L’émancipation,
une construction consciente.

[Polemique Fortnite] L’appropriation culturelle des danses afrodescendantes par l’industrie du divertissement

Comme vous le savez sans doute, de nombreux cas d’appropriation culturelle ont lieu depuis une dizaine d’année. Dans la mode particulièrement: que ce soit des coiffures par exemple de la part de Kim Kardashian (on pourrait même dire dans son cas tellement rare que son corps entier est une appropriation culturelle!) ou les tissus pour des marques comme Zara et bien d’autres exemples.

Rappellons que l’appropriation culturelle se définit par l’appropriation par des individus d’une culture dominante d’attributs d’une culture dominée sans pour autant demander une quelconque autorisation aux populations concernées. On ne se déguise pas en Zulu pour amuser la galerie. On ne porte pas de plumes dans la tête pour signifier une identité Amérindienne sans donner du respect à ces peuples auparavant et s’assurer qu’ils ne prennent pas cela pour un manque de respect.

Ce qui nous intéressse ici c’est un sujet qui traite à la fois du marketing, de la hype, mais aussi de gros sous. Récemment le jeu phénomène Fortnite a été accusé par un nombre de personnes dont des rappeurs et des comédiens d’appropriation culturelle car ils ont mimé leur danses et les ont incorporées dans le jeu. Cela pour des revenus pharaoniques. Voici les exemples dans la vidéo ci-dessous.

Donald Faison par exemple n’est pas un rappeur, pourtant il avait une chorégraphie dans sa série Scrubs. Elle a été copiée, mais avec l’aval du producteur. Imaginez la danse de Carlton dans le Fresh Prince of Bel Air recopiée dans un film ou un jeu sans son consentement…cela nous aurait quelque peu agacés car c’est quelque chose qui appartient à la culture populaire, mais surtout à un imaginaire qui a été crée dans la série. C’est une danse qui a beaucoup de signification dans l’oeuvre. Mais pour autant, peut-elle être protégée? La réponse est non.

Aux Etats-Unis, pays du branding par excellence, on ne peut pas protéger une danse. Pas de copyright pour les chorégraphes. La question est: est-ce bien légitime? Ceux qui se font léser en l’occurence pour ces créations sont des Afrodescendants. Quelques noms dans l’affaire qui nous intéresse aujourd’hui: Le rappeur BlocBoy JB, créateur de la « Shoot Dance », Le rappeur 2 Milly pour la « Milly Rock« , Snoop Dogg, Chance tha rapper etc. Tous Afrodescendants.

Fortnite should put the actual rap songs behind the dances that make so much money as Emotes. Black creatives created and popularized these dances but never monetized them. Imagine the money people are spending on these Emotes being shared with the artists that made them

— Chance The Rapper (@chancetherapper)

Il s’agit de monétiser une danse hype hip-hop dans un jeu, car les utilisateurs paient pour utiliser ces danses avec les personnages. Ils monétisent la danse qui ne leur appartient pas, mais plus grave encore ils n’utilisent pas la chanson sur laquelle cette danse a été crée. Pénalisant au passage les ayants droit de l’oeuvre. Cela aurait peut-être été plus fair-play de jouer la musique de ces artistes. Si vous prenez le jus, respectez le fruit. C’est comme si le voisin se faisait des centaines de milliers d’euros avec la recette de rhum arrangé de votre tante après quelques bonnes soirées à la maison. Cela vous énerverait un tantinet non?

Et si demain on copyrightait on mouvement de Kizomba?

Qu’en pensez-vous? Devrions nous trouver un moyen de protéger nos danses? Aujourd’hui c’est fortnite mais demain on ne sait pas quel autre industrie va s’approprier une danse. Rappellez-vous de la polémique sur le Harlemshake en 2013. Ce n’est pas une première. Gageons qu’il y en aura d’autres du même acabit. Les afrodescendants devraient pouvoir protéger leur inventions, fussent-elles des danses. Quid de l’approriation culturelle en cuisine? Vous avez vu les tuto catastrophiques sur le mafé ou le yassa sur des médias mainstream? Ce n’est qu’un début.

Mais dans ce cas à qui donner la maternité du twerk? La belly dance? Le boogie? La salsa? Le Zouk? Et nos plats? S’il est regrettable de tout rendre mercantile, nous autres Afrodescendants savons aussi que nous avons historiquement été spoliées par notre manque de volonté de protéger juridiquement nos terres, nos oeuvres architecturales, nos tissus coiffures, et maintenant nos danses. Le débat est ouvert!

De la gloire à la honte, historiographie de la couleur noire

Noir : une couleur politique!

Lorsque dans un débat, les interlocuteurs tombent sur un sujet sur lequel l’un et l’autre savent qu’ils ne peuvent convaincre l’autre, on dit souvent « ah de toute façon, c’est comme les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas! » comme pour dire que l’appréciation des goûts et des couleurs est tellement subjective qu’en débattre ne sert à rien. Un peu, comme si la notion de goût et de couleur ne peut être universelle ou alors totalement neutre.

Or, si pour le sens du goût on peut le comprendre, pour l’histoire des couleurs, il n’est pas vraiment question de neutralité! Nous en voulons pour preuve, la couleur noire : regardez dans le dictionnaire Larousse par exemple :
– Se dit de la couleur la plus foncée, due à l’absence ou à l’absorption totale des rayons lumineux, par opposition au blanc et aux autres couleurs ; qui a cette couleur.
– Relatif aux Noirs.
– Qui est de couleur relativement foncée, en particulier par opposition à quelque chose de même nature, mais de couleur claire.
– Qui est sans luminosité ; obscur, sombre.
– Familier. Qui est bien bronzé.
Qui est sale, taché ou terni.
– Qui marque ou manifeste le pessimisme, la tristesse, le malheur.
– Inspiré par la perversité, la méchanceté.
– Se dit d’une période marquée par quelque chose de très mauvais, de catastrophique.

S’il est vrai que les premiers sens de ce mot sont assez neutres et rapportent strictement à la description d’une couleur, d’autres sens lui sont attribués qui sont eux, loin d’être neutre : comme vous pouvez le voir par vous-même, elle renvoie à chaque fois à quelque chose de négatif, de sale, de mauvais. On se rappelle également de l’extrait du film de Spike Lee  » Malcolm X » dans lequel le personnage apprend un peu plus sur sa condition de Noir en prison. 
Alors pourquoi la couleur noire est associée à des termes tous les plus vilains les uns que les autres? 
Pour répondre à cette question, il faut remonter dans l’histoire. Ce qu’il faut savoir c’est que les couleurs ont toujours eu un sens politique, elles renvoient à des idées, des concepts, c’est pour cela qu’il est très important pour chaque pays d’avoir un beau drapeau avec des couleurs symboliques qui correspondent aux valeurs que le pays dit défendre. 
La couleur noire quant à elle, n’a pas toujours été utilisée pour décrire des malheurs, contrairement à ce qu’on pourrait penser. Que ce soit en Afrique, en Asie, en Amérique et même en Europe, les Anciens associaient la couleur noire à la haute noblesse, à la fertilité, à la pureté ou à l’autorité divine. On est donc très loin de l’image qu’elle porte aujourd’hui!! 
Représentation du dieu hindou Krishna, la divinité la plus aimée en Inde
La couleur noire en Inde est anciennement associée au Bien, aux vainqueurs de démons que sont Krishna, un des avatars de Vishnou, le dieu bienfaiteur, mais aussi Kali, la déesse de la préservation. Elle est également associée aux connaissances mystiques et surnaturelles. 
Représentation de la déesse Kali qui met à terre Shiva, le dieu destructeur

Dans l’Amérique pré-coloniale aussi, la couleur noir est associée à la caste des guerriers, des nobles et des prêtres, donc les castes du pouvoir chez les Mayas et les Aztèques. Elle représente la noblesse, le pouvoir et les connaissances de l’Au-delà. Le dieu Tezcatlipoca, dieu le plus redouté de la mythologie aztèque est souvent représenté en noir.  
Chez les Égyptiens anciens également, la couleur noire renvoie à la haute noblesse et est synonyme de fertilité, comme associé au dieu Osiris, surnommé « le Grand Noir »
L’Europe ne fait pas figure d’exception car jusque une époque pas très lointaine, la couleur noire est associée à la noblesse et à la pureté! La présence des Maures depuis le Moyen-Âge a marqué la mémoire des Européens et ces mêmes Maures qui ont rapporté la civilisation dans une Europe meurtrie depuis l’Empire romain, sont très souvent représentés comme Noirs! Il y a aussi le culte de la Vierge Noire toujours présente dans les populations du sud de l’Europe et parmi les Rroms. 
Les Maures (Noirs) sont représentés comme des seigneurs ou des chevaliers dans l’Europe médiévale
Reproduction de la Vierge Noire d’origine vénérée au Puy en Velay. 
Donc, jusqu’à la fin du Moyen-Âge, la couleur noire et par extension les personnes noires ne sont pas du tout associée aux malheurs ou la saleté. En fait, c’est depuis la conquête coloniale et le début de l’esclavage que les Européens ont commencé à retourner cette image pour justifier leurs crimes. C’est à partir de cette époque, que progressivement la couleur noire va prendre les sens négatifs qu’on lui connaît aujourd’hui. L’histoire de la couleur noire suit la route de la suprématie blanche depuis les cales des caravelles portugaises et espagnoles d’abord puis françaises, anglaises, néerlandaises …etc jusqu’à finir dans les manuels scolaires des enfants. Le mot nègre ou nigre (noir), apparaît en France au 16ème  siècle, car avant pour désigner les personnes noires on utilisait le nom de « Maure » qui, on l’a vu, n’a rien de péjoratif, bien au contraire!! D’ailleurs on utilise aussi le mot nègre pour désigner un écrivain qui écrit pour le compte d’un autre, donc un esclave… 
Comme quoi, la couleur n’est jamais neutre, mais toujours associée à des symboles, tantôt positifs, tantôt négatifs. La couleur noire en est l’exemple le plus criant, nous venons de le démontrer par quelques exemple, que chacun pourra vérifier par soi-même. Au 21ème siècle dans lequel nous sommes, les différentes communautés afrodescendantes de par le monde restent attachées de gré ou de force à cette histoire de la couleur noire, et il semble important pour elles de cesser de se définir selon le regard d’autrui, mais bien par leurs prismes respectifs. Redéfinir son identité, passe forcément par l’étude et la connaissance de son passé et donc de soi. 
A l’OJAL, nous avons fait le choix de nous détacher de la couleur pour définir notre identité car elle renvoie encore à des idées dont nous souhaitons que notre communauté s’éloigne pour embrasser les symboles que la couleur noire renvoyait à nos Ancêtres (bien qu’ils ne se définissaient pas par celle-ci). Nous sommes Afrodescendants, car nous sommes issus d’un continent à l’histoire pluri-millénaire, qui a connu ces heures de gloire, comme d’infortune, mais dont nous sommes liés. Il est de notre responsabilité de travailler pour notre communauté, peu importe où elle se trouve car c’est unie et grâce à ses forces vives que la communauté avancera!! Ojalez-vous!
Sources : 
– une-autre-histoire.org
– F. Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française du ixe siècle au xve siècle, 9 vol, 1891-1902
– M. Pastoureau, Noir : histoire d’une couleur, Seuil, 2011
– LeMonde.fr
– C. Anta Diop, Nations nègres et culure, Présence Africaine, 1955

Rencontre avec la créatrice du Crowdfunding Immobilier des quartiers Afrodescendants

Rencontre avec le créateur de «Buy The Block», la plate-forme appartenant aux afrodescendants luttant contre la gentrification et  pour le développement du financement participatif dans les communautés afrodescendantes.


Linda Smith la créatrice de Buy the Block



Buy the Block, créé par l’entrepreneur Linda (Lynn) P. Smith, est la seule plate-forme d’investissements participatifs appartenant aux afrodescendants qui aide les communautés noires à créer de la richesse tout en déterminant l’orientation du développement de leurs communautés. Les promoteurs vont là où est l’argent, et c’est un fait regrettable que les communautés noires manquent souvent de ce riche investisseur qui peut soutenir des projets qui serviront la communauté sans la changer.Il est très courant de voir les promoteurs entrer, acheter une propriété en difficulté et la transformer en quelque chose que le quartier n’a ni besoin ni voulu. C’est la gentrification – rénover et améliorer une maison ou un quartier pour qu’il soit conforme aux goûts de la classe moyenne, faisant en sorte que la population historique n’aie plus les moyens d’y vivre.

En quoi Buy the Block est-il différent?Buy the Block est un site grand public. Au lieu de compter sur un seul promoteur puissant, les projets financés par le biais de Buy the Block s’appuieront sur un nombre beaucoup plus important de donateurs de petite valeur.La plupart des gens n’ont pas cent mille dollars pour rénover un immeuble, mais si un millier d’entre nous avons cent dollars à investir, nous pouvons faire le travail et rénover et améliorer une maison ou un quartier en gardant les résidents actuels, tandis que le les décisions sont prises par la communauté.Que signifie vraiment «rester dans la communauté»?Celui qui met l’argent est celui qui prend les décisions. Quand il s’agit d’un promoteur extérieur à la communauté, ils vont construire ce qu’ils veulent, quels que soient les besoins de la communauté. Ils vont embaucher quelqu’un qu’ils connaissent, peu importe d’où ils viennent. Ils vont prendre les bénéfices et les mettre dans leurs propres poches et d’autres projets en dehors de la communauté.

Lorsque vous soutenez quelque chose sur Buy the Block, vous gardez le contrôle de la communauté. Vous et vos voisins devez choisir les projets à soutenir en fonction des besoins réels de votre communauté. Vous serez pas en décision sur l’embauche, mais les personnes qui financent par le biais de Buy the Block s’engagent pour leurs communautés, elles sont donc beaucoup plus susceptibles d’engager des membres de la communauté. Et n’oublions pas que c’est un investissement. Les investissements font des profits et Buy the Block les garde dans la communauté pour financer d’autres projets, des retraites et tout ce que la vie nous réserve.C’est votre chance d’influencer la direction que prend votre communautéLa seule constante dans le monde est le changement. Votre communauté va changer et si vous laissez les choses se dérouler comme elles ont été, ce changement sera dirigé par des gens fortunés qui ne se soucient pas de vous, de vos voisins ou de votre communauté.Ils prendront des décisions en fonction de ce qui, selon eux, leur rapportera le plus, indépendamment du fait que cela serve réellement la communauté ou non.Buy the Block est la chance de la communauté noire de lutter – contre la gentrification, contre le fossé grandissant de la richesse et contre un système conçu pour rendre les riches plus riches aux dépens du reste de la population.L’investissement minimum dans tout projet ne dépasse pas 100 dollars et la plupart des projets n’exigent pas des centaines de milliers de dollars. Les objectifs d’investissement totaux sont accessibles, mais uniquement si vous faites votre part pour que votre communauté reste entière.Traduit par la Team OJAL
source: blackten.com
 

8 belles et bouleversantes expériences sur le continent

L’Afrique, un lieu de beauté, un lieu d’amour. Un lieu de mystère, un lieu de familiarité, d’expériences enchanteresses. Ou comme mon beau-frère aime à dire: « Certaines personnes l’appellent l’Afrique, je l’appelle la maison« .
 
Vous devenez plus vieux, et comme le temps passe, vous avez un désir inné de réaliser quelque chose que vous avez toujours voulu faire. Certains testeront leurs limites physiques, d’autres leurs limites émotionnelles, tandis que d’autres accéderont à un niveau plus élevé de la spiritualité. Alors, où pouvons-nous trouver ce nirvana que nous recherchons? En Afrique bien sûr !
 
Voici notre liste d’endroits à voir, de chose à faire et d’expérience à vivre en Afrique avant de mourir. Cette liste ne sera pas une liste habituelle d’attractions touristiques, ce sera une combinaison de lieux à visiter: des villes, des villages et des paysages. Chacun est unique à sa manière, et vous comblera de joie. 
 
 
 

La maison de Mandela à Soweto en Afrique du Sud

 
En tant que l’une des plus grandes icônes du XXème siècle, Nelson Mandela a inspiré toute une génération de militants des droits de l’homme et des droits civiques partout dans le monde. Et tout a commencé au 8115 Vilakazi Street à Orlando East, Soweto. Cette maison est le lieu où Mandela et ses compagnons d’armes planifièrent de nombreux actes visant à renverser le régime d’Apartheid et apporter l’égalité et la justice en Afrique du Sud. Alors que la maison elle-même est assez modeste, il y a une certaine aura, celle d’un homme normal de Mvezo Village dans la province du Cap qui est venu dans ce quartier normal et qui a changé le monde.
 
 

Du café éthiopien à Addis Ababa

 
C’est peut être un long chemin à parcourir pour une tasse de café, mais pouvez-vous vraiment mettre un prix sur une telle expérience? Le café éthiopien est à part. Tant dans sa saveur et, si vous êtes en Ethiopie, que dans sa préparation. C’est un must absolu de boire du café éthiopien fraîchement torréfié, et si vous avez la possibilité de voir le barista préparé en face de vous … C’est une expérience magique.
 
À Addis-Abeba, il y a les lieux où boire du café haut de gamme tels que Mokarar, Alem Bunna et, bien sûr, le célèbre Tomoca café. Dans chacun de ces endroits, vous aurez la chance de déguster les meilleurs cafés d’Éthiopie tout en vous relaxant aux doux sons de la musique folklorique éthiopienne. Et tandis que vous profiterez du café dans certains des endroits branchés, vous pourrez également vous arrêter dans quelques-uns des petits cafés locaux encore dynamiques. Ils offrent également de délicieuses tasses de java avec un excellent pain maison cuit au four.
 

Assurez-vous de glisser hors de la ville et de prendre une visite à certains des emplacements de campagne tels que Lalibela et Harar. Ces deux villes offrent des excursions culturelles et spirituelles uniques qui résonnent avec son âme. La nation a généralement eu une relation unique et historique entre plus grandes religions du monde de l’islam au christianisme et cela se reflète dans ces deux villes, et à travers le pays lui-même.

L’île de Gorée

Goree Island 

L’île de Gorée se situe au large de Dakar et, bien que son environnement soit indescriptible, son histoire est des plus horribles en raison de son lien avec la traite négrière transatlantique. Bien que n’étant pas exactement le plus grand port de commerce d’esclaves, l’île et le musée actuel sont devenus le symbole de l’esclavage et de son époque sombre dans l’histoire de l’Humanité. Des visiteurs du site ont affirmé avoir entendu les échos de leurs ancêtres qui ont été capturés sur leur sol béni et expédiés enchaînés vers une destination inconnue. On estime qu’environ 30 millions d’Africains ont été envoyés dans les Amériques, la majorité en provenance de l’Afrique de l’Ouest.

Stone Town Zanzibar – Zanzibar, Tanzanie

 Zanzibar Beach Nungwi 

La ville de Zanzibar, Stone Town, est l’un des endroits les plus diversifiés sur le plan ethnique au sein d’une région aussi petite sur le continent africain. Les ruelles et les rues de la ville abritent un mélange de personnes si diversifié que l’on peut entendre de quatre à cinq langues différentes parlées par les habitants en une minute à pied. Les sites touristiques vont du Palais du Sultan à la Maison des Merveilles (Beit Al-Ajaib), en passant par le Vieux Fort et les marchés traditionnels (localement appelés souks). Promenez-vous dans les rues alors que l’appel à la prière des musulmans est lancé à voix haute à partir de plusieurs masjids simultanément. Un plaisir supplémentaire à Zanzibar sont les plages exquises qui sont de classe mondiale et ont de nombreux hôtels pour tous les niveaux de voyageurs.

 Traditional market area 

Prix de consolation – Si vous n’êtes pas en mesure de vous rendre à Zanzibar, la vieille ville de Mombasa offre une expérience tout aussi unique. Cette section de la ville de Mombasa est semblable à Stone Town dans sa composition culturelle et architecturale. De plus, la vieille ville (et Mombasa même) est considérée comme l’une des plus anciennes villes de l’Afrique subsaharienne toujours habitée, la colonie ayant été établie bien avant l’an 1000.

Accra, Ghana

 
 Accra at Night

 Longtemps considéré comme le centre névralgique du panafricanisme, le Ghana (et par là même Accra, la capitale du Ghana) occupe depuis longtemps une place particulière dans le cœur de la diaspora africaine. Ce que le Ghana fournit est un lien distinct entre la provenance des Afro-Américains et la situation actuelle. La ville d’Accra offre de nombreuses possibilités d’explorer ce lien et fournit également un aperçu de ce qui relie la diaspora africaine au continent africain. Visitez le mausolée de Kwame Nkrumah pour en savoir plus sur les origines du panafricanisme et de la bibliothèque W.E.B.  Du Bois, qui abrite de nombreuses œuvres liées à divers problèmes sociaux, historiques et politiques de leur époque.

 Cape Coast Castle  

Le château de Cape Coast se trouve à quelques heures de route d’Accra. Avec sa «porte de non-retour» déchirante, ce château a été l’un des principaux centres de l’Afrique de l’Ouest au plus fort de la traite négrière transatlantique. Le château est assez bien préservé et, bien que situé en dehors de la ville principale d’Accra, il est assez accessible et propose des services aux touristes.

 

Pyramides de GIZEH, Egypte

   Great Pyramids of Giza 

Parmi les sept merveilles du monde antique, les pyramides d’Égypte ont longtemps hypnotisé l’humanité. La magnificence de leur conception et de leur taille, ainsi que l’ingéniosité technique liée au fait qu’elles ont été construites il ya des milliers d’années, les pyramides de Gizeh confirment la notion du long et important héritage de l’Afrique dans le monde.

Une visite aux pyramides doit également inclure le Grand Sphinx. Tout aussi impressionnant par sa taille et sa structure, le Sphinx protège les Grandes Pyramides depuis des milliers d’années. Ce qui est intéressant à propos du Grand Sphinx, c’est que contrairement aux pyramides, dont les archéologues ont une connaissance pratique de leur histoire, l’histoire et la raison d’être du Sphinx sont en grande partie inconnues. Il existe quelques théories solides sur ses origines, mais personne ne peut dire avec certitude quand il a été construit. Ce qui peut être convenu, c’est que la structure est absolument magnifique et qu’elle est à voir absolument lors d’une visite aux Grandes Pyramides.

Quartier central des affaires de Nairobi – Nairobi, Kenya

  Nairobi Central Business District  

Nairobi est-elle une ville ancienne et historique avec une grande histoire de ses origines? Pas vraiment. La ville a-t-elle de superbes plages et un temps magnifique qui attirent les voyageurs du monde entier pour s’amuser et se détendre? Non. La ville compte-t-elle de nombreux sites et des lieux à voir absolument? Ummm… pas vraiment.

Alors, pourquoi quelqu’un devrait-il visiter Nairobi? Je n’ai qu’un mot: Energie.

En tant que plus grande ville d’Afrique orientale et le centre social, culturel, politique et financier de la région, Nairobi est le cœur du pays. La ville offre un mélange rare de culture africaine traditionnelle mais avec une compréhension internationale du monde dans lequel nous vivons.

En outre, Nairobi est au centre de la croissance économique observée actuellement en Afrique. L’une des économies dont la croissance est la plus rapide dans les pays en développement est l’un des nombreux centres névralgiques de la croissance de l’Afrique.

En tant que voyageur à Nairobi, que pouvez-vous faire? Ma suggestion est la suivante. Allez dans un bon café du centre-ville de Nairobi, commandez quelque chose en anglais, puis mélangez-vous. La belle chose à propos de Nairobi, c’est qu’elle est l’une des rares grandes villes d’Afrique dans laquelle vous pouvez parler anglais, parler de votre commerce et personne aura un indice que vous n’êtes pas un local. Ainsi, vous pourrez faire l’expérience de l’Afrique depuis la position d’observation silencieuse. Pas de regard curieux, pas de traitement en tant qu’étranger. Juste toi.

Dar es Salaam Harbor 

Prix de consolation – Si vous ne pouvez pas vous rendre à Nairobi, rendez-vous à Dar es Salaam, en Tanzanie. Tout simplement, alors que Nairobi représente la norme actuelle en matière de développement et d’affaires en Afrique de l’Est, Dar es-Salaam représente l’avenir. La Tanzanie a une économie en croissance rapide et dans 15 à 20 ans, ce sera l’endroit où aller en Afrique. Souviens-toi de ça.

Tombouctou, Mali

 Great Mosque of Djenne 

Dans les années 60, c’était une expression populaire qui désignait Tombouctou dans un lieu lointain et magique. La ville est incluse dans une bande dessinée de Donald Duck, et le Dr. Seuss en parle dans une histoire. Ainsi, de nombreuses personnes ont supposé que la ville n’existait pas. Cependant, la ville de Tombouctou a l’une des histoires les plus spectaculaires d’Afrique et du monde. Jadis le centre d’apprentissage en Afrique de l’Ouest, les universités et les écoles de la ville ont attiré des penseurs et des universitaires de diverses parties du continent et de l’Afrique du Nord. En plus d’être la capitale des empires du Mali et de Songhaï, la ville abritait également Mansa Musa, qui a été reconnu comme l’un des hommes les plus riches de tous les temps et a rehaussé le prestige de la ville.
Se rendre à Tombouctou peut représenter la moitié de l’aventure et durer au moins 12 à 16 heures en voiture depuis la grande ville la plus proche ou en prenant un petit avion. Bien que la ville ait connu des temps meilleurs, elle a toujours une présence enchanteresse en raison de ses marchés animés, ainsi que de ses mosquées en argile historiques qui auraient été parmi les plus hautes structures de l’Afrique subsaharienne à l’apogée de son royaume.

Jamal Bradley est un homme d’affaires et écrivain américain originaire de Philadelphie et basé au Kenya.

source: atlantablackstar.com

Traduit par la Team Elimu

 

  

T.I rachète des quartiers d’Afrodescendants à Atlanta

La conscience d’une responsabilite communautaire

Connaissez-vous Yacouba Sawadogo? Vous devriez: il s’agit de l’homme génial qui a arrêtré la progression du desert dans son village natal de gourga au Burkina Faso. Quel rapport avec un rappeur multimillionaire T.I? A priori à part leur couleur de peau pas grand chose.

 

Viacom Summer TCA
CREDIT: Phillip Faraone/Getty Images pour Viacom

T.I n’arrête pas le desert mais il s’est attaqué à un phénomène économique et social qui touche de très nombreux quartiers afro-américains: la gentrification. C’est ce phénomène qui veut que des bobos fils à papa blancs viennent dans ton quartier car il leur évoque la dure vie du ghetto qu’ils ont vu dans les clips des années 90 et qu’ils s’y installent en masse, faisant ainsi grimper le prix du loyer. Qui dit hausse du prix du loyer dit disparition des classes laborieuses qui ont justement donné l’âme au quartier. S’en suit une paupérisation, un nouvel exode des plus démunis vers des zones encore moins bien pourvus d’infrastructures, écoles hopitaux etc. Un grand remplacement à l’envers en somme.Tout comme le sable avait repris ses droit sur la forêt.

Un partenariat entre de grands acteurs, tous Afrodescendants

Ce phénomène n’est pas nouveau mais la plupart des gens le voient comme une conséquence logique et innarrêtable de l’urbanisation des grandes villes. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Comme vous le savez aux states les renois sont organisés à des degrés qu’on n’imagine même pas dans nos villes européennes. Tenez vous bien, c’est le genre de collaboration qui envoie du lourd. Donc le gars T.I s’associe avec une société immobilière nigeriane (Dynasty Real Estate) et une organisation dont l’objectif est toute une inspiration pour l’OJAL: « Revitaliser et reconstruire des communautés, un quartier à la fois. »Il s’agit de la Urban Planning Management, qui s’attèle à ce gros problème depuis plus de trente ans.

 

Redonner vie a des quartiers entiers


Ce trio panafricainement éclatant a donc eu pour objectif de racheter des quartiers entiers où vivent des Afrodescendants pour revitaliser et « dégentrifier » ces quartier d’Atlanta, ville d’origine du rappeur. Ce mouvement est connu sous le sloggan « buy back the block ». En clair il vont redonner vie à des quartier en rachetant des immeubles pour en faire des logements accessibles pour la communauté qui avait historiquement donné vie à ces quartiers. C’est tout bonnement revolutionnaire et foutrement inspirant. Ca change des business du genre « je vais créer ma marque de Whisky » ou bien « je vais ouvrir une chaîne de fastfood ». Il s’agit d’une initiative ultra positive, communautaire, qui donne du sens à ce mot et crée de l’unité en même temps qu’un avenir moins sombre pour des milliers de gens. Car ils l’achètent ensemble leur quartier, ce qui est gage d’une preservation de l’habitat. Que demande le peuple? 

Big Up au talentueux T.I pour ce geste qui on l’espère inspirera d’autres personnes de sa stature. SALUTE!

pour en savoir un peu plus sur ce mouvement dont nous devrions nous inspirer asap: 

https://www.buytheblock.com/

source: vibe.com

Ojalezvous!  

Au Rwanda la Blockchain au service de la tracabilité des minerais : vers la fin des conflits miniers en Afrique?

Cointelegraph

Nous apprenons que le Rwanda a fait appel à une societe anglaise, Circulor, afin de développer la toute première blockchain capable d’obtenir une tracabilité des minerais, et en particulier du Tantale qui rentre dans la fabrication de composantes electroniques (smartphones, ordinateurs etc.). Cette technique revolutionne donc le monde de l’extraction minière, monde très violent car ces minerais sont une vraie manne et se paient au prix fort: de très nombreuses vies humaines.

Le ministre Rwandais Francis Gatare, PDG de la societe nationale the Rwandan Mining, Petroleum and Gas Board, a annoncé avoir fait ce partenariat avec la firme anglaise, qui permettra une totale tracabilité et une transparence inédite concernant la provenance des minerais vendu à l’exportation. « Notre plate-forme blockchain permettra aux consommateurs de comprendre d’où proviennent les matériaux des produits qu’ils achètent et compliquera la tâche des matériaux qui ne sont pas issus de sources éthiques et qui traversent la chaîne d’approvisionnement. Cela réduira également considérablement les coûts pour les mineurs qui supportent actuellement une part disproportionnée des coûts de mise en conformité. » a déclaré le PDG de la societé Circulor Douglas Johnson-Poensgen. 

Avant ce partenariat avec le gouvernement Rwandais, la société avait fait un deal avec le constructeur BMW afin d’avoir une traçabilité sur le Cobalt utilisé dans ses véhicules, pour les mêmes raisons d’éthique. 

La blockchain est un système qui permet d’avoir une tracabilité parfaite, elle est de plus en plus utilisée pour autre chose que la monnaie virtuelle. Au Ghana par exemple est utilisée pour le droit foncier, et permet d’émettre des titres de propriété infalsifiables et donc perennise l’activité immobilière. Elle reduit donc drastiquement les conflits sur le foncier. Cet été la societe
De Beers, géant de la production de diamants, a annoncé avoir utilisé la blockchain pour tracer la route des diamants et ainsi couper court aux diamants du sang, de la mine à la vente aux particuliers. 

Ces industries sont très mortifères pour les Africains et Afrodescendants (l’or par exemple en. Guyane fait face aux mêmes probématiques, ou le nickel chez les Kanak) directement en terme de conflits armés, ou bien indirectement car les Etats se font corrompre et hypothèques l’avenir de leur population à cause de ces richesses. Nous nous réjouissons  de ces avancées. 

La prochaine étape serait peut-être d’avoir nos propres systèmes de blockchain, et pourquoi pas nos propres réseaux d’exploitation et d’exportation de nos minerais. Car si cette technique va réduire des coûts de mise en conformité et sûrement de corruption, elle ne nous appartient pas…tout comme une grande partie de notre sous-sol…

source: cointelegraph.com

Traduit par la Team OJAL


La Californie a-t-elle était nommée d’après une reine Afrodescendante ?

La Californie tire-t-elle son nom de la Reine Califia, une reine guerrière Afrodescendante ? L’écrivain espagnol, Rodríguez de Montalvo Garci, a écrit au sujet de la Reine Queen Califia en 1500 dans son roman, Las sergas de Esplandián (Les aventures d’Esplandián). On prétend que Califia gouvernait une «nation insulaire» où l’or était le seul métal. Whoopi Goldberg interpréta même la reine Califia dans le film Disneyland, Golden Dreams.
 
Un panneau  de sept pieds de haut représentant Califia et ses Amazones est visible à l’Hôtel Intercontinental Mark Hopkins de San Francisco. Il fut réalisé pour l’ouverture de l’hôtel en 1926, par Maynard Dixon et Frank Von Sloun. Louise Lloyd créa une représentation intitulée The Naming of California, peut être vu au Senate Rules Committee Hearing Chamber de Sacramento au 4ème étage du bâtiment.
 
Africa ressource écrit :


En 2004, l’African American Historical and Cultural Society Museum de San Francisco présenta une exposition de Reine Califia, organisée par John William Templeton, mettant en vedette des œuvres d’artistes tels que The Arthur Wright et James Gayles.
Le spectacle affiche un traitement 1936 « California Allégorie » triptyque de Lucille Lloyd, avec la reine Califia comme la figure centrale. Templeton a déclaré que «Califia est une partie de l’histoire en Californie, et elle renforce aussi le fait que les Afro-Américains avaient toujours été en Californie. »

 
« Califia est une partie de l’histoire en Californie, et elle renforce aussi le fait que lorsque Cortes a nommé ce lieu en Californie, il avait 300 personnes afrodescendantes avec lui. Et dans l’ensemble hispano-mexicaine, quarante pour cent de la population était noire. « 
 
Certains peuvent se référer à la reine Califia comme un personnage mythique, mais pourquoi y aurait-il tant d’expositions consacrées à quelqu’un si elles n’existait vraiment pas?

Les Afrodescendants Arabes: les Arabes Noirs

Les arabes Noirs

 
Le concept « d’Arabe noir » peut être déroutant pour beaucoup d’entre nous habitué aux Arabes modernes. Cependant, toutes les utilisations du mot « arabe » avant la montée de l’Islam au 7ème siècle se réfèrent spécifiquement à des personnes appartenant au groupe ethnique des Bédouins. A partir de là des gens sans origines bédouines commencèrent à utiliser le terme « Arabes » pour se définir.

 

Aujourd’hui, il y a encore beaucoup de groupes ethniques « d’Arabes noirs », comme les Touaregs et les Nubiens d’Afrique du Nord ou les Mahra d’Arabie du Sud, qui sont toujours là, et dont la présence au « Moyen-Orient » est antérieure à la venue des peaux pâles asiatiques. Les Arabes d’aujourd’hui sont un mélange de ces groupes, avec ceux à la peau plus sombre peau typiquement discriminés et opprimés, comme tous les peuples les plus sombres du monde.

 

 

Ibn Mandour, auteur du 13ème siècle, écrit dans son lexique arabe bien connu Lisan Al Arab, (Al Fadl Ibn Al Abbas), « Je suis pur parce que la couleur des Arabes est sombre ». Mandour décrit en outre les Arabes purs en disant, « le cheveu raide est le genre de cheveu que la plupart des Perses non-arabes et des Romains ont tandis que les cheveux crépus est le type de cheveux que la plupart des Arabes ont ».

 

 

 

Jetez un œil à quelques visages noirs d’Arabie ci-dessous:

 

 

 

Chronologie de l’émancipation des Afrodescendants pendant la guerre civile Américaine


Cette brève chronologie, adaptée de la version publiée dans Free at Last: Une histoire documentaire de l’esclavage, de la liberté et de la guerre civile, dresse la liste des événements importants de l’histoire de l’émancipation pendant la guerre civile. Sauf indication contraire, toutes les entrées concernent l’Union plutôt que la Confédération. 

6 novembre 1860 Abraham Lincoln élu président

20 décembre Caroline du Sud devient le premier Etat du Sud à se séparer de l’Union 

4 février1861 La Convention des États sécession (Caroline du Sud, Mississippi, Floride, Alabama, Géorgie, Louisiane) se réunit à Montgomery, Alabama, adopte la constitution provisoire des États confédérés d’Amérique (8 février) et élit le président provisoire de Jefferson Davis (9 fév. ) le 2 mars, le Congrès provisoire admet le Texas à la Confédération

2 Mars Le Congrès des États-Unis adopte et envoie aux États un amendement constitutionnel (qui, en fin de compte, a échoué à la ratification) interdisant toute modification ultérieure visant à «abolir ou interférer». . . avec les institutions domestiques « des états

4 Mars Le président Lincoln inauguré

12 avril La guerre civile commence avec une attaque confédérée contre une garnison fédérale à Fort Sumter, en Caroline du Sud15 Le président Lincoln publie une proclamation demandant aux troupes de réprimer la rébellion 
20 Mai Après l’Arkansas, le Tennessee et la Virginie dans la Confédération, la Caroline du Nord devient le dernier État à faire sécession 

24 Mai  Les esclaves fugitifs à Fortress Monroe, en Virginie, sont reçus et mis au travail par le général de l’Union Benjamin F. Butler, qui les déclare « contrebande de guerre »

21 juillet Victoire confédérée lors de la bataille de Bull Run (Manassas), l’Union tente de réprimer la rébellion rapidement et sans grande perte de vie

6 août La première loi sur la confiscation annule les revendications des propriétaires d’esclaves fugitifs qui avaient été employés dans l’effort de guerre confédéré

30 août Invoquant la loi martiale, le général John C. Frémont déclare libres les esclaves des propriétaires déloyaux dans le Missouri; Le président Lincoln demande qu’il modifie son ordre afin de ne pas dépasser les lois du Congrès sur l’émancipation

11 septembre Le général Frémont ayant refusé de modifier son ordre d’émancipation, le président Lincoln lui ordonne de le faire.

Décembre Le ministre de la Guerre, Simon Cameron, publie son rapport annuel, dont le président Lincoln a demandé la suppression de passages préconisant l’émancipation et l’emploi d’anciens esclaves comme ouvriers et soldats militaires; Cameron est bientôt remplacé par Edwin M. Stanton

1862

13 Mars Le Congrès adopte un article de guerre supplémentaire interdisant aux membres de l’armée et de la marine de renvoyer des esclaves fugitifs à leurs propriétaires

avril Le général David Hunter, commandant de l’Union dans les îles de la mer de Caroline du Sud, demande la permission d’armer les hommes noirs pour le service militaire; ne recevant aucune réponse, il commence à recruter de sa propre autorité au début de mai, mais le département de la guerre refuse de payer ou d’équiper le régiment et Hunter est donc obligé de le démanteler 

10 Avril A la demande de Lincoln, le Congrès promet une aide financière à tout Etat qui entreprend une émancipation progressive avec compensation pour les propriétaires 

16 Avril Congrès abolit l’esclavage dans le District de Columbia, avec compensation pour les propriétaires loyaux, et s’approprient de l’argent pour l’enlèvement volontaire (« colonisation ») des anciens esclaves en Haïti, au Libéria ou dans d’autres pays

9 Mai Le général David Hunter déclare libérer tous les esclaves en Caroline du Sud, en Géorgie et en Floride 

19 Mai Le président Lincoln publie une proclamation annulant l’édit d’émancipation du général Hunter et exhortant les États frontaliers (Kentucky, Missouri, Maryland et Delaware) à adopter une émancipation graduelle et compensée 
7 juin Le Congrès adopte une législation appliquant la loi sur l’impôt direct de 1861 dans les États sécessionnistes; il prévoit la confiscation au gouvernement des terres dont les propriétaires n’ont pas payé la taxe et pour son bail ou vente subséquente 

19 juin Le Congrès interdit l’esclavage dans les territoires

Juillet Le président Lincoln appelle les congressistes des Etats frontaliers à soutenir une émancipation graduelle et compensée, avec la colonisation des esclaves libérés en dehors des Etats-Unis, avertissant que s’ils n’agissent pas bientôt, l’esclavage dans leurs Etats « sera éteint par la simple friction et abrasion – par les simples incidents de la guerre « ; Deux jours plus tard, la majorité des membres du Congrès rejettent l’appel de LincolnLa deuxième loi sur la confiscation libère les esclaves des personnes engagées ou aidant dans la rébellion et prévoit la saisie et la vente d’autres biens appartenant à des citoyens déloyaux; il interdit également au personnel de l’armée et de la marine de décider de la validité de la revendication de liberté d’un esclave fugitif ou de remettre tout fugitif à un demandeur et autorise le président à employer des «personnes d’ascendance africaine» à quelque titre que ce soit pour réprimer la rébellion 

17 Juillet La loi sur la milice prévoit l’emploi de «personnes d’ascendance africaine» dans «tout service militaire ou naval pour lequel ils peuvent être reconnus», accordant la liberté aux esclaves ainsi employés (et à leurs familles s’ils appartiennent à des propriétaires déloyaux) 

22 Juillet Le président Lincoln annonce à son gouvernement son intention de publier une proclamation libérant des esclaves dans les États rebelles, mais accepte de le reporter jusqu’à une victoire militaire appropriée

Août À la Nouvelle-Orléans, le général Benjamin F. Butler incorpore dans les forces de l’Union plusieurs unités de «garde indigène» composées de soldats noirs libres; Peu de temps après, il commence à recruter des hommes noirs et ex-esclaves pour des régiments supplémentaires 

25 Aout Après avoir refusé sa permission pendant des mois, le Département de la guerre autorise le recrutement de soldats noirs dans les îles de la mer de Caroline du Sud.

17 Septembre L’invasion confédérée du Maryland repoussée à Antietam 

22 Septembre Proclamation préliminaire d’émancipation émise par le président Lincoln; il annonce que tous les esclaves des Etats ou parties d’Etats encore en rébellion à partir du 1er janvier 1863 seront déclarés libres, promet une aide monétaire aux Etats esclavistes non en rébellion qui adoptent une émancipation immédiate ou progressive, et réitère son soutien à la colonisation des esclaves libérés en dehors des États-Unis

11 Octobre Le Congrès Confédéré exempte de la conscription un homme blanc sur chaque plantation avec vingt esclaves ou plus

23 décembre Le président confédéré Davis publie une proclamation ordonnant que les soldats de l’Union noire et leurs officiers capturés par les troupes confédérées ne soient pas traités comme des prisonniers de guerre; à la place, ils doivent être renvoyés aux autorités de l’État confédéré

1863

1er janvier Proclamation d’émancipation émise par le président Lincoln; il déclare libres tous les esclaves dans les États confédérés (sauf le Tennessee, le sud de la Louisiane et certaines parties de la Virginie) et annonce l’intention de l’Union d’enrôler des soldats et des marins noirs. À la fin du printemps, le recrutement est en cours dans tout le Nord et dans tous les États confédérés occupés par l’Union, à l’exception du Tennessee.


16 Mars La Commission américaine d’enquête sur les affranchis, nommée par le secrétaire à la Guerre Stanton pour enquêter sur l’état des ex-esclaves et recommander des mesures pour leur emploi et leur bien-être

22 Mai Le Bureau des troupes de couleur créé au sein du Département de la guerre 

27 Mai  Les soldats noirs jouent un rôle important dans l’attaque ratée de Port Hudson, en Louisiane 
7 juin Des soldats noirs repoussent l’attaque confédérée à Milliken’s Bend, en Louisiane 
1-3 juillet L’offensive confédérée au Maryland et en Pennsylvanie repoussée à Gettysburg

4 Juillet Reddition confédérée de Vicksburg, Mississippi 

8 Juillet La reddition confédérée de Port Hudson assure le contrôle de l’Union sur le Mississippi 

18 Juillet des soldats noirs sont à l’avant-garde d’un assaut sur Fort Wagner, en Caroline du Sud 

30 Juillet Le président Lincoln promet que les soldats de l’Union, noirs ou blancs, ont droit à une protection égale s’ils sont capturés par l’ennemi et menacent de représailles pour l’esclavage confédéré des prisonniers de guerre noirs

3 octobre Le Département de la Guerre ordonne le recrutement à grande échelle de soldats noirs dans le Maryland, le Missouri et le Tennessee, avec une compensation pour les loyaux propriétaires

8 décembre Proclamation d’amnistie et de reconstruction publiée par le président Lincoln; il offre le pardon et la restitution des biens (à l’exception des esclaves) aux Confédérés qui prêtent serment d’allégeance à l’Union et acceptent l’émancipation; il propose également un plan par lequel les électeurs fidèles d’un état sécessionniste peuvent commencer le processus de réadmission dans l’Union

1864

16 Mars La constitution de l’État de New Arkansas, qui abolit l’esclavage, est ratifiée par les électeurs pro-Union

8 Avril Le Sénat approuve l’amendement constitutionnel abolissant l’esclavage 

12 Avril des soldats confédérés sous le général Nathan B. Forrest massacre des soldats noirs capturés à Fort Pillow, Tennessee

7 Juin L’enrôlement dans le Kentucky ouvert aux hommes esclaves indépendamment du consentement de leurs propriétaires, avec compensation pour les propriétaires loyaux 

15 Juin La Chambre des Représentants n’approuve pas l’amendement constitutionnel abolissant l’esclavage. Le Congrès rend la solde des soldats noirs (qui était de 10 $ par mois pour tous les grades) égale à celle des soldats blancs (13 $ par mois pour les soldats, des montants plus élevés pour les grades supérieurs); le changement est rétroactif au 1er janvier 1864, ou, pour les hommes qui étaient libres avant la guerre, au moment de l’enrôlement 

20 Juin Le Congrès augmente le salaire de tous les soldats, noir et blanc, à 16 $ par mois, avec des augmentations correspondantes pour les grades supérieurs

5 septembre La nouvelle constitution de l’État de Louisiane, qui abolit l’esclavage, est ratifiée par les électeurs pro-Union

1er novembre La constitution de l’État du New Maryland, qui abolit l’esclavage, entre en vigueur, ayant été ratifiée en octobre8 Abraham Lincoln est réélu président, battant George B. McClellan

1865

11 janvier La Convention constitutionnelle de l’État du Missouri abolit l’esclavage 

12 Janvier Le général William T. Sherman et le secrétaire à la Guerre Edwin M. Stanton rencontrent vingt dirigeants noirs à Savannah, en Géorgie, pour discuter de l’avenir des ex-esclaves 

15 Janvier réservant une partie de la côte à la Caroline du Sud, à la Géorgie et à la Floride pour être colonisées exclusivement par les Noirs, les colons recevant un «titre possessoire» de 40 acres 

16 Janvier Le général Sherman publie une ordonnance spéciale de zone 

31 Janvier La Chambre des Représentants approuve l’amendement constitutionnel abolissant l’esclavage, l’envoyant aux états pour ratification

22 février L’amendement à la constitution de l’état du Tennessee abolit l’esclavage

3 Mars Le Congrès approuve une résolution commune libérant les épouses et les enfants des soldats noirs. Le Congrès établit le Bureau des réfugiés, des libérés et des terres abandonnées (Bureau des libérateurs) pour superviser le passage de l’esclavage à la liberté 

13 Mars Le Congrès confédéré autorise le président Jefferson Davis à recruter des hommes esclaves comme soldats, avec la permission de leurs propriétaires; Confederate War Department publie un ordre régissant l’enrôlement le 23 mars.

9 avril Reddition de l’armée du général confédéré Robert E. Lee à l’Appomattox Court House, en Virginie 

14 Avril Le président Lincoln a été assassiné. Le vice-président Andrew Johnson succède à la présidence

18 décembre Ratification du treizième amendement à la Constitution des Etats-Unis annoncé par le Secrétaire d’Etat; l’amendement abolit l’esclavage à travers les États-Unis

source: http://www.freedmen.umd.edu     

Traduit par la Team OJAL 

7 Techniques que les enseignants afrodescendants peuvent utiliser pour faire une différence chez les étudiants noirs

Selon une étude du Centre national de la statistique de l’éducation, sur 3,3 millions d’enseignants dans les écoles élémentaires et secondaires publiques américaines en 2012, 82% étaient blancs et 7% étaient afrodescendants. Il est généralement admis dans de nombreux milieux que l’une des raisons pour lesquelles tant d’enfants noirs, en particulier les hommes afrodescendants, souffrent à l’école, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’enseignants afrodescendants. Mais comment les enseignants afrodescendants font-ils une différence pour les enfants afrodescendants?


Les professeurs noirs les traitent mieux

Les chercheurs Kenneth Meier et Joseph Stewart ont constaté que les étudiants afro-américains obtenaient de meilleurs résultats aux tests de rendement standardisés en présence d’enseignants afro-américains. Ils ont supposé que les enseignants afrodescendants pourraient être plus empathiques envers les étudiants afrodescendants. D’autres chercheurs ont constaté que même si les enseignants afrodescendants n’étaient pas plus enclins à louer les jeunes étudiants afrodescendants que les enseignants blancs, ils étaient beaucoup moins susceptibles de leur répondre négativement que les enseignants blancs.



Ils comprennent la culture des étudiants

Les enseignants afrodescendants peuvent sauver les élèves afrodescendants dans des écoles à prédominance blanche. Certaines recherches indiquent que les élèves des minorités s’en tirent plus mal dans les écoles où les élèves sont surtout blancs, car la culture de l’apprentissage tend à favoriser ceux qui sont majoritaires, ce qui peut avoir un impact dévastateur sur le sort des élèves afrodescendants. Esther Quintero, chercheur principal à l’Albert Shanker Institute, un groupe de réflexion sur l’éducation à but non lucratif, dit que les taux de décrochages disproportionnellement élevés pour les étudiants afrodescendants pourraient être réduits en gardant plus d’enseignants de couleur dans la salle de classe.



Ils peuvent aider à atténuer les mauvaises performances des
afrodescendants liées à la «menace de stéréotype»

La théorie de «stéréotype de la menace» de Claude M. Steele suggère une autre façon que la performance des élèves puisse répondre à la race d’un enseignant: Les élèves afrodescendants perçoivent qu’un stéréotype concernant leur capacité entre en jeu lorsqu’ils ont un enseignant blanc.

Dans ses expériences à Stanford, Steele a fait passer des tests à des groupes d’étudiants comprenant les items les plus difficiles de l’examen GRE oral. Lorsqu’on leur a dit à l’avance que le test était une tâche de résolution de problèmes en laboratoire sans rapport avec la capacité, les élèves afrodescendants et blancs ont obtenu des résultats similaires. Cependant, les élèves afrodescendants ont eu une performance relativement pire quand on leur a dit que le test était un diagnostic de capacité. Les différences raciales étaient similaires lorsque les chercheurs ont simplement demandé aux élèves de remplir un questionnaire démographique pré-test qui enquêtait sur leur race, une manipulation mineure de la menace du stéréotype. Mais cela peut être réduit quand un enseignant afrodescendants administre le test.

Les enseignants afrodescendants passeront plus de temps avec eux

Un nombre limité de preuves expérimentales suggère que les enseignants, en allouant le temps de classe, en interagissant avec les élèves et en concevant des matériels de classe, sont plus favorablement disposés envers les élèves qui partagent leur origine raciale ou ethnique. Par exemple, une étude réalisée en 1979 par Marylee Taylor a placé des enseignants blancs dans un environnement d’enseignement où ils ne pouvaient pas observer l’élève directement. Taylor a constaté que les enseignants fournissaient moins d’encadrement et étaieent plus bref, une réaction moins positive lorsqu’on leur a dit à l’avance que l’élève était afrodescendants. De même, les études basées sur les observations des classes réelles constatent souvent que les élèves afrodescendants avec des enseignants blancs reçoivent moins d’attention, sont moins loués et sont grondés plus souvent que leurs homologues blancs.


Ils peuvent augmenter les scores des tests des étudiants

Le projet STAR (Student Teacher Achievement Ratio) du Tennessee a montré que chez les enfants afrodescendants, le fait d’avoir un enseignant afrodescendants pendant un an était associé à une augmentation statistiquement significative de 3 à 5 points en mathématiques. Au test de lecture, les scores des élèves afrodescendants avec des enseignants afrodescendants étaient de 3 à 6 percentiles plus élevés. Pendant ce temps, les élèves blancs des deux sexes placés avec un professeur blanc ont obtenu des notes de 4 à 5 percentiles en mathématiques. En lecture, les garçons blancs avaient des scores de 2 à 6 points plus élevés lorsqu’ils apprenaient d’un enseignant de leur propre race, mais pour les filles blanches, aucune différence significative n’a pu être détectée. Certaines études ont même constaté que les résultats des tests des étudiants afrodescendants augmentent lorsqu’ils sont enseignés par des hommes afrodescendants.

Ils peuvent servir de modèles par l’exemple

Plusieurs études menées à la fin des années 1980 et au début des années 90 ont montré que les enseignants de couleur pouvaient renforcer l’estime de soi de leurs étudiants minoritaires, en les exposant en partie à des professionnels qui leur ressemblaient. L’écrivaine Alexandria Neason écrit avec émotion sur l’effet qu’elle a eu sur elle quand elle a finalement eu un professeur afrodescendants en quatrième année dans une école du Tennessee où elle était l’une des rares étudiantes afrodescendante. «Quand j’étais petite, je voyais ma maîtresse de quatrième année, Mme Bishop, pendant plus d’heures par jour que ma propre mère», écrit-elle. « Elle était mon miroir. Elle m’a donné une image de moi-même.



Ils peuvent réduire les conséquences négatives du regroupement et du suivi

Le fait d’avoir un enseignant afrodescendants peut faire en sorte que les élèves afrodescendants soient moins susceptibles d’être placés dans des groupes moins performants en classe. Une fois que les élèves afrodescendants sont placés dans des groupes inférieurs, ils restent coincés – les chercheurs ont constaté que les étudiants afrodescendants étaient moins susceptibles que les étudiants blancs d’être réaffectés à un groupe de capacité supérieure pendant l’année scolaire. Les chercheurs Christy Lleras et Claudia Rangel de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign ont trouvé que le regroupement peut exacerber les écarts de réussite parmi les étudiants afro-américains dans les premières années de scolarité. Dans les salles de classe non regroupées, ils ont constaté que l’écart de lecture entre les élèves des classes de lecture inférieure et supérieure disparaissait en réalité en troisième année. C’est-à-dire que parmi les étudiants afro-américains qui ne sont pas regroupés pour l’enseignement de la lecture, il n’y a pratiquement pas de différence entre les résultats en lecture des élèves en lecture et ceux en lecture en troisième année.