Affaire ADAMA TRAORE: l’impunité de la police republicaine encore et toujours maintenue

Le nouvelle est tombée: les policiers ne seront pas mis en cause dans la mort d’Adama Traoré. La dernière analyse dans l’enquête indique qu’il était déjà malade. Voici les morceaux choisis d’un article sorti sur rtl.fr sorti le 2 octobre en début de soirée:

« Selon l’expertise finale remise le 14 septembre à la juge d’instruction, « le pronostic vital était engagé de façon irréversible » avant cette interpellation, a indiqué la source proche du dossier. Les conditions de cette arrestation « ont conduit au développement d’une composante d’asphyxie mécanique associée mais celle-ci reste contingente, et ne peut être retenue comme facteur déterminant du décès », a-t-elle ajouté

Le jeune homme souffrait d’une maladie rare

Interpellé une première fois, le jeune homme avait pris la fuite. Une course poursuite « d’environ 15 min » s’est engagée sous une forte chaleur, avant qu’il ne soit retrouvé et plaqué au sol par les gendarmes.

Les quatre médecins, à qui cette expertise a été confiée le 18 janvier, ont confirmé que le jeune homme souffrait d’une « drépanocytose » (maladie génétique héréditaire de l’hémoglobine) , ce qui était déjà connu, et de sarcoïdose (maladie rare et peu connue qui touche principalement les poumons), ce qui était apparemment méconnu. Or, cette maladie l’a exposé  » à un risque d’hypoxémie d’effort », autrement dit à une diminution anormale de la quantité d’oxygène contenue dans le sang.

Cette hypoxémie initiale d’effort, le stress et l’hyperviscosité sanguine liés à l’épisode d’effort intense » ont déclenché « une crise drépanocytaire aiguë avec un syndrome thoracique », a indiqué la source. »

L’OJAL tiens particulièrement a avoir une pensée pour la soeur des Traore, Assa, à eux aussi qui ont été incarcérés et on subit une persecution juridicaire suite à cette affaire. Elle qui continue encore et toujours de scander que la Police est raciste ainsi que l’institution judicaire dans ce pays. On ne saurait mieux le dire. Elle n’est en tout cas pas seule à le penser. On pense aussi à tous ces jeunes de Beaumont que cette nouvelle ne ravira pas. Aux mamans qui voient dans ce message une mauvaise augure pour leur progeniture. Car, qu’on se le dise, ce jeune n’a été reconnu coupable de rien du tout! Il fuiyait juste des violences policières. Il ne les connaissaient que trop bien. Ce fûrent celles de trop…

Faites attention à ne pas avoir de problèmes de santé le jour où la Police viendra essayer de vous soulever lors d’un contrôle et vous maltraitera parce que vous êtes « un peu costaud » comme le dirait Macron lui-même. Honte à cette institution. On ne donne pas cher de la peau des enfants de la république racisés, peu importe comment ils s’appellent. Force a cette famille, force à tous nos jeunes afrodescendants protégés ni par leur Pays d’origine, ni par la republique Française. Force à ceux qui vont le découvrir une fois sur le territoire…

Avec combien d’enseignants Afrodescendants hommes avez-vous grandi?

Vincent Cobb II et Rashiid Coleman sont les fondateurs de The Black Male Educators Convening, une organisation dont la mission est de tripler d’ici 2025 le nombre d’enseignants afrodescendants hautement efficaces dans les écoles publiques de Philadelphie. Cela inclu la conférence de fin d’année, le programme d’été rémunéré de deux ans et l’alliance des membres pour les éducateurs noirs, BMEC envoie un message clair: seulement 2% des enseignants sont afrodescendants et masculins – et ce n’est pas suffisant.

Du 12 au 14 octobre, la deuxième conférence annuelle du BMEC aura lieu pour promouvoir et célébrer le développement, le recrutement et la rétention des éducateurs de sexe masculin. La programmation de cette année comprend Marc Lamont Hill, journaliste, auteur, activiste et personnalité de la télévision; Dr. Chris Emdin, professeur agrégé et auteur de « Pour les Blancs qui enseignent dans le tieks… et le reste d’entre vous aussi »; Ericka Pittman, responsable marketing chez Aquahydrate Inc; Shavar Jeffries, avocat américain des droits civiques, et plus encore. En préparation de la conférence, nous avons rencontré les fondateurs pour en savoir plus sur leurs projets d’augmenter le pourcentage d’enseignants de sexe masculin afrodescendants à Philadelphie et au-delà.

Pourquoi croyez-vous important d’avoir plus d’enseignants afrodescendants dans la classe?
 
Il ne s’agit pas seulement de chiffres, de couleur de peau et de sexe, il s’agit d’un problème d’équité dans nos systèmes scolaires, qui se heurte souvent à des obstacles pour attirer et retenir des talents de qualité.

La main-d’œuvre scolaire est majoritairement blanche et nos districts scolaires publics sont de plus en plus afrodescendants. Les élèves méritent de voir une représentation plus réaliste de la société et lorsqu’ils nous voient (BME), ils voient plus de possibilités de ce qu’ils peuvent être. Les recherches montrent que les garçons afrodescendants issus de quartiers à faible revenu ont 39% plus de chances d’obtenir leur diplôme et de fréquenter l’université lorsqu’ils ont été impactés par un enseignant afrodescendants hautement efficace. Les taux de suspension diminuent et les étudiants afrodescendants sont plus susceptibles de mieux réussir à l’école. La représentation dans la classe compte!

Selon certaines informations, seuls 2% des enseignants du pays sont des hommes afrodescendants. De quelle manière votre organisation envisage-t-elle d’augmenter ce nombre d’enseignants de sexe masculin?
 
Nous élevons la voix des 2% grâce à notre travail de plaidoyer auprès des décideurs politiques et des leaders des systèmes où les BME ont la possibilité de partager les solutions La Fellowship s’est associée à plus de 20 organisations pour développer des programmes ciblés visant à renforcer considérablement la représentation et la rétention des hommes
afrodescendants tout au long du cycle de vie d’un éducateur. Ceci comprend:

  • L’alliance des membres de la fraternité – une fraternité d’éducateurs socialement conscients dévoués à la justice en classe.
  • Objectif: Un salon de l’emploi – une occasion annuelle pour les futurs éducateurs de sexe masculin de se connecter avec les meilleurs recruteurs de la région.
  • Protégé: les sections des lycéens développent la prochaine génération d’éducateurs de sexe masculin.
  • Les Prix Du Bois récompensent les éducateurs afrodescendants exceptionnels dans les écoles publiques du grand Philadelphie.
  • L’ordre du jour: la politique publique et la recherche pour aider à façonner le discours en faveur du recrutement, du développement et de la rétention des éducateurs de sexe masculin. Lisez nos dernières recherches ici.   

 En plus d’augmenter le nombre d’enseignants de sexe masculin afrodescendants, quels autres changements souhaiteriez-vous voir dans le domaine de l’éducation?

Nous devons inciter le pipeline à attirer plus de talents de qualité sur le terrain. Les districts scolaires, les instituts de formation des enseignants, les résidences pour les éducateurs réalisent tous que si nous voulons voir plus de diversité, nous devons offrir plus d’opportunités qui augmenteront les voies d’accès à l’éducation au-delà des voies traditionnelles. Dans l’ensemble, la profession de l’éducation a été dégradée par les enseignants eux-mêmes, qui parlent souvent des terribles conditions de travail, des rémunérations injustes et du stress élevé, mais nous pensons recadrer le travail. L’enseignement un acte révolutionnaire. Les écoles sont au cœur de notre lutte collective contre la longue histoire d’inégalité dans le pays.

Vous organisez une conférence en octobre. Qui devrait assister à cet événement?

BMEC se concentre sur le rassemblement des esprits et des influenceurs les plus brillants pour s’allier à notre mission, quel que soit votre secteur d’origine. Il s’agit d’une réunion qui n’est pas destinée aux hommes afrodescendants, mais à tous ceux qui croient en l’équité, à la justice sociale et à la réécriture du récit selon lequel l’enseignement est une profession méritante. Nous recherchons tous les éducateurs, étudiants et lycéens afrodescendants, ainsi que des chefs d’établissement, des décideurs, des activistes et des membres de la communauté qui peuvent contribuer à faire progresser notre cause en augmentant le nombre d’hommes afrodescendants dans les écoles. Deux pourcent ne suffisent pas! Cela doit être un effort collectif, même avec les entreprises partenaires et les célébrités qui voient comment avoir un enseignant afrodescendants dans la vie d’un étudiant peut faire toute la différence.

Un article de Kandia Johnson pour blackenterprise.com
Traduit par la Team OJAL
 

 

Une étude révèle que les policiers noirs sont plus susceptibles de tuer des Noirs que des officiers blancs

 

Il est question de meurtres d’hommes Noirs par la police. C’est un fait connu de tous. L’attrait de cet article c’est qu’il parle d’une étude qui prouverait que les officiers Noirs sont tout aussi criminels avec leur communauté d’origine que les blancs, voir plus encore. Voici l’article intégral traduit par nos soins:

« Une nouvelle étude montre que les policiers noirs sont tout aussi susceptibles de tuer des Noirs que des policiers blancs.


Selon Pacific Standard, l’équipe de recherche, dirigée par Charles Menifield, doyen de la faculté des affaires publiques et de l’administration de l’université Rutgers – Newark, a compilé une base de données des fusillades policières de 2014 et 2015 pour générer leurs données.

 


« Les officiers blancs ne tuent pas les suspects noirs à un taux plus élevé que les officiers non blancs », ont-ils écrit. « Le meurtre de suspects noirs est un problème de police, pas un problème de police blanche. »


Les conclusions de l’étude ne sont pas trop surprenantes, étant donné qu’un des officiers qui ont tué Stephon Clark était un homme noir, et la récente vidéo diffusée par un officier noir récemment démissionné à Baltimore frappant un homme noir visiblement sans aucune raison.


Les hommes représentaient 95,5% des personnes décédées et moins de 1% étaient sans armes.« Le pistolet aurait pu être dans la voiture, ou sur eux, mais il était là au moment où ils ont été tués », a écrit Menifield.L’équipe a également souligné que le nombre de meurtres n’était pas proportionnel à la population noire du pays.

«Alors que seulement 13% de la population américaine est noire, 28% des personnes tuées par la police sont noires», ont-ils écrit.

L’équipe affirme que les officiers de couleur sont plus susceptibles de tuer que leurs homologues blancs, mais ils croient que c’est une question de proximité.

« Nous trouvons que les policiers non blancs tuent les suspects noirs et latinos à des taux beaucoup plus élevés que les officiers blancs », ont-ils écrit. « Cela est probablement dû au fait que les policiers des minorités ont tendance à être affectés aux quartiers minoritaires. Les suspects étant issus des minorités visibles.  »

L’équipe de Menifield a conclu que le problème était institutionnel.

«Nous pensons que l’assassinat disproportionné de suspects noirs est un effet en aval du racisme institutionnalisé… dans de nombreux services de police» et que «les meurtres disproportionnés sont le résultat d’un contact policier disproportionné entre membres de la communauté afro-américaine».

Nous trouvons les conclusions de cet article plutôt légères. De notre perspective, certains hommes Noirs, quand bien même leurs freres se font buter par la police locale, décrètent qu’il ont une place aux côtés et dans les rangs de cette police. Et ils ne le font pas pour débusquer le KKK comme dans le dernier Spike Lee. La vérité c’est que ce personnage est largement rendu cool par l’interpretation du fils de Denzel Washington (donc on a beaucoup de clemence pour cet homme). 

Dans les faits: si tu rejoins les rangs de l’ennemi pour pouvoir subvenir à tes besoins et ceux de ta famille c’est qu’au départ tu as une haine de ce que tu es et de ton environnement proche. Le ghetto américain c’est pas une promenade santé c’est évident. Mais que ce passe-t-il dans la tête d’un individu qui a vu toute sa communauté combattre et resister au système de la suprématie blanche, donc aux sbires que la societe utilise pour preserver les acquis et biens des plus puissants, vouloir rejoindre les rangs de ceux qui tuent ses proches, sa famille et ses semblables? 




Il y a dans ces professions (policier, militaire) un corporatisme tel que la loi du silence domine et on risque gros à parler. Il y a aussi une impunité époustoufflante (que seuls les banquiers et le politique connaissent en occident). Il y a la garantie de l’emploi etc. Ces métiers regorgent de benefices pour des jeunes gens de toutes origines. Ils comportent aussi bien des risques, étant bien souvent en bas de l’échelle beaucoup d’Africains Américains vont se fourvoyer dans ces métiers. Ils sont envoyé directement « mater » leurs congénères  et voilà le resultat. Ils tuent des gens comme s’ils étaient tous dans Training Day toute l’année! A force ils developpent, eux comme tous leur collegues, des réflexes conditionnés lorsque la population à laquelle ils sont confronté est Afrodescendante: ils tirent! 

Il y a donc bien plus de black-on-black crime qu’on le pense si on met tous les flics Noirs dans les statistiques!!

Rajoutons à cela l’historique de la Police Américaine et ça fait vraiment froid dans le dos. Sont-ils au courant de ça ces policiers Noirs?  

A lire ici: L’origine de la police américaine

http://ojal69.blogspot.com/2016/07/les-patrouilles-desclaves-lorigine-de.html

 

 

 

 

Un article original d’Ashleigh Atwell

Traduit par la Team OJAL

Ce que l’on pense de la dernière campagne Nike pour Kaepernick

Nike a fait une campagne inédite en faveur de Colin Kaepernick. Il y a du bon et du moins bon dans cette affaire. Le côté positif c’est que la puissante marque prend position fortement en faveur des droits des « minorité ». Ce qui n’est pas tellement étonnant étant donné que les meilleurs sportifs proviennent de ces minorités! 

La dernière campagne Nike qui déchaine les passions

 
« Alors que Kaepernick est désormais un paria en NFL où aucune équipe ne l’a recruté depuis l’expiration de son contrat avec San Francisco en janvier 2017, Nike en a fait l’un de ses ambassadeurs aux côtés de la reine du tennis féminin Serena Williams et de la mégastar de la NBA LeBron James pour célébrer le 30e anniversaire de son emblématique slogan « Just do it ». Peut-on lire sur le site capital.fr, précisant par la suite que l’engagement de la marque va bien plus loin puisqu »il a prolongé son contrat de partenariat avec Kaepernick et s’est engagé à créer une basket à son nom, honneur suprême pour un sportif professionnel, tout en finançant sa fondation d’aide à l’enfance. »

Que des enfants aient accès à des financements par le bais de cette campagne est formidable. Mais là où le bas blesse, c’est que précisément Nike fait des sommes collosalles en faisant travailler des enfants en Asie dans une précarité proche de l’esclavage ! Ils ne devraient pas jouer les progressistes…C’est donc une belle hypocrisie. 

Ce que nous dénonçons aussi c’est que tous ces sportifs fortunés soient là à vouloir avoir une basket de Nike a leur nom alors qu’ils pourraient créer eux-mêmes des marques d’équipement de sport où ils donneraient de l’emploi à qui ils veulent et dans de meilleurs conditions. Avoir un comportement de salarié lorsqu’on s’appelle Lebron James ou Serena Williams c’est déplorable. Ils dominent de très loin leur sport, leur popularité ne sera pas en baisse de sitôt et leurs revenus leur permettent de mettre à l’abris 4 generations….alors pourquoi ce manque d’ambition? Comment peut-on dominer un sport pratiqué par des centaines de millions de gens et ne pas avoir sa propre marque d’équipement pour ce même sport? 

La campagne de soutien de Nike à Serena Williams après le taulé a Rolland Garros



Under Armour a un partenariat avec Stephen Curry, Teddy Rinner etc. et a été fondé par…un ancien joueur de football américain. Blanc. A baltimore!! On marche sur la tête. Personne ne peut dire qui est exactement Kevin Plank, mais ce type a une belle marque qui a grapillé des parts de marché aux plus gros que sont les Adidas, Nike ou Puma. Nous courons, ils encaissent. Kevin Plank a désormais une fortune estimée à plus de deux milliards de dollards! En comparaison Lebron James n’a que 450 millions…Pour ne rien gâcher ce Plank milite également pour Trump, comme Kanye West qui lui est l’égérie d’Adidas (sans faire le moindre sport d’ailleurs). Que ce passe-t-il pour que les Africains américains ne soient pas capables de challenger cette industrie? C’est une sorte de syndrome qu’on pourrait nommer KFC: n’être que des consommateurs, parmi les premiers et les plus fidèles, mais ne jamais développer un business concurrent de ceux des « maîtres ».  Imaginez Bryan, James, Curry et Durant qui montent une marque d’équipement pour le basket. Imaginez qu’ils achètent une ou plusieurs franchises comme Jordan l’a fait à Charlotte, on aurait vraiment de quoi dire « Team Bryan », « Team Lebron », mais ces gens sont toujours des employés…

Kevin Plank, fondateur de Under Armour


Ce que Jay-Z a fait avec TIDAL, Lebron James pourrait le faire dans l’industrie du sport, ou bien Serena Williams…mais nous sommes là, à nous réjouir d’une sortie de basket ou bien du dernier tutu que la reine Serena porte. Les faits sont têtus. 

Ceci est un appel à l’ambition, non seulement pour ces stars qui ont les capacités réelle et les avantages de leur rang, mais aussi pour nous tous qui pouvons changer quelque chose où nous sommes. C’est cela l’initiative communautaire et c’est ce que l’OJAL prône chaque année. Ojalez-vous!


 

Incroyable mais vrai: des gangs rivaux de Chicago unissent leurs forces pour construire un terrain de jeu pour enfants

Les gangs les plus célèbres de Chicago ont mis leurs différences de côté pour faire la différence dans leur communauté.
Plusieurs membres de gangs en ont marre des incidents de violence armée dans la ville. Les deux rivaux qui vivent à deux rues l’un de l’autre se sont battus sur le territoire de la rue pendant des années mais ont décidé de déclencher une trêve en octobre après des fusillades massives.
Sherman Scullarck, affilié à un gang, a déclaré que les deux rivaux voulaient une place pour que leurs enfants puissent jouer pacifiquement dans la région de North Pullman.
« La paix se poursuit maintenant », a déclaré Scullarck à CBS Chicago. « Ils pouvaient vraiment jouer, ils n’ont pas besoin de s’inquiéter de quoi que ce soit. »
Après huit mois sans coups de feu, des membres de gangs ont fait équipe avec des volontaires vendredi pour aider à construire le parc de la 104ème rue.
Le détective Williams a aidé à rassembler les deux bandes rivales au Chicago CRED, qui signifie Creating Real Economic Destiny. Elle a déclaré à la radio: « Plusieurs jeunes hommes ont été abattus (et) certains ont tué au cours d’une guerre de gang dont aucun ne savait même pourquoi ils se battaient. »

 


Lorsque Williams a retrouvé des membres de gangs, elle a déclaré qu’aucune des deux parties n’avait demandé quoi que ce soit. Ils ont dit ‘nos enfants n’ont pas de place pour jouer. Pouvez-vous nous aider à construire une aire de jeux?  »
Le détective a déclaré que la paix était « merveilleuse » et espère que d’autres gangs suivront leur exemple.
Scullark a ajouté: « Vous pouvez sortir, vous asseoir sur le porche et ne pas avoir à sentir que quelqu’un saute de la voiture et commence à tirer … Les enfants peuvent avoir un endroit pour jouer paisiblement et les deux parties peuvent venir s’amuser. »
Les autorités sont en train d’établir des liens avec des jeunes hommes du côté ouest et sud de Chicago, qui sont plus enclins à la violence armée.

Comme quoi il reste de l’espoir!! Esperons que cette évolution fasse tâche d’huile et surtout qu’ils iront plus loin en les amenant à l’instruction et la vraie émancipation…le chemin est long.

Traduit par la Team OJAL
source: atlantablackstar.com

Pourquoi faire la sourde oreille à propos des passions de vos enfants peut vous couter cher

Une éducation, qui ne consulte jamais les aptitudes et les besoins de chacun, ne produit que des idiots.

C’est par cette citations de l’écrivain Georg Sand que nous débuterons cet article car elle résume très bien la portée de notre propos ici: l’éducation n’est pas un carcan, c’est même normalement l’opposé. L’éducation devrait être synonyme d’émancipation, d’épanouissement. En realité le chômage de masse pousse nombre de parents, apeurés pour l’avenir de leurs chers progeniture, à imposer (s’ils le peuvent) des formations dites d’excellence. Ou a prolonger les années d’études par sécurité. Mais l’excellence pour qui et pour quoi faire? En France, car c’est d’ici que nous parlons, ces fillières forment des ingénieurs, des professeurs, des administrateurs de grandes entreprises etc. Classes prépa et tout le process…pour bien souvent ennuyer à mort les étudiants et les dégouter à vie de l’envie d’apprendre. Pour d’autres cela fonctionne très bien et ils ont une voie royale. Mais quid de ceux qui échouent? Est-ce forcément de leur faute?
Quand bien même ces brillants élèvent ont réussi, parfois ils finissent par tout plaquer rapidement pour les plus courageux, attendent la retraite pour les moins téméraires et se réorientent en cours de carrière pour un métier « passion ». C’est bien là le bénéfice de l’introspection, crise de la quarantaine aidant. Vous trouvez donc en pagaille des cuisiniers, ebenistes, fromagers, stylistes ou agriculteurs bardés de diplômes. Nous vous conseillons fortement de consommer chez eux car ils sont produits avec passion, ces gens aiment désormais pleinement ce qu’ils font! Mais ce fût à quel prix?
Voilà le pouvoir de la peur, et les dégâts monstrueux qu’elle peut causer. On parle de générations entières qui perdent le sens de ce qu’ils apprennent, appliquent aveuglement des méthodes car les statistiques montrent qu’ils ont plus de chances de bien gagner leur vie ainsi.  En Afrique c’est encore autre chose, puisque le filières d’excellence se trouvent à l’étranger. Donc vous multipliez cette même peur avec la peur de rentrer chez soi bredouille, la honte pour sa famille etc. Les gens ont donc une épée de damoclès sur les épaules et très peu osent rentrer s’ils ne trouvent pas d’abord de quoi pleinement mettre leur famille à l’abris du besoin. Cela peut prendre du temps, disons une vie entière.
Fuite des cerveaux, gaspillage de talents. Pour l’élite qui peut se permettre d’envoyer des enfans en europe. Pour les autres la fillière d’excellence c’est d’être fonctionnaire. Le plus haut possible dans l’administration. Voilà pourquoi on emmène les enfants à l’école. Elle même dirigée par des ministres de l’éducation diplômés en europe ou au USA et qui appliquent des methodes d’éducation exogènes sur leur peuple. Incoherence, inéficacité, gaspillage énorme. Prenez l’exemple de la vidéo que nous vous proposons. Cela se passe au Benin. Si les parents de ces jeunes gens n’avaient pas eu la sagesse d’écouter ce qu’ils avaient à dire et les avaient recadrés afin qu’ils deviennent des fonctionnaire, imaginez quel gaspillage cela aurait été.

De grâce écoutez vos enfants lorsqu’ils se passionnent pour quelque chose, ne laissez pas votre propre peur être la baromètre de leur avenir. Il en va de notre salut à tous.

 

Team Elimu

 

De la nécessité d’une éducation spécialisée pour les afrodescendants

 



Pour ceux qui nous connaissent, vous le savez l’éducation est au cœur de notre discours. En effet, nous le pensons, l’éducation de notre jeunesse est notre passeport pour l’avenir, à condition, toujours, qu’elle soit faîte par nous-même et pour nous-même, une éducation autodéterminée et afrocentrée en gros. Or, comme pour la plupart des domaines d’activité de l’homme (économique, politique, culturel, sanitaire, social …etc), notre éducation se fait par les autres et dans l’intérêt de ceux qui nous donnent cette « éducation », et non pour nos propres intérêts…. 

Dans cet article donc, la Team OJAL, revient sur ce qui est à la base de son engagement, de la nécessité d’une éducation spécialisée pour les afrodescendants: on commencera par voir ce que l’on appelle éducation spécialisée, à qui s’adresse-t-elle et pour répondre à quels besoins? Ensuite, nous évaluerons en quoi notre communauté a clairement besoin de ce type d’éducation, et nous essayerons de donner quelques exemples et références.


Qu’est-ce que l’éducation spécialisée?? 
 

Ce que l’on appelle communément éducation spécialisée est une méthode d’enseignement destinée aux personnes ayant des besoins spécifiques dans le but de leur fournir un enseignement adapté à leurs besoins et spécificités.

Il existe un certains nombre de métiers concernés et en France, différents types d’institutions accueillent des publics en grande fragilité. On peut citer les Maisons de l’Enfance à Caractère Social (MECS) pour les mineurs placés (administrativement ou par le juge) dans le cadre de la Protection de l’Enfance, les Instituts Médico-Educatifs pour les personnes en situation de handicap, les Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale pour les personnes en situation d’exclusion ou encore la Prévention Spécialisée qui opèrent dans les quartiers « sensibles » pour prévenir la délinquance (les éducateurs « de rue »). 

Au sein de ces établissements, on propose une méthodologie dans l’apprentissage, le développement personnel et l’inclusion, adaptée aux différents publics accueillis. C’est cela qui fait de cette éducation quelque chose de spécialisé. Elle vise des publics bien particuliers, comme les enfants maltraités ou orphelins, les sans-abris, les personnes handicapées, les personnes sous addiction…On peut remarquer trois grandes caractéristiques, ce sont :

– des personnes vulnérables (économiquement, socialement …etc)
– des personnes atteintes de maladies/handicap
– des personnes victimes d’exclusion, frappées de marginalité


Mais quel est le rapport avec nous, nous direz vous? Nous entendons déjà certains dire que comparer les populations afro aux « cas sociaux » est insultant.  » 

Pourquoi la communauté afrodescendante de France a besoin d’une éducation spécialisée?
 
Eh bien voyez-vous, ces caractéristiques nous correspondent tout à fait, malheureusement. Osons nous regarder dans le miroir et affronter le reflet de notre réalité.
 
Oui, nous sommes vulnérables car nous n’avons aucun pouvoir: ni économique, ni politique. Nous sommes dépendants des aides et nos vies sont trop souvent emprisonnées dans le salariat la précarité. Nous avons délégué notre pouvoir, et aujourd’hui comme depuis 300 ans, nous humilier et nous maltraiter publiquement ne souffre d’aucunes conséquences de notre part.
 
Oui, nous sommes atteints de maladies psychologiques car nous aimons nos oppresseurs bien plus que nous n’aimons nos semblables (syndrome de Stockholm). Nous nous défrisons les cheveux, nous nous éclaircissons la peau pour ressembler aux Blancs au détriment de notre santé physique et mentale. Nous n’aimons pas voir l’un des nôtres s’élever, et nous préférons le descendre plutôt que de l’aider à briser le plafond de verre (syndrome du panier de crabes). D’après le psychiatre Fanon, notre examen révèle un virus nommé aliénation!
 
Oui, nous sommes exclus et frappés de marginalité car depuis plusieurs siècles, le monde s’est construite sur le vol, le viol, l’esclavage, le génocide des populations afrodescendantes. Cela se traduit aujourd’hui en occident par des violences policières, des discriminations à l’embauche ou au logement, du dumping social, de l’empoisonnement massif, des milliers de foyers sous-payés, la ghettoïsation …etc. 
 
 
 
En quelques mots, nous avons besoin d’une nouvelle éducation et non-plus celle que nous connaissons depuis un certains temps, The Mis-Education of the Negro pour reprendre le titre de l’ouvrage emblématique de Carter G. Woodson. Le déseducation ou mauvaise éducation du Noir si on voulait le traduire.
 

 

Cela fait  plusieurs années maintenant que l’OJAL exhorte la communauté à prendre en main l’éducation de notre jeunesse, nous le faisons à travers notre projet d’accompagnement éducatif à destination des familles afrodescendantes de la ville de Lyon: « Each One Teach One » 
 
 
Il existe également un certains nombre d’auteurs qui se sont intéressé à l’éducation de nos petites têtes crépues : le Dr. Umar Johnson, le Dr. Amos Wilson, le Dr. John Henrik Clarke, le Dr. Cress Welsing, le Dr. Juliette Sméralda, le Dr. Ama Mazama …etc 
 
 
 
Il existe aussi à Paris l’association « Apprends-moi à Comprendre » qui dispense des temps d’ateliers et d’activité autour de l’histoire et du patrimoine afro. 
 
apprendsmoiacomprendre.eklablog.net
Si vous aussi vous vous intéressez à l’éducation afro, n’hésitez pas à nous contacter : ojal.lyon@outlook.fr
 
 

Responsabilite Communautaire: Diddy appelle les Noirs à s’approprier la culture hip-hop

Sean « Diddy » « Brother Love » Combs repond présent pour les questions entourant la capacité des Noirs à s’approprier leur culture. Le rappeur / mogul l’a dit clairement lorsqu’il a répondu à un article du Billboard qui se demandait pourquoi le hip hop n’avait pas produit plus de cadres noirs de haut rang.




« CONNAIS TA VALEUR!!! SI CHACUN D’ENTRE VOUS, ROIS ET REINE VOULEZ VOUS REUNIR ET AGIR laissez-moi savoir !!! « Diddy a posté le lundi 16 avril. » SI NOUS NE POSSEDONS  PAS NOTRE CULTURE ALORS NOUS N’AVONS RIEN !!! Vous pensez que nous n’avons rien maintenant. Nous devons posséder notre culture! Ce n’est pas négociable !!! LA CULTURE QUE NOUS AVONS CRÉÉE SERA NOTRE PREMIÈRE OCCASION RÉELLE DE GAGNER DE LA RICHESSE ÉCONOMIQUE COMME UN PEUPLE. NOUS DEVONS TRAVAILLER ENSEMBLE PARCE QUE NOUS TOUS NOUS L’AVONS OBTENU !! #BlackExcellence. « 

Le fondateur de Bad Boy Records veut essentiellement que les Noirs prennent le contrôle de leur culture en étant en charge de la musique hip-hop et R & B – musique noire – qui se trouve actuellement au sommet du classement Billboard Hot 100.

« Il y a certainement un défi dans l’industrie de la musique en ce qui concerne le pipeline pour les cadres noirs, ce qui est intéressant quand on pense à l’impact de la musique qui est vendue, parce qu’il s’agit beaucoup de la musique urbaine et la culture noire  » a déclaré l’avocat Julian Petty  à la publication au sujet de l’écart entre les artistes noirs dominant les ondes par rapport au manque de cadres noirs en charge de leurs étiquettes. « Vous ne pouvez pas avoir quelques personnes là-bas. Nous devons comprendre cela. « 

L’article soulignait que des progrès récents avaient été faits pour pousser les gestionnaires noirs vers le sommet, y compris Tunji Balogun étant promu de vice-président senior à VP exécutif A & R chez RCA Records. Il a également un label de joint-venture appelé Keep Cool. L’avocate en musique Nicole Wyskoarko a été nommée vice-présidente des opérations urbaines chez Interscope Geffen A & M, au sein d’un groupe d’autres promotions de cadres noirs réalisées par des grands labels comme Warner Bros. et Columbia Records.

Nicole Wyskoarko


Une responsabilité Communautaire

Et alors que le début des années 2000 a vu le démantèlement des départements de musique noire chez les grands labels – BMG laissant tomber tout son secteur urbain en 2001 et Motown fusionnant avec Universal Music Group en 2005 – les entrepreneurs noirs ont eux aussi tracé leur voie.

Roc Nation de Jay-Z, Kendrick Lamar avec Top Dawg Entertainment, Cash Money de Birdman et son frère Ronald « Slim » Williams tous les labels de hip-hop mettant en vedette des cadres noirs au sommet.

Il semble que Diddy veut en voir plus de la part des Noirs. Et si ses commentaires sont une indication, beaucoup de gens l’ont soutenu à ce sujet.

« Je suis d’accord, nous devons posséder ce que nous sommes responsables de cultiver », a remarqué quelqu’un.

« BIG FACTS! » Un autre a commenté.

« Merci de garder cet élan », commenta quelqu’un. « Cela signifie beaucoup de choses venant de vous @Diddy nous devons garder le message de #blackexcellence toute la journée tous les jours. »

Un effort de responsabilité communautaire, comme de leadership et de clairvoyance économique que nous saluons. Même si d’aucuns diront qu’il a attisé les haines dans le hip-hop auparavant, cela est une autre histoire, il y a prescription. Concentrons-nous sur le positif: il est milliardaire et il veut partager le gateau, que demande le peuple? 

Une traduction OJAL
   

Le juge exhorte les tribunaux à tenir compte du racisme à l’égard des Canadiens noirs lors de la détermination de la peine

Les Canadiens noirs qui sont reconnus coupables de crimes ne devraient pas recevoir automatiquement la même considération spéciale lors de la détermination de la peine que les délinquants autochtones, a jugé un juge lundi.

Cependant, lors de l’inculpation de Jamaal Jackson, 33 ans, le juge de la Cour supérieure de l’Ontario, Shaun Nakatsuru, a encouragé les autorités judiciaires du Canada à examiner attentivement la façon dont la discrimination raciale pouvait contribuer à la criminalité des délinquants noirs.


Il a ensuite pris en compte l’histoire de la discrimination – y compris l’esclavage, qui a pris fin au Canada en 1834 – en condamnant M. Jackson. Bien qu’il puisse sembler être une «caricature» d’un criminel endurci, le juge Nakatsuru a déclaré que le racisme et les difficultés auxquelles M. Jackson avait fait face en tant que jeune homme noir avaient façonné ses choix dans la vie. Le juge a dit qu’il croit que M. Jackson peut être réhabilité.

Bien que le juge Nakatsuru ne soit pas allé aussi loin que les avocats de M. Jackson l’ont exhorté – en rendant une considération spéciale obligatoire – sa décision renforce la tendance des juges des cours criminelles, en particulier en Nouvelle-Écosse et en Ontario, à tenir compte du racisme envers les Canadiens noirs.«Je trouve que pour les Afro-Canadiens, il est temps que le juge qui prononce la sentence prenne connaissance de l’histoire du colonialisme (au Canada et ailleurs), de l’esclavage, des politiques et pratiques de ségrégation, du traumatisme intergénérationnel et du racisme. manifeste et systémique … », a écrit le juge de Toronto dans sa décision.

 


L’avis judiciaire signifie que les juges ont accepté quelque chose comme un fait que les délinquants n’ont pas besoin de prouver. « Ces faits sociaux et historiques sont au-delà du différend raisonnable », a-t-il dit, ajoutant que les juges ont le pouvoir d’ordonner qu’un rapport de détermination de la peine soit préparé sur le racisme et le désavantage subis par un délinquant.Les avocats de M. Jackson ont qualifié l’affirmation de la décision du rôle que la course peut jouer dans la détermination de la peine d’un grand pas en avant. « Cette décision reconnaît que dans la justice pénale, l’expérience noire distincte importe. Les mauvais traitements infligés aux Noirs dans le cadre de la détermination de la peine ne peuvent plus être ignorés « , a déclaré Emily Lam.M. Jackson a commis des crimes depuis sa jeunesse, a déclaré le juge. En 2008, à l’âge adulte, il a commis trois vols, dont un vol à main armée d’une station de Petro-Canada, pour lequel il a été condamné à 81 mois. Il n’était sorti que quelques mois lorsque la police l’a attrapé dans un endroit public avec une arme de poing, avec une seule balle dans ses chambres, dans sa ceinture. À l’époque, il avait trois interdictions d’armes à vie contre lui.

 


Un rapport d’un travailleur social de la Nouvelle-Écosse – M. Jackson a passé ses années d’adolescence à Cole Harbour, N.S. – a constaté qu’il a grandi dans une communauté avec une histoire bien documentée de tension raciale. Et son père avait été absent alors qu’il était dans l’armée.La Couronne a recommandé une peine de sept ans et demi à neuf ans, plus une année pour avoir violé les interdictions d’armes. La défense a demandé quatre ans au total.

Le juge Nakatsuru, qui a commencé sa décision en citant Martin Luther King, et fermé avec Atticus Finch, le héros du roman To Kill a Mockingbird, a condamné M. Jackson à six ans de prison et a déclaré que le public canadien doit encore être protégé de lui.Atticus Finch a dit à sa fille: «Pour vraiment connaître quelqu’un que vous jugez, vous devez vous mettre à la place de cette personne», a déclaré le juge Nakatsuru, dont le père canadien-japonais a été interné par le Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. .M. Jackson, qui avait écouté attentivement et regardé avec respect le juge Nakatsuru alors qu’il lisait certaines parties de sa décision, grommela bruyamment lorsqu’un policier l’escorta du tribunal.Le Code criminel permet déjà aux juges de tenir compte de la situation de chaque délinquant lorsqu’il décide d’une peine appropriée. Mais il dit aussi que les juges doivent accorder une «attention particulière à la situation des délinquants autochtones» dans la détermination de la peine.Le juge Nakatsuru a déclaré que le Parlement avait cherché à reconnaître les circonstances uniques des peuples autochtones, bien que les personnes noires, elles aussi, soient incarcérées de façon disproportionnée. Les Autochtones représentent 27% des délinquants dans les prisons fédérales, mais seulement 5% de la population canadienne; les noirs représentent 8,6% des prisonniers fédéraux et seulement 3% de la population totale. En 2003, la Cour d’appel de l’Ontario a refusé de faire ce que le juge Nakatsuru était maintenant appelé à faire, a-t-il dit, ajoutant qu’il était tenu en tant que juge de suivre l’édit de la cour supérieure.Mais il a également déclaré qu’il n’est pas nécessaire de traiter les deux groupes de front, en raison de la souplesse des règles existantes en matière de détermination de la peine.

Le juge Nakatsuru a cité six cas survenus en Nouvelle-Écosse de 2014 à 2017 et une poignée de causes ontariennes remontant à 2003, où la discrimination raciale avait été discutée dans les peines imposées aux délinquants.

source: theglobeandmail.com
traduit par la Team OJAL 

Comme nous quelqu’un en a marre des gentils blancs (enfin!)

On apprend dans le nouvel obs qu’une jeune afrodescendante du nom de Brit Bennet alors étudiante dans le Michigan, a rédigé un texte afin d’exprimer sa colère légitime après l’effroyable assassinat de Michael Brown, 18 ans au moment des faits, par le policier Darren Wilson. Ce fût un évenement déclencheur pour elle. Dans ce texte elle tire à boulets rouge sur les « gentils blancs » (l’équivalent aujourd’hui de feu le parti socialiste en France) qui se seraient détachés de leurs amis racistes afin de se désolidariser : « Quel privilège que d’essayer de paraître bon, alors que nous autres, nous voulons paraître dignes de vivre. » On aurait pas mieux dit. Elle les attaquent sur leur manque de radicalité quant au massacre de masse que perpetue le système Américain vis-à-vis des Africains Américains. «Vos bonnes intentions sont-elles bonnes si elles nous tuent?» 

 
C’est une très bonne question et en France on est encore à mille lieux de se la poser clairement. Déjà parce qu’il y a pas autant d’incarcération de masse et de meurtres perpetrés par la Police, mais aussi parce que historiquement nous avons étés amadoués dans la plus pure tradition Française de l’assimilation. Pour une bonne partie des Noirs de ce pays, bien paraître aux yeux des blancs est une nécessité quasi vitale. Quoi qu’il en soit la frangine a sorti un roman nommé « Le coeur battant de nos mères », elle compte sortir un recueil bientôt traduit en Français qu’il sera urgent de lire. Probalement dans la trempe de Ta-Nahisi Coates qui a récemment été traduit également. La blanchité qui
Brit Bennett
L’article se termine comme suit:

« Imprégnée de Toni Morrison, de James Baldwin, ou de nouvelles voix comme Colson Whitehead et Ta-Nehisi Coates, Brit Bennett a la finesse de replacer le racisme ordinaire dans la continuité de l’histoire du pays, allant des piscines longtemps interdites aux Noirs («Dans l’imagination d’un suprémaciste blanc, se mélanger, c’est être infecté») aux poupées noires, fabriquées en série depuis la fin des années 1960 seulement.

Une manière implacable de remettre en question les idées de Donald Trump, dont le slogan de campagne «Make America great again» sonne comme une promesse de retour au passé. Or, l’Amérique d’avant, c’est celle où les Noirs avaient moins de droits. Brit Bennett cite sa propre mère, qui devait déterminer sa pointure avec une ficelle, n’ayant pas le droit d’essayer des chaussures dans les magasins: «Le bon vieux temps? Le bon vieux temps pour qui?»

Encore une fois la question est légitime. Et si c’est le bon temps des yankees alors les Noirs ont encore besoin d’autodetermination, toujours plus de solidarité, de coopération économique, le tout dans l’unité la plus compacte car le combat est encore loin d’être gagné. Il est dit dans cet article que les américains sont devenus plus sournois concernant leur propre racisme mais ce que nous voyons c’est que des milices du KKK se reforment, que la police a autant de meurtre à son actif depuis des années  et surtout qu’aucun mouvement réellement émancipateur (et pas seulement dire que La Vie des Noirs Comptent) émergent et proposent quelque chose de nouveau dans ce monde de suprématie blanche en convultion.
Relevez-vous et arrêtez de tolérer la condescendance blanche paternaliste qui n’a pour seul but que de se désolidariser des horreurs du passé mais qui lorsqu’on est attaqués de front (Affaires Adama, affaire Théo par exemple) fait le dos rond et à autre chose à faire que de se mobiliser avec nous. Ils ont des privilèges à conserver, c’est bien gentil d’avoir des amis noirs mais il y a un prix au-dessus duquel ils ne peuvent s’investir. Le cas de françois Ruffin avec l’affaire Théo est criant et devrait vous ouvrir les yeux si ce n’est déjà fait. Qu’est-ce qu’on va faire d’eux? Rien. Occupons nous de nous-mêmes. François Xavier Verschave (créateur de Survie et Lyonnais) est l’antithèse de ceux dont on parle. Mais il y en a un par siècle donc n’attendez rien, organisez-vous. S’il fallait encore vous convaincre, lisez Britt Benett…ou attendez un autre meurtre pour vous réveiller vous aussi.
Team OJAL


Je ne sais pas quoi faire des gentils Blancs,
par Brit Bennett,
Editions Autrement, 120 p., 12 euros.