Une étude révèle que les policiers noirs sont plus susceptibles de tuer des Noirs que des officiers blancs

 

Il est question de meurtres d’hommes Noirs par la police. C’est un fait connu de tous. L’attrait de cet article c’est qu’il parle d’une étude qui prouverait que les officiers Noirs sont tout aussi criminels avec leur communauté d’origine que les blancs, voir plus encore. Voici l’article intégral traduit par nos soins:

« Une nouvelle étude montre que les policiers noirs sont tout aussi susceptibles de tuer des Noirs que des policiers blancs.


Selon Pacific Standard, l’équipe de recherche, dirigée par Charles Menifield, doyen de la faculté des affaires publiques et de l’administration de l’université Rutgers – Newark, a compilé une base de données des fusillades policières de 2014 et 2015 pour générer leurs données.

 


« Les officiers blancs ne tuent pas les suspects noirs à un taux plus élevé que les officiers non blancs », ont-ils écrit. « Le meurtre de suspects noirs est un problème de police, pas un problème de police blanche. »


Les conclusions de l’étude ne sont pas trop surprenantes, étant donné qu’un des officiers qui ont tué Stephon Clark était un homme noir, et la récente vidéo diffusée par un officier noir récemment démissionné à Baltimore frappant un homme noir visiblement sans aucune raison.


Les hommes représentaient 95,5% des personnes décédées et moins de 1% étaient sans armes.« Le pistolet aurait pu être dans la voiture, ou sur eux, mais il était là au moment où ils ont été tués », a écrit Menifield.L’équipe a également souligné que le nombre de meurtres n’était pas proportionnel à la population noire du pays.

«Alors que seulement 13% de la population américaine est noire, 28% des personnes tuées par la police sont noires», ont-ils écrit.

L’équipe affirme que les officiers de couleur sont plus susceptibles de tuer que leurs homologues blancs, mais ils croient que c’est une question de proximité.

« Nous trouvons que les policiers non blancs tuent les suspects noirs et latinos à des taux beaucoup plus élevés que les officiers blancs », ont-ils écrit. « Cela est probablement dû au fait que les policiers des minorités ont tendance à être affectés aux quartiers minoritaires. Les suspects étant issus des minorités visibles.  »

L’équipe de Menifield a conclu que le problème était institutionnel.

«Nous pensons que l’assassinat disproportionné de suspects noirs est un effet en aval du racisme institutionnalisé… dans de nombreux services de police» et que «les meurtres disproportionnés sont le résultat d’un contact policier disproportionné entre membres de la communauté afro-américaine».

Nous trouvons les conclusions de cet article plutôt légères. De notre perspective, certains hommes Noirs, quand bien même leurs freres se font buter par la police locale, décrètent qu’il ont une place aux côtés et dans les rangs de cette police. Et ils ne le font pas pour débusquer le KKK comme dans le dernier Spike Lee. La vérité c’est que ce personnage est largement rendu cool par l’interpretation du fils de Denzel Washington (donc on a beaucoup de clemence pour cet homme). 

Dans les faits: si tu rejoins les rangs de l’ennemi pour pouvoir subvenir à tes besoins et ceux de ta famille c’est qu’au départ tu as une haine de ce que tu es et de ton environnement proche. Le ghetto américain c’est pas une promenade santé c’est évident. Mais que ce passe-t-il dans la tête d’un individu qui a vu toute sa communauté combattre et resister au système de la suprématie blanche, donc aux sbires que la societe utilise pour preserver les acquis et biens des plus puissants, vouloir rejoindre les rangs de ceux qui tuent ses proches, sa famille et ses semblables? 




Il y a dans ces professions (policier, militaire) un corporatisme tel que la loi du silence domine et on risque gros à parler. Il y a aussi une impunité époustoufflante (que seuls les banquiers et le politique connaissent en occident). Il y a la garantie de l’emploi etc. Ces métiers regorgent de benefices pour des jeunes gens de toutes origines. Ils comportent aussi bien des risques, étant bien souvent en bas de l’échelle beaucoup d’Africains Américains vont se fourvoyer dans ces métiers. Ils sont envoyé directement « mater » leurs congénères  et voilà le resultat. Ils tuent des gens comme s’ils étaient tous dans Training Day toute l’année! A force ils developpent, eux comme tous leur collegues, des réflexes conditionnés lorsque la population à laquelle ils sont confronté est Afrodescendante: ils tirent! 

Il y a donc bien plus de black-on-black crime qu’on le pense si on met tous les flics Noirs dans les statistiques!!

Rajoutons à cela l’historique de la Police Américaine et ça fait vraiment froid dans le dos. Sont-ils au courant de ça ces policiers Noirs?  

A lire ici: L’origine de la police américaine

http://ojal69.blogspot.com/2016/07/les-patrouilles-desclaves-lorigine-de.html

 

 

 

 

Un article original d’Ashleigh Atwell

Traduit par la Team OJAL

Ce que l’on pense de la dernière campagne Nike pour Kaepernick

Nike a fait une campagne inédite en faveur de Colin Kaepernick. Il y a du bon et du moins bon dans cette affaire. Le côté positif c’est que la puissante marque prend position fortement en faveur des droits des « minorité ». Ce qui n’est pas tellement étonnant étant donné que les meilleurs sportifs proviennent de ces minorités! 

La dernière campagne Nike qui déchaine les passions

 
« Alors que Kaepernick est désormais un paria en NFL où aucune équipe ne l’a recruté depuis l’expiration de son contrat avec San Francisco en janvier 2017, Nike en a fait l’un de ses ambassadeurs aux côtés de la reine du tennis féminin Serena Williams et de la mégastar de la NBA LeBron James pour célébrer le 30e anniversaire de son emblématique slogan « Just do it ». Peut-on lire sur le site capital.fr, précisant par la suite que l’engagement de la marque va bien plus loin puisqu »il a prolongé son contrat de partenariat avec Kaepernick et s’est engagé à créer une basket à son nom, honneur suprême pour un sportif professionnel, tout en finançant sa fondation d’aide à l’enfance. »

Que des enfants aient accès à des financements par le bais de cette campagne est formidable. Mais là où le bas blesse, c’est que précisément Nike fait des sommes collosalles en faisant travailler des enfants en Asie dans une précarité proche de l’esclavage ! Ils ne devraient pas jouer les progressistes…C’est donc une belle hypocrisie. 

Ce que nous dénonçons aussi c’est que tous ces sportifs fortunés soient là à vouloir avoir une basket de Nike a leur nom alors qu’ils pourraient créer eux-mêmes des marques d’équipement de sport où ils donneraient de l’emploi à qui ils veulent et dans de meilleurs conditions. Avoir un comportement de salarié lorsqu’on s’appelle Lebron James ou Serena Williams c’est déplorable. Ils dominent de très loin leur sport, leur popularité ne sera pas en baisse de sitôt et leurs revenus leur permettent de mettre à l’abris 4 generations….alors pourquoi ce manque d’ambition? Comment peut-on dominer un sport pratiqué par des centaines de millions de gens et ne pas avoir sa propre marque d’équipement pour ce même sport? 

La campagne de soutien de Nike à Serena Williams après le taulé a Rolland Garros



Under Armour a un partenariat avec Stephen Curry, Teddy Rinner etc. et a été fondé par…un ancien joueur de football américain. Blanc. A baltimore!! On marche sur la tête. Personne ne peut dire qui est exactement Kevin Plank, mais ce type a une belle marque qui a grapillé des parts de marché aux plus gros que sont les Adidas, Nike ou Puma. Nous courons, ils encaissent. Kevin Plank a désormais une fortune estimée à plus de deux milliards de dollards! En comparaison Lebron James n’a que 450 millions…Pour ne rien gâcher ce Plank milite également pour Trump, comme Kanye West qui lui est l’égérie d’Adidas (sans faire le moindre sport d’ailleurs). Que ce passe-t-il pour que les Africains américains ne soient pas capables de challenger cette industrie? C’est une sorte de syndrome qu’on pourrait nommer KFC: n’être que des consommateurs, parmi les premiers et les plus fidèles, mais ne jamais développer un business concurrent de ceux des « maîtres ».  Imaginez Bryan, James, Curry et Durant qui montent une marque d’équipement pour le basket. Imaginez qu’ils achètent une ou plusieurs franchises comme Jordan l’a fait à Charlotte, on aurait vraiment de quoi dire « Team Bryan », « Team Lebron », mais ces gens sont toujours des employés…

Kevin Plank, fondateur de Under Armour


Ce que Jay-Z a fait avec TIDAL, Lebron James pourrait le faire dans l’industrie du sport, ou bien Serena Williams…mais nous sommes là, à nous réjouir d’une sortie de basket ou bien du dernier tutu que la reine Serena porte. Les faits sont têtus. 

Ceci est un appel à l’ambition, non seulement pour ces stars qui ont les capacités réelle et les avantages de leur rang, mais aussi pour nous tous qui pouvons changer quelque chose où nous sommes. C’est cela l’initiative communautaire et c’est ce que l’OJAL prône chaque année. Ojalez-vous!


 

Une rencontre panafricaine à Accra pour discuter des stratégies à adopter pour unir les Africains

En septembre 2018, de grands panafricanistes se réuniront à Accra, au Ghana, pour célébrer l’anniversaire du docteur Kwame Nkrumah et discuter des moyens de faire avancer l’agenda « Africa Must Unite ».

Parmi les personnalités marquantes figureront les vétérans panafricanistes Ernest Wamba dia Wamba et Cosmas Musamali du Parti socialiste zambien, le professeur Akilagpa Sawyer, ancien vice-chancelier de l’Université du Ghana, des mouvements de jeunes et d’étudiants, des représentants des syndicalistes tri-continentaux et de premier plan. de toute l’Afrique.

Surnommée la « Troisième conférence panafricaniste aujourd’hui », elle se tiendra à Accra, au Ghana, du 21 au 23 septembre 2018, sous le thème « Unifier les luttes des masses contre le capitalisme et l’impérialisme ». Cette conférence est la troisième d’une série des conférences organisées par « Pan-Africanism Today », une organisation de socialistes panafricains basée en Afrique australe.

Panafricanisme aujourd’hui

Le document d’information pour la conférence a noté que le panafricanisme a toujours été consacré à l’émancipation du continent africain et de tous les Afrodescendants du monde, de l’exploitation et de l’oppression.

Selon les mots de Cosmas Musali, « le panafricanisme concerne encore l’émancipation: cette fois-ci du néocolonialisme et du capitalisme néolibéral qui a perpétué l’exploitation et l’oppression des masses travailleuses ».

Cosmas Musali
 

Le panafricanisme aujourd’hui est donc l’expression d’une lutte de classe au sein de l’ordre capitaliste mondialisé. Toutefois, le panafricanisme d’aujourd’hui doit être compris comme une lutte de classe globale intégrant les dimensions économique, politique, sociale, culturelle, spirituelle, de genre et environnementale. La victoire n’est ni possible ni durable sans une intégration complète de toutes ces dimensions dans la lutte.

En résonance avec la pensée de Kwame Nkrumah, le panafricanisme d’aujourd’hui doit atteindre un caractère socialiste. Le socialisme est le seul cadre de référence qui permettrait au continent africain de:
a) surmonter l’hégémonie de la classe dirigeante néolibérale, 
b) permettre aux masses ouvrières exploitées et opprimées d’assumer le pouvoir de l’État, la vie politique, sociale et culturelle sous un véritable contrôle démocratique à travers un processus révolutionnaire. 

Première conférence panafricaniste – Lusaka

En 2016, le Comité de la liberté de la presse de Post Newspapers Limited, basé en Zambie, a organisé une conférence internationale sur le thème « Panafricanisme aujourd’hui » du 25 au 27 mars à Lusaka, en Zambie. Le but de la conférence était d’examiner de manière critique le contexte contemporain, le consensus sur les points d’action susceptibles de faciliter l’apprentissage collectif et l’implication des mouvements populaires dans la construction du panafricanisme.

La conférence a attiré des participants de 11 pays africains (Burkina Faso, Nigéria, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Kenya, Tanzanie, Mozambique, Zimbabwe, Afrique du Sud, Maurice et Zambie) ainsi que de neuf pays hors du continent africain ( à savoir les États-Unis d’Amérique, Trinité-et-Tobago, le Venezuela, la Bolivie, l’Équateur, l’Argentine, le Brésil, l’Inde et la France).

La conférence de 2016 a également reconnu que le terme socialisme devait, cependant, reconquérir l’espace public qu’il avait perdu au cours des deux dernières décennies. L’effondrement des pays socialistes en Europe de l’Est et l’hégémonie idéologique du capitalisme néolibéral ont exacerbé la situation. Cuba, la Bolivie, le Venezuela et plusieurs autres pays fournissent aux participants à la conférence un point de référence dans ce débat.

Le socialisme est de retour dans le discours public et ses vertus continuent d’offrir de l’espoir à des millions de personnes marginalisées et opprimées dans le monde. La jeune génération africaine est désillusionnée par l’inhumanité, la corruption et l’inégalité inhérentes au capitalisme néolibéral. Par conséquent, comprendre et embrasser le socialisme est le premier pas vers la création d’un avenir meilleur, en particulier pour la jeunesse africaine.

Cependant, un panafricanisme socialiste exige un véhicule robuste composé d’un réseau de partis politiques, de mouvements populaires, de syndicats, d’organisations paysannes, d’organisations féminines, d’organisations de jeunesse et d’autres entités progressistes sur le continent et dans le monde entier. Ce véhicule doit encore être construit.

La conférence de Lusaka a fourni les premières « parties » à l’assemblage de ce véhicule. Des travaux plus systématiques sont nécessaires dans les mois et les années à venir dans ce contexte.

À court et à moyen terme, les principaux domaines d’intervention sont les suivants:
a) constituer une coalition anti-impérialiste panafricaine de travailleurs, de paysans, d’étudiants, d’intellectuels progressistes et d’autres mouvements; et
b) approfondir la compréhension collective des complexités du capitalisme mondialisé et de la réponse panafricaine requise pour la consolidation et le renforcement de la lutte des classes.

Ernest Wamba dia Wamba
 


Deuxième conférence tunisienne

La deuxième conférence « Panafricanisme aujourd’hui », qui s’est tenue à Borj Cédria, en Tunisie, du 30 juin au 2 juillet, a attiré environ 200 participants de 39 pays. Le thème de la conférence était « Construire une plateforme socialiste plus forte pour l’Afrique ».

La deuxième conférence panafricaine a observé que l’impérialisme impulsé par le capital financier et les sociétés multinationales se renforçait par des méthodes plus sophistiquées pour maintenir le statu quo sur le continent.

La conférence s’est conclue par un engagement des participants aux luttes révolutionnaires – celles qui visent à transformer notre continent en une société plus humaine, plus prospère et plus pacifique axée sur les valeurs socialistes.

Cela a permis de mettre l’accent sur l’émancipation de la classe ouvrière contre le néocolonialisme et le capitalisme néolibéral. La conférence a porté sur les questions de genre, d’inégalité, d’économie, de culture et de politique liées aux caractéristiques et aux principes socialistes.

Troisième conférence « Panafricanisme aujourd’hui »

La troisième conférence du Panafricanisme d’aujourd’hui se tiendra sous la bannière « Unifier les luttes des masses contre le capitalisme et l’impérialisme » au Ghana du 21 au 23 septembre 2018.

La troisième conférence est liée aux préparatifs de l’Assemblée internationale des mouvements et organisations populaires qui se tiendra au Venezuela en février 2019. La résolution de la troisième conférence panafricaine constituera donc la contribution panafricaine à l’unité de la classe et de lutte contre le capitalisme et l’impérialisme en Afrique et dans le monde.

La conférence d’Accra réunira des jeunes panafricanistes d’Afrique et de la diaspora, des universitaires tri-continentaux, des jeunes de la Emerging Leaders Foundation basée à Nairobi au Kenya et l’Institut panafricain basé à Accra, au Ghana. Les grandes lumières des figures historiques du mouvement panafricain, y compris le penseur panafricain leader, Cosmas Musamali; Ernest Wamba dia Wamba, historien, philosophe et ancien guérillero en République démocratique du Congo, le professeur Akilagpa Sawyer du Ghana et des membres éminents de l’Union nationale des mineurs en Afrique du Sud.

 

Professor Akilagpa Sawyer

La conférence d’Accra examinera des questions telles que:

la nouvelle ruée vers l’Afrique: manifestations et conséquences; la militarisation du continent africain – objectifs et implications;
– luttes syndicales sur le continent;
– luttes paysannes et souveraineté alimentaire;
– luttes féministes : combattre les structures patriarcales et la conscience de classe au sein de conflits ethniques et régionaux inspirés par le continent;
– mouvements de jeunes et d’étudiants.

La conférence d’Accra sera également l’occasion de permettre aux panafricanistes d’examiner les résultats des conférences Panafricanistes d’aujourd’hui, du 8ème Congrès panafricain d’Accra et de célébrer la vie et l’époque de Kwame Nkrumah dont les Ghanéens célèbrent l’anniversaire en septembre 2018. .

Kwame Nkrumah et Abdel Nasser

Source : www.pambazuka.org
Traduit par la Team OJAL 

 

Adebayo Ogunlesi, le milliardaire afro qui possède 5 aéroports européens!

L’excellence chez les Nigerians

Il y a un esprit appelé esprit d’excellence associé à tous les Nigérians (et par extension à tous les Africains), peu importe où nous nous trouvons partout dans le monde. En dépit de tous les défis auxquels nous avons été confrontés en tant que nation, nous sommes restés tenaces, résilients et repoussons les limites. (c’est une traduction d’un article Nigerian ndlr).

Mr Adebayo Ogunlesi avec sa femme le Dr. Amelia Quist Ogunlesi

French Days

La methode OGUNLESI: Travail et discretion

Adebayo Ogunlesi n’est pas connu au Nigéria comme Dangote, Adenuga, etc. Mais au Royaume-Uni, il est une icône, un pionnier de l’industrie aéronautique, il a été le premier à avoir L’aéroport de Gatwick et aussi il a acheté 4 autres, tous au Royaume-Uni. Ogunlesi est un homme qui ne croit pas au buzz et aux phénomènes de médias, c’est quelqu’un qui laisse parler son travail.

Alors que le Nigeria envisage d’avoir sa compagnie aérienne nationale, Nigeria Air, qu’en est-il de quelqu’un comme Adebayo Ogunlesi qui peut transformer l’aéroport de Lagos en un aéroport d’affaires et touristique de classe mondiale, comme il a pu le faire avec l’aéroport de Gatwick. Il a également racheté l’aeroport d’Edimbourg. Il est plus connu au royaume unis qu’au Nigeria, c’est un comble!

 

Un parcours  brillant

Ogunlesi est originaire de Makun, Sagamu, État d’Ogun au Nigeria. Il est le fils de Theophilus O. Ogunlesi, le premier professeur de médecine nigérian à l’Université d’Ibadan. Sa famille est d’origine yoruba. Ogunlesi est allé à King’s College, à Lagos, une école secondaire à Lagos, au Nigeria. Il a reçu un B.A. avec mention très bien en philosophie, politique et économie de l’Université d’Oxford en Angleterre (major de promo). En 1979, il a reçu un J.D. magna cum laude de la Harvard Law School et une maîtrise en administration des affaires de la Harvard Business School, qu’il a poursuivie en même temps. Durant son séjour à Harvard, il était membre de la Harvard Law Review.

 

Adebayo « Bayo » O. Ogunlesi (né le 20 décembre 1953) est un avocat et banquier d’investissement né au Nigeria. Ogunlesi est actuellement président et associé directeur de la société de capital-investissement Global Infrastructure Partners (GIP). Ogunlesi était l’ancien responsable de Global Investment Banking chez Credit Suisse First Boston avant d’être promu au poste de Chief Client Officer et Executive Vice President. Il est marié à l’optométriste de renom, le Dr. Amelia Quist Ogunlesi. Il est le seul africain dans le think tank Forum Strategique et Politique, un groupe de 16 puissants PDG qui conseil Donald Trump. Gageons que l’expression « Pays de merde » n’était pas son idée!

Esperons également qu’on le rencontrera dans les politiques Africaines et notamment peut-être à la Banque Africaine de Developpement (BAD) vu ses talents de banquier. L’excellence induit une responsabilité communautaire, l’un des mentra de l’OJAL que vous n’oublierez pas de sitôt…

Source : HowAfrica.com
Elimu

 

Incroyable mais vrai: des gangs rivaux de Chicago unissent leurs forces pour construire un terrain de jeu pour enfants

Les gangs les plus célèbres de Chicago ont mis leurs différences de côté pour faire la différence dans leur communauté.
Plusieurs membres de gangs en ont marre des incidents de violence armée dans la ville. Les deux rivaux qui vivent à deux rues l’un de l’autre se sont battus sur le territoire de la rue pendant des années mais ont décidé de déclencher une trêve en octobre après des fusillades massives.
Sherman Scullarck, affilié à un gang, a déclaré que les deux rivaux voulaient une place pour que leurs enfants puissent jouer pacifiquement dans la région de North Pullman.
« La paix se poursuit maintenant », a déclaré Scullarck à CBS Chicago. « Ils pouvaient vraiment jouer, ils n’ont pas besoin de s’inquiéter de quoi que ce soit. »
Après huit mois sans coups de feu, des membres de gangs ont fait équipe avec des volontaires vendredi pour aider à construire le parc de la 104ème rue.
Le détective Williams a aidé à rassembler les deux bandes rivales au Chicago CRED, qui signifie Creating Real Economic Destiny. Elle a déclaré à la radio: « Plusieurs jeunes hommes ont été abattus (et) certains ont tué au cours d’une guerre de gang dont aucun ne savait même pourquoi ils se battaient. »

 


Lorsque Williams a retrouvé des membres de gangs, elle a déclaré qu’aucune des deux parties n’avait demandé quoi que ce soit. Ils ont dit ‘nos enfants n’ont pas de place pour jouer. Pouvez-vous nous aider à construire une aire de jeux?  »
Le détective a déclaré que la paix était « merveilleuse » et espère que d’autres gangs suivront leur exemple.
Scullark a ajouté: « Vous pouvez sortir, vous asseoir sur le porche et ne pas avoir à sentir que quelqu’un saute de la voiture et commence à tirer … Les enfants peuvent avoir un endroit pour jouer paisiblement et les deux parties peuvent venir s’amuser. »
Les autorités sont en train d’établir des liens avec des jeunes hommes du côté ouest et sud de Chicago, qui sont plus enclins à la violence armée.

Comme quoi il reste de l’espoir!! Esperons que cette évolution fasse tâche d’huile et surtout qu’ils iront plus loin en les amenant à l’instruction et la vraie émancipation…le chemin est long.

Traduit par la Team OJAL
source: atlantablackstar.com

Serena Williams emmène sa fille en Afrique et lui parle de ses ancêtres afrodescendants

Education Afro: Serena Williams éduque son enfant sur ses origines

Johannesburg – Serena William a confirmé son intention d’enseigner à sa fille Olympia Ohanian ce que cela implique d’être une femme noire.

La fillette de 11 mois est la fille d’Alexis Ohanian, co-fondateur de Reddit et Serena

S’adressant à Essence, la championne de 23 tournois du Grand Chelem a souligné l’importance de donner une identité forte à sa fille.

« Il y a tellement de choses que je veux lui apprendre sur le fait d’être une femme noire, et je suis fier d’avoir cette opportunité », a déclaré Serena. « Je parlais juste avec mon mari, Alexis. Nous parlions de la façon dont nous voulons l’emmener en Afrique et lui montrer d’où elle vient et la force qu’elle obtient de ses ancêtres. Nous voulons qu’elle soit capable de construire et d’épanouir cette force. Et ce n’est que le début de ce que je veux lui apprendre. « 

Serena a également ajouté que même si Olympia peut être née dans l’argent, elle ne lui permettra pas d’être paresseuse.

« Je veux qu’elle ait également une éthique de travail », a déclaré le joueur de 36 ans. « Je veux qu’elle sache que c’est ce que sa maman a fait, et c’est ce qui me motive. Je suis sûr que les premières mères le comprendront parfaitement. Quand tu as un bébé, tu veux juste faire tout ce que tu peux pour eux. « 

Ayant admis qu’elle avait lutté avec le post-partum en tant que première fois maman, Serena espère que son ouverture d’esprit sur ses luttes peut encourager d’autres femmes. 

Sachez que Serena a également un fonds d’investissement pour la diversité. Elle est donc également très éduquée financièrement. Ce qui en fait une femme d’affaire aussi redoutable que redoudable qu’équilibrée.

«Je me sentais comme si je n’étais pas une bonne maman» – Serena Williams après l’accouchement




« Croyez en vous et vous pouvez faire n’importe quoi », a déclaré Serena. « Je pense que si je peux le faire, n’importe qui peut le faire. C’est vraiment croire en soi. Je ne suis pas différent de quiconque. Vraiment je ne suis pas. Je suis juste déterminé et j’ai cette éthique de travail. « 
 

Pendant ce temps, la star du tennis a révélé qu’elle élève Olympia en tant que bilingue.

Son éthique sa responsabilité communautaire, Serena ne l’applique pas qu’a sa famille mais également aux plus démunis, lorsqu’elle crée des écoles en Afrique et ailleurs dans le monde. 

Dans une vidéo postée sur son Instagram, où elle se présente comme « la mère d’olympia » plutôt que la championne qu’elle est,  Serena Williams a partagé une conversation entre elle et sa fille alors qu’elles conversaient en français.

Dans la vidéo, Serena dit à Olympia de « se laver les mains », ce qu’elle fait de façon hilarante dans le bol d’eau du chien.

Elle continue alors en français, disant à Olympia de ne pas utiliser l’eau de chien et de s’exclamer en plaisantant: « Oh là là! » (en Français bien sûr).

Serena nous te le diront donc en Français: nous t’aimons!! Continue seulement ce que tu es en train d’accomplir!! Ojales toi! 

Traduit par la team OJAL 

La Jamaïque et la Namibie s’engagent à supprimer les visas!

 
Les Jamaïcains se rendant en Namibie pour affaires ou tourisme ne seront plus tenus d’obtenir un visa.


C’est ce que les gouvernements de la Jamaïque et de la Namibie ont convenu le 23 juillet dernier d’un programme d’exemption de visa.

 


C’est le premier de plusieurs accords entre les deux pays, alors que le Premier ministre Andrew Holness entame une journée complète de discussions avec le président namibien, le Dr Hage Geingob.

 


Auparavant, la Jamaïque avait unilatéralement renoncé à l’obligation de visa pour les Namibiens entrant dans le pays en signe de solidarité et de soutien pendant la lutte de libération de la Namibie. La Namibie a fait de même aujourd’hui cette action.


S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Geingob à Windhoek, la capitale namibienne, le Premier ministre Holness a déclaré que les deux pays avaient désormais renforcé leurs liens.

 


Il a déclaré que sa visite officielle en Namibie revêt une importance stratégique.

« Vous savez que nous avons deux pays magnifiques, mais nous n’avons guère la chance de profiter de la beauté de nos pays. Nous devons encourager les voyages entre nos deux pays pour le tourisme. J’ai accueilli favorablement l’annonce faite par votre président de la renonciation à l’obligation de visa pour les Jamaïcains. La Jamaïque avait depuis longtemps aboli l’obligation de visa pour les Namibiens « , a déclaré le Premier ministre Holness.

La Jamaïque et la Namibie s’emploient également à renforcer leurs relations dans plusieurs domaines, notamment le commerce, l’investissement, la banque, le sport et la culture.


En outre, le Premier ministre Holness a déclaré qu’il y aurait plus d’opportunités pour les citoyens des deux pays.

« Je pense qu’il y a une grande opportunité pour continuer notre échange de personnes. Nous pouvons construire une base de capital humain solide dans le domaine de l’éducation. Nous accueillons les Namibiens pour étudier dans nos universités. Nous accueillons les Namibiens à venir s’entraîner avec nous dans les domaines de l’athlétisme et du sport. Nous pensons qu’il peut y avoir des opportunités significatives entre nos deux pays pour le commerce « , a-t-il déclaré.

 


Dans l’intervalle, le Premier ministre Holness et le président namibien Geingob ont réaffirmé leur volonté de maintenir le groupe des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

« Je salue également le soutien public de votre président pour veiller à ce que les arrangements entre les Caraïbes et le Pacifique en Afrique restent intacts », a déclaré le dirigeant jamaïcain.

Notant que certains pays estiment qu’il est préférable de négocier avec l’Europe sur le plan bilatéral, le Premier ministre Holness estime que la Jamaïque et la Namibie peuvent également être efficaces à cet égard.

« Nous sommes plus forts ensemble et la lutte de libération a peut-être pris fin pour beaucoup d’Africains, mais la nouvelle lutte est maintenant pour notre indépendance économique et notre libération économique et cela n’a aucun sens de négliger cette question ».

Le Premier ministre est prévu pour une série d’activités gouvernementales et culturelles en Namibie pour le reste de sa visite de travail.

Holness participe à la première visite officielle d’un chef de gouvernement jamaïcain en Namibie.

Source : Caribbean360.com

Traduit par la Team OJAL

 

Pourquoi faire la sourde oreille à propos des passions de vos enfants peut vous couter cher

Une éducation, qui ne consulte jamais les aptitudes et les besoins de chacun, ne produit que des idiots.

C’est par cette citations de l’écrivain Georg Sand que nous débuterons cet article car elle résume très bien la portée de notre propos ici: l’éducation n’est pas un carcan, c’est même normalement l’opposé. L’éducation devrait être synonyme d’émancipation, d’épanouissement. En realité le chômage de masse pousse nombre de parents, apeurés pour l’avenir de leurs chers progeniture, à imposer (s’ils le peuvent) des formations dites d’excellence. Ou a prolonger les années d’études par sécurité. Mais l’excellence pour qui et pour quoi faire? En France, car c’est d’ici que nous parlons, ces fillières forment des ingénieurs, des professeurs, des administrateurs de grandes entreprises etc. Classes prépa et tout le process…pour bien souvent ennuyer à mort les étudiants et les dégouter à vie de l’envie d’apprendre. Pour d’autres cela fonctionne très bien et ils ont une voie royale. Mais quid de ceux qui échouent? Est-ce forcément de leur faute?
Quand bien même ces brillants élèvent ont réussi, parfois ils finissent par tout plaquer rapidement pour les plus courageux, attendent la retraite pour les moins téméraires et se réorientent en cours de carrière pour un métier « passion ». C’est bien là le bénéfice de l’introspection, crise de la quarantaine aidant. Vous trouvez donc en pagaille des cuisiniers, ebenistes, fromagers, stylistes ou agriculteurs bardés de diplômes. Nous vous conseillons fortement de consommer chez eux car ils sont produits avec passion, ces gens aiment désormais pleinement ce qu’ils font! Mais ce fût à quel prix?
Voilà le pouvoir de la peur, et les dégâts monstrueux qu’elle peut causer. On parle de générations entières qui perdent le sens de ce qu’ils apprennent, appliquent aveuglement des méthodes car les statistiques montrent qu’ils ont plus de chances de bien gagner leur vie ainsi.  En Afrique c’est encore autre chose, puisque le filières d’excellence se trouvent à l’étranger. Donc vous multipliez cette même peur avec la peur de rentrer chez soi bredouille, la honte pour sa famille etc. Les gens ont donc une épée de damoclès sur les épaules et très peu osent rentrer s’ils ne trouvent pas d’abord de quoi pleinement mettre leur famille à l’abris du besoin. Cela peut prendre du temps, disons une vie entière.
Fuite des cerveaux, gaspillage de talents. Pour l’élite qui peut se permettre d’envoyer des enfans en europe. Pour les autres la fillière d’excellence c’est d’être fonctionnaire. Le plus haut possible dans l’administration. Voilà pourquoi on emmène les enfants à l’école. Elle même dirigée par des ministres de l’éducation diplômés en europe ou au USA et qui appliquent des methodes d’éducation exogènes sur leur peuple. Incoherence, inéficacité, gaspillage énorme. Prenez l’exemple de la vidéo que nous vous proposons. Cela se passe au Benin. Si les parents de ces jeunes gens n’avaient pas eu la sagesse d’écouter ce qu’ils avaient à dire et les avaient recadrés afin qu’ils deviennent des fonctionnaire, imaginez quel gaspillage cela aurait été.

De grâce écoutez vos enfants lorsqu’ils se passionnent pour quelque chose, ne laissez pas votre propre peur être la baromètre de leur avenir. Il en va de notre salut à tous.

 

Team Elimu

 

Le co-fondateur du Black Panther Party, Elbert Big Man, nous quitte

Big Man le 4 avril 1970 (AP Photo/Charles W. Harrity, File)

Elbert « Big Man » Howard, cofondateur du Black Panther Party, qui a servi de rédacteur en chef, de responsable de l’information et de génie logistique aux programmes sociaux populaires du groupe, est décédé à 80 ans le 23 juillet 2018.

Sa femme, Carole Hyams, a déclaré que Howard était mort lundi à Santa Rosa, en Californie, après une longue maladie.

Les amis et la famille ont décrit Howard comme un «gentil géant» capable de peindre avec des mots ce que disait une chanson de jazz. Howard était un auteur, un disc-jockey de jazz volontaire, un conférencier et un activiste dans le comté de Sonoma, où il s’est ensuite établi.

Howard était l’une des six personnes qui ont fondé le Parti des panthères noires pour l’autodéfense à Oakland en octobre 1966, avec Bobby Seale et Huey Newton. L’organisation politique a commencé à patrouiller en prevention des bavures policières.


Les principaux membres ont démissionné en 1974 après des années de combats fatals avec la police et entre eux. Plus tard, il est devenu clair que le FBI s’était engagé dans la surveillance et le harcèlement pour saper le parti et incriminer ses dirigeants.

Howard a quitté le parti en 1974, mais au cours de ses années d’activité, il a été rédacteur en chef de son journal et sous-ministre de l’Information. Il a voyagé en Europe et en Asie pour créer des sections et était responsable des programmes sociaux qui ont rendu du parti célèbre.

Billy X. Jennings, un ami de longue date et archiviste du parti, a déclaré que Howard était la personne qui avait négocié des prix plus bas et organisé des camions frigorifiques pour des dons alimentaires. Plus tard, en tant qu’administrateur dans un collège local, il organisa un programme pour que les détenus puissent suivre des cours.

« Il était un membre bien-aimé », a déclaré Jennings. « Les gens ont peut-être eu des rancunes contre Bobby ou Eldridge (Cleaver), mais personne n’a de rancune contre Big Man. »

 

Le 27 novembre 1970 lors d’une conférence de presse à Washington (AP Photo/Charles W. Harrity, File)

 

Howard est né le 5 janvier 1938 à Chattanooga, dans le Tennessee, en tant qu’enfant unique d’Emma et d’Anderson Howard. Il a rejoint l’armée de l’air et a été affecté à la base aérienne de Travis à Fairfield, en Californie.Jennings a déclaré qu’après sa sortie, Howard s’est inscrit au collège Merritt, où il a rencontré Seale et Newton. Seale reste actif en politique. Newton a été tué en 1989.Hyams était infirmière quand elle a rencontré Howard en 1969; ils ont rompu quand il a commencé à voyager pour le parti.« Il était énorme, il était impressionnant, il était silencieux », a-t-elle déclaré. « Il semblait presque timide, mais se portait avec une grande distinction. »Après que Howard ait quitté le parti, il est retourné au Tennessee et a travaillé comme directeur des ventes, a déclaré Jennings. Les amis ont repris contact dans les années 90, et Howard est devenu actif dans les réunions et les événements du parti.En 2005, Hyams a contacté Howard par téléphone après que le fils d’un ami eut trouvé ses informations en ligne. Ils se sont réunis et se sont mariés dans sa maison du comté de Sonoma en 2008.Parmi ses survivants figurent sa fille Tynisa Howard Wilson de Landover, dans le Maryland, et ses petits-fils, Jaylen et Amin; le beau-fils Robert Grimes de San Pablo en Californie et trois beaux-petits-enfants.

Traduit par la Team OJAL 

De la nécessité d’une éducation spécialisée pour les afrodescendants

 



Pour ceux qui nous connaissent, vous le savez l’éducation est au cœur de notre discours. En effet, nous le pensons, l’éducation de notre jeunesse est notre passeport pour l’avenir, à condition, toujours, qu’elle soit faîte par nous-même et pour nous-même, une éducation autodéterminée et afrocentrée en gros. Or, comme pour la plupart des domaines d’activité de l’homme (économique, politique, culturel, sanitaire, social …etc), notre éducation se fait par les autres et dans l’intérêt de ceux qui nous donnent cette « éducation », et non pour nos propres intérêts…. 

Dans cet article donc, la Team OJAL, revient sur ce qui est à la base de son engagement, de la nécessité d’une éducation spécialisée pour les afrodescendants: on commencera par voir ce que l’on appelle éducation spécialisée, à qui s’adresse-t-elle et pour répondre à quels besoins? Ensuite, nous évaluerons en quoi notre communauté a clairement besoin de ce type d’éducation, et nous essayerons de donner quelques exemples et références.


Qu’est-ce que l’éducation spécialisée?? 
 

Ce que l’on appelle communément éducation spécialisée est une méthode d’enseignement destinée aux personnes ayant des besoins spécifiques dans le but de leur fournir un enseignement adapté à leurs besoins et spécificités.

Il existe un certains nombre de métiers concernés et en France, différents types d’institutions accueillent des publics en grande fragilité. On peut citer les Maisons de l’Enfance à Caractère Social (MECS) pour les mineurs placés (administrativement ou par le juge) dans le cadre de la Protection de l’Enfance, les Instituts Médico-Educatifs pour les personnes en situation de handicap, les Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale pour les personnes en situation d’exclusion ou encore la Prévention Spécialisée qui opèrent dans les quartiers « sensibles » pour prévenir la délinquance (les éducateurs « de rue »). 

Au sein de ces établissements, on propose une méthodologie dans l’apprentissage, le développement personnel et l’inclusion, adaptée aux différents publics accueillis. C’est cela qui fait de cette éducation quelque chose de spécialisé. Elle vise des publics bien particuliers, comme les enfants maltraités ou orphelins, les sans-abris, les personnes handicapées, les personnes sous addiction…On peut remarquer trois grandes caractéristiques, ce sont :

– des personnes vulnérables (économiquement, socialement …etc)
– des personnes atteintes de maladies/handicap
– des personnes victimes d’exclusion, frappées de marginalité


Mais quel est le rapport avec nous, nous direz vous? Nous entendons déjà certains dire que comparer les populations afro aux « cas sociaux » est insultant.  » 

Pourquoi la communauté afrodescendante de France a besoin d’une éducation spécialisée?
 
Eh bien voyez-vous, ces caractéristiques nous correspondent tout à fait, malheureusement. Osons nous regarder dans le miroir et affronter le reflet de notre réalité.
 
Oui, nous sommes vulnérables car nous n’avons aucun pouvoir: ni économique, ni politique. Nous sommes dépendants des aides et nos vies sont trop souvent emprisonnées dans le salariat la précarité. Nous avons délégué notre pouvoir, et aujourd’hui comme depuis 300 ans, nous humilier et nous maltraiter publiquement ne souffre d’aucunes conséquences de notre part.
 
Oui, nous sommes atteints de maladies psychologiques car nous aimons nos oppresseurs bien plus que nous n’aimons nos semblables (syndrome de Stockholm). Nous nous défrisons les cheveux, nous nous éclaircissons la peau pour ressembler aux Blancs au détriment de notre santé physique et mentale. Nous n’aimons pas voir l’un des nôtres s’élever, et nous préférons le descendre plutôt que de l’aider à briser le plafond de verre (syndrome du panier de crabes). D’après le psychiatre Fanon, notre examen révèle un virus nommé aliénation!
 
Oui, nous sommes exclus et frappés de marginalité car depuis plusieurs siècles, le monde s’est construite sur le vol, le viol, l’esclavage, le génocide des populations afrodescendantes. Cela se traduit aujourd’hui en occident par des violences policières, des discriminations à l’embauche ou au logement, du dumping social, de l’empoisonnement massif, des milliers de foyers sous-payés, la ghettoïsation …etc. 
 
 
 
En quelques mots, nous avons besoin d’une nouvelle éducation et non-plus celle que nous connaissons depuis un certains temps, The Mis-Education of the Negro pour reprendre le titre de l’ouvrage emblématique de Carter G. Woodson. Le déseducation ou mauvaise éducation du Noir si on voulait le traduire.
 

 

Cela fait  plusieurs années maintenant que l’OJAL exhorte la communauté à prendre en main l’éducation de notre jeunesse, nous le faisons à travers notre projet d’accompagnement éducatif à destination des familles afrodescendantes de la ville de Lyon: « Each One Teach One » 
 
 
Il existe également un certains nombre d’auteurs qui se sont intéressé à l’éducation de nos petites têtes crépues : le Dr. Umar Johnson, le Dr. Amos Wilson, le Dr. John Henrik Clarke, le Dr. Cress Welsing, le Dr. Juliette Sméralda, le Dr. Ama Mazama …etc 
 
 
 
Il existe aussi à Paris l’association « Apprends-moi à Comprendre » qui dispense des temps d’ateliers et d’activité autour de l’histoire et du patrimoine afro. 
 
apprendsmoiacomprendre.eklablog.net
Si vous aussi vous vous intéressez à l’éducation afro, n’hésitez pas à nous contacter : ojal.lyon@outlook.fr