[Suprématie blanche]Ils voulaient un « génocide des Noirs » pour le Black Friday

L’histoire semble venir du fin fond de l’Apartheid. Les protagonistes sont encore à cette époque dans leur esprit visiblement. Le chef d’un groupe terroristo-religieux (décidément c’est à la mode) Harry Johannes Knoesen, a été arrêté le 29 novembre dernier par la Police Sud Africaine. Après deux ans d’enquête les policiers avaient découvert les plans de son organisation, les membres de la National Christian Resistance Movement (NCRM, Mouvement de résistance chrétien national) – ils se faisaient appeler « Crusaders » (« croisés »).

Ce petit monde de dégénérés avaient l’intention de créer un chaos, qui mènerait à une guerre raciale dont ils sortiraient vainqueurs d’un « génocide des Noirs ». L’histoire de l’Apartheid en somme…mais en 2019. « Il est important que nous soyons unis en tant que Nation Blanche, je sais qu’il y a de nombreux mouvements et j’ai rencontré certains de leur leaders » a-t-il dit avec un fort accent Afrikaner dans une vidéo qui a depuis fuité.

Le dégénéré Harry-Johannes-Knoesen

Ils espéraient commettre leur méfaits pendant le Black Friday dans un grand centre commercial. Cela ne manque pas d’humour. Attraper des nègres en train de consommer les produits de leur oppresseurs par centaines et les éliminer tous. Espérons que cela amènera certains d’entre nous à prendre conscience de leur vision des personnes Noires. Si vous étiez Sud Africains, auriez-vous été dans ce centre commercial?

Ils pensent vivre au temps des croisades, ils sont en Afrique du Sud…aucun doute ces gens sont d’ignobles pourritures…mais est-ce que leur plan aurait pu marcher? Est-ce que cela aurait donné des idées à l’internationale des suprématistes blancs qui pullulent en Europe et aux Amériques?

Alors qu’on vient d’élire une Miss Univers Noire, sud Africaine et splendide, rappellons nous de la cruauté qui règne dans certains cœurs au sein même de l’Afrique. Ils sont nombreux, il l’a lui-même déclaré dans son abyssale bêtise . Chez nous. Ils veulent l’Afrique sans les Africains, allons nous les laisser faire? Est-ce que vous avez entendu parler de grands rassemblement de la part de gouvernements pour poser le débat? Bravo à la police Sud Africaine qui a fait un très bon travail dans ces circonstances. Ils se disent racistes et religieux.

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Elimu

Miss Univers est Sud Africaine: Zozibini Tunzi a la couronne suprême

Miss Univers, titre suprême des reines de beauté, est désormais jeune Sud Africaine de 26 ans. Elle est radieuse mais pas seulement. La jeune femme, consciente des ressorts encore présents dans sa société post-apartheid a déclaré:

« J’ai grandi dans un monde où une femme comme moi, avec mon type de peau et mon type de cheveux, n’a jamais été considérée comme étant belle », a-t-elle regretté. « Je pense qu’il est temps que ça change aujourd’hui »

Zozibini Tunzi est à couper le souffle

Acclamée par la public, elle a ravi la couronne suprême à miss Puerto Rico, et à une sublime Miss Mexique. Bravo à elle, saluons sa détermination à donner de la force aux femmes d’où qu’elles soient. Les Universitaires le font très bien, les reines de beauté peuvent aussi avoir leur mot à dire quant à la définition même de la beauté (colorisme, cheveux naturels ou non etc.) et prêcher par l’exemple comme le fait Zozibini Tunzi est admirable. Natural and Happy, tout ce qu’on aime!!

 

Elimu

Incroyable: Zimmerman porte plainte contre la famille de Trayvon MARTIN

Est-ce que vous vous rappellez du vigile qui avait assassiné de sang froid un jeune garçon de 17ans sans défense nommée Trayvon Martin il y a six ans? La nouvelle avait fait couler beaucoup d’encre, amené de très nombreuses personne dans la rue pour protester, puis s’en est suivis un procès.

Le premier scandal est la décision du juge: Zimmerman avait été acquitté dans le procès le plus controversé de ces dernières années! Sortis blanchi, ce désormais militant suprématiste blanc entame une action en justice contre la famille de la victime. La somme réclamée est d’une indécence spectaculaire : 100 000 000 de dollars US. CENT MILLIONS. Rien que ça. En dommages et intérêts, alors qu’il n’a même pas été condamné pour un meurtre.

Dans quel système égalitaire pourrait-on voir ce genre de choses se produire? Cet ignoble individus devrait être derrière les barreaux depuis longtemps maintenant, et sûrement à perpétuité, mais rien de cela ne se produit. L’impartialité de la justice américaine est bien connue. L’homme n’est même pas policier, c’est un simple vigile!!

Il faut savoir que l’avocat de Zimmerman s’appelle Larry Klayman et il semble bien être l’avocat du milieu suprématiste blanc. Il n’avait pas eu honte à l’époque de demander l’expulsion du président Barack Obama. Un suprématiste bon teint donc.

L’avocat de la famille, Ben Crump a sobrement accusé le vigile de “persécuter des personnes dont la vie a été anéantie par ses propres actes néfastes” selon des propos rapportés par le Huffington Post.

Cette “procédure en justice infondée et dangereuse se révélera n’être qu’une nouvelle tentative de défendre l’indéfendable et une nouvelle tentative éhontée de tirer profit des vies et de la douleur des autres”, a-t-il prédit.

C’est une honte absolue, nous pensons à la famille MARTIN broyée par le système judiciaire négrophobe Américain. Force et courage à eux pour traverser cette nouvelle épreuve

Egountchi gate: retours sur la controverse de la fin de cette année

Gucci de la LDNA (re)devenu Egountchi (il a changé son pseudonyme lors de la polémique Gucci) a eu des démêlés judiciaires avec un certain Patrick Balkany. Lorsqu’on remonte cette affaire on tombe sur un mouvement de soutien, qui a été massif disons-le, auprès d’une dame Afrodescendante (madame Pauline de son prénom) qui se disait victime de racisme et d’intimidations à Levallois-Perrêt, ville dont le sulfureux Balkany est maire.

Les militants de la LDNA se rendent sur les lieux et interpellent de vive-voix le maire de Levallois-Perret. S’en suit une plainte dudit maire contre le groupe. Elle se solde par des condamnations pour « acte d’intimidation » et 6 mois de prison ferme et des amendes de 1000€ par tête contre deux militants dont Egouncthi. Un recours est annoncé dans la foulée.

La polémique enfle par la suite lorsque des informations sur le passé du leader de la LDNA, dont des condamnations pour « viol sur personne vulnérable ». Il y aurait plusieurs victimes. Le site du figaro, puis les sites Nofi et Negronews viennent informer de cette condamnation de Sylvain Afoua, de son vrai nom, leader de la LDNA qui aura été condamné également pour avoir donné une identité fictive: Egountchi. Voici les « preuves » apportées par ces médias.

Pour l’heure nous entendons dans une vidéo relayé sur sa page que l’intéressé nie les faits. Il ajoute que ce sont  « des tentatives de déstabilisation de la fashosphère et de quelques n*gres alliés de l’intérieur » ajoutant qu’il rédigera un manuscrit pour faire entendre sa cause. Est-ce un coup marketing que le militant veut faire? Par ailleurs on apprend aussi sur sa page personnelle sur le réseau Facebook qu’il envisage de créer un concept de LDNA Store. On peut légitimement se demander s’il n’y a pas des rivalités et autres règlements de compte lorsqu’on sait que le leader de la LDNA est en froid avec l’équipe de Kemi Seba, l’activiste étant édité chez NOFI Groupe. Guerre commerciale?

Pourquoi une condamnation en 2014 à 7 ans n’a-t-elle pas été poursuivie d’effet et donc d’incarcération? Cela fait déjà plusieurs années que le mouvement existe en France. Autant de questions restées pour l’instant sans réponse. Quoi qu’il en soit, si les faits sont avérés, la cause est plus importante que l’individu et il sera de son devoirs de se retirer de la vie publique pour laisser son mouvement prospérer et continuer son oeuvre sociale et militante.

Nous n’avons que les pensées les plus dures pour celles et ceux qui, au contact d’un individu qu’ils sacralisent peut-être, peuvent en arriver à le considérer comme les plus grands leaders Noirs qu’ont été Malcolm X ou Luther King dans l’optique de « le blanchir » et passer l’éponge. Sachons raison garder. 

Des plaintes ont été déposées par la LDNA visiblement contre les médias qui ont parlé de cette affaire. C’est d’une grande tristesse que de constater que des tensions internes à une cause plus grande que ces deux structures ne puissent être résolus. Si ce n’est en interne, au moins par une médiation intelligente: il y a des sages dans ce pays tout de même!

Si on résume bien: une action que tout le monde a salué, de solidarité envers une femme victime de racisme se retourne contre ses auteurs et mène actuellement à une « guerre médiatique fraticide » entre son mouvement et des médias Afro. Ce spectacle ne fait que commencer et nous le déplorons au plus haut point.

Equipe Elimu

Rokhaya Diallo au centre de discussions extrêmement haineuses

 

On apprend grâce au compte twitter de Rokhaya Diallo que des personnes se rassemblent sur un obscur site internet pour discuter tranquillement de comment la tuer ou la violer. Voici les propos en question.

Ces propos seraient passible de tribunal, enfin on l’espère. Si l’exécutif dit vouloir réguler internet (et nous ne sommes pas forcément pour) pour contrer les messages de haine, comment ne pas commencer par ces gens?  Quel horreur pour cette militante, qui de fait ne réclame rien de spécialement extravagant, de se retrouver au sein de discussions de cette nature. Qu’a-t-elle bien pu faire pour mériter une telle haine?

Nous n’avons aucunement besoin de partager ses opinions pour pouvoir la soutenir sans réserve. D’ailleurs elle reçoit beaucoup de soutiens suite à ces attaques gratuites. Ces comportements sont ignobles, Rokhaya Diallo a bien du courage de continuer à militer dans ces conditions. Force et courage à elle!!

Edit: depuis les commentaires haineux ont été effacés par la plateforme

 

Comment nous tuons nos fils bien avant qu’ils ne meurent dans la rue

L’article original a été posté sur Medium. Nous avons vu que ce message n’est pas porté dans le monde francophone, donc nous avons entrepris de traduire les propos de cette maman qui se fait appeler Ms. Melanian sur le réseau.

Il y a beaucoup de femmes noires qui prient pour «un bon homme noir», mais ce sont généralement les mêmes qui tuent cette bonté chez leurs propres fils. Ce sont elles qui causent des dommages irréversibles à sa psyché bien avant les écoles et la société.

Incapable de regarder le récent et  horrible moment où l’on voyait une mère battant son fils âgé de 7 ans et menaçant de «lui casser la figure» pour avoir manqué de respect à son enseignant, on m’a rappelé comment j’ai tué mon propre fils, bien avant sa disparition, il y a 5 ans.

Ce n’est pas de la discipline! C’est assassiner l’âme de votre enfant!

 

L’article évoque le buzz qu’a suscité cette maman qui a attrapé son fils dans une manifestation et l’a corrigé devant tout le monde à Baltimore

En grandissant, mon fils m’aimait plus que la vie, mais je lui ai fait craindre pire que la mort. J’ai crié sur lui, je l’ai battu pour avoir semé la pagaille, je l’ai menacé pour m’avoir dérangé et j’ai osé lui demander de pleurer lorsqu’il faisait du mal. J’ai brisé des promesses que je lui avait fait, je lui ai refusé les étreintes et les bras aimants. Surtout, j’ai brisé sa confiance envers mon rôle divin de mère.

Le passé qui me hantait depuis 40 ans a refait surface lors de la couverture nationale d’une mère battant son fils à Baltimore dans le Maryland il ya plusieurs années. Saluée, élue « Mère de l’année » par les médias encourageant la société à croire que nos fils doivent être vaincus car ils ne semblent pas être bons.

J’ai été scandalisée par son comportement méchant comme beaucoup de mères. Certaines parce qu’elles n’humilieraient jamais leurs fils en public de manière aussi dégradante et d’autres parce que, comme moi, vivaient depuis assez longtemps déjà pour déjà regretter d’avoir ainsi violé leurs précieux dons de Dieu de la pire des manières.

Nos fils souffrent d’une mort lente, cruelle, mais invisible, lorsque leur mère est la première à les appeler mauvais garçon, la première à leur crier NON et à les arrêter. Son esprit est brisé quand c’est elle qui lui dit qu’il ne peut pas faire cela, ne devrait pas faire cela, et qu’il vaut mieux ne pas penser à faire autre chose que ce que ‘Maman’ permet.

J’ai entendu de jeunes mères dire: «Il veut juste que je l’enlace» Mais même en le sachant, choisissent de l’ignorer. Ou bien, « il agit juste comme un bébé » alors qu’en fait il l’est. J’ai vu qu’elle lui hurle dessus, l’appelle par des noms péjoratifs et le gifle en public. À la maison, elle l’enferme quand il pleure, ignore son besoin d’être couvé et permet à d’autres de le frapper pour le rendre dur. Elle lui dédaignera l’exploration du fonctionnement des choses et le félicitera d’agir comme un clown.

Quand il grandit, elle est la première à prendre parti contre lui quand il est accusé d’avoir mal agi et est fier de l’embarrasser et de l’humilier pour impressionner ses accusateurs. Il n’est pas étonnant qu’il s’en retourne vers les rues sans se soucier de la vie, à la recherche de cette douleur familière de la mort jusqu’à ce qu’elle le trouve.

Les réseaux sociaux sont criblés de messages de femmes noires qui crient au sujet des hommes «pas bons» qui ont ruiné leur vie et leur ont brisé le cœur, mais combien de ces femmes se sont jamais arrêtées pour penser que nous, mères noires, élevons ces hommes.

La vérité est qu’il n’existe pas de Noir « mauvais », brisés oui, mais personne n’entre dans cette vie «mauvais» et personne n’aspire à devenir « mauvais ». De mauvaises choses peuvent façonner son monde et c’est dans son utérus que commence son monde . S’il reçoit une protection et un amour suffisamment fort de sa mère – même sans la présence de son père, rien dans la vie ne pourrait le briser ou le rendre un homme mauvais.

Comme dans les déclarations virales d’aimer l’homme Noir, de Monique, de nombreuses femmes noires ressentent la même chose, mais on ne peut jamais rien dire de substantiel qui guérisse les plaies du Noir jusqu’à ce que nous présentions pour la première fois des excuses sincères pour le tort que nous avons commis en tant que mères, envers notre peuple. Nos fils qui grandissent dans ces hommes. Ensuite, collectivement, nous devons changer nos comportements à leur égard.

Bien que je ne puisse pas me souvenir de toutes les choses ignobles que j’ai faites à mon fils (et à son petit frère), il y a quelques choses qui me hantent constamment; mon attitude intolérable face à son besoin de jouer, ma négligence à le prendre dans mes bras, à lui apprendre et à l’aider à apprendre par lui-même avec une tolérance compatissante; de l’avoir battu pour avoir commis des erreurs.

Ces choses auraient peut-être été conciliables dans son développement si elles avaient été occasionnelles, mais c’étaient des schémas extrêmes qui ont lentement détruit sa capacité à développer la confiance, la curiosité et l’estime de soi. Pour dissimuler mon horrible attitude en tant que mère, je l’ai habillé de beaux vêtements, lui ai appris à s’adresser à moi en tant que madame et à ne parler que lorsqu’on lui parle, pour que je puisse le montrer en public et me faire féliciter pour « un merveilleux travail »avec lui.

Puis vint les dommages irrémédiables. Son père est allé en prison avant sa naissance et y est resté près de 10 ans. Je suis donc parti à la recherche d’un autre «bon homme noir», en cherchant dans les boîtes de nuit où j’ai travaillé et joué. Mois après mois, j’emmenais différents hommes chez moi pour les présenter à mon fils.

Mon fils a été témoin de ce que je sombrais dans la toxicomanie, homme après homme et une foule d’amis peu recommandables qui allaient et venaient pendant que je remettais son corps à demi nourris dans sa chambre et que je poursuivais d’une manière qu’il n’aurait jamais du voir ni entendre.

J’ai commencé à me réveiller après qu’une de mes hurlements de rage ait tellement effrayé mon fils (à l’âge de 8 ans) qu’il a mouillé son pantalon. J’ai commencé à faire le ménage et à découvrir plus tard des choses horribles qui lui sont arrivées lorsque certains de ces personnages sombres entrent et sortent de ma maison pendant que je suis inconsciente

.Finalement, j’ai trouvé un homme à épouser, ayant trois autres enfants. Il s’avère que mon mari a aussi été tourmenté. Il ne m’a jamais fait confiance à cause de ce qu’il a vu sa mère faire, et pour un homme, aucune femme sur cette planète n’est meilleure que sa mère!

Ainsi, si la mère viciée d’un homme était aussi une menteuse, une tricheuse ou un mangeuse d’hommes méchant, peu importe la qualité d’une femme, il croit inconsciemment qu’il existe quelque part en elle les mêmes caractéristiques terribles de sa mère.

En fin de compte, j’ai dû échapper à mon mari, me découvrir, et finalement devenir un type de mère différent qui élève mes enfants avec une vie différente.

Mon fils aura 45 ans l’année prochaine et je ne lui ai pas encore présenté mes excuses pour le tort que je lui ai j’ai en l’élevant. Bien qu’il ait ensuite construit un conglomérat phénoménal d’entreprises avec d’autres hommes tourmentés, je savais qu’il était hanté par le passé que je lui avais raconté. Mais au lieu de le regarder dans les yeux et de dire: « Je suis désolée », je baissais les yeux dans une honte muette dans les rares moments où il se présentait; alors finalement, il a cessé de venir.

Je raconte cette histoire, ne sachant pas si je le reverrai vivant, que d’autres mères font les mêmes erreurs et que je présente des excuses sincères à tous les hommes Noirs qui souffrent aux mains de leurs mères cruelles et inconscientes.

Peu importe les changements que j’ai apportés, je ne peux pas me racheter, car je ne peux pas revenir en arrière et annuler ce que j’ai fait. Mais si ceci est entendu de la même façon que je le sens dans mon cœur, nous, mères noires, pouvons changer la façon dont le monde traite nos fils à compter de ce jour, en modifiant la façon dont nous les traitons, en les élevant, en les respectant et en leur donnant procurant les effets éternels de son premier AMOUR.

En ce moment, dans le monde entier, le Noir est ciblé pour échouer parce que, même dans le pire des cas, il est meilleur que la plupart des autres – quand il le veut bien. En tant que mères, notre travail consiste à nourrir leurs cœurs, à protéger leurs esprits et à les inonder d’amour pour les préparer aux tribulations que la société leur a réservées.

Il s’agit d’aimer l’homme Noir – et nous ne pouvons pas lui déclarer notre amour en battant ses fils!

De toute évidence, il ne s’agit pas de nos fils, qui ne cherchent nullement à ignorer nos précieuses filles. Cependant, cela devrait servir à éclairer ce qui doit être fait pour eux aussi car, si nos fils sont la cible, nos filles en sont l’appât.

 

Traduit par Elimu

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Balotelli ? « Il est noir et il travaille à s’éclaircir » dérapage raciste du Président du Brescia

On apprend par l’intermédiaire du site 20minutes que le président du club de Brescia, où évolue le joueur de football Mario Balotelli à proféré des propos plus que douteux: « Le problème de Balotelli ? Il est noir et il travaille à s’éclaircir »

Des propos que le communiquant du club a qualifié de « plaisanterie », avant que ledit président la ramène à nouveau disant que le soucis est qu’on parle trop de Balotelli à cause des problèmes de racisme. Il faudrait rester focus sur le plan sportif selon lui.

Balotteli semble isolé dans son club

Sûrement que cet homme ne comprend pas que des cris de singes peuvent blesser un être humain? Peut-être considère-t-il que c’est de la coquetterie de se plaindre d’actes racistes? A-t-il conscience du message de banalisation du racisme qu’il divulgue? Est-ce que les petits en récréation ne vont pas eux aussi, à leur tour, banaliser comme leurs parents les actes racistes qui ont lieu dans les stades?

On en revient donc à la responsabilité des dirigeants du football Italien et européen plus globalement qui ne cessent, années après années, d’excuser, minimiser, banaliser voir valider toutes sortes de comportements qui portent atteinte à l’intégrité de leurs joueurs. Sûrement qu’ils savent que la plupart de leur supporters sont d’accord avec ces actes…sûrement qu’ils sont eux-mêmes d’accord avec ces pratiques.

Quoi qu’il en soit il ne s’agit pas de leur opinion dont on parle. On se changera pas un raciste en homme tolérant avec une plainte judiciaire, mais au moins on peut le faire taire! Les joueurs de football sont incapables d’union face à la banalisation du racisme dans les stades. Pourtant ils forment les rangées des meilleurs joueurs de chaque championnat, de beaucoup de sélections nationales. Que faut-il pour qu’ils se réveillent et agissent là où leur dirigeants ne bougent pas le petit doigt?

Voyez par vous-même. Est-ce que cette génération de joueurs apprendra à courber l’échine façon nouveaux tirailleurs ou bien vont-ils véritablement se réveiller et imposer le respect qui leur ai dû? Affaire à suivre…

 

Pourquoi Les Misérables de Ladj Ly est un film important

SPOILER ALERT!!!

Les misérables de Ladj Ly est l’adapation d’un court métrage du même nom qui avait déjà été nommé aux César 2018. C’est un film qui relate l’arrivée d’un policier de province (Damien Bonnard ) au sein d’une équipe de la bac qui tourne dans la cité des bosquets à Montfermeil dans l’emblématique 9.3. Il découvre l’insoutenable quotidien sur ces territoires lorsqu’il s’agit de la relation police/jeunes de cité. On découvre dans cette cité que c’est un petit Etat dans l’Etat. Il y a  un certain Maire, qui est en fait le président  (Steve Tientcheu ), il y a des diplomates, un corps des armées, une coopération internationale (les gitans) et bien entendu une économie interne (le marché) avec ses différents acteurs. Tout roule à peu près bien jusqu’à une certaine bavure.

C’est la cité où a grandi Ladj Ly, là où il a fait ses premières armes caméra au poing, là où il a découvert, trop tôt sûrement, la violence policière. Il maîtrise donc le sujet. Et c’est tant mieux. Enfin on peut avoir un film sans les poncifs habituels, sans les caricatures qui plombent trop souvent l’attrait que l’on a pour ce sujet. Ce qui frappe justement dans ce film est la justesse. Il n’y a pas de manichéisme, ce qui aurait pû être très tentant lorsqu’on fait un film sur des affrontements répétés et continuels. Il n’y a pas non plus de misérabilisme. Ce qui aurait terni l’image et la qualité à la fois du film et du réalisateur, qui aurait pu faire la part belle à son quartier et ses habitants. Il démarre dans l’euphorie de la victoire à la coupe du monde. Il démarre en bleu blanc et rouge, dans l’union. La suite est moins joviale.

Ladj Ly a mûri le sujet et le film. C’est l’œuvre d’une vie visiblement. Une vie qui a commencé très tôt avec la caméra, caméra qui est quasiment un personnage à part entière dans ce film. Elle crée des conflits lorsqu’elle voit des choses qu’elle ne devrait pas voir,  mais résout aussi des noeuds de tension lorsqu’elle profite à un camp contre un autre (les conflits des filles notamment). Elle est pilotée par un certain Buzz (Al-Hassan Ly ) qui, on le devine, campe le vrai Ladj Ly lorsque par exemple il filme les vraies émeutes des banlieues pour son film 365 jours à Clichy Montfermeil que l’on peut voir sur Youtube.

La tension jeunes de cité/policiers de la bac est au coeur de l’oeuvre de Ladj Ly. Dans son film au départ on n’a de sympathie que pour la jeune recrue façon training day qui va découvrir la banlieue du 93 avec ces baceux à la peau épaissie par le quotidien brûlant des banlieues chaudes. Il va découvrir qu’ils sont à la fois choyés par leur hiérarchie, incarnée par Jeanne Balibar , qui les soutient tant bien que mal, cette administration prise au piège des politiques de la ville depuis les années 80, tantôt abuseurs de leurs fonctions auprès de jeunes filles sans défense, tantôt pris dans des guett-apens sauvages d’insurrection juvénile.

Sous des faux airs de Training Day donc, le film se déroule quasiment sur une journée, avec à la place de Denzel et tout comme lui dans son rôle de ripoux, un Alexis Manenti  chaud comme la braise: le baceux qu’on aime détester, qui provoque sans cesse, une racaille avec un badge, prompt à vociférer qu’il incarne à lui seul la loi lorsqu’il est dos au mur. Toutefois il est également dans l’autodérision constante lorsqu’il assume avec joie son pseudo de porc allant jusqu’à s’entourer de mascottes porcines. Lui l’homme blanc non musulman au milieu de cette population ghettoïsée, donc monochrome, d’Africains de l’ouest que l’on sait quasiment exclusivement musulmans. On découvrira vers la fin qu’il n’est pas si xénophobe qu’on le pense.

Ladj Ly a eu le prix du Jury au dernier Festival de Cannes pour ce film

Son binôme au sein de la bac avant l’arrivée du nouveau est un grand sénégalais nommé Gwada (sans qu’on comprenne vraiment le sens de ce pseudo), complaisant avec son collègue lorsqu’il bouscule un peu la loi, le genre de flic renoi qu’on adore haïr, bien plus encore que le flic de la bac raciste. Le personnage joué par Djibril Zonga  est au contraire traité avec beaucoup d’humanité. Ce flic est entre le marteau et l’enclume. Il travaille pour l’Etat mais vient du même quartier que les jeunes qu’il contrôle. Il sert les deux camps, jusqu’au dérapage. Il occupe la fonction de médiateur lorsque son collègue pète les plombs ou abuse de son autorité. Il vient du même quartier mais a choisi une autre voie, celle qui mène à l’ordre.

C’est aussi de lui que vient l’incident déclencheur de toute cette violence insurrectionnelle, qui disons le, est filmée avec brio. Ce moment de cinéma est aussi soudain qu’explosif. Jouissif aussi lorsqu’on voit que de jeunes garçons mineurs prennent part à une action, violente certes, mais solidaire lorsqu’un des leurs est victime d’une bavure et que leur grands frères sont dans le statut quo, dans l’apaisement sans justice. Soit pour des raisons religieuses à travers le personnage de Salah (Almamy Kanouté ), ancien voyou devenu intégriste musulman, soit pour gratter les deniers publiques de la mairie, soit pour acheter la paix sociale nécessaire au business illégal ( Nizar Ben Fatma aka La pince).

L’autodétermination de ces jeunes vous prend aux tripes, on se croirait (toutes proportions gardées) dans les émeutes décoloniales de Soweto. Éblouissant. Fantastique. A contrario de cette violence exutoire, Ladj Ly dépeint en creux la détresse des pères, leur impuissance dans la scène du commissariat.

Oumar Soumare 72ème festival International du film de Cannes 2019

Parlons également du fait qu’il y a un nombre extrêmement important d’acteurs non professionnels dans ce film, ce parti pris est admirable. Par ce choix Ladj Ly montre son attachement à son quartier mais aussi à des figures connues des amateurs de rap car on peut reconnaître des personnages déjà présents dans les clips de PNL, qu’il a incorporé tel quel dans le film. Ce choix peut paraître étrange mais il fonctionne. Un hommage en quelque sorte à la culture urbaine de ces dernières années. Allusion à cette culture mais pas incorporation de tout ses codes. Ce n’est pas un film sur fond de rap. En réalité il n’y a qu’un freestyle claqué dans ce film…qui sert aussi à pointer du doigt l’effet destructeur sur la santé mentale de la prison. Ce n’est pas le film qui sert à faire une B.O mieux que le film lui-même par la suite avec tous les rappeurs de la place. Stop aux clichés. C’est un pari sur le talent des jeunes de banlieue; là où d’autres auraient pû faire jouer des pro déguisés en caillera et à l’accent boiteux. Les acteurs jouent juste. Cela n’a pas toujours été le cas dans les films fait par et pour les banlieusards…

Mention spéciale à Issa Perica  qui joue le personnage du même nom. Issa est un supporter de Mbappe (qui revient à plusieurs reprises dans le film) et de l’équipe de France. Il ne connaît pas vraiment la Marseillaise, comme l’écrasante majorité des jeunes de ce pays. Ce jeune-à-problèmes dont on ne connaît quasiment rien, si ce n’est son passage sûrement punitif au bled, semble aussi torturé que sans espoir. On comprend vite qu’il a un besoin irrépressible de s’accaparer des choses, de posséder un espace où une autre vie est possible quoi que cela lui en coûte. Cette envie lui coûtera beaucoup. Jusqu’à cette scène finale magnifique.

Ce film est un plaidoyer pour le dialogue, 20 ans après La Haine de Kassovitz. Ladj Ly et ses co-scénaristes Giordano Gederlini  et Alexis Manenti n’ont ménagé personne, n’ont accablé personne. Les questions restent ouvertes, le débat devra avoir lieu. En ce sens c’est un film important.

Espérons pour la France que ce débat sera mené avant une guerre civile. Espérons qu’on ne mettra pas les artistes des banlieues sur un piédestal pour justement ne pas parler du fond du problème que sont ces politiques publiques inefficaces, productrices de violence, d’incompréhensions entre l’institution régalienne et la population, de désunions dans ces quartiers déjà labellisés « territoires perdus de la Républiques ». Avant que ces populations ne deviennent des boucs émissaires, ces territoires-terreau-du-terrorisme, et qu’elles ne paient un lourd tribu en cas d’impasse nationale. Impasse vers laquelle la frange radicalement à droite de la France tente lentement mais sûrement d’aller. Contrairement à La Haine, Les misérables est un film en couleur, il y a peut-être encore de l’espoir, en tout cas selon Ladj Ly. Le film est inspirés de faits réels.

p.s: on aime forcément la référence à Mohammed Ali qui est également la nôtre ici

Elimu

Courtney Adeleye, magnat de la beauté, investit 30 millions de dollars dans un fonds destiné aux femmes entrepreneurs Afrodescendantes

«J’ai toujours été passionnée par la recherche d’opportunités de donner en retour et de répondre aux besoins de ma communauté», a déclaré Courtney Adeleye, fondatrice et directrice générale de The Mane Choice.

La capitaine d’indistrie dans la  beauté Courtney Adeleye a connu beaucoup de succès dans le domaine de l’entreprenariat en investissant dans l’avenir des femmes cheffes d’entreprises noires. Selon Black Enterprise, la fondatrice et PDG de The Mane Choice s’est associée à la société MAV Beauty Brands pour la création d’un fonds conçu pour les femmes de couleur à la manière d’une serenea williams.

Le Fonds, surnommé The Generational Advantage Fund, a été créé pour responsabiliser les femmes entrepreneures noires et les aider à jeter les bases de la constitution d’un patrimoine générationnel. L’initiative offrira des programmes et des ressources sur l’obtention d’un financement pour les entreprises commerciales, la littérature financière, le logement et d’autres domaines. Adeleye a contribué à hauteur de 30 millions de dollars au fonds.

«J’ai toujours été passionné par la recherche d’opportunités pour donner en retour et répondre aux besoins de ma communauté. Mes sœurs et moi avons été élevées par une mère célibataire à Detroit, dans le Michigan. Je souhaitais donc avant tout aider les femmes d’une manière qui aurait un impact non seulement aujourd’hui, mais pour les générations à venir. Et même après d’innombrables cadeaux, je savais qu’il restait encore beaucoup à faire », a-t-elle écrit dans un post sur Instagram.

«Je cherchais des moyens d’élargir ma portée pour atteindre encore plus de vies, et c’était très important pour moi de trouver le partenaire idéal pour continuer et élargir le travail que j’avais déjà commencé dans la communauté.

Le Fonds Avantage Générationnel est conçu pour combler le fossé de la richesse des femmes vis-à-vis des hommes, aujourd’hui et pour les générations à venir, non seulement en atténuant un besoin immédiat, mais en fournissant des ressources pour créer un patrimoine générationnel. « 

La nouvelle de ce fonds intervient peu de temps après que Lily Adeleye, sa fille de 5 ans, soit devenue la plus jeune PDG à avoir vendu les produits de sa société chez Target. La marque de jeunesse Lily Frilly, conçue pour inspirer les jeunes filles, vend une variété de produits, notamment des sacs à dos, des robes, des boîtes à lunch et des nœuds papillon.

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Comment sauver vos enfants de devenir des adultes fauchés

Étant donné que nos enfants représentent probablement notre plus grande dépense et notre plus grand amour, il pourrait être utile de discuter de la manière dont nous leur enseignons l’argent. Si vous élevez vos enfants pour qu’ils soient financièrement responsables, ils peuvent être des atouts pour vous pendant la retraite. Si on leur apprend l’argent de la mauvaise façon, ils deviennent d’horribles passifs économiques qui vous laisseront assaillis par la culpabilité. Bien que je ne prétende pas tout savoir sur l’éducation des enfants, j’ai pensé partager certaines directives que vous voudrez peut-être prendre en compte pour enseigner l’argent à vos enfants.

Je veux que mes enfants soient indépendants, mon objectif est donc de m’assurer qu’ils ne dépendent plus de moi le plus rapidement possible. Lorsque tout le monde a la capacité de porter son propre poids, le groupe entier est plus fort. Pour une quelconque raison , nous tombons dans l’attitude de «la petite princesse de papa» avec nos enfants et nous pensons que c’est notre travail de veiller à ce qu’ils ne manquent de rien.

Si vous donnez un fauteuil roulant à un enfant avant même d’apprendre à marcher, il n’apprendra jamais à utiliser ses jambes.

En ce qui concerne mes enfants, je ne paye quasiment rien à 100%. Je paie la moitié et ils paient la moitié. De plus, s’ils veulent de l’argent, ils travaillent pour cela. C’est la vie. Et en leur accordant de l’aide sociale, je ne les prépare pas à devenir des adultes forts et responsables.

 

Le pouvoir et la richesse sont construits en Amérique par la possession. Même si vous êtes très bien payé, si quelqu’un d’autre contrôle la terre sur laquelle vous vous trouvez, vous pouvez être pris au piège d’une forme de prostitution bien payée. En ce qui concerne notre lutte pour l’égalité en Amérique, notre capacité à être fort et indépendant dépend en grande partie de la manière dont nous contrôlons notre destin économique personnel et collectif. Le contrôle de votre destin financier peut provenir de la possession de votre propre entreprise. Tous les enfants noirs devraient apprendre les rudiments de l’entreprenariat, même s’ils ne prévoient pas devenir propriétaires d’entreprise. On ne sait jamais quand ils seront bloqués sans emploi, pour trouver le moyen de joindre les deux bouts.

Il n’y a rien de mal à profiter de la vie. En fait, si vous ne profitez pas de la vie, je suis désolé pour vous. Mais dans certains cas, notre incapacité à retarder la gratification nous donne le contraire de ce que nous recherchons. Nous sommes paresseux aujourd’hui et finissons par travailler deux fois plus dur par la suite, car nous n’avons pas investi pour l’avenir. C’est comme conduire une voiture pendant des semaines sans changer l’huile ou faire le contrôle technique, puis s’énerver parce que votre voiture tombe en panne.

L’éducation financière est une clé du succès et d’émancipation

Quand j’étais jeune, j’ai beaucoup travaillé au collège, mais ce n’était pas parce que j’avais un amour intense pour l’éducation (qui s’est développé plus tard). Au lieu de cela, j’ai travaillé dur parce que je voulais «croquer dans la pomme» plus tard dans la vie. Une fois mes études terminées, mon travail bien rémunéré et ma propre entreprise, je me suis amusé plus que je ne l’aurais imaginé. Certains de mes amis qui n’investissaient pas, en revanche, ont découvert que leur vie était devenue un travail pénible et acharné rempli d’inconfort, ce qui semblait être l’opposé de ce qu’ils cherchaient.

Je ne sais pas tout et je ne prétends pas le faire. Mais en établissant des normes et des attentes élevées, vous pouvez au moins donner à vos enfants une chance de réussir dans la vie. Leur décision est d’accepter ou non les conseils, mais au moins vous leur avez donné une chance.

Boyce Watkins, également connu sous le nom de The People’s Scholar, est un éminent chercheur et commentateur social. Sa pensée, qui suscite la réflexion (et parfois la controverse), a été présentée sur tous les principaux médias, notamment CNN, MSNBC et Huffington Post. Bien qu’il analyse une vaste gamme de sujets, il s’intéresse principalement à l’émancipation économique, à la justice sociale et à l’éducation.

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