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L’OJAL devient Elimu!

Pour beaucoup, si vous lisez ces lignes c’est parce que de près ou de loin vous connaissez l’OJAL. Que vous nous ayez connus depuis nos débuts en 2014 ou que vous venez de nous découvrir, que vous nous connaissiez à travers nos événements associatifs à Lyon ou à travers nos activités sur internet, vous êtes témoins d’une mutation : en effet comme la chenille devient papillon, nous tournons une page de vies de militants panafricanistes pour embrasser une nouvelle époque pleine d’aventures, l’Organisation de la Jeunesse de Lyon devient Elimu. Nous revenons dans cet article sur notre historique ainsi que les raisons de notre évolution.

 

Elimu est une plate-forme éducative numérique qui propose un nouveau regard sur l’éducation des personnes afrodescendantes. En effet, « elimu » est un mot swahili qui veut dire « éducation ». Le but est de promouvoir une éducation spécialisée pour personne d’ascendance africaine.

Cette plate-forme lancée en 2019 est le résultat de plusieurs années d’activités militantes et de réflexions personnelles et collectives.

Nous sommes deux frères, d’origine africaine qui depuis l’adolescence se posent des questions quant à leur place dans ce monde dominé par la suprématie blanche et l’hyper-capitalisme mondialisé. Très vite, la question de l’identité s’est fait ressentir car, comme la plupart des jeunes noirs évoluant dans un pays de Blancs, on nous renvoyait continuellement à nos origines et notre apparence. Vous connaissez sûrement tous les questions gênantes que les non-racisés peuvent poser au sujet de nos cheveux, notre peau, notre pays d’origine ou notre culture…

 

Le choix a été rapidement celui d’approfondir nos connaissances sur qui nous sommes en tant que garçons noirs et africains. Cette décision nous a conduites à la création d’une organisation panafricaniste dès 2014 qui se fit connaître dans la sphère afro-francophone sous le nom d’Organisation de la Jeunesse Afrodescendante de Lyon (OJAL).

L’organisation fonctionnait autour de trois pôles : Education, Black Business et Media et avec pour ligne directrice un programme politique que nous avons appelé « Initiative Communautaire » :

 

Les 5 principes fondamentaux :

UNITÉ :

Nous pensons que l’unité des populations afrodescendantes, où qu’elles se trouvent, ainsi que l’émergence d’une conscience communautaire sont des conditions sine qua non à l’élévation politique, économique, sociale et culturelle du continent et de la diaspora.

AUTODÉTERMINATION :

L’OJAL se positionne de manière ferme contre l’impérialisme et le paternalisme de toutes sortes. Nous promouvons de manière inconditionnelle l’indépendance réelle de notre peuple. Nous estimons que notre communauté a assez mendié, et qu’il est grand temps que nous comprenions qu’il est inadmissible que nous attendions que d’autres fassent pour nous ce que nous sommes amplement capable de faire pour nous-même et par nous-même.

SOLIDARITÉ ET RESPONSABILITÉ COMMUNAUTAIRE :

Il est impératif que notre communauté s’organise afin de créer de vrais réseaux de solidarité. Indéniablement les destins des populations afrodescendantes sont liés, il est donc dans notre intérêt de nous entraider et de collectiviser ressources et connaissances.

COOPÉRATION ÉCONOMIQUE :

L’OJAL est consciente que l’amélioration de nos destinés, ne passera que par la maîtrise de notre économie (promotion de l’auto-entrepreneuriat, soutien aux entreprises et institutions afro-descendantes) et la coopération productive. Notre communauté doit comprendre qu’elle s’appauvrit à chaque fois qu’elle dépense chez les autres. 

RAPATRIEMENT:

L’OJAL appel au rapatriement des forces vives de la diaspora vers notre continent (ou des territoires majoritairement noir). L’histoire des Afrodescendants prouve que l’offre d’intégration est hypocrite et mensongère, et affaiblit notre communauté au profit des autres.

 

Le but de l’OJAL était de créer une conscience communautaire dans la ville de Lyon, à travers un certains nombres d’activités de sensibilisation et de conscientisation à l’éducation politique afro diasporique (conférences, projection-débat, promotion du black business, micro-trottoir, programme de soutien scolaire …etc).

La team OJAL lors d’un événement de la promotion du Black Business en 2015

Cette organisation nous a permis de mettre en pratique nos idéaux et de les confronter à la réalité du terrain. Assez rapidement, nous étions connu dans la ville et les acteurs de la communauté (entrepreneurs, élus, présidents d’associations, étudiants …etc) nous sollicitaient régulièrement sur le thème du panafricanisme et de la revalorisation de soi. Nous étions la référence du « radicalisme noir » à Lyon, mais en France plus largement aussi.

L’OJAL faisant la promotion de l’Initative Communautaire à Lyon auprès des étudiants

C’est cependant sur internet que nous avons connu une plus grande exposition grâce à notre page Facebook qui regroupe 30 000 abonnés et notre site internet sur lequel nous publions régulièrement des articles sur l’histoire et l’actualité des Afrodescendants. Nous étions devenu une des organisations panafricanistes les plus influentes en France des 5 dernières années.

Notre réseau de partenaires et notre impact sur les membres actifs dans la communauté afro francophone venait consolider l’idée que nous étions sur la bonne voie.

Les cadres de l’OJAL avec le Dr. Umar Johnson

5 ans plus tard, forts de nos succès (le but de créer un eco-sytème afro communautaire à Lyon ayant été  globalement atteint) mais fatigués de cette vie ingrate de militants (sans salaire, reconnaissance pas à la hauteur des efforts …etc), l’un de nos co-créateur étant partis poursuivre ses activités de journaliste à Paris au sein de la rédaction du média NOFI, ce fût une opportunité pour nous de changer de format.

Nous visons maintenant bien plus large qu’une seule ville, nous visons les communautés afro de toute la planète, et nous nous concentrons sur la base du problème des Afrodescendants: l’éducation. C’est ainsi qu’est né Elimu qui se veut être l’ed-tech afro de référence, l’accélérateur de consciences noires dont le 21ème siècle à tant besoin.

Un an après sa création, Elimu devient internationale puisqu’elle est maintenant présente sur le continent africain, dans la ville de Kigali, au Rwanda précisement. Elle est une Organisation Non-Gouvernementale spécialisée dans l’éducation et la formation des personnes d’ascendance africaine où qu’elles soient. A Kigali par exemple, nous avons ouvert un ciné-club qui propose du contenu audio-visuel sur le thème de l’histoire et la culture des peuples d’Afrique dans un cadre de réflexion et de discussions.

Le logo du ciné club d’Elimu à Kigali

En attendant de nouveaux formats que nous mettrons en place pour diffuser les connaissances présentes dans le monde panafricain (Web TV, radio, maison d’édition …etc), restez connecté sur notre site, et nos réseaux sociaux !!

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Comment nous tuons nos fils bien avant qu’ils ne meurent dans la rue

L’article original a été posté sur Medium. Nous avons vu que ce message n’est pas porté dans le monde francophone, donc nous avons entrepris de traduire les propos de cette maman qui se fait appeler Ms. Melanian sur le réseau.

Il y a beaucoup de femmes noires qui prient pour «un bon homme noir», mais ce sont généralement les mêmes qui tuent cette bonté chez leurs propres fils. Ce sont elles qui causent des dommages irréversibles à sa psyché bien avant les écoles et la société.

Incapable de regarder le récent et  horrible moment où l’on voyait une mère battant son fils âgé de 7 ans et menaçant de «lui casser la figure» pour avoir manqué de respect à son enseignant, on m’a rappelé comment j’ai tué mon propre fils, bien avant sa disparition, il y a 5 ans.

Ce n’est pas de la discipline! C’est assassiner l’âme de votre enfant!

 

L’article évoque le buzz qu’a suscité cette maman qui a attrapé son fils dans une manifestation et l’a corrigé devant tout le monde à Baltimore

En grandissant, mon fils m’aimait plus que la vie, mais je lui ai fait craindre pire que la mort. J’ai crié sur lui, je l’ai battu pour avoir semé la pagaille, je l’ai menacé pour m’avoir dérangé et j’ai osé lui demander de pleurer lorsqu’il faisait du mal. J’ai brisé des promesses que je lui avait fait, je lui ai refusé les étreintes et les bras aimants. Surtout, j’ai brisé sa confiance envers mon rôle divin de mère.

Le passé qui me hantait depuis 40 ans a refait surface lors de la couverture nationale d’une mère battant son fils à Baltimore dans le Maryland il ya plusieurs années. Saluée, élue “Mère de l’année” par les médias encourageant la société à croire que nos fils doivent être vaincus car ils ne semblent pas être bons.

J’ai été scandalisée par son comportement méchant comme beaucoup de mères. Certaines parce qu’elles n’humilieraient jamais leurs fils en public de manière aussi dégradante et d’autres parce que, comme moi, vivaient depuis assez longtemps déjà pour déjà regretter d’avoir ainsi violé leurs précieux dons de Dieu de la pire des manières.

Nos fils souffrent d’une mort lente, cruelle, mais invisible, lorsque leur mère est la première à les appeler mauvais garçon, la première à leur crier NON et à les arrêter. Son esprit est brisé quand c’est elle qui lui dit qu’il ne peut pas faire cela, ne devrait pas faire cela, et qu’il vaut mieux ne pas penser à faire autre chose que ce que ‘Maman’ permet.

J’ai entendu de jeunes mères dire: «Il veut juste que je l’enlace» Mais même en le sachant, choisissent de l’ignorer. Ou bien, “il agit juste comme un bébé” alors qu’en fait il l’est. J’ai vu qu’elle lui hurle dessus, l’appelle par des noms péjoratifs et le gifle en public. À la maison, elle l’enferme quand il pleure, ignore son besoin d’être couvé et permet à d’autres de le frapper pour le rendre dur. Elle lui dédaignera l’exploration du fonctionnement des choses et le félicitera d’agir comme un clown.

Quand il grandit, elle est la première à prendre parti contre lui quand il est accusé d’avoir mal agi et est fier de l’embarrasser et de l’humilier pour impressionner ses accusateurs. Il n’est pas étonnant qu’il s’en retourne vers les rues sans se soucier de la vie, à la recherche de cette douleur familière de la mort jusqu’à ce qu’elle le trouve.

Les réseaux sociaux sont criblés de messages de femmes noires qui crient au sujet des hommes «pas bons» qui ont ruiné leur vie et leur ont brisé le cœur, mais combien de ces femmes se sont jamais arrêtées pour penser que nous, mères noires, élevons ces hommes.

La vérité est qu’il n’existe pas de Noir “mauvais”, brisés oui, mais personne n’entre dans cette vie «mauvais» et personne n’aspire à devenir “mauvais”. De mauvaises choses peuvent façonner son monde et c’est dans son utérus que commence son monde . S’il reçoit une protection et un amour suffisamment fort de sa mère – même sans la présence de son père, rien dans la vie ne pourrait le briser ou le rendre un homme mauvais.

Comme dans les déclarations virales d’aimer l’homme Noir, de Monique, de nombreuses femmes noires ressentent la même chose, mais on ne peut jamais rien dire de substantiel qui guérisse les plaies du Noir jusqu’à ce que nous présentions pour la première fois des excuses sincères pour le tort que nous avons commis en tant que mères, envers notre peuple. Nos fils qui grandissent dans ces hommes. Ensuite, collectivement, nous devons changer nos comportements à leur égard.

Bien que je ne puisse pas me souvenir de toutes les choses ignobles que j’ai faites à mon fils (et à son petit frère), il y a quelques choses qui me hantent constamment; mon attitude intolérable face à son besoin de jouer, ma négligence à le prendre dans mes bras, à lui apprendre et à l’aider à apprendre par lui-même avec une tolérance compatissante; de l’avoir battu pour avoir commis des erreurs.

Ces choses auraient peut-être été conciliables dans son développement si elles avaient été occasionnelles, mais c’étaient des schémas extrêmes qui ont lentement détruit sa capacité à développer la confiance, la curiosité et l’estime de soi. Pour dissimuler mon horrible attitude en tant que mère, je l’ai habillé de beaux vêtements, lui ai appris à s’adresser à moi en tant que madame et à ne parler que lorsqu’on lui parle, pour que je puisse le montrer en public et me faire féliciter pour “un merveilleux travail”avec lui.

Puis vint les dommages irrémédiables. Son père est allé en prison avant sa naissance et y est resté près de 10 ans. Je suis donc parti à la recherche d’un autre «bon homme noir», en cherchant dans les boîtes de nuit où j’ai travaillé et joué. Mois après mois, j’emmenais différents hommes chez moi pour les présenter à mon fils.

Mon fils a été témoin de ce que je sombrais dans la toxicomanie, homme après homme et une foule d’amis peu recommandables qui allaient et venaient pendant que je remettais son corps à demi nourris dans sa chambre et que je poursuivais d’une manière qu’il n’aurait jamais du voir ni entendre.

J’ai commencé à me réveiller après qu’une de mes hurlements de rage ait tellement effrayé mon fils (à l’âge de 8 ans) qu’il a mouillé son pantalon. J’ai commencé à faire le ménage et à découvrir plus tard des choses horribles qui lui sont arrivées lorsque certains de ces personnages sombres entrent et sortent de ma maison pendant que je suis inconsciente

.Finalement, j’ai trouvé un homme à épouser, ayant trois autres enfants. Il s’avère que mon mari a aussi été tourmenté. Il ne m’a jamais fait confiance à cause de ce qu’il a vu sa mère faire, et pour un homme, aucune femme sur cette planète n’est meilleure que sa mère!

Ainsi, si la mère viciée d’un homme était aussi une menteuse, une tricheuse ou un mangeuse d’hommes méchant, peu importe la qualité d’une femme, il croit inconsciemment qu’il existe quelque part en elle les mêmes caractéristiques terribles de sa mère.

En fin de compte, j’ai dû échapper à mon mari, me découvrir, et finalement devenir un type de mère différent qui élève mes enfants avec une vie différente.

Mon fils aura 45 ans l’année prochaine et je ne lui ai pas encore présenté mes excuses pour le tort que je lui ai j’ai en l’élevant. Bien qu’il ait ensuite construit un conglomérat phénoménal d’entreprises avec d’autres hommes tourmentés, je savais qu’il était hanté par le passé que je lui avais raconté. Mais au lieu de le regarder dans les yeux et de dire: “Je suis désolée”, je baissais les yeux dans une honte muette dans les rares moments où il se présentait; alors finalement, il a cessé de venir.

Je raconte cette histoire, ne sachant pas si je le reverrai vivant, que d’autres mères font les mêmes erreurs et que je présente des excuses sincères à tous les hommes Noirs qui souffrent aux mains de leurs mères cruelles et inconscientes.

Peu importe les changements que j’ai apportés, je ne peux pas me racheter, car je ne peux pas revenir en arrière et annuler ce que j’ai fait. Mais si ceci est entendu de la même façon que je le sens dans mon cœur, nous, mères noires, pouvons changer la façon dont le monde traite nos fils à compter de ce jour, en modifiant la façon dont nous les traitons, en les élevant, en les respectant et en leur donnant procurant les effets éternels de son premier AMOUR.

En ce moment, dans le monde entier, le Noir est ciblé pour échouer parce que, même dans le pire des cas, il est meilleur que la plupart des autres – quand il le veut bien. En tant que mères, notre travail consiste à nourrir leurs cœurs, à protéger leurs esprits et à les inonder d’amour pour les préparer aux tribulations que la société leur a réservées.

Il s’agit d’aimer l’homme Noir – et nous ne pouvons pas lui déclarer notre amour en battant ses fils!

De toute évidence, il ne s’agit pas de nos fils, qui ne cherchent nullement à ignorer nos précieuses filles. Cependant, cela devrait servir à éclairer ce qui doit être fait pour eux aussi car, si nos fils sont la cible, nos filles en sont l’appât.

 

Traduit par Elimu

Source

Comment sauver vos enfants de devenir des adultes fauchés

Étant donné que nos enfants représentent probablement notre plus grande dépense et notre plus grand amour, il pourrait être utile de discuter de la manière dont nous leur enseignons l’argent. Si vous élevez vos enfants pour qu’ils soient financièrement responsables, ils peuvent être des atouts pour vous pendant la retraite. Si on leur apprend l’argent de la mauvaise façon, ils deviennent d’horribles passifs économiques qui vous laisseront assaillis par la culpabilité. Bien que je ne prétende pas tout savoir sur l’éducation des enfants, j’ai pensé partager certaines directives que vous voudrez peut-être prendre en compte pour enseigner l’argent à vos enfants.

Je veux que mes enfants soient indépendants, mon objectif est donc de m’assurer qu’ils ne dépendent plus de moi le plus rapidement possible. Lorsque tout le monde a la capacité de porter son propre poids, le groupe entier est plus fort. Pour une quelconque raison , nous tombons dans l’attitude de «la petite princesse de papa» avec nos enfants et nous pensons que c’est notre travail de veiller à ce qu’ils ne manquent de rien.

Si vous donnez un fauteuil roulant à un enfant avant même d’apprendre à marcher, il n’apprendra jamais à utiliser ses jambes.

En ce qui concerne mes enfants, je ne paye quasiment rien à 100%. Je paie la moitié et ils paient la moitié. De plus, s’ils veulent de l’argent, ils travaillent pour cela. C’est la vie. Et en leur accordant de l’aide sociale, je ne les prépare pas à devenir des adultes forts et responsables.

 

Le pouvoir et la richesse sont construits en Amérique par la possession. Même si vous êtes très bien payé, si quelqu’un d’autre contrôle la terre sur laquelle vous vous trouvez, vous pouvez être pris au piège d’une forme de prostitution bien payée. En ce qui concerne notre lutte pour l’égalité en Amérique, notre capacité à être fort et indépendant dépend en grande partie de la manière dont nous contrôlons notre destin économique personnel et collectif. Le contrôle de votre destin financier peut provenir de la possession de votre propre entreprise. Tous les enfants noirs devraient apprendre les rudiments de l’entreprenariat, même s’ils ne prévoient pas devenir propriétaires d’entreprise. On ne sait jamais quand ils seront bloqués sans emploi, pour trouver le moyen de joindre les deux bouts.

Il n’y a rien de mal à profiter de la vie. En fait, si vous ne profitez pas de la vie, je suis désolé pour vous. Mais dans certains cas, notre incapacité à retarder la gratification nous donne le contraire de ce que nous recherchons. Nous sommes paresseux aujourd’hui et finissons par travailler deux fois plus dur par la suite, car nous n’avons pas investi pour l’avenir. C’est comme conduire une voiture pendant des semaines sans changer l’huile ou faire le contrôle technique, puis s’énerver parce que votre voiture tombe en panne.

L’éducation financière est une clé du succès et d’émancipation

Quand j’étais jeune, j’ai beaucoup travaillé au collège, mais ce n’était pas parce que j’avais un amour intense pour l’éducation (qui s’est développé plus tard). Au lieu de cela, j’ai travaillé dur parce que je voulais «croquer dans la pomme» plus tard dans la vie. Une fois mes études terminées, mon travail bien rémunéré et ma propre entreprise, je me suis amusé plus que je ne l’aurais imaginé. Certains de mes amis qui n’investissaient pas, en revanche, ont découvert que leur vie était devenue un travail pénible et acharné rempli d’inconfort, ce qui semblait être l’opposé de ce qu’ils cherchaient.

Je ne sais pas tout et je ne prétends pas le faire. Mais en établissant des normes et des attentes élevées, vous pouvez au moins donner à vos enfants une chance de réussir dans la vie. Leur décision est d’accepter ou non les conseils, mais au moins vous leur avez donné une chance.

Boyce Watkins, également connu sous le nom de The People’s Scholar, est un éminent chercheur et commentateur social. Sa pensée, qui suscite la réflexion (et parfois la controverse), a été présentée sur tous les principaux médias, notamment CNN, MSNBC et Huffington Post. Bien qu’il analyse une vaste gamme de sujets, il s’intéresse principalement à l’émancipation économique, à la justice sociale et à l’éducation.

source

De l’afrocapitalisme au mondes de demain

L’impasse de l’AfroCapitalisme

Chère soeur, cher frère, c’est la désolation qui nous amène. La vérité est que nous sommes à bout de souffle. Comme cette foutue économie. Eux, les afro capitalistes que l’on voit tête baissée, concentrés sur les indicateurs de leur petit monde, de leurs parts de marché. Ils sont nécessairement monétaires, financiers, chiffrés et tangibles. En tout cas ils ne croient qu’en ces choses-là. L’avenir c’est eux qui le construit entend-on dans les médias, surtout les plus mainstream. Leur objectif? Coffrer un max et “être libre” de faire ce que tu veux. La liberté est chaque jour un peu plus acquise, chaque jour cette quête de liberté les éloigne du quotidien routinier, elle les éloigne aussi du monde réel. Libres, mais trop occupé à le devenir encore plus n’est-ce pas? Le temps étant de l’argent, ils l’utilisent pour leur business quasi exclusivement. Le reste, l’afrocapitalisme l’appelle sacrifices: famille, amis, culture, loisirs…la prime est à l’endurance, la compétition est féroce. Est-ce un modèle de société? Ce modèle est-il réplicable à une grande partie de la société? La réponse est dans la question. L’entrepreneuriat est un moyen de désengorger les classes de chômeurs, ce n’est pas une fin en soi.

Ils font du moyen (argent) une fin en soi, ce qui mène au non sens. On pourrait nous rétorquer que les entrepreneurs les plus innovants ne le font pas pour l’argent. C’est vrai. C’est aussi minoritaire, comme toute innovation. Cela étant dit en résolvant parfois de petits soucis locaux sur le continent (accès à l’energie par exemple ou agriculture) on peut rapidement gagner de l’argent. C’est beaucoup moins vrai en occident d’où nous vous écrivons. Leur logiciel est trop souvent périmé, basé sur des succestory des années 80 ou pire encore sur les vendeurs de rêve de Youtube. Pourquoi? Parce que les méthodes et les mentalités qui ont amené les capitalistes d’hier à être les champions de leur domaine sont désormais caduques pour la plupart. En contexte d’urgence climatique cela questionne d’autant plus. Mais rassurons les, le non sens frappe à notre porte aussi malheureusement.

L’impasse d’une candide conscientisation

Black Power
Credit image: Ace Spencer

Le militantisme façon papa c’est terminé. La révolution n’aura pas non plus lieu sur wordpress, nous le savons. Nous avons besoin de réinventer une manière de résister à la dictature néolibérale du marché. Consommer moins inutilement, consommer mieux, consommer local et communautaire  autant que faire se peut est notre crédo. Ce n’est pas une mode, ce sont les conditions de la préservation de notre espèce. La survie de l’Humanité étant en question, beaucoup d’entre nous font une dissociation cognitive lorsqu’on leur évoque cet ultimatum. Nous ne saurions leur ressembler, notre mission est également écologique. Pourtant nous ne faisons que rarement le lien entre nos causes communautaire et cette urgence écologique. Pourtant notre mode de vie est traditionnellement respectueux de la nature. Là où nous devrions être les fers de lance d’une approche qui ressemble à ce que nos ancêtres pratiquaient, pour le bien commun de tous, là où nous devrions être les éducateurs du monde, nous regardons ailleurs et ne prenons pas part au débat. Il faut dire, aussi, qu’on en est exclu la plupart du temps, car nos oppresseurs sont les mêmes qui mettent la planète à feu et à sang. Pourquoi voudraient-ils subitement nous entendre? Afrocapitaliste, pourquoi t’allier à eux?

Vers l’économie de demain

Notre approche “humaniste” du monde est ancrée dans le terme intraduisible d’Ubuntu. Nous n’existons que parce que l’autre existe. Nous sommes les instigateurs de l’économie circulaire, des tontines, des levées de fond communautaires, des sociétés familiales et solidaires. Les stratégies développées par exemple par un Julius Nyerere vont dans le sens d’une économie dite socialiste, qui prend en compte les spécificité de la société Africaine (structure familliales, politiques sociales, création de bassins d’emplois spécialisés etc.) au lieu de parler de non-économie ou bien d’économie informelle.


L’entrepreneuriat est un terme Français, mais l’origine de la pratique se situe là où les premiers humains ont développé le commerce, c’est-à-dire en Afrique. Ce qu’on appelle low tech, phytothérapie, musicotherapie, équithérapie etc. Ces concepts sont des appellations Françaises pour nos savoirs-faire multiséculaires. Reprenons pied, débarassons-nous de nos complexes et libérons la créativité qui fera décoller nos société et nos économies, ensembles, pas l’une contre l’autre comme le propose encore aujourd’hui le néolibéralisme. Cela signifie qu’il faut décoloniser notre imaginaire, également lorsqu’on parle d’économie; que l’on pense malheureusement comme étant une invention et une spécialité des autres. Comment décoloniser l’imaginaire si nos Afrocapitalistes ne misent que très peu sur l’innovation?

Imaginer l’école de demain

 

Le siècle en cours sera celui des emplois courts et diversifiés, de la formation tout au long de la vie, des changements de trajectoires, des adaptations multiples. La résiliance Africaine est notre plus bel atout envers l’ensemble des enjeux qui sont déjà les nôtres. Combien de nos parents ont eu des formations initiales totalement différentes de ce qu’ils ont exercé en occident? Combien ont dû apprendre sur le tas des choses parfois diamétralement opposées à leur formation de base? Combien d’entre nos freres et soeurs sur la terre mère on de multiples métiers: quelques fois ils sont à la fois peintre et mécanicien! Là où nous voyons actuellement un défaut de formation, voyons désormais une adaptabilité extraordinaire, une résilience incroyable. Chérissons nos qualités, allons sereinement vers ce futur si incertain, car si le chaos est trop souvent notre quotidien, nous sommes les plus à mêmes de tenir la route dans ces conditions, profitons-en.

Credit: Terricks Noah

Faisons de l’école Africaine de demain un lieu d’excellence, mais pas seulement, également un lieu d’inclusion où chacun sera pris en compte, chaque qualité valorisée, chaque compétence utile au plus grand nombre. Un endroit où nos enfants seront toujours plus autonomes (là encore l’autonomie des enfants Africains est un exploit sous-estimé), avec des savoirs qui sont proches d’eux, des professeurs qui sont proches d’eux, des programmes adaptés à leur réalité.

C’est un long combat, et Elimu est une initiative qui va vers la distribution massive d’armes de survie.

Ubuntu! On est ensemble!

Un garçon de 10 ans invente un dispositif pour empêcher les enfants de mourir seuls dans les voitures

 

L’idée qu’un parent puisse quitter (parfois en oubliant) son enfant seul dans une voiture est inimaginable, mais la réalité est que cela se produit! En moyenne, 40 à 50 enfants meurent chaque année aux États-Unis après avoir été laissés ou oubliés dans un véhicule. En France c’est un peu moins, mais déjà beaucoup trop! La cause de la mort?

La température à l’intérieur d’une voiture les jours d’été, même avec les vitres rabaissées d’un pouce, peut rapidement dépasser 49 à 60 °C. Même par temps relativement doux, la température à l’intérieur d’une voiture peut dépasser les 38 °C. , les enfants courent un risque élevé de coup de chaleur, ce qui peut entraîner une forte fièvre, une déshydratation, des convulsions, un accident vasculaire cérébral et, éventuellement, la mort.

 

Le dispositif oasis

Il y a deux ans, Bishop Curry, résident de McKinney au Texas, a eu l’idée d’inventer un dispositif appelé Oasis. Vous pouvez le fixer à un repose-tête ou à un siège d’auto. Son objectif est de détecter si un enfant est laissé seul tout en surveillant simultanément la température à l’intérieur du véhicule. Une fois que la température a atteint un certain niveau, l’appareil souffle de l’air froid tout en alertant les parents et les autorités.

Il a eu l’idée après que la petite fille de son voisin, âgée de 6 mois, soit décédée après avoir été laissée dans une voiture surchauffée. Au départ, il avait fabriqué un modèle en argile à trois dimensions du dispositif Oasis dans l’espoir d’avoir assez d’argent pour fabriquer le véritable produit un jour.

Depuis lors, son père et lui ont réussi à amasser 50 292 $ de leur objectif de 20 000 $ sur gofundme.com. Cet argent est actuellement utilisé pour la fabrication du produit final et la protection du brevet. Selon nbcnews.com, l’idée de Bishop a tellement impressionnée  Toyota, qu’ils l’ont envoyé avec son père dans le Michigan pour une conférence sur la sécurité.

Son père dit fièrement à la NBC qu’il travaille pour Bishop, remplissant ses courriels, répondant à ses appels téléphoniques et conduisant Bishop à ses entretiens avec l’avocat. «Les gens font un don fondé sur une croyance, une conviction que le monde peut changer grâce à un seul enfant», a déclaré le père de Bishop.

Alors, alors que les parents attendent le jour où ils pourront enfin posséder cet appareil de sauvetage, que peut-on faire dans l’intervalle pour éviter qu’une tragédie aussi inutile se produise?

•Regardez avant de verrouiller: Prenez l’habitude de vérifier la banquette arrière chaque fois que vous sortez de la voiture avant de verrouiller la porte, même si vous ne transportez pas votre enfant. Faire cela à chaque fois vous donnera une bonne habitude.

• Faites sortir vos enfants de la voiture en premier,

• Lorsque vous faites des courses, ne laissez pas votre enfant dans une voiture. Même si cela ne prend que quelques minutes, une voiture peut chauffer rapidement, surtout par une journée chaude et ensoleillée.

• Gardez votre voiture verrouillée et vos clés hors de portée afin que les enfants ne puissent pas monter seuls dans la voiture.

• Si un enfant est porté disparu, en plus de vérifier le jardin et toutes les autres zones, assurez-vous de vérifier l’intérieur du véhicule et le coffre de toutes les voitures à proximité.

Laisser la voiture en marche et la climatisation ne rend pas votre enfant plus sûr. L’enfant pourrait être enlevé ou mettre la voiture en marche. Tout peut arriver!

 

Source : naturalsolution.me

Traduit par la Team Elimu

 

La méditation plutôt que la punition pour enfants turbulents

Dans une école du West Baltimore aux États-Unis, une nouvelle pédagogie est adoptée pour calmer les enfants.

 

Dans une salle d’oreillers et de lavande, une élève du primaire se promène enragée. Un autre élève se moquait d’elle, puis une altercation : ils se poussent et se donnent des noms d’oiseaux. Mais plutôt que d’être puni ou envoyé chez le directeur, son professeur l’a envoyé ici, dans la salle de méditation de la Robert W. Coleman Elementary School.

Lunii, Fabrique à Histoires

« J’ai respiré profondément, pris une petite collation et je me suis rapproché de moi-même », se souvient le garçon. « Puis je me suis excusé pour ma classe. »
Il est l’un des nombreux enfants qui méditent dans ce que cette école élémentaire de West Baltimore appelle sa « Mindful Moment Room » (Salle des moments de concentration) , un espace chaleureux et très éclairé parsemé de coussins de sol pourpres, de tapis de yoga et de senteurs d’huiles essentielles.

Les enfants ici s’étirent, font du yoga et pratiquent la respiration profonde. Plus important encore, disent les employés, ils acquièrent la capacité d’être attentif et calme. Et face à tant d’adversité, certains de ces enfants arrivent à passer outre :
« Quand je suis en colère contre quelque chose ou quelqu’un, je respire profondément, je continue à faire mon travail et à mettre tout le monde à l’écart », a déclaré Dacari Crawford, 9 ans. « Cela vous donne une bonne confiance en soi lorsque vous devez faire quelque chose d’important. »

 

I. Stressé et en difficulté

Selon le recensement américain, près du quart des habitants de Baltimore vivent sous le seuil de pauvreté. Et à Coleman – à seulement quelques pâtés de maisons des gens qui sont descendus dans la rue après le décès de Freddie Grey l’année dernière – plus de 80% des étudiants sont bénéficiaires des déjeuners gratuits ou à tarif réduit.

« Certains de nos enfants sont sans abri. Certains d’entre eux viennent à l’école après avoir été privés de lumière ou de nourriture. Ils voient des crimes se dérouler dans leur quartier », a déclaré la directrice, Carlillian Thompson. « Nous essayons donc très fort ici de faire de ce lieu un lieu où les enfants se sentent en sécurité et où leurs besoins sont satisfaits. »

Les membres du personnel de la Holistic Life Foundation, l’organisation à but non lucratif derrière la Mindful Moment Room de Coleman, affirment qu’ils travaillent occasionnellement avec des étudiants dont les parents sont incarcérés. Parfois, les étudiants vivent entre des maisons en rangée encombrées – il en existe beaucoup à Baltimore.
« Un enfant est venu me regarder droit dans les yeux, sans émotions et a dit: “Mon grand-père s’est fait tirer dessus hier” », a déclaré le cofondateur de la fondation, Andres Gonzalez. « Vous pouvez donc imaginer ce que ces enfants affrontent quotidiennement »

II. Un oasis de calme

Les élèves qui perturbent les cours sont envoyés dans la salle Mindful Moment par leurs professeurs. Les membres du personnel de la fondation les encouragent à parler de ce qui les a conduits à leur renvoi de la classe, puis s’assoient pour des exercices de respiration. Ils ont pour instruction de fermer les yeux, d’inspirer et d’expirer profondément.

Un garçon de cinquième année vient d’être envoyé pour tapage pendant son cours de mathématiques. Michelle Lee, membre du personnel de la Fondation, lui demande de fermer les yeux et de prendre plusieurs respirations lentes et profondes.

« Vous sentez-vous plus calme? » demande Lee après quelques minutes. « Oui », répond le garçon en hochant la tête.
Il retourne ensuite en classe. Le lendemain, il revient pour d’autres exercices de respiration.
« Nous avons quelques voyageurs fréquents ici » a déclaré Lee.

III. Moins de renvois, aucune suspension

 

Bien qu’une salle de méditation ne soit pas un remède miracle au conflit des étudiants, ceux de l’école disent qu’elle a fait des merveilles pour leur environnement d’apprentissage et leur productivité.

« Lorsque les enfants arrivent ici, ils sont tous tapageurs et gaffeurs », a déclaré Dacari, un élève de troisième année qui utilise la salle Mindful Moment Room depuis sa création à l’école il y a trois ans. « Quand ils quittent la pièce, ils sont calmes et tranquilles et prêts à faire leur travail. »

Avant la salle Mindful Moment, les étudiants en difficulté étaient envoyés en détention ou au bureau du directeur. Mais depuis qu’elle a rendu la salle de méditation disponible, elle a rarement vu des enfants pour des problèmes de discipline.
« Cela a eu un impact énorme », dit-elle. Et pour ce que ça vaut, Thompson dit qu’elle n’a eu aucune suspension depuis la création de la salle. L’année précédente, il y avait quatre suspensions.

 

IV. Eloignement et prise de conscience

L’accent mis par l’école sur la pleine conscience va au-delà d’une salle de méditation. Tous les enfants de Coleman commencent et finissent leur journée d’école avec une méditation guidée de 15 minutes sur l’interphone. Ils ont également la possibilité de pratiquer le yoga pendant et après les cours.

Prenant note du succès de Coleman, la Patterson High School, à East Baltimore, a créé sa propre salle Mindful Moment, où les étudiants peuvent faire du yoga ou simplement décompresser après une journée d’école.
Gonzalez dit que lui et les autres co-fondateurs veulent aller plus loin dans leur programme. Ils prévoient d’ouvrir des salles Mindful Moment dans d’autres écoles au cours des prochaines années. Et ils aimeraient éventuellement adopter leur programme à l’échelle nationale.

 

 

V. Est-ce que cela aide vraiment ?

 

Les chercheurs ont documenté les effets bénéfiques de la méditation sur le cerveau des adultes, explique Tamar Mendelson, professeure agrégée à la faculté de santé publique Johns Hopkins Bloomberg, spécialisée en santé mentale.

Une étude publiée dans JAMA Internal Medicine en 2014 suggère que la méditation en pleine conscience peut aider à atténuer les facteurs de stress psychologiques tels que l’anxiété, la dépression et la douleur.
La recherche sur les enfants, cependant, en est encore à ses débuts, a déclaré Mendelson. « Nous ne sommes pas encore au point où nous pouvons dire que nous savons que cela fonctionne systématiquement », a-t-elle déclaré.
Cependant, depuis qu’elle a travaillé avec la fondation et étudié dans les salles Mindful Moment à Baltimore, elle a constaté l’impact de la méditation sur les enfants.

« Ces enfants qui font souvent face à des situations de stress élevé entrent à l’école en état d’alerte. Le système d’alarme de leur corps est activé, de sorte qu’ils peuvent être prêts à se battre ou à fuir et ne pas être en mesure de s’asseoir calmement et d’avoir de l’attention », a expliqué Mendelson.

Mais donner à ces enfants la chance de respirer profondément, de concentrer leur attention sur eux-mêmes plutôt que sur ce qui se passe à l’extérieur, peut être un moyen efficace de lutter contre le stress, d’améliorer l’attention et d’introduire le calme. Elle ajoute :  « Lorsque nous sommes assis avec douleur ou inconfort plutôt que d’agir, nous apprenons que les sentiments et les sensations vont et viennent. Nous n’avons pas nécessairement besoin d’agir sur eux tous. Nous avons une chance de faire une pause et de faire un choix réfléchi sur la façon de répondre.»

 

Sources :

www.enlightened-consciousness.com/

www.cnn.com

Le concept Ubuntu comme socle éducatif

Qu’est-ce qu’un être humain? Qu’est-ce qu’être humain? Voici les deux questions qui façonnent depuis la nuit des temps les civilisations du monde. Des réponses à ces questions découlent le rapport que l’on entretient avec la société et le monde. L’éducation est à la base de tout ça. Après avoir lu cet article, la conviction que la philosophie africaine Ubuntu est un socle civilisationnel incomparable ne vous quittera plus!

Ubuntu, la philosophie humaniste

Ubuntu dans la plupart des langues d’Afrique subsaharienne traduit l’essence  même de l’existence en tant qu’humain. C’est la faculté d’être et ainsi, en tant que umuntu (le singulier de abantu = les humains), d’être humain. Généralement, on le traduit par : “Je suis parce que les autres existent.” C’est donc la capacité de reconnaître en l’autre la même nature que la sienne propre. “Tu es un être humain comme moi. Ensemble, nous formons l’humanité.”

Découvrez comment Nelson Mandela l’a utilisée pour son combat de libération dans son livre: Un long chemin vers la liberté

Le refus de l’humanité, la base du système d’oppression

Or, justement c’est exactement cela, le refus de reconnaître en l’autre la même humanité que la sienne qui est à l’origine de toutes les formes de discriminations et d’inégalités. Lorsque l’on discrimine quelqu’un, c’est qu’on lui a nié des droits fondamentaux comme ceux définis par la plus ancienne déclaration universelle du droit à l’humanité qui est africaine. Il a fallu que les Occidentaux nient l’humanité des peuples sombres du monde pour les réduire en esclavage et/ou les exterminer. D’ailleurs il y a eut des débats sur la question de l’humanité des Amérindiens ( à Valladolid en 1550/1551 par exemple) et des Noirs d’Afrique pendant la période des razzias et traites négrières, par ceux-là même qui prétendaient représenter les “Lumières” et le progrès.

 

 

Exemple plus proche du quotidien : le cas des handicapés. Il est généralement convenu qu’un humain a deux jambes, deux bras, deux oreilles, deux yeux, un nez de deux narines, une bouche de deux lèvres …etc Si quelqu’un venait à ne pas correspondre à ces critères, on le considérerait comme “handicapé” ou “anormal”. De même pour les capacités intellectuelles. Ainsi, certaines sociétés et certaines personnes peuvent ne pas les considérer comme pleinement humains et donc se permettre de leur priver de leur droits élémentaires (santé, éducation, intégrité physique et morales …etc).

 

La communauté, facteur d’Ubuntu

En déclarant, “je suis parce nous sommes”, la philosophie d’Ubuntu reconnaît non seulement la diversité mais surtout la complémentarité de l’humanité. C’est une base solide pour construire une société d’équité, de solidarité, de fraternité et de promotion de l’excellence collective.

En Afrique, on a l’habitude de dire qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant. L’individu n’appartient pas seulement à ses parents, mais à la communauté. Ce qui permet de désindividualiser son identité. L’enfant existe littéralement parce qu’il appartient à un groupe plus large. Les décisions se font en collectif, les responsabilités sont collectives et la destiné commune. Cela permet à l’individualité de s’épanouir dans la collectivité, et la collectivité d’investir dans les individualités. C’est un cercle vertueux.

La vie communautaire est l’expression sociale du concept Ubuntu

Si nous éduquons nos enfants dans ce paradigme, comme l’ont été des générations des nos Aïeuls, nous pourrions retrouver notre essence d’humain, et quitter le paradigme qui nie notre humanité.

 

Team ELIMU

I know I can le livre pour enfants Afrodescendants de Nas

"I know I can"le livre pour enfants Afrodescendants de Nas

Nas écrit un livre pour enfants.

Le jeudi 13 juin, le rappeur a annoncé cette nouvelle via un post sur Instagram: “Mon premier livre pour enfants est en route”, mentionnant que lui et Mass Appeal ont lancé une marque pour enfants appelée MAJR.

“L’éducation commence dans la crèche.” (Nas)

Nas a publié une photo de la couverture apparente du livre, intitulée “I Know I Can” en référence à sa célèbre chanson de 2002, “I Can”. On se rappelle tous de ces lyrics inspirants et motivants :

” Be, B-Boys and girls, listen up, You can be anything in the world, in God we trust, An architect, doctor, maybe an actress, But nothing comes easy it takes much practice” (Garçons et filles, écoutez, vous pouvez être n’importe quoi dans le monde, c’est Dieu en qui nous avons confiance, un architecte, un médecin, peut-être une actrice, mais rien n’est facile, il faut beaucoup de pratique)

ou encore

” Be, be, ‘fore we came to this country We were kings and queens, never porch monkeys It was empires in Africa called Kush Timbuktu, where every race came to get books To learn from black teachers who taught Greeks and Romans[…]” (Avant que nous arrivions dans ce pays Nous étions des rois et des reines, jamais des singes du porche Il y avait des empires africains appelés Kush Timbuktu, où chaque race venait chercher des livres Pour apprendre des professeurs noirs qui enseignaient aux Grecs et aux Romains […])

 
La série de livres est répertoriée sur le site officiel du MAJR dans le cadre de la série“Donner aux enfants le pouvoir de devenir ce qu’ils veulent être quand ils seront grands. “

L’énoncé de mission de la marque se lit comme suit: ” Notre mission est d’inspirer les générations futures par la création de jouets, de vêtements et d’outils d’apprentissage innovants. Major est ici pour refléter les diverses nuances de la famille moderne et de la culture populaire, car l’éducation commence dans la crèche. “

La date de sortie du livre n’a pas été annoncée.

Sources : Instagram et OkeyPlayer.com

Team ELIMU

L’estime de soi et le talon d’Achille des Afrodescendants

Parmi tous les peuples qui existent sur Terre, il n’y a pas d’exemples encore vivants de peuples ayant autant subis la domination de la suprématie blanche que ceux issus du continent africain. Il ne s’agit plus de s’en plaindre, c’est un simple constat, un diagnostic du mal qui nous ronge. Pour se libérer et retrouver notre estime en soi, encore faut-il savoir que nous sommes esclaves, comme disait l’autre. Il est important pour nous autres, Afrodescendants de la diaspora, mais aussi ceux résidant sur le continent, de comprendre nos particularités.

Dans un précédent article déjà, nous avions évoqué la nécessité de spécialiser notre éducation, afin de relever le défi de notre siècle, la Renaissance Africaine. Comme le disait le Dr Amos Wilson, il y a des signes qui prouvent que nos peuples souffrent encore d’esclavage mental. Il faut dire aussi que tout est fait pour, au mieux ignorer sinon mépriser notre identité, notamment notre couleur de peau.

L’estime de soi est le nœud du problème, tout est fait pour détruire l’amour que l’on porte pour soi en tant qu’Afrodescendant, ou plutôt détourner cet amour vers les mêmes personnes qui nous ont mis dans cette situation. Pour casser notre estime en soi, il a fallu nous déconnecter avec notre propre personne : Soi. Nous souffrons donc cruellement d’une ignorance criante sur nous-mêmes, sur ce qui fait de nous ce que nous sommes : notre histoire, nos langues, nos cultures, nos sciences, nos religions, nos noms, notre savoir-vivre, notre médecine…etc

Cela se traduit par des comportements inédits dans l’histoire de l’Humanité, des comportements non seulement destructeurs mais qui vont totalement à l’encontre du bon sens, comme l’usage de produits nocifs pour nous éclaircir la peau ou nous lisser les cheveux par exemple ou la facilité que nous avons de nous entretuer, même lorsqu’il s’agit d’individus chargées de nous protéger. C’est notre propre image que nous rejetons et détruisons, et donc nous avons de la peine à faire confiance à notre propre semblable, celui qui est comme soi-même.

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi votre fille voulait avoir les mêmes cheveux que ses copines blanches et qu’elle ne supporte pas l’idée de sortir avec ses cheveux au naturel ? N’avez-vous jamais pensé que cela pourrait avoir un lien avec les poupées blanches que vous lui achetiez quand elle était petite?

Ne vous posez-vous pas parfois la question : “Pourquoi mes enfants ne veulent pas avoir des liens avec ma terre d’origine?” Ne pensez-vous pas que cela peut être lié avec l’absence d’apprentissage de sa langue maternelle et l’ignorance totale de l’histoire de son pays d’origine?

Ne vous êtes-vous jamais posé la question sur l’origine du fait que nous sommes prêts à dépenser des fortunes chez Gucci, ou en boîtes de nuit mais que nous sommes incapables de consommer dans des commerces tenus par des membres de notre communauté?

Nous sommes les premiers à savoir que nous manquons d’unité dans nos communautés. Que faire alors? S’EDUQUER et S’ORGANISER!!

L’éducation que nous proposons se base sur la Connaissance produite par les acteurs historiques ou actuels de nos différentes communautés qui forment la mosaïque des peuples afro. Elle a pour but l’émancipation et l’épanouissement, communautaire comme individuel(le). Elle se veut recentrée sur nos problématiques propres, nos mémoires et dans un objectif d’union politique, économique, culturelle et sociale des peuples afro. C’est la plus grande peur du système de suprématie blanche dans lequel nous vivons encore aujourd’hui.

 

 

Nous proposons plusieurs moyens pour lutter contre la Miseducation of the Negro, concept développé par Carter G. Woodson :

Tout d’abord, pour bien comprendre ce que nous disons, il s’agit d’abord de soi-même se défaire d’un certains nombres de prénotions mûrement cultivés dans nos imaginaires. En effet, comment prétendre éviter les violences éducatives ordinaires sur l’enfant afrodescendant, tout en étant acteur du même système qui crée ces VEO?

Ensuite, lorsque nous avons saisi comment la suprématie blanche fonctionne, nous vous proposons un moyen pour parler au enfants du racisme sans les brusquer mais pour qu’ils comprennent dans quel monde nous vivons.

Au sein de leur scolarité et leur vie-péri-scolaire, il existe également des techniques que les professionnels de l’éducation peuvent utiliser pour booster le potentiel de nos petites têtes crépues!

Nous n’oublions pas non plus que grandir au sein d’une communauté, avec des personnes qui lui ressemblent permettent au bébé de s’épanouir.

Il existe évidemment beaucoup d’autres points à développer pour favoriser l’éducation des enfants afrodescendants, et c’est notre tâche à Elimu! Vous trouverez sur notre site, beaucoup d’élément pour vous soutenir de votre parentalité ou votre développement personnel, c’est un accélérateur de conscience noire.

 

 

Team ELIMU

7 Techniques que les enseignants afrodescendants peuvent utiliser pour faire une différence chez les étudiants noirs

Selon une étude du Centre national de la statistique de l’éducation, sur 3,3 millions d’enseignants dans les écoles élémentaires et secondaires publiques américaines en 2012, 82% étaient blancs et 7% étaient afrodescendants. Il est généralement admis dans de nombreux milieux que l’une des raisons pour lesquelles tant d’enfants noirs, en particulier les hommes afrodescendants, souffrent à l’école, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’enseignants afrodescendants. Mais comment les enseignants afrodescendants font-ils une différence pour les enfants afrodescendants?


Les professeurs noirs les traitent mieux

Les chercheurs Kenneth Meier et Joseph Stewart ont constaté que les étudiants afro-américains obtenaient de meilleurs résultats aux tests de rendement standardisés en présence d’enseignants afro-américains. Ils ont supposé que les enseignants afrodescendants pourraient être plus empathiques envers les étudiants afrodescendants. D’autres chercheurs ont constaté que même si les enseignants afrodescendants n’étaient pas plus enclins à louer les jeunes étudiants afrodescendants que les enseignants blancs, ils étaient beaucoup moins susceptibles de leur répondre négativement que les enseignants blancs.



Ils comprennent la culture des étudiants

Les enseignants afrodescendants peuvent sauver les élèves afrodescendants dans des écoles à prédominance blanche. Certaines recherches indiquent que les élèves des minorités s’en tirent plus mal dans les écoles où les élèves sont surtout blancs, car la culture de l’apprentissage tend à favoriser ceux qui sont majoritaires, ce qui peut avoir un impact dévastateur sur le sort des élèves afrodescendants. Esther Quintero, chercheur principal à l’Albert Shanker Institute, un groupe de réflexion sur l’éducation à but non lucratif, dit que les taux de décrochages disproportionnellement élevés pour les étudiants afrodescendants pourraient être réduits en gardant plus d’enseignants de couleur dans la salle de classe.