred McConney, John E. Hudson, William Ines, Harry R. Watkins, C. L. Halton, J. T. Bailey, Ira Joseph Touissant Wright, T.H. Golden, Abraham Benjamin Thomas, Richard C. Noble, Walter Green, C. S. Bourne, G. F. Bennett, B. D. Levy, Mary E. Johnson, Lionel Antonio Francis, Carl Roper, E. R. Donawa, Philip Van Putten, I. Brathwaite, Jesse W. Luck, Oliver Kaye, J. W. Hudspeth, C. B. Lovell, William C. Matthews, A. Williams, Ratford E. M. Jack, H. Vinton Plummer, Randolph Phillips, A. I. Bailey, dûment élus représentants du peuple noir du monde, 

Ont juré devant moi ce 15 août 1920
[Sceau officiel]


John G. Bayne.
Notaire public, comté de New York



Traduit par l’équipe OJAL

Source : www.theunia-acl.com

8 Faits intéressants au sujet du Kente

La légende du Kente

 
Selon les légendes Akan, le Kente a été inspiré par le design élaborés de la toile d’une araignée mythique, Anansi. Il y a près de 400 ans, deux amis, Krugu Amoaya et Watah Kraban, allèrent à la chasse dans une forêt où ils tombèrent sur une araignée tissant une toile. Ils restèrent là pendant deux jours à regarder, en prenant note des motifs complexes de l’araignée.
 
Quand ils rentrèrent chez eux, les deux amis commencèrent à reproduire dans des vêtement les dessins qu’ils avaient vu en utilisant des fibres d’un arbre de raphia. Du biomimétisme en somme. Ces premiers modèles furent appelés kente. Les premières toiles ont été faites avec du coton blanc rehaussé de quelques modèles indigo.

Le tissu des Rois

 
Le riche empire Ashanti (Asante) dura de 1701 à 1957. À son apogée, cet empire fut l’épicentre du commerce ouest-africain de soie avec les Portugais. Ce commerce apportait de la soie exotique qui était utilisé pour améliorer le kente.
 
Le premier souverain [Asantehene] Ashanti Osei Tutu (1695-1717), fut l’un des premiers à porter ce tissu complexe. Même si l‘étoffe commença comme symbole de la monarchie Ashanti, il se démocratisa finalement.
 
 

Kumasi, la capitale des Ashanti et du Kente

 
Le groupe ethnique Akan est le plus grand groupe du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Le kente est connu en tant que nwentom dans la langue Akan. Le kente est fait à Kumasi, capitale des Ashanti et la péninsule Ashantiland.
 

Le Kente peut être exclusif

 

 

Même si tout le monde peut porter ce tissu, la royauté et la noblesse Ashanti croissent les nouveaux designs les premier. Selon About.com, la tradition se poursuit encore aujourd’hui. Quand un nouveau modèle est créé, il doit être proposé et présenté à la maison royale. Si le roi refuse d’accepter le motif, il peut être vendu au public. Cependant, les modèles qui sont portés par la royauté Ashanti ne peuvent pas être portés par le public.

Les femmes ne tissent pas le Kente

 

 

Dans ses premières années, le kente fut exclusivement tissé par les hommes. Le tissus était un symbole du pouvoir royal et politique et les femmes ne pouvait le tisser parce que cela violerait les normes sociales. Le peuple Akan croient que le cycle menstruel d’une femme interfère avec la production de la toile. Aujourd’hui, ce sont principalement les hommes qui tissent encore le kente.
 
 

Il en existe différents types et ils ont tous une signification

 
 
Il existe 12 variétés différentes de kente. ont retrouve régulièrement les noir, or, jaune, bleu et vert. Ces couleurs distinctes détiennent une signification particulière. Par exemple, le noir signifie la maturité et l’intensification de l’énergie spirituelle. Le bleu représente le calme, l’harmonie et l’amour. Le kente vert signifie la végétation, la plantation, la récolte, la croissance et le renouveau spirituel. L’or et jaune représentent la richesse et la royauté.
 
 

Le kente et la mode

 
Le tissus est courant depuis les mouvements afro-américains panafricanistes ainsi que ceux du « Black Power » des années 60 et 70. Dans les années 80 et 90, des rappeurs tels que Salt-N-Pepper ont commencé à porter du kente. la designeuse Lola Maleombho crée ses habits de tous les jours d’après les motifs du kente, et ses créations sont présentées sur certains des podium les plus glamour du monde.

Kente et la fierté noire

 
Au fil des ans, le tissus s’est répandu à travers la diaspora africaine. Les noirs l’ont utilisé comme cadeau spécial lors de cérémonies telles que l’attribution du nom des enfants, l’obtention du diplôme ou encore lors de mariage. Dans certains cas, il est utilisé comme symbole de respect envers les défunts lors de funérailles et de cérémonies ancestrales.
 
Au Ghana et en Côte-d’Ivoire, les hommes arborent le kente avec des toges ou des kimonos. Les femmes en deux pièces, une pour le haut et pour le bas du corps. Aux États-Unis, les diplômés afrodescendants le portent comme une écharpe autour du cou, pour signifier l’excellence noir et la fierté de son patrimoine.
 
 

Source : http://atlantablackstar.com/
Traduction : #TeamOjal

 
 
 

Les patrouilles d’esclaves : l’origine de la police américaine

Cela peut sembler complètement absurde jusqu’à ce que vous fassiez un peu de recherche historique. Les gens supposent souvent que la police communautaire a toujours été là, et que sans la police la société se serait effritée. Peu de gens réalisent que le modèle des services de police que nous connaissons aujourd’hui aux États-Unis a ses origines dans les patrouilles d’esclaves, et qu’il n’existe pas depuis très longtemps.
Le genre d’idées reçues que beaucoup d’entre nous sont amenés à croire : De la nécessité de la police dans les quartiers nous a conduit à imaginer que la police a été fondée pour la  » loi et l’ordre, le maintien de l’ordre, avec des patrouilles régulières, à la recherche de manière proactive pour prévenir la criminalité « . Mais rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité.

Le concept même de la police communautaire – le modèle de l’application responsable de ce que nous savons aujourd’hui comme des «agents de police» – ne provient pas des temps anciens, ni même au cours de la période médiévale. Au lieu de cela, il a été conçu par Sir Robert Peel en 1812. Même à ce moment-là, quand Peel a théorisé le concept, il n’a pas été effectivement mis en œuvre jusqu’en 1829. Et c’est encore avant qu’elle ne soit appliquée au Etats-Unis.

Peel était à la fois le Premier ministre britannique et député conservateur. En fait, l’équivalent britannique populaire de «flics» est «bobbies» qui proviennent de son nom « Robert ». Un autre terme d’argot similaire en Irlande est « peelers » aussi de Peel.

Le modèle théorisé de Peel des communautés « police » était complètement nouveau et n’a pas été adopté au Royaume-Uni avant une autre décennie et demie, lorsque le Metropolitan Police Service a été créé le 29 Septembre 1829 à Londres comme la première force de police moderne et professionnelle du monde. Peel a créé le Parti conservateur moderne sur les ruines de l’ancien au Royaume-Uni, et il a également créé les policiers.

Oui, il y avait des anciennes formes de Préfets et les gardes, ainsi que plus de soldats, mais il n’y avait rien qui ressemble à des policiers comme nous le connaissons aujourd’hui, avant Peel et avant la mise en œuvre de «bobbies» dans le Royaume-Uni vers la fin des années 1820.

Il y avait même des «fraternités»  dans des endroits comme l’Espagne médiévale, mais ceux-ci ont surgi parce qu’il n’y avait pas de protection du gouvernement réel, ce ne sont pas des agents de police du gouvernement des communautés, les communautés montaient la garde pour eux-mêmes. Prenez un cours sur la justice pénale ou tout cours d’histoire aborder cette période dans l’histoire britannique et ils seront tous sans équivoque vous informons que le Metropolitan Police Service a été la première force de police professionnelle dans l’histoire humaine, et il n’a pas émergé jusqu’en 1829.

Mais ce modèle n’a pas fait son chemin vers les États-Unis par la même voie …


Au lieu de cela, inspiré par cette approche, les États-Unis ont d’abord adopté le modèle de police communautaire à des fins d’organisation, la première mise en œuvre de la «police communautaire» du modèle de Peel n’a pas eu lieu jusqu’à ce que les jours de révoltes d’esclaves et les « patrouilles esclaves. »virent le jour. Quand des révoltés comme Nat Turner et John Brown, quand de plus en plus d’êtres humains, gardés en captivité forcée et au travail, ont pris les risques de fuir pour la liberté des Etats du Nord.
Beaucoup de services de police aux Etats-Unis aujourd’hui, tentent de citer anachroniquement leurs origines beaucoup plus tôt. La U.S. Parks Police prétendent avoir été mis en place en 1791; la U.S. Mint Police en 1792. Mais c’était des gardes, la police non professionnel de la communauté.  » la Police « , comme nous en sommes venus à comprendre, n’existait pas en ces jours, en uniforme, les employés de l’État.
Le département de police de Philadelphie affirme avoir été établi en 1751, mais – encore une fois – il n’y avait pas de patrouilles de police de Philadelphie dans les années 1700, il y avait quelque chose de beaucoup plus proche de ce que nous considérons aujourd’hui comme des détectives. Il n’y avait tout simplement pas de concept de  » police » dans le sens des communautés qui patrouillent. Bien que largement documenté et facilement vérifiables, cette réalité historique simple, semble si exagérée, que beaucoup de ceux qui ne la connaissent pas la considére comme une théorie du complot. Et pourtant, voilà ce qui est enseigné dans tous les cours d’université de justice pénale.
Les institutions avaient des gardes, et la communauté avaient des détectives pour enquêter sur les crimes. En fait, dans les années 1800, bien avant que le modèle de Peel des services de police ait fait son apparition au États-Unis la société de sécurité privée Pinkerton dépassait le nombre de soldats dans l’armée des Etats-Unis. Même alors, ils ne patrouillaient pas les communautés à la recherche pour des crimes en cours ou crimes qui pourraient théoriquement être commis à l’avenir. Ce modèle «Bobbie» était quelque chose que personne n’a jamais conçu aux Etats-Unis. Mais une fois qu’il a été mis en œuvre dans le Royaume-Uni, il fait son chemin et se répandit comme une traînée de poudre dans le États-Unis du Sud, sous la forme de patrouilles d’esclaves.
Victor E. Kappeler, Ph.D écrit ce qui suit dans “A Brief History of Slavery and the Origins of American Policing” :

La naissance et le développement de la police américaine peut être attribuée à une multitude de conditions historiques, juridiques et politico-économiques. L’institution de l’esclavage et le contrôle des minorités, cependant, étaient deux des caractéristiques historiques plus redoutables de la société américaine de mise en forme de police tôt. patrouilles esclaves et les gardes de nuit , qui est devenu plus tard les services de police modernes, ont tous deux été conçus pour contrôler les comportements des minorités. Par exemple, les colons de Nouvelle-Angleterre nommés gendarmes d’indiens à la Native Americans Police(Association nationale Constable, 1995), la police de Saint-Louis ont été créées pour protéger les résidents contre les Amérindiens dans cette ville frontière, et de nombreux services de police du sud ont commencé comme patrouilles d’esclaves. En 1704, la colonie de la Caroline développé première patrouille esclave de la nation. patrouilles esclaves ont aidé à maintenir l’ordre économique et d’aider les riches propriétaires terriens dans la récupération et de punir les esclaves qui étaient considérés comme essentiellement des biens.

Kappeler note que des savants tels que Turner, Giacopassi et Vandiver soutiennent tous cette thèse de la police américaine émergeant de patrouilles d’esclaves, en expliquant que « la littérature établit clairement qu’un système d’application de la loi sanctionnée par la loi existait en Amérique avant la guerre civile dans le but exprès de contrôle la population esclave et de protéger les intérêts des propriétaires d’esclaves. Les similitudes entre les patrouilles des esclaves et la police américaine moderne sont trop saillantes pour être rejeter ou ignorer. Par conséquent, la patrouille esclave doit être considéré comme un précurseur de l’application moderne de la loi américaine « .

Ce que nous connaissons aujourd’hui aux Etats-Unis comme « police » peut être directement attribuée à des patrouilles d’esclaves. En fait, ne serait-ce pas pour cette perception, ce «besoin» d’attraper les esclaves fugitifs et écraser les révoltes d’esclaves? Est-ce que cela rend clair le fait que la police est là pour faire respecter le racisme systémique et systématique?



Source : CounterCurrentNews.com.


Traduit par la Team OJAL 




7 Arts martiaux Africains méconnus

  De nombreux arts martiaux existent sur le continent ou dans la diaspora noir comme en Haiti avec le Tiré Machèt.

Voici ceux que nous voulons vous proposer dans cet article:

Dambe


Selon Slate, « le Dambe a été historiquement pratiquée par la corporation des bouchers haoussa autour de la saison des récoltes ou le temps du festival et a été considéré comme un test de bravoure, un rite de passage pour le mariage, ou de la préparation à la guerre. »  Ce style de boxe d’Afrique de l’Ouest est extrêmement populaire au Nigeria, au sud du Niger et du Tchad, où les boxeurs se battent avec une seule main. Dans cet art martial, la main forte du boxeur est recouvert d’une pellicule et a appelé la lance. L’autre main est libre et est appellée  bouclier. Boxer se pratique ainsi. Chaque match a trois tours et les boxeurs doivent frapper leur adversaire dans ce laps de temps.


 La Lutte Traditionnelle



La lutte traditionnelle est un type ouest-africain de combats qui est couramment pratiqué au Nigeria, au Sénégal, au Niger, au Burkina Faso, le Togo et la Gambie. Le but de cette forme de lutte est de sortir votre adversaire à l’extérieur d’un anneau. Ils peuvent également être renversés. Le sport a des variations qui incluent le poinçonnage dans certains pays. Comme l’art martial a évolué, il y a maintenant des compétitions internationales.



Engolo ou Ngolo


Engolo est pratiquée autour de la zone de la rivière Cunene en Angola du Sud. Certains historiens ont dit que ce style de combat fait partie d’un rite de passage pour les jeunes des tribus situées dans la région. Ce style d’art martial repose sur le mouvement des jambes. Boxer et le balayage de jambe sont une partie essentielle pour mettre à terre votre adversaire. On croit que ce style a été transporté à travers la diaspora africaine sous la forme d’arts martiaux brésiliens et notamment la capoeira.


Istunka


Il y a un festival à Afgooye, en Somalie pour la nouvelle année somalienne où ces simulations de combats ont lieu. Dans les années passées, les hommes utilisaient des armes réelles et mettaient des armures pour combattre, cependant, maintenant des bâtons sont utilisés. Le style de combat actuel a été créé depuis le 17ème siècle à l’époque du Sultanat de Geledi en Somalie. 


Musangwe


Le Musangwe est une forme sud-africaine de combats de poing et de boxe à mains nues. Le peuple Venda, qui comprend divers groupes culturels, ont pratiqué cet art martial depuis des siècles. Les combats ont eu lieu dans la vallée de Chifude depuis sa création.

La Lutte Nuba


Ce style populaire de la lutte vient du sud du Soudan. Les Nuba ont été aux prises depuis des siècles et comme d’autres formes de lutte, l’objectif est de mettre votre adversaire sur le dos. Historiquement, les lutteurs se battaient nus, mais maintenant il est plus fréquent de se battre en short et t-shirts. Les lutteurs les plus jeunes sont formés par d’anciens champions, par la création d’un système de communauté et de partage des talents. La plupart des tournois ont lieu lors de la plantation et de récolte des festivals.

Tahtib



Cet art martial de lutte à bâton originaire d’Afrique du Nord et remonte à l’Ancien Empire de l’Égypte ancienne ou Kemet. Les reliefs du site archéologique d’Abousir montre la danse du bâton en détail. Les combattants ont utilisé un bâton de quatre pieds appelé Asa, Asaya, Assaya ou Nabboot pendant que l’on jouait de la musique. Ce style de combat a joué un rôle dans la formation des soldats égyptiens, avec tir à l’arc et de la lutte. « Loin au sud du Nil est l’Ethiopie, qui abrite le bâton agressif art de combat du peuple Suri« , rapporte Vice. Ce style d’art martial peut être vu dans différentes zones géographiques. 


Source : AtlantaBlackStar.com

Traduit par la Team OJAL 


 
 

Souvenons-nous de Muhammad Ali : 10 de ses citations les plus insolentes contre la racisme systémique

Ali au sujet de la suprématie blanche

 
 
« Comment peuvent-ils dire que ma religion, l’islam est une religion « de la haine raciale » après tout le pillage, l’asservissement et la domination de mon peuple par les chrétiens blancs au nom de la suprématie blanche ? « 
 
 

Ali au sujet du fait de ne Jamais transcender sa race

 
 
« Je suis revenu à Louisville après les Jeux Olympiques avec ma médaille d’or brillante. Nous sommes allés dans un petit restaurant où les noirs ne pouvaient pas manger. Je pensais que je les avais mis à l’honneur. Je me suis assis et j’ai demandé un repas. Le champion olympique portant sa médaille d’or. Ils ont dit, «Nous ne servons pas de nègres ici.» J’ai répondu : «Ça va, je ne les mange pas», mais ils m’ont mis à la porte. Je suis donc allé à la rivière, la rivière Ohio, et j’y ai jeté ma médaille d’or. »

Sur La guerre du Vietnam

 
« Pourquoi devraient-ils me demander de mettre un uniforme et d’aller à dix mille miles de chez moi et balancer des bombes et des balles sur les personnes basanées au Vietnam tandis que les prétendu nègres à Louisville sont traités comme des chiens et privés de leurs droits humains élémentaire ? »

Ali au sujet du projet de la guerre du Vietnam

 
« C’est le jour où de tels maux doivent prendre fin. On m’a averti que prendre une telle position me coûterait des millions de dollars. Mais je l’ai dit une fois et je le redirais à nouveau. Le véritable ennemi de mon peuple est ici. Je ne vais pas déshonorer ma religion, mon peuple ou moi-même en devenant un outil pour asservir ceux qui se battent pour leur propre justice, leur liberté et leur égalité. Si je pensais que la guerre pouvait apporter la liberté et l’égalité à 22 millions des miens, ils n’auraient pas à me préparer, je m’enrôlerais demain. Je n’ai rien à perdre en défendant mes convictions. Alors je vais aller en prison, alors quoi? Nous avons été en prison pendant 400 ans ». 

Au sujet de son changement de nom

 
« Cassius Clay est un nom que les Blancs ont donné à mon ancêtre esclave. Maintenant que je suis libre, que je n’appartiens plus à personne, que je ne suis plus un esclave, je leur ai rendu leur nom de blanc, et j’en ai choisi un beau nom africain. » 

Ali se réclamant de l’Afrique

 
« Hier soir, j’ai fait un rêve. Quand je suis arrivé en Afrique, Il y eut un enfer d’un grondement. J’ai du d’abord botter le derrière de Tarzan, pour prétendre être roi de la jungle « . 

Sur le fait d’être noir et fier

 
« Je suis l’Amérique. Je suis la partie que vous ne reconnaissez pas. Mais vous vous êtes habitués à moi. Noir, confiant, arrogant; mon nom, pas le vôtre; ma religion, pas la vôtre; mes objectifs, les miens; habituez vous à moi. »

Au sujet du salut du peuple Noir

 
« La lutte pour elle-même ne me intéresse plus. Je veux aider les gens, les Noirs et j’ai besoin de tout types de médias pour diffuser ma pensée: Dieu, la charité, la paix ». 

Ali au sujet de son héritage

 
« Je vais vous dire comment je voudrais qu’on se souvienne de moi: Comme un homme noir qui a remporté le titre des poids lourds, qui avait de l’humour et qui n’a jamais baissé les yeux devant ceux qui le regardaient de haut. Un homme qui s’est levé pour la liberté, la justice et l’égalité. Et ça ne me dérangerait pas si les gens oublient à quel point j’étais beau ».


Au sujet de la fin de la négrophobie

 
 
« Personne n’a à me dire que c’est une affaire sérieuse. Je ne me bats pas contre un seul homme. Je me bats contre de nombreux hommes, en montrant à beaucoup d’entre eux, qu’il y a un homme qu’ils ne pouvaient pas vaincre, ne pouvait pas conquérir. Ma mission est d’apporter la liberté à 30 millions de Noirs« . 

 

Source : http://atlantablackstar.com/

Traduction : #TeamOjal

Amanishakheto, Reine guerrière de Nubie : 6 faits fascinants à son sujet

C’est une souveraine nubienne oubliée


On sait très peu de choses à propos de la remarquable reine (Kandake) Amanishaketo de Méroé, (Soudan actuel). Les détails au sujet de sa date de naissance, de l’homme qu’elle a pu épouser, de l’état de la Nubie durant son règne sont des faits qui sont tombés dans l’oubli. Cependant, il existe des artefacts qui nous donnent une idée de qui elle fût. Ses hiéroglyphes restants affirment que son nom est Amanishaket ou Amanikasheto ou Mniskhte en hiéroglyphes méroïtiques.


C’était une reine guerrière


On pense qu’Amanishaketo régna sur la Nubie de 10 à 1 avant notre ère. Au cours de son règne, elle suivit les traces d’une ancienne reine guerrière Amanirenas, menant les troupes avec son arc à la main. On prétend quelle était borgne et qu’elle était de grande taille. Lorsque les Romains brisèrent le traité de paix assurant qu’ils ne tenteraient pas d’envahir la Nubie, Amanishaketo conduisit elle-même la défense de la nation et conjura l’armée romaine envoyé par Auguste.


Elle possédait la richesse et l’or


Amanishaketo était la souveraine d’un royaume riche qui produisait la majorité de l’or de l’Égypte ancienne (Kmt). A l’intérieur de sa tombe, la reine guerrière avait une variété de bracelets en or, bagues, colliers et de couronnes qui furent volés par des chasseurs de trésors et dont certains furent récupérés puis plus tard conservés dans des musées.

« Kush a été l’une des premières civilisations à prendre racine dans la vallée du Nil« , écrit Dan Morrison dans le National Geographic.

En fait, Salah Mohammed Ahmed, le chef de l’agence des antiquités  du Soudan, suggère que la présence d’or dans cette région africaine pourrait avoir été l’une des principales raisons de la colonisation du Soudan par les anciens Égyptiens.


Elle Pratiquait une religion similaire aux anciens Égyptiens


Amanishaketo et de nombreux Nubiens pratiquaient un système spirituel semblable aux anciens Égyptiens. Ses anneaux représentent les dieux Amon et Anubis. La proximité des Égyptiens et des Nubiens, les rapports constants entre eux et leur dépendance économique les uns envers les autres peuvent être les raisons pour lesquelles ils partageaient les mêmes dieux.


C’était une bâtisseuse de pyramides


Au cours de son règne, Amanishaketo aurait supervisé la construction d’un grand nombre des pyramides du site de Wad ban Naqa qui servait de siège du royaume nubien/kushite. Les vestiges de son palais sont encore visible sur ce site. Son palais était parée d’or, de hauts piliers, de hiéroglyphes, et possédait environ 40 chambres. Il y a environ 12 pyramides sur le site. Au cours des dernières décennies, le site est devenu un nouveau lieu d’exploration pour les archéologues occidentaux.


Sa pyramide fut pillée et détruite par les Européens


En 1834, le chasseur de trésor italien Giuseppe Ferlini est venu à Méroé à la recherche de richesses rares. A son époque, en tant que chasseur de trésor, il a détruit environ 40 pyramides ainsi que des milliers d’années d’histoire africaine. Malheureusement, il a détruit le sommet de la pyramide N6 qui servait de tombeau à Amanishaketo. Ce qui rend la situation encore plus terrible, c’est que la pyramide était parfaitement intacte. Les trésors qu’il trouva sont maintenant détenus par divers musées, dont le Musée égyptien de Berlin.


Source : http://atlantablackstar.com

Traduction : #TeamOjal



6 théories scientifiques et autres faits relatifs à l’origine des européens qui contredisent le mythe de la suprématie blanche

Les premières européens n’étaient pas blancs


Un portraitiste judiciaire en collaboration avec la BBC pour un rapport spécial, a démêlé l’un des plus grands mythes de la suprématie blanche. Richard Neave a utilisé des fragments d’os anciens pouvant être âgés de 36 000 ans afin de créer ce qui est considéré comme l’une des représentations les plus précises des premiers européens. l »individu résultant, cependant, révéla le visage d’un africain sub-saharien plutôt que celui d’un blanc.


Il n’y avait pas de blancs en Europe il y a encore quelques milliers d’années


Les Blancs cherchent souvent à s’enraciner profondément dans l’Histoire, mais une équipe de scientifiques a récemment découvert que la probabilité que les blancs existent depuis aussi longtemps que les autres races s’étendait de « mince » à « aucun« . Selon Gary Leupp, professeur d’histoire à l’Université Tufts: 

«La nouvelle recherche soutient la théorie selon laquelle la propagation de l’agriculture en Europe il y a seulement environ 6 000 ans a favorisé la survie des personnes atteintes de la mutation génétique produisant une peau claire.» 


Cela suggère finalement que « les blancs en d’Europe » sont peut-être seulement apparu il y a tout juste 7000 ans.


La blondeur ne provient pas des blancs


On a souvent attribué les cheveux blonds ont comme faisant parti du «patrimoine génétique des Européens», cependant la recherche suggère que la mutation génétique qui provoque la blondeur s’est en fait formé indépendamment de toutes les barrières raciales. « Une nouvelle étude pointe plutôt du doigt une mutation aléatoire, ce qui suggère que les cheveux blonds ont évolué indépendamment au moins deux fois dans l’histoire humaine« , révèle un de 2012 par le magazine Science. Sean Myles, un généticien au Nova Scotia Agricultural College au Canada, a expliqué que les nouveaux résultats « aident à déconstruire une vision eurocentrique du monde dans la réflexion sur où les cheveux blonds vient.« 


Les yeux bleus ne proviennent pas des Blancs


En dépit d’une croyance générale selon laquelle les Blancs sont les porteurs originaux du des yeux bleus, un rapport par le National Geographic révèle l’existence d’une momie aux yeux bleus découverte par des archéologues travaillant sur les ruines Huaca Pucllana au Pérou. Une équipe de chercheurs de l’Université de Copenhague a également dévoilé que le premier ancêtre commun de ceux qui ont des yeux bleus était probablement un homme à la peau sombre né récemment, entre – 4000 et – 8000 ans dans une région proche de la mer Noire. Le garçon sur la photo ci-dessus est, peut-être, le meilleur exemple d’africain noir, non-mulâtre, non albinos, aux yeux bleus.


Beaucoup d’européens des montagnes du Caucase ont des origines négro-africaine



Le nom même de « race blanche » provient de la croyance de Johann F. Blumenbach, un anthropologue allemand du XIX° siècle, pour qui les Blancs les plus purs sont originaires des montagnes du Caucase. Il se trouve, cependant, que ces gens sont loin d’être des Blancs « purs ». Bon nombre des peuples qui provenaient des montagnes du Caucase ont effectivement été classé comme noirs dans l’antiquité et avait des liens étroits avec leurs origines négro-africaine », selon le African American Heritage Study Bible.


Les personnes classées comme blanche n’étaient pas présentes à l’aube de la civilisation



Malgré la croyance selon laquelle la civilisation a commencé avec la race blanche, il existe de nombreuses preuves suggérant que les blancs ne sont pas sur Terre depuis assez longtemps pour avoir produit la Civilisation. « Nous pensions tous que Caucasiens signifiait la soi-disant race blanche, (en fait une tribu de couleur rose pâle d’Asie centrale) qui aujourd’hui dominent l’Europe, l’Amérique et le reste du monde« , un article de Africa Ressource à propos de la recherche moderne suggère que la « race blanche » n’a seulement que quelques milliers d’années et qu’elle est beaucoup plus jeune que les autres cultures. « Cette tribu était la dernière tribu civilisée de l’humanité, mais elle prétend être la première nation du monde.« 


Source : http://atlantablackstar.com/

Traduction #TeamOjal


7 Noirs qui eurent un immense impact sur la civilisation et la culture gréco-romaine

Imhotep


En Egypte ancienne (ou Kmt), Hippocrate (460 -370 av JC), le médecin grec que l’occident considère comme le «père de la médecine », tire sa connaissance des maladies d’Imothep  ( 2650 -2600 av JC ), le savant égyptien qui établit la médecine diagnostique environ 2.500 ans plus tôt. Cet homme à la fois prêtre, astronome et médecin fut décrit comme «la première figure de médecine se démarquant clairement dans les brumes de l’antiquité» par le pionnier médical britannique William Osler.

Publius Terentius Afer


Publius Terentius Afer (190-158 av JC) ou Terence est né à Carthage, mais fut envoyé à Rome comme esclave. Il fut affranchi grâce à ses talents d’écriture extraordinaires. Il écrivit six pièces qui, selon l’historien de renom Runoko Rashidi, furent lu avec beaucoup d’intérêt par d’autres grands écrivains tels que Miguel de Cervantes, William Shakespeare, Molière, Jules César, Marcus Tullius Cicéron et Horace.

Il est hautement considéré par certains comme l’un des plus grands humanistes de tous les temps et est célèbre pour avoir écrit ces lignes: «Je suis un homme, et je pense que rien d’humain ne m’est étranger» et «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir».



Marcus Cornelius Fronto


Marcus Fronto (95 – 160 ap JC) était un autre écrivain africain exceptionnel qui contribua à l’avancement de la civilisation gréco-romaine. Fronto est né citoyen romain dans la capitale numide Cirta, mais il se décrit comme «un libyen des Nomades libyens ». Ses talents d’orateur et de rhéteur furent grandement admirés par ses contemporains.

Formé à Rome, il fut rapidement reconnu comme un avocat et orateur que seul Cicéron dépassait. Il amassa une grande fortune, érigea des bâtiments magnifiques et acheta les célèbres jardins de Mécène. L’Empereur romain Antonin le Pieux, ayant eu vent de sa gloire, le nomma tuteur à ses fils adoptifs Marc Aurèle et Lucius Verus.



Lucius Apuleius

Lucius Apulée (124-180 ap. JC), dont le travail le plus célèbre est son roman L’Âne d’or, ou Métamorphoses, est encore un autre écrivain africain qui laissa une empreinte importante dans la culture gréco-romaine. 

Apulée est né à Madaurus, en Numidie (Algérie actuelle), sur la côte nord-africaine. Le Dieu de Socrate est une autre de ses œuvres. L’âne d’or est le seul roman latin qui a survécu dans son intégralité et se termine avec le héros, également nommé Lucius, secouru par la déesse africaine Isis.


Lusius Quietus


Lusius Quietus (98-117 ap JC) est connu comme l’un des plus grands généraux de Rome et il fut nommé par l’empereur romain Trajan comme son successeur. Selon Rashidi, il était d’origine purement  africaine, décrit comme un «homme de race maure et considéré comme le plus habile soldat de l’armée romaine ».

Quietus et d’autres soldats africains défendirent les Daciens. De plus, lorsque les Juifs se révoltèrent, Trajan envoya Quietus pour réprimer la révolte, ce qu’il fit avec une extrême sévérité. Les Juifs appelèrent la rébellion « La guerre de Quietus. »


Quintus Tertullianus

Quintus Septimius Florens Tertullianus ou Tertullien (160 – 225 ap. JC) était un auteur africain, chrétien, prolifique né à Carthage. Il écrivait le grec et le latin couramment. Il est le premier auteur de l’église à faire du latin la langue du christianisme.

Tertullien fut également l’un des premiers et des plus notables apologistes chrétiens de son temps et il est considéré par certains comme «le père du christianisme latin» et «le fondateur de la théologie occidentale».

Severus Septimius

Septime Sévère (11 Avril 145 – 4 février 211), également connu sous le nom de Severus, a pris le pouvoir après la mort de l’empereur Pertinax en 193 au cours de l’année des Cinq Empereurs. Severus est né à Leptis Magna dans la province romaine d’Afrique.
En 203 après Jésus-Christ, Severus avait une arche massive construite dans le forum impérial. Selon Rashidi, ce monument est considéré comme l’une des plus importantes arches de triomphe d’Italie. «on dit même que Septime a construit un tombeau de marbre pour Hannibal Barca ( la nemesis africaine de la Rome antique). En effet, en vertu de ses propres origines africaines, Severus fut dénommé « la vengeance d’Hannibal »», a ajouté Rashidi.
Après avoir régné pendant plus de 17 ans, Severus décéda au cours d’une campagne militaire à York dans le nord de la Grande-Bretagne, le 4 février, 211. Il fut le dernier empereur romain à mourir de causes naturelles depuis presque 100 ans.

Source : http://atlantablackstar.com

Traduction #TeamOjal

Africains en Asie durant l’âge de l’esclavage: révoltes et résistances

Une chose que nous n’avons pas fait et que nous ne ferons pas, c’est de faire commencer notre enquête sur la présence millénaire des africains en Asie liée à l’esclavage. En effet, nous pensons que le plus grand crime que nous pouvons commettre, c’est d’enseigner à nos enfants que leur histoire commence avec l’invasion, l’esclavage et la colonisation. Notre travail ici se distingue donc des travaux d’autres chercheurs de la diaspora. De nombreux chercheurs insistent sur l’examen de la diaspora africaine seulement du point de vue de l’esclavage, et utilisent cette fondation comme base pour toutes choses.
L’histoire de la présence africaine dans l’antiquité asiatique serait incomplète sans un exposé sur le rôle des africains en tant que serviteur et esclave. Le sujet de l’esclavage africain où que ce soit est clairement la plus sensible et délicate des questions historiques, et trop souvent d’aucuns affirment que les grands migrations internationales africaines ne produisirent que sous le couvert de l’esclavage.
De toute évidence, comme nous l’avons déjà vu, cela ne fut pas le cas. Afin de développer une compréhension globale de l’histoire millénaire des africains en Asie, l’aspect de la servitude doit être objectivement examiné, mais cela peut être pénible. Ce qu’il est important de souligner dans ce contexte, c’est que la période de l’esclavage africain dans les pays d’Asie ne représente qu’une partie d’une histoire beaucoup plus large.
La période de servitude est, en fait, éclipsée par les siècles de gloire noire et la splendeur dans le passé de l’Asie, et que, même des esclaves et des affranchis du peuple noir en Asie se sont distingués à maintes reprises dans une variété de rôles et d’apparences et formes.

La question de la servitude africaine en Asie est intimement liée à la rapide propagation de l’Islam dans les régions ouest et sud du continent où, avec le succès des conquêtes arabes, un grand nombre des «mécréants» vaincus de toutes races sont tombées aux mains des musulmans et furent dispersés à travers les terres qu’ils dominaient. Bien que l’esclavage ne fût pas exclusivement limité aux Noirs, le nombre croissant d’esclaves africains dans les pays musulmans devint si disproportionnée que dans le temps le mot arabe « abd », ce qui signifie esclave, est devenu applicable aux seuls Noirs. Et les communautés de descendants de ces esclaves sont dispersées dans toute l’Asie du Sud. 
On estime que jusqu’à 11 millions d’Africains furent emmenés d’Afrique et déportés vers la Turquie, la Syrie, la Jordanie, la péninsule arabique, le golfe Persique, l’Irak, l’Iran, le Pakistan et l’Inde. De tous les territoires d’Asie occidentale, ce fut sans doute en Mésopotamie, ou en Irak, que la présence africaine se manifestait le plus.
Il convient également de souligner que les esclaves noirs d’Asie ne sont pas tous originaire d’Afrique. Au cours des 14ème et 15ème siècles, par exemple, le sultanat musulman indonésien de Tidore faisait de nombreux raids pour se fournir en esclaves, le long des côtes de la Nouvelle-Guinée, le transport de leurs captifs noirs aux marchés d’esclaves de Chine, de Turquie et d’Irak. Ce fut apparemment au cours de cette période que le terme Papou « Malay » (littéralement « crépus cheveux ») est devenu synonyme d’esclave.


LA RÉVOLTE DES NOIRS


La période de servitude africaine est éclipsée par les magnifiques civilisations africaines pluriséculaires, la gloire et la splendeur, pas uniquement en Afrique même, mais dans l’ensemble de la communauté africaine mondiale, y compris en Irak antique.
Ce fut en Irak où les plus grandes révoltes d’esclaves africains se produisirent. Là-bas, il y a plus d’un millénaire, furent rassemblés des dizaines de milliers de travailleurs captifs venus d’Afrique orientale appelés Zanj. Ces Africains, du Kenya, de Tanzanie, d’Ethiopie, du Malawi et de Zanzibar (une île au large des côtes tanzanienne qui contient la racine Zanj dans son nom) et d’autres parties d’Afrique de l’Est, travaillaient dans les marais salants humides du sud de l’Irak dans des conditions d’extrême misère. Mal nourris avec de petites rations de farine, de semoule et de dates, ils étaient régulièrement en conflit avec le système esclavagiste irakien.
Conscients de leur grand nombre et des conditions de travail oppressives, les Zanj se rebellèrent à au moins trois occasions entre les VII° et IX° siècles. La plus grande de ces rébellions dura quinze ans, entre 868 à 883, durant celle-ci les Africains infligèrent défaites après défaites aux armées arabes envoyées pour réprimer leur révolte. Cette rébellion est connue historiquement dans l’histoire arabe et persane comme la Révolte des Zanj (ou la révolte des Noirs). En l’an 871, les Zanj pillèrent Bassorah, en Irak.
Il est important de souligner que les forces Zanj furent rapidement rejointes par des défections à grande échelle de soldats noirs au service du Califat Abbasside à Bagdad. Les rebelles eux-mêmes, endurcis par de nombreuses années de traitement brutal, rendirent à leurs anciens maîtres la monnaie de leur pièce en nature, et on les dit responsables de grands massacres dans les territoires sous leur domination.
A son apogée, la révolte Zanj se répandit jusqu’en Iran et avança à soixante-dix miles de Bagdad elle-même. Les Zanj construisirent même leur propre capital, appelée Moktara (la Ville élue), qui couvrait une grande surface et a prospéra pendant plusieurs années. Ils frappaient leur propre monnaie et dominaient de manière effective l’Irak du Sud. La rébellion des Zanj fut finalement réprimée uniquement grâce à l’intervention de grandes armées arabes et l’offre lucrative d’amnistie et de récompenses à tous les rebelles qui choisiraient de se rendre.
Les peuples africains ont toujours défié l’oppression, et la « Révolte des Noirs » est une page glorieuse de l’histoire africaine et des mouvements de résistance noirs. Grâce à cette révolte, un épisode relativement peu connu dans une partie du monde que certains d’entre nous, jusqu’à très récemment considéraient comme étrangère et étrange, nous voyons des africains agissant comme ils l’ont toujours fait, c’est-à-dire affirmer leur dignité fondamentale et essentielle et se lever pour revendiquer leurs droits humains inaliénables.

~ Runoko Rashidi

Traduction #TeamOjal

13 citations racistes de Gandhi à propos des Noirs.

Toutes les citations sont des citations directes du livre The Collected Works of Mahatma Gandhi. Elles sont prises à partir de ses écrits et ses déclarations au cours des années qu’il a passées à travailler comme avocat en Afrique du Sud, avant de retourner en Inde en 1915 pour lutter pour l’indépendance.

Ghandi à l’age de 19 ans


Remarque: « kaffir »[ou caffre] est un terme offensant en Afrique du Sud considérés à égalité avec « nigger » aux États-Unis, mais à l’époque de Gandhi certains historiens affirment qu’il était considéré comme plus neutre.

1 Les Indiens tirés vers le bas par les Kaffirs.


Ghandi en Afrique du Sud


Avant le 19 décembre 1894: 

« Une croyance générale semble prévaloir dans la colonie que les Indiens sont un peu mieux, voire beaucoup mieux, que des sauvages ou les indigènes d’Afrique. Même les enfants ont appris à croire de cette mode, avec le résultat que l’Indien est rabaissé vis-à-vis de la position d’un Kaffir à l’état brut ».



2 Les kaffirs passent leur vie dans ‘indolence et la nudité’.


26 septembre 1896: 

« Le notre est un combat continuel contre une dégradation recherchée à être infligée sur nous par les Européens, qui désirent nous dégrader au niveau du Kaffir dont la premières occupation est la chasse, et dont la seule ambition est de recueillir un certain nombre de bétail pour acheter une femme avec et puis, passer sa vie dans la paresse et dans la nudité. »


3 Les Kaffirs ne veulent pas travailler.



26 octobre 1896: 

« Il y a eu un texte d’application à Durban qui exige l’enregistrement des serviteurs de couleur. Cette règle peut être, et est nécessaire pour les Kaffirs qui ne veulent pas travailler, mais absolument inutile à l’égard des Indiens. La politique général est d’assimiler l’Indien avec le Kaffirs chaque fois que c’est possible. »

4 Les Indiens ‘infiniment supérieurs Aux Kaffirs’.



Avant le 27 mai 1899: 

« Votre pétitionnaire a vu l’emplacement destiné à être utilisé par les Indiens. Il les placerait, sans aucun doute infiniment supérieur aux kaffirs, à proximité de ces derniers.»


5 Les Indiens ne devraient pas être imposés de la même manière que les Kaffirs.


Corps des ambulanciers indiens durant la guerre des Boers (Ghandi est au milieu, le cinquième en partant de la gauche.


24 mai 1903: 

«La taxe de 3 £ est simplement une pénalité d’avoir à porter la peau brune et il semblerait que, alors les kaffirs sont imposés parce qu’ils ne travaillent pas du tout ou suffisamment pas, nous sommes taxés évidemment parce que nous travaillons trop , la seule chose en commun entre les deux étant l’absence avoir la peau blanche ».


6 Les Indiens sont forcés de vivre avec trop de Kaffirs.



11 février 1904: 

« Je me permets de vous écrire au sujet de l’état choquant du Lieu de vie indien. Les chambres semblent être surpeuplées au-delà de toute description. Le service sanitaire est très irrégulier, et la plupart des résidents de l’endroit ont été à mon bureau pour se plaindre que l’état sanitaire est bien pire qu’avant. Il y a, aussi, une très grosse population Kaffirs dans le lieu pour lequel il n’y a vraiment pas de mandat. »



7 Les calamités à venir pour Johannesburg.


Ghandi avec des amis


15 février 1904: 

«Je suis convaincu que chaque minute perdue en la matière accélère simplement une calamité pour Johannesburg et que, grâce à absolument aucune faute des Indiens britanniques. Pourquoi, de tous les lieux à Johannesburg, l’emplacement indien devrait être choisi pour être vers le bas où tout les kaffirs de la ville passent? Cela dérange ma compréhension ».



8 Pas de métissage entre Kaffirs et Indiens.


Ghandi au Royaume-Uni
15 février 1904: 

« Bien sûr, dans ma proposition, le conseil municipal doit retirer les Kaffirs de l’emplacement. À propos du mélange des Kaffirs avec les Indiens, je dois avouer que je leressens très fortement. Je pense qu’il est très injuste pour la population indienne et il y a même une taxe indue sur la patience proverbiale de mes compatriotes. »


9- Les Kaffirs sont moins avancées.



9 septembre 1906: 

« Même la demi-castes et kaffirs, qui sont moins avancés que nous, ont résisté au gouvernement. La loi de passage s’applique à eux aussi, mais ils ne prennent pas des laissez-passer. »


10 Les policier Kaffirs peuvent-ils interpeller des Indiens?


Ghandi et son frère


4 juin 1907: 

« Sommes-nous censés être des voleurs ou des Flibustiers que même un policier kaffir peut nous interpeller et nous détenir partout où nous voulons aller? »







11- Les Kaffirs peuvent être satisfaits avec des jouets et des épingles.








2 février 1908: 

« Les dirigeants britanniques nous emmènent à être si humble et ignorant qu’ils supposent que, comme les kaffirs qui peuvent être satisfaits avec des jouets et des épingles, nous pouvons aussi être leurrés par des bibelots. »







12 Les kaffirs sont des animaux non civilisés.


3 juillet 1907: 

« Les kaffir sont en règle générale non civilisés – ils sont condamnés plus encore. Ils sont gênants, très sales et vivent presque comme des animaux. Chaque salle communecontient près de 50 à 60 d’entre eux. Ils commencent souvent les disputes et se battent entre eux. Le lecteur peut facilement imaginer le sort du pauvre Indien jeté en cette compagnie là ! »


13 Les Indiens doivent se tenir loin des femmes Kaffirs.



2 décembre 1910: 

« Certains Indiens ont des relations avec les femmes kaffirs. Je pense que de tels relations sont un grand danger. Les Indiens feraient bien de les éviter « .




Traduit par #Team Ojal

Source: Atlantablackstar