Juan José Nieto Gil, 14ème président de Colombie de janvier à juillet 1861
Un homme ambitieux
Source : – Gonzalo Guillen, « Colombia borró de la historia a su único presidente negro », dans El Nuevo Herald
Source : – Gonzalo Guillen, « Colombia borró de la historia a su único presidente negro », dans El Nuevo Herald
Oney Judge était une esclave qui vivait sur la plantation de George et Martha Washington. Elle s’éclipsa une nuit à la fin de mai 1796 tandis que les Washington étaient en train de dîner. Elle fut caché par ses amis jusqu’à ce qu’elle puisse trouver un bateau en direction du nord.
Mammy Kate était une esclave qui travaillait sur la plantation du gouverneur de Géorgie Stephen Heard. Lorsque Heard fut capturé et retenu prisonnier pendant la Révolution américaine, Mammy Kate réussit à s’infiltrer et à faire sortir clandestinement Stephen Heard. Mammy Kate fut la première femme noire à être honoré en tant que un patriote de la Révolution américaine dans l’état de Géorgie.
Source : http://AtlantaBlackStar.com/
Traduit par la team OJAL
Deux Français d’origine africaine, l’un cinéaste afro-antillais, Karim Akadiri Soumaïla, et l’autre écrivain d’origine béninoise, Roger Sidokpohou, installés au Brésil, s’interrogent sur la question noire dans un pays où la communauté afro-brésilienne représente 54% de la population. Lepetitjournal.com consacre un dossier en trois parties qui se poursuit cette semaine sur la question du blanchissement de la population brésilienne et les mouvements de lutte pour une meilleure intégration sociale.
Karim Akadiri Soumaïla : Pour cette nouvelle ère d´industrialisation, pourquoi a-t-on fait venir en masse des travailleurs européens quand il suffisait peut-être d’intégrer et de former cette communauté afro brésilienne ? Y-avait-il une volonté de marginaliser les Afrodescendants en blanchissant la population brésilienne comme le disent certains historiens et ethnologues ?
Roger Sidokpohou : La marginalisation d´une communauté ou d´un groupe humain prend généralement sa source dans l’Histoire et la mémoire des peuples et finit par s´incruster dans leur inconscient collectif et leur vécu. Le Brésil sortait d’une longue période d´esclavage de près de quatre siècles ! Il faut parfois du temps pour que l´inconscient collectif se reformate sur une réalité nouvelle, celle de la liberté. En clair, l´équation noir = descendant d´esclave perdurait ! Par ailleurs, le début du 20e siècle en Europe représentait une période de menace de guerre et de grande pauvreté. Le Brésil avait besoin de nouvelle main d´oeuvre pour s´industrialiser.
Les immigrants, pour la plupart italiens et allemands, sont venus à la quête d’un nouvel eldorado ou pour se donner une autre chance de vie. Cela étant, et au-delà des raisons économiques, il y avait aussi, comme le rappellent en effet les historiens et les ethnologues, une propagande immigrationniste venant d´Europe, dont le projet était de « blanchir » le Brésil, au motif que cette jeune et désormais riche nation ne pouvait se faire avec une population majoritairement noire ou métisse. N´oubliez-pas que la pensée dominante en Europe (comme aux Etats-Unis) pendant ces quatre siècles, et même après l´abolition de l´esclavage, était l´infériorité décrétée de la race noire. Il fallait donc, comme on dit en portugais, « limpar o sangue » (nettoyer le sang) pour blanchir la population brésilienne par une immigration européenne massive. Cette immigration a, de ce fait, été largement facilitée, faisant de ces nouveaux brésiliens des citoyens à part entière, et reléguant, ipso facto, les descendants d´esclaves au rang de citoyens de seconde zone. Paradoxe de l´Histoire : le métissage et la diversité sont aujourd´hui des tendances lourdes… en Europe, et l´une des principales richesses actuelles… du Brésil !
Peut-on parler de deux héritages de politiques coloniales esclavagistes, l’une anglo-saxonne au Nord, qui serait plus séparatiste, et une autre, lusophone au Sud, plus axée sur un métissage forcé en l’absence de femmes européennes ?
En Amérique du Nord, le Mayflower et toute l´immigration de « caucasiens » qui a suivi étaient en familles entières qui n´avaient pas besoin d´apport extérieur pour se constituer : c´était donc un système d´Apartheid qui ne disait pas son nom, avec le Ku Klux Klan comme bras armé, notamment dans les Etats du Sud. L´idéologie était claire : suprématie de la race blanche, et donc ghettoïsation et discrimination de facto des noirs, mais également des Asiatiques, des Hispaniques. L´esclavage y sera aboli le 18 décembre 1865, mais la loi sur les droits civiques des noirs ne sera votée que le 2 juillet 1964, c´est-à-dire un siècle plus tard.
En Amérique du Sud en général, et au Brésil en particulier, les navigateurs et marins portugais ou espagnols étaient avant tout des « baroudeurs » en mission (souvent officielle, armée et financée par leurs Etats) pour découvrir de nouveaux mondes porteurs de nouvelles richesses. Convenez qu´une mission de cette nature ne se fait pas avec femmes et enfants à bord des caravelles !? A l’arrivée, il leur a donc fallu « s´adapter » et non vivre en camp retranché. Pour faire court, car cela mériterait un développement plus long, ceci explique les métissages qui se sont opérés très rapidement, je dirais, par la force des choses, avec les femmes indiennes et noires.
N’est-ce pas là une profonde explication sur le comportement de l’Afrodescendant Brésilien, un peu moins rebelle ou sanguinaire que son voisin Afrodescendant Américain qui lui a choisi la lutte armée et un conflit radical ?
Premièrement, je ne dirais pas que l’Afro-Brésilien est moins rebelle, ni que son frère afro-américain est plus sanguinaire, ou alors ce serait oublier Martin Luther King, partisan de la non-violence pour faire avancer la société nord-américaine vers plus de justice et d´égalité, ou Zumbi dos Palmares, plus radical dans la réappropriation des libertés des noirs. Deuxièmement, nous sommes dans deux configurations esclavagistes et sociologiques complètement différentes. Le Brésil est un pays métissé de fait, où il n´est pas rare de rencontrer au sein d´une même famille, toutes les couleurs de peau. Cela donne un peuple plus convivial que radical, où l´on retrouve des valeurs héritées des peuples du Golfe de Guinée, que l´observateur non averti qualifiera de gentillesse, mais qui sont en réalité une forme d´élégance dans le respect de l´autre. Cela s´appelle « Yèyi » au Bénin, « Ayèssi » au Nigéria, alors qu´au Togo voisin, on vous dira « E so mi sou » ! Des expressions différentes qui traduisent toutes la même vertu : donner de la considération à l´autre ! Voilà sans doute pourquoi vous ne démarrerez jamais une conversation au Brésil sans qu’on vous ait d´abord proposé de l´eau et du café : c’est tout simplement une autre manière de vivre ensemble !
Qu’est le Movimento negro unificado (MNU) et a-t-il eu une réelle influence sur l’intégration sociale et politique de l’Afro-Brésilien ?
« Il n’y a jamais eu d’avertissement public, de débat, ou du vote à propos de l’usage de cette surveillance invasive. Et aucune agence n’a présenté de politique d’utilisation qui limiterait la façon dont les outils seraient employés »
« Notre politique interne impose des limitations à tout développeur utilisant les données provenant de la plateforme Facebook. Si un développeur utilise nos données [d’utilisateurs] d’une façon non autorisée, alors nous prendrons des mesures rapides, et pourrons mettre un terme à notre partenariat si cela s’avère nécessaire. »
« Tenant compte des informations contenues dans le rapport de l’aclu, nous suspendons immédiatement l’accès commercial de Geofeedia aux données de Twitter. »
« Facebook et en particulier Twitter ont construit leurs marques sur le dos des utilisateurs noirs. Les directeurs généraux Marck Zuckerberg et Jack Dorsey ont ouvertement courtisé des organisateurs du Mouvement Black Lives Matter, pour qu’ils emploient leurs plateformes. On est en droit de se questionner sur le bien-fondé d’une telle sollicitation, surtout lorsqu’on connait le rôle joué par les outils de surveillance des réseaux sociaux, lors des arrestations d’activistes noirs»
Natacha Kampusch, qui a été enlevé à l’âge de 10 ans et détenu en captivité depuis 10 ans, a déclaré dans une interview en 2010 avec le journal The Guardian, qu’elle rejette l’étiquette «syndrome de Stockholm», expliquant qu’il ne prend pas en compte les choix rationnels des personnes faites dans des situations particulières. Ses mots étaient :
« Je trouve qu’il est très naturel que vous vous adaptiez et vous identifiez avec votre kidnappeur, surtout si vous passez beaucoup de temps avec cette personne. C’est le propre de l’empathie et de la communication. »
Elle a poursuivi en disant que:
« la recherche de la normalité dans le cadre d’un crime n’est pas un syndrome. C’est une stratégie de survie. »
La traite arabe orientale visait principalement les femmes africaines, maintenant un ratio de deux femmes pour chaque homme. Ces femmes et ces jeunes filles furent utilisés par les arabes et autres asiatiques comme concubines et servante.
Un esclavagiste musulman fut autorisé par la loi à la jouissance sexuelle sur ses femmes esclaves. Remplissant les harems des riches arabes, les femmes africaines mettaient au monde une foule d’enfants.
Cet abus des femmes africaines se poursuivra pendant près de 1200 ans.
La traite arabe au 19ème siècle était économiquement liée au commerce européen des Africains. De nouvelles possibilités d’exploitation furent fournis par le commerce transatlantique des esclaves et ce qui poussa les négriers arabes au surmenage.
Les Portugais (sur la côte swahili) en profitèrent directement et furent responsables d’un boom économique dans le commerce arabe. Pendant ce temps, sur la côte ouest-africaine, les Portugais rencontrèrent des marchands musulmans retranchés le long de la côte africaine jusqu’au golfe du Bénin. Ces esclavagistes européens découvrirent qu’ils pouvaient se faire énormément d’argent en transportant des esclaves africains d’un poste de traite à un autre, le long de la côte atlantique.
La rébellion des Zanj eut lieu près de la ville de Bassorah, situé dans le sud de l’Irak actuel, sur une période de quinze ans (869-883 apr. J.-C.). L’insurrection est censé avoir impliqué des esclaves africains (Zanj) qui furent initialement capturés dans la région des Grands Lacs et les régions plus au sud d’Afrique orientale.
Les propriétaires fonciers Basran avaient fait déporter plusieurs milliers de Zanj d’Afrique de l’Est dans le sud de l’Irak pour drainer les marais salants à l’est. Les propriétaires fonciers ont forcèrent les Zanj, qui généralement ne parlait pas l’arabe, à effectuer des taches pénibles en leur fournissant seulement la subsistance minimale. Ce dur traitement déclencha un soulèvement qui impliqua plus de 500 000 esclaves et hommes libres qui furent déportés à travers le monde musulman.
Selon certains historiens, l’islam interdit la mise en esclavage de musulmans libre, de sorte qu’il n’était dans l’intérêt des négriers arabes de convertir les africains à la religion musulmane. Puisque la conversion des esclaves africains à l’Islam leur accorderait plus de droits et réduisait le réservoir potentiel de personnes à asservir, les propagateurs de l’islam adoptèrent souvent une attitude prudente à l’égard du prosélytisme à l’égard des africains.
Pourtant, si un Africain se convertissait à l’islam, cela ne lui garantissait pas la liberté, ni ne conférait la liberté à ses enfants. Seuls les enfants des esclaves ou des prisonniers de guerre non-musulmans pouvaient devenir des esclaves, jamais un musulman de naissance.
La traite arabe fut la plus longue et pourtant la moins discuté des deux grandes traites négrières. Elle commença au 7° siècle lorsque les Arabes et autres asiatiques affluèrent dans le nord et l’est de l’Afrique sous la bannière de l’Islam. La traite nègrière arabe en Afrique australe est antérieure à la traite négrière européenne de 700 ans. Certains chercheurs disent que la traite arabe continua sous une forme ou une autre jusqu’aux années 1960, cependant, l’esclavage en Mauritanie ne fut criminalisé que récemment qu’en Août 2007.
La mobilité sociale dans les rangs des esclaves n’était pas rare. Ibn Ziyad Tariq (qui a conquis l’Espagne et d’près qui Gibraltar fut nommé) était l’esclave de l’émir d’Ifriqiya, Musa bin Nusayr, qui lui donna sa liberté et le nomma un général de son armée.
Fils d’une mère éthiopienne réduite en esclavage, Antarah ibn Shaddād, aussi connu sous le nom d’Antar, était un afro-arabe qui naquit esclavage. Il finit par devenir un poète et un guerrier célèbre. Extrêmement courageux au combat, les historiens l’ont surnommé le «père de la chevalerie … [et] de la chevalerie» et «le roi des héros».
Ce type d’ascension sociale n’eut pas lieu dans le système de esclavagiste européen.
Une des plus grandes différences entre le commerce arabes d’esclaves et l’européen était que les arabes trafiquèrent des esclaves de tous les groupes raciaux. Pendant les 8°et 9° siècles du califat fatimide, la plupart des esclaves étaient des européens (appelés saqāliba), capturés le long des côtes européennes et durant les périodes de guerres.
Mis à part les africains, des peuples d’une grande variété d’origines furent contraints à l’esclavage par les arabes, y compris les peuples méditerranéens; les Perses; les peuples des régions montagneuses du Caucase (tels que la Géorgie, l’Arménie et la Circassie), certaines parties d’Asie centrale, en Scandinavie; les anglais, les néerlandais les irlandais; et les berbères d’Afrique du Nord.
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| Mustapha Olpak, auteur et activiste afro-turc |
« Il est dommage que nous ayons perdu notre langue africaine, la langue que nos grands-parents parlaient. Chaque minorité en Turquie a sa langue (les Kurdes, les Zazas, même les Laz). Mais nous ne disposons que du turque, et nous ne savons rien au sujet de nos ancêtres (…) Après des années de souffrance, vous cachez ce qui vous rend différent (…) Voilà pourquoi nos parents et les parents de nos parents ne nous on pas enseigné leur langue. Ils ne voulaient pas nous rendre différents, ils voulaient que nous ne soyons turcs. «
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| En 2010, le photographe turco-hollandais Ahmet Polat publia un livre de photo intitulé « Afro-turk » |
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| William Lloyd Garrisson, Abolitioniste du XIX° siècle |
« Dans les années 1850, les abolitionnistes noirs entreprenaient la construction de leurs propres communautés, et essayaient d’organiser de véritables stratégies contre l’esclavage dans le Sud. »
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| Frédérick Douglass, abolitionniste né esclave |
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| Boston au XIX° siècle |
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| Elizabeth Cady Stanton, féministe radicale |
« A la question de savoir si elle était prête à ce que l’homme de couleur s’émancipe avant la femme, elle répondit «non; Je ne pourrais pas lui faire confiance avec tous mes droits; dégradé, s’opprimant lui-même, il serait plus despotique avec le pouvoir de gouverner que le sont même nos gouvernants saxons ».
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| Suffragettes en parade à New York en 1912 |
« Elles n’identifiaient pas adéquatement les manières dont le pouvoir politique serait inaccessible aux femmes pauvres, aux immigrantes et aux femmes noires ».