L’émancipation,
une construction consciente.

Comment nous tuons nos fils bien avant qu’ils ne meurent dans la rue

L’article original a été posté sur Medium. Nous avons vu que ce message n’est pas porté dans le monde francophone, donc nous avons entrepris de traduire les propos de cette maman qui se fait appeler Ms. Melanian sur le réseau.

Il y a beaucoup de femmes noires qui prient pour «un bon homme noir», mais ce sont généralement les mêmes qui tuent cette bonté chez leurs propres fils. Ce sont elles qui causent des dommages irréversibles à sa psyché bien avant les écoles et la société.

Incapable de regarder le récent et  horrible moment où l’on voyait une mère battant son fils âgé de 7 ans et menaçant de «lui casser la figure» pour avoir manqué de respect à son enseignant, on m’a rappelé comment j’ai tué mon propre fils, bien avant sa disparition, il y a 5 ans.

Ce n’est pas de la discipline! C’est assassiner l’âme de votre enfant!

 

L’article évoque le buzz qu’a suscité cette maman qui a attrapé son fils dans une manifestation et l’a corrigé devant tout le monde à Baltimore

En grandissant, mon fils m’aimait plus que la vie, mais je lui ai fait craindre pire que la mort. J’ai crié sur lui, je l’ai battu pour avoir semé la pagaille, je l’ai menacé pour m’avoir dérangé et j’ai osé lui demander de pleurer lorsqu’il faisait du mal. J’ai brisé des promesses que je lui avait fait, je lui ai refusé les étreintes et les bras aimants. Surtout, j’ai brisé sa confiance envers mon rôle divin de mère.

Le passé qui me hantait depuis 40 ans a refait surface lors de la couverture nationale d’une mère battant son fils à Baltimore dans le Maryland il ya plusieurs années. Saluée, élue « Mère de l’année » par les médias encourageant la société à croire que nos fils doivent être vaincus car ils ne semblent pas être bons.

J’ai été scandalisée par son comportement méchant comme beaucoup de mères. Certaines parce qu’elles n’humilieraient jamais leurs fils en public de manière aussi dégradante et d’autres parce que, comme moi, vivaient depuis assez longtemps déjà pour déjà regretter d’avoir ainsi violé leurs précieux dons de Dieu de la pire des manières.

Nos fils souffrent d’une mort lente, cruelle, mais invisible, lorsque leur mère est la première à les appeler mauvais garçon, la première à leur crier NON et à les arrêter. Son esprit est brisé quand c’est elle qui lui dit qu’il ne peut pas faire cela, ne devrait pas faire cela, et qu’il vaut mieux ne pas penser à faire autre chose que ce que ‘Maman’ permet.

J’ai entendu de jeunes mères dire: «Il veut juste que je l’enlace» Mais même en le sachant, choisissent de l’ignorer. Ou bien, « il agit juste comme un bébé » alors qu’en fait il l’est. J’ai vu qu’elle lui hurle dessus, l’appelle par des noms péjoratifs et le gifle en public. À la maison, elle l’enferme quand il pleure, ignore son besoin d’être couvé et permet à d’autres de le frapper pour le rendre dur. Elle lui dédaignera l’exploration du fonctionnement des choses et le félicitera d’agir comme un clown.

Quand il grandit, elle est la première à prendre parti contre lui quand il est accusé d’avoir mal agi et est fier de l’embarrasser et de l’humilier pour impressionner ses accusateurs. Il n’est pas étonnant qu’il s’en retourne vers les rues sans se soucier de la vie, à la recherche de cette douleur familière de la mort jusqu’à ce qu’elle le trouve.

Les réseaux sociaux sont criblés de messages de femmes noires qui crient au sujet des hommes «pas bons» qui ont ruiné leur vie et leur ont brisé le cœur, mais combien de ces femmes se sont jamais arrêtées pour penser que nous, mères noires, élevons ces hommes.

La vérité est qu’il n’existe pas de Noir « mauvais », brisés oui, mais personne n’entre dans cette vie «mauvais» et personne n’aspire à devenir « mauvais ». De mauvaises choses peuvent façonner son monde et c’est dans son utérus que commence son monde . S’il reçoit une protection et un amour suffisamment fort de sa mère – même sans la présence de son père, rien dans la vie ne pourrait le briser ou le rendre un homme mauvais.

Comme dans les déclarations virales d’aimer l’homme Noir, de Monique, de nombreuses femmes noires ressentent la même chose, mais on ne peut jamais rien dire de substantiel qui guérisse les plaies du Noir jusqu’à ce que nous présentions pour la première fois des excuses sincères pour le tort que nous avons commis en tant que mères, envers notre peuple. Nos fils qui grandissent dans ces hommes. Ensuite, collectivement, nous devons changer nos comportements à leur égard.

Bien que je ne puisse pas me souvenir de toutes les choses ignobles que j’ai faites à mon fils (et à son petit frère), il y a quelques choses qui me hantent constamment; mon attitude intolérable face à son besoin de jouer, ma négligence à le prendre dans mes bras, à lui apprendre et à l’aider à apprendre par lui-même avec une tolérance compatissante; de l’avoir battu pour avoir commis des erreurs.

Ces choses auraient peut-être été conciliables dans son développement si elles avaient été occasionnelles, mais c’étaient des schémas extrêmes qui ont lentement détruit sa capacité à développer la confiance, la curiosité et l’estime de soi. Pour dissimuler mon horrible attitude en tant que mère, je l’ai habillé de beaux vêtements, lui ai appris à s’adresser à moi en tant que madame et à ne parler que lorsqu’on lui parle, pour que je puisse le montrer en public et me faire féliciter pour « un merveilleux travail »avec lui.

Puis vint les dommages irrémédiables. Son père est allé en prison avant sa naissance et y est resté près de 10 ans. Je suis donc parti à la recherche d’un autre «bon homme noir», en cherchant dans les boîtes de nuit où j’ai travaillé et joué. Mois après mois, j’emmenais différents hommes chez moi pour les présenter à mon fils.

Mon fils a été témoin de ce que je sombrais dans la toxicomanie, homme après homme et une foule d’amis peu recommandables qui allaient et venaient pendant que je remettais son corps à demi nourris dans sa chambre et que je poursuivais d’une manière qu’il n’aurait jamais du voir ni entendre.

J’ai commencé à me réveiller après qu’une de mes hurlements de rage ait tellement effrayé mon fils (à l’âge de 8 ans) qu’il a mouillé son pantalon. J’ai commencé à faire le ménage et à découvrir plus tard des choses horribles qui lui sont arrivées lorsque certains de ces personnages sombres entrent et sortent de ma maison pendant que je suis inconsciente

.Finalement, j’ai trouvé un homme à épouser, ayant trois autres enfants. Il s’avère que mon mari a aussi été tourmenté. Il ne m’a jamais fait confiance à cause de ce qu’il a vu sa mère faire, et pour un homme, aucune femme sur cette planète n’est meilleure que sa mère!

Ainsi, si la mère viciée d’un homme était aussi une menteuse, une tricheuse ou un mangeuse d’hommes méchant, peu importe la qualité d’une femme, il croit inconsciemment qu’il existe quelque part en elle les mêmes caractéristiques terribles de sa mère.

En fin de compte, j’ai dû échapper à mon mari, me découvrir, et finalement devenir un type de mère différent qui élève mes enfants avec une vie différente.

Mon fils aura 45 ans l’année prochaine et je ne lui ai pas encore présenté mes excuses pour le tort que je lui ai j’ai en l’élevant. Bien qu’il ait ensuite construit un conglomérat phénoménal d’entreprises avec d’autres hommes tourmentés, je savais qu’il était hanté par le passé que je lui avais raconté. Mais au lieu de le regarder dans les yeux et de dire: « Je suis désolée », je baissais les yeux dans une honte muette dans les rares moments où il se présentait; alors finalement, il a cessé de venir.

Je raconte cette histoire, ne sachant pas si je le reverrai vivant, que d’autres mères font les mêmes erreurs et que je présente des excuses sincères à tous les hommes Noirs qui souffrent aux mains de leurs mères cruelles et inconscientes.

Peu importe les changements que j’ai apportés, je ne peux pas me racheter, car je ne peux pas revenir en arrière et annuler ce que j’ai fait. Mais si ceci est entendu de la même façon que je le sens dans mon cœur, nous, mères noires, pouvons changer la façon dont le monde traite nos fils à compter de ce jour, en modifiant la façon dont nous les traitons, en les élevant, en les respectant et en leur donnant procurant les effets éternels de son premier AMOUR.

En ce moment, dans le monde entier, le Noir est ciblé pour échouer parce que, même dans le pire des cas, il est meilleur que la plupart des autres – quand il le veut bien. En tant que mères, notre travail consiste à nourrir leurs cœurs, à protéger leurs esprits et à les inonder d’amour pour les préparer aux tribulations que la société leur a réservées.

Il s’agit d’aimer l’homme Noir – et nous ne pouvons pas lui déclarer notre amour en battant ses fils!

De toute évidence, il ne s’agit pas de nos fils, qui ne cherchent nullement à ignorer nos précieuses filles. Cependant, cela devrait servir à éclairer ce qui doit être fait pour eux aussi car, si nos fils sont la cible, nos filles en sont l’appât.

 

Traduit par Elimu

Source

Pourquoi Les Misérables de Ladj Ly est un film important

SPOILER ALERT!!!

Les misérables de Ladj Ly est l’adapation d’un court métrage du même nom qui avait déjà été nommé aux César 2018. C’est un film qui relate l’arrivée d’un policier de province (Damien Bonnard ) au sein d’une équipe de la bac qui tourne dans la cité des bosquets à Montfermeil dans l’emblématique 9.3. Il découvre l’insoutenable quotidien sur ces territoires lorsqu’il s’agit de la relation police/jeunes de cité. On découvre dans cette cité que c’est un petit Etat dans l’Etat. Il y a  un certain Maire, qui est en fait le président  (Steve Tientcheu ), il y a des diplomates, un corps des armées, une coopération internationale (les gitans) et bien entendu une économie interne (le marché) avec ses différents acteurs. Tout roule à peu près bien jusqu’à une certaine bavure.

C’est la cité où a grandi Ladj Ly, là où il a fait ses premières armes caméra au poing, là où il a découvert, trop tôt sûrement, la violence policière. Il maîtrise donc le sujet. Et c’est tant mieux. Enfin on peut avoir un film sans les poncifs habituels, sans les caricatures qui plombent trop souvent l’attrait que l’on a pour ce sujet. Ce qui frappe justement dans ce film est la justesse. Il n’y a pas de manichéisme, ce qui aurait pû être très tentant lorsqu’on fait un film sur des affrontements répétés et continuels. Il n’y a pas non plus de misérabilisme. Ce qui aurait terni l’image et la qualité à la fois du film et du réalisateur, qui aurait pu faire la part belle à son quartier et ses habitants. Il démarre dans l’euphorie de la victoire à la coupe du monde. Il démarre en bleu blanc et rouge, dans l’union. La suite est moins joviale.

Ladj Ly a mûri le sujet et le film. C’est l’œuvre d’une vie visiblement. Une vie qui a commencé très tôt avec la caméra, caméra qui est quasiment un personnage à part entière dans ce film. Elle crée des conflits lorsqu’elle voit des choses qu’elle ne devrait pas voir,  mais résout aussi des noeuds de tension lorsqu’elle profite à un camp contre un autre (les conflits des filles notamment). Elle est pilotée par un certain Buzz (Al-Hassan Ly ) qui, on le devine, campe le vrai Ladj Ly lorsque par exemple il filme les vraies émeutes des banlieues pour son film 365 jours à Clichy Montfermeil que l’on peut voir sur Youtube.

La tension jeunes de cité/policiers de la bac est au coeur de l’oeuvre de Ladj Ly. Dans son film au départ on n’a de sympathie que pour la jeune recrue façon training day qui va découvrir la banlieue du 93 avec ces baceux à la peau épaissie par le quotidien brûlant des banlieues chaudes. Il va découvrir qu’ils sont à la fois choyés par leur hiérarchie, incarnée par Jeanne Balibar , qui les soutient tant bien que mal, cette administration prise au piège des politiques de la ville depuis les années 80, tantôt abuseurs de leurs fonctions auprès de jeunes filles sans défense, tantôt pris dans des guett-apens sauvages d’insurrection juvénile.

Sous des faux airs de Training Day donc, le film se déroule quasiment sur une journée, avec à la place de Denzel et tout comme lui dans son rôle de ripoux, un Alexis Manenti  chaud comme la braise: le baceux qu’on aime détester, qui provoque sans cesse, une racaille avec un badge, prompt à vociférer qu’il incarne à lui seul la loi lorsqu’il est dos au mur. Toutefois il est également dans l’autodérision constante lorsqu’il assume avec joie son pseudo de porc allant jusqu’à s’entourer de mascottes porcines. Lui l’homme blanc non musulman au milieu de cette population ghettoïsée, donc monochrome, d’Africains de l’ouest que l’on sait quasiment exclusivement musulmans. On découvrira vers la fin qu’il n’est pas si xénophobe qu’on le pense.

Ladj Ly a eu le prix du Jury au dernier Festival de Cannes pour ce film

Son binôme au sein de la bac avant l’arrivée du nouveau est un grand sénégalais nommé Gwada (sans qu’on comprenne vraiment le sens de ce pseudo), complaisant avec son collègue lorsqu’il bouscule un peu la loi, le genre de flic renoi qu’on adore haïr, bien plus encore que le flic de la bac raciste. Le personnage joué par Djibril Zonga  est au contraire traité avec beaucoup d’humanité. Ce flic est entre le marteau et l’enclume. Il travaille pour l’Etat mais vient du même quartier que les jeunes qu’il contrôle. Il sert les deux camps, jusqu’au dérapage. Il occupe la fonction de médiateur lorsque son collègue pète les plombs ou abuse de son autorité. Il vient du même quartier mais a choisi une autre voie, celle qui mène à l’ordre.

C’est aussi de lui que vient l’incident déclencheur de toute cette violence insurrectionnelle, qui disons le, est filmée avec brio. Ce moment de cinéma est aussi soudain qu’explosif. Jouissif aussi lorsqu’on voit que de jeunes garçons mineurs prennent part à une action, violente certes, mais solidaire lorsqu’un des leurs est victime d’une bavure et que leur grands frères sont dans le statut quo, dans l’apaisement sans justice. Soit pour des raisons religieuses à travers le personnage de Salah (Almamy Kanouté ), ancien voyou devenu intégriste musulman, soit pour gratter les deniers publiques de la mairie, soit pour acheter la paix sociale nécessaire au business illégal ( Nizar Ben Fatma aka La pince).

L’autodétermination de ces jeunes vous prend aux tripes, on se croirait (toutes proportions gardées) dans les émeutes décoloniales de Soweto. Éblouissant. Fantastique. A contrario de cette violence exutoire, Ladj Ly dépeint en creux la détresse des pères, leur impuissance dans la scène du commissariat.

Oumar Soumare 72ème festival International du film de Cannes 2019

Parlons également du fait qu’il y a un nombre extrêmement important d’acteurs non professionnels dans ce film, ce parti pris est admirable. Par ce choix Ladj Ly montre son attachement à son quartier mais aussi à des figures connues des amateurs de rap car on peut reconnaître des personnages déjà présents dans les clips de PNL, qu’il a incorporé tel quel dans le film. Ce choix peut paraître étrange mais il fonctionne. Un hommage en quelque sorte à la culture urbaine de ces dernières années. Allusion à cette culture mais pas incorporation de tout ses codes. Ce n’est pas un film sur fond de rap. En réalité il n’y a qu’un freestyle claqué dans ce film…qui sert aussi à pointer du doigt l’effet destructeur sur la santé mentale de la prison. Ce n’est pas le film qui sert à faire une B.O mieux que le film lui-même par la suite avec tous les rappeurs de la place. Stop aux clichés. C’est un pari sur le talent des jeunes de banlieue; là où d’autres auraient pû faire jouer des pro déguisés en caillera et à l’accent boiteux. Les acteurs jouent juste. Cela n’a pas toujours été le cas dans les films fait par et pour les banlieusards…

Mention spéciale à Issa Perica  qui joue le personnage du même nom. Issa est un supporter de Mbappe (qui revient à plusieurs reprises dans le film) et de l’équipe de France. Il ne connaît pas vraiment la Marseillaise, comme l’écrasante majorité des jeunes de ce pays. Ce jeune-à-problèmes dont on ne connaît quasiment rien, si ce n’est son passage sûrement punitif au bled, semble aussi torturé que sans espoir. On comprend vite qu’il a un besoin irrépressible de s’accaparer des choses, de posséder un espace où une autre vie est possible quoi que cela lui en coûte. Cette envie lui coûtera beaucoup. Jusqu’à cette scène finale magnifique.

Ce film est un plaidoyer pour le dialogue, 20 ans après La Haine de Kassovitz. Ladj Ly et ses co-scénaristes Giordano Gederlini  et Alexis Manenti n’ont ménagé personne, n’ont accablé personne. Les questions restent ouvertes, le débat devra avoir lieu. En ce sens c’est un film important.

Espérons pour la France que ce débat sera mené avant une guerre civile. Espérons qu’on ne mettra pas les artistes des banlieues sur un piédestal pour justement ne pas parler du fond du problème que sont ces politiques publiques inefficaces, productrices de violence, d’incompréhensions entre l’institution régalienne et la population, de désunions dans ces quartiers déjà labellisés « territoires perdus de la Républiques ». Avant que ces populations ne deviennent des boucs émissaires, ces territoires-terreau-du-terrorisme, et qu’elles ne paient un lourd tribu en cas d’impasse nationale. Impasse vers laquelle la frange radicalement à droite de la France tente lentement mais sûrement d’aller. Contrairement à La Haine, Les misérables est un film en couleur, il y a peut-être encore de l’espoir, en tout cas selon Ladj Ly. Le film est inspirés de faits réels.

p.s: on aime forcément la référence à Mohammed Ali qui est également la nôtre ici

Elimu

Comment sauver vos enfants de devenir des adultes fauchés

Étant donné que nos enfants représentent probablement notre plus grande dépense et notre plus grand amour, il pourrait être utile de discuter de la manière dont nous leur enseignons l’argent. Si vous élevez vos enfants pour qu’ils soient financièrement responsables, ils peuvent être des atouts pour vous pendant la retraite. Si on leur apprend l’argent de la mauvaise façon, ils deviennent d’horribles passifs économiques qui vous laisseront assaillis par la culpabilité. Bien que je ne prétende pas tout savoir sur l’éducation des enfants, j’ai pensé partager certaines directives que vous voudrez peut-être prendre en compte pour enseigner l’argent à vos enfants.

Je veux que mes enfants soient indépendants, mon objectif est donc de m’assurer qu’ils ne dépendent plus de moi le plus rapidement possible. Lorsque tout le monde a la capacité de porter son propre poids, le groupe entier est plus fort. Pour une quelconque raison , nous tombons dans l’attitude de «la petite princesse de papa» avec nos enfants et nous pensons que c’est notre travail de veiller à ce qu’ils ne manquent de rien.

Si vous donnez un fauteuil roulant à un enfant avant même d’apprendre à marcher, il n’apprendra jamais à utiliser ses jambes.

En ce qui concerne mes enfants, je ne paye quasiment rien à 100%. Je paie la moitié et ils paient la moitié. De plus, s’ils veulent de l’argent, ils travaillent pour cela. C’est la vie. Et en leur accordant de l’aide sociale, je ne les prépare pas à devenir des adultes forts et responsables.

 

Le pouvoir et la richesse sont construits en Amérique par la possession. Même si vous êtes très bien payé, si quelqu’un d’autre contrôle la terre sur laquelle vous vous trouvez, vous pouvez être pris au piège d’une forme de prostitution bien payée. En ce qui concerne notre lutte pour l’égalité en Amérique, notre capacité à être fort et indépendant dépend en grande partie de la manière dont nous contrôlons notre destin économique personnel et collectif. Le contrôle de votre destin financier peut provenir de la possession de votre propre entreprise. Tous les enfants noirs devraient apprendre les rudiments de l’entreprenariat, même s’ils ne prévoient pas devenir propriétaires d’entreprise. On ne sait jamais quand ils seront bloqués sans emploi, pour trouver le moyen de joindre les deux bouts.

Il n’y a rien de mal à profiter de la vie. En fait, si vous ne profitez pas de la vie, je suis désolé pour vous. Mais dans certains cas, notre incapacité à retarder la gratification nous donne le contraire de ce que nous recherchons. Nous sommes paresseux aujourd’hui et finissons par travailler deux fois plus dur par la suite, car nous n’avons pas investi pour l’avenir. C’est comme conduire une voiture pendant des semaines sans changer l’huile ou faire le contrôle technique, puis s’énerver parce que votre voiture tombe en panne.

L’éducation financière est une clé du succès et d’émancipation

Quand j’étais jeune, j’ai beaucoup travaillé au collège, mais ce n’était pas parce que j’avais un amour intense pour l’éducation (qui s’est développé plus tard). Au lieu de cela, j’ai travaillé dur parce que je voulais «croquer dans la pomme» plus tard dans la vie. Une fois mes études terminées, mon travail bien rémunéré et ma propre entreprise, je me suis amusé plus que je ne l’aurais imaginé. Certains de mes amis qui n’investissaient pas, en revanche, ont découvert que leur vie était devenue un travail pénible et acharné rempli d’inconfort, ce qui semblait être l’opposé de ce qu’ils cherchaient.

Je ne sais pas tout et je ne prétends pas le faire. Mais en établissant des normes et des attentes élevées, vous pouvez au moins donner à vos enfants une chance de réussir dans la vie. Leur décision est d’accepter ou non les conseils, mais au moins vous leur avez donné une chance.

Boyce Watkins, également connu sous le nom de The People’s Scholar, est un éminent chercheur et commentateur social. Sa pensée, qui suscite la réflexion (et parfois la controverse), a été présentée sur tous les principaux médias, notamment CNN, MSNBC et Huffington Post. Bien qu’il analyse une vaste gamme de sujets, il s’intéresse principalement à l’émancipation économique, à la justice sociale et à l’éducation.

source

De l’afrocapitalisme au mondes de demain

L’impasse de l’AfroCapitalisme

Chère soeur, cher frère, c’est la désolation qui nous amène. La vérité est que nous sommes à bout de souffle. Comme cette foutue économie. Eux, les afro capitalistes que l’on voit tête baissée, concentrés sur les indicateurs de leur petit monde, de leurs parts de marché. Ils sont nécessairement monétaires, financiers, chiffrés et tangibles. En tout cas ils ne croient qu’en ces choses-là. L’avenir c’est eux qui le construit entend-on dans les médias, surtout les plus mainstream. Leur objectif? Coffrer un max et « être libre » de faire ce que tu veux. La liberté est chaque jour un peu plus acquise, chaque jour cette quête de liberté les éloigne du quotidien routinier, elle les éloigne aussi du monde réel. Libres, mais trop occupé à le devenir encore plus n’est-ce pas? Le temps étant de l’argent, ils l’utilisent pour leur business quasi exclusivement. Le reste, l’afrocapitalisme l’appelle sacrifices: famille, amis, culture, loisirs…la prime est à l’endurance, la compétition est féroce. Est-ce un modèle de société? Ce modèle est-il réplicable à une grande partie de la société? La réponse est dans la question. L’entrepreneuriat est un moyen de désengorger les classes de chômeurs, ce n’est pas une fin en soi.

Ils font du moyen (argent) une fin en soi, ce qui mène au non sens. On pourrait nous rétorquer que les entrepreneurs les plus innovants ne le font pas pour l’argent. C’est vrai. C’est aussi minoritaire, comme toute innovation. Cela étant dit en résolvant parfois de petits soucis locaux sur le continent (accès à l’energie par exemple ou agriculture) on peut rapidement gagner de l’argent. C’est beaucoup moins vrai en occident d’où nous vous écrivons. Leur logiciel est trop souvent périmé, basé sur des succestory des années 80 ou pire encore sur les vendeurs de rêve de Youtube. Pourquoi? Parce que les méthodes et les mentalités qui ont amené les capitalistes d’hier à être les champions de leur domaine sont désormais caduques pour la plupart. En contexte d’urgence climatique cela questionne d’autant plus. Mais rassurons les, le non sens frappe à notre porte aussi malheureusement.

L’impasse d’une candide conscientisation

Black Power
Credit image: Ace Spencer

Le militantisme façon papa c’est terminé. La révolution n’aura pas non plus lieu sur wordpress, nous le savons. Nous avons besoin de réinventer une manière de résister à la dictature néolibérale du marché. Consommer moins inutilement, consommer mieux, consommer local et communautaire  autant que faire se peut est notre crédo. Ce n’est pas une mode, ce sont les conditions de la préservation de notre espèce. La survie de l’Humanité étant en question, beaucoup d’entre nous font une dissociation cognitive lorsqu’on leur évoque cet ultimatum. Nous ne saurions leur ressembler, notre mission est également écologique. Pourtant nous ne faisons que rarement le lien entre nos causes communautaire et cette urgence écologique. Pourtant notre mode de vie est traditionnellement respectueux de la nature. Là où nous devrions être les fers de lance d’une approche qui ressemble à ce que nos ancêtres pratiquaient, pour le bien commun de tous, là où nous devrions être les éducateurs du monde, nous regardons ailleurs et ne prenons pas part au débat. Il faut dire, aussi, qu’on en est exclu la plupart du temps, car nos oppresseurs sont les mêmes qui mettent la planète à feu et à sang. Pourquoi voudraient-ils subitement nous entendre? Afrocapitaliste, pourquoi t’allier à eux?

Vers l’économie de demain

Notre approche « humaniste » du monde est ancrée dans le terme intraduisible d’Ubuntu. Nous n’existons que parce que l’autre existe. Nous sommes les instigateurs de l’économie circulaire, des tontines, des levées de fond communautaires, des sociétés familiales et solidaires. Les stratégies développées par exemple par un Julius Nyerere vont dans le sens d’une économie dite socialiste, qui prend en compte les spécificité de la société Africaine (structure familliales, politiques sociales, création de bassins d’emplois spécialisés etc.) au lieu de parler de non-économie ou bien d’économie informelle.


L’entrepreneuriat est un terme Français, mais l’origine de la pratique se situe là où les premiers humains ont développé le commerce, c’est-à-dire en Afrique. Ce qu’on appelle low tech, phytothérapie, musicotherapie, équithérapie etc. Ces concepts sont des appellations Françaises pour nos savoirs-faire multiséculaires. Reprenons pied, débarassons-nous de nos complexes et libérons la créativité qui fera décoller nos société et nos économies, ensembles, pas l’une contre l’autre comme le propose encore aujourd’hui le néolibéralisme. Cela signifie qu’il faut décoloniser notre imaginaire, également lorsqu’on parle d’économie; que l’on pense malheureusement comme étant une invention et une spécialité des autres. Comment décoloniser l’imaginaire si nos Afrocapitalistes ne misent que très peu sur l’innovation?

Imaginer l’école de demain

 

Le siècle en cours sera celui des emplois courts et diversifiés, de la formation tout au long de la vie, des changements de trajectoires, des adaptations multiples. La résiliance Africaine est notre plus bel atout envers l’ensemble des enjeux qui sont déjà les nôtres. Combien de nos parents ont eu des formations initiales totalement différentes de ce qu’ils ont exercé en occident? Combien ont dû apprendre sur le tas des choses parfois diamétralement opposées à leur formation de base? Combien d’entre nos freres et soeurs sur la terre mère on de multiples métiers: quelques fois ils sont à la fois peintre et mécanicien! Là où nous voyons actuellement un défaut de formation, voyons désormais une adaptabilité extraordinaire, une résilience incroyable. Chérissons nos qualités, allons sereinement vers ce futur si incertain, car si le chaos est trop souvent notre quotidien, nous sommes les plus à mêmes de tenir la route dans ces conditions, profitons-en.

Credit: Terricks Noah

Faisons de l’école Africaine de demain un lieu d’excellence, mais pas seulement, également un lieu d’inclusion où chacun sera pris en compte, chaque qualité valorisée, chaque compétence utile au plus grand nombre. Un endroit où nos enfants seront toujours plus autonomes (là encore l’autonomie des enfants Africains est un exploit sous-estimé), avec des savoirs qui sont proches d’eux, des professeurs qui sont proches d’eux, des programmes adaptés à leur réalité.

C’est un long combat, et Elimu est une initiative qui va vers la distribution massive d’armes de survie.

Ubuntu! On est ensemble!

Un garçon de 10 ans invente un dispositif pour empêcher les enfants de mourir seuls dans les voitures

 

L’idée qu’un parent puisse quitter (parfois en oubliant) son enfant seul dans une voiture est inimaginable, mais la réalité est que cela se produit! En moyenne, 40 à 50 enfants meurent chaque année aux États-Unis après avoir été laissés ou oubliés dans un véhicule. En France c’est un peu moins, mais déjà beaucoup trop! La cause de la mort?

La température à l’intérieur d’une voiture les jours d’été, même avec les vitres rabaissées d’un pouce, peut rapidement dépasser 49 à 60 °C. Même par temps relativement doux, la température à l’intérieur d’une voiture peut dépasser les 38 °C. , les enfants courent un risque élevé de coup de chaleur, ce qui peut entraîner une forte fièvre, une déshydratation, des convulsions, un accident vasculaire cérébral et, éventuellement, la mort.

 

Le dispositif oasis

Il y a deux ans, Bishop Curry, résident de McKinney au Texas, a eu l’idée d’inventer un dispositif appelé Oasis. Vous pouvez le fixer à un repose-tête ou à un siège d’auto. Son objectif est de détecter si un enfant est laissé seul tout en surveillant simultanément la température à l’intérieur du véhicule. Une fois que la température a atteint un certain niveau, l’appareil souffle de l’air froid tout en alertant les parents et les autorités.

Il a eu l’idée après que la petite fille de son voisin, âgée de 6 mois, soit décédée après avoir été laissée dans une voiture surchauffée. Au départ, il avait fabriqué un modèle en argile à trois dimensions du dispositif Oasis dans l’espoir d’avoir assez d’argent pour fabriquer le véritable produit un jour.

Depuis lors, son père et lui ont réussi à amasser 50 292 $ de leur objectif de 20 000 $ sur gofundme.com. Cet argent est actuellement utilisé pour la fabrication du produit final et la protection du brevet. Selon nbcnews.com, l’idée de Bishop a tellement impressionnée  Toyota, qu’ils l’ont envoyé avec son père dans le Michigan pour une conférence sur la sécurité.

Son père dit fièrement à la NBC qu’il travaille pour Bishop, remplissant ses courriels, répondant à ses appels téléphoniques et conduisant Bishop à ses entretiens avec l’avocat. «Les gens font un don fondé sur une croyance, une conviction que le monde peut changer grâce à un seul enfant», a déclaré le père de Bishop.

Alors, alors que les parents attendent le jour où ils pourront enfin posséder cet appareil de sauvetage, que peut-on faire dans l’intervalle pour éviter qu’une tragédie aussi inutile se produise?

•Regardez avant de verrouiller: Prenez l’habitude de vérifier la banquette arrière chaque fois que vous sortez de la voiture avant de verrouiller la porte, même si vous ne transportez pas votre enfant. Faire cela à chaque fois vous donnera une bonne habitude.

• Faites sortir vos enfants de la voiture en premier,

• Lorsque vous faites des courses, ne laissez pas votre enfant dans une voiture. Même si cela ne prend que quelques minutes, une voiture peut chauffer rapidement, surtout par une journée chaude et ensoleillée.

• Gardez votre voiture verrouillée et vos clés hors de portée afin que les enfants ne puissent pas monter seuls dans la voiture.

• Si un enfant est porté disparu, en plus de vérifier le jardin et toutes les autres zones, assurez-vous de vérifier l’intérieur du véhicule et le coffre de toutes les voitures à proximité.

Laisser la voiture en marche et la climatisation ne rend pas votre enfant plus sûr. L’enfant pourrait être enlevé ou mettre la voiture en marche. Tout peut arriver!

 

Source : naturalsolution.me

Traduit par la Team Elimu

 

La méditation plutôt que la punition pour enfants turbulents

Dans une école du West Baltimore aux États-Unis, une nouvelle pédagogie est adoptée pour calmer les enfants.

 

Dans une salle d’oreillers et de lavande, une élève du primaire se promène enragée. Un autre élève se moquait d’elle, puis une altercation : ils se poussent et se donnent des noms d’oiseaux. Mais plutôt que d’être puni ou envoyé chez le directeur, son professeur l’a envoyé ici, dans la salle de méditation de la Robert W. Coleman Elementary School.

Lunii, Fabrique à Histoires

« J’ai respiré profondément, pris une petite collation et je me suis rapproché de moi-même », se souvient le garçon. « Puis je me suis excusé pour ma classe. »
Il est l’un des nombreux enfants qui méditent dans ce que cette école élémentaire de West Baltimore appelle sa « Mindful Moment Room » (Salle des moments de concentration) , un espace chaleureux et très éclairé parsemé de coussins de sol pourpres, de tapis de yoga et de senteurs d’huiles essentielles.

Les enfants ici s’étirent, font du yoga et pratiquent la respiration profonde. Plus important encore, disent les employés, ils acquièrent la capacité d’être attentif et calme. Et face à tant d’adversité, certains de ces enfants arrivent à passer outre :
« Quand je suis en colère contre quelque chose ou quelqu’un, je respire profondément, je continue à faire mon travail et à mettre tout le monde à l’écart », a déclaré Dacari Crawford, 9 ans. « Cela vous donne une bonne confiance en soi lorsque vous devez faire quelque chose d’important. »

 

I. Stressé et en difficulté

Selon le recensement américain, près du quart des habitants de Baltimore vivent sous le seuil de pauvreté. Et à Coleman – à seulement quelques pâtés de maisons des gens qui sont descendus dans la rue après le décès de Freddie Grey l’année dernière – plus de 80% des étudiants sont bénéficiaires des déjeuners gratuits ou à tarif réduit.

« Certains de nos enfants sont sans abri. Certains d’entre eux viennent à l’école après avoir été privés de lumière ou de nourriture. Ils voient des crimes se dérouler dans leur quartier », a déclaré la directrice, Carlillian Thompson. « Nous essayons donc très fort ici de faire de ce lieu un lieu où les enfants se sentent en sécurité et où leurs besoins sont satisfaits. »

Les membres du personnel de la Holistic Life Foundation, l’organisation à but non lucratif derrière la Mindful Moment Room de Coleman, affirment qu’ils travaillent occasionnellement avec des étudiants dont les parents sont incarcérés. Parfois, les étudiants vivent entre des maisons en rangée encombrées – il en existe beaucoup à Baltimore.
« Un enfant est venu me regarder droit dans les yeux, sans émotions et a dit: « Mon grand-père s’est fait tirer dessus hier » », a déclaré le cofondateur de la fondation, Andres Gonzalez. « Vous pouvez donc imaginer ce que ces enfants affrontent quotidiennement »

II. Un oasis de calme

Les élèves qui perturbent les cours sont envoyés dans la salle Mindful Moment par leurs professeurs. Les membres du personnel de la fondation les encouragent à parler de ce qui les a conduits à leur renvoi de la classe, puis s’assoient pour des exercices de respiration. Ils ont pour instruction de fermer les yeux, d’inspirer et d’expirer profondément.

Un garçon de cinquième année vient d’être envoyé pour tapage pendant son cours de mathématiques. Michelle Lee, membre du personnel de la Fondation, lui demande de fermer les yeux et de prendre plusieurs respirations lentes et profondes.

« Vous sentez-vous plus calme? » demande Lee après quelques minutes. « Oui », répond le garçon en hochant la tête.
Il retourne ensuite en classe. Le lendemain, il revient pour d’autres exercices de respiration.
« Nous avons quelques voyageurs fréquents ici » a déclaré Lee.

III. Moins de renvois, aucune suspension

 

Bien qu’une salle de méditation ne soit pas un remède miracle au conflit des étudiants, ceux de l’école disent qu’elle a fait des merveilles pour leur environnement d’apprentissage et leur productivité.

« Lorsque les enfants arrivent ici, ils sont tous tapageurs et gaffeurs », a déclaré Dacari, un élève de troisième année qui utilise la salle Mindful Moment Room depuis sa création à l’école il y a trois ans. « Quand ils quittent la pièce, ils sont calmes et tranquilles et prêts à faire leur travail. »

Avant la salle Mindful Moment, les étudiants en difficulté étaient envoyés en détention ou au bureau du directeur. Mais depuis qu’elle a rendu la salle de méditation disponible, elle a rarement vu des enfants pour des problèmes de discipline.
« Cela a eu un impact énorme », dit-elle. Et pour ce que ça vaut, Thompson dit qu’elle n’a eu aucune suspension depuis la création de la salle. L’année précédente, il y avait quatre suspensions.

 

IV. Eloignement et prise de conscience

L’accent mis par l’école sur la pleine conscience va au-delà d’une salle de méditation. Tous les enfants de Coleman commencent et finissent leur journée d’école avec une méditation guidée de 15 minutes sur l’interphone. Ils ont également la possibilité de pratiquer le yoga pendant et après les cours.

Prenant note du succès de Coleman, la Patterson High School, à East Baltimore, a créé sa propre salle Mindful Moment, où les étudiants peuvent faire du yoga ou simplement décompresser après une journée d’école.
Gonzalez dit que lui et les autres co-fondateurs veulent aller plus loin dans leur programme. Ils prévoient d’ouvrir des salles Mindful Moment dans d’autres écoles au cours des prochaines années. Et ils aimeraient éventuellement adopter leur programme à l’échelle nationale.

 

 

V. Est-ce que cela aide vraiment ?

 

Les chercheurs ont documenté les effets bénéfiques de la méditation sur le cerveau des adultes, explique Tamar Mendelson, professeure agrégée à la faculté de santé publique Johns Hopkins Bloomberg, spécialisée en santé mentale.

Une étude publiée dans JAMA Internal Medicine en 2014 suggère que la méditation en pleine conscience peut aider à atténuer les facteurs de stress psychologiques tels que l’anxiété, la dépression et la douleur.
La recherche sur les enfants, cependant, en est encore à ses débuts, a déclaré Mendelson. « Nous ne sommes pas encore au point où nous pouvons dire que nous savons que cela fonctionne systématiquement », a-t-elle déclaré.
Cependant, depuis qu’elle a travaillé avec la fondation et étudié dans les salles Mindful Moment à Baltimore, elle a constaté l’impact de la méditation sur les enfants.

« Ces enfants qui font souvent face à des situations de stress élevé entrent à l’école en état d’alerte. Le système d’alarme de leur corps est activé, de sorte qu’ils peuvent être prêts à se battre ou à fuir et ne pas être en mesure de s’asseoir calmement et d’avoir de l’attention », a expliqué Mendelson.

Mais donner à ces enfants la chance de respirer profondément, de concentrer leur attention sur eux-mêmes plutôt que sur ce qui se passe à l’extérieur, peut être un moyen efficace de lutter contre le stress, d’améliorer l’attention et d’introduire le calme. Elle ajoute :  « Lorsque nous sommes assis avec douleur ou inconfort plutôt que d’agir, nous apprenons que les sentiments et les sensations vont et viennent. Nous n’avons pas nécessairement besoin d’agir sur eux tous. Nous avons une chance de faire une pause et de faire un choix réfléchi sur la façon de répondre.»

 

Sources :

www.enlightened-consciousness.com/

www.cnn.com

Le concept Ubuntu comme socle éducatif

Qu’est-ce qu’un être humain? Qu’est-ce qu’être humain? Voici les deux questions qui façonnent depuis la nuit des temps les civilisations du monde. Des réponses à ces questions découlent le rapport que l’on entretient avec la société et le monde. L’éducation est à la base de tout ça. Après avoir lu cet article, la conviction que la philosophie africaine Ubuntu est un socle civilisationnel incomparable ne vous quittera plus!

Ubuntu, la philosophie humaniste

Ubuntu dans la plupart des langues d’Afrique subsaharienne traduit l’essence  même de l’existence en tant qu’humain. C’est la faculté d’être et ainsi, en tant que umuntu (le singulier de abantu = les humains), d’être humain. Généralement, on le traduit par : « Je suis parce que les autres existent. » C’est donc la capacité de reconnaître en l’autre la même nature que la sienne propre. « Tu es un être humain comme moi. Ensemble, nous formons l’humanité. »

Découvrez comment Nelson Mandela l’a utilisée pour son combat de libération dans son livre: Un long chemin vers la liberté

Le refus de l’humanité, la base du système d’oppression

Or, justement c’est exactement cela, le refus de reconnaître en l’autre la même humanité que la sienne qui est à l’origine de toutes les formes de discriminations et d’inégalités. Lorsque l’on discrimine quelqu’un, c’est qu’on lui a nié des droits fondamentaux comme ceux définis par la plus ancienne déclaration universelle du droit à l’humanité qui est africaine. Il a fallu que les Occidentaux nient l’humanité des peuples sombres du monde pour les réduire en esclavage et/ou les exterminer. D’ailleurs il y a eut des débats sur la question de l’humanité des Amérindiens ( à Valladolid en 1550/1551 par exemple) et des Noirs d’Afrique pendant la période des razzias et traites négrières, par ceux-là même qui prétendaient représenter les « Lumières » et le progrès.

 

 

Exemple plus proche du quotidien : le cas des handicapés. Il est généralement convenu qu’un humain a deux jambes, deux bras, deux oreilles, deux yeux, un nez de deux narines, une bouche de deux lèvres …etc Si quelqu’un venait à ne pas correspondre à ces critères, on le considérerait comme « handicapé » ou « anormal ». De même pour les capacités intellectuelles. Ainsi, certaines sociétés et certaines personnes peuvent ne pas les considérer comme pleinement humains et donc se permettre de leur priver de leur droits élémentaires (santé, éducation, intégrité physique et morales …etc).

 

La communauté, facteur d’Ubuntu

En déclarant, « je suis parce nous sommes », la philosophie d’Ubuntu reconnaît non seulement la diversité mais surtout la complémentarité de l’humanité. C’est une base solide pour construire une société d’équité, de solidarité, de fraternité et de promotion de l’excellence collective.

En Afrique, on a l’habitude de dire qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant. L’individu n’appartient pas seulement à ses parents, mais à la communauté. Ce qui permet de désindividualiser son identité. L’enfant existe littéralement parce qu’il appartient à un groupe plus large. Les décisions se font en collectif, les responsabilités sont collectives et la destiné commune. Cela permet à l’individualité de s’épanouir dans la collectivité, et la collectivité d’investir dans les individualités. C’est un cercle vertueux.

La vie communautaire est l’expression sociale du concept Ubuntu

Si nous éduquons nos enfants dans ce paradigme, comme l’ont été des générations des nos Aïeuls, nous pourrions retrouver notre essence d’humain, et quitter le paradigme qui nie notre humanité.

 

Team ELIMU

L’avenir de l’Europe serait-il notre passé?

L’avenir de l’Europe ressemble étonnamment au passé (et parfois au présent) de l’Afrique

N’avez-vous pas remarqué que beaucoup de pratiques dites innovantes en occident proviennent de vieilles pratiques Africaines?

I L’avenir concernant la justice et la politique

La charte du Kouroukan-Fouga, aussi connue sous le nom de charte du Manden, a précédé de loin la Déclaration des Droits de l’Homme. Pourtant on ne la cite jamais. Depuis peu, on voit venir la « modernisation » de l’institution juridique, afin de désengorger des tribunaux. Parmi les méthodes préconisées il y a par exemple la médiation. Or, il s’agit d’une institution de régulation des conflits bien présente depuis des temps immémoriaux sur le continent Africain. L’aurait-on oublié? Alors que l’Afrique francophone singe les institutions juridique de la France, celle-ci veut revenir à leur pratiques de médiation en cas de conflit et sans l’intervention d’un juge. Quelle révolution!

Concernant la politique. On voit bien venir une très tardive décentralisation au pays de Victor Hugo. Les métropoles se multiplient. Ces hyper-structures ne sont pas moins que de petits Etats au sein de la Nation. A voir la guerre que se mènent les uns et les autres pour obtenir la présidence de ces structure on voit à quel pouvoir on peut prétendre une fois sur le fauteuil. Ces petits rois participent à la décentralisation du pouvoir. Et qu’on le veuille ou non c’est bien une structure du pouvoir très connue en Afrique. De l’Ouganda au Ghana, les présidents reconnaissent les différents rois et chefs de territoires à travers tout le pays. Ils ont de l’autorité et ont un territoire qu’ils administrent. Quelle différence?

II L’avenir de leur santé

Quand on parle de l’avenir de la santé en Europe on pense peut-être à l’uberisation de la santé et toutes ces choses qui permettent une médecine décentralisée, digitalisée. Mais on oublie souvent que la défiance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique se matérialise en réalité par une réappropriation des vertus des plantes, qui s’accompagne de la peur de perdre ces ingrédients essentiels a notre bonne santé.

En fait ce que ce mouvement nous donne à voir c’est une Africanisation de la société européenne car bien avant l’industrialisation de la pharmacie les Européens et les Africains avaient leur médecine traditionnelle. Ayant perdu ce rapport à leur médecine traditionnelle, ils reviennent vers des procédés d’appropriation de la connaissance ancestrale africaine, qu’ils nomment « naturopathie » une méthode qui prétend rééquilibrer l’organisme grâce à un usage précis des plantes. Ce n’est pas une trouvaille: c’est l’histoire plurimilénaires de la pharmacopée africaine qui se retrouve dans ce vocable. Nous passerons volontiers sur l’utilisation de la brosse à dent en bois, revisitée et fashionisée pour la vendre a des prix exorbitants. Idem pour l’utilisation du charbon pour le blanchiment des dents. On pourrait citer également les couches lavables! Un packaging et le tour est joué!

 

III Leur avenir concernant la production

En ce qui concerne la production, on comprend bien qu’il s’agit aujourd’hui, pour des raisons écologiques, de produire localement. On valorise la production locale et les circuits courts de distribution de nourritures et biens de premières nécessité. Comme pour l’industrie pharmaceutique on voit également que ce sont des procédés ancestraux qui sont mis à l’oeuvre. Auchan et Carrefour ont sûrement un bel avenir devant eux grâce a l’aliénation des nôtres, cependant nous pouvons ésperer un retour à l’agriculture paysanne d’antan.

agriculture low tech?
Agriculture low tech?

A condition d’éliminer ces mêmes firmes pharmaceutiques de nos productions agricoles, à savoir des produits comme le glyphosate et autres pesticides de nos moyens de production. Ce n’est pas une mince affaire car, contrairement à l’idée reçus il y a bien des pesticides dans l’agriculture africaine moderne.

Concernant par exemple l’automobile on voit qu’il est question de réduire la taille des voitures et par conséquent leur poids afin de réduire l’énergie nécessaire à leur déplacement. On va donc produire des voitures plus petites. C’est le concept même du low-tech. Concept qui met nos grands-parents en figure d’être des avant-gardistes!

 

Jeunesse africaine et afrodescendante, reprenons confiance en nos pratiques ancestrales, si possible en les adaptant à l’époque, mais ne soyons pas en retard sur nos propres forces. Ils admettent, avec ces exemples, la fausse route qui a tracé le sillon de leur économie libérale et capitaliste. Ne nous laissons pas, une fois de plus, damer le pion par suivisme et aveuglement.

 

 

 

 

L’assimilation, le racisme à la française

“ Quel est le pays le plus raciste du monde?” C’est une question que tout Afrodescendant s’est déjà posé, seul ou en groupe. La réponse qui est souvent avancée est celle des Etats-Unis d’Amérique, avec tout son passé (et son présent aussi d’ailleurs) de negrophobie frontale : violences policières, segrégations, incarcération de masse, ghettoisation etc. Il est vrai que les Etats-Unis sont un très bon candidat pour la place de plus grand raciste du monde. Cependant, bien que la violence du système américain soit plus flagrante, il existe un autre système tout aussi raciste qui conditionne les Afrodescendants, l’assimilation.  

Des colons blancs
Le doux temps de la colonie

 

I. Des racines coloniales

 

Ces differences sont issues de deux systèmes d’administration coloniale développés par l’empire colonial britannique et l’empire colonial français.

Le premier développa un système qu’il nomma ”Indirect rule”, qui eut pour principe d’administrer les territoires indirectement par le biais des chefs traditionnels qui sont maintenus à leur rôle de dirigeants et de premiers administrateurs des “indigènes”. Ici, les Britanniques se “contentent” de piller économiquement le pays, sans chercher à lui imposer sa vision du monde (religion, langues). Quand ils établissent une colonie de peuplement, ils vivent à l’écart des autochtones. C’est une colonisation avant tout économique. Ce système fut repris dans les ex-colonies britanniques (ex : Etats-Unis), mais aussi par les autres puissances coloniales anglo-saxonnes ou nordique (Danemark, Pays-Bas, Allemagne …etc). Dans ce système, il n’est pas question d’égalité, ou de devenir anglais, cela pourrait se résumer en une phrase :  » tu es un nègre, je ne veux pas te changer, mais je veux prendre ce que tu possèdes. « 

Dans le deuxième cas, les Français ont développé un système de colonisation direct qu’ils ont appelé “assimilation”. Dans ce cas, l’administration dirige tout et impose aux autochtones un modèle français qu’ils doivent adopter. Le but étant de faire d’eux des Français. Les peuples asservis sont convertis (quand c’est possible) au catholicisme, la langue française est imposée, le modèle républicain à la française est la norme. Certains autres pays d’influence latine ont opéré de la même manière comme le Portugal ou l’Espagne. Dans ce système, on nous fait rêver la liberté, l’égalité, et la fraternité, à condition de devenir Français :  » tu es un nègre, mais si tu me donnes tout ce que tu as, et que tu changes, tu pourrais essayer de devenir comme moi « 

 

II. L’application contemporaine de l’assimilation

 

Aujourd’hui encore, ces manières d’appréhender les questions de la présence d’Afrodescendants et autres ex-colonisés sur les territoires nationaux divergent : Alors qu’en Angleterre, il n’est pas choquant de voir des banquiers d’origine indienne  avec leurs turbans sur la tête, ce serait une vision d’horreur en France! Le déconvenue de l’eurodéputé anglais Majid Majid à strasbourg en a été un exemple saisissant!

Dans le système anglo-saxon, pour être un bon immigré, il suffit de payer ses impôts! C’est ainsi que dans ces pays, les non-Blancs s’organisent en communautés séparées, investissent des quartiers ou des villes, mais aussi sont intégrés dans les statistiques nationales. Comprenez nous: il ne s’agit pas de défendre ce modèle, mais de le comprendre.

En France, pour être un bon immigré, il faut faire comme les Français, et donc abandonner sa culture d’origine! C’est ce qui explique les propos de Monsieur Zemmour à l’encontre de Madame Sy que beaucoup ont considéré comme étant « racistes ». Sans parler des affaire ridicules de Burkini et de foulards sportifs à Décathlon tellement spécifiques à la France …  Il a été évidemment beaucoup plus facile pour les immigrés européens de faire d’eux des Français : ils sont Blancs et catholiques (Belges, Portugais, Espagnol, Italiens, Polonais …etc). Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas de racisme simplement mais d’un système réfléchi d’assimilation! De la même manière, les statistiques ethniques sont interdites, donc il est théoriquement impossible de savoir le rapport entre présence de non-Blancs en France et leur taux de chômage, de mal-logement …etc.

 

III. Le problème des Afrodescendants de France

 

Au nom « qu’il n’existe que des citoyens aux yeux de la République », la France ferme les yeux devant les différences et inégalités qui existent entre les communautés qui la compose aujourd’hui. Elle nie complètement l’expérience des « Noirs », des « Beurs », des « Jaunes et des « Marrons » puisque pour elle ce ne sont que des Français, comme d’autres certains diraient. Le pire c’est que ces non-Blancs ont fini par y croire!!! Surtout les Afrodescendants … Alors qu’ailleurs il est normal et sain de s’organiser en communauté, les Afro-français ou Afropéens (comme ils se font appeler maintenant) refuse de voir l’évidence : ils ne seront jamais Français! Comme en 1789 quand ils déclaraient à Paris les « Droits de l’Homme et du Citoyen » tout en continuant à fouetter ces mêmes Afro-français dans les plantations de Martinique, Guadeloupe, Saint-Domingue, Guyane, Réunion ..etc aujourd’hui encore la France ne compte sur eux uniquement que lorsque cela les arrange (sports, ramassage des poubelles et autres travaux qu’ils ne peuvent ou ne veulent faire eux-mêmes).

Découvrez le livre de Pap Ndiaye sur la Condition Noire pour mieux comprendre les enjeux

Les Américains l’ont compris de force : nous ne serons jamais comme eux, l’assimilation est un leurre! Il est vain de tenter quelconque intégration prétendument égalitaire. Cela leur a permis de construire leurs propres écoles, leurs propres industries, leurs leurs propres centres financiers, leurs propres communautés. Peut-être que les Afro-français pourraient sortir de leurs rêves et essayer de prendre exemple sur eux…

L’estime de soi et le talon d’Achille des Afrodescendants

Parmi tous les peuples qui existent sur Terre, il n’y a pas d’exemples encore vivants de peuples ayant autant subis la domination de la suprématie blanche que ceux issus du continent africain. Il ne s’agit plus de s’en plaindre, c’est un simple constat, un diagnostic du mal qui nous ronge. Pour se libérer et retrouver notre estime en soi, encore faut-il savoir que nous sommes esclaves, comme disait l’autre. Il est important pour nous autres, Afrodescendants de la diaspora, mais aussi ceux résidant sur le continent, de comprendre nos particularités.

Dans un précédent article déjà, nous avions évoqué la nécessité de spécialiser notre éducation, afin de relever le défi de notre siècle, la Renaissance Africaine. Comme le disait le Dr Amos Wilson, il y a des signes qui prouvent que nos peuples souffrent encore d’esclavage mental. Il faut dire aussi que tout est fait pour, au mieux ignorer sinon mépriser notre identité, notamment notre couleur de peau.

L’estime de soi est le nœud du problème, tout est fait pour détruire l’amour que l’on porte pour soi en tant qu’Afrodescendant, ou plutôt détourner cet amour vers les mêmes personnes qui nous ont mis dans cette situation. Pour casser notre estime en soi, il a fallu nous déconnecter avec notre propre personne : Soi. Nous souffrons donc cruellement d’une ignorance criante sur nous-mêmes, sur ce qui fait de nous ce que nous sommes : notre histoire, nos langues, nos cultures, nos sciences, nos religions, nos noms, notre savoir-vivre, notre médecine…etc

Cela se traduit par des comportements inédits dans l’histoire de l’Humanité, des comportements non seulement destructeurs mais qui vont totalement à l’encontre du bon sens, comme l’usage de produits nocifs pour nous éclaircir la peau ou nous lisser les cheveux par exemple ou la facilité que nous avons de nous entretuer, même lorsqu’il s’agit d’individus chargées de nous protéger. C’est notre propre image que nous rejetons et détruisons, et donc nous avons de la peine à faire confiance à notre propre semblable, celui qui est comme soi-même.

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi votre fille voulait avoir les mêmes cheveux que ses copines blanches et qu’elle ne supporte pas l’idée de sortir avec ses cheveux au naturel ? N’avez-vous jamais pensé que cela pourrait avoir un lien avec les poupées blanches que vous lui achetiez quand elle était petite?

Ne vous posez-vous pas parfois la question : « Pourquoi mes enfants ne veulent pas avoir des liens avec ma terre d’origine? » Ne pensez-vous pas que cela peut être lié avec l’absence d’apprentissage de sa langue maternelle et l’ignorance totale de l’histoire de son pays d’origine?

Ne vous êtes-vous jamais posé la question sur l’origine du fait que nous sommes prêts à dépenser des fortunes chez Gucci, ou en boîtes de nuit mais que nous sommes incapables de consommer dans des commerces tenus par des membres de notre communauté?

Nous sommes les premiers à savoir que nous manquons d’unité dans nos communautés. Que faire alors? S’EDUQUER et S’ORGANISER!!

L’éducation que nous proposons se base sur la Connaissance produite par les acteurs historiques ou actuels de nos différentes communautés qui forment la mosaïque des peuples afro. Elle a pour but l’émancipation et l’épanouissement, communautaire comme individuel(le). Elle se veut recentrée sur nos problématiques propres, nos mémoires et dans un objectif d’union politique, économique, culturelle et sociale des peuples afro. C’est la plus grande peur du système de suprématie blanche dans lequel nous vivons encore aujourd’hui.

 

 

Nous proposons plusieurs moyens pour lutter contre la Miseducation of the Negro, concept développé par Carter G. Woodson :

Tout d’abord, pour bien comprendre ce que nous disons, il s’agit d’abord de soi-même se défaire d’un certains nombres de prénotions mûrement cultivés dans nos imaginaires. En effet, comment prétendre éviter les violences éducatives ordinaires sur l’enfant afrodescendant, tout en étant acteur du même système qui crée ces VEO?

Ensuite, lorsque nous avons saisi comment la suprématie blanche fonctionne, nous vous proposons un moyen pour parler au enfants du racisme sans les brusquer mais pour qu’ils comprennent dans quel monde nous vivons.

Au sein de leur scolarité et leur vie-péri-scolaire, il existe également des techniques que les professionnels de l’éducation peuvent utiliser pour booster le potentiel de nos petites têtes crépues!

Nous n’oublions pas non plus que grandir au sein d’une communauté, avec des personnes qui lui ressemblent permettent au bébé de s’épanouir.

Il existe évidemment beaucoup d’autres points à développer pour favoriser l’éducation des enfants afrodescendants, et c’est notre tâche à Elimu! Vous trouverez sur notre site, beaucoup d’élément pour vous soutenir de votre parentalité ou votre développement personnel, c’est un accélérateur de conscience noire.

 

 

Team ELIMU