Quelques mois après son retour de Grande-Bretagne, [Marcus] Garvey réalisa qu’il risquait, pendant un temps, de courir après des chimères. Se contenter de rêver de grandeur ne l’a que momentanément satisfait. Son esprit vif et sa croyance en des idéaux exigeaient de passer à l’action. Il voulait voir la race à laquelle il appartenait avancer triomphalement dans le concert de l’humanité déjà en marche. Il voulait donc s’entourer d’un comité directeur et de collaborateurs acquis à sa façon de penser, afin de constituer une avant-garde fidèle. Car les plans grandioses n’ont de consistance qu’en devenant réalité. Ainsi, Garvey était convaincu que s’il était « Napoléon », il lui fallait sa « Joséphine ». Garvey était dans une période de sa vie où, à l’instar de tous les grands hommes, les idées et leurs applications concrètes se devaient d’être rudement mises à l’épreuve. C’est alors que la frustration vous guette. Et tout dirigeant s’y trouve un jour confronté (un peu comme le feu purificateur du potier qui sépare l’or des impuretés résiduelles). C’était, pour Garvey, la période où il se rongeait les sangs.
C’est précisément à cette période que nos pas se sont croisés. Garvey et moi nous sommes rencontrés pour la première fois par le hasard du destin à la faveur d’un concours de circonstances. Notre rencontre n’était en rien banale car elle eut lieu à un moment très significatif pour nous deux. Elle a même changé beaucoup de choses dans nos vies.
L’occasion de cette rencontre était toute simple. À l’époque, j’avais pour habitude d’assister à un débat littéraire qui se tenait dans le hall de l’Église baptiste de Kingston en Jamaïque. Ce fameux mardi de juillet 1914, j’avais suggéré le sujet suivant : « La civilisation, un frein au renforcement de la morale ». Après avoir argumenté sur mon thème avec toute la vigueur possible, je suis retournée m’asseoir afin d’écouter mes contradicteurs.
À mesure que le débat progressait, mon esprit était si absorbé par les joutes littéraires que je n’ai porté que très peu d’attention, voire aucune, aux personnes qui prenaient la parole ; ni même au fait que dans mes supporters, se trouvait un jeune homme particulièrement cinglant, au franc-parler.
À la fin de la réunion, je m’en allai comme d’habitude, prendre le tram pour rentrer chez moi. Et à l’arrêt du bus se trouvait un individu trapu et légèrement voûté. Je lui trouvais une apparence familière, c’est alors que je me rendis compte qu’il s’agissait du monsieur qui avait soutenu mes opinions avec tant de pugnacité. L’étranger attira mon attention. Toute la passion du débat ayant disparu, j’ai clairement pu voir l’intensité de la lueur émanant des yeux de mon supporter inconnu. Dans cette lumière du soir, ces yeux semblaient d’un noir si brillant. Tout un monde semblait émaner de ces yeux-là.
Puis ce fut la plus grande surprise de ma vie. L’audacieux inconnu s’avança spontanément vers moi et, sans que je ne l’y ai invité, s’adressa à moi de la façon la plus étonnante. « Enfin ! », dit-il, de sa voix grave et généreuse « J’ai trouvé l’étoile de mon destin ! Je l’ai trouvée, Joséphine ! » […]. Marcus ne perdit pas de temps en banalités. Il se mit aussitôt à raconter sa vie, vraisemblablement pressé de le faire. J’étais fascinée par sa façon de s’exprimer. Durant le temps où il parlait, rien ne laissait paraître qu’il s’adressait à une personne qu’il connaissait à peine, ni même qu’il soit conscient de cet état de fait. On aurait cru que nous nous connaissions depuis des années. L’histoire de sa vie était une effusion de son moi profond (sic). À certains moments il semblait hésiter, cherchant l’expression juste, appropriée, mais en tout état de cause ne cherchant aucunement à dissimuler et étant visiblement sincère. Il racontait agréablement sa vie d’enfant turbulent, la nature et les qualités de ses parents, une prophétie de son père, ses premières batailles pour gagner sa vie, et les raisons qui l’avaient conduit à s’intéresser aux masses noires, de même que ses aspirations et son désir d’apporter une amélioration à la vie des Noirs ployant sous le joug de la pauvreté et de l’ignorance.
La suite de son histoire l’amena à parler des hommes qui s’étaient battus pour arriver au sommet : Toussaint Louverture, Napoléon, Antonio Maceo, Booker T. Washington, des hommes qui avaient tous, chacun à leur manière, servi la cause de leur race selon leurs connaissances et les conditions de vie de leur époque. Il était également très fier d’évoquer l’histoire des esclaves marrons de la Jamaïque et des nombreux autres qui ont dû se battre, durant toute leur vie, pour préserver leur liberté d’esprit et leur volonté à résister aux entraves auxquelles toutes les personnes de leur condition étaient confrontées. En l’écoutant parler de tous ces faits, j’ai immédiatement senti que l’amour de la race noire était très fort chez lui.
Le flot de ses propos se déversait tel un courant rapide, gagnant en puissance, en profondeur et en intensité au fur et à mesure qu’il s’écoulait. J’arrivais même à saisir les sentiments profonds et non exprimés de Garvey. Il parlait de cette force intérieure qui l’obligeait à consacrer sa vie à la prise de conscience des gens de sa race. Il désirait profondément les voir acquérir un meilleur niveau de vie sociale, politique, économique et culturelle. La frustration de voir tant d’Antillais mener une existence misérable était très palpable chez lui, et le fait que ceux-ci acceptaient sans rechigner leur condition le mettait profondément en colère. Ne pouvaient-ils protester vigoureusement contre leurs conditions ? Toussaint Louverture, les esclaves marrons, ainsi que d’autres chefs de file afro-américains, avaient-ils gagné la bataille de la liberté pour voir les descendants d’esclaves être détruits par la frustration et l’apathie ?
Ce « Napoléon » d’un autre genre bouillonnait d’indignation. Il soutenait avec force que les Afro-Américains, bien que « libres », n’en demeuraient pas moins enchaînés sur le plan moral. Le complexe d’infériorité inhibiteur était, chez cette population, l’expression d’une absence de liberté de penser. Et l’on devait, d’une certaine façon, permettre à la lumière d’éclairer les confins de leur esprit, afin qu’ils se sentent réellement Hommes et libres, se maintenant avec assurance au milieu des personnes de races différentes. La logique et la simplicité des assertions de Garvey les rendaient claires et nettes.
C’était évident qu’il avait saisi le fond du mal qui frappait les hommes d’origine africaine. Il savait avec précision les causes et les conséquences de l’état d’esprit des gens de sa race, si brisés et désemparés, et voulait s’attacher à trouver le remède, radical et efficace, pour les guérir de ce mal chronique. Tous ceux qui avaient dressé des barrières sur le parcours des Noirs étaient fustigés. Il se demandait pour quelles raisons, humaines ou divines, les gens de sa race étaient freinés pour occuper la place qui était la leur dans les progrès de l’humanité. Il clamait haut et fort une destruction rapide des barrières injustement et artificiellement dressées sur le chemin de leur progrès. J’ai su à cet instant qu’une flamme intérieure brûlait en cet homme ; que son être profond contenait une puissance volcanique.
Vincent Cobb II et Rashiid Coleman sont les fondateurs de The Black Male Educators Convening, une organisation dont la mission est de tripler d’ici 2025 le nombre d’enseignants afrodescendants hautement efficaces dans les écoles publiques de Philadelphie. Cela inclu la conférence de fin d’année, le programme d’été rémunéré de deux ans et l’alliance des membres pour les éducateurs noirs, BMEC envoie un message clair: seulement 2% des enseignants sont afrodescendants et masculins – et ce n’est pas suffisant.
Du 12 au 14 octobre, la deuxième conférence annuelle du BMEC aura lieu pour promouvoir et célébrer le développement, le recrutement et la rétention des éducateurs de sexe masculin. La programmation de cette année comprend Marc Lamont Hill, journaliste, auteur, activiste et personnalité de la télévision; Dr. Chris Emdin, professeur agrégé et auteur de « Pour les Blancs qui enseignent dans le tieks… et le reste d’entre vous aussi »; Ericka Pittman, responsable marketing chez Aquahydrate Inc; Shavar Jeffries, avocat américain des droits civiques, et plus encore. En préparation de la conférence, nous avons rencontré les fondateurs pour en savoir plus sur leurs projets d’augmenter le pourcentage d’enseignants de sexe masculin afrodescendants à Philadelphie et au-delà.
Pourquoi croyez-vous important d’avoir plus d’enseignants afrodescendants dans la classe? Il ne s’agit pas seulement de chiffres, de couleur de peau et de sexe, il s’agit d’un problème d’équité dans nos systèmes scolaires, qui se heurte souvent à des obstacles pour attirer et retenir des talents de qualité.
La main-d’œuvre scolaire est majoritairement blanche et nos districts scolaires publics sont de plus en plus afrodescendants. Les élèves méritent de voir une représentation plus réaliste de la société et lorsqu’ils nous voient (BME), ils voient plus de possibilités de ce qu’ils peuvent être. Les recherches montrent que les garçons afrodescendants issus de quartiers à faible revenu ont 39% plus de chances d’obtenir leur diplôme et de fréquenter l’université lorsqu’ils ont été impactés par un enseignant afrodescendants hautement efficace. Les taux de suspension diminuent et les étudiants afrodescendants sont plus susceptibles de mieux réussir à l’école. La représentation dans la classe compte!
Selon certaines informations, seuls 2% des enseignants du pays sont des hommes afrodescendants. De quelle manière votre organisation envisage-t-elle d’augmenter ce nombre d’enseignants de sexe masculin? Nous élevons la voix des 2% grâce à notre travail de plaidoyer auprès des décideurs politiques et des leaders des systèmes où les BME ont la possibilité de partager les solutions La Fellowship s’est associée à plus de 20 organisations pour développer des programmes ciblés visant à renforcer considérablement la représentation et la rétention des hommes afrodescendants tout au long du cycle de vie d’un éducateur. Ceci comprend:
L’alliance des membres de la fraternité – une fraternité d’éducateurs socialement conscients dévoués à la justice en classe.
Objectif: Un salon de l’emploi – une occasion annuelle pour les futurs éducateurs de sexe masculin de se connecter avec les meilleurs recruteurs de la région.
Protégé: les sections des lycéens développent la prochaine génération d’éducateurs de sexe masculin.
Les Prix Du Bois récompensent les éducateurs afrodescendants exceptionnels dans les écoles publiques du grand Philadelphie.
L’ordre du jour: la politique publique et la recherche pour aider à façonner le discours en faveur du recrutement, du développement et de la rétention des éducateurs de sexe masculin. Lisez nos dernières recherches ici.
En plus d’augmenter le nombre d’enseignants de sexe masculin afrodescendants, quels autres changements souhaiteriez-vous voir dans le domaine de l’éducation?
Nous devons inciter le pipeline à attirer plus de talents de qualité sur le terrain. Les districts scolaires, les instituts de formation des enseignants, les résidences pour les éducateurs réalisent tous que si nous voulons voir plus de diversité, nous devons offrir plus d’opportunités qui augmenteront les voies d’accès à l’éducation au-delà des voies traditionnelles. Dans l’ensemble, la profession de l’éducation a été dégradée par les enseignants eux-mêmes, qui parlent souvent des terribles conditions de travail, des rémunérations injustes et du stress élevé, mais nous pensons recadrer le travail. L’enseignement un acte révolutionnaire. Les écoles sont au cœur de notre lutte collective contre la longue histoire d’inégalité dans le pays.
Vous organisez une conférence en octobre. Qui devrait assister à cet événement?
BMEC se concentre sur le rassemblement des esprits et des influenceurs les plus brillants pour s’allier à notre mission, quel que soit votre secteur d’origine. Il s’agit d’une réunion qui n’est pas destinée aux hommes afrodescendants, mais à tous ceux qui croient en l’équité, à la justice sociale et à la réécriture du récit selon lequel l’enseignement est une profession méritante. Nous recherchons tous les éducateurs, étudiants et lycéens afrodescendants, ainsi que des chefs d’établissement, des décideurs, des activistes et des membres de la communauté qui peuvent contribuer à faire progresser notre cause en augmentant le nombre d’hommes afrodescendants dans les écoles. Deux pourcent ne suffisent pas! Cela doit être un effort collectif, même avec les entreprises partenaires et les célébrités qui voient comment avoir un enseignant afrodescendants dans la vie d’un étudiant peut faire toute la différence.
Un article de Kandia Johnson pour blackenterprise.com Traduit par la Team OJAL
Il est question de meurtres d’hommes Noirs par la police. C’est un fait connu de tous. L’attrait de cet article c’est qu’il parle d’une étude qui prouverait que les officiers Noirs sont tout aussi criminels avec leur communauté d’origine que les blancs, voir plus encore. Voici l’article intégral traduit par nos soins:
« Une nouvelle étude montre que les policiers noirs sont tout aussi susceptibles de tuer des Noirs que des policiers blancs.
Selon Pacific Standard, l’équipe de recherche, dirigée par Charles Menifield, doyen de la faculté des affaires publiques et de l’administration de l’université Rutgers – Newark, a compilé une base de données des fusillades policières de 2014 et 2015 pour générer leurs données.
« Les officiers blancs ne tuent pas les suspects noirs à un taux plus élevé que les officiers non blancs », ont-ils écrit. « Le meurtre de suspects noirs est un problème de police, pas un problème de police blanche. » Les conclusions de l’étude ne sont pas trop surprenantes, étant donné qu’un des officiers qui ont tué Stephon Clark était un homme noir, et la récente vidéo diffusée par un officier noir récemment démissionné à Baltimore frappant un homme noir visiblement sans aucune raison. Les hommes représentaient 95,5% des personnes décédées et moins de 1% étaient sans armes.« Le pistolet aurait pu être dans la voiture, ou sur eux, mais il était là au moment où ils ont été tués », a écrit Menifield.L’équipe a également souligné que le nombre de meurtres n’était pas proportionnel à la population noire du pays.
«Alors que seulement 13% de la population américaine est noire, 28% des personnes tuées par la police sont noires», ont-ils écrit.
L’équipe affirme que les officiers de couleur sont plus susceptibles de tuer que leurs homologues blancs, mais ils croient que c’est une question de proximité.
« Nous trouvons que les policiers non blancs tuent les suspects noirs et latinos à des taux beaucoup plus élevés que les officiers blancs », ont-ils écrit. « Cela est probablement dû au fait que les policiers des minorités ont tendance à être affectés aux quartiers minoritaires. Les suspects étant issus des minorités visibles. »
L’équipe de Menifield a conclu que le problème était institutionnel.
«Nous pensons que l’assassinat disproportionné de suspects noirs est un effet en aval du racisme institutionnalisé… dans de nombreux services de police» et que «les meurtres disproportionnés sont le résultat d’un contact policier disproportionné entre membres de la communauté afro-américaine».
Nous trouvons les conclusions de cet article plutôt légères. De notre perspective, certains hommes Noirs, quand bien même leurs freres se font buter par la police locale, décrètent qu’il ont une place aux côtés et dans les rangs de cette police. Et ils ne le font pas pour débusquer le KKK comme dans le dernier Spike Lee. La vérité c’est que ce personnage est largement rendu cool par l’interpretation du fils de Denzel Washington (donc on a beaucoup de clemence pour cet homme). Dans les faits: si tu rejoins les rangs de l’ennemi pour pouvoir subvenir à tes besoins et ceux de ta famille c’est qu’au départ tu as une haine de ce que tu es et de ton environnement proche. Le ghetto américain c’est pas une promenade santé c’est évident. Mais que ce passe-t-il dans la tête d’un individu qui a vu toute sa communauté combattre et resister au système de la suprématie blanche, donc aux sbires que la societe utilise pour preserver les acquis et biens des plus puissants, vouloir rejoindre les rangs de ceux qui tuent ses proches, sa famille et ses semblables?
Il y a dans ces professions (policier, militaire) un corporatisme tel que la loi du silence domine et on risque gros à parler. Il y a aussi une impunité époustoufflante (que seuls les banquiers et le politique connaissent en occident). Il y a la garantie de l’emploi etc. Ces métiers regorgent de benefices pour des jeunes gens de toutes origines. Ils comportent aussi bien des risques, étant bien souvent en bas de l’échelle beaucoup d’Africains Américains vont se fourvoyer dans ces métiers. Ils sont envoyé directement « mater » leurs congénères et voilà le resultat. Ils tuent des gens comme s’ils étaient tous dans Training Day toute l’année! A force ils developpent, eux comme tous leur collegues, des réflexes conditionnés lorsque la population à laquelle ils sont confronté est Afrodescendante: ils tirent!
Il y a donc bien plus de black-on-black crime qu’on le pense si on met tous les flics Noirs dans les statistiques!! Rajoutons à cela l’historique de la Police Américaine et ça fait vraiment froid dans le dos. Sont-ils au courant de ça ces policiers Noirs?
A lire ici: L’origine de la police américaine http://ojal69.blogspot.com/2016/07/les-patrouilles-desclaves-lorigine-de.html
Il y a un esprit appelé esprit d’excellence associé à tous les Nigérians (et par extension à tous les Africains), peu importe où nous nous trouvons partout dans le monde. En dépit de tous les défis auxquels nous avons été confrontés en tant que nation, nous sommes restés tenaces, résilients et repoussons les limites. (c’est une traduction d’un article Nigerian ndlr).
Mr Adebayo Ogunlesi avec sa femme le Dr. Amelia Quist Ogunlesi
La methode OGUNLESI: Travail et discretion
Adebayo Ogunlesi n’est pas connu au Nigéria comme Dangote, Adenuga, etc. Mais au Royaume-Uni, il est une icône, un pionnier de l’industrie aéronautique, il a été le premier à avoir L’aéroport de Gatwick et aussi il a acheté 4 autres, tous au Royaume-Uni. Ogunlesi est un homme qui ne croit pas au buzz et aux phénomènes de médias, c’est quelqu’un qui laisse parler son travail.
Alors que le Nigeria envisage d’avoir sa compagnie aérienne nationale, Nigeria Air, qu’en est-il de quelqu’un comme Adebayo Ogunlesi qui peut transformer l’aéroport de Lagos en un aéroport d’affaires et touristique de classe mondiale, comme il a pu le faire avec l’aéroport de Gatwick. Il a également racheté l’aeroport d’Edimbourg. Il est plus connu au royaume unis qu’au Nigeria, c’est un comble!
Un parcours brillant
Ogunlesi est originaire de Makun, Sagamu, État d’Ogun au Nigeria. Il est le fils de Theophilus O. Ogunlesi, le premier professeur de médecine nigérian à l’Université d’Ibadan. Sa famille est d’origine yoruba. Ogunlesi est allé à King’s College, à Lagos, une école secondaire à Lagos, au Nigeria. Il a reçu un B.A. avec mention très bien en philosophie, politique et économie de l’Université d’Oxford en Angleterre (major de promo). En 1979, il a reçu un J.D. magna cum laude de la Harvard Law School et une maîtrise en administration des affaires de la Harvard Business School, qu’il a poursuivie en même temps. Durant son séjour à Harvard, il était membre de la Harvard Law Review.
Adebayo « Bayo » O. Ogunlesi (né le 20 décembre 1953) est un avocat et banquier d’investissement né au Nigeria. Ogunlesi est actuellement président et associé directeur de la société de capital-investissement Global Infrastructure Partners (GIP). Ogunlesi était l’ancien responsable de Global Investment Banking chez Credit Suisse First Boston avant d’être promu au poste de Chief Client Officer et Executive Vice President. Il est marié à l’optométriste de renom, le Dr. Amelia Quist Ogunlesi. Il est le seul africain dans le think tank Forum Strategique et Politique, un groupe de 16 puissants PDG qui conseil Donald Trump. Gageons que l’expression « Pays de merde » n’était pas son idée!
Esperons également qu’on le rencontrera dans les politiques Africaines et notamment peut-être à la Banque Africaine de Developpement (BAD) vu ses talents de banquier. L’excellence induit une responsabilité communautaire, l’un des mentra de l’OJAL que vous n’oublierez pas de sitôt…
Une éducation, qui ne consulte jamais les aptitudes et les besoins de chacun, ne produit que des idiots.
C’est par cette citations de l’écrivain Georg Sand que nous débuterons cet article car elle résume très bien la portée de notre propos ici: l’éducation n’est pas un carcan, c’est même normalement l’opposé. L’éducation devrait être synonyme d’émancipation, d’épanouissement. En realité le chômage de masse pousse nombre de parents, apeurés pour l’avenir de leurs chers progeniture, à imposer (s’ils le peuvent) des formations dites d’excellence. Ou a prolonger les années d’études par sécurité. Mais l’excellence pour qui et pour quoi faire? En France, car c’est d’ici que nous parlons, ces fillières forment des ingénieurs, des professeurs, des administrateurs de grandes entreprises etc. Classes prépa et tout le process…pour bien souvent ennuyer à mort les étudiants et les dégouter à vie de l’envie d’apprendre. Pour d’autres cela fonctionne très bien et ils ont une voie royale. Mais quid de ceux qui échouent? Est-ce forcément de leur faute?
Quand bien même ces brillants élèvent ont réussi, parfois ils finissent par tout plaquer rapidement pour les plus courageux, attendent la retraite pour les moins téméraires et se réorientent en cours de carrière pour un métier « passion ». C’est bien là le bénéfice de l’introspection, crise de la quarantaine aidant. Vous trouvez donc en pagaille des cuisiniers, ebenistes, fromagers, stylistes ou agriculteurs bardés de diplômes. Nous vous conseillons fortement de consommer chez eux car ils sont produits avec passion, ces gens aiment désormais pleinement ce qu’ils font! Mais ce fût à quel prix?
Voilà le pouvoir de la peur, et les dégâts monstrueux qu’elle peut causer. On parle de générations entières qui perdent le sens de ce qu’ils apprennent, appliquent aveuglement des méthodes car les statistiques montrent qu’ils ont plus de chances de bien gagner leur vie ainsi. En Afrique c’est encore autre chose, puisque le filières d’excellence se trouvent à l’étranger. Donc vous multipliez cette même peur avec la peur de rentrer chez soi bredouille, la honte pour sa famille etc. Les gens ont donc une épée de damoclès sur les épaules et très peu osent rentrer s’ils ne trouvent pas d’abord de quoi pleinement mettre leur famille à l’abris du besoin. Cela peut prendre du temps, disons une vie entière.
Fuite des cerveaux, gaspillage de talents. Pour l’élite qui peut se permettre d’envoyer des enfans en europe. Pour les autres la fillière d’excellence c’est d’être fonctionnaire. Le plus haut possible dans l’administration. Voilà pourquoi on emmène les enfants à l’école. Elle même dirigée par des ministres de l’éducation diplômés en europe ou au USA et qui appliquent des methodes d’éducation exogènes sur leur peuple. Incoherence, inéficacité, gaspillage énorme. Prenez l’exemple de la vidéo que nous vous proposons. Cela se passe au Benin. Si les parents de ces jeunes gens n’avaient pas eu la sagesse d’écouter ce qu’ils avaient à dire et les avaient recadrés afin qu’ils deviennent des fonctionnaire, imaginez quel gaspillage cela aurait été.
De grâce écoutez vos enfants lorsqu’ils se passionnent pour quelque chose, ne laissez pas votre propre peur être la baromètre de leur avenir. Il en va de notre salut à tous.
Big Man le 4 avril 1970 (AP Photo/Charles W. Harrity, File)
Elbert « Big Man » Howard, cofondateur du Black Panther Party, qui a servi de rédacteur en chef, de responsable de l’information et de génie logistique aux programmes sociaux populaires du groupe, est décédé à 80 ans le 23 juillet 2018.
Sa femme, Carole Hyams, a déclaré que Howard était mort lundi à Santa Rosa, en Californie, après une longue maladie.
Les amis et la famille ont décrit Howard comme un «gentil géant» capable de peindre avec des mots ce que disait une chanson de jazz. Howard était un auteur, un disc-jockey de jazz volontaire, un conférencier et un activiste dans le comté de Sonoma, où il s’est ensuite établi.
Howard était l’une des six personnes qui ont fondé le Parti des panthères noires pour l’autodéfense à Oakland en octobre 1966, avec Bobby Seale et Huey Newton. L’organisation politique a commencé à patrouiller en prevention des bavures policières.
Les principaux membres ont démissionné en 1974 après des années de combats fatals avec la police et entre eux. Plus tard, il est devenu clair que le FBI s’était engagé dans la surveillance et le harcèlement pour saper le parti et incriminer ses dirigeants.
Howard a quitté le parti en 1974, mais au cours de ses années d’activité, il a été rédacteur en chef de son journal et sous-ministre de l’Information. Il a voyagé en Europe et en Asie pour créer des sections et était responsable des programmes sociaux qui ont rendu du parti célèbre.
Billy X. Jennings, un ami de longue date et archiviste du parti, a déclaré que Howard était la personne qui avait négocié des prix plus bas et organisé des camions frigorifiques pour des dons alimentaires. Plus tard, en tant qu’administrateur dans un collège local, il organisa un programme pour que les détenus puissent suivre des cours.
« Il était un membre bien-aimé », a déclaré Jennings. « Les gens ont peut-être eu des rancunes contre Bobby ou Eldridge (Cleaver), mais personne n’a de rancune contre Big Man. »
Le 27 novembre 1970 lors d’une conférence de presse à Washington (AP Photo/Charles W. Harrity, File)
Howard est né le 5 janvier 1938 à Chattanooga, dans le Tennessee, en tant qu’enfant unique d’Emma et d’Anderson Howard. Il a rejoint l’armée de l’air et a été affecté à la base aérienne de Travis à Fairfield, en Californie.Jennings a déclaré qu’après sa sortie, Howard s’est inscrit au collège Merritt, où il a rencontré Seale et Newton. Seale reste actif en politique. Newton a été tué en 1989.Hyams était infirmière quand elle a rencontré Howard en 1969; ils ont rompu quand il a commencé à voyager pour le parti.« Il était énorme, il était impressionnant, il était silencieux », a-t-elle déclaré. « Il semblait presque timide, mais se portait avec une grande distinction. »Après que Howard ait quitté le parti, il est retourné au Tennessee et a travaillé comme directeur des ventes, a déclaré Jennings. Les amis ont repris contact dans les années 90, et Howard est devenu actif dans les réunions et les événements du parti.En 2005, Hyams a contacté Howard par téléphone après que le fils d’un ami eut trouvé ses informations en ligne. Ils se sont réunis et se sont mariés dans sa maison du comté de Sonoma en 2008.Parmi ses survivants figurent sa fille Tynisa Howard Wilson de Landover, dans le Maryland, et ses petits-fils, Jaylen et Amin; le beau-fils Robert Grimes de San Pablo en Californie et trois beaux-petits-enfants.
Pour ceux qui nous connaissent, vous le savez l’éducation est au cœur de notre discours. En effet, nous le pensons, l’éducation de notre jeunesse est notre passeport pour l’avenir, à condition, toujours, qu’elle soit faîte par nous-même et pour nous-même, une éducation autodéterminée et afrocentrée en gros. Or, comme pour la plupart des domaines d’activité de l’homme (économique, politique, culturel, sanitaire, social …etc), notre éducation se fait par les autres et dans l’intérêt de ceux qui nous donnent cette « éducation », et non pour nos propres intérêts…. Dans cet article donc, la Team OJAL, revient sur ce qui est à la base de son engagement, de la nécessité d’une éducation spécialisée pour les afrodescendants: on commencera par voir ce que l’on appelle éducation spécialisée, à qui s’adresse-t-elle et pour répondre à quels besoins? Ensuite, nous évaluerons en quoi notre communauté a clairement besoin de ce type d’éducation, et nous essayerons de donner quelques exemples et références.
Qu’est-ce que l’éducation spécialisée??
Ce que l’on appelle communément éducation spécialisée est une méthode d’enseignement destinée aux personnes ayant des besoins spécifiques dans le but de leur fournir un enseignement adapté à leurs besoins et spécificités. Il existe un certains nombre de métiers concernés et en France, différents types d’institutions accueillent des publics en grande fragilité. On peut citer les Maisons de l’Enfance à Caractère Social (MECS) pour les mineurs placés (administrativement ou par le juge) dans le cadre de la Protection de l’Enfance, les Instituts Médico-Educatifs pour les personnes en situation de handicap, les Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale pour les personnes en situation d’exclusion ou encore la Prévention Spécialisée qui opèrent dans les quartiers « sensibles » pour prévenir la délinquance (les éducateurs « de rue »). Au sein de ces établissements, on propose une méthodologie dans l’apprentissage, le développement personnel et l’inclusion, adaptée aux différents publics accueillis. C’est cela qui fait de cette éducation quelque chose de spécialisé. Elle vise des publics bien particuliers, comme les enfants maltraités ou orphelins, les sans-abris, les personnes handicapées, les personnes sous addiction…On peut remarquer trois grandes caractéristiques, ce sont :
– des personnes vulnérables (économiquement, socialement …etc)
– des personnes atteintes de maladies/handicap
– des personnes victimes d’exclusion, frappées de marginalité
Mais quel est le rapport avec nous, nous direz vous? Nous entendons déjà certains dire que comparer les populations afro aux « cas sociaux » est insultant. »
Pourquoi la communauté afrodescendante de France a besoin d’une éducation spécialisée?
Eh bien voyez-vous, ces caractéristiques nous correspondent tout à fait, malheureusement. Osons nous regarder dans le miroir et affronter le reflet de notre réalité.
Oui, nous sommes vulnérables car nous n’avons aucun pouvoir: ni économique, ni politique. Nous sommes dépendants des aides et nos vies sont trop souvent emprisonnées dans le salariat la précarité. Nous avons délégué notre pouvoir, et aujourd’hui comme depuis 300 ans, nous humilier et nous maltraiter publiquement ne souffre d’aucunes conséquences de notre part.
Oui, nous sommes atteints de maladies psychologiques car nous aimons nos oppresseurs bien plus que nous n’aimons nos semblables (syndrome de Stockholm). Nous nous défrisons les cheveux, nous nous éclaircissons la peau pour ressembler aux Blancs au détriment de notre santé physique et mentale. Nous n’aimons pas voir l’un des nôtres s’élever, et nous préférons le descendre plutôt que de l’aider à briser le plafond de verre (syndrome du panier de crabes). D’après le psychiatre Fanon, notre examen révèle un virus nommé aliénation!
Oui, nous sommes exclus et frappés de marginalité car depuis plusieurs siècles, le monde s’est construite sur le vol, le viol, l’esclavage, le génocide des populations afrodescendantes. Cela se traduit aujourd’hui en occident par des violences policières, des discriminations à l’embauche ou au logement, du dumping social, de l’empoisonnement massif, des milliers de foyers sous-payés, la ghettoïsation …etc.
En quelques mots, nous avons besoin d’une nouvelle éducation et non-plus celle que nous connaissons depuis un certains temps, The Mis-Education of the Negro pour reprendre le titre de l’ouvrage emblématique de Carter G. Woodson. Le déseducation ou mauvaise éducation du Noir si on voulait le traduire.
Cela fait plusieurs années maintenant que l’OJAL exhorte la communauté à prendre en main l’éducation de notre jeunesse, nous le faisons à travers notre projet d’accompagnement éducatif à destination des familles afrodescendantes de la ville de Lyon: « Each One Teach One »
Il existe également un certains nombre d’auteurs qui se sont intéressé à l’éducation de nos petites têtes crépues : le Dr. Umar Johnson, le Dr. Amos Wilson, le Dr. John Henrik Clarke, le Dr. Cress Welsing, le Dr. Juliette Sméralda, le Dr. Ama Mazama …etc
Il existe aussi à Paris l’association « Apprends-moi à Comprendre » qui dispense des temps d’ateliers et d’activité autour de l’histoire et du patrimoine afro.
apprendsmoiacomprendre.eklablog.net
Si vous aussi vous vous intéressez à l’éducation afro, n’hésitez pas à nous contacter : ojal.lyon@outlook.fr
Black Wall Street a été utilisé pour nommer trois endroits différents:
Parrish Street, Durham, Caroline du Nord; Greenwood, Tulsa, Oklahoma; et Jackson Ward, Richmond, Virginie. Vous savez peut-être qu’il y a eu une attaque de black wall street. Voici quelques faits que vous ne connaissez peut-être pas sur les quartiers d’affaires afro-américains.
1. Parrish Street à Durham, Caroline du Nord était connue sous le nom de Black Wall Street à la fin des années 1800 et au début des années 1900. Son nom a été modelé après Wall Street à New York.
2. Dans les premiers jours avant la construction des chemins de fer dans la région (Durham, Caroline du Nord), l’agriculture était l’industrie prédominante, à l’exception de quelques cas de transport de bétail.
3. L’essor du district commercial de Durham, en Caroline du Nord, peut être attribué aux efforts du «Triumvirat» de la communauté noire ou des «capitaines noirs de l’industrie», tels que décrits par Booker T. Washington, à savoir Charles Spaulding , John Merrick et le Dr Aaron M. Moore qui avait été responsable du succès de North Carolina Mutual Life Insurance qui a mené la montée du district financier. Merrick était barbier avant de diriger avec succès North Carolina Mutual. Beaucoup d’aide a été fournie par un ami de longue date, Washington Duke, investisseur, Julian Carr et James Duke, qui a aidé Merrick à obtenir du financement pour l’entreprise en fournissant des fonds et en aidant à obtenir des prêts pour l’entreprise.
4. Le 23 mars 1914, le pire incendie jamais atteint à Durham a détruit une partie substantielle du centre économique. L’ampleur des dommages a coûté des millions de dollars car la source d’eau des pompiers s’est avérée défectueuse au moment de l’incendie, ce qui a entraîné l’installation d’un nouveau système d’eau pour remplacer l’ancien construit en 1887.
5. Au début du XXe siècle, Greenwood, située au centre de l’avenue Greenwood à Tulsa, en Oklahoma, était connue comme l’une des communautés noires les plus aisées et était appelée encore une autre Black Wall Street.
6. En 1906, l’avenue Greenwood n’était alors qu’un chemin de terre près des voies ferrées. Le tout premier établissement commercial construit à cet endroit était une pension qui servait de refuge aux migrants afro-américains du Mississipi qui fuyaient l’oppression. Le bâtiment a été parmi les premières entreprises de O.W. Gurley, un propriétaire foncier aisé qui avait déménagé de l’Arkansas. J.B. Stradford, qui a également émigré à Tulsa a bientôt suivi le mouvement. Il a acheté une grande partie du nord-est de Tulsa qu’il a vendu seulement aux Afro-Américains. Plus tard, il a construit le Stradford Hotel à Greenwood. Ensemble, ils ont jeté les bases du quartier économique de Tulsa.
7. En 1921, le Tulsa Race Riot, où des Blancs ont attaqué des Noirs dans la région, a détruit le quartier prospère des affaires. L’incident a détruit plus de 600 entreprises, dont: 21 restaurants, 30 épiceries, 2 cinémas, un hôpital, une banque, un bureau de poste, des bibliothèques, des écoles, des cabinets d’avocats, 6 avions privés, un système de transport des églises. Plus de300 personnes auraient été tuées (Basé sur des informations fournies par la Croix-Rouge américaine). Et plus de 1 000 maisons ont été incendiées.
8. En 1995, le Centre culturel Greenwood, qui a coûté près de 3 millions de dollars, a été construit pour rendre hommage aux victimes des événements historiques qui se sont déroulés à Greenwood. Il abrite une galerie d’art afro-américaine, une énorme salle de réception et un musée. Il sert également de centre d’activités qui préservent le patrimoine afro-américain. Cependant, le financement de l’État a été complètement interrompu en 2011. Des campagnes sont en cours pour collecter des fonds afin d’empêcher la fermeture du centre.
9. La rue Black Wall à Jackson Ward, Richmond, Virginie a commencé après la guerre civile américaine. Lorsque les Afro-Américains déjà libérés ont travaillé ensemble avec les esclaves nouvellement libérés pour établir un centre d’affaires. Parmi les pionniers de la création du centre de commerce figuraient John Mitchell, Jr., rédacteur en chef de Richmond Planet (une gazette afro-américaine), et Maggie L. Walker, une Afro-américaine et une personne à mobilité réduite. Elle a été la première femme à affréter et à devenir président d’une banque américaine.
10. Jackson Ward était également célèbre pour être un centre de divertissement. Il était également connu comme le « Harlem du Sud ». Parmi ceux qui ont souvent joué il y a Duke Ellington, Ella Fitzgerald, Bill «Bojangles» Robinson, Lena Horne, Cab Calloway, Billie Holiday, Nat King Cole et James Brown. Et à l’intersection de Chamberlayne Parkway et West Leigh Street, se dresse une statue de Robinson dansant sur un escalier, pour laisser encore plus l’impression ou une atmosphère de divertissement dans le voisinage.
1er juin 1921: L’attaque de Black Wall Street se conclut par énorméments de tirs, de coups, d’attaques aériennes, de bombes incendiaires et la destruction complète de Black Wall Street.
Des membres éminents du Black Wall Street
Les premières heures du matin, le 1er juin, des groupes de Blancs armés et de Noirs se sont affrontés dans des fusillades. À ce moment-là, les combats étaient concentrés le long des sections des voies de Frisco, une ligne de démarcation entre les quartiers commerciaux noirs et blancs. Une rumeur a circulé que plus de Noirs venaient en train de Muskogee pour aider à une invasion de Tulsa. À un moment donné, les passagers d’un train entrant ont été contraints de se mettre à couvert sur le plancher des wagons, car ils étaient arrivés au milieu d’un feu croisé, le train prenant des coups de chaque côté. De petits groupes de Blancs ont fait de brèves incursions en voiture à Greenwood, tirant indistinctement dans des entreprises et des résidences. Ils ont souvent reçu le feu de retour. Pendant ce temps, les émeutiers blancs ont jeté des chiffons de pétrole allumés dans plusieurs bâtiments le long de la rue Archer, les enflammant. Les feux: Vers 1 h du matin, la foule blanche a commencé à incendier, principalement dans les commerces de la rue commerciale Archer, à la limite sud du district de Greenwood. Alors que les équipes du service d’incendie de Tulsa arrivaient pour éteindre les incendies, la foule blanche les a détournés sous la menace d’une arme. À 4 heures du matin, plus de 20 entreprises appartenant à des noirs avaient été incendiées. Alors que les nouvelles circulaient parmi les résidents de Greenwood, beaucoup ont commencé à prendre les armes pour la défense de leur communauté, tandis que d’autres ont commencé un exode massif de la ville. Tout au long de la nuit, les deux parties ont continué à se battre, parfois seulement sporadiquement.
Au lever du soleil de 5 heures, on aurait entendu un sifflet de train (Hirsch a dit que c’était une sirène). Beaucoup ont cru que c’était un signal pour les émeutiers de lancer un assaut total contre Greenwood. Un homme blanc est sorti de derrière le dépôt de Frisco et a reçu une balle mortelle d’un tireur d’élite à Greenwood. Des foules d’émeutiers ont afflué des lieux de refuge, à pied et en voiture, dans les rues de la communauté noire. Cinq hommes blancs dans une voiture ont mené la charge, mais ont été tués par une fusillade de fusillade avant qu’ils aient fait un bloc.
Accablés par le nombre d’hommes blancs, d’autres Noirs se sont repliés vers le nord sur l’avenue Greenwood jusqu’à la limite de la ville. Le chaos s’ensuivit alors que les résidents terrifiés s’enfuirent pour sauver leur vie. Les émeutiers ont tiré sans discernement et ont tué de nombreux résidents en cours de route. Se divisant en petits groupes, ils ont commencé à pénétrer dans les maisons et les bâtiments, à les piller et à prendre ce qu’ils voulaient. Plusieurs Noirs ont témoigné plus tard que les Blancs avaient pénétré par effraction dans les maisons occupées et avaient ordonné aux résidents de sortir dans la rue, où ils pourraient être conduits ou forcés à marcher vers les centres de détention. Une rumeur s’est répandue parmi les blancs que la nouvelle église baptiste du mont Zion était utilisée comme forteresse et arsenal. Apparemment, vingt cercueils pleins de fusils avaient été livrés à l’église. Attaques aériennes De nombreux témoignages ont décrit des avions transportant des assaillants blancs, qui ont tiré des fusils et lancé des bombes incendiaires sur des bâtiments, des maisons et des familles en fuite. Les avions, six biplaces restants de la Première Guerre mondiale, ont été expédiés à partir de l’actuel défunt Curtiss-Southwest Field à l’extérieur de Tulsa. Les responsables des forces de l’ordre ont déclaré plus tard que les avions devaient assurer la reconnaissance et protéger les Blancs contre un «soulèvement noir». Des témoins oculaires et des témoignages de survivants ont affirmé que le matin du 1er juin, les avions larguaient des bombes incendiaires et tiraient sur des résidents noirs au sol. Plusieurs groupes de Noirs ont tenté d’organiser une défense, mais ils ont été submergés par le nombre de Blancs armés. Beaucoup de Noirs se sont rendus. D’autres ont riposté et sont finalement morts. Alors que les feux s’étendaient vers le nord à travers Greenwood, d’innombrables familles noires ont continué à fuir. Beaucoup ont été estimés être morts lorsqu’ils ont été pris au piège par les flammes.
Les Blancs ont attaqué d’autres Blancs: Alors que les troubles s’étendaient à d’autres parties de la ville, de nombreuses familles blanches de classe moyenne employant des Noirs dans leurs maisons ont été accostées par des émeutiers blancs. Ils ont exigé que les familles remettent leurs employés à des centres de détention autour de la ville. Beaucoup de familles blanches se sont conformées, et ceux qui ont refusé ont été victimes d’attaques et de vandalisme. En gros, les Tulsans blancs qui ne participaient pas à l’émeute l’ignorèrent. Seules deux églises blanches du centre-ville, l’église First Presbyterian Church et la cathédrale catholique Holy Family, ont ouvert leurs portes pour abriter les réfugiés noirs qui avaient fui Greenwood.
Troupes d’État et loi martiale L’adjudant général Charles Barrett de la Garde nationale d’Oklahoma est arrivé avec plus de 100 soldats d’Oklahoma City en train spécial vers 9h15. Il ne pouvait légalement agir avant d’avoir contacté toutes les autorités locales appropriées, y compris le maire, le shérif et la police chef. Pendant ce temps, ses troupes s’arrêtèrent pour prendre leur petit-déjeuner. Barrett a également convoqué des renforts de plusieurs autres villes de l’Oklahoma. À ce moment-là, la plupart des citoyens noirs survivants avaient fui la ville ou étaient en détention dans les différents centres de détention. Les troupes ont déclaré la loi martiale à 11h49. A midi, elles ont réussi à supprimer la plupart des violences restantes.
Conséquences: Le nombre de morts rapporté varie considérablement. Le 1er juin 1921, le Tulsa Tribune rapporte que 9 Blancs et 68 Noirs sont morts dans l’émeute, mais peu de temps après, ils sont 176 morts. Le jour suivant, le même journal a rapporté le compte de 9 Blancs et 21 Noirs. Le New York Times a déclaré que 77 personnes avaient été tuées, dont 68 Noirs, mais a abaissé le total à 33 personnes. Le compte de l’Oklahoma Department of Vital Statistics a mis le nombre de morts à 36: 26 noir, 10 blanc. Maurice Willows, un travailleur social de la Croix-Rouge américaine, a rapporté que jusqu’à 300 Noirs ont été tués. Il a également signalé qu’il y avait une ruée vers l’enterrement des corps et qu’aucun enregistrement de nombreuses sépultures n’avait été fait. Sur les quelques 800 personnes admises dans les hôpitaux locaux pour des blessures, la majorité aurait été blanche, les deux hôpitaux noirs ayant été brûlés lors des émeutes. De plus, même si les hôpitaux blancs avaient admis des Noirs à cause de l’émeute, contrairement à leur politique habituelle de ségrégation, les Noirs blessés avaient peu de moyens pour se rendre dans ces hôpitaux, qui étaient situés de l’autre côté de la ville. Plus de 6 000 résidents noirs de Greenwood ont été arrêtés et détenus dans trois établissements locaux: Convention Hall, maintenant connu sous le nom de Brady Theatre; les champs de foire, qui étaient situés à environ un mille au nord-est de Greenwood; et McNulty Park, un stade de baseball à Tenth Street et Elgin Avenue.
Plusieurs Noirs étaient morts dans les centres d’internement. Alors que la plupart des décès auraient été enregistrés avec précision, aucun document n’a été trouvé sur le nombre de détenus traités pour blessures et ayant survécu. Ces nombres pourraient raisonnablement avoir été plus de mille, peut-être plusieurs milliers.
Perte de propriété La section commerciale de Greenwood a été détruite. Cela comprenait 191 entreprises, un collège, plusieurs églises et le seul hôpital du district. La Croix-Rouge a signalé que 1 256 maisons ont été brûlées et que 215 autres ont été pillées mais n’ont pas été brûlées. Le Tulsa Real Estate Exchange a estimé que les pertes matérielles se chiffraient à 1,5 million de dollars en biens immobiliers et à 750 000 dollars en biens personnels. Les citoyens locaux avaient déposé plus de 1,8 million de dollars en réclamations liées aux émeutes contre la ville au 6 juin 1922. Une action en justice:Un grand jury à Tulsa a statué que le chef de police John Gustafson était responsable de l’émeute parce qu’il a négligé son devoir; les fonctionnaires ont décidé de le démettre de ses fonctions. Lors d’un procès ultérieur, il a été reconnu coupable d’avoir omis de prendre les précautions nécessaires pour protéger la vie et la propriété, et d’avoir conspiré pour libérer les voleurs d’automobiles et percevoir des récompenses. Cependant, l’ancien chef n’a jamais purgé de temps en prison. Au lieu de cela, il est retourné à sa pratique de détective privé. Aucun document légal n’indique qu’un autre fonctionnaire blanc ait jamais été accusé d’acte répréhensible ou même de négligence. Dick Rowland est resté en sécurité dans la prison du comté jusqu’au lendemain matin, quand la police l’a transporté hors de la ville en secret. Toutes les accusations ont été abandonnées. Il n’est jamais revenu à Tulsa. Aucune accusation n’a été portée contre des émeutiers blancs individuels. Tentative d’empêcher la reconstruction de Greenwood:La division entre les habitants blancs et noirs de Tulsa était si profonde que la fin de l’émeute n’a pas commencé à apporter la réconciliation. La destruction généralisée de Greenwood n’était pas suffisante pour les Blancs qui voulaient se séparer encore plus des Noirs. Une semaine après l’émeute, l’homme d’affaires pionnier de Tulsa, W. Tate Brady, a été nommé au Tulsa Real Estate Exchange, connu sous le nom de « The Exchange ». La Chambre de commerce de Tulsa avait créé le groupe pour estimer la valeur des biens endommagés ou détruits à Greenwood. La Bourse a également conçu un plan pour déplacer les Tulsans noirs plus au nord et à l’est du Greenwood original. En collaboration avec la Commission de la Ville, la Bourse a préparé de nouveaux codes de construction pour le Greenwood original, ce qui rendrait la reconstruction prohibitive pour les propriétaires d’origine. Le terrain pourrait alors être réaménagé en un quartier commercial et industriel, non plus en zone résidentielle. Le plan n’a jamais été mis en œuvre parce que la Cour suprême de l’Oklahoma a annulé les ordonnances proposées comme inconstitutionnelles. La Commission des émeutes de la course de Tulsa:En 1996, suite à l’attention accrue portée à l’émeute en raison du 75e anniversaire de l’événement, la législature de l’État a autorisé la Commission Tulsa Race Riot afin d’étudier et de préparer un «compte rendu historique» de l’émeute. Entreprendre l’étude « bénéficié d’un fort soutien des membres des deux partis politiques et toutes les convictions politiques. » La Commission a présenté son rapport le 21 février 2001. En plus de documenter de manière approfondie les causes et les dommages de l’émeute, le rapport recommandait des mesures de restitution substantielle à la communauté noire; par ordre de priorité: Paiement direct des réparations aux survivants de l’émeute de la course de Tulsa en 1921.Paiement direct des réparations aux descendants des survivants de l’émeute raciale de Tulsa.Un fonds de bourses d’études à la disposition des étudiants touchés par l’émeute de la course Tulsa.Établissement d’une zone d’entreprises de développement économique dans la zone historique du district de Greenwood.Un mémorial pour la réinhumation des restes des victimes de l’émeute de la course de Tulsa.La Tulsa Reparations Coalition, parrainée par le Center for Racial Justice, Inc., a été créée le 7 avril 2001 afin d’obtenir la restitution des dommages subis par la communauté noire de Tulsa, comme recommandé par la Commission de l’Oklahoma. En juin 2001, la législature de l’État de l’Oklahoma a adopté la «Loi sur la réconciliation contre les émeutes raciales de 1921 à Tulsa». Tout en ne respectant pas les recommandations de la Commission, elle prévoyait ce qui suit: Plus de 300 bourses d’études collégiales pour les descendants des résidents de Greenwood.Création d’un mémorial à ceux qui sont morts dans l’émeute, qui a été consacré le 27 octobre 2010.Développement économique à Greenwood. Le gouvernement de l’État a fait des tentatives limitées pour trouver des fosses communes suspectes utilisées pour enterrer le nombre inconnu de victimes noires décédées. La Commission a signalé qu’elle n’était pas autorisée à entreprendre les travaux archéologiques nécessaires pour vérifier les revendications. source: blackthen.com Traduit par la Team OJAL
Pour toujours mieux illustrer le génie africain et permettre ainsi à notre jeunesse d’avoir une nouvelle image de leurs origines, nous vous proposons une série d’articles qui s’intéressent à la façon dont nos glorieux Ancêtres construisaient les maisons. Soyez éblouis, émerveillez-vous des styles architecturaux, des couleurs, on se croirait au Wakanda, non ??
L’architecture millénaire du Mali
Ce qu’on appelle aujourd’hui « architecture soudanaise » correspond à un style achitecturale développé autour du du 14ème, à l’époque du grand monarque que fut Kankan Musa, Mansa de l’empire Mandingue, homme le plus riche de tous les temps.
Il est dit que l’empereur à son retour de la Mecque ordonna la construction de la mosquée dite de Kankou Moussa, à Gao et la mosquée Djingareyber de Tombouctou qui fut achevé dans le style dit soudanais. Cependant, on trouve des monuments de ce style datant de plusieurs siècles avant notre ère, ce qui laisse supposer que c’est un savoir-faire ancestral bien plus vieux.
La Grande Mosquée Djingareyber Toumbouctou qui peut accueillir jusqu’à 12 000 fidèles
Depuis cette époque, le style s’est développé et étendu à des monuments non-religieux et même a été adopté dans l’architecture des habitations urbaines. Il y a évidemment l’université Sankore de Toumbouctou que l’on peut prendre comme exemple ou le quartier historique de Somono à Ségou qui, dit-on, est la région d’origine des Bambara (Mandingues) du Mali.
Quartier de Ségou
Pour bien se rendre compte de l’influence de ce style architecturale, il faut voyager un peu, car du centre d’origine mandingue il s’est déporté dans toute l’Afrique sahélienne et même saharienne. Quelques exemples :
Mosquée de Kano au Nigeria
Bobo Dioulasso au Burkina Faso
Ourgla en Algérie
Mosquée de Tenenkou au Mali
Des siècles, les successeurs des Mansa Mandingues, la dynastie des Askia qui fondèrent l’empire Songhaï réutilisèrent ce style pour immoler leurs rois. Ici, le tombeau du fondateur Askia Mohamed Ture :
Que dire de plus sur ces chef-d’oeuvre qui ont traversé les âges, et ont su gardé authenticité tout en s’adaptant au mode de vie des rois et habitants!? Encore une fois, pussions-nous trouver de l’inspiration dans ce génie directement issu de nos Ancêtres.
#OjalezVous
This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Cookie settingsACCEPT
Privacy & Cookies Policy
Privacy Overview
This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Out of these cookies, the cookies that are categorized as necessary are stored on your browser as they are as essential for the working of basic functionalities of the website. We also use third-party cookies that help us analyze and understand how you use this website. These cookies will be stored in your browser only with your consent. You also have the option to opt-out of these cookies. But opting out of some of these cookies may have an effect on your browsing experience.
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. This category only includes cookies that ensures basic functionalities and security features of the website. These cookies do not store any personal information.